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une nouvelle finaliste

A nouveau, une de mes nouvelles, intitulée "Pour Monette", vient d'accéder en finale (>21 mars) sur le site de shortEdition.
Vous comprendrez que je ne vous cache pas ... la nouvelle et que, dans le cadre de cette finale, je vous invite à voter pour mon texte, s'il vous plaît ! (j'aime le côté ambigu de cette formulation )

Pour accéder au texte, suivre le lien : http://ning.it/WOcibZ

Pour voter, il suffit de cliquer sur le bandeau "j'aime" situé en fin de texte et de suivre la procédure qui s'affiche à l'écran.

J'espère vous procurer un agréable moment de lecture.

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Début de ma nouvelle:"Dimanches en fête"

Début de ma nouvelle:"Dimanches en fête"Ici, tout est blanc, incroyablement blanc. Quelques taches colorées apparaissent loin tout au bout d’un paysage plat et infini. On dirait une œuvre abstraite, minimaliste, très épurée. Une force attractive m’aspire vers ces taches minuscules, égarées dans ce grand vide blanc. Je voudrais résister à cette force, revenir en arrière. Réintégrer ce corps inerte dans la salle d’opération. Il est encore trop tôt pour me trouver ici. Mon domaine, mes souvenirs sont remplis de collines douces et vertes, de ciel aux couleurs changeantes, d’un soleil couchant, des couleurs de l’arc en ciel, du bleu ou du vert des océans, d’odeurs de la terre fumante lors d’étés chauds, après l’orage, du vent et de la pluie qui caressent ou qui frappent le visage, de bruits, de musiques, de cris d’enfants dans une cour de récréation, des parfums de ma sœur, le nez de la famille, de la langue au senteurs de miel de Natacha, ma première langue, du regard d’amants infidèles. Le corps exulte, dit le poète, l’âme souffre et pardonne parce que c’est ça la vie ! Je ne suis pas bien ici. Si c’est cela le paradis blanc, il est bien fade. Je me rapproche des sujets indéfinissables qui grandissent. Je les distingue de mieux en mieux. Le vide s’est rempli. Il grouille de monde. Il est beau aussi ce monde mais froid. Les taches informes sont devenues des personnages qui se croisent sans se regarder. Que cherchent-ils ? Sont-ils condamnés à errer dans ce vide inodore et insipide. J’ai envie de crier. Aucun son ne sort de ma bouche. Vais-je rester confiné dans ce « je ne sais quoi qui déborde de rien, de presque rien» et me contraint au silence. Mon « voyage » n’est pas terminé. Tout à coup, comme si quelqu’un avait appuyé sur la touche rewind d’un enregistreur, je refais mon trajet, en sens inverse. Le rythme s’accélère. J’aperçois mon corps sur la table d’opération. Je le réintègre. L’accident ! J’ai mal, très mal mais déjà les images défilent, à rebours. L’été succède à l’automne. Le printemps succède à l’été. Le rembobinage du temps se poursuit à une vitesse folle. Je comprends. Lorsque le moteur du Revox se sera arrêté, la bobine effectuera ses dernières rotations et terminera sa course, vide de tout mon passé, de toute mon existence J’attends ma voix d’avant, celle de l’enfant, hurler : « Stop, je suis trop jeune pour mourir ». Le temps s’est suspendu. Ma volonté est-elle plus forte que ce fatal destin ? Je me sens bien, vraiment bien ! La maison résonne du son velouté de la clarinette. Papa répète les morceaux pour son prochain concert avec l’Harmonie locale. Disons plutôt, l’une des harmonies ou fanfares locales. En ce temps-là, chaque clan politique a la sienne. Papa, il est à la libérale, depuis qu’il s’est mis à son compte. Entrepreneur en maçonnerie. Depuis, il est en froid avec Parrain François. Les oncles et grands-pères, on les appelle tous parrain dans la famille. Mais, parrain François, c’est un vrai parrain, celui de papa. Un frère de mon grand-père. C’est pas un marrant, celui-là. Echevin socialiste, athée, le genre à brailler à bas la calotte à la fin de l’internationale, peu conciliant avec ceux qui ne connaissent pas l’hymne mythique. Il porte la moustache à la Staline. Elle sent le café « raboulu » et qui a bien macéré dans la cafetière, sous le ramponneau, sorte de filtre à café à l’ancienne. Beurk ! ...
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Entretien avec Stéphane Hessel :

«Je suis un survivant, donc un responsable»

 

Article publié dans l'Hebdo du 1er Décembre 2011,

Par Christophe Passer - Mis en ligne le 30.11.2011 à 14:51

 

 

Né en 1917 à Berlin, sa famille émigre en France en 1925. Combattant de la France libre, déporté à Buchenwald, il devient, après la guerre, secrétaire de la commission rédigeant la Déclaration universelle des droits de l’homme, avant d’entamer une belle carrière de diplomate. Indignez-vous!, paru fin 2010, le met dans la lumière.

 

PHÉNOMÈNE. Le triomphe mondial de l’Indigné en Chef, qui passe la semaine prochaine en Suisse romande pour deux conférences événements, raconte aussi une autre manière d’engagement: généreux et poétique. Rencontre.

Ce qu’il dit de la petite rue Antoine-Chantin, où il habite dans Paris, c’est qu’y vécurent autrefois Jean Vilar, seigneur du théâtre, et Pierre Jean Jouve, poète admiré. Ce qu’il dégage lorsqu’il ouvre la porte, dans ce populaire XIVe arrondissement, c’est bien autre chose que la fragilité bonhomme d’un très vieil homme: une force, une flamme, des choses immédiates de ce genre, impressionnantes et très émouvantes.

 

Ce qui apparaît dans l’entrebâillement et la poignée de main heureuse, c’est un homme aux mines de bibliothèque debout. Hessel est un roman du siècle, avec au visage un sourire de farceur. Car quel bon coup, pas vrai? Indignez-vous! opuscule de 32 pages, sorti fin 2010, s’est écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires, rien qu’en France. En Suisse, des dizaines de milliers de copies se sont aussi arrachées. Et il y a, à ce jour, 38 traductions dans le monde: Espagne ou Japon, Corée du Sud ou Australie, Allemagne ou Etats-Unis. Partout, le livre triomphe, étonne, interroge l’époque. Et pousse peut-être d’autres Indignés dans les rues,de la Puerta del Sol à Liberty Square. Il sait bien que dans ce terme d’«indignés», on met tout et n’importe quoi. Il affecte de s’en inquiéter un peu.

 

Chez lui, il s’assied dans un petit fauteuil d’angle. Alentour, des volumes de poésie. Au mur, de la peinture moderne. Par exemple un beau tableau de Frank Chabry, le frère de son épouse Christiane, née à Lausanne. Elle est à côté, Christiane Hessel Chabry. Elle en a marre des journalistes. Elle essaie de protéger un peu son mari de toute cette folie.

 

Voilà un homme qui demandait simplement à ses lecteurs de ne pas oublier quelques valeurs simples de la Résistance, de croire en leur influence sur le destin, de chercher du courage. Rien de bien méchant, mais il a touché juste, il a touché pile au coeur du cynisme contemporain. Alors il en profite, Hessel, il s’abreuve sans vanité à cette jouvence si inattendue des questions et de l’admiration des plus jeunes. Il a 94 ans, il est encore vivant car il a dansé avec le siècle et croit en la vie. Il parle de poésie, de sa mère et de la dignité des hommes.

 

-Stéphane Hessel, vous avez peur de la mort? 

 

Non, pas du tout. Il serait, bien sûr, absurde de dire que je souhaite mourir au plus vite, car je suis très content de vivre encore. D’un autre côté, je souhaite à tout prix mourir avant d’être complètement dégradé. Tant que je suis dans mon état actuel, je demeure heureux d’être là, encore une année ou deux.

Je considère que quand on a eu une vie aussi longue, et dense, que la mienne, on peut aussi être content qu’elle ait une fin. Comme tout un chacun, je n’ai pas envie de souffrir. Mais si je pouvais faire comme Danielle Mitterrand qui, deux jours avant son décès, écrivait encore pour sa fondation, et qui est partie ensuite pour l’hôpital où elle s’est endormie, ça m’irait.

 

-Vous regardant, on a envie d’arriver à 94 ans aussi en forme que vous. 

 

J’ai une santé solide. Je vois. J’entends. Ma mémoire n’a pas flanché. J’apprécie moins qu’avant les longues marches ou la natation. J’ai aussi la chance d’avoir une épouse qui a dix ans de moins que moi. Nous sommes tous deux un peu comme Philémon et Baucis, nous soutenant mutuellement.

Ma malchance, c’est que je ne fais pas que cela, gérer le succès d’ Indignez-vous! Depuis 2009, je suis en même temps l’un des parrains du Tribunal Russell sur la Palestine. Or, cette institution vient de tenir sa troisième et avant-dernière session au Cap, en Afrique du Sud, à treize heures d’avion d’ici. Ça ne peut pas durer indéfiniment comme cela. Pour le moment, je tiens.

 

-Comment avez-vous vécu la résonance du livre, partout dans le monde? 

 

Ce qui m’ennuie, c’est que l’on me prenne désormais pour quelqu’un qui a transformé la situation, une sorte de repère. C’est agaçant. Je suis seulement un brave vieux bonhomme qui n’a pas cette prétention. Mais j’exprime, avec simplicité, sans la rhétorique habituelle, le fait qu’il n’est pas possible de continuer ainsi. Nous avons besoin de cette métamorphose, d’un nouveau paradigme. D’une réforme radicale de la façon dont notre société devenue globale, est devenue dangereuse pour les nouvelles générations.

Indignez-vous! est aussi tombé dans un contexte: paru le 20 octobre, trois mois avant les révolutions en Tunisie, puis en Egypte, en Libye, en Syrie. Donc, un parallèle s’est fait. On constatait qu’il s’agissait de faire bouger les choses. L’essentiel n’est cependant pas seulement de dire, mais de faire.

 

-L’époque est au catastrophisme. Quelle est la part de l’optimiste qui demeure en vous, dans ce succès? 

 

Un livre qui dirait que tout va mal, et qu’il faut s’indigner n’aurait pas de succès. Si l’on dit qu’il y a moyen de s’en sortir, qu’il nous appartient d’être aussi vigilants à l’égard des problèmes d’aujourd’hui que ma génération le fut face aux drames d’hier, c’est autre chose. Voilà le message essentiel: indignezvous, mais aussi engagez-vous. Dans Le chemin de l’espérance, le livre écrit avec Edgar Morin, c’est un aspect décisif: ne vous laissez pas décourager, il existe un chemin, prenons-le d’urgence. Il y a une description de ce qui va mal; mais aussi l’idée qu’il n’y a pas de raison de ne pas croire à la sortie possible. Ce que nous disons est au fond banal. Nous n’inventons rien. Il n’y a pas dans nos propos, à Morin ou moi, une grande idée inattendue. Nous rappelons seulement quelques valeurs de la Résistance.

Résister, c’est créer. Et créer, c’est résister. Il ne faut pas se laisser intimider par les difficultés, mais les comprendre. Et alors, construire un univers plus juste, plus stable, redevient possible. Reprenant une citation de Verdi, Régis Debray me disait il y a quelque temps: «Tournons-nous vers le passé, ce sera un progrès.» J’ai repris ce mot dans Tous comptes faits... ou presque. Car je suis conscient que ce qui autorise aussi d’avoir une certaine autorité, une influence, c’est d’être très vieux. Les premiers mots d’Indignez-vous!, ce sont «93 ans». Quelqu’un qui a vécu pareil siècle a quelque chose à transmettre aux plus jeunes. L’expérience de certaines situations graves, la Seconde Guerre mondiale, l’apartheid, la décolonisation, le stalinisme, etc.: voilà qui permet d’avoir un message crédible. A 30 ans, je n’aurais pas pu écrire cela.

 

«Je suis conscient que ce qui autorise d'avoir une certaine autorité, c'est d'être très vieux.»

Stéphane Hessel

 

-D’où vous est né cet optimisme? Il semble vous accompagner dès la guerre, alors que tout le monde pensait le malheur inéluctable. 

 

Par ma mère. Je suis l’enfant de la mère. Mon frère, plus âgé que moi, c’était l’enfant du père. Nous nous sommes partagé le monde. Lui, c’était la musique. Moi c’était la poésie. Ma mère Helen fut une femme un peu exceptionnelle, qui écrivit un journal qui inspira son amant, Henri-Pierre Roché, pour son roman devenu un film fameux, Jules et Jim.

Elle a eu une énorme influence sur moi. Tout au long de ma jeunesse, c’est elle qui m’a vraiment guidé. Le message que je garde toujours d’elle, c’est qu’il faut être heureux pour rendre les autres heureux. Très jeune, par elle, je suis passé de Berlin à Paris. J’ai connu aussitôt deux langues, deux espaces humains. Très vite, je me suis senti comme quelqu’un qui avait confiance dans la vie, qui était persuadé qu’il allait avoir une très belle vie.

Mon frère, en revanche, a mal ressenti la situation décrite, de façon très romancée, dans Jules et Jim. Mais il y avait tout de même cette opposition entre mon père et l’amant de ma mère. Mon frère en voulait à cette dernière d’avoir cédé à ce Roché, il aurait voulu que mon père réagisse. Au contraire, j’ai toujours pensé que mon père avait été admirable de reconnaître qu’il ne faut pas faire obstacle à une grande passion, qu’il faut même l’encourager. Ma mère avait choisi ainsi celui qui lui paraissait l’homme de sa vie.

De tout cela, j’ai tiré le sentiment que les choses prenaient le cours qu’elles devaient prendre, que c’est comme cela que ça devait aller. Ce qui m’a naturellement blessé, ensuite, c’est la dispute entre Roché et ma mère. Mais c’est venu plus tard. Dans ma première enfance, c’était plutôt un élément de force. Grâce à Henri-Pierre Roché, j’ai aussi été introduit dans les milieux les plus nouveaux, les plus passionnants de l’art et de la culture en France: Marcel Duchamp, André Breton. Pour un petit garçon, Brancusi, c’était une découverte. Tout cela m’a permis de construire un moi modeste – je ne crois pas avoir été orgueilleux – mais avec une espèce de manière de dire oui à la vie.

 

-Et oui, surtout, à la poésie? 

 

Absolument. Partout. La poésie est encore advenue par ma mère. Elle avait une passion pour Edgar Poe. Elle m’avait appris un poème de lui, alors que je ne savais pas encore l’anglais, en me disant: «Tu vas voir, le son de ce poème est tellement joli.»

Que représente, dans la vie d’un homme, son rapport à la poésie? 

C’est une façon de vivre avec des langues. Quand on en connaît trois, c’est intéressant de les vivre dans ce qu’elles apportent de poétique. Parler l’anglais ou l’allemand, c’est utile. Mais vivre la poésie anglaise ou allemande, française, c’est donner à la parole un sens qui transcende la vie matérielle. C’est l’imaginaire. Le passage de la parole qui commande à la parole qui imagine, et cela m’a toujours paru très important.

Savoir réciter des poèmes, même à moi tout seul, même quand je m’ennuie, même quand j’étais en difficulté dans les camps de concentration, fut et demeure un formidable apport. Dans la récitation d’un poème qu’on aime, on vit quelque chose qui est autre. Pour les croyants, la prière joue, à mon sens, un rôle comparable à la poésie. C’est aussi un texte que l’on dit, qui est sublimé, qui n’est pas la vie courante. Mais je n’ai jamais prié.

 

-Vous êtes un humaniste pour le XXIe siècle, Stéphane Hessel ? 

 

C’est peut-être vers quoi je tends. Je me considère, au vu des expériences de la vie, comme un survivant, donc comme un responsable. Pour moi, la notion d’homme et celle de responsabilité se combinent. C’est pourquoi la religion m’a paru une façon de renoncer à cette responsabilité. Si Dieu fait tout, il n’y a plus qu’à croire. Or, l’homme est celui qui peut délier les cordons du devenir.

Je suis profondément démocrate: le peuple peut amener les sociétés à changer. Il faut assumer cette responsabilité humaine, ne pas s’en décharger. De cette manière-là, on peut me considérer comme un humaniste. Je ne me suis jamais pris ni pour un sage ni pour un prophète, juste comme quelqu’un qui a vécu une histoire. Et dans laquelle les droits de l’homme furent le combat principal. Humains, soyons sensibles à l’humain.

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"Déclarons la paix ! Pour un progrès de l'esprit"

professait ici ce grand Homme à deux voix avec le Dalaï lama ...

Puissent ces nobles âmes nous inspirer !

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Vampirella.

 

Les mains de ses grands yeux noirs,

S’accrochent  à  vos  deux  bras,

Sous  un  voile  d’abandon.

 

Les  doigts  de  ses  caresses,

Ouvrent  la  nuit  des  cobras,      

Aux diables de l’Armageddon.             

 

Les mains de ses grands yeux noirs,

S’attachent  à  votre  cou,    

Pour mieux mordre votre chair.

 

Les  doigts  de  ses  caresses,

Vous surprennent tout-à-coup,

Plantent leurs griffes  à mi-chair.  

 

Les mains de ses grands yeux noirs,

Traînent  votre  apparence,

Sur le  lit  de  ses amours.

 

Les doigts de ses caresses,

Goûtent  votre  attirance,

Lutte  finale  du  glamour.

 

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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ILLUSION SURREALISTE

12272870258?profile=original"Exercice purement visuel de cette faculté qu'on a dite parfois "paranoïaque " a permis de constater que , même si une tache , murale ou autre , presque toujours interprétée différemment par deux individus distincts , en proie à des désirs indistincts , il  ne s'en  suit  pas que l'un deux ne puisse aisément faire apercevoir  de l'autre ce qu'il découvre "

André Breton  (L'amour fou )

En prélude au parcours de l'exposition Dali

Photo AA

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Indignez-vous! Réagissez!

 

Propos

 

À quelle époque vivons-nous? Les crimes y abondent,

On en a chaque jour la preuve sur les ondes.

Spectateurs atterrés on essaie d'oublier,

Heureux de n'être pas aux victimes liés.

Des hommes vaniteux s'égarent quelques fois.

Exaltés, éprouvant de fabuleux émois,

Ils peuvent se laisser guider vers un abîme,

Par l'envoûtante voix d'un être maléfique.

Une femme cruelle a fait un sombre aveu

Disant avoir séduit et fabulé par jeu.

Tromperie odieuse n'étant pas que ludique,

Mais ayant une fin paraissant diabolique.

On sait que le scandale fascine ou divertit.

Le public, à l'écoute, en est vite averti.

L'intrigante eut l'idée de donner en pâture

Son crédule amoureux, bien plus grand que nature.

Son héros mis en scène est ridiculisé.

Stupéfait, écoeuré, mais non paralysé.

L'ouvrage crapuleux a été mis en vente,

Il pourrait rapporter à la dame une rente.

28 février 2013

 

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Transparence de nos essences

Recherches permanentes dans cet espace remplit d’impermanences
Ou le temps dissous les bribes de nos pensées parcours semés d’une multitude

Tout se confond le passé, le présent l’instant et un futur qui n’est pas.
Se construire dans un espace ou tu n’es pas…

Donner un sens à ma vie lui accorder toute ma conscience
Traverser ce monde pour en apprendre les silences
Danser dans cette cathédrale qui m’habite m’unir de ce silence

Me remplir de toutes ces vibrations inscrites dans l’invisible
Le silence est d’or emplit de tous les sages
Et dans l’attente de cette entente je le reçois comme un don
La lumière qui mût mon âme en ces terres de repos

Lô.

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VIVRE AVEC...

Avec un grand désir d'accomplir des miracles

Et le constat frustrant de bien trop de débâcles!

Avec beaucoup de pudeur et de discernement

Et puis aussi la peur de se perdre dans l'instant!

Avec une certaine force et tellement de faiblesse...

Et cet amour manquant dont on crie la joliesse!

Avec l'envie de vivre et puis le désespoir...

Et tout ce qui chemine et qu'on ne veut pas voir!

Avec sérénité qu'on cherche à tout moment

Aussi la rage qui prend à tout ce qui nous ment!

Avec toujours en nous, ce besoin de tendresse

Et puis celui si fou de croire en des promesses!

Avec tant de courage puisé au fond du coeur...

Aussi l'envie puissante d'encore croire au bonheur!

Avec un regard d'enfant, qui découvrant le monde...

Se demande pourquoi sa joie est vagabonde?

Avec devenu adulte, le regret lancinant...

De n'avoir pas assez musardé dans le vent!

J.G.

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administrateur théâtres

la foire du Livre 2013, du 7 au 11 mars à Tour et Taxis

Face à la montée en puissance d’internet et de tous les moyens de communication modernes, la lecture de livres a-t-elle encore un avenir ?  La réponse massive est 100 fois OUI!

OUFFFFF !   F... comme Foire du Livre! Edition 2013

Pour sa 43e édition

La Foire du Livre a pris comme thème «Ecrits

meurtriers ». Il s’agit évidemment d’un genre

littéraire qui a ses lettres de noblesse et un public

exigeant.

« Du roman policier à la vague du

polar nordique, du thriller psychologique au polarmétaphysique, le roman noir s’invite à la Foire. Au-delà

du prétendu genre, ce thème invite à la

rencontre des écrivains qui disent les blessures du

monde, scrutent les cicatrices de l’histoire et

questionnent les énigmes qui nous tourmentent. Une

affiche internationale exceptionnelle ! Avec Philippe

Kerr, Joël Dicker, Thomas H. Cook, Douglas

Kennedy, Percival Evrett…

Il y a aussi les tourments de la quête identitaire proposant ainsi deux déclinaisons aux Ecrits Meurtriers : les

‘Ecrits meurtris’ et les ‘Ecrits des meurtrissures’.

L’écriture  n'est-t-elle pas  ‘salvatrice’ et remède vital. Avec Amin Maalouf, David Grossman, Scholastique

Mukasonga, Ron Rash, Mathias Enard,… »

Après l’Italie l’an dernier, ce sera l’Espagne qui sera mise à l’honneur. Un grand pays dont laproduction littéraire est toujours attachante malgré une crise économique épouvantable qui balaiela péninsule ibérique.

Venez voir aussi la rénovation des quartiers dédiés à la BD avecl’Imaginarium BD, un espace de plus de 600 m qui accueillera tous les amateurs… et ils sont nombreux ! Autotal, 1.000 auteurs et illustrateurs ainsi que 1.400 éditeurs rencontreront 70.000 visiteurs !

Et enfin, pour les amateurs de plaisirs gourmands, un immense  espace leur estréservé: Au menu, des livres de gastronomie et de cuisine, le tout agrémenté de démonstrations, de rencontres

et de dégustations.« Foire du Livre de Bruxelles », du 7 au 11 mars à Tour et Taxis, 1000

Bruxelles. Renseignements :

www.flb.be

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L'exil

J’ai reçu ta lettre ma mère
C’était le mois d’avril
Je lisais tes mots à haute voix
Sur les trottoirs d’horizon
Et sur l’ample ciel

En fait, j’étais en exil
Et seuls tes mots
Me tenaient compagnie
Je pensais à toi,
Et au livre dans lequel,
Tu m’as appris ton patois

Je le porte encore dans mon cœur
Et je l’ai appris par cœur

Est-ce vrai que ;
Le chagrin est le linceul des exilés
Est-ce vrai que ;
La nuit est leur ami fidèle ;
Et les mots de leurs mamans
Est leur paisible chaumière

Mère !quand j’ai reçu ta lettre
J’étais aussi en exil
Il pleuvait d’ennui sans arrêt
Mais tu m’as appris à supporter
Quoi que ce soit
Tu m as parlé de la foi
Toi ma sirène, c’était toi

Dans mon exil
Je suis tombé malade plusieurs fois
J’ai pleuré et j’ai crié
Jusqu’à perdre ma voix

Mère ! Quand j’ai reçu ta lettre
Je ne me croyais guère trouver
Une carte postale
Et une photo de toi
Quelle lueur de cristal
Qui enflamme tes joues !

À te regarder, à te contempler
J’ai oublié le temps
Je ne veux plus sentir
La condensation des secondes
Ni les battements des heures
Ni les hurlements des mois


Quand le monde sera terminé
Allons-nous, nous rencontrer
Quand le monde sera exterminé
Allons-nous, nous réconforter

Smail baydada

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La forêt mãrtzichor

La forêt mãrtzichor*

       Antonia Iliescu

Un mãrtzichor bizarre surgit de la toile web

La forêt moite se cache troublée, timide, féconde,

Sous des laiteuses silhouettes et dans les cornes des cerfs

De verdâtres couleurs se taillent une place dans l’onde.

Tu m’as fait comme cadeau ce printemps enneigé

Avec son monde à lui, silencieuse bourrasque ;

Des chants de roses pétales et des feuilles d’herbier,

Un monde nouveau se tisse le cocon sous un masque.

Les gracieux crocus, élèvent leurs mains blanchâtres

Implorant hauts et souples le ciel à les aimer

Le sang du cœur frissonne comme dans les heures folâtres

Quand pour la première fois du miel j’ai goûté.

Un monde dans des printemps, aux printemps des amours

M’appellent de loin, des zones défendues par des glaives

- Réveille-toi, princesse, ranime les troubadours,

Et ne laisse pas ta vie couler que dans tes rêves !

En or du paradis transmute la forêt grise

Silencieuse elle casse des bourgeons frémissant

À chaque seconde qui passe la morose glace se brise

Sous l’ombre d’un oiseau qui y arrive en chantant.

Enfants aux cheveux gris, on a la même joie

Pour ce premier mars, ce mãrtzichor joli ;

Y a beaucoup d’âme en lui, beaucoup d’âme de toi

Et je t’en remercie, enfant moitié blanchi.

                                                          28. 02. 2013

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* La fête du premier mars : la fête du Mãrtzichor

Chez les roumains, le mãrtzichor, ce petit pendentif-talisman (en bois, en métal, or, argent, bronze, tissu…) et sa ficèle bicolore en blanc et rouge (signifiant le passage de l’hiver vers le printemps mais également l’amour et la pureté), est un porte-bonheur que l’on offre le premier jour de mars, en signe d’amour et d’amitié. Les parents offrent ce petit objet aux enfants, mais tout aussi bien cette amulette est donnée aux femmes par les hommes et vice versa. Les enfants, à leur tour, offrent un mãrtzichor à leurs mères et aux plus aimés de leurs professeurs. Il est porteur de chance pour l’année en cours, à condition que l’on porte pendant tout le mois de mars accroché à la veste.

À la fin mars, le mãrtzichor est accroché à un arbre fruitier; il apporte ainsi bonheur et richesse à la maison.

Des coutumes semblables on rencontre dans la zone des Balkans chez les bulgares, les macédoniens et les albanais.

 

 

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administrateur théâtres

C’est une heureuse  reprise. L’année dernière Jean Vilar affichait complet. Et on le comprend. Malgré les affiches criardes, c’est beau et succulent comme, Mmmm ! … de la belle nouvelle cuisine. Les plats se succèdent  sur le plateau devant trois immenses  paravents japonais lumineux qui évoquent le  bureau d’astronomie à droite, le salon au centre et la salle à manger à gauche. Quelques meubles épars, rescapés de l’époque des rois, flottent dans les savants  jeux de lumière de Jacques Magrofuoco. Le mot « savant » ici  n’est pas de trop et souligne le propos, avec bonheur. Armand Delcampe signe une  mise en scène burlesque et audacieuse. La distribution est rôdée et déborde d’énergie. 

Dès le début, le décor  surprend. C’est l’éblouissement de tout  l’univers étoilé cependant qu’une lune rousse se demande qui, du féminin ou de masculin, l’emportera. Ensuite le papier translucide  des paravents  se transforme en  aurore,  fixant  les  teintes pêche et fuchsia des robes 1920 des  doctes dames. Il enchaîne  ensuite dans  les tons vert tendre  les reflets irisés de paysages aquatiques aux lotus et chrysanthèmes stylisés. Les personnages  vont, viennent et disparaissent derrière les paravents en ombres chinoises et musicales des années folles.

Mais il n’y a pas que ce décor épuré et les costumes fauvistes de Gérald Watelet qui subjuguent le spectateur. Les amoureux d’abord :  Clitandre (Julien Lemonnier) a des allures de Gatsby le magnifique, l‘argent en moins! Et Henriette (Agathe Détrieux ) n’a de précieux que le nom, le reste est grâce et intelligence car le chouchou de Molière a tout pour plaire. 

Il y a le jeu extraordinairement puissant de l’impuissant  Chrysale, mené  par un surdoué de la scène, Patrick Brüll. ce dernier est  au mieux de sa forme et n’aurait pour rien au monde revêtu perruque à boucles, escarpins, bas blancs et pourpoint à rubans. Le voilà royalement sanglé dans une  splendide veste de velours, rouge de  la colère qui gronde  et  qu’il a bien l’intention de  troquer contre un habit sobre de son choix quand enfin, il reprendra le pouvoir usurpé. 

Car il s’agit bien de cela : de l’usurpation du pouvoir par les femmes. Le mari veut, quel que soit le siècle,  une femme dans son lit et des mets délicieux servis à l’heure pour son dîner. Il n’a cure de sciences, de latin, de grec et de philosophie. Les vers et la littérature l’emplissent de bile à tel point qu’on le verrait bientôt dépérir. Pour peu, on aurait pitié de lui !

Ce qui est vrai c’est la guerre aux extrémismes menée avec détermination et bon sens par Molière.  Qu’il s’agisse de  la préciosité ridicule des courtisans dévorés par le désir de  pouvoir ou de celle de trois péronnelles en folie qui se trémoussent devant le dieu Grammaire, la muse Poétique et les  Galimatias de tout poil, il s’agit d’une même Folie.  Nuisible à la bonne gouvernance, à la justice et au bonheur de tous. Voyez comme est traitée la pauvre Martine au naturel frappant (l’excellente Marie-Line Lefebvre) ! N’êtes-vous pas indignés ? Et Notre Monde moderne  n'a-t-il pas ajouté quelques folies en plus? La folie sexuelle, la virtuelle, la religieuse, l’économique… Mais où donc est passée la réalité ?  Et si Molière, par aventure nous revenait sur terre, il serait bien mari de  tous ces  excès  et de  ces extravagances  fantasmagoriques.  Des postures, toutes aussi ridicules. L’érotomane Bélise campée par  Cécile Van Snick décroche moquerie,  rires et gloussements à chacune de ses répliques! Le Trissotin de Pierre Poucet est en tout point odieux et exécrable à souhait,  personnage grandiloquent (au sens étymologique, s’entend), à l’affût bien sûr, du moindre profit. 

Molière  a donc raison.  Les maris en perte de pouvoir évident sont réconfortés d’entendre les  discours de Chrysale. Les filles (à marier ?) qui préfèrent l’amour à l’argent et  les plaisirs de couple et de famille  à l’érudition, sont  ravies de pouvoir faire un pied-de-nez à leur Philaminte  de mère-femme des années 80 ainsi qu' à leurs sœurs rivales ! A moins que tout ce beau monde, femmes, enfants et maris ne fassent fi du discernement, de  l’harmonie des alexandrins de l’illustre homme de théâtre  et ne soient devenus sourds à ses  savoureuses mises en garde verbales. Mmmm !

Distribution

 

Mise en scène : Armand Delcampe

Avec

Chrysale : Patrick Brüll

Armande : Morgane Choupay

Henriette : Agathe Détrieux

Vadius : Alain Eloy

Martine : Marie-Line Lefebvre

Clitandre : Julien Lemonnier

Trissotin : Pierre Poucet

Ariste : Freddy Sicx

Julienne : Julie Thiele

Bélise : Cécile Van Snick

Le notaire : Jean-François Viot

Philaminte : Nathalie Willame

Assistant à la mise en scène : Jean-François Viot

Décor et costumes : Gérald Watelet

Lumières : Jacques Magrofuoco

Régie vidéo : Quentin Huwaert

Régie lumières : Jacques Perera

Construction décor : Mathieu Regaert et Marc Cocozza

Direction technique : Jacques Magrofuoco

Une production de lʼAtelier Théâtre Jean Vilar et du Festival Royal de Théâtre de Spa, avec la participation du

Centre des Arts Scéniques.

Avec le soutien de la Province du Brabant wallon.

« Molière, l’humain parfait?

 

De la femme et de lʼhomme, il a tout observé, tout perçu ou pressenti, tout exploré et éprouvé.

Rien de la bonté, de la perversité, de la médiocrité humaine ne lui fut étranger.

Il se lança à corps perdu dans lʼaventure des désirs insensés.

Il prit tous les risques et souffrit tous les tourments. Il dit non, rusa, parla, protesta, se tut, reparla sans se démettre ou se soumettre jamais.

Dieu merci, il ne fut pas un « artiste pur ».

Il côtoya et chérit lʼimpur comme un fou, il comprit et il aima sans mépris lʼhumain plus quʼimparfait.

Poète vivant, il a, plus quʼaucun autre, fait vivre ensemble la poésie, la comédie et le drame, rires et larmes enchevêtrés, élans et faiblesses confondus, désirs infinis avec petites vérités pratiques à lʼexclusion des grands principes abstraits et des dogmes irréfutables.

Il a subi, il a enduré le calvaire des pouvoirs imbéciles, absolus et contradictoires, aux titres cumulés dʼauteur, dʼacteur et de chef de troupe… de sorte que mettre nos pas dans les siens nous paraît aujourdʼhui dʼun grand confort et dʼun incessant réconfort.  Merci au Saint Patron ! » 

 

                                                                                                                          Armand Delcampe (croyant en Molière)

 

 

 

 

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Les murmures d'amour

 

Ô le raffinement du temps des belles dames

Et des messieurs galants préoccupés de l’âme,

Du charme de l’esprit et de celui du corps.

Ils savaient  les louer, en merveilleux accords.

...

Libertins, moralistes, philosophes, amoureux,

N’étaient préoccupés surtout que d’être heureux.

La liberté hélas est chose rare au monde

Même pour les enfants réunis en des rondes.

...

S'imposent les efforts pour un bon rendement.

Les amants au repos s’aiment charnellement.

N’ont que faire de mots regorgeant de saveur.

Ils exaltent leur corps au rythme des moteurs.

...

En errance, à nouveau, je refais un parcours;

Lors, je prête l’oreille à des aveux d'amours.

Ces murmures troublants laissent mon âme en quête.

Je goûte cet instant, la nature est en fête.

...

5/6/1990

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Matthieu Baumier, « Le silence des pierres »,

  • 12272868097?profile=original
  • Matthieu Baumier, « Le silence des pierres », Le Nouvel Athanor, Paris, 1913, 92 pages, 15 Euros.

Au fil des ans par les différents genres qu’il aborde Matthieu Baumier crée le « poème de la pensée ». Philosophe mais surtout écrivain il descend au plus profond de l‘aventure poétique-existentielle. Elle peut se résumer dans quatre vers majeurs du « Silence des pierres » :

« Je retiens ceci :

Le Poème est rouge du sang de la neige.

Il est encore temps de proclamer

La solution finale du problème de la prose.

La « vidange » de la prose passe désormais par la force de l’appel, de l’adresse inclus dans ce texte. Baumier y évoque une pensée de l’essence, de l’essentialisme par delà même l’éthique et le sacré. Certes tout semble se pétrifier dans le silence. Mais l’irruption poétique peut embraser jusqu’aux pierres dans une conversation ininterrompue avec les terres obscurcies de l’être et du monde. Tout passe par le refus – et c’est l’essentiel – de la parole qui se rompt. Baumier croit en effet en la langue. Elle seule permet d’atteindre

« Les signes évidents et absurdes

De l’Ile silence

Où nous renaîtront à la racine des eaux ».

Le poème redevient une odyssée première vers l’île inconnue où « l’aucun J’étais »  cherche ses morceaux séparés ainsi que ceux du monde.

La gravité du chant est impressionnante. Elle surgit dans le geste « absurde » et parfois dénoncé comme tel mais geste concerté de la poésie. Elle devient l’exhortation, permet de sortir de l’enlisement. « Le silence des pierres » est le réveil lucide de la conscience loin de toute candeur. Il progresse dans des franges d’écumes noires contre la mort que l’on se donne et qui nous est donnée. Renonçant aux songes dévastés, aux étendues nocturnes Matthieu Baumier tourne le dos au somnambulisme qui transforme le poétique en un territoire où la détresse rougeoie au dessus des cendres. A l’inverse, et face à la nuit de l’être l’auteur n’oublie pas les dieux qui l’habitent. Il cherche la voix obscure qui parle dans le sujet afin de la porter à la résonnance. La poésie entre ainsi dans le corps de l’être et celui de la langue. Elle n’évite pas le trouble, le doute mais elle met le maximum d’être dans le langage. Elle est à sa manière dans l’écho qu’elle propose la plus parfaite contre-hystérie. Au lieu de fixer la perte, de caresser le « rien » dont se satisfont trop de poètes, sa folie est bonne dans sa « coulée saillante ». En se moquant au besoin  des métrages l’émotion s’y déverse de manière tumultueuse. Mais la réflexion n’est pas absente. Le tempo des syllabes, leurs scansions suffisent parfois au logos qui trouve là un autre côté du langage et une pensée « sauvage ».

« Le silence des pierres » est à ce titre une célébration de la poésie. Elle devient aussi l’approfondissement de son oralité. Ce n’est peut être pas le but premier recherché par l’auteur. Mais il n’empêche : passer ce texte à l’épreuve de ce que Hugo nommait le « gueuloir » permet de comprendre la puissance d’une œuvre qui tord le cou aux adorateurs du blanc et aux farceurs qui klaxonnent leur « mourir d’amour ». Pour Baumier la poésie n’est pas une affaire de géométrie dans l’espace ou d’émotions à deux balles mais de problème poétique. La pensée bouge ici en osant lesaut dans le tumulte de l’être et de la langue, dans les mots noirs d’une chair ou d’une âme exilée. L’auteur ouvre à une sorte de syncrétisme afin de rassembler le moi perdu, le je éclaté. Ecrire reste l’exploration de la propre étrangeté de l’être. Baumier devient dans son texte la voix de son autre («Un de l’autre côté»  de Jabès) et l’autre côté du discours là où ça ne parle pas encore – ou trop confusément.

Ce qui jusque là avait attendu de sortir surgit soudain. Et la poésie semble sinon sauver du moins indiquer une voie. Cela est rare. Après Char, Juarroz et Jabès mais par d’autres voies et à côté d’un Zéno Bianu, Baumier est un des seuls poètes du temps à la porter si haut. Cherchant l’autre côté des apparences l’auteur est resté totalement dans la poésie. .Philosophie et spiritualité ne l’écrasent pas, elles sont soulevées par le langage en sa quête organique. A ce titre il rappelle ce queGamoneda définissait comme seule poésie :

« elle retentit dans mon ventre 

tant de jours en moi jusqu’à connaître la peur;

tant d’heures en toi

jusqu’à connaître ta peur».

Pour autant Baumier ne s’arrête pas dans un tel enfermement. Sa poésie se fait verticale. L’auteur se dégage de cette peur afin d’atteindre une forme d’aurore au sein d’un combat poétique et vital. Il fait parler le silence afin qu’une fois en mots l’être chargé de ses origines et de son universalité puisse s’exprimer le plus près possible de son intégralité

© Jean-Paul GAVARD-PERRET

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VEINES DE TES MAINS

12272867088?profile=originalVEINES

Bleues elles sont ses veines , mais que j'aime à les caresser ...
Du bout de mes doigts , je les effleure .

Ces veines à fleur de peau , comme j'aimerais les effacer .
J'approche mes lèvres , et des baisers j'y dépose .

Douces elles sont ses mains , toujours je voudrais les garder
Je regarde les miennes , j'y retrouve les siennes

Bleues sont mes veines , tu aimes à les caresser
Tu approches tes lèvres , et des baisers tu déposes

Douces elles sont nos mains
Mains d'hier , de demain

Mains traversant le temps
Même sang coulant dans nos veines
Toi maman , toi mon enfant .

Solen le 26 Février 2013

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administrateur partenariats

Vivre.

Vivre.

Intensément.

Se battre.

Résister.

Combattre.

Y croire encore.

 

Essayer.

Encore et encore.

Jusqu'au bout.

Tenter l'impossible.

Ne jamais renoncer.

Y croire toujours.

 

Donner

De l'amour.

De la force.

Forcer ton destin.

Vouloir que tu vives.

Y croire à jamais.

 

Pour toi mon fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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administrateur partenariats

 

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FOLON-4.jpg

Jean-Michel Folon

Envie de partage

 

Solitaire, dans le silence,

Le peintre crée pour son plaisir.

Le poète essaie de saisir

Des instants de son existence.


Talent et sensibilité,

Intelligence, savoir-faire,

Dans une indicible lumière,

Apparaissent charme et beauté.


Lors, naît un désir de partage.

L'artiste peut le satisfaire.

Par la magie d'un doux mystère,

Son âme, en peu de temps, voyage.


Privé de ses amis fidèles,

Présents, tendres et empressés

Mais que le sort a dispersés,

Il fait des rencontres nouvelles.


Hommage aux êtres généreux,

Aimant l'art et la poésie,

Qui mettent beaucoup d'énergie

À ouvrir des lieux fabuleux.


Suzanne Walther-Siksou

26 février 2013

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

 

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Envie de partage

 

 

Solitaire, dans le silence,

Le peintre crée pour son plaisir.

Le poète essaie de saisir

Des instants de son existence.

Talent et sensibilité,

Intelligence, savoir-faire,

Dans une indicible lumière,

Apparaissent charme et beauté.

Lors, naît un désir de partage.

L'artiste peut le satisfaire.

Par la magie d'un doux mystère,

Son âme, en peu de temps, voyage.

Privé de ses amis fidèles,

Présents, tendres et empressés

Mais que le sort a dispersés,

Il fait des rencontres nouvelles.

Hommage aux êtres généreux,

Aimant l'art et la poésie,

Qui mettent beaucoup d'énergie

À ouvrir des lieux fabuleux.

26 février 2013

 

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Et son coeur saigne encore.

12272874096?profile=originalSi tu frappes un enfant, si tu bats une femme, si tu brises un homme, ne lui demande jamais plus tard comment il se porte ! 
Je doute qu'il puisse encore te répondre. A moins qu'il ne te pardonne mais ses cicatrices seront présentes à jamais...

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