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Réminiscence êtres

J’ai effeuillé pour vous la blessure perdue dans mes rêves.

 

Poursuivi par vos pleurs, je veillais sur votre âme,

 

ne pouvant consoler que votre démarche nonchalante.

 

S’alliant à nos désirs, nous restions là,  ouverts sous le ciel.

 

Nous suivions le commencement du ruisseau

 

qui nous menait jusqu’à la source.

 

Pas seulement une rencontre,

 

ce fut un renoncement,

 

puis un accomplissement empreint de solitudes partagées,

 

entrecroisées, échangées.

 

Entre nos silences commença une remontée du temps,

 

vers nos désordres lancinants, au bout de nos bibliothèques – mondes.

 

Nous calligraphiions nos mots en lumières.

 

Julien Boulier     le 12 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436879811 

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Elle se revoit sur les dunes.

 

Denses collines de sable enfouissant les herbes.

 

De loin, sous le soleil, leur silhouette sinue.

 

Face à elles, la longue étendue de la mer.

 

Combien de jours, combien d’années.

 

Quand la nuit les étoiles

 

changent le sable en manteau de soie.

 

De jour en jour, son cœur atteindra la géographie de ces lieux.

 

Tes paroles pour un temps seront miennes.

 

Je boirai ton regard.

 

Nous enlacerons les souvenirs.

 

A quels tourments échapperons-nous ?

 

Faut-il que nous nous retrouvions à l’ombre de cet arbre ?

 

Julien Boulier     le 10 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436807211

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Au seuil de ta vie, quelques touches de piano. Les cordes d’un violoncelle aussi.

 

Le beau bois d’un instrument de musique ancien.

 

Hier, en marchant, j’embrassais du regard les genêts,

 

l’oreille à l’écoute des frôlements d’insectes volants.

 

Abeilles, bourdons. Parmi les arbres ou le long de l’aber,

 

le cri des sternes mêlé à celui des mésanges.

 

Le vol d’un cormoran ou celui d’une aigrette garzette.

 

Je vois en toi une cantate, une chapelle au bout du sentier.

 

Au passage ta main effleure des feuillages naissants,

 

caressant les sursauts des branchages.

 

Comme un rêve à rebours, je repense à ton élan.

 

Une étreinte dans tes bras.

 

Je me dis que dorénavant, le temps passera à l’épreuve de nos vies.

 

Julien Boulier   le 09 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436767011

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Te nommer où tu vas. Les grands temps ou ceux qui font l’invisible.

 

Tenir ta main là où les chemins se croisent.

 

Avoir pour manteau ton sourire.

 

Regarder la vague comme ta voix.

 

Les possibles se rapprochent. Au jour, la nuit.

 

Les songes nous transportent vers les contours d’une montagne,

 

Ou le long d’un aber.

 

Racines tremblantes et branches rampantes,

 

Zigzaguant entre la lumière et les reflets.

 

Miroirs à facettes, pétillantes alchimies.

 

Sous nos pas, les racines nous délivrent.

 

Renaissent alors les frémissements de nos âmes,

 

le scintillement de tes yeux, l’horizon de notre mémoire.

 

Julien Boulier   le 08 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436751111 

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administrateur théâtres

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes deboutJuste ce qu’il faut d’atmosphère sensuelle et méridionale des palais de l’Andalousie du XVIIIe siècle et au bout…. Le bonheur !

 Envoûtés par la qualité de la musique et  celle de la distribution éblouissante réunie sur le plateau de l’Opéra de Liège,  les spectateurs  participent, à  une  folle journée (le sous-titre même  de la pièce  Le Barbier de Séville  de Beaumarchais) vécue par Figaro, valet du Comte et Suzanne,  camériste au service de la Comtesse Almaviva, habitant une belle demeure à Séville.

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Après une ouverture fulgurante,  augurant le caractère ludique de l’opéra et de son issue heureuse,  les deux amoureux préparent leurs noces, mais  le Comte, un coureur impénitent, a juré  d’exercer son « droit de cuissage » sur Suzanne, la   jeune  et séduisante  fiancée. Mis au courant, Figaro, jure de déjouer les plans de son maître.  «  Se vuol ballare signor contino » déborde d’énergie  combattante et annonce un personnage de haute voltige.   Mais  Figaro se heurte  à de nombreux écueils :  Don Basilio (Enrico CASARI), le maître de musique, qui joue le douteux rôle de l’entremetteur pour le Comte,  Marcellina ( une ébouriffante Alexise YERNA), soutenue par maître Bartholo (Julien VÉRONÈSE) , qui,  après avoir prêté de l’argent à Figaro contre promesse de mariage, espère bien se faire épouser, mais finit  par découvrir qu’elle est sa mère, ce qui résout la question! Et aussi, parmi les gêneurs,  l'adolescent craquant et adorable, Cherubino,  amoureux de « sa marraine », la Comtesse, mais aussi  amoureux de toutes les femmes à la ronde.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes sur scène et mariage

Judith VAN WANROIJ,  La Comtesse,  loin d’être une personne figée et compassée, vit dans l’opulence  mais elle est désabusée par les frasques  de son mari volage, par ailleurs "Grand d'Espagne!". Elle se révèle  être d’une  vive et belle intelligence et d’une humanité touchante, comme dans son air «  Porgi Amor », un vrai coup de cœur.  Tout ce qu’elle chante porte un relief extraordinaire.   Elle est restée la Rosine pétulante, enlevée jadis par le Comte et partage l’esprit rebelle et critique de son impertinente  compagne, Suzanne. Ensemble elles vont tramer des pièges pour faire ... entendre raison!  Ainsi ce   merveilleux duo « Sull'aria » où la comtesse dicte  le billet donnant rendez-vous au comte. Une merveille d’harmonies féminines.  

L’image contient peut-être : 2 personnes

Surprises, déguisements, quiproquos, situations embarrassantes, rebondissements dignes de vaudeville émaillent donc l’histoire  dans un  tempo vif et enjoué, jusqu’à ce que tombent les masques au quatrième acte. Le tout est ciselé avec finesse, saveur et jubilation par le maître de musique: Christophe Rousset,  titulaire de deux rôles.  D'une part, instrumentiste délicat et talentueux, au piano forte qui illumine l'ouvrage, et de l'autre,  incomparable chef  de l’architecture musicale de l'opéra.  Il a un don extraordinaire pour mettre  les choses en musique : révélations, surprises et revirements... Il narre cette histoire hautement ludique avec brio  et  intercepte  la  multitude  des états psychologiques  tout en faisant mystérieusement  ressortir  le regard critique  de Mozart sur de l’Ancien régime, par des modes burlesques. Il pénètre inlassablement l’arrière des masques et déjoue les singeries sociales, questionnant avec humour les rapports homme-femmes. Avec une préférence pour les femmes? 

En dehors du plaisir intense de la musique, la réussite de ce spectacle tient  particulièrement à la mise en scène d’une pureté dé(?)concertante! Signée Emilio Sagi.  Cela dit beaucoup!  Les décors et les costumes en élégantes teintes pastel ou sable, sont  comme  - idéalisés -  et jouent avec de belles  luminosités et la subtile blancheur du palais, jusqu’au dernier acte - le plus fou et où la musique a atteint un niveau quasi charnel -    qui se déroule, lui  dans un  luxuriant jardin semi-tropical, un paradis où ne peut qu’advenir le pardon, indissociable compagnon de l’amour véritable.

Mais la réussite parfaite de cette production tient  bien sûr surtout  à la qualité de ses interprètes.  Aux côtés de la  Comtesse  pleine de charme, de noblesse  et  de profondeur, Jodie DEVOS met sa voix claire et naturelle ainsi que  sa malicieuse théâtralité au service du  fougueux personnage de Suzanne, plus maîtresse que suivante!  Elle est le centre de tous les duos qu’elle mène sans faiblir…avec la vaillance musicale  intrépide que l’on lui connaît.  L’exquise Raffaella MILANESI  est le jeune Chérubin: du vif-argent éveillé à l’amour qui gambade sans la moindre retenue, tel un jeune dieu, libre, farceur, tendre, passionné, possédé par l’énergie grisante et urgente  de son personnage.  Quant au Comte Almaviva, il est superbe,  tellement déterminé et sûr de lui dans son inconstance toute masculine.  Il  est interprété par un  Mario CASSI tout-à-fait solaire. Sa tessiture semble rayonner et vibrer, caressant les plafonds et les  fenêtres du palais, continuant à jouer  de splendides couleurs de parade masculine,  même si  ...c’est finalement  Suzanne qu’il découvre dans le placard à la place du jeune amant qu’il brûlait de surprendre  à l'acte II, ou  même s’ il ...se  fait piéger par Suzanne et la Comtesse à l'acte IV,  et apparaît  comme un personnage plutôt ridicule.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises

Délicieuse Julie MOSSAY dans  Barbarina, qui elle aussi décline une des facettes de l’amour dans sa belle cavatine de l'Acte IV  … et un jardinier râleur et intempestif à souhait, très bien campé sous les traits de Patrick DELCOUR.    Mais la palme revient sans doute  au chatoyant  Figaro,  le jeune baryton Leon KOŠAVIC à l’élocution parfaite. Un homme de caractère,  qui n’a rien à envier à son maître en termes de voix masculine  affirmée, héroïque et radieuse, et  à travers lequel on perçoit  un  brûlant de désir de construire un nouveau monde, rêvant pour  celui-ci,  de  plus d’amour,  plus de  justice et de  plus  de liberté. La densité et la musicalité du  final est un  sorte d’aboutissement heureux, de fusion parfaite du comique et du sérieux du livret, le moment  où s’arrête enfin  le tourbillon de ces personnages illustrant si bien l'esprit du XVIIIe siècle, celui  où le regard et l’oreille se trouvent confondus d’admiration devant l’esthétique de la  mise en scène  et  la  qualité  sonore  de la production.

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 En Italien DIRECTION MUSICALE : Christophe Rousset MISE EN SCÈNE : Emilio Sagi CHEF DES CHŒURS : Pierre Iodice  ARTISTES : Mario Cassi, Judith Van Wanroij, Leon Kosavic, Jodie Devos , Raffaella Milanesi, Julien Véronèse, Alexise Yerna, Julie Mossay, Enrico Casari,Patrick Delcour  

NOMBRE DE REPRÉSENTATIONS : 5 DATES : Du vendredi, 06/04/2018 au samedi, 14/04/2018

 

Avec L’Orchestre et Chœurs de l’ Opéra Royal de Wallonie-Liège, nouvelle production

Vous trouverez ici des Ressources  à propos de  la biographie de Mozart.

 

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Est là celui qui la vit l’autre jour,

 

descendre l’allée,

 

habillée de fougères et de plantes.

 

Sur l’escalier de bois,

 

le rocher recouvert de mousses et de lichens,

 

coiffée d’un chapeau tressé.

 

Curieusement sa voix chantait

 

sous la Grande Ourse

 

Une ritournelle, un chant entrecoupé de silences.

 

Il pleut sous la forêt

 

Et au bord du ruisseau, sur l’herbe,

 

Commence son long voyage

 

Sous le ciel du soir.

 

Julien Boulier     le 06 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436709611

 

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Là-haut, les secrets.

 

En bas, l’oubli.

 

Les yeux déploient leur récit.

 

Comme une longue respiration recherchant

 

les matins immobiles,

 

la chevauchée fantastique s’empare des corps,

 

par delà les jours ensorcelants.

 

La pluie ruisselle sur ses cheveux

 

et le soleil à venir s’étend déjà sur nos espoirs.

 

L’amitié nous parle du temps

 

où l’absence chante doucement

 

les demeures paisibles et les rencontres.

 

Au bord du chemin, nous épousons les chimères.

 

Julien Boulier    le 05 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436674411 

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HISTOIRE COURTE 39.

 

LA PETITE DERNIERE...

Ma grande sœur,

Voilà que le mois d'avril prend possession du calendrier... et là, dans les premiers jours, une date si longtemps cochée pour ne pas l'oublier... celle de ta naissance.

Depuis bientôt quatre ans plus de voix au bout du fil, le silence s'est installé. Ton léger accent franglais qui me faisait sourire, je ne l'entendrai plus. C'est ça aussi être la petite dernière, c'est perdre l'un après l'autre les vestiges de l'enfance, de cette époque où tu étais déjà une femme et moi encore ce bébé qu'on n'attendait plus et qui surgit sur la pointe des pieds, redoutant de déplaire : ta petite sœur.

Je t'ai si peu connue, puisque très vite tu traversas l'atlantique y rejoindre l'amour de ta vie. Quelques lettres, quelques jouets envoyés, de rares visites et l'enfance est passée avant qu'à mon tour, l'espace de longues vacances, je traverse l'océan pour te redécouvrir et très vite te confier cette boule au creux de la gorge qui m'étouffait, cette blessure d'amour déçu.

Ton mari et toi, vous n'avez pas désiré et pas eu d'enfant. Nous étions si différentes, mais il y avait une telle tendresse dans ta phrase :"My baby! Je ne veux pas que tu sois triste!", qu'enfin je repris fois en moi-même.

Et les années passent, elles volent même avec une belle inconscience. Un mari, des enfants et la chance de vacances en Californie chez toi, chez vous, quelques pépites de vie...

Puis un jour la nouvelle de ton veuvage, ta peine, mais aussi ta vitalité, ta belle énergie. A ton tour, tu es revenue en Europe le temps de quelques vacances, car tu retourneras vers ce pays d'adoption auquel tu te sentais tellement attachée pour ce bonheur qu'il a su t'offrir.

De retour chez toi, surgit le rituel du téléphone, une fois chaque mois, et les dernières années, chaque semaine. Tu me disais : "Je vis trop vieille! Mais toi, pendant qu'il en est encore temps, profite de ta vie, ne te laisse pas étouffer par les autres, je veux te sentir enfin heureuse!".

Je crois que je t'ai entendue et pour ce conseil, je te dis mille fois merci! A quelques jours de la date anniversaire de ta naissance, tu me manques ma grande sœur... tellement!

La petite dernière.

J.G.

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Parfois la lumière de ton visage

 

et la forme de tes mains

 

s’emparent de ma vie.

 

Silences et murmures mystérieux.

 

Le corps s’épanouit.

 

Dans l’arbre, je vois tes bras, tes cheveux.

 

Ta silhouette envahit les feuillages.

 

Je te rejoins d’un regard,

 

et tes yeux embrassent nos âmes.

 

Emotion, voyage intérieur.

 

Ce tableau nous transporte sur les toits

 

d’où nous observons la vie tranquille des villages,

 

secrètement, et nos yeux se ferment.

 

Julien Boulier   le 04 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436603111

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administrateur théâtres

CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR,  MILLENIUM ORCHESTRA Cappella Mediterranea, continuo  & LEONARDO GARCÍA ALARCÓN, direction

 VALER SABADUS, Évangéliste

 FRANCISCO JAVIER MAÑALICH RAFFO, Christ

 PHILIPPE FAVETTE, Ponce Pilate

Dans :

GAETANO VENEZIANO 1656 - 1716 Passio del Venerdì

Santo ANTONIO NOLA 1642  > 1715 In manus tuas Domine / Stabat Mater

                             Attirer le public pour lui faire entendre des raretés, voici le défi que proposait dernièrement Leonardo García Alarcón, découvreur de  musiques anciennes,  le 28 mars 2018, à Bozar, lors d’un  exceptionnel concert d’harmonies  méditatives sans pause. D’emblée très complice et plein de bonhommie avec son public, Leonardo García Alarcón, propose de ne pas applaudir entre les morceaux,  pourtant de compositeurs différents, pour préserver une unité de temps, de lieu et de sens. Il a en effet choisi de relier du même fil trois œuvres différentes afin de concevoir la prestation comme un tout. « In illo tempore  egressus est Jesu cum discipulis suis… » débute l’Evangile selon saint Jean dans la version de Gaetano Veneziano,   se poursuit par « In manus tuas Domine» d’Antonio Nola,  et aboutit dans  un  dramatique « Stabat Mater » du même compositeur.

                             Leonardo García Alarcón rêve de partager sa passion pour l’écriture musicale mais surtout sa passion pour les Ecritures. Ainsi les partitions qu’il  exhume sont rares,  jamais encore jouées et entendues.  A la manière de deux testaments, il veut relier anciennes et nouvelle transmission  dans la fraîcheur d’une éclosion contemporaine inédite, incarnée avec passion par le Millenium Orchestra et le chœur de chambre de Namur.

                             Le premier manuscrit retrouvé nous donne à entendre une œuvre fervente,  la Passio del Venerdì Santo écrite à 20 ans vers 1685  par Gaetano Veneziano (1656-1716), élève d’élection de Francesco Provenzale  et organiste à la Chapelle Royale de Naples dès 1678, à  l’époque, sous domination espagnole. Presque toutes lumières éteintes, la salle  a tout de suite baigné de l’atmosphère particulière du triduum pascal.  Contemporaine de celle de Scarlatti, c’est  une musique sensuelle et dramatique à la fois, écrite pour solistes, double chœur et cordes, « suivant un parcours « d’une extrême » cadence (en sol# mineur sur « crucifigeret ») à l’autre (« Consummatum » en si bémol mineur) ». 

                             La voix éthérée de l’évangéliste qui a tenu  le public en émoi d’un bout à l’autre du concert  est celle de Valer Sabadus, contre-ténor. Elle est  d’une clarté et d’une douceur sublimes… Plaisir captivant, que cette voix émouvante  et sensible  aux  atmosphères narratives, un évangéliste au timbre profondément  chaleureux  et qui, à la manière d’un conteur d’antan, séduit  l’audience à ses pieds. Aucune grandiloquence, aucune forfanterie, de la belle et pure simplicité,  dans  une tessiture irréprochable. Un admirable maître de quenouille musicale,   qui a su filer en continu,  un  chant  lyrique mélodieux et poétique imaginé par Leonardo García Alarcón, sans que jamais  ne retombe l’intérêt. Roumain d’origine, il a grandi en Allemagne, célébré pour sa « voix dramatique de cristal clair » (Süddeutsche Zeitung), il a été révélé en France par ses remarquables prestations  à Versailles avec notamment « Didone abbandonata » de Hasse. Ses deux derniers albums, sortis en 2017, sont « Duetti Sacri », réalisé avec Nuria Rial et le Kammerochester Basel, et « Händel goes Wild » avec Nuria Rial, Christina Pluhar et l’ensemble L’Arpeggiata.

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                                          Le  récit  est entrecoupé par les interventions de Jésus, le  très mélancolique ténor Francisco Javier Mañalich Raffo qui joue les couleurs de la passion avec immense tendresse et  profondeur, et celles  de Ponce Pilate, sorte d’honnête homme cohérent et  intègre, juste prisonnier du destin, qui ne rêve que d’équité et de justice bien rendue. La théâtralité et la vitalité dramatique  sont superbement portées par Philippe Favette, baryton-basse. Celui-ci  s’est produit sous la direction de chefs tels que  Patrick Davin, Leonardo García Alarcón, Ton Koopman, Sigiswald Kuijken, Christophe Rousset, Jean Tubéry ou encore Jordi Savall. Mais il y a surtout, les impeccables interventions de la foule (Turbae) -  d’habitude créature populiste jalouse, avide, querelleuse, multitude vociférante, qui ne reflète pas, la vindicte sauvage qu’on lui connaît,  mais qui ici fait plutôt preuve de réactivité rhétorique. Cette foule,  peu  nombreuse mais très « puissante » est incarnée par un chœur qui privilégie la froide image des riches pharisiens avides de pouvoir et celle des docteurs de la Loi, les grands prêtres  qui n’ont pas  pu supporter l’éviction brutale des marchands du temple par Jésus et la critique de leurs lois.  De manière étonnante, la musique qui entoure les épisodes ou soutient les ariosos n’a rien de lugubre, c’est comme s’il y transparaissait l’Amour, bien que l’orchestre à certains moments  en profite pour souligner à coups de cordes les couleurs des flagellations, les épines, le manteau pourpre, les gifles… tandis que Pilate garde son sang-froid : « Ecce Homo », voici l’homme…

                                            Par trois fois, Ponce Pilate,  est désespéré de faire comprendre qu’il n’y a rien à reprocher à Jésus : « ego nulla invenio in eo causam ». Mais la « foule » insiste : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi, il doit mourir ! » Tant d’hypocrisie et de vanité ! Il n’y a bien sûr à leurs yeux,  aucune place pour la loi de l’amour… Et où sont donc restées les femmes ?  Celles qui devraient selon les écritures, découvrir les premières  que la mort avait enfin été vaincue et Jésus ressuscité? On les retrouvera , éplorées mais confiantes, dans le « Stabat Mater ».  Une évidence pour Leonardo García Alarcón, après avoir remis  Jésus, «  aux mains  de Dieu ».

                                            Cette merveille d’écriture musicale, est traversée par l’esprit des Ecritures… pour une nouvelle lecture. Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ! « Quod scripsi, scripsi,» insiste Pilate qui a fait écrire au haut de la croix INRI  «  Jesus Nazarenus, Rex Judaeorum » malgré les remontrances de la foule! Comme si une même dynamique optimiste inéluctable  semblait s’imposer à travers la musique,  pour signifier que la passion du Christ est l’étape  indispensable à la disparition de la mort,  et à la rédemption de l’humanité.

https://www.bozar.be/fr/activities/124228-choeur-de-chambre-de-namur

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Estuaire before : Calme sous les platanes

Calme sous les platanes.

 

Dites-vous qu’en approchant de votre cœur,

 

soudain l’âme apparaît, s’élance, s’établit.

 

En voulant dessiner, à peine les ampoules allumées,

 

les crayons se mettent à chanter le nom de lieux sauvages,

 

de personnages secrets.

 

Ils croquent des portraits intimistes

 

au milieu de paysages et de coteaux anglais.

 

Rivières étonnantes. Arpèges de couleurs.

 

Les arbres et leurs racines.

 

Nous marchons sur les pas de ces croquis,

 

sur les chemins de nos esquisses.

 

Quelques jours sans les assauts tourmentés des torrents.

 

Julien Boulier   le 03 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436555511

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Les toits des dunes, le lendemain de nos vies,

 

seront toujours présents.

 

Leurs lignes, de notre vivant, nous les apprécions.

 

L’été, nos pieds s’enfoncent dans le sable chaud.

 

Bientôt les nuits apparaissent, étoilées.

 

La quiétude tu recherches.

 

Tu sèmes les graines dans les jardins.

 

C’est comme si la pluie et le vent se lovaient

 

dans l’espace des rayons solaires ;

 

Nous voyons défiler le printemps, neige fondue, tempêtes ou canicules.

 

N’en déplaise aux intempéries, abrités dans nos demeures,

 

nous prenons notre crayon pour arpenter les pages d’un grand cahier,

 

puis nous lisons avec simplicité quelques livres bien choisis.

 

Julien Boulier   le 02 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436509011

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Pierres, arbres, fleurs des fossés, les passants observent vos courbes.

 

Leur cœur est devenu pour un instant royaume.

 

Aujourd’hui n’hésite pas à parcourir ces paysages.

 

Le crayon dessine à sa façon des lignes franches, simples ou complexes.

 

Poursuites du temps et des espaces.

 

Assumons infiniment l’archer et la flèche, l’écriture et sa diffusion.

 

Ancrés dans le présent, dessinons l’œil, la lumière et nos ébats.

 

Composons les pages en marge.

 

Divaguons. Proposons.

 

Imagine cette parabole, ce ciel et ces rebords.

 

L’ombre le long de la rive.

 

La jetée et ses départs.

 

Ce soir, au-dessus des talus, le vent s’apaise.

 

Julien Boulier   le 01 avril 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436479711 

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Des instants de vie ravissants

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Sereine, n'ayant pas d'attente,
J'accueillerais avec délice
Une offrande de fleurs de Lys
Ou une grâce attendrissante.

Ô les bouquets époustouflants,
Les poèmes qui bouleversent,
Porteurs d'amour ou de tendresse.
Nombreux souvenirs sont troublants.

Je perçois qu'une muse rôde.
Sans doute celle familière
Qui sur des rayons de lumière
Déposait de charmantes odes.

En ce matin, la providence
Me redonne de l'énergie.
Le romantisme resurgi,
Laisse douce mon innocence.

31 mars 2918

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administrateur littératures

Vérités, confidences, inspiration et qualité d'écriture avec Michel Torrekens, "Papas!", observateur, l'assurance tranquille, de la conversation; Alain Berenboom, "Monsieur Optimiste", ouvert, l'humour et la sensibilité au clair de l'homme; Isabelle Bielecki, "Les Tulipes du Japon", touchante, la force et la clarté du propos, tous trois pour une exploration des relations - parfois épiques! - avec le père. "Mon père, ce héros"? Il peut très bien se révéler amour, crainte, admiration, méfiance, acceptation ou éloignement, c'est selon le vécu, la complexité de notre être jouant son rôle dans l'évolution de nos rapports avec lui, le présent se forgeant presque toujours dans le passé, les souvenirs bons et moins bons parfois à fleur de peau comme ce fut le cas au cours de cette soirée où fiction romanesque et réalité se sont intimement côtoyés.

Avec panache, Gérard Adam introduisit la rencontre de la plus belle des manières: "Envers et contre tout, nous sommes présents et poursuivons la mise en valeur de nos Lettres...". Lancé, il donna ensuite la parole à Michel Torrekens et ses "Papas", l'auteur à la fois pensif et en verve, des confidences en chemin, Alain Berenboom et son "Optimiste" lui succédant, vif, spirituel, le sourire désarmant, Isabelle Bielecki et ses "Tulipes" clôturant superbement le premier tour de table. Une auteure très intérieure, d'une belle profondeur. "On dit que les fleurs expriment nos sentiments mais sait-on qu'elles peuvent garder les secrets comme personne?"

Au second tour, des passages des oeuvres présentées ont été lus par les auteurs eux-mêmes, contrastes de mise mais les papas, l'optimiste et les tulipes faisant malgré tout bon ménage au coeur de l'Espace Art Gallery, la soirée s'étant poursuivie avec deux lectures publiques, de belles signatures de nos auteurs à l'honneur, le verre de l'amitié en clôture. Notre prochain rendez-vous? Le 29 mai à 19h mais au 83, rue de Laeken, avec Robert Paul, Jerry Delfosse et Gérard Adam, notre trio-concepteur!

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L'art et la vie

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Ô « La semaine de Suzette »
Certes une invention de génie!
Un journal plein de fantaisies,
Conçu pour de simples fillettes.

De Soussana, la semaine
Que je présente au jour le jour,
Avec des mots de troubadour,
À une source claire mène.

Lors ceux se qui se sont abonnés,
Se délassant en cet espace
Y reçoivent diverses grâces,
Bien souvent en sont étonnés.

Comment révéler l'énergie
Dont les effets sont indicibles?
C'est un désir irrésistible.
Le comble la photographie.

29 mars 2018

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Devant la fenêtre, des bribes de souvenirs, couleur de sable.

 

Toi qui m’emportes au bout du monde,

 

dans l’atmosphère de multiples solitudes.

 

Et puis ces rencontres,

 

tu te souviens.

 

C’est la musique qui nous réunit.

 

Pas même en hiver

 

je ne manquerais de laisser

 

mon cœur voler vers ces champs,

 

planer vers la côte.

 

Alors, toute la force des vagues

 

égrènera nos vertiges,

 

douleurs, joies ou transports poétiques.

 

Julien Boulier    le 29 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre  3436406811

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Dans la lumière, leurs doigts s’assemblent

 

pour sculpter la force et les lignes élancées.

 

Observer et écrire ces mots.

 

Feuilles, sous l’ombre vous tremblez.

 

En silence tes mains frolent l’espace de nos vies.

 

Tout cela, comme un nuage incertain,

 

sert d’escale à nos journées.

 

Chansons, arpèges, jusqu’aux légendes adorées.

 

Ys. 

 

Vous êtes les messages

 

de nos nuits.

 

Libertés et demeures  en forme d’étoiles,

 

je vous rencontre sur chaque chemin parcouru.

 

Julien Boulier    la 28 mars 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3436391911 

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Une surprise pour Michèle

Envie de surprendre Michèle.
Aimerais, dans une chanson,
La faire apparaître réelle,
Se révélant à sa façon.

À l'allure d'adolescente,
Était docteur en pharmacie.
De vouloir se montrer brillante,
Elle n'eut jamais le souci.

Depuis de nombreuses années,
Remarquablement compétente,
Passe ses instants à soigner,
N'a pas de désirs en attente.

Intense est son goût de la vie.
La fascinent les découvertes
Et ma poésie l'attendrit.
Ce billet la troublera certes.

27 mars 2018

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