Présentation réalisée à la demande Joelle Dielh ayant choisi cette peinture pour la présentation de son poème.
Je la remercie pour cet honneur.
Un partenariat d'
Présentation réalisée à la demande Joelle Dielh ayant choisi cette peinture pour la présentation de son poème.
Je la remercie pour cet honneur.
Un partenariat d'
Sentorin est un p’tit chérubin,
Espiègle, content de tout et rien,
Sa mission de fragrances en odeurs,
Concevoir de nouvelles senteurs,
De typhons en gouttes de soleil,
Il butine, embellit de vermeil,
Compose des parfums délicats,
Palette de pétales et muscat.
Nirvana des narines en fête,
Sentorin se fait l’estafette,
D’effluves planant sur les marchés,
Les répand sur les gens alléchés.
Les fumets de tendres poulets d’or,
Bien huilé, bronzant sur un rotor,
Se mêlant au feu des épices,
Volètent d’ivresses en délices.
Les saisons, froides, tièdes ou chaudes,
Qu’il hume d’une chiquenaude,
Dégagent d’anciennes exhalaisons,
Prenante Jusqu’à défloraison.
Si l’hasard d’une fleur nouvelle,
Taquine sa p’tite cervelle,
Sur-le-champ une idée germe,
Qu’il mijote et conduit à terme.
Chérubin des amours fleuries,
Il étend la sorcellerie,
Des bouquets aux laboratoires,
Empressés d’essais méritoires.
Il devient muse des parfumeurs,
Titille leur fin nez programmeur,
Se joue des muscs et des embruns,
Son plaisir, couronner un parfum.
Les comptoirs et les étagères,
Présentent savons de fougères,
Luxueux flacons d’eau fleurée,
Libertine à peine affleurée.
Stimulant il remet en selle,
Les craintifs et les colombelles,
Capiteux il trouble les sens,
S’en priver serait-il un non-sens ?
Sentorin est un p’tit chérubin,
Espiègle, content de tout et rien,
Chimiste de Dame Nature,
Cet amour, douce créature,
Partage sa joie sur notre corps,
Ou s’épand dans les airs du décor,
Qui s’ouvre sur les parcs enchanteurs,
Colorés au parfum des odeurs.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
EXTINCTION PRECOCE
(Pour ces enfants violés dans le silence des adultes et l’indifférence des responsables)
Que peut bien refléter
Un miroir brisé ?
Un cœur en miettes ?
Des rêves déchirés ?
Des envies frustrées ?
Des ailes cassées ?
Un bec ulcéré ?
Un ciel brumeux ?
Des regards terreux ?
Une vie écrasée ?
Un avenir brisé !
Des regards vitreux !
Du ciel en pleurs,
Du bec séché,
Des ailes déplumées,
Des envies folles,
Des rêves enterrés,
Du cœur de pierre,
Un miroir aveuglé
A l’heure du départ,
Que peut-il bien voir ?
Khadija, Agadir, Mercredi 13/2/2013
© Khadija ELHAMRANI
Délivrée des vaines attentes,
À l'âge où stagnent les désirs.
Nul ancien projet ne me tente,
Or j'accueille de doux plaisirs.
En la belle saison, les fleurs,
Resurgies, emplies de tendresse,
M'offrent leurs suaves couleurs,
M'entretiennent dans l'allégresse.
Ici, chaque saison nouvelle
A des charmes attendrissants.
Quand l'espérance se dégèle,
Passe un courant que je ressens.
Par grâce, je reste sereine,
Possédant pleine liberté.
J'apprécie de vivre sans peines,
Mais redoute de végéter.
Lors, je me mets chaque matin
À penser, étant attentive.
En advient un effet certain;
Ma mémoire se réactive.
22 février 2013.
L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 27/02 au 17/03 l’exposition événement de l’artiste suivant : XICA Bon de Sousa Pernes (Pt) peintures
Le VERNISSAGE a lieu le 27/02 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.
Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.
Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120
XICA Bon de Sousa Pernes (Pt) peintures « Ombres de présence »
« Xica Bon de Sousa Pernes explore dans sa peinture, la limite entre le figuratif et l’abstrait. Elle superpose matières et glacis pour tenter de restituer les strates émotionnelles qui l’habitent. Son travail est une invitation à entrer dans un voyage intérieur où peu à peu se révèlent visages, silhouettes ou paysages que le spectateur s’approprie. Archéologie de notre propre devenir. Rigueur et fantaisie, statique et mouvement, douceur et violence ; son talent qui exprime une sensibilité à la fois poétique, féminine et passionnée a été récompensé en 2001 par la médaille d’or internationale en peinture au concours européen des Arts. »
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« Tempérament fort et flamboyant. Cette artiste ne fait aucun compromis avec elle-même et peint avec ses tripes, elle s’investit totalement dans son œuvre sans aucun sacrifice, sans artifices. Elle se met à nu pour faire passer son message, ses idéaux, ses démons. On ne peut rester insensible devant une telle œuvre, une telle introspection de l’être et de l’âme humaine qui nous fait vibrer de l’intérieur pour nous toucher, nous transcender au plus profond de nous-mêmes. Ses peintures de plus en plus dépouillées tendent au minimalisme par le sujet qui n’existe plus. Seul subsiste le fond, l’émotion devant l’œuvre. La forme, le sujet ou l’image, tout cela n’a plus d’importance. La couleur prend ici toute son ampleur car elle crée, dynamise la vision que l’on peut avoir de l’œuvre par l’interprétation mentale que celle-ci provoquera en nous. Et l’on projettera dans l’œuvre cet état d’esprit qui donnera autant de nouvelles vies à l’œuvre qu’il y a de spectateurs. Et c’est là précisément que se situe la magie de l’œuvre d’Art…
Nous sommes plongés dans un espace sensoriel, portés par un élan vital qui nous pousse à la méditation. Devant cette pureté subtile qui se dégage de l’harmonie chromatique de l’œuvre, nous sommes à la fois présent physiquement devant le voir de l’artiste tout en étant ailleurs spirituellement devant le savoir de celui-ci.
Celui-ci est à haut contenu méditatif par la réflexion philosophique qu’il engendre auprès du regardant. Nous sommes plongés dans une œuvre qui va au-delà du voir pour « l’Entrevoir ». Qui va au-delà du visible pour l’Invisible. Qui va au-delà du temporel pour l’Intemporel. Ou autrement dit : passer du temps - Physique – à l’espace-temps - Psychique -. C’est une œuvre qui nous change de l’intérieur par la force émotionnelle qu’elle crée en nous, en nous emportant dans les mondes parallèles du Ciel et de la Terre, du Spirituel et du Physique, du Voir et du Savoir. »
Jerry Delfosse de l’Espace Art Gallery
Artiste peintre
1957 Née à Genève de père portugais et de mère américaine.
Etudes en France et GB jusqu’en 1976, puis en Belgique.
1980 Diplômée de l’Ecole d’Art et d’Architecture St Luc à Bruxelles (B).
1981-2001 Architecte d’intérieur à Bruxelles (B).
Depuis 2000 Outre des expositions annuelles en groupement d’artistes …
Expositions solos en Belgique, en Chine et en France.
2001 Médaille d’Or Internationale de Peinture au concours de l’Académie Européenne des Arts.
1991-2010 Formatrice, Professeur de peinture à Wezembeek-Oppem - Bruxelles (B).
2005-2007 Vit et peint à Shanghai (Chine)
2007-2010 Vit et peint à Bruxelles (B)
2010-…. Vit et peint à Paris (F)
Expositions en solo :
2005.05 Galerie Futurart - Bruxelles (B)
2005.11 Ambassade du Portugal - Bruxelles (B)
2006.05 Deke Erh Art Center - Shanghai (Chine)
2006.06 Yingwu Art Gallery 50, Moganshan Rd - Shanghai (Chine)
2007.05 Espace Pebeo 50, Moganshan Rd - Shanghai (Chine)
2007.10 Galerie 18+1- Bruxelles (B)
2008.11 Atelier C - Bruxelles (B)
2010.03 Galerie Espace Brugmann - Bruxelles (B)
2012.04 Galerie Art & Events - Paris (F)
Dernières expositions de groupe :
2008.05 Parcours d’Artistes St Gilles - Bruxelles (B)
2009.03 Printemps des Arts Actuels - Bruxelles (B)
2009.06 Spring Revival_Espace Victoire - Bruxelles (B)
2009.09 Nature Alive_Espace Victoire - Bruxelles (B)
2009.10 United Artists Fair_Tour et Taxis - Bruxelles (B)
2011.06 Salon d’été_Galerie Art-Présent - Paris (F)
2012.10 Art Shopping - Carrousel du louvre –Paris (F)
Et à titre d’information voici les cinq prochaines expositions:
-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Vernissage le 20/03/2013 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.
Exposition du 20/03 au 19/05/2013 à l’Espace Art Gallery II.
-Titre : « RETROSPECTIVE »
Artistes : Jonathan BERMUDES (Fr) photographies
Vernissage le 20/03 de 18h 30 à 21h 30
Exposition du 20/03 au 07/04/2013.
&
-Titre : « Détails et fascination »
Artistes : Françoise CLERCX (Fr) peintures
Vernissage le 20/03 de 18h 30 à 21h 30
Exposition du 20/03 au 07/04/2013.
&
-Titre : « WELCOME TO MY REAL WORLD »
Artistes : Véronica BARCELLONA (It) peintures, sculptures et installation
Vernissage le 20/03 de 18h 30 à 21h 30
Exposition du 20/03 au 07/04/2013.
-Titre : « Collectif de la galerie »
Artistes : Marja KOSKINIEMI (Suède) aquarelles, Maryam SHAMS (Fr) peintures et Pierre CONTENT (Fr) sculpture.
Vernissage le 20/03 de 18h 30 à 21h 30
Exposition du 20/03 au 07/04/2013.
Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.
Bien à vous,
Jerry Delfosse
Espace Art Gallery
GSM: 00.32.497. 577.120
Voir: http://espaceartgallery.be
Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x
Le temps...
Ne compte plus le temps!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus,, le temps!
Il est long le voyage
Le chemin loin de toi!
J'étais pris en otage...
De ce coeur dans l'émoi!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus le temps!
J'en ai perdu du temps
A trop chercher l'oubli!
De nos rêves d'enfants...
A nier les défis!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus le temps!
Ils sont loin les désirs
Qui nous rendaient si forts!
Le temps est vilain Sire...
Il nous donne toujours tort!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus le temps!
Je voudrais aujourd'hui
Retrouver chaque instant!
car si j'ai beaucoup fuit
Je suis là, à présent!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus, le temps!
Il est loin de mon coeur
Ce désir de néant!
Et je n'aurai plus peur...
Je veux vivre en t'aimant!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus, le temps!
Oui, je veux bien souffrir
Si c'est payer le prix!
Pour pouvoir te l'offrir...
De l'amour... le doux cri!
Il y a si longtemps...
Si longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus, le temps!
Il est long le voyage
Beaucoup trop long, sans toi!
Je t'apporte mon bagage...
Ne me prive plus de toi!
Il y a si longtemps...
Trop longtemps maintenant!
Le temps...
Ne compte plus, le temps!
J.G.
Propos
Sur la planète où nous vivons, La nature impose ses lois. Elles tendent à créer l'harmonie et à préserver les espèces.
Lors, chacun élit sa chacune, lui ressemblant, bien que moins belle. Un chien n'a certes d'autre choix qu'une chienne pour se satisfaire.
Les hommes sont des mammifères se considérant supérieurs. Leurs concubines se maquillent, s'attifent, éprouvent le besoin de plaire. Comme leur mâle, ce sont des bêtes!
Il découle à l'évidence, de ce que je viens d'affirmer, que si la bête est un cochon, sa belle est assurément une truie.
Je viens d'apprendre, sur la toile, qu'un nouveau livre vient de paraître. Il a pour titre :La belle et la bête.
La bête serait un cochon, donc sa concubine une truie.
En conséquence, moi je pense que ce titre ne convient pas. Je suggère à son auteur de le changer. Il deviendrait : La truie et son compagnon.
Les conteurs de fables prêtaient aux animaux les nombreux travers des humains, sachant qu'ils n'abusaient personne. Nul n'ignore que seuls les hommes, et les femmes, font preuve de cupidité, d'hypocrisie, de jalousie et accueillent la calomnie.
La médisance a souvent des effets fâcheux.
On ne se grandit pas en abaissant les autres, malheureusement on leur nuit.
21 février 2013
L’artiste, le philosophe et la vérité offerte
(essai)
Antonia Iliescu
Qu’est-ce que « la vérité » ? À la première vue on pourrait la cataloguer comme l’antonyme du mensonge. Dans un sens restreint elle pourrait être définie comme l’antidote du mensonge. Mais dans un sens large, regardée sous un angle notionnel et philosophique, quelle définition pourrait la comprendre ? Qui pourrait la délimiter ? Une caste, une communauté peuvent décréter comme « vérité » un fait abstrait boiteux ou même un faux qui pourrait servir leurs intérêts. Il s’agit d’une « vérité » fabriquée et fonctionnelle, qui apporte des fruits immédiats, qui usurpe toute alternative de renversement de sa position, préétablie, de vérité unique et irrévocable et qui sert les intérêts politiques de cette caste, communauté ou parti politique.
L’artiste authentique, comme le philosophe, cherche la vérité par d’autres moyens, il n’étant pas contraint que par sa propre conscience, dans la démarche de lui définir le contenu, les formes et les limites. L’artiste et le philosophe sont des récepteurs de valeurs captées par intuition, parmi lesquelles la vérité a la qualité d’axiome. Elle ne doit donc pas être démontrée, mais seulement exposée dans des formes convenables, intelligibles, sensibles et surtout non calculées ou programmées. L’onde pure ne doit pas être habillée dans des choses sophistiquées, autrement elle risque de ne plus pouvoir être contenue par tout un chacun et son but primaire – celui d’être un médiateur entre l’homme et le Divin – serait ainsi dénaturé, ou pire encore, tué par inutilité. L’artiste, tout comme le philosophe, pendant ses instants de grâce, est celui qui entend sans oreilles, celui qui voit sans yeux, celui qui sait sans avoir cherché, « celui qui croit sans avoir recherché ». Il est l’enfant éternel qui a été investi avec des parties de la Grande Vérité Universelle.
La vérité ne peut pas pénétrer dans le monde qu’à travers des gens solitaires, qui en témoignent, après avoir expérimenté cette partie de vérité qui s’est dévoilée à eux par un travail/vécu fastidieux couronné de révélation. C’est ainsi que les philosophes ont apparu, malgré eux, en se promenant comme Socrate dans l’Agora et en conversant avec la foule.
Socrate, ce subtil artiste de la raison, ingénieux philosophe qui n’a écrit au moins une seule ligne, a influencé la pensée de l’humanité par l’art avec laquelle il faisait sortir la vérité de l’esprit de ses contemporains, en les incitant de la découvrir tous seuls. Sa tactique se servait des questions, Socrate se faisant passer pour un novice dans différents problèmes. Avec beaucoup de subtilité, il corrigeait les fautes de ses contemporains athéniens, en les poussant de penser eux mêmes et de découvrir par eux mêmes d’abord l’absurde et ensuite la vérité. Au nom de cette vérité, que Socrate considérait au delà de la vie même, il fut condamné à mort par ses adversaires politiques. Le calice à ciguë bu par Socrate et plus tard, la croix de Jésus, furent les signaux d’alarme pour un monde en pleine décadence, inconscient, peiné d’accepter le chemin difficile de son évolution comme être rationnel, spirituel et moral.
Une vérité totale et unique existe, certainement, mais elle nous sera toujours inaccessible, tout comme l’image de la Divinité, impossible à reconstituer. Nous allons mourir nous aussi de soif de vérité ou de faim d’absolu, en vivant les mêmes supplices que le mythique Tantale.
L’histoire de la vie n’a fait que décimer la vérité en milliards et centaines de milliards de débris, son unicité accessible étant tout aussi impossible que l’identité des êtres terrestres, les uns par rapport aux autres. Et c’est juste parce que la vérité est une somme de pensées et d’interprétations, qu’elle n’est pas vraie qu’en rapport avec la somme des individus qui ont modulé leurs pensées, en s’accordant les interprétations. Cette somme est elle aussi partielle que relative, ne pouvant jamais être vérifiée in integrum. Une affirmation, une idée devient d’autant plus vraie que le nombre de ses adeptes augmente. Dans l’idée que l’unique décideur de l’authenticité d’une vérité c’est le nombre de ses adeptes, le mensonge, la rumeur et la calomnie peuvent se substituer à la vérité avec immenses chances de réussite. Nous vivons dans un monde où le nombre dicte tout : l’éthique, la morale, la valeur des choses. La quête et/la vérification de la vérité par l’individu qui se veut honnête, devrait commencer par son détachement du « nombre », de la somme et la découverte de la vérité à partir de son intérieur et non en partant de l’extérieur.
Il existe plusieurs types de vérités. Parmi ceux-ci la vérité humaine non communiquée est peut-être la plus importante de toutes les vérités possibles, étant absolument authentique et gratuite ; elle reste malheureusement presque toujours cachée, étant enterrée avec l’homme; c’est la vérité découverte par tout un chacun, par sa propre expérience de vie ; c’est le grain de pollen qui s’accroche aux petits pieds de l’abeille et qui est portée plus loin, de fleur en fleur, devenant ainsi source et garant pour la continuation de la vie ;
la vérité scientifique est celle basée sur des théories, recherches et expérimentations ; ce type de vérité est éphémère étant toujours perfectible, la vérité historique (je me réfère à cette vérité non falsifiée à l’intérêt d’une caste), est celle basée sur des documents et preuves matérielles venant des époques révolues qui est elle aussi éphémère et perfectible en fonction des moyens d’investigation du passé historique, la vérité philosophique est partielle et totalement subjective… combien de philosophies autant de vérités, la vérité artistique, qui ne peut nullement être démontrée, mais qui convainque dans quelques fractions de seconde, en ne demandant à son interlocuteur aucune érudition préalable mais seulement la bonne volonté de connaître le monde extérieur, façonné et donné par l’artiste par l’intermédiaire de son oeuvre.
Cette vérité artistique offerte et pure est la matière première de l’artiste authentique qui ne peut pas y faire œuvre d’art qu’en la transformant en vérité brute, intégrée à la matière ou à la non matière, qu’elle soit pierre, couleur, forme, son, mouvement ou verbe. L’artiste est un alchimiste avec une mission inversée, celle de transformer l’or Divin en plomb terrestre, accessible à nous tous, les gens ordinaires.
Entre l’homme et l’artiste, Dieu interpose volontairement sa vibration lente de l’Onde Pure (Logos), qui est heureuse d’accepter la dégradation dans le but noble de la sensibilisation de l’homme. L’artiste sent le sacrifice divin, le comprend et y répond en faisant de son mieux.
Quand l’artiste est attiré à son insu dans l’Agora politique changeante, abasourdi et harcelé, se rompt de l’Onde Divine et meurt, en s’éteignant par sa propre volonté, il ne pouvant pas accepter un autre dictateur en dehors de sa Muse. Chaque artiste a accès à la Divinité par l’intermédiaire d’une Muse avec une voix extrêmement fine et subtile, qui le reconnaît et avec laquelle il établit des relations d’amitié dès sa naissance.
Le détournement de la conscience de l’artiste de son devoir – celui de capter le cliquetis de la Muse – est un acte de violence. En vain tire l’homme vers lui la branche de l’arbre aux fruits encore verts. L’arbre va pencher tout seul la branche chargée de fruits, dès qu’ils y auront compris suffisamment de soleil et de substance. L’artiste, comme arbre escarmouché aux fruits aigres, ne peut nourrir personne.
Manipuler la conscience de l’artiste, par son implication involontaire dans des actes à finalité de nature politique, est un sacrilège dirigé contre l’homme atteint par la grâce divine. Et cette magnifique et généreuse Grâce peut atteindre uniquement ceux qui résonnent avec la sincérité de la création authentique et avec tous ses dérivés accessoires – révolte, auto flagellation, passion, délire passager, humanisme, sincérité poussée jusqu’à l’exhibitionnisme et folie. La sincérité créatrice, cette folie incommode, embarrassante et nécessaire, volontairement acceptées par l’artiste, ne devraient pas léser ni les orgueils des « Salieri » ni les envies cabotines de certains.
Par contre, cette offrande absolue de l’artiste, offrande de la vérité pure de la Grande Vérité passée par lui-même, l’artiste, devrait imposer du respect et piété. Car, comme il a été dit par le poète Eugène Evu dans son essai « Poessai sur la découverte », « ce sont les génies qui font bouger le monde », en déterminant d’une manière consciente passée par l’inconscient, « la régénération de l’être humain même ».
Peu de gens politiques ont compris cette chose, dans le cas Eminescu ou dans le cas de Goga, en les détournant ainsi de leur mission et en les dirigeant vers des voies sans retour. Ils ont sacrifié de cette manière sinistre la conscience des mondes futurs, en la laissant boiteuse sans une multitude jamais exprimée de « différentielles divines", comme l’aurait dit Blaga.
L’artiste n’est pas obligé de faire de son art de la politique, mais le politicien devrait faire de sa politique un art.
(avril 2008)
________________________________________
(extrait du volume « Gouttes de pensées et bourgeons de conscience » - Antonia Iliescu, Ed. Pegasus Press, Bucuresti 2010)
Quand un mot se présente à moi,
Surgi soudain, en solitaire,
Arrêtant ma pensée qui erre,
Je n’en cherche pas le pourquoi.
...
Je l’accueille avec intérêt,
Attentive à ce qu’il veut dire,
Lors, ma mémoire que j’admire,
L’aide à me livrer ses secrets.
...
D'un mot, surgissent des images,
Brillantes ou faites de nuances,
Porteuses de réminiscences,
D'anciens ou de nouveaux présages.
...
Or, par la grâce de l'esprit,
Un mot peut devenir poème,
Une balade que l'on que l'on aime.
Une tirade qui ravit.
21 février 2013
Vous vient-il à l'idée, vous qui peignez, de subitement créer un groupe, lui donner un nom pompeux, accrocheur, digne d'une enquête marketing ?
Créer une page sur soi, montrer son parcours, ses oeuvres, les partager avec des amis, les commenter....c'est normal, je pense....
Créer un groupe, montrer son parcours, ses oeuvres, les faire admirer et puis inviter , inviter, et recevoir, toute la journée, des centaines d'oeuvres, du meilleur au pire, d'illustres inconnus...et les commenter, au début, puis, submergés, juste aimer, même ce qui est douteux, car on n'a plus le choix, les photos se déroulant pendant des heures, inanimées....
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Adhérer à un de ces groupes, c'est poster ses créations, et puis ?
Les jeter en pâture, les offrir à tout va, les dénaturer de leur essence, perdre leur contrôle, vous qui payez si cher vos cimaises, et qui remerciez l'acheteur qui vous aura fait le plus beau des cadeaux en offrant une somme d'argent pour devenir le propriétaitre privilégié de votre petit morceau d'âme .....
Quel manque de respect finalement !
Quels sont les buts poursuivis par ces groupes ?
Car on y adhère !! eh oui !!! et vite, encore !!
On se précipite, flatté de l'invitation .
On s'y commet, partageant nos photos, livrant nos plus belle créations à un inconnu et tous les adhérents du groupe, des centaines d'inconnus, sans aucune modération, alors que l'on trie soigneusement ses amis sur son profil...
Ego ? Sentiment de reconnaissance ? Appartenance à un groupe ?
Perte de tous ses repères sociaux ?
L'heureux administrateur d'un tel groupe reçoit , reçoit, reçoit....
Que donne-t-il?
Qu'en fait-il, de tous ces cadeaux ?
Qui pleuvent....
Liliane Magotte, ayant quitté tous ces groupes les uns après les autres, en se posant toutes ces questions !!
Inspiré par : « La Fanette » de Brell.
La Frontière de l’Âge, … ou, … Exister, mais ne pas Vivre
Nous étions à un âge « différent » et la Dame m’aimait.
Ses épaules découvertes, fleuraient bon le mois de mai.
Si mes amis s’en souviennent, Chacun vous le dira,
Comment pour la Dame, mon cœur s’enflamma.
Venu là, pour apprendre des mots neufs,
J’engrangeais de l’amour, et un cœur tout neuf.
Si mes amis s’en rappellent, ils pourront vous dire
Que la Dame et moi, n’étions plus qu’un sourire.
Nous vivions mal unis, et nos cœurs le savaient,
Eperdu, par la fenêtre notre amour s’évadait
Si mes amis s’en souviennent, chacun vous le dirait
Comment sur un tapis d’air volant, Nos corps s’enlaçaient.
Ces yeux rieurs rivés aux miens, ou était ce le contraire
Mon cœur accordé au sien, sur son la entonnait le même air
Si mes copains avaient chanté la chanson d’un ami
C’eut été: Allons, raconte nous … Tu nous l’avait promis !
Nous aurions du, La jeune Dame, et, moi qui l’aimais
A en souffrir, féconder notre Amour, le vrai, qui pleurait
Oui, vous mes amis qui n’avez rien pu, l’Amour parfois,
L’Amour, le vrai, perd face à la vie, amis dites moi : Pourquoi !
Arteepee, le 20/02/2013
Parvenir à sortir de l'édition à compte d'auteur est un véritable parcours du combattant: cinq ans après en être venu à l'écriture, j'ai "décroché" un éditeur professionnel, pas un "grand" de type traditionnel mais un qui commence à compter dans le milieu de l'édition et qui donne leur chance aux nouveaux auteurs. Frissons, tension, déprime, inquiétude, doutes, j'ai connu tout ça durant ma croisade, et autour de moi personne ne croyait en moi.
Placer l'écriture au coeur de sa vie est exaltant mais on peut être l'objet de risées et bien pire, j'ai connu cela.
Je ne suis pas une star de la littérature, ne me prend pas non plus pour une star et ne souhaite jamais le devenir, mais j'ai ma fierté, veuillez m'en excuser. En fin d'écriture, je m'offre toujours un Martini Bianco, mais ne me cataloguez pas sur ce détail.
Ma croisade? Pas terminée: après la "reconnaissance" d'un éditeur, il y a celles des lecteurs à conquérir. Un véritable défi que je relève avec plaisir tout en espérant ne pas y laisser des plumes.
Merci de m'avoir lu jusqu'au bout, je vous en suis reconnaissant.
Thierry-Marie Delaunois
PS: j'ouvrirais bien un débat sur les comités de lecture traditionnels mais je risquerais peut-être de me faire censurer.
Je suis à regarder la neige,
Qui précipitée par le vent,
Avec vélocité, assiège,
Les invisibles habitants.
Deviennent confus les volumes,
Derrière un rideau qui s'agite.
Aucune cheminée ne fume,
Car c'est le vide qui l'habite.
Sous un éclairage sans joie,
Le décor me paraît austère.
Me sens prisonnière chez moi,
Déçue, je ne m'attendris guère.
L'instant, soudain, se modifie;
Les flocons tombent en poussière,
S'est atténuée l'énergie,
Une balayeuse s'affaire.
Mon entrée, vite déblayée,
Je cesse d'être prisonnière,
Or, pour me sentir égayée,
J'ai l'envie d'un flot de lumière.
20 février 2012
Sur moi cet enneigement chaud,
vous, un monde,
un désert de peau,
par ci, par là, des mots,
vos lèvres comme des oiseaux,
sur moi, voyageuses,
votre corps un manteau
sur le mien murmurant,
chancelant.
Mon corps, parsemé d’arbres bleus,
a éclos sous la clarté chaude
de vos yeux verts-brun,
sous l’assurance délicate de
vos mains mêlées aux miennes si pâles,
perdues, offertes.
Mon corps enclos par le vôtre,
s’illimite, se découvre sous l’ample drap bleu du ciel,
son infini regard, devenu féminin !
Puis arrive le crépuscule,
la nuit marine,
s’alourdissent nos paupières,
qui tombent,
nos yeux se désenlacent,
nos corps s’enlacent,
font mine de se taire ;
oh juste un murmure,
un bruissement de soie,
entre vous et moi.
A l’aube dans les arbres bleus,
des roses blanches s’étirent
avec souplesse et grâce,
s’épanouissent.
SU N D E R L A N D ? Va-y! dirait Le Soir! ... mis en scène par le Petit Théâtre de Paris. Ils sont une toute petite semaine à Bruxelles... Au centre culturel d'Auderghem!
L’exposition de la pièce peut paraître un peu longuette, le décor peu joyeux. Il est vrai que l’on se perd un peu dans les liens improbables qui unissent les trois filles qui ont déboulé sur le plateau. Il est vrai qu’on a été sonné par l’amorce audacieuse de la pièce qui n’est rien moins qu’un bruyant one-woman-show de téléphone rose en style 90 shades of Grey. Puis tout se met en place. La petite ville du Nord de l’Angleterre où l’usine de poulets a dû fermer à cause de la grippe aviaire. Une famille décapitée. Pas d’argent. Ouf, personne ne picole. Que du café imbuvable. La mère disparue et fantomatique, version irlandaise de Billy Holiday, ce n’est pas peu dire ! Mais qu’est-ce qu’elle est belle cette Vénus au teint clair qui a oublié ses enfants, quand ses filles se font leur cinéma et la projette sur leur écran noir! Emotion et esthétique à la fois ! La copine SDF qui fabrique du téléphone rose, sert de tiers psychologique et ne mâche pas ses mots. A la bonne heure! On se serre les coudes, les filles!
Et puis, voilà l’arrivée d’un couple particulier. Gordon et Paul. Il fait sourire et nous projette dans l’actualité française récente. Mais l'enjeu est de taille pour Sally : accepter de devenir mère porteuse pour eux et sauver de l’institution, sa petite sœur Jill à la sensibilité et l’esprit mutilés, ou la voir arrachée à ce qui reste de son triste terreau familial et mourir à petit feu loin de tout.
Il n’est pas juste de présenter le problème en ces termes. C’est sous la pression d’une situation financière intenable que la jeune femme se voit forcer de louer son corps comme une coquille. Bonjour la dignité de la femme ! Bonjour les dégâts affectifs chez le futur bébé dont la mère n’aura été qu’un éclosoir ! Le désir (égoïste ?) du couple de messieurs bien sous tous rapport passera au second plan on l’espère, car bien plus terrible est la problématique des mères porteuses. « Et le gosse ? T’as pensé au gosse ?»
Les chaises de formica dépareillées, la machine à laver, le frigo couleur Coca-Cola, l’évier de cuisine et l’appareil de chauffage symboliquement en panne, où vient s’affairer quotidiennement le vieil ami footballeur de la grande sœur forment un décor haut en couleurs de misère. Qu’est-ce que Sally a contre lui ? « Je lui en veux juste d’être d’ici » C’est tout dit !
Il y a aussi cet étonnant vivarium symbolique que la jeune autiste transporte au milieu du plateau, à chaque fois qu’elle tremble d’émotion. C’est là que vit la reine des fourmis et sa colonie, qui se mange les ailes pour mieux se reproduire… Autre symbole très parlant.
Les filles sont fagotées de vulgarité involontaire et donc pardonnable. D'autant qu'elles jouent leur rôle avec une justesse incroyable. C’est l’émotion alors qui vous prend par le cœur, comme dans les plus beaux films de Ken Loach. Mais on est sur des planches et l’humour finit par l’emporter haut la main sur le misérabilisme tentateur. Les séances du protocole de procréation sont particulièrement hilarantes. Le message - ou l’interpellation, à deux doigts de la journée internationale de la femme - en sera encore plus strident. Une vraie bombe parmi les spectateurs du douillet centre culturel d’Auderghem, qui réveille à souhait la conscience humaine et les dangers de l’eugénisme.
Clément Koch, auteur français, a signé ici une comédie sociale très habile que de nombreux rappels ont clôturée. Les comédiens au mieux de leur forme sont éblouissants. Explosés, les grands principes.
http://www.ticketnet.be/fr/manifestation/idmanif/6690/idtier/289298
et la participation de Bénédicte Dessombz (la mère)
Sans ta tendresse, je chemine.
En méditant, je me souviens.
Parfois, la lassitude mine
La volonté que j'entretiens.
Je voudrais que ma joie persiste,
Je loue la chance que j’ai eue.
Tu sais je continue, j’existe!
Cependant, je ne chante plus.
Je combats la mélancolie,
N'aime pas me sentir maussade.
Le fait d’écrire me délie,
Je fais de douces escapades.
Tu disais aimer mes poèmes,
Manuscrits, maintes fois relus.
- Je te déchiffre sans problème
Pas de courriels, n'en parlons plus!
Ce message n'a pas d'adresse,
Je vais le confier au vent.
Je crois que tu serais content,
Je n'accueille plus la tristesse.
16 septembre 2011