Demain, je pars
Et si jamais il n’y a nulle gare qui accueille ma tristesse
Je laisserai un mot sur les blancs nuages qui passent
Peut-être les cigognes
Recueilleront l’errance
De mes vierges papiers
Demain, si le soleil
Daigne se réveiller ou n’ouvrir qu’un seul œil
Pour veiller mes bagages laissés sur le trottoir
Je m’en irai moins triste
Raconter sur les pistes
Mes veillées étoliennes
Demain, loin d’ici
Se poseront mes pas tremblants et réticents
Dans un désert aride que fuient les sauterelles
J’appellerai à mon aide
Les marabouts d’Afrique
Dieu et ses prophètes
Demain, si en partant
J’oublie de dire adieu à mes nobles amis
Sachez que dans l’oubli, la peur et l’inquiétude
J’ai perdu tous mes mots
Fait ma dernière prière
Laissé mon lit gelé
Demain, si je n’arrive
Vous réveiller à l’aube vous tirant du sommeil
Sachez que j’ai pris goût à ma nouvelle demeure
Pour moi n’ayez point peur
Je saurai me défendre
Du vide et de l’ennui
KHADIJA, AGADIR, mercredi 3 novembre 2010, 19H37
Commentaires
très beau poème en partance, avec dans tes bagages de la mélancolie
que tu prennes gout à ta nouvelle demeure
pour nous tirer du someil de tes poèmes enchanteurs