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administrateur théâtres

Voyageur de l'infini

Voyageur de l'Infini

Collectionne...

Coquillages, paysages et visages,

Écoute l'or de la voix,

Respire le jasmin des bois précieux,

Savoure les appels lancinants des oiseaux exotiques,

Endors-toi sur l'épaule du jour qui se lève.

 

Caresse des yeux les merveilleux nuages,

Le sable de la plage aussi doux

Que perles d'océan,

Les rivages aussi soyeux

Que tropiques? 

 

Présages et mirages

Rendent l'homme sage. 

 

Vents et parfums dispersent  

Les couleurs en poudre, 

Le miel des sables 

 

Et les embruns de la mer...

DH ELLE

L’image contient peut-être : ciel, arbre, nuage, plante, plein air et nature
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administrateur théâtres

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Certes la spécificité du  Bodegón espagnol naît de la diversité : sans l’influence d’artistes de nos régions, comme Joachim Beuckelaer (ca. 1535–1575) et Jan Brueghel, et d’artistes italiens tels que Margherita Caffi ou Giuseppe Recco, la nature morte espagnole n’aurait tout simplement pas existé. On situe la  naissance du genre en Espagne vers 1590–1600 dans le contexte tolédan, au moment où des artistes comme Caravage ou Bruegel l’Ancien faisaient des essais comparables en Italie et aux Pays-Bas. Voici la vie secrète des natures mortes …et leurs Métamorphoses silencieuses à travers 400 ans d’art en en Espagne. 

L’exposition « Spanish Still Life » au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles s’est ouverte  le 23 février 2018  et refermera ses portes le 27 mai 2018 avant de voyager ensuite vers Les Musei Reali à Turin.  L’idée d’une exposition consacrée au genre de la nature morte en Espagne est née après le succès de l’exposition Zurbarán, maître de l’âge d’or espagnol, organisée par la Palais des Beaux-Arts (BOZAR) et la Fondazione Ferrara Arte en 2014. Cette exposition a pu voir le jour grâce à une intense collaboration avec d’autres musées européens, tels que le Museo Nacional del Prado à Madrid, le Centre Pompidou à Paris, le Museo Nacional de Arte Antiga à Lisbonne ou le Staatliche Museen à Berlin.

 En ce qui concerne le titre choisi, il est intéressant d’apprécier la différence de vocables utilisés dans nos langues européennes pour caractériser cet art  considéré par beaucoup comme « mineur » même s’il fut très apprécié par les amateurs d’art.  Si on parle de  "nature morte" en Français et en Italien,  Still life en Anglais, Stillleben en Allemand, stilleven en Néerlandais... mettent l'accent sur la vie! Et l'espagnol se distingue en parlant de " los bodegones" un pluriel de "victuailles"… donc de vie. 

 Mais dès la première salle on est confronté avec  l’intransigeante pureté du mysticisme ascétique espagnol qui remonte aux temps de  sainte Thérèse d'Ávila,  réformatrice de l'ordre du Carmel (1562 ) et de son compagnon spirituel Jean de la Croix,  l'un des plus grands poètes du Siècle d'or espagnol.  On pourrait même  oser  un parallélisme entre le mysticisme séculaire espagnol et la pensée du bouddhisme : où l'espoir d'une aurore lumineuse ne peut naître qu'après le dépouillement absolu, l’aventure dans le Rien (Nada).

Les objets ne sont plus partie d’un décor, ils sont devenus les protagonistes de la toile.  Ainsi cette fenêtre noire sur laquelle se détachent quelques humbles légumes baignés de lumière  dans le premier tableau de l’exposition, signé Juan Sánchez Cotán, artiste de Tolède (1560-1627).  L’art du silence ? Ce tableau n’est pas sans évoquer  La Nuit obscure qui est le lieu privilégié où l’âme peut faire son chemin vers Dieu. En 1603 il devient frère convers à la Chartreuse,  menant  une vie contemplative à l'écart du monde, dédiée à la prière d'intercession, d'adoration et de louange. Dieu a laissé la beauté aux objets de ce monde, comme les légumes avec lesquels on fait la soupe. La Beauté est faite pour être contemplée,  comme la frugalité et l’intensité de cette toile… (Coing, chou, melon et concombre -vers 1602- Musée d'art de San Diego). 

On se retrouve à Séville, dans l’ombre de  Pacheco qui fut chargé par le saint Tribunal de l'Inquisition de « surveiller et visiter les peintures sacrées qui se trouvent dans les boutiques et lieux publics, et de les porter si besoin devant le tribunal de l'Inquisition » Nous voici devant une œuvre de Velasquez « Le Christ dans la maison de Marthe et Marie » qui décrit l’oppositions des nourritures spirituelles et terrestres. Quatre poissons rutilants, des éclats d’ail en train d’être épluchés… et le choix qui nous est offert!  

Et pourtant, l’empreinte des cruautés  de L’Inquisition depuis Torquemada, triste confesseur de la reine Isabelle de Castille et du roi Ferdinand II d’Aragon…  et d’autres violences successives  ne cessent  de transparaître. Le sang et la mort.  Cela se voit particulièrement dans  la section du 18e siècle,  alors que  l’Europe  des lumières explosait de toutes parts   mais que l’Espagne subissait de lourdes guerres de succession et des conflits civils  meurtriers. En 1814, L’Espagne est exsangue.  Deux toiles de Goya, précurseur des avant-gardes picturales du xxe siècle, décrivent  avec la modernité du geste expressionniste un dindon raide mort et ensanglanté et un plat de poissons pourrissants, des dorades bien mortes,   pour symboliser toute l'horreur de la guerre et de la violence. On y  retrouve la souffrance séculaire de l'Espagne : depuis son invasion par les Maures, depuis  la tragédie de la  liquidation de la communauté juive,  et le salut illusoire qu'elle a cherché dans la religion en s'engouffrant dans l'Inquisition. Les guerres civiles quasi-permanentes, et les guerres de succession ont semé la souffrance.  L'amour-haine avec les Portugais.  Et sous silence: la mort portée outre-mer, et les richesses coloniales rapportées qui  ont bâti sa splendeur.

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 Le parcours est donc chronologique à travers quatre siècles d’art en métamorphose.  Certains tableaux comme les deux Zurbaran symbolisent la passion du Christ. Le Lys, la Rose, l’Oeillet … la grenade, le raisin ne sont pas choisis par hasard, ils ont valeur symbolique!

Aucun texte alternatif disponible.

Juan Van de Hamen y Leon " Nature morte avec fruits et objets de verre" 1629

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 Francisco de Zurbaran "La vierge enfant endormie " 1655

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 Francisco de Zurbaran "Nature morte avec panier en osier et pommes"

Une grande section est consacrée aux « Vanités ». Du latin vanitas (« vide, futilité, frivolité, fausseté, jactance »), terme issu du Hébreux « Hevel » qui signifie littéralement « souffle léger, vapeur éphémère ». « הֲבֵל הֲבָלִים הַכֹּל הָֽבֶל »  « Vanité des vanités, tout est vanité » Les désillusions du monde, l’inanité, la futilité de l’amour profane, de l’argent des bijoux, du pouvoir avec les couronnes et les sceptres, du plaisir, du jeu, des armes… face au triomphe de la mort ! L’occasion de méditer sur le passage éphémère de la vie et sa nature « vaine ». Ainsi ce prince à la peau si blanche, couvert d’un habit de dentelles «  Il vient et il s’en va si vite »… est-il écrit, parmi les tiares, mitres, couronnes,  les instruments de science,  la beauté des fleurs et les  gloires de la guerre!

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Antonio de Pereda "Le songe du gentilhomme" vers 1640

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Dans l'Allégorie de la Vanité,  de Juan de Valdes Leal,  les illusions de la vie temporelle et même du savoir,  sont confrontées à la vérité de la vie éternelle - salut ou damnation -, un ange tourné vers le spectateur soulevant une tenture pour dévoiler un tableau représentant le Jugement dernier.

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Pablo Picasso; "La casserole émaillée "1945

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Joan Miro "Nature morte avec vielle chaussure" 1937

Ce cortège de chefs-d’œuvre, réunit les plus grands noms de l’histoire de la peinture universelle, de Velázquez à Picasso, en passant par Dalí. La nature morte au XXe siècle explose. Elle est multiforme, elle passe par l’art abstrait, la photographie, l’expressionnisme. Et toujours avec Miro, les douleurs de la guerre.  Le dernier tableau de l'expo présente  des agapes …surréalistes et presque palpables,  que l’on vous laisse découvrir.

https://www.bozar.be/fr/activities/126682-spanish-still-life

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Les phénomènes qui animent les tableaux imaginaires.

 

Beaucoup sont éclosion, soupirs, hivers et tressaillements de la pensée,

 

en suspens derrière l’écriture des mots.

 

Ceux qui brisent le cœur ou sont les naufrages du passé.

 

Loin devant les dernières volutes bleutées

 

d’un soir d’été ou ancrés dans le présent

 

d’un instant assoupi. Au ralenti,

 

sous une feuille tombée au sol ou observée en plein vol.

 

L’eau offerte, assoiffée de phrases mêlées,

 

choquée de les avoir entre ses yeux, devenue vent, terre, feu,

 

s’anime dans ton esprit au fil des découvertes,

 

petits films associés à tes pensées,

 

en regard des mots écrits sur la page.

 

Julien Boulier  le 25 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435138411

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La côte sauvage confectionne sur ses épaules

 

d’ innombrables foulards de couleurs.

 

Belles envolées. Des journées en équilibre

 

sur ses lignes élancées, ses courbes suspendues.

 

Cette sensation de danser et de voler un peu avec elle.

 

Le très vieil arbre et ses jeunes pousses,

 

les anciennes forêts où l’on retourne s’abriter,

 

où l’on sort de l’ombre dans des clairières parsemées.

 

Rien que les rochers appuyés sur les dunes

 

et les bancs de sable.

 

Les brumes. Les soleils du matin.

 

Le vent et la musique des silencieuses étendues.

 

Julien Boulier   le 25 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435136411 

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Le temps où tu voyais

 

en te penchant sur ce tableau,

 

tous les âges de ta vie.

 

Ce temps où s’émerveille le regard

 

devant la splendeur sonore des parchemins.

 

Ton carnet se remplit,

 

face à la houle,

 

le miroir de ton visage enfoui en-dedans ;

 

Jamais il ne s’enfuit.

 

En un clin d’œil il resplendit,

 

traversant le corps et les éclairs de ta voix.

 

Intime. Prévoyant. Sous les nuages blancs.

 

Tu regardes ailleurs et il te rejoint.

 

Julien boulier   le 24 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435107911 

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L'étrange dame




Consciencieuse, assise sur le banc du parc,

Cheveux bruns, regard noir et franc perché au loin,
Comme une fée surgie des vagues d’un lac
Aux vagues rêves flottant à de beaux demains.

Belle comme un ange qui revêtirait le noir
Afin de masquer quelque joie passée,
Elle tendit un sourire au gamin du soir
Comme naît un rire sans nulle pensée.

L’enfant se sentit par enchantement aimé,
Rendit le sourire charmant de la dame,
Et sur sa joue vient déposer un baiser
Tel un sceau d’éternité gravé dans l’âme.

Tant d’années ont coulé et tant de demains
Ont voulu effacer sourire et baiser.
Mais le banc ce soir-là et ce parc en chemin
Voguent encore aux vents de mille pensées.

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administrateur théâtres

Bel hommage!

Quand il débarque à Liège en 2007,  Stefano Mazzonis Di Pralafera fera issu de la noblesse turinoise mais né à Rome n’est plus si jeune, mais il a déjà une solide réputation : il vient de secouer avec succès une vénérable institution, le Teatro Communale de Bologna, où il a été nommé superintendant trois ans plus tôt. Son mantra, c’est la jeunesse à l’opéra : des jeunes et parfois très jeunes, qu’il attire avec sa politique de prix, ses animations scolaires, ses programmations spécifiques. Il quitte Bologne en pleine gloire, salles pleines, enthousiasme de tous les publics, le vieux comme le nouveau. Suite à un concours international, il vient d’être désigné directeur général et artistique de l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, Belgique. En Italie, on s’interroge : que va-t-il faire là-bas, dans la pluie et la grêle ?

Stefano Mazzonis sait ce qu’il fait, il aime les défis, et sait que l’Opéra Royal de Wallonie est la plus grande institution culturelle de la Communauté française de Belgique, un budget de 19 millions d’euros, près de 200 personnes employées ; il sait aussi que Liège, cernée par la Flandre, la Hollande, l’Allemagne est le dernier bastion de la latinité vers le septentrion, et qu’y vit une importante communauté d’origine italienne. Il a son idée et fait un pari…

Dix ans plus tard le bilan est impressionnant : la salle de mille places est pleine tous les soirs, l’ORW attire près de 100.000 spectateurs chaque saison, dont près de trente pourcents de jeunes ; le tiers du public vient de Flandre, de Hollande ou d’Allemagne, les opéras sont sous-titrés dans les trois langues et visibles sur le net, via culturebox, avec grand succès.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, personnes debout

Et pourtant, celui qui a appris la musique très jeune et qui s’y destinait a dû suite à un revers de fortune apprendre un « vrai » métier et ce sera le droit, Stefano se spécialise dans les télécoms pour Cofindustria, la puissante organisation des patrons italiens. Mais sa passion le taraude, et il ne peut pas s’empêcher de lancer à la télé et à la radio les concerts du dimanche, rendez-vous de musique classique et d’opéra qui vont devenir une institution en Italie. Et de fil en aiguille, petit-à-petit, on l’invite, il s’offre une première mise en scène en 1983, qui tourne en France, en Allemagne, en Belgique…

Et à Bologne et à Liège, il continue à mettre en scène les opéras du répertoire italien, Verdi, Puccini, Rossini, Donizetti… Son pari est tout simple : on laisse Wagner aux allemands, le contemporain et l’audace à La Monnaie de Bruxelles, et à Liège on montrera de l’italien, du classique, classiquement, costumes et grands décors, quoique…

« Stefano Mazzonis m’a fait venir à cause de ma totale incompétence et comme je ne sais pas du tout comment on fait, j’invente nécessairement quelque chose de différent…. »

Pour la réouverture après travaux de la magnifique salle à l’italienne de l’Opéra de Liège, en 2012, Stefano Mazzonis fait appel au cinéaste Jaco Van Dormael pour mettre en scène « Stradella », une œuvre de jeunesse de César Franck, qui n’a jamais été jouée. La piscine sur scène, où les chanteurs se noient lentement d’un acte à l’autre marquera les esprits…

Et c’est ce qu’en fin musicologue il préfère : exhumer des partitions et des opéras oubliés, négligés, qu’il crée ou fait créer à Liège, et qui sont souvent repris par les opéras du monde entier, comme « Jérusalem » de Verdi, « La gazetta » de Rossini ou « Guillaume Tell » d’André-Modeste Grétry, le compositeur liégeois dont le cœur bat toujours dans la statue érigée face à l’opéra, un mantra pour Stefano Mazzonis, et comme un air d’opéra qui enchanterait les brumes du nord.

source: Patrick de Lamale

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Comme une citation qui s'estompe avec le temps

Comme une citation qui s’estompe avec le temps.

 

Elle tourne, remplacée petit à petit par

 

des traces de pas le long d’un chemin.

 

Puis une halte. Inouïe. Susceptible d’inviter l’âme

 

à l’ombre des arbres en été,

 

avec un regard sur les toits de la ville.

 

De l’autre côté, la route vers les collines.

 

Le départ d’une autre phrase,

 

le tracé d’une autre randonnée.

 

A la lumière d’une autre saison,

 

les yeux souriant à chaque nouveau détour.

 

Julien Boulier  le 22 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre  3435034311

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Comme une citation qui s’estompe avec le temps.

 

Elle tourne, remplacée petit à petit par

 

des traces de pas le long d’un chemin.

 

Puis une halte. Inouïe. Susceptible d’inviter l’âme

 

à l’ombre des arbres en été,

 

avec un regard sur les toits de la ville.

 

De l’autre côté, la route vers les collines.

 

Le départ d’une autre phrase,

 

le tracé d’une autre randonnée.

 

A la lumière d’une autre saison,

 

les yeux souriant à chaque nouveau détour.

 

Julien Boulier  le 22 février 2018

code oeuvre Sacem 3435034311

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Un vers et me voilà partie!



Soliloque

M'est impossible d'ignorer
Une phrase qui m'interpelle.
Quand je la trouve étrange ou belle,
Ne la perdrais pas sans regret,

Lors, posant couteau et fourchette,
Si j'étais en train de manger,
Sans le souci de m'engager
J'écris les mots qui la reflètent.

Un vers et me voilà partie!
Souvent, préservant le silence,
La poésie mène en errance.
De mystère elle est investie.


Ce qui en m'intriguant m'enchante,
Est l'art de combiner les mots.
Il s'exerce dans le cerveau
D'une façon ébahissante.

22 février 2012

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Un courant de tendresse

Songerie

- Suzy, les morts n'entendent pas!
Lors, quand je m'exprime tout bas,
En pensant à l'ami que j'aime,
Certes ne parle qu'à moi-même.

J'imagine ce qu'il  dirait
En me voyant immodérée.
Je le suis de nombreuses fois
Et bien sûr, je m'en aperçois.

Je conserve de doux regrets
Et vis sereinement l'après.
Mais me déçoit mon attitude
Qui accueille l'ingratitude.

Les morts n'ont plus souci de rien.
Les vivants veulent vivre bien.
Les protège de la souffrance,
La venue de l'indifférence.

Je prends grand soin de la tendresse,
Qui se concrétise en caresses,
En gestes pleins de poésie.
Elle donne un sens à ma vie.

20 février 2018

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Le mélange d’une chanson et d’une vallée.

 

J’avais entendu sa voix, le rythme de sa respiration,

 

perçu ses couleurs aussi.

 

Puis l’océan , calme ou sauvage.

 

Le thé pris lentement,

 

véritable instant où se mêlent statues et visages

 

autour des parfums.

 

Le crayon alors sillonne sur sur le papier.

 

Les tableaux s’animent à travers les mots et les phrases.

 

Poussière et ombre. Déserts et plaines.

 

Montagnes et rivières. Crucial.

 

L’oreille tendue.

 

Des mois, des jours et des semaines.

 

Julien Boulier   le 20 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434944911 

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Cette force que nous trouvons chaque jour.

Etranges moments qui la font apparaître.

Notre sommeil, jardin de nos rêves,

et les mots dévoilés qui l’encerclent.

Affleure alors le souffle

d’une phrase, dans un long soupir.

Puis lorsqu’au point du jour,

les bras tendus vers toi,

reviennent la faim et le désir,

les nuages octroient

à tes yeux ombres et lumières,

jours et nuits,

étoiles et empires verts.

Julien Boulier le 20 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434930911

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Sur le parvis de la maison,

 

une rivière, seule,

 

et le lière frissonne.

 

Jour après jour, assise déjà devant la sculpture,

 

l’herbe se déploie.

 

Et ton rôle apparait.

 

Rêver, jusqu’au village,

 

Le chapeau vissé sur la tête,

 

le jour déclinant à peine,

 

sous une myriade de lumières.

 

Leurs variations abreuvent la caméra.

 

Vides nous sommes

 

sans ces royaumes végétaux.

 

Julien Boulier   le 18 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434857311

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12273267079?profile=originalJoyeuse compagnie (détail)
(ou Banquet caricatural, ca 1575)
Bartolomeo Passerotti (1529-1592)

« L'Art est le produit de l'intelligence, de la réflexion et du vouloir,
il doit produire chez l'homme un sentiment d'euphorie. »,

                                                                                                           Charles De Wit


12273266695?profile=originalLa gougoutte
Charles De Wit

« Il y a des caricatures plus ressemblantes que des portraits »,
tout l’art consistant à « nous mettre face à la réalité elle-même. »,
                                                                                       Henri Bergson (1859-1941)

      Pour faire suite au précédent article, qui se terminait avec ces Quatre personnages riant avec un chat, je repasserais bien le mistigri pour aller voir Margot dégrafant son corsage, mais cette joyeuse compagnie me retient. Et je comprends mieux pourquoi tous les gars étaient là…

12273267494?profile=originalLe chat emmailloté
(ou La bouillie du chat)
Entourage de Frangipane, ca 1585
Musée d’Arts, Nantes
On retrouvera cette inspiration chez Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), qui nous a laissé un dessin. Son élève, Marguerite Gérard (1761-1837) reprit cette esquisse, mais donna aussi un superbe tableau intitulé « Le déjeuner du chat », exposé à Grasse.
On peut aussi rapprocher cette toile de celle de Jan Miense Molenaer (1609-1668),

Intérieur de cabaret, où un gril sert d’instrument de musique.


12273268466?profile=originalMusée d’art et d’histoire de Genève.

Voilà un matou qui semble nous dire à la manière d’Eustorg de Beaulieu (1495-1552) :


« Pour dormir, boire et manger,
Prendre ébat et me soulager,
Je ne crains homme de ma taille. »

      On trouve dans cette scène du Chat emmailloté un personnage masqué. Il s’apparente à Pulcinella, Polichinelle, bossu et masqué, le type même de la commedia dell’arte. L’une de ces répliques, en forme de précepte, étant


« Mangeons et buvons jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’huile dans la lampe,
car on ne sait jamais si dans l’au-delà il y aura des lampes,
s’il y aura des tavernes. »


En attendant un hypothétique paradis, pour lequel on donnerait bien sa langue au chat, il convient donc de s’en mettre plein la lampe sans attendre la mi-août pour faire les quatre cents coups. Tout un art de vivre !
       Toutefois, à bon chat, bon rat, remarquez l’enfant, au premier plan à droite, qui nous pousse à réfléchir sur cette mascarade qui se joue au-delà du miroir. L’œuvre s’ouvre ainsi sur un autre regard.
Pasquinades et turlupinades. Pasquino, était encore un de ces zannis, valet de comédie, fier-à-bras, impertinent et vorace. Alors qu’en France, Henri Legrand (1587-1637), dit Belleville, côté pile, créa en 1610 sur le modèle italien, le personnage de Turlupin*1, côté farce, l’intrigant, large chapeau et sabre au clair, bretteur railleur se gobergeant de ses moulinets.
Bien d’autres bouffons dérivent, directement ou indirectement, de ce folklore, ici ou ailleurs, citons encore Scaramouche, le Capitan ou Matamore, Paillasse, Cassandre, Pierrot et Colombine, le Gille du Mardi Gras, Punch et Judy, et tutti quanti.
Mardi gras*2, jour charnel, de crêpes et de carnaval… Carême-prenant, derrière un loup, tout est permis.


« En une, en deux, en trois,
Saute Mardi Gras »

      Drôle de présentation tout de même que ce Chat emmailloté, où le peintre ironise et paganise. Est-il revenu le temps des lupercales ?
Plus prosaïquement, « si tu ne veux pas de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur. »

12273268867?profile=originalPrésentation de Jésus au Temple
Andrea Mantegna (1431-1506).
(Photo captée sur le net)

Déjà Andrea Mantegna introduisit une bonne touche d’humour (absent ici),
avec ses facétieux Amours, dans l’oculus de la Chambre des époux
du palais ducal de Mantoue, et un saisissant sens du raccourci.

Sans commenter davantage l’événement…


« Je me contenterai de simplement écrire
Ce que la passion seulement me fait dire,
Sans rechercher ailleurs plus graves arguments. »,
                                                                                 Joachim du Bellay (1522-1560)

      C’est donc sans regrets et la plume légère je que poursuis ici ce que j’entrepris dans la première partie, adoncques…


« Mieux est de ris que de larmes écrire
Pour ce que rire est le propre de l’homme. »,
                                                                                                                      Rabelais

12273268671?profile=original Joueurs de cartes
Anonyme, premier quart du XVIIe s.
Musée de Tessé, Le Mans
« Non pas joueurs de dés, ni de quilles,
Mais de belles farces gentilles. »
                                                                                       Clément Marot (1496-1544)


Un style qui évoque celui des caravagistes d’Utrecht, que l’on retrouve aussi dans les…
12273269095?profile=originalJoueurs de cartes (ca 1625)
Jan Lievens (1607-1674)
Collection Leiden, New York

Ou comment le malheur des uns fait le bonheur des autres
et met, la chose est aisée, les rieurs du côté du plus fort.
« Dans le jeu l’amusement n’est pas réciproque :
presque toujours l’un des joueurs s’impatiente et se fâche,
ce qui diminue beaucoup le plaisir de son adversaire. »,
                                                                                                 Boccace (1313-1375)

D’ailleurs, « c’est un état d’être joueur »« On est convenu d’être incorrigible. », Charles de Secondat, dit Montesquieu (1689-1755).

12273269666?profile=original Le tricheur et ses comparses
Charles De Wit
Une autre manière de se mettre à table.

      Puissiez-vous avoir souri, car « le sourire est la perfection du rire. », Alain (Emile-Auguste Chartier dit, 1868-1951). Toutefois nous ne quitterons pas la table avant d’avoir goûté à la pièce montée qui nous attend.
Mais, au préalable… Vous reprendrez bien un peu de :
Frangipane et autres menus plaisirs (Niccolò Frangipane) :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/frangipane-et-autres-...

Campi, à l’italienne (Vicenzo Campi, 1ère partie) :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/campi-l-italienne-1-r...

Campi, à l’italienne (Vicenzo Campi, 2e partie) :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/campi-l-italienne-2e-partie-coquillages-et-crustac-s?xg_source=activity

Michel Lansardière (texte et photos),
et le compérage de Charles De Wit ! Merci à lui !

*1 Pasquino était le surnom donné à une statue romaine sur laquelle étaient placardés des pamphlets, à l’origine du sarcastique personnage. Les Libre-Esprit, un ordre mendiant créé au XIIe siècle, quant à eux, affublés du surnom de Turlupins, ils furent accusés de turpitudes, d’hérésie, et persécutés au XVIe s. Et moi, pauvre de moi, me mettant à la page, « d’parler comme un turlupin, je ne pense plus ‘merde’, pardi ! Mais je le dis. », Georges Brassens.

*2 En cette année de grâce 2018, Mardi gras sera fêté le 13 février. La fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de Marie, le 2 février, jour de la Chandeleur, résurgence de la festa candelarum dédiée à Cérès et à sa fille Proserpine dans la Rome antique. Les lupercales, fêtes faunesques, étaient, elles, célébrées du 13 au 15 février. Quant à la Saint-Valentin, fête des amoureux, c’est, notez-le, le 14 février.


                                                               12273269495?profile=originalBanquet final
« Sept convives, repas ; neuf convives, fracas » (proverbe romain).

Que dire alors de treize ?

(photo captée sur le net)

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Ne sont pas si loin ceux qui,

par leur main, ont dessiné

le crépuscule, celui des cathédrales

ou celui des femmes oiseaux.

La pluie cinglant, entrez !

A la lisière des forêts,

jusqu’au bout de leurs feuilles.

Qui peut-être nous précède ?

Accrochez à l’entrée

le tableau de ces silhouettes.

Julien Boulier le 15 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434786911

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Voile de lumière,

passé toujours présent,

tu es là, inoubliable

Attendre que le regard s’éparpille, ici. 

Une fenêtre de sable, un profond sommeil.

Invisibles chemins qui nous mènent, vacillants, à l’envers du monde.

Et désormais, sans mot dire, à chaque pas, l’âme plonge plus loin.

Julien Boulier   le 20 juin 2008

poème déposé Sacem code oeuvre 3434787511 

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