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Le livre de la nuit, le livre du jour.

 

La minute dorée.

 

Le vent et la lumière se retrouvent.

 

Vais-je, dans ma mémoire,

 

reconnaître ces visages ?

 

La sagesse,

 

la vallée des échos perdus.

 

Devant ses yeux,

 

nous n’étions que ces heures partagées,

 

ces mots retrouvés.

 

Qui que tu sois, randonneur du temps,

 

tu maintiens ta vie

 

au milieu des illuminations.

 

 Julien Boulier le 25 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3434004211

Vous pouvez lire le poème en écoutant la musique du morceau sur ma page internet : http://www.julien-boulier.net/Time-passagerement.html

ou sur ce lien de ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/time-passagerement-by-julien-boulier

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CET AMOUR LA...

Cet amour là

C'est bien celui

Qui suit nos pas

Quand on s'enfuit?

Il est la vie

Il donne du sens

A nos envies...

Si on l'ignore

Pour quelques temps

C'est qu'il s'agrippe

A nos élans!

C'est une drogue

Pas toujours douce

Elle nous enrobe

Et puis nous trousse...

Cet amour là

Il est chagrin

Même désespoir

Et pourtant joie!

C'est notre chance

Et grâce à lui

Des jours qui dansent...

On peut en dire

Certes, bien des choses

Et même ternir

Sa couleur rose...

Il nous regarde

Et il sourit

Nos mises en garde

Sont son défi...

Cet amour là!

J.G.

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administrateur théâtres

Les souffrances du jeune Gauthier, exorcisme de la douleur...

....Gauthier est un clown sans frontières. Sambuca est son ange triangulaire... Face aux victimes de la guerre, de la misère ou de l'exclusion, aujourd'hui, il perd le sens de sa vie à un point qui pourrait lui être fatal.....

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Attendu que la mort  de la chanteuse Amy Winehouse ( 27 ans) dans son appartement de Londres est restée inexplicable (Back to Black!) ;

Que Gauthier est né sans le vouloir ;

Que sa générosité  naturelle et sans limite l’a mené des Philippines au Liban, en passant par un an cœur du  Cambodge, pour faire renaître le sourire  dans le cœur et les yeux d’enfants orphelins, déshérités, enfermés dans des camps ;

Qu'il s’est inondé  pendant dix ans de toute la misère du monde et n’a plus un coin sec où pleurer ;

Que son ange triangulaire - que certains nommeront conscience, psy, meilleur ami imaginaire ou non - va faire tout pour lui faire retrouver le goût de vivre et la flamme rayonnante indispensable à tout être humain, selon la formule bien connue de « rise and shine ! » ou de « this little light of mine ! » ;

Que nous assistons à une authentique séance de shamanisme pour chasser les fantômes malfaisants et trompeurs, volutes de fumée  lumineuse et transes garanties ;

Que l’on touche de près  à l'absurdité de la souffrance, aux questionnements, et  à certains souvenirs personnels, de part et d'autre de la frontière entre la scène et le public, mais où est passée la frontière?  

Que Gauthier a livré toute son histoire à Pietro ;

 Et...

Pas n’importe lequel: Pietro Pizzuti, en personne et que celui-ci, l’a recueillie, comme il recueille les migrants du Parc Maximilien  et  a construit au milieu du délire,  un personnage fulgurant, chasseur de tous les faux-semblants et de toutes les impostures ;

Que sieur Alain Eloi, véritable caméléon ensorceleur, spécialiste du changement de  peaux et de mots, n’est pas le flic des ONG, mais fait résonner la sagesse au milieu de la catastrophe et a été présent aux côtés de Gauthier depuis  le jour de sa naissance ;

Que la richesse intérieure de Gauthier - Clown et Comédien - est aussi inépuisable que ses bulles ;

Que la colère et le doute animent le jeu, dès les premières répliques ;

Que le décor est un chaos  poétique et surréaliste savamment  organisé ; 

Que l’association Clown sans frontières Belgique qui part régulièrement aux quatre coins du monde et en Belgique est une organisation solidaire qui ne table que sur le pur bénévolat, et sur le  timide soutien d’un public  heureusement révolté par la souffrance qu’endurent des millions d’enfants  en  situation de guerre, d'abandon ou de famine ;

Que ce sont la guerre et la violence qui n’ont pas de frontières ;  

Qu'en définitive le jeu  des deux acteurs est magnifique et palpitant d’un bout à l’autre ;

Que Gauthier est prêt à  arrêter les pilules qui le maintiennent en vie pour oublier l’horreur vécue au coeur  des ténèbres,  et qu’il a vu qui étaient les vrais salauds…rapport aux gosses, et rapport à Amy Winehouse…sans doute ;  

Qu’il ne voit même plus  ce qu’est devenue son âme, qu’il a perdu sa liberté de penser, d’agir, que rien ne va plus… tant il a  côtoyé l’innommable ;

À quoi bon faire rire ces enfants?

Mais que l’Ange l’a sommé de CONTINUER,

Et que  l'aube s'est levée quand Gauthier a promis de TRANSMETTRE,

 

Pour toutes ces raisons aussi futiles qu'inimaginables,  il faut se précipiter voir cette pièce qui n’est pas une pièce, ni une pièce de musée mais une pièce d’artillerie contre l’injustice, la haine, le pourrissement. Une pièce à conviction, car elle redonne le souffle vital, le bon sens, et plus généralement le rire aux lèvres, grâce aux sortilèges des nez rouges et leur armée de pitreries, 

Et puis, c’est tellement dense, qu’il vous faudra un temps d’arrêt pour ressentir profondément ce que cela fait, et comment gérer vos nouvelles émotions, et comprendre qu’il en faut peu pour être heureux et se mettre à rayonner chacun avec ses propres talents…

 

Et surtout, l’écriture explosive et onirique de la mise en scène porte la belle signature de Christine Delmotte, véritable révélatrice d’humanité! Sorcière si éprise de liberté qu'elle puise  le pouvoir de ses philtres magiques  dans les plis de son âme, de ses racines, de sa capacité à aimer, de ses rages et de ses  failles où  transparaît  la LUMIERE! 

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http://www.atjv.be/Qui-a-tue-Amy-Winehouse

                                                Qui a tué Amy Winehouse ?

                                                              De Pietro Pizzuti, mise en scène de Christine Delmotte avec Gauthier Jansen et                                                                Alain Eloy. Du 17 janvier au 3 février 2018 à 20h30 à l’Atelier Théâtre Jean                                                                      Vilar et du 28 février au 31 mars 2018 auThéâtre des Martyrs.

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administrateur théâtres

Carmen, J - 2

Pour débuter l’année 2018, une nouvelle production de Carmen sera représentée sur la scène de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège. Sous la baguette du chef principal attitré Speranza Scappucci, une mise en scène spectaculaire emmènera Nino Surguladze et Gala El Hadidi dans le rôle-titre, mais aussi les Belges Marc LahoMickael SpadacciniLionel Lhote et Laurent Kubla.


 Pour rappel, la saison se poursuivra  avec Le Domino Noir de Daniel-François-Esprit Auber,  mais voici les détails de ce premier opéra de l'année à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège dont la première est affichée dans deux jours et qui COMPORTE DEUX DISTRIBUTIONS  

«Carmen est l’un des opéras que j’apprécie le plus.
Quand j’étais petite, mes parents m’avaient emmenée
voir le film éponyme de Francesco Rosi avec Placido
Domingo. On peut dire que c’est grâce à ce
Carmen que je suis tombée amoureuse de l’Opéra.
Au cours de ma carrière, j’ai souvent travaillé cette
oeuvre, qui est parfois considérée à tort comme une
« comédie musicale ». Or c’est une grande tragédie
avec une musique fantastique. Je suis également très
heureuse de la diriger dans un pays où l’on parle le
français».

Entretien avec Speranza Scappucci, 25 mars 2017.

L’opéra le plus célèbre du monde débute comme une opérette espagnole et se termine dans une effroyable tragédie. Georges Bizet, que la mort fauchera à 36 ans avant de pouvoir mesurer le succès de sa Carmen, réalise là une prouesse musicale et vocale exceptionnelle qui fait date dans l’Histoire de l’Opéra. Il nous offre quelques-unes des plus inoubliables mélodies du répertoire, dans un exotisme omniprésent et avec une force dramatique inouïe. La fameuse scène des gitanes où les cartes prédisent la mort à Carmen est l’un des sommets d’une partition passionnée, exubérante et habitée de personnages aussi tragiques qu’attachants.

L’amour est un oiseau rebelle, Près des remparts de Séville, La fleur que tu m’avais jetée,tant d’airs si populaires aujourd’hui qu’on en oublie l’accueil glacial du public lors de la première en 1875. Carmen se démarquait des créneaux habituels de l’opéra-comique, un genre plus léger, associant chant et dialogues parlés. Est-ce la musique ou le réalisme du sujet qui choqua ? Très vite pourtant, Carmen triompha sur les scènes du monde entier.

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http://www.operaliege.be/fr/activites/carmen-0

La mise en scène

Pour sa première venue à Liège et concrétisant ainsi un projet qu’il caressait de longue date, le metteur en scène
Henning Brockhaus a choisi de situer l’action de Carmen dans l’univers d’un cirque un peu décalé : acrobates,
figurants et danseurs de flamenco rejoindront les solistes et le choeur dans une arène évoquant la corrida du
dernier acte. Inspiré par le théâtre épique de Bertolt Brecht, la vision de M. Brockhaus s’affranchira du pittoresque
souvent associé à Carmen pour offrir une dimension nouvelle et fraîche à cette histoire. En conséquence,
l’oeuvre sera présentée dans sa version originale avec dialogues parlés.


LE CARACTÈRE INFINIMENT ACTUEL DE CARMEN

Entretien de Silvia Campana avec Henning Brockhaus in L’Opéra - International Magazine, Spécial Opéra Royal de Wallonie-Liège,supplément au n°19, Milano, septembre 2017, p. 63


Henning Brockhaus sera à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège pour mettre en scène une nouvelle production de
Carmen, à laquelle il apportera une expérience culturelle complexe. Cette dernière commence par des années
de musique, de sciences, de philosophie et de psychologie. Mais elle se modèle et trouve sa vocation dans la
rencontre avec Giorgio Strehler, au Piccolo Teatro de Milan.
De là débute une carrière qui l’a mis en contact avec divers genres théâtraux sur lesquels il s’est appuyé avec
intelligence et esprit d’innovation. Ainsi sont nées des mises en scène qui ont laissé leurs traces et constituent
autant de modèles d’une façon différente et nécessaire de présenter l’opéra. Carmen exerce une fascination
irrésistible et est devenu terrain d’expérimentation pour tous les grands metteurs en scène qui s’y sont essayés.
Nous avons demandé à Henning Brockhaus de nous suggérer quelques idées permettant au spectateur d’approcher
le travail de Bizet à la lumière d’une conscience critique renouvelée.
Carmen est l’opéra le plus représenté dans le monde. Pour quelle raison ?
« ‘Carmen’ est l’opéra le plus compréhensible, tant du point de vue musical que du point de vue du livret. Il
s’inscrit dans la tradition de l’opéra-comique et on pourrait même le comparer au Songspiel, comme dans les
œuvres de Kurt Weill. La trame est infiniment actuelle et la musique pénètre instantanément le cœur ; il n’y a
rien d’artificiel, tout est naturel ».
Pourquoi chaque metteur en scène rêve-t-il de signer une version de Carmen ?
« Cet opéra stimule beaucoup la fantaisie. Tous les personnages débordent de caractéristiques et la musique,
avec ses rythmes entraînants et ses couleurs marquées offre au metteur en scène une immensité d’inspirations ».
Quelle est votre vision de l’opéra de Bizet ?
« L’opéra de Bizet se déroulera au sein du monde du cirque et du spectacle érotique. Je renonce à tous les rappels
pittoresques qui gravitent autour de cette œuvre et offre une dimension nouvelle et fraîche à cette histoire ».
Qui sera Carmen, la protagoniste de votre version ?
« Carmen sera une dame très érotique et séduisante, capable d’aimer et de jouer avec l’amour ».
Carmen est-elle capable d’aimer ?
« Carmen ne se laisse pas posséder. Son sens de la liberté est extrême, elle ne s’attache à personne et personne
ne peut l’attacher. Les hommes autour d’elle sont tous des bourgeois et voient l’amour comme de la possession.
Aimer, pour Carmen, c’est faire l’amour, au sens physique ou, comme nous disons aujourd’hui, coucher. Carmen
ne connaît pas toutes les conceptions bourgeoises de l’amour et n’a pas non plus une vision religieuse. Sa façon
d’aimer a quelque chose d’animal et est empreinte de liberté. Mais Carmen est également très seule dans sa
façon d’être. Elle ne parvient pas à trouver la relation qui lui convient ; c’est également pour cela qu’elle change
continuellement d’homme ».
Que doit éviter un réalisateur qui décide de mettre Carmen en scène ?
« Il faut éviter de tomber dans les clichés pittoresques de carte postale ».

LANGUE : Français DIRECTION MUSICALE : Speranza Scappucci 

MISE EN SCÈNE:Henning Brockhaus 

CHEF DES CHŒURS : Pierre Iodice

ARTISTES : Nino SurguladzeGala El HadidiMarc LahoFlorian LaconiSilvia Dalla BenettaLionel LhoteLaurent KublaNatacha KowalskiAlexise YernaPatrick DelcourPapuna TchuradzeRoger JoakimAlexandre Tiereliers

 8 REPRÉSENTATIONS :  Du vendredi, 26/01/2018 au vendredi, 09/02/2018

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«Carmen met le monde qui l’entoure sans cesse au défi. C’est une femme
forte, libre, jeune, jamais vulgaire. Elle est intelligente, sensuelle, courageuse!
Les qualificatifs ne manquent pas. Toutes les femmes peuvent se reconnaître
en elle. Elle est et restera intemporelle. C’est en cela que réside sa force et
sa grandeur.»
«Bien que Carmen s’insurge contre les tabous de notre société, bien
qu’elle puisse être parfois cruelle, c’est une femme authentique, qui sait ce
qu’elle veut. Elle ne ment jamais, elle a un don pour l’amitié, pour l’amour
inconditionnel. [...] C’est une femme libre qui, au nom de cette liberté qui
lui est si chère, est prête à sacrifier sa vie! Comment ne pas s’attacher à une telle personnalité?»


Nino Surguladze in L’Opéra - International Magazine, Spécial Opéra Royal de Wallonie-Liège, supplément au n°19, Milano,septembre 2017, p. 60

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«A présent, au cours de l’hiver,

 

le temps est comme l’arbre,

 

jusqu’à n’être que silhouette,

 

ombre ou secret.

 

Il agit en toute chose.

 

Il est herbe et chemin,

 

chêne et tilleul.

 

Comme un film

 

à travers les ramures,

 

passagèrement.

 

Je ne sais si un jour,

 

son chant

 

deviendra insaisissable, inaltérable. »

 

Julien Boulier,  le 23 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3433933311

On peut lire le poème en écoutant mon morceau sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-Melpomene.html

ou sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-melpomene-by-julien-boulier

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administrateur théâtres

« Métamorphoses » d’après Ovide 

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont.

Edmond Rostand, Chantecler Acte I, scène 2

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                                                       Le rideau rigide et noir se lève sur un paysage désolé d’arbres en postfabriqué,  ou en contre-plaqué, qui ressemblent  à de tristes poteaux télégraphiques… Mais…surprise!  Les voilà qui  communiquent encore! La preuve : cette séance d’extase  osmotique où  les neuf comédiens se sentiront tout à coup, partie de la vie secrète de l’arbre et de son flux vital. L’arbre est à jamais principe vital d’énergie et rêve collectif.  Pourtant,  les hommes ont détruit leur milieu naturel et des rescapés émergent d’un méchant abri, une bicoque bien top étroite pour tant de monde. Un  personnage se met à déchiffrer des pages d’un livre tombé du ciel.  Ce sont les premières  pages des « Métamorphoses » d’Ovide, livre fondateur. Elles sont lues avec chaleur respectueuse par  Laurent Tisseyre.  Le précieux  papier n’est-il pas métamorphose industrielle d’un arbre vivant et bruissant d’oiseaux désormais disparus?   Il n'y a plus que le verbe et les étreintes furtives pour relier puissamment les vivants. Il fera éclore des textes associés,  plantés comme des fleurs sur les lèvres des comédiens.

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                                                               La pièce  se fait foisonnement d’échos proches ou lointains, qui remue les cendres de mondes disparus pour en  recueillir les dernières germinations. De précieuses boutures dans des pots de fleurs  portent chacune  les prénoms des comédiens (Maxime (Anselin), François (Badoud), Dolorès (Delahaut), Stéphanie (Goemaere), Thierry (Lefèvre), Sylvie (Perederejew)Camille (Raséra), Hélène (Theunissen), Laurent (Tisseyre). Elles semblent  la seule richesse  qui a réussi à conserver la saveur du vivant. Elles reçoivent de tendres caresses et  des soins jaloux.   C’est au tour de Sylvie Perederejew d’entonner le chant du monde: « Tout change, rien ne périt ; le souffle vital circule, il va de-ci de-là et il prend possession à son gré des créatures les plus différentes ; des corps des bêtes il passe dans celui des hommes, du nôtre dans celui des bêtes ; mais il ne meurt jamais. »

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                                                         C’est ensuite au tour du petit cahier de Kinji Imanishi de prendre son envol. Verba volant… scripta manent ! Années 30,  la  jeune écologue japonaise, craint de voir ses recherches interrompues par l'entrée en guerre du Japon. Elle a consigné dans un cahier d'école les principes et les intuitions qui ont guidé son travail sur le vivant. Tout n’est pas que concurrence et la sélection naturelle, elle propose une  sagesse et une vision nouvelle du tableau de la nature. Tous les organismes sont en relation.  Et ainsi de suite, la mosaïque de sagesses diverses se compose et s’enchaîne sous la direction de Pascal Crochet,  transformé en prophète. Sachez-le : selon Ovide, Pythagore, le premier,  fit grief aux hommes de servir sur les tables la chair des animaux mais  ne fut pas écouté… « Que votre bouche ne touche qu'à des aliments obtenus sans violence ! »  On  frissonne en écoutant la belle histoire d’amour de  Philemon et Baucis, ce vieux couple pieux fidèle et si hospitalier transformé en chêne et en tilleul à un seul tronc par les dieux Zeus et Hermes. 

                                                        Le spectacle bourgeonne sur plusieurs plans: non seulement à travers le florilège mais aussi à travers les chorégraphies, les jeux de lumières,  et le jeu théâtral et sur  différents niveaux, comme à l’opéra. Il y a notamment un  lieu d’ablutions lumineuses, où semblent  se jouer de multiples métamorphoses. Le rêve ?

                                                        Certains spectateurs ressortiront affectés, pour qui découvre l’urgence des soins que l’on doit apporter au chevet d’une nature moribonde, d’autres, déjà très sensibilisés  par la problématique ressortirons encore plus angoissés que nature, tant le message est pétri d’urgence. On constate que les comédiens ont  dû longuement travailler ensemble pour mettre au point ce  plaidoyer vibrant pour la survie du vivant. Comment ne pas adhérer à leur discours solidaire et généreux, artistique et poétique, où le plaidoyer pour l’arbre est intimement lié à celui de l’homme, comme le prouve le discours de Francis Hallé, une autre pépite générée par le brassage des Métamorphoses. C’est  véritablement  l’amplification théâtrale et les racines adventives du propos qui  importent.  Et le tout semble s’écouler,  comme  l’inéluctable fleuve du « panta rhei » du cher Héraclite.

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                                                        Enfin, une pensée finira par ne plus pouvoir nous quitter: « Il m’apparaît de plus en plus clairement que nous sommes en train de créer les conditions de notre propre perdition… que nous nous autorisons toutes les bonnes choses dont nous jouissons aujourd’hui au détriment du futur. Nous n’avons pas le droit d’hypothéquer l’existence des générations futures à cause de notre simple laisser-aller. Nous devons nous poser la question, et c’est un commandement moral : qu’avons-nous le droit de faire ou de ne pas faire ? On ne devrait plus s’interroger sur ce que l’homme peut découvrir et développer, mais plutôt se demander ce que la nature est encore capable de supporter. Notre appétit de consommation ne doit pas constamment croître comme ce fût le cas jusqu’à présent. Nous sommes dans une situation clinique, au chevet d’un malade. Et nous sommes ici simultanément les patients et les médecins. Si nous ne sommes pas prêts au sacrifice, il n’y a guère d’espoir. »  

                                                       La salle, remplie de jeunes des écoles médusés,  écoute le message polysémique. Les uns avec consternation,  d’autres, bouleversés jusqu’aux larmes devant la neige noire qui tombe sur la cabane, alors que des voix étranges aux messages incompréhensibles  investissent les « arbres ». Cependant que  les comédiens,  tels les  bourgeois de Calais marchant au supplice, regardent le corps nu d’une femme se fondre et s’unir à la terre… Voilà donc une épopée philosophique grand format assez effrayante,  mais qui remet la sacralité de la vie et la renaissance au premier plan!

http://theatre-martyrs.be/saison/metamorphoses/1D4EF2AE-01CE-0DBF-02AB-BE93A00D9A03/

 

JEU Maxime AnselinFrançois BadoudDolorès DelahautStéphanie Goemaere, Thierry Lefèvre, Sylvie PerederejewCamille RaséraHélène TheunissenLaurent Tisseyre
SCÉNOGRAPHIE & COSTUMES Satu Peltoniemi
TRAVAIL DU MOUVEMENT Anne-Rose Goyet
COSTUMES Anne Compère
CRÉATION SONORE Raymond Delepierre & Pascal Crochet
CRÉATION LUMIÈRES Florence Richard
RÉGIE Nicola Pavoni & Justine Hautenauve
DIRECTION TECHNIQUE / CONSTRUCTION DU DÉCOR Stéphane Ledune, Frédéric Nicaise & Simon Detienne
ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Boriana Todorova
CONCEPTION & MISE EN SCÈNE Pascal Crochet

PRODUCTION Théâtre en Liberté
COPRODUCTION La Coop asbl
Avec l’aide de Distinguo et le soutien du Centre Des Arts Scéniques.
Avec le soutien de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge.

Photos : Isabelle De Beir

 

On en parle dans la presse :

 http://www.lalibre.be/culture/scenes/metamorphoses-sculpturales-aux-martyrs-5a57c982cd7083db8b82f592

http://www.lesuricate.org/metamorphoses-dovide-theatre-martyrs/

http://focus.levif.be/culture/scenes/critique-theatre-ovide-au-camping/article-normal-785519.html

Dossier pédagogique: http://theatre-martyrs.be/wp-content/uploads/2017/12/TMADOSPED-M%C3%A9tamorphoses.pdf

 

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ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

                                ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

Du 14-12 au 31-12-17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart 35, 1050 Bruxelles) a eu le plaisir de terminer l’année en vous présentant une exposition consacrée au peintre suisse, Madame ELIETTE GRAF, intitulée DE LA POESIE A LA MAGIE DU REVE.

Est-ce le rêve qui est poétique? Est-ce la poésie qui est magique? L’un étant consubstantiel à l’autre, cette alchimie onirique trouve son expression dans l’univers candide et feutré de cette très belle artiste.

Que ce soit dans les grands formats comme dans les petits, le dénominateur commun réside tant dans la délicatesse des couleurs que dans celle du trait. A un point tel qu’à l’analyse, le trait s’étiole, comme aspiré par la couleur. Il ne demeure que la forme, à la fois sensible et fantomatique, aboutissant dans la magie de l’apparition. Car il y a dans l’œuvre de cette artiste une dimension épiphanique, créée par la délicatesse d’un chromatisme pastellisé. Rares sont les couleurs violentes. L’atmosphère est tendre, baignant dans la poésie de l’instant. Instant lequel par le traitement du sujet, cadré à l’intérieur de l’espace, devient intemporel. Le chromatisme s’étale comme une brume enveloppant l’ensemble. La forme naît de la couleur et s’empreigne jusqu’à se muer en une matière à la fois physique et onirique. A’ la charnière entre figuratif et abstrait, la forme devient vaporeuse au point de faire de la figure humaine une silhouette se fondant dans la composition. Les œuvres sur grands formats sont extrêmement fouillées par rapport aux petits formats, plus dépouillées. Progressivement, la « poésie devient magie du rêve ». Le conte de fées devient peinture.

Trois écritures définissent l’œuvre de l’artiste :

  • Grands formats : a) sujets féeriques soutenus par un chromatisme fouillé b) sujets exclusivement urbains centrés sur des vues nocturnes
  • Petits formats : dépouillés avec un chromatisme efficace mais moins prononcé sur la surface de l’espace

Le visiteur constatera sans peine que la couleur dominante dans l’œuvre de l’artiste est le bleu.

RONDIN (95,5 x 94 cm-huile sur toile)

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A’ partir de cette même note bleu scintillent d’autres couleurs, telles que le vert, le jaune ou le rouge, traités comme des satellites autour de la ronde que forme les 10 silhouettes évoluant autour des deux personnages centraux.

La peinture d’ELIETTE GRAF ruisselle de symboles. Certains appartiennent à sa mythologie personnelle, d’autres sont d’origine maçonnique.

LES VEILLEURS DE NUIT (111 x 114 cm-huile sur toile)

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La couleur bleu est toujours la couleur dominante. Seule lui est opposée le blanc servant à donner le volume à l’architecture dans la volonté nette de dynamiser l’ensemble par le biais d’un jeu cubique. Dans cette œuvre les personnages-silhouettes semblent être plastiquement plus affirmés, en ce sens que chacun d’eux s’inscrit matériellement dans la couleur par laquelle il est issu. Le bleu que l’on retrouve comme un leitmotiv sur la plupart des toiles est un bleu en différents dégradés, ce qui tend à donner du paysage nocturne un aspect festif, presque solaire, s’il ne s’était pas agi de la nuit. L’astre lunaire dont la lumière baigne la toile a des allures de soleil nocturne.

REVE DE CIRQUE (70 x 93 cm-aquarelle)

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Il y a dans cette œuvre une atmosphère « chagallienne » à la fois par l’élan partant du bas vers le haut, assemblant la ville dans un espace ramassé. Ensuite par l’attitude du personnage à la pipe de laquelle s’échappent des bulles. Son attitude penchée vers le bas rappelle fortement (même de façon involontaire) celle de certaines figures de Chagall. Il s’agit d’une image lointaine. D’un cirque lointain. Une vue plongeante sur le chapiteau. Mais ce n’est qu’une évocation onirique du cirque. Nous ne l’apercevons que de loin. Nous n’y entrons pas comme chez Chagall. Les personnages évoluent dans les airs, exactement comme dans un rêve. Le rêve vole au-dessus de notre tête. Au-dessus de notre rationalité. Ici, il vole au-dessus du cirque. Les artistes évoluent dans le bleu du ciel. Ils sont évanescents, presque immatériels. Tandis que chez Chagall, par le biais du traitement chromatique fait de couleurs vives, ils incarnent la magie dans une inconditionnelle matérialité plastique.  

Les toiles de petites dimensions constituent un tour de force.

DIS-MOI OU TU VAS? (60 x 40 cm-aquarelle)

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la couleur bleu-nuit enveloppant l’arbre dilaté, confère à ce dernier une matérialité aussi plastique que si cette œuvre avait été réalisée à l’huile. Admirables sont les personnages-silhouettes. Ils sont le sujet du tableau.

Leur évanescence, presque translucide, répond à la question placée dans le bas de la toile : « Dis-moi qui tu es. Dis-moi où tu vas ». Le décor désertique de l’ensemble ajoute une dose d’angoisse dynamisant le questionnement métaphysique. L’arbre est conçu à partir d’une variation sur le gris-noir laquelle par son côté squelettique amplifie la vérité de ce questionnement. Seuls les trois oiseaux couleur or, se profilant dans leur frêle silhouette, apportent l’espoir à ce même questionnement.

Observons que la couleur bleu du ciel qui d’habitude enveloppe l’espace est ici contenue par le blanc du cadre. Le chromatisme ne recouvre pas l’entièreté de l’espace.

LA GRANDE VILLE (45 x 35 cm-aquarelle)

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on ne peut qu’être médusés par la verticalité constituant la ville à partir de la finesse du trait exécuté sur un si petit espace. Les personnages, presque des insectes observés de loin, entament un chemin ascendant qui les conduit vers la ville. Il s’agit d’une ville « calme », aux couleurs tendres se détachant à partir d’un arrière-plan laiteux. Il ne s’agit en rien de la mégapole que nous connaissons. Mais bien d’une ville trouvant son visage humain à travers le conte de fées, par laquelle les personnages s’engouffrent à travers une brèche lointaine.

A côté d’un figuratif généralement fuyant (les personnages-silhouettes), l’abstraction a également droit de cité.

PARADIS DE COULEURS (99 x 96 cm-huile sur toile)

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est une symphonie chromatique où les couleurs se répondent sans s’entrechoquer formant un ensemble vibrant.

PAYSAGE MAGIQUE (56 x 82 cm-huile sur toile)

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l’abstraction tourne à l’aperception. L’abstrait fait ici figure d’alibi car le visiteur peut y voir tout ce que la culture figurative permet : silhouette humaine, vapeur thermique, nuage…Le rêve, dans l’émanation cérébrale qui s’incarne dans le langage de la poésie.

ELIETTE GRAF est issue d’une famille du Jura suisse installée dans les Franches Montagnes.

L’artiste insiste sur le fait que cette région a engendré des hommes à l’esprit indépendant, épris de liberté. Son enfance a été bercée par le fantastique et les contes de fées.

La tradition maçonnique est le second élément qui a déterminé son langage créatif. Certains de ses ancêtres (sans être spécifiquement Francs-Maçons) travaillèrent comme maîtres maçons à la cathédrale de Strasbourg. En présentant les personnages par groupes de trois, RONDIN (cité plus haut) joue avec la symbolique maçonnique. Le chiffre trois étant le symbole de la créativité. Chiffre que nous retrouvons, notamment, dans la triade chrétienne incarnée dans la Trinité. L’univers des cathédrales se retrouve également dans son œuvre. LES VEILLEURS DE NUIT (cité plus haut) sont en réalité les crieurs de la cathédrale de Lausanne chargés de rassurer la population pendant la nuit noire, en criant, au fil des heures que tout était tranquille.

Comme nous l’avons spécifié, l’artiste entretient une relation particulière avec la couleur bleue. Il s’agit d’un bleu vivifiant, carrément dynamique. C’est, en réalité, le bleu de l’hiver. Il y a un lien entre l’hiver et la nuit, en ce sens que l’hiver est la saison de l’endormissement. Mais cette nuit n’en est pas vraiment une puisque l’astre lunaire brille comme un soleil. Le bleu devient la couleur du rêve. Une couleur protéiforme puisqu’elle illustre l’espace de la poésie. L’artiste a une double formation : elle possède, en plus d’être une autodidacte, une expérience académique. Elle peint depuis maintenant trente-six ans et a présenté ses œuvres dans quelques soixante-dix expositions. Une autre caractéristique la concernant réside dans le fait qu’elle est également illustratrice. Cela se remarque, notamment, dans le traitement qu’elle apporte à la figure humaine, issue d’on ne sait quel grimoire aux recettes magiques. Sorcières et fées s’entremêlent pour le bonheur de l’enfance qui habite un coin de l’âme du visiteur. Car pour aimer cette peinture, il faut se laisser nourrir par le vertige du fantastique. Elle a débuté par l’aquarelle pour enchaîner avec le pastel et terminer avec l’huile. Sa philosophie est la suivante : L’aquarelle lui sert pour obtenir une image précise sortie de son esprit. Tandis que son rapport avec l’huile est essentiellement technique, en ce sens qu’il s’agit d’une matière qui se travaille. Elle insiste sur le fait qu’une symbiose doit s’installer entre le tableau et l’endroit qui devra l’accueillir. Une magie supplémentaire à celle de la création puisqu’une toile est un être vivant destiné à évoluer dans un biotope adéquat. L’un nourrira l’autre. Et le flux de la création issu de la poésie baignera la terre fertile de la magie qui respire en nous.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable


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A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza


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L'artiste et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(Décembre 2017) photo Jerry Delfosse)

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Bientôt, parmi ces chants, le soleil !

« Bientôt, parmi ces chants,

 

le soleil !

 

Où dormaient tes souvenirs ?

 

Pourquoi tes sourires

 

s’étaient enfuis ?

 

Ce jour, sans attendre,

 

brilleront les joies

 

de tes danses en arabesques.

 

A chaque pas, derrière chaque porte,

 

on entend, toujours vifs,

 

les mouvements d’une imagination vagabonde,

 

puis très loin,

 

Les murmures féériques de grandes envolées. »

 

de Julien boulier le 22 janvier 2018

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/pas-de-deux-arbres-by-julien-boulier

ou sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Pas-de-deux-arbres.html

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administrateur théâtres

" Meilleurs alliés "

Au service de mots bourrés d’esprit brillant qui émaillent la joute oratoire entre l’esprit latin et l’esprit anglo-saxon, il y a ces deux ogres de la scène qui dévorent les planches : Pascal Racan et Michel de Warzée - les meilleurs alliés. Arts et Lettres était invité à la 139e du spectacle tant attendu enfin débarqué à Bruxelles, à la Comédie Claude Volter, dont Michel de Warzée est l’infatigable directeur passionné. Cette formidable pièce, crée à Avignon au Off17 avec  Laurent d'Olce et Denis Berner dans les rôles secondaires d’Anthony Eden, et Pierre Viénot,  a  recueilli au théâtre du Petit Montparnasse à Paris jusqu’au 6 janvier dernier,  un succès éblouissant, avec  une presse française  unanime et plus qu’élogieuse.  Fierté maximale pour cette fabuleuse production de deux belges à Paris qui ont  su si bien incarner - et jusqu’à l’identification - des géants de l’HISTOIRE.  La mise en scène est signée par l’un de nos meilleurs de la scène belge: Jean-Claude Idée, ravi d’avoir trouvé en Pascal Racan et Michel de Warzée deux  grandioses porteurs d’humanité et de génie.  

bandeau site recadré   

" MEILLEURS ALLIÉS ", la pièce en trois actes d’Hervé Bentégeat, met en scène la rencontre orageuse de Charles de Gaulle, auréolé par son vibrant appel du 18 juin à Londres en 1940, mais  convoqué par Winston Churchill le 4 juin 1944, à deux jours du D Day pour qu’il se soumette au diktat anglo-saxon. De Gaulle enrage car la France Libre a été écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps. Il y a derrière, un certain Eisenhower,  qui ne supporte pas le français, tout comme le président américain Franklin Roosevelt qui éprouvait une haine pathologique envers le très lucide général Charles de Gaulle, convaincu que les  américains avaient l’intention de réduire la France à un protectorat et à des liens de vassalité. Ce sera seulement après la libération de Paris par les troupes françaises, que Roosevelt réalisera  combien le général  pourra  contrer « la menace communiste » en France! De Gaulle rêve d'une Europe forte, avec ou sans l'Angleterre, pour contrer l'Amérique et le bloc communiste.

La rencontre avec le bouillant Churchill se passe donc très mal.Le contraste des personnages sur scène est du plus haut comique, avec un général imperturbable, au verbe gracieux et élégant, affectant le détachement et l’ironie, face à un bougre impulsif habité par des démons incendiaires. Jeanne d’Arc, es-tu là ?  Agacement, frustration, et exaspération donnent lieu à des échanges hauts en couleurs, le tout étant pourtant animé paradoxalement - et ce qui fait en tout l’intérêt théâtral -  d’une fascination mutuelle pour leur génie  respectif. C’est d’ailleurs grâce à l’entremise de deux très fins diplomates: Anthony Eden côté anglais, et Pierre Viénot côté français, seconds rôles particulièrement efficaces,  que le chef de la France Libre ne sera pas envoyé à la Tour de Londres! Le génie latin et anglo-saxon s’opposent  dans une verve savoureuse, tandis que la diplomatie secrète et épuisante  des deux diplomates finit par  produire son effet. Le jeu admirable des acteurs belges Bernard d’Outremont et Simon Willame dans ces rôles respectifs est  d’une incroyable finesse.

La scène est divisée en deux bureaux respectifs qui se rejoignent imperceptiblement par un divan vintage  bicolore bordé de tablettes d’époque, symbole solidaire d’entente cordiale.  Le fond du plateau est occupé par trois fenêtres, comme celle d’un train, celui de l’Histoire, ouvrant sur la tempête attendue et cette Manche que les  Alliés vont braver avec tant de courage Le jour le plus long… On verra de courts extraits bouleversants du film pour remplacer les documents sonores inexistants. On voir ces jeunes soldats,  gonflés de courage, prêts à sacrifier la fleur de leur jeunesse. On entend les avions, les trains, la guerre.  On recueille le respect absolu  pour tous les acteurs de cette lutte finale contre la dictature nazie et l’abaissement de la dignité humaine.  On espère de tout cœur que jamais les cours d’histoire ne feront défaut aux générations futures. Et l’on pleure. Et l’on frémit, pour cette guerre de cent ans qui n’en finit pas de finir! Brexit es-tu là?

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Meilleurs alliés " d’Hervé Bentégeat,

mise en scène de Jean-Claude Idée

à la Comédie Claude Volter

Jusqu’au 11 février ( prolongés les 16 et 17 février 2017- complet)

2 nouvelles dates vont être ouvertes prochainement

« Très bien écrit : formules percutantes et justes » - Le Figaro
« Face à face vibrant, comédiens bluffants » - L’Humanité
« Excellent » - La Provence
« Du très bon théâtre ❤❤❤❤❤» - Le Figaroscope
« Un vrai grand moment, une réussite incontestable » - Le Quotidien du Médecin
« Joute oratoire réjouissante » - Rue du Théâtre
« Répliques brillantes, texte intelligent » - L’Art vues
« Stupéfiant de vérité » - Revue spectacle

Tournée internationale et  même

 Hong Kong et Pékin en …2019!

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Je souffre donc je suis !


                                                                 Voilà le siècle de la souffrance. On l’attendait come un orage d’été, il est arrivé. Rien de ce qui pourrait nous rendre heureux n’a voix au chapitre. Tout s’est emballé de concert comme il n’est plus possible de marcher mais qu’il faille toujours courir. Courir pour attraper le car, courir pour réussir son examen, courir pour avoir un emploi, ensuite courir pour le conserver. Toujours courir et ne plus savoir qui l’on est. Etre en permanence survolté, curieux de tout, avide de découvrir les peuplades indigènes d’ Amazonie comme curieux de la couleur de la chemise de son chanteur préféré ! Utiliser son corps comme une machine à disposition d’un monde intransigeant et culpabilisant, ne faisant aucun cadeau à celui qui n’est pas dans la course. La souffrance est donc à la mode et nous conduit rapidement à la mort de nous-mêmes sans que nous ayons pris le temps de nous servir librement au bonheur d’exister.

                                                                   Il est tellement mal vu d’être à la traîne, de se prélasser, d’aimer vivre tout simplement. Celui qui rêve entrave l’Economie, la bonne marche des Affaires, il est un poison qui n’a pas sa place dans la société de souffrances, auto-mutilante, qui lui tend les bras. Cette société qualifiée de moderne a atteint son but : anéantir l’individu pour le robotiser au profit du groupe et de sa performance devenue nécessaire à sa survie. Abolir la notion d’individualité pour la connexion de l’ensemble est donc la cause majeure de nos souffrances. Et paradoxalement faire de chaque individu un ennemi pour l’autre.

                                                                    Ne tombons pas dans ce tour de passe-passe. Redécouvrons-nous tels que nous sommes en réalité : joyeux, heureux, aimants sans la nécessité d’apports extérieurs. Aimons-nous tels que nous avons été créés ou plutôt réapprenons à le faire tant l’estime de nous-mêmes nous a été confisquée. L’amour de l’autre que nous revendiquons souvent passe par la découverte et la compréhension de nous-mêmes, profonde, narcissique- qui n’est pas une faute ou une tare - ainsi le fossé deviendra moins béant, atténuera nos souffrances et fabriquera des amitiés réelles, moins artificielles.

                                                                     A cette condition pourrons nous faire dire à nos enfants et petits enfants : ” Dieu que je suis heureux ! “

Pensée du jour 21/01/2018

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administrateur partenariats

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"Mésange en hiver"

Martha Notte

Nids de brume

Le jour dort encore
je marche 
dans le jardin
mes pas
lèvent les oiseaux
de leur nid de brume
Les ailes
dans les branches
si peu de chose
si peu de bruit

martine rouhart

Un partenariat

Arts

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Lettres

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12273263476?profile=originalLe destin des crevettes
Charles De Wit

      Reprenons, et revenons à cette pitture ridicole, qui ne se pousse pas du col, pas de la peinture de cour, rien de divin, non. Juste une peinture de corps et d’esprit-de-vin. Une option viticole, élevant son cru plus ou moins au vitriol sans se la péter, qui fait la part belle à la gaudriole. Une satire du bourgeois, du nobliau, destinée au bourgeois, au hobereau, qu’affectionne le bourgeois. Peu importe que l’on raille et ferraille, tant qu’on se rallie et ripaille. Et pourvu que l’on parle de soi.
      Dans les anciens Pays-Bas, un sous-genre est apparu du côté d’Anvers au XVIe siècle, les bordeelijes, ou « scènes de débauche », prisées des amateurs de représentations légères réservées à leur cabinet privé.

12273263690?profile=originalLa tentation du désir charnel
Charles De Wit
Le Baron : Prêtez-moi une de vos nonnes pour passer la nuit.
L’abbesse : Monseigneur !...
Le Baron : Une maigre : c’est vendredi.
                                                                                            Victor Hugo (1802-1885)

      Au XVIIe siècle un courant proche vit le jour. Mais l’axe n’en était plus Anvers ou ses faubourgs, ni Venise ou Padoue, mais plutôt Utrecht et Rome. Ce mouvement s’est cristallisé autour de la figure du peintre Pieter van Laer (1599-1652), dit Il Bambocchio. Bamboche, le « pantin », la « poupée », était contrefait, aimait les excès, ressemblant de fait à Pulcinella, Polichinelle. Les artistes réunis, étaient pour la plupart Néerlandais comme les frères Jan et Andries Both, et Italiens, notamment Michelangelo Cerquozzi. Leur thème de prédilection était la représentation de scènes du quotidien tournant souvent autour de la table ou du jeu, les bambochades.


« Mais Rome d’aujourd’hui, séjour charmant et beau,
Où l’on suit un train plus nouveau.
Le plaisir est la seule affaire
Dont se piquent ses habitants.
Qui n’aurait que vingt ou trente ans,
Ce serait voyage à faire. »

                                                                                        Jean de La Fontaine, 1674


       Un groupe apparenté – Pieter van Laer, Bamboche, faisait partie des deux confréries – était les Bentvueghels, une sacrée « bande d’oiseaux », ou Schildersbent, une sacrée « bande de peintres » en rupture de ban avec les canons imposés par l’Accademia di San Luca, saint patron des peintres. Le capitaine de ces poètes disparus était Bacchus, leur rite d’initiation consistant essentiellement à écluser force canons. Après les libations, le nouvel adepte recevait un surnom de baptême évocateur, le Bouc, le Satyre… Ils étaient originaires du nord de la Belgique ou des Provinces-Unies, voire d’Allemagne. Un Cercle de Bourgogne en somme plus qu’une guilde de bonne conduite. Parmi eux on comptait deux descendants de Breughel l’Ancien, Abraham (1631-1697), dit le Rhingrave ou, plus tard, le Napolitain, et son cadet Jan Baptist (1647-1719), dit Méléagre, tous deux fils de Jan Breughel II le Jeune. Ou un certain Franciscus de Wit, dit Phébus... Tout se tient par la barbichette.

12273264486?profile=original Aert (ou Arent) de Gelder (1645-1727) ?
Le rieur
Musée d’art et d’histoire de Genève
L’homme et le pantin ou la vie comme une pantomime.
Tout rieur vit aux dépens de celui qu’il dépeint. Quoi que…
De Gelder, qui fut l’élève de Rembrandt, est connu pour son Autoportrait en Zeuxis.

Zeuxis (464-398 av. J.-C.), avec sa gueule de peintre grec et ses cheveux aux quatre vents, serait mort de rire en portraiturant une vieille femme, trop laide pour être fixée sur la toile. Nous ne conservons donc d’eux aucuns traits (sinon d’humour).

      A la fin du Seicento et au début du Settecento, quelques Italiens s’inscrivirent, peu ou prou là itou, dans cette veine, tels Giuseppe Maria Crespi (1665-1747), dit Lo Spagnolo de par sa mise, Alessandro Magnasco (1667-1749), Il Lissandrino, ou Giacomo Ceruti (1698-1767), le Pitocchetto.

12273264877?profile=originalGiacomo Ceruti
Garçon avec un panier de poissons (photo captée sur le net)

      Enfin, parmi les modernes on peut penser à James Ensor (1860-1949), lui qui « cherch(ait) refuge vers les masques, afin de ]se[ libérer de toutes les peurs, les gêneurs. » Et un de nos meilleurs peintres contemporains, bien connu de notre réseau, j’ai nommé Charles De Wit, a bien compris cette tradition, si vivace dans le Nord et en Belgique depuis Bosch et les Breughel jusqu’à Ensor justement, cette dérision, ce carnaval qu’est la vie. Il m’a autorisé à reproduire ici trois de ses toiles.

12273265094?profile=original Les poissonniers
Charles De Wit
Une peinture haute en couleur de scènes du quotidien, dans un style qui lui est propre, alliant modernité et tradition, aux tons souvent acides.
Homme d'esprit, ses toiles donnent à penser. Nous pousserons donc cette réflexion dans le billet consacré à Bartolomeo Passerotti.

12273265873?profile=originalLa boutique de marée (détail)
Frans Snyders (Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg)


Ainsi Anciens et Modernes se répondent et s’enrichissent. Leurs palettes se mélangent avec un peu d’imagination et de fantaisie, pour notre distraction.


« J’ay des couleurs blanches et vermeillettes ;
D’inventions j’ay plaines corbeillettes ;
J’ay ce que j’ay, j’ay plus qu’il ne me fault,
Si n’ay point peur d’avoir aucun deffault. »
« J’ai du pot-au-feu, une langue fine
Un peu de poitrine, un filet mignon
J’ai ma femme aussi mais elle me chagrine
Avec ses clins d’œil au garçon. »

                                                                       Jean Lemaire de Belges (1473-1525)
                                                          et André Raimbourg (dit Bourvil, 1917-1970)

Fin de cette seconde partie, pour vos commentaires merci…


« En riant je compose, en riant je veux lire,
Et voilà tout le fruit que je reçois d’écrire. »

                                                                                 Pierre de Ronsard (1524-1585)

12273266274?profile=original Quatre personnages riant avec un chat
Anonyme, ca 1545
Musée des Beaux-Arts, Angers
Une pochade, de la bouillie pour les chats ou presque, d’après Bartolomeo Veneto (ca 1470-1531). Ces Quatre personnages en quête d’hauteur sont néanmoins typiques du répertoire lombard du Quattrocento.

Mais laissons plutôt le latin aux chat-fourrés, levons nos verres et trinquons :


« Vivez, si m’en croyez, n’attendez pas à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »

                                                                                 Pierre de Ronsard (1524-1585)


Quoi qu’il en soit…


« Fais ce que voudras. »

En attendant la ronde des fromages et la farandole de desserts…
Les antipastis sont ici (Niccolò Frangipane) :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/frangipane-et-autres-...

Et la marée est servie là (Vincenzo Campi, 1/2) :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/campi-l-italienne-1-re-partie-la-mar-e-est-servie?xg_source=activity

Michel Lansardière,
avec la complicité de Charles De Wit que je remercie chaleureusement.

12273263870?profile=original(Photo L.M.)

Les poissonniers

Vincenzo Campi (1536-1591)

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Petit à petit...



Voyez-le se donner du mal pour que tout aille,

Voler tout le jour, d’un aller à un retour,
Du nid où piaille la marmaille
A la terre, aux champs, pour une brindille d’un jour.

Parfois il se pose sur le grillage du jardin
Et repose ses ailes fatiguées de ses voyages,
L’oeil rieur, comme un vainqueur coquin
Qui nargue le père vieilli par l’âge !

Petit à petit il construit, tresse, salive ;
Dedans, les petits attendent le bec béant,
Guettant père-oiseau, mère sur le qui-vive,
Porteurs inlassables de ” diners ” incessants !

Ne les cherchez pas, un nid est vite abandonné ;
Une fois le chef-d’oeuvre fini il flotte à tout vents !
Quelques duvets soyeux, seuls, rappellent nos printemps,
Leurs éternels oiseaux joyeux et nos envols rêvés.

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Voeux pour 2018

Je vous présente à toutes et tous mes meilleurs souhaits pour l'année 2018.  J'ai profité des semaines de l'Avent pour me ressourcer, ce qui explique ma relative absence ou presque ici comme ailleurs.

J'ai quelques passions qui au fil du temps ont pris beaucoup d'importance dans ma Vie.  La peinture, l'écriture, la musique (le piano), la lecture et ma chère nature sans laquelle je ne saurais pas être celle que je suis.

Depuis que j'ai commencé, j'ai rencontré de belles personnes qui m'ont soutenue, conseillée, encouragée, honorée ...  Je n'en attendais pas autant quand j'ai commencé, j'espérais juste réaliser mes rêves.  Je ne les nommerai pas toutes car je risquerais d'en oublier mais je tiens sincèrement à les remercier et à leur dire que leur confiance n'est pas vaine.  

En 2017, une collaboration artistique a vu le jour avec Krystin Vesterälen (conteuse). Elle a eu la délicate intention d'écrire des textes sur 21 de mes toiles. J' espère que nos créations communes continueront d'évoluer côte à côte.

Et la surprise est venue de notre chère Liliane Magotte qui ne sait que faire pour rendre le réseau Arts et Lettres vivant et convivial avec la même chaleur et générosité pour les uns et pour les autres. Elle a imaginé et créé un monogramme à mon intention.  Je l'ai reçu comme une belle et grande récompense du court chemin que j'avais accompli.  Je lui avais promis qu'il serait mis à l'honneur sur tout.  C'est chose faite, à partir de 2018 il sera ma signature officielle sur toutes mes créations.  

Je viens de terminer une toile à l'huile qui me tenait à coeur.

En 2016, j'avais suivi le concours Reine Elizabeth consacré au piano.  J'étais littéralement tombée sous l'emprise artistique de Lukas Vondracek le 1er Lauréat du Concours.  

J'avais immortalisé l'instant par un petit texte tout simple :

Lukas Vondracek

Il jouait penché sur son piano,
Il faisait corps avec son instrument'
Je le regardais, absorbée,
Par sa passion dégoulinante,
Par ses mains envoûtées,
Par ses doigts arrondis,
Par une musique sublimée
Par l'âme d'un génie.
Consciente du travail accompli,
Emportée, émue,
J’ai pleuré.

Un prix largement mérité. Quel génie !

Aujourd'hui j'ai voulu l'immortaliser sur une toile.  Je rejoins là ma motivation : Peindre mes émotions ! Mes coups de Coeur ! Mes sentiments parfois et les beautés de la Vie. 

Je vous remercie toutes et tous de me suivre avec autant de convivialité et de générosité.   Je vous souhaite le meilleur pour vous et vos proches et que vos rêves artistiques et autres se réalisent et surtout "faites en à n'en plus finir" comme le disait si bien Jacques Brel.

Bonne et Heureuse Année !

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administrateur partenariats

Un monogramme pour Zoé Valy

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J'avais promis, à une gentille personne, un monogramme. 

Le voici, car ses lettres m'inspiraient,

initiales dynamiques, pointées vers l'avant,

se mariant en entrelacs,

quelques coups de pinceau chinois

pour quelques couleurs,

quelques vers si chers à Zoé.

Qu'elle en fasse bon usage, que ses créations 

respirent la joie et que l'élan créateur ne la quitte jamais.

Amicalement,

Liliane 

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 La page de Zoé Valy c'est ici.

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A suzanne - Le soutien secret

Lors des nuits Saintes -

Chère Suzanne,

J'aime vous retrouver vivante

Et ainsi devant la beauté,

Vous voir pétillante !

Votre émerveillement étincelle 

Ce pur enthousiasme du Ciel !

Vous le sentez,

En êtes gratifiée, 

Vous qui êtes insufflée 

Du Verbe poétique sacré,

Et de sa musique inspirée :

Nous ne sommes jamais

Vraiment seuls abandonnés

En cette dure vallée.

Nos amis invisibles de l'autre côté du miroir

Ou bien encore ceux des lointaines contrées,

Même si nous ne pouvons les voir,

Et surtout nos anges zélés,

Tous ensemble, nous entourent

De leur plus tendre amour.

Si la terre, figée dans sa préhistoire,

Sert toujours des guerres d'un âge infantile

Pour des causes de pouvoir cruel et futile ...

Ou si des ennemis nous accablent

Pour des raisons non moins louables,

Nous crucifiant de façon lâche et inutile,

Quand nous servons la Lumière

Pour en abreuver nos frères,

Gardons confiance et toute notre foi.

Aux cieux les chœurs célestes font retentir leur lyre

Entre Noël et la venue des Sages Rois

Et en ces nuits saintes, nous offrent un océan de joie.

N'oublions pas que les Ailés font régner leur loi

Secrètement parmi nous, ici bas.

Puissions-nous emplir nos cœurs

De leur soutien d'amour et leur ardeur !

Tous mes vœux de plénitude intérieure à vous.

Et que ces temps Sylvestres vous soient doux. 

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 Cher Amis, Familles des enfants de L’Oiseau Lyre d’hier et d’aujourd’hui,

 J’ai le plaisir de vous inviter à venir honorer de votre présence et de celle de vos enfants, amis, parents, la petite fête de signature dédicace de mes 2 derniers livres aquarelle :

LE CHÂTEAU D’OR - Histoire d’anniversaire et de l’ange
 illustré par Marie-Christine Serventi,

LA METAMORPHOSE DU PAPILLON

illustré par Michèle Pouilly

 le samedi 27 janvier 2018 de 14h30 à 17 h.

Les six autres livres précédents de mon édition La Lyre d’Alizé www.lalyredalize.org seront aussi exposés pour pourvoir à votre choix de cadeaux : * Etoiles, Stars, Sterne de Dom Amat pour créer de belles étoiles en papier cristal sur vos fenêtres de l’Avent, * La petite filles à la Lanterne illustré par Michèle Pouilly, * La Petite de Neige illustré par Mariella Fulgosi, * Le Violon Enchanté illustré par Anne-Marie Vaillant, *Les Bergers de Noël illustré par Marie-Christine Serventi et qui fait pair avec Les Rois Mages, illustré parMichèle Pouilly.

Avec la joie de vous revoir et de vous retrouver nombreux pour partager cette belle opportunité offerte de faire connaître mes livres et en toute mon amitié.

 

Rébecca Terniak                                     

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Voeux

Je souhaite à chacun

Un hiver à se réchauffer au coin d'un peu de chaleur humaine,
Un printemps d'éveil, à proximité d'un ruisseau de coeurs en éclosion,
Un été à courir dans les prés, vêtus d'art et de poésie, liberté,
Un automne aux couleurs qui viennent rythmer nos jours d'amour et de passion....
Que chacun puisse y puiser l'énergie nécessaire pour y trouver sa voie, sa raison d'être, vivre ses rêves, ses défis, en toute conscience et sérénité.
Paix et amour à vous tous !

Meilleurs Vœux à vous tous, et au plaisir de partager l'art et la poésie.

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Les rois du monde



Autour du château les serfs se pressent,

Gueux, vilains, loqueteux sur la paille,
Ignorants de tout bords, lies des messes,
Chevaliers des ânes, des bons à la mitraille,
S’agglutinent comme les rats aux déchets
Et dansent la biguine aux vitrines éclairées ;
Au château, le seigneur de ce tableau lacéré
Danse aussi toutes portes jusqu’à ce jour fermées.
Voilà le troupeau, voilà la gueusaille,
Voilà l’affamé, le banni, l’idiot de l’année,
L’éclopé, l’oublié, le pauvre, la honte inavouée
Qui entre par la porte d’un jour de ripaille.
La porte est ouverte un jour pour qu’il voit,
Pour qu’il sente les parfums, goûte des plats,
Hume l’air pur qu’il ne connaît pas
Et crie partout qu’il était à la table du roi !

Rois ou reines du monde :
Tous les précités, de peu de foi désespérés,
Morts aux combats ou à toutes les frondes
N’ont rien d’immonde que du hasard d’être né.
Voyez les yeux d’enfants éplorés qu’ils ont gardé,
Quêtant un regard d’où l’amour s’est envolé.


31/12/2017

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