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Pollen Dahl : de ton geste s'échappe un paysage

De ton geste s’échappe un paysage,

 

des étangs et une source.

 

Et ce jour, cependant, près de la fontaine,

 

tu songes en attendant la nuit.

 

Peut-être est-ce pour partir à la recherche de ces instants

 

où les couleurs se disloquent à l’horizon, inaliénables et captivantes.

 

Nos yeux sont comme intrigués et ta parole naissante.

 

On découvre quels apprêts ajouter. Les rideaux de nuages.

 

L’énergie et les transports qui circulent entre les éléments.

 

Pointant le crayon sur une feuille d’un carnet,

 

je reviens vers toi comme un voilier

 

accostant au réveil et au petit jour.

 

 

Julien Boulier le 1er février 2018

 

poème déposé Sacem : code oeuvre 3434264711 

On peut lire ce poème en écoutant le morceau "pollen Dahl" sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Pollen-Dahl.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/pollen-dahl-by-julien-boulier

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Au moment où la ville somnole encore,

Le matin, mes mains cherchent en rêve

cette présence

sur les touches du piano.

D’ailleurs chercher, voyager,

se demander quelle direction emprunter,

tant de jours,

transcrire en notes puis en mots.

L’âme s’anime en proie à une volonté,

celle d’un geste

qui passe par l’écriture.

Julien Boulier le 30 janvier 2018


poème déposé Sacem code oeuvre 3434162611

On peut lire  ce poème en écoutant la musique sur ma page internet http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-dark.html

ou sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-dark-by-julien-boulier

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La plupart des livres

papillonnent dans ma mémoire,

comme une bibliothèque installée

le long des escaliers.

Toi, souvenir du jour,

tu trouves le temps long,

Alors tu t’enroules autour des semaines,

puis au fil des ans,

autour des saisons

jusqu’à ce que le vent

te détourne de ta route.

Aujourd’hui dispersé, mais recueilli,

Tu divagues, enchanté.

Julien Boulier le 29 janvier 2018

poème déposé Sacem : code oeuvre 3434132911

On peut lire ce poème en écoutant la musique sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Time-sur-d-autres-sentiers.html

ou sur ma mage soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/time-sur-dautres-sentiers-by-julien-boulier

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Artpoetique

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Dernier souffle,

Ne pleure pas mon tendre amour
Oh non, ne pleure pas,
Ne compte pas les heures, les jours
Qui m’éloignent de tes pas,

Ne pleure pas mon tendre amour
Je t’ai laissé nos souvenirs
Dans un album jour après jour
Tu trouveras tous mes sourires,

Et le voilier d’or et d’argent
Qui porte encore notre bonheur
Les songes bleus de nos vingt ans
Sous des soleils tout en couleur,

Et puis la lune et les étoiles
Qui dansaient avec les dieux
Et qui peignaient ainsi la toile
Avec la couleur de tes yeux,

Oh non, ne pleure pas mon amour
Tu m’as donné tant de bonheur,
Tant de douceur jour après jour.
Tes sanglots longs brisent mon cœur !

Toutes ces années ensoleillées
Cueillaient le fruit de la passion
Pour nos lèvres assoiffées
Dans les draps blancs de notre union.

Je garderai en ma mémoire
Nos souvenirs et ton sourire
N’oublie jamais que notre histoire
N’était qu’un pas pour mieux grandir.

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Le dimanche sert à rêver...


                                                                 Le dimanche est un jour de trêve, une suspension de la course du temps, un étirement de tout ses muscles au fond d’un lit douillet, une pause de notre cogitation habituelle. Il est un jour de flânerie permise pendant lequel des habitudes seront bouleversées au profit d’un réel plaisir de vivre. C’est à celui qui agrémentera le petit déjeuner de croissants encore chauds, celui qui sortira son vélo, ira en promenade à travers les sentiers humides du matin quand la forêt s’éveille comme pour lui. D’autres se prennent à courir tout enveloppés de couleurs chatoyantes, activant des muscles endoloris et se mettant à découvrir des forces latentes qui les projettent vers des cieux sans nuages. Le dimanche c’est le repos du guerrier où l’on s’invite en famille, où l’on se prépare consciencieusement pour se retrouver autour d’une table chaleureuse et consensuelle, d’un verre qui aide à dissiper les soucis du quotidien, d’un quartier de tarte et où les absents ont aussi une place. Le dimanche, les enfants jouent entre-eux, font du bruit mais ne dérangent pas, c’est aussi leur trêve parentale. Le dimanche on se fait beau, on va au ciné, au resto, au théâtre.On chante à la messe, on prie Dieu. Tout est permis, coloré, aimant, apaisé. On y fait des projets, tout devient possible lors de cette journée qui n’est pas un jour comme un autre. Le dimanche est comme un voile de sérénité et de douceur qui s’abat sur la foule en délire. Il sert à rêver à une vie meilleure, sans doute à y puiser ce qui est si difficile à réaliser les autres jours. La naïveté de l'enfance y retrouve-t-elle un peu sa place .


Pensée d'un dimanche 28/01/2018

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administrateur théâtres

«Et prenant la fleur de cassie qu’elle avait à la bouche, elle me la lança, d’un mouvement du pouce, juste entre les deux yeux.» Prosper Mérimée, Carmen

 

Depuis ce temps et  la création en 1875 à Paris de l’opéra de Georges Bizet sur la scène lyrique parisienne, la Seine a bien coulé et débordé de nombreuses fois hors de ses rives. A Liège ce soir, un vent de liberté a secoué les bords de Meuse. Un réel débordement d’émotions et la beauté spectaculaire des tempêtes. Voici Carmen, plus que décoiffée, cheveux aile de corbeau, coupe courte comme en 1925, tombée dans le huis-clos d’un cirque, et bien décidée d’ en sortir! 

L’image contient peut-être : 1 personne, sur scène

La voix de Nino Surguladze , originaire de Tbilissi, Georgieprend toutes les positions, dans un vibrant kamasoutra d’émotions. La belle  qui l’incarne à la perfection, corps, souffle, voix et âme, se nomme fièrement  et fascine comme aux premiers jours de la lecture de Mérimée, touchant l’imaginaire en plein cœur. Tout est dit : « L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser.»  La liberté est son apanage, elle fuse vers le ciel pour exiger son droit au désir et au plaisir. Les arguments les plus nobles ne l’empêcheront pas de se jeter à travers la montagne, fuir le bonheur confortable, et palpiter dans les bras d’un nouvel élu! La bohémienne enchante, ensorcelle, et se laisse égorger comme cette chèvre de la même époque (Lettre de Mon Moulin 1866) face au loup qui la regarde avec ses yeux de braise. Etoile de sang, elle combattra jusqu’au petit jour… usant de ses sulfureux déhanchements, de ses regards appuyés, de sa voix  trempée dans quelque mélange alchimique précieux, qui ne peut que transformer l’éphémère en universel. Elle est accompagnée de ses deux amies, Frasquita et Mercédès deux galantes primesautières et délurées: Alexia Saffery  qui remplace pour l'ensemble des représentations  Natacha Kowalski, et Alexise Yerna.

L’image contient peut-être : 2 personnes Don Jose/ Marc Laho partagé entre l’amour et le devoir est pareillement intéressant. Au fur et à mesure de la prise de conscience de sa subjugation pour la sauvage maîtresse de son cœur, il gonfle sa voix d’émotions nouvelles,  de plus en plus désespérées, de plus en plus convaincantes, et pourtant renvoyées  par la belle adorée avec la plus grande désinvolture.  Le combat final avec son nouveau  rival Escamillo, un très brillant  Lionel Lhote, est prémonitoire, il lui sert pourtant à comprendre qu’il ne peut pas gagner!  Au dernier tableau, dans le silence du cirque désert, son crime passionnel l’enferme à jamais dans l’enfer de la culpabilité. Il  s’est  définitivement  écarté des  les chemins  vertueux -  sans doute inculqués par sa mère navarraise apôtre de l’abnégation,  qui disaient - peuchère - que l’amour …prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune… - Ah la  pauvre Micaëla / la très blonde vénitienne Silvia Dalla Benetta! Proie de la passion, pris de folie,  - peut-on tuer l’être aimé par amour ? - Don Jose ne contrôle plus rien et surtout pas ce couteau qui jaillit de ses mains et commet l’irréparable.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises et barbe

 Dans ce magnifique décor de pacotille, la théâtralité est omniprésente puisque la version choisie par le metteur en scène  est  la version parlée de l’œuvre. Dommage pour Roger Joakim qui interprète le lieutenant Zuniga aux côtés du brigadier Morales / Alexei Gorbatchev et n'a pas beaucoup de lignes chantées...mais dont la prestation est néanmoins très aboutie et  presque cinématographique. Tous les belges sont au top, que de belles dictions et de superbe en scène! C’est le vivant qui prime,dans ce foisonnement baroque,  avec au début, sans paroles ni musique, un fascinant feu d’artifice:  la frappe passionnelle des talons, ces  claquement  de mains des couples de danseurs qui ne cesseront de venir tournoyer ou d’observer de l’intérieur les progrès de l’intrigue. Le plateau est une piste humaine.  The world is a stage … Die Welt ist ein Zirkus sagt des Meister Henning Brockhaus .    Il n’épargne pas les chorégraphies, les acrobates et les merveilles circassiennes. Le décor est beau comme une boite à poupées… Et les costumes sortent des fabuleux ateliers liégeois. Ne parle-ton  d’ailleurs  pas des vertus du  Gesamtwerk? Cela ne peut évidemment pas plaire à tout le monde… L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes sur scène

Dans une telle œuvre, les chœurs bien sûr sont à l’honneur. Pierre Iodice, comme toujours, sur la scène lyrique de Liège est garant de la qualité vocale à travers les déplacements surprise, tantôt à un balcon, tantôt à un autre, tantôt dans la mêlée, mais toujours, la diction est limpide comme l’eau des montagnes… Et  tout  à la fois,  pour le plaisir exquis de notre écoute, la chef d’orchestre Speranza Scappucci  consume l’orchestre dans la  légèreté et la musicalité absolues. Plantée dans le sable elle échafaude une cathédrale de légèreté. Toute en fumée comme  celle des voluptueuses cigarières exotiques…  Elle geste la partition, avec fougue et tempérance à la fois, jetant des poudres pudiques sur des moments d’intime tendresse…Elle convoque les coups de foudres  de l'Amour et ses désespoirs, et les terribles coups de faux de la Mort.  C’est elle aussi qui administre les adorables chœurs d’enfants déguisés en taureaux. Quelle chance, cette rencontre de Opéra Royal de Wallonie-Liège et  de cette amazone solaire reine de la musique dont ils ont fait leur chef principal !

 d'autres détails: ici

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/nouvelle-production-de-carmen-l-op-ra-royal-de-wallonie-li-ge

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De loin,

 

je vois l’eau et la lumière.

 

Dans mon ombre,

 

ces paysages.

 

La pluie,

 

autre moment de prose.

 

L’image du soir qui disparaît.

 

Où est cette avancée dans le temps ?

 

Il était rare

 

d’y entendre l’écho de sa voix.

 

A chaque fois

 

ses mots viennent

 

comme ceux d’une chanteuse.

 

Julien Boulier   le 27 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3434078911 

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ces deux liens : 

http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-decade-compose-le-03.html

https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-decade-by-julien-boulier-compose-le-03-novembre-2017

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Nous voulons l’éclat des galets.
 
Je t’écris en silence.
 
Le murmure de ton regard
 
s’impatiente
 
en présence de cette question.
 
Ce vers quoi nous allons ?
 
A la lettre,
 
au dehors,
 
vers l’attente de nos mains.
 
de Julien Boulier le 26 janvier 2018
 
poème déposé Sacem code oeuvre  3434061111 

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ces deux liens : 

http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-carmine.html

https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-carmine-by-julien-boulier-compose-le-03-novembre-2017

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Le livre de la nuit, le livre du jour.

 

La minute dorée.

 

Le vent et la lumière se retrouvent.

 

Vais-je, dans ma mémoire,

 

reconnaître ces visages ?

 

La sagesse,

 

la vallée des échos perdus.

 

Devant ses yeux,

 

nous n’étions que ces heures partagées,

 

ces mots retrouvés.

 

Qui que tu sois, randonneur du temps,

 

tu maintiens ta vie

 

au milieu des illuminations.

 

 Julien Boulier le 25 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3434004211

Vous pouvez lire le poème en écoutant la musique du morceau sur ma page internet : http://www.julien-boulier.net/Time-passagerement.html

ou sur ce lien de ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/time-passagerement-by-julien-boulier

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CET AMOUR LA...

Cet amour là

C'est bien celui

Qui suit nos pas

Quand on s'enfuit?

Il est la vie

Il donne du sens

A nos envies...

Si on l'ignore

Pour quelques temps

C'est qu'il s'agrippe

A nos élans!

C'est une drogue

Pas toujours douce

Elle nous enrobe

Et puis nous trousse...

Cet amour là

Il est chagrin

Même désespoir

Et pourtant joie!

C'est notre chance

Et grâce à lui

Des jours qui dansent...

On peut en dire

Certes, bien des choses

Et même ternir

Sa couleur rose...

Il nous regarde

Et il sourit

Nos mises en garde

Sont son défi...

Cet amour là!

J.G.

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administrateur théâtres

Les souffrances du jeune Gauthier, exorcisme de la douleur...

....Gauthier est un clown sans frontières. Sambuca est son ange triangulaire... Face aux victimes de la guerre, de la misère ou de l'exclusion, aujourd'hui, il perd le sens de sa vie à un point qui pourrait lui être fatal.....

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Attendu que la mort  de la chanteuse Amy Winehouse ( 27 ans) dans son appartement de Londres est restée inexplicable (Back to Black!) ;

Que Gauthier est né sans le vouloir ;

Que sa générosité  naturelle et sans limite l’a mené des Philippines au Liban, en passant par un an cœur du  Cambodge, pour faire renaître le sourire  dans le cœur et les yeux d’enfants orphelins, déshérités, enfermés dans des camps ;

Qu'il s’est inondé  pendant dix ans de toute la misère du monde et n’a plus un coin sec où pleurer ;

Que son ange triangulaire - que certains nommeront conscience, psy, meilleur ami imaginaire ou non - va faire tout pour lui faire retrouver le goût de vivre et la flamme rayonnante indispensable à tout être humain, selon la formule bien connue de « rise and shine ! » ou de « this little light of mine ! » ;

Que nous assistons à une authentique séance de shamanisme pour chasser les fantômes malfaisants et trompeurs, volutes de fumée  lumineuse et transes garanties ;

Que l’on touche de près  à l'absurdité de la souffrance, aux questionnements, et  à certains souvenirs personnels, de part et d'autre de la frontière entre la scène et le public, mais où est passée la frontière?  

Que Gauthier a livré toute son histoire à Pietro ;

 Et...

Pas n’importe lequel: Pietro Pizzuti, en personne et que celui-ci, l’a recueillie, comme il recueille les migrants du Parc Maximilien  et  a construit au milieu du délire,  un personnage fulgurant, chasseur de tous les faux-semblants et de toutes les impostures ;

Que sieur Alain Eloi, véritable caméléon ensorceleur, spécialiste du changement de  peaux et de mots, n’est pas le flic des ONG, mais fait résonner la sagesse au milieu de la catastrophe et a été présent aux côtés de Gauthier depuis  le jour de sa naissance ;

Que la richesse intérieure de Gauthier - Clown et Comédien - est aussi inépuisable que ses bulles ;

Que la colère et le doute animent le jeu, dès les premières répliques ;

Que le décor est un chaos  poétique et surréaliste savamment  organisé ; 

Que l’association Clown sans frontières Belgique qui part régulièrement aux quatre coins du monde et en Belgique est une organisation solidaire qui ne table que sur le pur bénévolat, et sur le  timide soutien d’un public  heureusement révolté par la souffrance qu’endurent des millions d’enfants  en  situation de guerre, d'abandon ou de famine ;

Que ce sont la guerre et la violence qui n’ont pas de frontières ;  

Qu'en définitive le jeu  des deux acteurs est magnifique et palpitant d’un bout à l’autre ;

Que Gauthier est prêt à  arrêter les pilules qui le maintiennent en vie pour oublier l’horreur vécue au coeur  des ténèbres,  et qu’il a vu qui étaient les vrais salauds…rapport aux gosses, et rapport à Amy Winehouse…sans doute ;  

Qu’il ne voit même plus  ce qu’est devenue son âme, qu’il a perdu sa liberté de penser, d’agir, que rien ne va plus… tant il a  côtoyé l’innommable ;

À quoi bon faire rire ces enfants?

Mais que l’Ange l’a sommé de CONTINUER,

Et que  l'aube s'est levée quand Gauthier a promis de TRANSMETTRE,

 

Pour toutes ces raisons aussi futiles qu'inimaginables,  il faut se précipiter voir cette pièce qui n’est pas une pièce, ni une pièce de musée mais une pièce d’artillerie contre l’injustice, la haine, le pourrissement. Une pièce à conviction, car elle redonne le souffle vital, le bon sens, et plus généralement le rire aux lèvres, grâce aux sortilèges des nez rouges et leur armée de pitreries, 

Et puis, c’est tellement dense, qu’il vous faudra un temps d’arrêt pour ressentir profondément ce que cela fait, et comment gérer vos nouvelles émotions, et comprendre qu’il en faut peu pour être heureux et se mettre à rayonner chacun avec ses propres talents…

 

Et surtout, l’écriture explosive et onirique de la mise en scène porte la belle signature de Christine Delmotte, véritable révélatrice d’humanité! Sorcière si éprise de liberté qu'elle puise  le pouvoir de ses philtres magiques  dans les plis de son âme, de ses racines, de sa capacité à aimer, de ses rages et de ses  failles où  transparaît  la LUMIERE! 

16-amywinehouse-ap1.jpg

http://www.atjv.be/Qui-a-tue-Amy-Winehouse

                                                Qui a tué Amy Winehouse ?

                                                              De Pietro Pizzuti, mise en scène de Christine Delmotte avec Gauthier Jansen et                                                                Alain Eloy. Du 17 janvier au 3 février 2018 à 20h30 à l’Atelier Théâtre Jean                                                                      Vilar et du 28 février au 31 mars 2018 auThéâtre des Martyrs.

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administrateur théâtres

Carmen, J - 2

Pour débuter l’année 2018, une nouvelle production de Carmen sera représentée sur la scène de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège. Sous la baguette du chef principal attitré Speranza Scappucci, une mise en scène spectaculaire emmènera Nino Surguladze et Gala El Hadidi dans le rôle-titre, mais aussi les Belges Marc LahoMickael SpadacciniLionel Lhote et Laurent Kubla.


 Pour rappel, la saison se poursuivra  avec Le Domino Noir de Daniel-François-Esprit Auber,  mais voici les détails de ce premier opéra de l'année à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège dont la première est affichée dans deux jours et qui COMPORTE DEUX DISTRIBUTIONS  

«Carmen est l’un des opéras que j’apprécie le plus.
Quand j’étais petite, mes parents m’avaient emmenée
voir le film éponyme de Francesco Rosi avec Placido
Domingo. On peut dire que c’est grâce à ce
Carmen que je suis tombée amoureuse de l’Opéra.
Au cours de ma carrière, j’ai souvent travaillé cette
oeuvre, qui est parfois considérée à tort comme une
« comédie musicale ». Or c’est une grande tragédie
avec une musique fantastique. Je suis également très
heureuse de la diriger dans un pays où l’on parle le
français».

Entretien avec Speranza Scappucci, 25 mars 2017.

L’opéra le plus célèbre du monde débute comme une opérette espagnole et se termine dans une effroyable tragédie. Georges Bizet, que la mort fauchera à 36 ans avant de pouvoir mesurer le succès de sa Carmen, réalise là une prouesse musicale et vocale exceptionnelle qui fait date dans l’Histoire de l’Opéra. Il nous offre quelques-unes des plus inoubliables mélodies du répertoire, dans un exotisme omniprésent et avec une force dramatique inouïe. La fameuse scène des gitanes où les cartes prédisent la mort à Carmen est l’un des sommets d’une partition passionnée, exubérante et habitée de personnages aussi tragiques qu’attachants.

L’amour est un oiseau rebelle, Près des remparts de Séville, La fleur que tu m’avais jetée,tant d’airs si populaires aujourd’hui qu’on en oublie l’accueil glacial du public lors de la première en 1875. Carmen se démarquait des créneaux habituels de l’opéra-comique, un genre plus léger, associant chant et dialogues parlés. Est-ce la musique ou le réalisme du sujet qui choqua ? Très vite pourtant, Carmen triompha sur les scènes du monde entier.

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http://www.operaliege.be/fr/activites/carmen-0

La mise en scène

Pour sa première venue à Liège et concrétisant ainsi un projet qu’il caressait de longue date, le metteur en scène
Henning Brockhaus a choisi de situer l’action de Carmen dans l’univers d’un cirque un peu décalé : acrobates,
figurants et danseurs de flamenco rejoindront les solistes et le choeur dans une arène évoquant la corrida du
dernier acte. Inspiré par le théâtre épique de Bertolt Brecht, la vision de M. Brockhaus s’affranchira du pittoresque
souvent associé à Carmen pour offrir une dimension nouvelle et fraîche à cette histoire. En conséquence,
l’oeuvre sera présentée dans sa version originale avec dialogues parlés.


LE CARACTÈRE INFINIMENT ACTUEL DE CARMEN

Entretien de Silvia Campana avec Henning Brockhaus in L’Opéra - International Magazine, Spécial Opéra Royal de Wallonie-Liège,supplément au n°19, Milano, septembre 2017, p. 63


Henning Brockhaus sera à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège pour mettre en scène une nouvelle production de
Carmen, à laquelle il apportera une expérience culturelle complexe. Cette dernière commence par des années
de musique, de sciences, de philosophie et de psychologie. Mais elle se modèle et trouve sa vocation dans la
rencontre avec Giorgio Strehler, au Piccolo Teatro de Milan.
De là débute une carrière qui l’a mis en contact avec divers genres théâtraux sur lesquels il s’est appuyé avec
intelligence et esprit d’innovation. Ainsi sont nées des mises en scène qui ont laissé leurs traces et constituent
autant de modèles d’une façon différente et nécessaire de présenter l’opéra. Carmen exerce une fascination
irrésistible et est devenu terrain d’expérimentation pour tous les grands metteurs en scène qui s’y sont essayés.
Nous avons demandé à Henning Brockhaus de nous suggérer quelques idées permettant au spectateur d’approcher
le travail de Bizet à la lumière d’une conscience critique renouvelée.
Carmen est l’opéra le plus représenté dans le monde. Pour quelle raison ?
« ‘Carmen’ est l’opéra le plus compréhensible, tant du point de vue musical que du point de vue du livret. Il
s’inscrit dans la tradition de l’opéra-comique et on pourrait même le comparer au Songspiel, comme dans les
œuvres de Kurt Weill. La trame est infiniment actuelle et la musique pénètre instantanément le cœur ; il n’y a
rien d’artificiel, tout est naturel ».
Pourquoi chaque metteur en scène rêve-t-il de signer une version de Carmen ?
« Cet opéra stimule beaucoup la fantaisie. Tous les personnages débordent de caractéristiques et la musique,
avec ses rythmes entraînants et ses couleurs marquées offre au metteur en scène une immensité d’inspirations ».
Quelle est votre vision de l’opéra de Bizet ?
« L’opéra de Bizet se déroulera au sein du monde du cirque et du spectacle érotique. Je renonce à tous les rappels
pittoresques qui gravitent autour de cette œuvre et offre une dimension nouvelle et fraîche à cette histoire ».
Qui sera Carmen, la protagoniste de votre version ?
« Carmen sera une dame très érotique et séduisante, capable d’aimer et de jouer avec l’amour ».
Carmen est-elle capable d’aimer ?
« Carmen ne se laisse pas posséder. Son sens de la liberté est extrême, elle ne s’attache à personne et personne
ne peut l’attacher. Les hommes autour d’elle sont tous des bourgeois et voient l’amour comme de la possession.
Aimer, pour Carmen, c’est faire l’amour, au sens physique ou, comme nous disons aujourd’hui, coucher. Carmen
ne connaît pas toutes les conceptions bourgeoises de l’amour et n’a pas non plus une vision religieuse. Sa façon
d’aimer a quelque chose d’animal et est empreinte de liberté. Mais Carmen est également très seule dans sa
façon d’être. Elle ne parvient pas à trouver la relation qui lui convient ; c’est également pour cela qu’elle change
continuellement d’homme ».
Que doit éviter un réalisateur qui décide de mettre Carmen en scène ?
« Il faut éviter de tomber dans les clichés pittoresques de carte postale ».

LANGUE : Français DIRECTION MUSICALE : Speranza Scappucci 

MISE EN SCÈNE:Henning Brockhaus 

CHEF DES CHŒURS : Pierre Iodice

ARTISTES : Nino SurguladzeGala El HadidiMarc LahoFlorian LaconiSilvia Dalla BenettaLionel LhoteLaurent KublaNatacha KowalskiAlexise YernaPatrick DelcourPapuna TchuradzeRoger JoakimAlexandre Tiereliers

 8 REPRÉSENTATIONS :  Du vendredi, 26/01/2018 au vendredi, 09/02/2018

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«Carmen met le monde qui l’entoure sans cesse au défi. C’est une femme
forte, libre, jeune, jamais vulgaire. Elle est intelligente, sensuelle, courageuse!
Les qualificatifs ne manquent pas. Toutes les femmes peuvent se reconnaître
en elle. Elle est et restera intemporelle. C’est en cela que réside sa force et
sa grandeur.»
«Bien que Carmen s’insurge contre les tabous de notre société, bien
qu’elle puisse être parfois cruelle, c’est une femme authentique, qui sait ce
qu’elle veut. Elle ne ment jamais, elle a un don pour l’amitié, pour l’amour
inconditionnel. [...] C’est une femme libre qui, au nom de cette liberté qui
lui est si chère, est prête à sacrifier sa vie! Comment ne pas s’attacher à une telle personnalité?»


Nino Surguladze in L’Opéra - International Magazine, Spécial Opéra Royal de Wallonie-Liège, supplément au n°19, Milano,septembre 2017, p. 60

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«A présent, au cours de l’hiver,

 

le temps est comme l’arbre,

 

jusqu’à n’être que silhouette,

 

ombre ou secret.

 

Il agit en toute chose.

 

Il est herbe et chemin,

 

chêne et tilleul.

 

Comme un film

 

à travers les ramures,

 

passagèrement.

 

Je ne sais si un jour,

 

son chant

 

deviendra insaisissable, inaltérable. »

 

Julien Boulier,  le 23 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3433933311

On peut lire le poème en écoutant mon morceau sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-Melpomene.html

ou sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-melpomene-by-julien-boulier

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administrateur théâtres

« Métamorphoses » d’après Ovide 

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont.

Edmond Rostand, Chantecler Acte I, scène 2

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                                                       Le rideau rigide et noir se lève sur un paysage désolé d’arbres en postfabriqué,  ou en contre-plaqué, qui ressemblent  à de tristes poteaux télégraphiques… Mais…surprise!  Les voilà qui  communiquent encore! La preuve : cette séance d’extase  osmotique où  les neuf comédiens se sentiront tout à coup, partie de la vie secrète de l’arbre et de son flux vital. L’arbre est à jamais principe vital d’énergie et rêve collectif.  Pourtant,  les hommes ont détruit leur milieu naturel et des rescapés émergent d’un méchant abri, une bicoque bien top étroite pour tant de monde. Un  personnage se met à déchiffrer des pages d’un livre tombé du ciel.  Ce sont les premières  pages des « Métamorphoses » d’Ovide, livre fondateur. Elles sont lues avec chaleur respectueuse par  Laurent Tisseyre.  Le précieux  papier n’est-il pas métamorphose industrielle d’un arbre vivant et bruissant d’oiseaux désormais disparus?   Il n'y a plus que le verbe et les étreintes furtives pour relier puissamment les vivants. Il fera éclore des textes associés,  plantés comme des fleurs sur les lèvres des comédiens.

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                                                               La pièce  se fait foisonnement d’échos proches ou lointains, qui remue les cendres de mondes disparus pour en  recueillir les dernières germinations. De précieuses boutures dans des pots de fleurs  portent chacune  les prénoms des comédiens (Maxime (Anselin), François (Badoud), Dolorès (Delahaut), Stéphanie (Goemaere), Thierry (Lefèvre), Sylvie (Perederejew)Camille (Raséra), Hélène (Theunissen), Laurent (Tisseyre). Elles semblent  la seule richesse  qui a réussi à conserver la saveur du vivant. Elles reçoivent de tendres caresses et  des soins jaloux.   C’est au tour de Sylvie Perederejew d’entonner le chant du monde: « Tout change, rien ne périt ; le souffle vital circule, il va de-ci de-là et il prend possession à son gré des créatures les plus différentes ; des corps des bêtes il passe dans celui des hommes, du nôtre dans celui des bêtes ; mais il ne meurt jamais. »

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                                                         C’est ensuite au tour du petit cahier de Kinji Imanishi de prendre son envol. Verba volant… scripta manent ! Années 30,  la  jeune écologue japonaise, craint de voir ses recherches interrompues par l'entrée en guerre du Japon. Elle a consigné dans un cahier d'école les principes et les intuitions qui ont guidé son travail sur le vivant. Tout n’est pas que concurrence et la sélection naturelle, elle propose une  sagesse et une vision nouvelle du tableau de la nature. Tous les organismes sont en relation.  Et ainsi de suite, la mosaïque de sagesses diverses se compose et s’enchaîne sous la direction de Pascal Crochet,  transformé en prophète. Sachez-le : selon Ovide, Pythagore, le premier,  fit grief aux hommes de servir sur les tables la chair des animaux mais  ne fut pas écouté… « Que votre bouche ne touche qu'à des aliments obtenus sans violence ! »  On  frissonne en écoutant la belle histoire d’amour de  Philemon et Baucis, ce vieux couple pieux fidèle et si hospitalier transformé en chêne et en tilleul à un seul tronc par les dieux Zeus et Hermes. 

                                                        Le spectacle bourgeonne sur plusieurs plans: non seulement à travers le florilège mais aussi à travers les chorégraphies, les jeux de lumières,  et le jeu théâtral et sur  différents niveaux, comme à l’opéra. Il y a notamment un  lieu d’ablutions lumineuses, où semblent  se jouer de multiples métamorphoses. Le rêve ?

                                                        Certains spectateurs ressortiront affectés, pour qui découvre l’urgence des soins que l’on doit apporter au chevet d’une nature moribonde, d’autres, déjà très sensibilisés  par la problématique ressortirons encore plus angoissés que nature, tant le message est pétri d’urgence. On constate que les comédiens ont  dû longuement travailler ensemble pour mettre au point ce  plaidoyer vibrant pour la survie du vivant. Comment ne pas adhérer à leur discours solidaire et généreux, artistique et poétique, où le plaidoyer pour l’arbre est intimement lié à celui de l’homme, comme le prouve le discours de Francis Hallé, une autre pépite générée par le brassage des Métamorphoses. C’est  véritablement  l’amplification théâtrale et les racines adventives du propos qui  importent.  Et le tout semble s’écouler,  comme  l’inéluctable fleuve du « panta rhei » du cher Héraclite.

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                                                        Enfin, une pensée finira par ne plus pouvoir nous quitter: « Il m’apparaît de plus en plus clairement que nous sommes en train de créer les conditions de notre propre perdition… que nous nous autorisons toutes les bonnes choses dont nous jouissons aujourd’hui au détriment du futur. Nous n’avons pas le droit d’hypothéquer l’existence des générations futures à cause de notre simple laisser-aller. Nous devons nous poser la question, et c’est un commandement moral : qu’avons-nous le droit de faire ou de ne pas faire ? On ne devrait plus s’interroger sur ce que l’homme peut découvrir et développer, mais plutôt se demander ce que la nature est encore capable de supporter. Notre appétit de consommation ne doit pas constamment croître comme ce fût le cas jusqu’à présent. Nous sommes dans une situation clinique, au chevet d’un malade. Et nous sommes ici simultanément les patients et les médecins. Si nous ne sommes pas prêts au sacrifice, il n’y a guère d’espoir. »  

                                                       La salle, remplie de jeunes des écoles médusés,  écoute le message polysémique. Les uns avec consternation,  d’autres, bouleversés jusqu’aux larmes devant la neige noire qui tombe sur la cabane, alors que des voix étranges aux messages incompréhensibles  investissent les « arbres ». Cependant que  les comédiens,  tels les  bourgeois de Calais marchant au supplice, regardent le corps nu d’une femme se fondre et s’unir à la terre… Voilà donc une épopée philosophique grand format assez effrayante,  mais qui remet la sacralité de la vie et la renaissance au premier plan!

http://theatre-martyrs.be/saison/metamorphoses/1D4EF2AE-01CE-0DBF-02AB-BE93A00D9A03/

 

JEU Maxime AnselinFrançois BadoudDolorès DelahautStéphanie Goemaere, Thierry Lefèvre, Sylvie PerederejewCamille RaséraHélène TheunissenLaurent Tisseyre
SCÉNOGRAPHIE & COSTUMES Satu Peltoniemi
TRAVAIL DU MOUVEMENT Anne-Rose Goyet
COSTUMES Anne Compère
CRÉATION SONORE Raymond Delepierre & Pascal Crochet
CRÉATION LUMIÈRES Florence Richard
RÉGIE Nicola Pavoni & Justine Hautenauve
DIRECTION TECHNIQUE / CONSTRUCTION DU DÉCOR Stéphane Ledune, Frédéric Nicaise & Simon Detienne
ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Boriana Todorova
CONCEPTION & MISE EN SCÈNE Pascal Crochet

PRODUCTION Théâtre en Liberté
COPRODUCTION La Coop asbl
Avec l’aide de Distinguo et le soutien du Centre Des Arts Scéniques.
Avec le soutien de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge.

Photos : Isabelle De Beir

 

On en parle dans la presse :

 http://www.lalibre.be/culture/scenes/metamorphoses-sculpturales-aux-martyrs-5a57c982cd7083db8b82f592

http://www.lesuricate.org/metamorphoses-dovide-theatre-martyrs/

http://focus.levif.be/culture/scenes/critique-theatre-ovide-au-camping/article-normal-785519.html

Dossier pédagogique: http://theatre-martyrs.be/wp-content/uploads/2017/12/TMADOSPED-M%C3%A9tamorphoses.pdf

 

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ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

                                ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

Du 14-12 au 31-12-17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart 35, 1050 Bruxelles) a eu le plaisir de terminer l’année en vous présentant une exposition consacrée au peintre suisse, Madame ELIETTE GRAF, intitulée DE LA POESIE A LA MAGIE DU REVE.

Est-ce le rêve qui est poétique? Est-ce la poésie qui est magique? L’un étant consubstantiel à l’autre, cette alchimie onirique trouve son expression dans l’univers candide et feutré de cette très belle artiste.

Que ce soit dans les grands formats comme dans les petits, le dénominateur commun réside tant dans la délicatesse des couleurs que dans celle du trait. A un point tel qu’à l’analyse, le trait s’étiole, comme aspiré par la couleur. Il ne demeure que la forme, à la fois sensible et fantomatique, aboutissant dans la magie de l’apparition. Car il y a dans l’œuvre de cette artiste une dimension épiphanique, créée par la délicatesse d’un chromatisme pastellisé. Rares sont les couleurs violentes. L’atmosphère est tendre, baignant dans la poésie de l’instant. Instant lequel par le traitement du sujet, cadré à l’intérieur de l’espace, devient intemporel. Le chromatisme s’étale comme une brume enveloppant l’ensemble. La forme naît de la couleur et s’empreigne jusqu’à se muer en une matière à la fois physique et onirique. A’ la charnière entre figuratif et abstrait, la forme devient vaporeuse au point de faire de la figure humaine une silhouette se fondant dans la composition. Les œuvres sur grands formats sont extrêmement fouillées par rapport aux petits formats, plus dépouillées. Progressivement, la « poésie devient magie du rêve ». Le conte de fées devient peinture.

Trois écritures définissent l’œuvre de l’artiste :

  • Grands formats : a) sujets féeriques soutenus par un chromatisme fouillé b) sujets exclusivement urbains centrés sur des vues nocturnes
  • Petits formats : dépouillés avec un chromatisme efficace mais moins prononcé sur la surface de l’espace

Le visiteur constatera sans peine que la couleur dominante dans l’œuvre de l’artiste est le bleu.

RONDIN (95,5 x 94 cm-huile sur toile)

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A’ partir de cette même note bleu scintillent d’autres couleurs, telles que le vert, le jaune ou le rouge, traités comme des satellites autour de la ronde que forme les 10 silhouettes évoluant autour des deux personnages centraux.

La peinture d’ELIETTE GRAF ruisselle de symboles. Certains appartiennent à sa mythologie personnelle, d’autres sont d’origine maçonnique.

LES VEILLEURS DE NUIT (111 x 114 cm-huile sur toile)

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La couleur bleu est toujours la couleur dominante. Seule lui est opposée le blanc servant à donner le volume à l’architecture dans la volonté nette de dynamiser l’ensemble par le biais d’un jeu cubique. Dans cette œuvre les personnages-silhouettes semblent être plastiquement plus affirmés, en ce sens que chacun d’eux s’inscrit matériellement dans la couleur par laquelle il est issu. Le bleu que l’on retrouve comme un leitmotiv sur la plupart des toiles est un bleu en différents dégradés, ce qui tend à donner du paysage nocturne un aspect festif, presque solaire, s’il ne s’était pas agi de la nuit. L’astre lunaire dont la lumière baigne la toile a des allures de soleil nocturne.

REVE DE CIRQUE (70 x 93 cm-aquarelle)

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Il y a dans cette œuvre une atmosphère « chagallienne » à la fois par l’élan partant du bas vers le haut, assemblant la ville dans un espace ramassé. Ensuite par l’attitude du personnage à la pipe de laquelle s’échappent des bulles. Son attitude penchée vers le bas rappelle fortement (même de façon involontaire) celle de certaines figures de Chagall. Il s’agit d’une image lointaine. D’un cirque lointain. Une vue plongeante sur le chapiteau. Mais ce n’est qu’une évocation onirique du cirque. Nous ne l’apercevons que de loin. Nous n’y entrons pas comme chez Chagall. Les personnages évoluent dans les airs, exactement comme dans un rêve. Le rêve vole au-dessus de notre tête. Au-dessus de notre rationalité. Ici, il vole au-dessus du cirque. Les artistes évoluent dans le bleu du ciel. Ils sont évanescents, presque immatériels. Tandis que chez Chagall, par le biais du traitement chromatique fait de couleurs vives, ils incarnent la magie dans une inconditionnelle matérialité plastique.  

Les toiles de petites dimensions constituent un tour de force.

DIS-MOI OU TU VAS? (60 x 40 cm-aquarelle)

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la couleur bleu-nuit enveloppant l’arbre dilaté, confère à ce dernier une matérialité aussi plastique que si cette œuvre avait été réalisée à l’huile. Admirables sont les personnages-silhouettes. Ils sont le sujet du tableau.

Leur évanescence, presque translucide, répond à la question placée dans le bas de la toile : « Dis-moi qui tu es. Dis-moi où tu vas ». Le décor désertique de l’ensemble ajoute une dose d’angoisse dynamisant le questionnement métaphysique. L’arbre est conçu à partir d’une variation sur le gris-noir laquelle par son côté squelettique amplifie la vérité de ce questionnement. Seuls les trois oiseaux couleur or, se profilant dans leur frêle silhouette, apportent l’espoir à ce même questionnement.

Observons que la couleur bleu du ciel qui d’habitude enveloppe l’espace est ici contenue par le blanc du cadre. Le chromatisme ne recouvre pas l’entièreté de l’espace.

LA GRANDE VILLE (45 x 35 cm-aquarelle)

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on ne peut qu’être médusés par la verticalité constituant la ville à partir de la finesse du trait exécuté sur un si petit espace. Les personnages, presque des insectes observés de loin, entament un chemin ascendant qui les conduit vers la ville. Il s’agit d’une ville « calme », aux couleurs tendres se détachant à partir d’un arrière-plan laiteux. Il ne s’agit en rien de la mégapole que nous connaissons. Mais bien d’une ville trouvant son visage humain à travers le conte de fées, par laquelle les personnages s’engouffrent à travers une brèche lointaine.

A côté d’un figuratif généralement fuyant (les personnages-silhouettes), l’abstraction a également droit de cité.

PARADIS DE COULEURS (99 x 96 cm-huile sur toile)

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est une symphonie chromatique où les couleurs se répondent sans s’entrechoquer formant un ensemble vibrant.

PAYSAGE MAGIQUE (56 x 82 cm-huile sur toile)

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l’abstraction tourne à l’aperception. L’abstrait fait ici figure d’alibi car le visiteur peut y voir tout ce que la culture figurative permet : silhouette humaine, vapeur thermique, nuage…Le rêve, dans l’émanation cérébrale qui s’incarne dans le langage de la poésie.

ELIETTE GRAF est issue d’une famille du Jura suisse installée dans les Franches Montagnes.

L’artiste insiste sur le fait que cette région a engendré des hommes à l’esprit indépendant, épris de liberté. Son enfance a été bercée par le fantastique et les contes de fées.

La tradition maçonnique est le second élément qui a déterminé son langage créatif. Certains de ses ancêtres (sans être spécifiquement Francs-Maçons) travaillèrent comme maîtres maçons à la cathédrale de Strasbourg. En présentant les personnages par groupes de trois, RONDIN (cité plus haut) joue avec la symbolique maçonnique. Le chiffre trois étant le symbole de la créativité. Chiffre que nous retrouvons, notamment, dans la triade chrétienne incarnée dans la Trinité. L’univers des cathédrales se retrouve également dans son œuvre. LES VEILLEURS DE NUIT (cité plus haut) sont en réalité les crieurs de la cathédrale de Lausanne chargés de rassurer la population pendant la nuit noire, en criant, au fil des heures que tout était tranquille.

Comme nous l’avons spécifié, l’artiste entretient une relation particulière avec la couleur bleue. Il s’agit d’un bleu vivifiant, carrément dynamique. C’est, en réalité, le bleu de l’hiver. Il y a un lien entre l’hiver et la nuit, en ce sens que l’hiver est la saison de l’endormissement. Mais cette nuit n’en est pas vraiment une puisque l’astre lunaire brille comme un soleil. Le bleu devient la couleur du rêve. Une couleur protéiforme puisqu’elle illustre l’espace de la poésie. L’artiste a une double formation : elle possède, en plus d’être une autodidacte, une expérience académique. Elle peint depuis maintenant trente-six ans et a présenté ses œuvres dans quelques soixante-dix expositions. Une autre caractéristique la concernant réside dans le fait qu’elle est également illustratrice. Cela se remarque, notamment, dans le traitement qu’elle apporte à la figure humaine, issue d’on ne sait quel grimoire aux recettes magiques. Sorcières et fées s’entremêlent pour le bonheur de l’enfance qui habite un coin de l’âme du visiteur. Car pour aimer cette peinture, il faut se laisser nourrir par le vertige du fantastique. Elle a débuté par l’aquarelle pour enchaîner avec le pastel et terminer avec l’huile. Sa philosophie est la suivante : L’aquarelle lui sert pour obtenir une image précise sortie de son esprit. Tandis que son rapport avec l’huile est essentiellement technique, en ce sens qu’il s’agit d’une matière qui se travaille. Elle insiste sur le fait qu’une symbiose doit s’installer entre le tableau et l’endroit qui devra l’accueillir. Une magie supplémentaire à celle de la création puisqu’une toile est un être vivant destiné à évoluer dans un biotope adéquat. L’un nourrira l’autre. Et le flux de la création issu de la poésie baignera la terre fertile de la magie qui respire en nous.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable


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A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza


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L'artiste et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(Décembre 2017) photo Jerry Delfosse)

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Bientôt, parmi ces chants, le soleil !

« Bientôt, parmi ces chants,

 

le soleil !

 

Où dormaient tes souvenirs ?

 

Pourquoi tes sourires

 

s’étaient enfuis ?

 

Ce jour, sans attendre,

 

brilleront les joies

 

de tes danses en arabesques.

 

A chaque pas, derrière chaque porte,

 

on entend, toujours vifs,

 

les mouvements d’une imagination vagabonde,

 

puis très loin,

 

Les murmures féériques de grandes envolées. »

 

de Julien boulier le 22 janvier 2018

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/pas-de-deux-arbres-by-julien-boulier

ou sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Pas-de-deux-arbres.html

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administrateur théâtres

" Meilleurs alliés "

Au service de mots bourrés d’esprit brillant qui émaillent la joute oratoire entre l’esprit latin et l’esprit anglo-saxon, il y a ces deux ogres de la scène qui dévorent les planches : Pascal Racan et Michel de Warzée - les meilleurs alliés. Arts et Lettres était invité à la 139e du spectacle tant attendu enfin débarqué à Bruxelles, à la Comédie Claude Volter, dont Michel de Warzée est l’infatigable directeur passionné. Cette formidable pièce, crée à Avignon au Off17 avec  Laurent d'Olce et Denis Berner dans les rôles secondaires d’Anthony Eden, et Pierre Viénot,  a  recueilli au théâtre du Petit Montparnasse à Paris jusqu’au 6 janvier dernier,  un succès éblouissant, avec  une presse française  unanime et plus qu’élogieuse.  Fierté maximale pour cette fabuleuse production de deux belges à Paris qui ont  su si bien incarner - et jusqu’à l’identification - des géants de l’HISTOIRE.  La mise en scène est signée par l’un de nos meilleurs de la scène belge: Jean-Claude Idée, ravi d’avoir trouvé en Pascal Racan et Michel de Warzée deux  grandioses porteurs d’humanité et de génie.  

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" MEILLEURS ALLIÉS ", la pièce en trois actes d’Hervé Bentégeat, met en scène la rencontre orageuse de Charles de Gaulle, auréolé par son vibrant appel du 18 juin à Londres en 1940, mais  convoqué par Winston Churchill le 4 juin 1944, à deux jours du D Day pour qu’il se soumette au diktat anglo-saxon. De Gaulle enrage car la France Libre a été écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps. Il y a derrière, un certain Eisenhower,  qui ne supporte pas le français, tout comme le président américain Franklin Roosevelt qui éprouvait une haine pathologique envers le très lucide général Charles de Gaulle, convaincu que les  américains avaient l’intention de réduire la France à un protectorat et à des liens de vassalité. Ce sera seulement après la libération de Paris par les troupes françaises, que Roosevelt réalisera  combien le général  pourra  contrer « la menace communiste » en France! De Gaulle rêve d'une Europe forte, avec ou sans l'Angleterre, pour contrer l'Amérique et le bloc communiste.

La rencontre avec le bouillant Churchill se passe donc très mal.Le contraste des personnages sur scène est du plus haut comique, avec un général imperturbable, au verbe gracieux et élégant, affectant le détachement et l’ironie, face à un bougre impulsif habité par des démons incendiaires. Jeanne d’Arc, es-tu là ?  Agacement, frustration, et exaspération donnent lieu à des échanges hauts en couleurs, le tout étant pourtant animé paradoxalement - et ce qui fait en tout l’intérêt théâtral -  d’une fascination mutuelle pour leur génie  respectif. C’est d’ailleurs grâce à l’entremise de deux très fins diplomates: Anthony Eden côté anglais, et Pierre Viénot côté français, seconds rôles particulièrement efficaces,  que le chef de la France Libre ne sera pas envoyé à la Tour de Londres! Le génie latin et anglo-saxon s’opposent  dans une verve savoureuse, tandis que la diplomatie secrète et épuisante  des deux diplomates finit par  produire son effet. Le jeu admirable des acteurs belges Bernard d’Outremont et Simon Willame dans ces rôles respectifs est  d’une incroyable finesse.

La scène est divisée en deux bureaux respectifs qui se rejoignent imperceptiblement par un divan vintage  bicolore bordé de tablettes d’époque, symbole solidaire d’entente cordiale.  Le fond du plateau est occupé par trois fenêtres, comme celle d’un train, celui de l’Histoire, ouvrant sur la tempête attendue et cette Manche que les  Alliés vont braver avec tant de courage Le jour le plus long… On verra de courts extraits bouleversants du film pour remplacer les documents sonores inexistants. On voir ces jeunes soldats,  gonflés de courage, prêts à sacrifier la fleur de leur jeunesse. On entend les avions, les trains, la guerre.  On recueille le respect absolu  pour tous les acteurs de cette lutte finale contre la dictature nazie et l’abaissement de la dignité humaine.  On espère de tout cœur que jamais les cours d’histoire ne feront défaut aux générations futures. Et l’on pleure. Et l’on frémit, pour cette guerre de cent ans qui n’en finit pas de finir! Brexit es-tu là?

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Meilleurs alliés " d’Hervé Bentégeat,

mise en scène de Jean-Claude Idée

à la Comédie Claude Volter

Jusqu’au 11 février ( prolongés les 16 et 17 février 2017- complet)

2 nouvelles dates vont être ouvertes prochainement

« Très bien écrit : formules percutantes et justes » - Le Figaro
« Face à face vibrant, comédiens bluffants » - L’Humanité
« Excellent » - La Provence
« Du très bon théâtre ❤❤❤❤❤» - Le Figaroscope
« Un vrai grand moment, une réussite incontestable » - Le Quotidien du Médecin
« Joute oratoire réjouissante » - Rue du Théâtre
« Répliques brillantes, texte intelligent » - L’Art vues
« Stupéfiant de vérité » - Revue spectacle

Tournée internationale et  même

 Hong Kong et Pékin en …2019!

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Je souffre donc je suis !


                                                                 Voilà le siècle de la souffrance. On l’attendait come un orage d’été, il est arrivé. Rien de ce qui pourrait nous rendre heureux n’a voix au chapitre. Tout s’est emballé de concert comme il n’est plus possible de marcher mais qu’il faille toujours courir. Courir pour attraper le car, courir pour réussir son examen, courir pour avoir un emploi, ensuite courir pour le conserver. Toujours courir et ne plus savoir qui l’on est. Etre en permanence survolté, curieux de tout, avide de découvrir les peuplades indigènes d’ Amazonie comme curieux de la couleur de la chemise de son chanteur préféré ! Utiliser son corps comme une machine à disposition d’un monde intransigeant et culpabilisant, ne faisant aucun cadeau à celui qui n’est pas dans la course. La souffrance est donc à la mode et nous conduit rapidement à la mort de nous-mêmes sans que nous ayons pris le temps de nous servir librement au bonheur d’exister.

                                                                   Il est tellement mal vu d’être à la traîne, de se prélasser, d’aimer vivre tout simplement. Celui qui rêve entrave l’Economie, la bonne marche des Affaires, il est un poison qui n’a pas sa place dans la société de souffrances, auto-mutilante, qui lui tend les bras. Cette société qualifiée de moderne a atteint son but : anéantir l’individu pour le robotiser au profit du groupe et de sa performance devenue nécessaire à sa survie. Abolir la notion d’individualité pour la connexion de l’ensemble est donc la cause majeure de nos souffrances. Et paradoxalement faire de chaque individu un ennemi pour l’autre.

                                                                    Ne tombons pas dans ce tour de passe-passe. Redécouvrons-nous tels que nous sommes en réalité : joyeux, heureux, aimants sans la nécessité d’apports extérieurs. Aimons-nous tels que nous avons été créés ou plutôt réapprenons à le faire tant l’estime de nous-mêmes nous a été confisquée. L’amour de l’autre que nous revendiquons souvent passe par la découverte et la compréhension de nous-mêmes, profonde, narcissique- qui n’est pas une faute ou une tare - ainsi le fossé deviendra moins béant, atténuera nos souffrances et fabriquera des amitiés réelles, moins artificielles.

                                                                     A cette condition pourrons nous faire dire à nos enfants et petits enfants : ” Dieu que je suis heureux ! “

Pensée du jour 21/01/2018

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administrateur partenariats

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"Mésange en hiver"

Martha Notte

Nids de brume

Le jour dort encore
je marche 
dans le jardin
mes pas
lèvent les oiseaux
de leur nid de brume
Les ailes
dans les branches
si peu de chose
si peu de bruit

martine rouhart

Un partenariat

Arts

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Lettres

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