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Enseveli sous les ondes sonores,

 

entre chacun des vacillements,

 

les plis de ta robe.

 

La force des lignes apparaît.

 

Juste être là, infini regard jouant

 

en chemin les rêves de nos vies.

 

Exacte image au petit jour.

 

Gracieuses paupières et ces sillages sur l’océan.

 

Epreuve d’un élan tourné

 

vers un monde à part.

 

Cette vie si présente et le village au loin,

 

avec la nuit qui tombe,

 

hallucinée.

 

Julien Boulier    le 24 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436219511 

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Chacun son mystère , qu’il soit étrange ou musical,

 

sous les branches du grand saule ou au sommet des montagnes.

 

A le regarder de plus près,

 

il devient l’odeur des embruns

 

qui se camoufle dans un épais brouillard.

 

Le son d’une harpe sur des falaises d’Irlande.

 

En dansant, il se dévoile

 

et éclot le matin sur les pages d’un vieux grimoire.

 

Le papier jauni porte en lui les paroles d’une sombre mélopée

 

ou d’une ancienne histoire que nous racontait nos ancêtres de vive voix.

 

Il est aussi ce que nous disons au moment où on l’attend le moins.

 

Une déclaration, un souhait, une métamorphose,

 

ou simplement un chemin sinueux à travers nos paysages favoris.

 

Julien Boulier    le 23 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436170111 

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Garder le goût d'agir

Soliloque

En mon état d'insouciance,
Laissant le temps suivre son cours,
Abstraitement, dans le silence,
Que vais-je saisir en ce jour?

- De la lumière, la tendresse,
Du repos, la sérénité,
Et ce bien-être qui ne cesse,
Dans la douce passivité.

Au cours de ma longue existence,
Mon histoire fut exaltante.
Dans sa phase de survivance,
Elle m'apparaît décevante.

Me faut garder le goût d'agir,
D'avoir un pouvoir sur les choses.
Non pas seulement ressentir.
En ce jour, quel choix se propose?

22 mars 2018

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Tu pourrais être celle qui, à nos yeux, nous emporte.

 

Bienfaitrice, tes cheveux ramassés sous le vent,

 

tu es la houle qui effleure les rochers.

 

Parée de longs manteaux,

 

tu es l’étoile au cœur de l’hiver

 

quand nos regards se prolongent

 

jusqu’aux formes des constellations.

 

Très chère, tu es d’emblée la terre lointaine,

 

le delta de nos espérances.

 

Tu apparais ce jour,

 

et tu demeures au cœur de nos mains,

 

cette eau qui scintille devant tes yeux.

 

Julien Boulier   le 22 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436142411

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BILAN...

 J'ai faim, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai soif...

Et le temps passe à une cadence

Qui interpelle et qui décoiffe!

La vie est là, et c'est une chance.

Dans ce présent qui est cadeau

Laissons défiler les saisons

En observant un monde beau

Qu'il soit de miel ou de frissons...

Et si parfois les larmes coulent

Telles nécessaires exutoires

Chantons l'amour qui se déroule

Quand on n'a pas cessé d'y croire...

J'ai chaud et soif puis faim et froid

Et tout ce temps qui se balance

Il ne mérite pas notre émoi

La joie s'enroule si on y danse!

Demain est bien sans importance

Puisqu'aujourd'hui, toi tu es là

On a su saisir notre chance

Et le restant n'est que blablas...

J'ai faim, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai soif

Et le temps passe à une cadence

Qui interpelle et qui décoiffe!

La vie est là, et c'est une chance.

J.G.

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administrateur théâtres

Un concert hors gabarit : Oser le rêve !

16

MARS
20:00 - 23:30

Le Klara Festival a exhumé  des partitions fortes pour son édition 2018. Le thème était l’imagination. On sera comblés au-delà de toute mesure par ce concert d’une puissance stupéfiante donné à Bozar le 16 mars dernier.  Prefatory Action to Mysterium (1903-1915) de Scriabine, comme il est dit dans le programme, était une œuvre qui allait surpasser tout ce qui s’était fait jusqu’alors dans l’histoire musicale. Une œuvre visionnaire, radicalement messianique qui devait changer le Monde! Le rêve de Scriabine  interrompu par sa mort (1915)  fut rattrapé par le compositeur russe Alexandre Nemtin (1936-1999) qui y travailla pendant trente ans pour  le compléter en polir les innombrables facettes.

Alexander Scriabin, Mysterium

Stanislav Kochanovsky, conductor
Vadim Tsibulevsky, Konzertmeister 

Scriabine vit dans ce que l’on appelle l’automne culturel de la Russie tsariste. L’art symboliste répond au matérialisme croissant de son époque, par une nostalgie des valeurs spirituelles  et de l’unité perdue entre esprit et matière. Il y a deux mondes, comme le pensait Platon : le monde sensible que nous expérimentons, et le monde métaphysique idéal qui se cache derrière lui : là où règne le Beau, le Bien, le Vrai. En allant plus loin, le philosophe russe Vladimir Soloviev exprime l’idée que la vraie beauté née d’une idée et d’une matière qui s’interpénètrent est une force qui peut améliorer la réalité !  Ce pouvoir actif, les russes le nomment « théurgie » … Et nous : « good vibes ? », ces ondes greffées dans la beauté qui inondent et transforment ? La force transformatrice de l’art ! Et en allant plus loin encore, voilà que Scriabine est touché par les idées enracinées dans l’hindouisme, selon lesquelles, la conscience du corps matériel évolue vers l’esprit universel… Ainsi, il conçut son Mystère comme un accélérateur de transformation cosmique. Ainsi, Scriabine, très conscient de son utopie, pense que « L’Acte préalable »  sera un premier pas dans la bonne direction. La musique, comme chemin de révélation? Son rêve est d’impliquer le plus de participants possible. Serait-il, en 1910, créateur d’Art Multimedia? Un moteur de métamorphoses?   

“There will not be a single spectator. All will be participants. The work requires special people, special artists and a completely new culture. The cast of performers includes an orchestra, a large mixed choir, an instrument with visual effects, dancers, a procession, incense, and rhythmic textural articulation. The cathedral in which it will take place will not be of one single type of stone but will continually change with the atmosphere and motion of the Mysterium. This will be done with the aid of mists and lights, which will modify the architectural contours."  

Lors de la production du Klara Festival, l’œuvre devient un gigantesque  jeu de sons et lumières d’une époustouflante densité.  Non seulement les sons mais les couleurs balayent la salle et le plateau. Voici le premier acte : l’Univers.  Le pianiste  russe se fait entendre à travers les agissements puissants des cuivres et le fracas du tonnerre créateur. Dans l’exploration de l’univers en formation, le bleu fuse avec les vents, les échos se multiplient, le clavier ordonne et les violons frissonnent. Des suites s’organisent et se rassemblent. Assiste-t-on à la création de l’univers ou à celle des premiers chromosomes vivants ?  Pourvu que rien ne vienne geler la vie frémissante.   Il faut reconnaître l’espoir insensé qui se gonfle sur les cordes, repérer le chant léger et aigu d’un duo de hautbois et de violon, bientôt absorbé par une marche de géants aux percussions. Le piano renaît. Avec lui l’intelligence des violons  et la lumière entre dans la caverne.  Une flûte écrirait-elle le mot liberté dans l’espace ? Le pianiste a recueilli le message en trilles colorées de douceur. Un flot de vocalises descendantes se heurte aux vagues tumultueuses de percussions sourdes, le chœur se lève. Le cri déchire l’espace. Les percussions disent  un  Big Bang  visionnaire suivi d’une longue onde de silence. Le chœur rêve d’éternité et s’organise en une éclosion lente et spectaculaire. Les cuivres sonnent à la perfection tels  des voix d’outre ciel. Le piano répond avec des gazouillis d’infini. On a reconnu quatre notes primordiales qui ne cesseront tout au long de l’œuvre de phosphorer, au sens étymologique du terme.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, foule et intérieur

  Comment capture-t-on l’essentiel ? Il faut se laisser porter, accueillir la grâce. Se laisser emporter par le thème, un aphorisme répété mille fois. Se laisser rêver sur les changements de faisceaux de lumières colorées qui épousent les sonorités et les voix, entrer  dans  l’alchimie secrète des ondes sonores et lumineuses, sonder l’univers et l’humanité en marche.   N’est-ce pas ainsi que maintenant on étudie les étoiles, grâce au jeu des spectrographes?

Le deuxième acte décrit dans une sorte d’ivresse musicale la chute  nécessaire de l’humanité, ses douloureuses blessures,  son combat et sa route difficile vers une vision de réconciliation et de pardon. Sa quête de l’harmonie spirituelle. Le troisième acte est une transfiguration  très bien décrite décrit dans les notes de Nemtin :  « La coda s’ouvre avec une sorte de transfiguration. Au climax commence un rite doux, avec le son de cloches et d’un chœur. Presque tous les motifs mélodiques des trois parties sont répétés. À la fin, le chœur chante à l’unisson le motif de quatre notes de la mort. Cela ne ressemble pas à la mort, mais semble plutôt une étape vers un autre niveau de la vie. Au début – quand les cloches sonnent –, les quatre notes résonnent fort, puis s’éteignent et tout disparaît, se dissout. C’est précisément, il me semble, ce qui se passe à la fin. L’univers qui fuit dans toutes les directions commence à se rassembler sur une seule note – fa dièse, la note que Scriabine aimait tant. L’Acte est terminé. »

Dans cette troisième partie on est touché au plus profond par des effets grandioses du tuba, la douceur des hautbois, les jeux de sonorités fruitées, les charges bruyantes. Les quatre notes sont déclinées à l’infini par tous les pupitres comme des mantras en forme  ascendantes et chromatiques. L’orgue a fait son apparition : à la fois rayonnement incandescent et un éclat d’une extrême délicatesse. Le mystère s’empare des cordes qui jouent de façon presque invisible. Du  bercement  régulier des arpèges,  apparaît le beau grain de  voix de la soprano qui produit de larges vocalises,  stables et pleines, sorte d’élixir de sérénité fascinant. L’imaginaire est large comme le rêve d’Icare, sauf qu’il n’y aura pas de chute!  A chaque retour des quatre notes fondamentales, débarque une caravane de lourds parfums capiteux, du sable mou  et chaud, un résumé de l’Univers. Le pianiste réveille l’énergie, l’orchestre amplifie les mouvements,  décuple les forces en présence, Le chœur de 60 choristes de la radio Hongroise est debout. Avec la soprano, l’ensemble ressemble à un gigantesque mandala,  on ne sait plus d’où viennent les émotions. On assiste à une sorte de transfiguration de flux passionnels, de joie créative, de scansions et de pulsions impensables. Du Beau, du Vrai, du Bien sûrement,  en gestation perpétuelle… ad libitum. La saga fantastique est fascinante, on ne voudrait surtout pas que cela s’arrête ! Une plume vole et se laisse choir avec délices. Comment ne pas être transportés ? On a vu des milliers de flocons de lumière tomber paisiblement sur le Monde.  On a entendu le carillon de noces terrestres.  On a accompagné la soprano s’élevant vers le ciel et disparaissant dans un point lumineux et on s’est laissé ensorceler dans l’apothéose du final, avec du bleu strident jeté sur les spectateurs. Voilà une expérience inoubliable par sa force poétique. Voilà ce que peut faire l’art quand il nous bouleverse.

Rue Ravensteinstraat 23, 1000 Brussels, Belgium

https://www.facebook.com/klarafestival/videos/1976647999025705/?t=25

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Poètes et peintres,

 

à l’origine de notre langue qui sait,

 

vous dites ce que les mots attisent,

 

et de la comparaison,

 

ne subsiste que l’écho,

 

entre ombre et lumière.

 

Le chant du sphinx,

 

comme des rêves endormis,

 

au bord de l’eau, entiers, silencieux.

 

La recherche de l’inertie.

 

Que la couleur des reflets

 

parsème le regard

 

et s’évapore après l’averse.

 

Julien Boulier     le 20 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436029411

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administrateur théâtres

 UN AMOUR QUI NE FINIT PAS. Comédie d'André Roussin (1911-1987)  Du 3 au 22 mars 2018

 L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, intérieur

Par la Comédie de Bruxelles

Avec Laure Godisiabois, Christel Pedrinelli, Pierre Pigeolet, Daniel Hanssens. Mise en scène : Daniel Hanssens

 

C’était les années 60-70 !  « Au théâtre ce soir », qui se souvient ? La dynamique, ravissante et élégante Juliette reçoit des lettres d’amour  flamboyantes et savoureuses d’un quidam rencontré lors d’une cure à Divonne-les-Bains.  Bien sûr, Roger,  son mari grille de jalousie devant le charme désuet et romantique des propos fleuris qu’il a découverts !  Pour protéger l’honneur de sa femme, il  s’en  ira porter lui-même le paquet litigieux à son expéditeur dès qu’on aura élucidé l’adresse. Pierre Pigeolet pousse le rôle sanguin  jusqu’au burlesque.  

 Jean est le mari coupable qui est allé innocemment en cure et a rencontré …une jeune-fille ? Sa mère ?  Une femme ? Un rêve, qui lui a fait passer 12 jours délicieux, loin de sa femme Germaine une dame de fer  plutôt castratrice qui est passée maître des  interrogatoires serrés et infantilisants. Jouée à merveille par  Laure Godisiabois,  A chacun de leurs échanges, on déterre la hache des dialogues de sourds : du comique verbal  de très  haut vol,  qui n’est pas sans rappeler l’humour de Raymond Devos  dans  sa logique implacable!  De véritables  morceaux d’anthologie ! S’il ne veut pas particulièrement mentir à sa femme, il ment mal! Avec une intuition toute féminine et un raisonnement implacable, elle a tôt fait de  reconstituer les pièces manquantes au scénario et peut se faire une idée assez précise de la traîtrise en cours, qui n’a rien à voir avec les incartades habituelles du mari et lui paraît d’autant plus dangereuse!  Tout se corse, bien sûr,  quand les deux jaloux, Germaine et Roger font alliance!

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Du côté Juliette-Roger, c’est Juliette :  Christel Pedrinelli, éblouissante de charme  et  d’effervescence qui,  sertie dans des robes de rêve,  crie au scandale, puisque son mari semble ne plus avoir confiance en elle ! Or, elle n’a strictement rien fait de mal ! « On verra plus tard pour la paix ! », lance-t-elle, piquée au sang !  La voilà qui entend avoir voix au chapitre, et  qui sait,  changer le cours des choses! On vous laisse évidemment déguster la suite de l’histoire…

L’ironie et les sarcasmes déferlent dans le salon Jean-Germaine, mais aussi la confession émouvante et lumineuse de Jean /  Daniel Hanssens qui  hisse celui-ci,  au-delà de la comédie, lorsqu’il évoque l’Amour hors gabarit. Humainement,  il réclame cette part secrète indispensable, ce jardin virtuel extraordinaire  où se cultiverait l’amour qui ne finit pas. Un amour  qui ne nécessite pas de  composantes sexuelles, qui vit de son contenu poétique et exalté. Celui qui échappe à la routine, aux contingences, aux frictions, aux désaccords,  où l’explosion verbale devient bouquet de caresses, où il  appelle « son infante et sa principessa »  une belle inconnue qui ne lui doit rien! Dans une adresse à Juliette, un nom  dont la connotation n’échappe à personne, il ose clamer que l’amour est « la fantaisie de Dieu».  Il prétend avec humour  « ne pas permettre à son mari de lutter avec Dieu, sur ce chapitre ! » … tandis que Germaine, prénom bien choisi  lui aussi, croira élaborer un plan infaillible avec Roger pour « tuer le bonheur  dans l’œuf !» et assouvir leurs  secrets rêves de pouvoir.

Dans la mise en scène, on passe d’un salon à l’autre. Aux murs, de tendres couleurs pastel lilas, champagne et tilleul mettent en valeur de hautes fenêtres lumineuses.  Chez Germaine, des meubles genre Roche Bobois et un bouddha qui ne la décoince pas, chez Juliette, des meubles de style, plus collet monté  et un téléphone qui sonne régulièrement pour les amoureux des belles lettres. Au fond,  chacun sa radio 'TSF' vintage, question d'époque! 

Image associée

Ni Jean, ni Juliette n’ont besoin de « protection » lointaine ou rapprochée. Ils ont besoin de respirer…  Ils ne supportent pas l’amour prédateur qui finit par étouffer. Il y a  ces deux monologues parallèles  bouleversants où chacun réclame seulement le droit de rêver. Jean  rêve d’un «  Un bonheur qui ne blesse personne, qui donne au  lieu de recevoir, qui vénère au lieu de séduire… » Ce sont ces moments précieux qui font dire à André Roussin que la bonne comédie est très proche du drame.

Paul Léautaud  ne donnait-il pas comme définition du bon théâtre : « C’est le rire, la fantaisie, l’imagination, la répartie vive, le trait prompt et pénétrant, tout à la fois l’irréel et la vérité, l’observation qui se répand en traits comiques, le mouvement, la farce, au besoin même la bouffonnerie…» Tout y est !  Amateurs de bon théâtre et de langue grisante, réjouissez-vous ! Ce spectacle pétillant qui tourne autour de l’Amour tout court,  est franchement bien joué de façon virtuose et  récréative, et dévoile  des profondeurs  inattendues, même si la fin laisse un goût de nostalgie!

We loved it!  

Crédits photos © Gregory Navarra

         

 Après le Centre Culturel d'Auderghem, plus que quelques jours au Centre Culturel d'Uccle  

 

 

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Ton regard fut reconnu hier.

 

C’était l’été.

 

La légende d’un espace

 

où même le vent des saules

 

n’atteindra pas ce qui naquit

 

lorsque nous nous sommes aperçus.

 

Tu étais en train de danser sous cet arbre.

 

J’ai suivi ce qui me semblait être le bon itinéraire.

 

Où sont les mirages de tes yeux

 

si ce n’est calés dans les miens ?

 

Ses yeux, les cils, en toutes saisons.

 

un corps de plumes

 

sous les violettes.

 

Julien Boulier   le 19 mars 2918

poème déposé Sacem code oeuvre 3436021311

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Un mot au pouvoir mirifique

Pour me sortir de l'apathie,
Un mot charmant et efficace,
Emplissait mon âme de grâce,
Me redonnait de l'énergie.

C'était surtout dans la souffrance
Que je recourrais à ce mot.
Il apaisait certes mes maux,
Faisait surgir de la brillance.

En ces temps où la léthargie
Me prive d'entrain et me lasse,
Rend maussade le temps qui passe,
Je m'abandonne à sa merci.

Mais si je murmurais: mamie!
Se pourrait-il que ce vocable
À nouveau devienne capable
De produire de la magie?

19 mars 2018

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administrateur théâtres

12273270890?profile=originalDernièrement a eu lieu un festival européen au cœur de l’Europe, le festival EuropArt.  « Si tu veux devenir international chante ton pays…! c’est Beethoven qui le dit ! Et le fondateur de ce festival,  c’est … Guillaume Grignard, pianiste, détenteur d'un master en science politique, Directeur Artistique du festival EuropArt, fondateur de Musique en Liberté ASBL, actuellement aspirant chercheur FNRS dans le domaine des sciences politiques. 

Pianiste né en 1987, Guillaume Grignard est diplômé du Koninklijk Conservatorium Brussel, dans la classe de Piet Kuijken. Il s’est formé avec de nombreux pédagogues réputés comme Roberte Mamou, André de Groote ou Jan Vermeulen. Il est également diplômé de l’académie de musique de Péruwelz où il obtient plusieurs distinctions comme élève le plus méritant de son académie. Enfin, il s’est distingué dans certains concours en étant notamment lauréat du concours Charlier. Passionné par le répertoire de musique de chambre, il s’est formé auprès de la violoncelliste Vivianne Spanoghe et du pianiste Thomas Dieltjens. Avec ses partenaires, il s’est produit régulièrement en concert en Belgique et en France. Parallèlement à cela, Guillaume Grignard s’intéresse à l’improvisation. Dès l’âge de douze ans il exécute ses premières compositions et au conservatoire il a pu se perfectionner avec Helmut de Bakker et Boyan Vodenicharov, ce qui a considérablement élargi ses compétences en la matière. Esprit bouillonnant et superactif,  Actuellement, Guillaume Grignard est aspirant chercheur FNRS en science politique…

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La vocation de ce festival européen est de convoquer des  jeunes artistes des quatre coins de notre belle Europe et de constituer une Europe musicale. Les pièces de concert ont un dénominateur commun, être moins connues du grand public et représenter un pays qui nous est moins connu.

 

Le 3 mars dernier, au concert d’ouverture de la 7e édition de ce festival EuropArt,  c’était la république tchèque, la France et l’Allemagne qui étaient au rendez-vous au Musée des instruments de Musique. Ensuite Autriche, Bulgarie Pologne se retrouvaient  à l’abbaye de Forêt.  22 autres pays ont  été représentés sur différentes scènes bruxelloises.   Le 8 mars dernier, le théâtre Mercelis accueillait  le jeune Florian Noack, piano, et le Quartz Ensemble, un quintet à vents qui fête ses 26 ans.

Au programme:

Carl Nielsen (1865-1931) : Quintette à vent (1922)

Blaž Pucihar (1977) : Prima Sonata pour flûte et piano (2003)

Georges Enescu (1881-1955) : Cantabile et presto pour flûte et piano (1904)

Francis Poulenc (1899-1963) : Trio pour piano, hautbois et basson (1926)

Francis Poulenc (1899-1963) : Sonate pour deux clarinettes (1918)

Francis Poulenc (1899-1963) : Sextuor pour piano et quintette à vent (1932)
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Le Quintette à vent, op 43 de Carl Nielsen (1922) pour flûte, hautbois, clarinette, cor et basson donné en ouverture du concert a été une découverte.  Une œuvre sereine et paisible où s’enchainent 11 variations sur un même thème. On est frappés par des sonorités rutilantes, un cor et un basson généreux, une clarinette primesautière, de beaux duos,   des rythmes de violons invisibles gonflés de rires. La clarinettiste nous offre d’ailleurs quelques gloussements farceurs.  Le thème fait penser à une  marche accablante sous le soleil, remplacé furtivement  par des balbutiements futiles de la clarinette, puis  des sarcasmes excentriques,  sur  tempo pressé,  puis se  reconstitue en toute sérénité à la fin du morceau.

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 Partons  à la découverte de la première Sonate pour flûte et piano de Blaz Pucihar (1977). Florian Noack démarre sur un rythme jazzy, le spectateur est tout de suite fasciné par son jeu de  mains sublime. La flûte est toujours aussi farceuse, Notes et trilles acides, douceur et badinerie, Florian Noack fait résonner son instrument.  Le Cantabile et presto pour flûte et piano de Georges Enescu,(1881-1955) enflamme le pianiste, entre l’ardeur d’une narration et la douceur d’une romance. Les mélanges de sonorités avec la flûte  se produisent: ces moments de fusion rares où l’oreille est séduite mais ne connait plus la source…  Après la pause c’est Francis Poulenc (1899-1963) qui tient l’affiche.   

Le trio pour hautbois basson et piano est enjoué, bienveillant et élastique. On passe d’une ample rêverie à des rythmes de films muets bourrés d’humour. Les dialogues sont moelleux, « Deux n’étions et n’avions qu’un cœur… ! » avec des développements mélodiques plein d’esprit. Florian scande la musique avec grande complicité, il a l’humilité nécessaire de l’accompagnateur qui encadre sans écraser. On se laisse gagner par l’émotion si généreusement partagée. Après: La sonate pour deux clarinettes de Poulenc, sorte de parade aviaire décontractée, dont on écoute les hululements nocturnes les yeux fermés.

Ce concert se referme sur Le Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette,  basson  et cor, ( 1932). Rivalité de sautillements et de torpeurs langoureuses, les instruments diffusent fumées et alcools,  le pianiste fait naître des notes innocentes avant  que la partition ne plonge dans une effervescence libre de toute contrainte. C’est ludique en diable. Le pianiste ne fait qu’appuyer les vents, se distingue à peine par quelques notes, un glas déguisé, une nostalgie… Un être est solitaire quelque part et pleure en silence. En musique, les larmes sont belles et pourtant, pas un violon à l’horizon !

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Et puis, un bis d’adieu, pur élixir de romantisme sous les doigts de Florian Noack:  le Nocturno de Vadim Petrov, qu’il joue le sourire aux lèvres… et dont il respire le rythme. Nous voilà au coucher de soleil, à Prague, sur le pont Charles?  Ah! Le charme des villes européennes et leurs musiques!

Florian Noack, piano - Ensemble Quartz

https://europart.brussels/festival/

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Regardez ces fleurs coupées.

 

L’été est encore dans l’ombre.

 

Les nuages défilent.

 

Imagine nos forêts.

 

Dans cette maison

 

où l’on peut lire à côté de la cheminée,

 

les yeux d’un chat,

 

proches de la faible lueur,

 

promènent leur regard

 

toute la matinée.

 

Comme un oiseau,

 

avec la vue sur notre soleil.

 

Julien Boulier    le 18 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435964811 

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Comme des yeux qui nous regardent. Le jour et la nuit.

 

Les chemins de nos rêves, l’été ou l’hiver,

 

passent aux carrefours du temps.

 

Espaces imaginaires qui, toute la vie,

 

nous serrent dans leurs bras.

 

Tous les ciels, à toute heure venus,

 

illuminent les montagnes de nos souvenirs.

 

Ombres intérieures. Eblouissements.

 

Saisons qui traversent le sommeil.

 

Voyages en altitude.

 

Mystiques parcours des étoiles

 

venues nous saluer de très haut.

 

Passons l’hiver.

 

Julien Boulier    le 17 mars 2018

poème déposé Sacem  : code oeuvre 3435947211

 

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POURQUOI CHOISIR?

Entre le soir et le matin

Entre hier ou encore demain

Choisir...

Entre vérité ou fiction

Entre l'ennui et la passion?

Choisir...

Entre contempler une toile

Ou se cacher derrière des voiles?

Choisir...

Entre les plaintes ou bien l'orgueil

Pour combler d'impossibles deuils!

Choisir...

Entre regard ou bien caresses?

Simplement fuir ce qui nous blesse...

Choisir

Entre le jazz et l'opéra

Un rythme, pour ajuster nos pas...

Choisir...

Entre l'écume ou bien la lie

Et... se sentir toujours en vie!

Pour les humains, le fait de choisir

C'est pourtant bien un peu mourir!

J.G.

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La vie de Paul Léautaud, écrivain et critique théâtral est un roman, celui d’un nouveau-né abandonné par sa mère qu’il voudra connaître à tout prix à l’âge adulte.
De quelques rencontres entre une femme d’âge mûr encore très séduisante et un jeune homme transi d’amour pour celle qu’il a désiré depuis l’enfance naîtra une correspondance passionnée, souvent ambigüe, où les mots tendres et les serments de dévouement donneront rapidement prétexte à des coups de griffes acérées, jusqu’à la rupture brutale, cassante.
Cette correspondance à profondément ému Bruno Emsens qui confronte les deux « aspirants à l’amour », dans leurs échanges maladroits et revendicatifs. Sous les chassés croisés de sentiments, les élans et les démentis, transparaît la peur de dépasser les limites, la fuite des responsabilités et le devoir de « sauver les apparences ». Chantage affectif, considérations matérialistes, l’idylle dont rêve le jeune Paul se transforme en réquisitoire.
Bruno Emsens parvient à nous tenir en haleine avec cette saga familiale où les échanges épistolaires sont si vivants et rapides qu’ils semblent dits dans l’instant, « entre quatre yeux ». On se laisse émouvoir par le jeu à fleur de peau de Nicolas Poels, auquel Florence Hebbelynck répond avec la fougue et l’intransigeance de la femme inaccessible.
Bruno Emsens a choisi de mettre en scène les « Lettres à ma mère » parce qu’il estime urgent aujourd’hui de rendre la parole aux êtres libres, et Paul Léautaud le fut dans tous les sens du terme. Notre société actuelle en revient à des impératifs d’autocensure et parler un peu trop librement de sentiments intimes deviendrait honteux.
La troublante attirance de Paul pour les jupons de sa mère, sa quête amoureuse, nous fascine et rappelle « Les liaisons dangereuses » dans un registre moins sulfureux mais tout aussi cruel.

Palmina Di Meo

Sur le blog de Deashelle

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Entre ciel et terre, caractères, typographie et lignes de destinée.

 

Qui sait si, sur cette plage de village,

 

l’eau et les fontaines apparaîtront de nouveau

 

dans nos mémoires.

 

Ces pierres plantées en haut des collines du mont Lozère.

 

Itinéraires qui, aussi, de ville en ville,

 

nous mènent en passagers de nos vies.

 

Nous fûmes passants dans ces rues, ces ruelles et ces places.

 

Grandes capitales et petites bourgades.

 

Un frémissement entre les toits, les vagues de souvenirs

 

sont comme une mélopée.

 

Laissons-les vivre et nous faire signe.

 

L’aurore et les ailes du temps qui peuvent alors se déployer.

 

Julien Boulier    le 15 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435875911 

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Ainsi ai-je longé rivières

 

chemins et estuaires.

 

On retrouve presque

 

dans ces pages de musique

 

le visage

 

de ces souvenirs.

 

Nous peignons

 

la musique.

 

En nous, maintenant.

 

C’est là que la nature

 

contemple le ciel

 

avec ses regards

 

remplis de liberté.

 

Julien Boulier    le 14 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435837711 

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administrateur théâtres

Il était une fois Nicola - pas le saint - le compositeur italien contemporain, Nicola Campogrande  qui, ayant visité en l’an 2007 la Fondation Folon en Belgique, se prit à rêver de composer un  opéra  greffé sur  ses émotions picturales et le fabuleux chant des couleurs de Folon, prince du graphisme onirique.

 Un autre jour, ce fut L’Opéra de Liège qui contacta ledit musicien, et, 9 mois plus tard, le texte  italien de Piero Bodrato ayant été traduit en français par les soins de Maria Delogu,  l'opéra « #Folon »  était  prêt  pour un  baptême qui eut lieu un 2 mars 2018  à L’Opéra de Wallonie,  en avant-première d’une  belle série de représentations  dites « scolaires » ne laissant que …deux dates libres pour le public.

Le principe veut que les  enfants qui iront voir cet opéra participatif,  soient initiés en classe à chanter eux-mêmes des chansons  pour accompagner chœurs et solistes. Et malgré les notes très aiguës et les tempi fort rapides, cela marche!  Et quelle inoubliable aventure pour les enfants de la Maîtrise de l'Opéra!  Quelle expérience providentielle aussi pour un jeune chef d’orchestre de 28 ans, de pouvoir échanger et travailler avec un compositeur en vie… Nicola Campogrande.  Et de devenir créateur de musique en duo!

 Lors des « scolaires »  il s’est avéré qu’au lieu d’être captivés par leurs smartphones - mais les très jeunes en ont-ils déjà ? On espère que non -  les 800 têtes blondes, vouées aux plaisirs de la découverte, ont, dit-on,  été  happées par  l’environnement de rêve qu’est l’Opéra de Liège, ses dorures, ses lustres, mais surtout  par l'atmosphère magique de l'expérience.

4._folon_officielles_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-20.jpg   

Les enfants  ont été séduits d'abord  par le bal des couleurs évoqué par la musique  créative du compositeur, miroitante et cascadante, portée par l’énergie de ses 1001 percussions et par la baguette habile du chef d’orchestre Ayrton Desimpelaere, Chef Assistant à La Direction Musicale au sein de l'ORW. Ils ont été fascinés  par la magie chorale des  enfants de la Maîtrise de l'Opéra orchestrée par Véronique Tollet et le talent des solistes lyriques dont la diction leur était suffisamment accessible. Ils ont adoré les merveilleuses graves de Roger Joakim, Monsieur Alphonse, gardien du musée, fascinés par  l’homme bleu incarné par le tendre Pierre Derhet et  par Julie Bailly  la « bestfriend » portant perruque …verte  de  jalousie. Les tout juste 6 ans ne peuvent pas lire les sous titres et ne sont pas portés sur les professeurs doctes et ronchons! Pauvre  Patrick Delcour! Orangine était interprétée par Natacha Kowalski.

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Ils ont été émerveillés par les décors créés par la fondation Folon pour l’opéra, auxquels répondaient  la valse de costumes et de perruques  presque fluorescents de Fernand Ruiz.  Ah les splendides chaussettes!  Pour Ayrton Desimpelaere, le défi était de  diriger  à la fois l’orchestre, les solistes lyriques et le chœur d’enfants en leur tournant le dos, à chaque fois qu’il  devait faire face au public pour le diriger et chanter avec lui.

Un vrai tour de force pour lui,  car aux  séances pour tout public, la « participation » a été moins active et le retour après le tomber du rideau moins délirant, mais cela tient sans doute à une  préparation moins approfondie et au mélange des âges. Les tout-petits (4-6-8 ans) ont sûrement  apprécié leur première exposition au monde lyrique, bien que l’histoire présentée les ait parfois dépassés.

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Sont-ils déjà sensibles aux « growing pains »  des  adolescents? On en doute un peu ! Mais l’interdit qui pèse sur l’utilisation de smartphones dans le musée, et les catastrophes qui peuvent en découler les ont  impressionnés.  Mais, si Folon avait été dans la salle, aurait-il joué au jeu des interdits, lui, l’homme libre comme l’oiseau? En revanche, le baiser  qui sauve, qui est celui d’une « princesse charmante »  et non celui d’un prince, a beaucoup plu! Idée intéressante que l’amour pour sortir du cadre, non?   Si les personnages n’offrent  qu’un minimum de complexité, la morale à tirer sur la surexposition aux écrans, était bien clairement exposée, et le selfie, totalement condamné!   En effet l’objectif de la production est de mettre en lumière et en musique, la banalité des échanges par moyens électroniques, versus l’incommensurable part de rêve qu’offrent les artistes.

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 Une histoire simple donc, pédagogique en diable, trop peut-être, car on se demande si  l’oeuvre n’aurait pas été vécue plus intensément s’il y avait eu une meilleure  pénétration dans l’œuvre même de Folon.  Telle qu’elle est construite, cette histoire pourrait se jouer avec n’importe quel autre artiste peintre…

On se prend à penser que Folon est plus une toile de fond que le fond de l’histoire.  Y aurait-t-il dans cet opéra une part manquante dans la mise en scène, signée Alexandre Tiereliers? The missing link ? On aurait aimé que l’artiste Jean-Michel Folon apparaisse à travers cet opéra avant tout  comme un passeur d'humanité, face à l’isolement urbain du monde moderne, un chantre de la beauté d’une nature bienveillante, un apôtre d’une totale liberté de penser et un adepte inconditionnel  du respect des droits de l’homme. Et bien sûr, par la nature  poétique de ses tableaux couleur d’arc en ciel,  un semeur de rêves qui vous donne la clef des champs oniriques et rêve  lui-même d’un monde sans frontières… Mais sans doute l’opéra conduira, on l’espère, les familles à rendre visite au sanctuaire onirique des couleurs, créé par l’artiste lui-même à quelques pas du Château de La Hulpe.  Finalement, l’opéra est-il  encore toujours en création?

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Néanmoins,  tous les enfants auront  eu l’occasion de saisir l’urgence d’une place de choix à réserver aux artistes dans une société, et leur rôle révélateur , un peu comme les  fées dans les plus belles histoires. Celles-ci leur révèlent la nature dont sont faits les rêves. Ainsi, le chef d'orchestre, qui indique une voie et invite à rentrer dans l'œuvre qu'il a mise en  musique, offrant  à chacun la possibilité de créer et de réentendre sa propre interprétation. Ainsi, Folon, qui  par son art, fait voir la transparence des choses.

Nouvelle production Opéra Royal de Wallonie-Liège en collaboration avec la Fondation Folon

http://www.operaliege.be/fr/activites/folon

#Folon se produira également au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le mercredi 14 mars 2018 à 16h.

 

Crédit photos: © Lorraine Wauters / Opéra Royal de Wallonie

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Approche-toi du côté visible. Puis détache-toi.

 

Où est l’envers du décors,  ce qui est caché ?

 

Destin . toi qui, dans des nuits prolongées, t’affubles de ces couleurs.

 

Profondeurs sous-marines. Enracinements du passé et mélopées du futur.

 

Songeons à tenir le présent, entre voyelles et consonnes.

 

Glaciers, arbres et nuages. Les ciels apparaissent alors

 

au milieu des notes de musique. Inspire cet air qui t’attend dehors.

 

Une main amie t’es tendue par le milieu végétal.

 

La route est sous nos pas, parfois enneigée, parfois ensoleillée.

 

Le chemin sinueux passe à travers des enchevêtrements,

 

Serpente et propose ses embranchements.

 

Choisissons nos itinéraires. Croisons nos vies.

 

Julien Boulier    le 13 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3435784711

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