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INSTANT BLEU ET BLANC

Instant bleu et blanc,

aux teintes mouvantes de pastel et de nacre,

la mer me parle

du royaume des souvenirs..

 

Alors mon cœur s'en va,

chevauchant une vague,qui vient caresser ,

mon ombre,puis s'en va,pour mieux revenir,

dans une dernière caresse ..

et qui repart ensuite,pour succomber,

plus loin..et s'évanouir,en un dernier regard..

Mon cœur s'en va

pour revoir défiler marchant ensemble,

l'amour,la beauté,le charme et ..la grâce..

comme un rêve d'émeraude,

surgi de la mer,

et flottant dans tes yeux..

 

Mon cœur s'en va,

sur cet instant bleu et blanc,

vers la plage de ta présence..

 

(LES RIMES DU LAC)

12273275870?profile=original

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Time un pays des mots : comme tu nous réunis !

Comme tu nous réunis !

Décidément,

une chanson et le vent s’engouffre.

Il rythme la nuit.

Ta fraîcheur poursuit les villes

et tes cheveux, ce soir,

somnambules,

épousent l’aurore

devant la rumeur de l’océan.

Julien Boulier le 10 février 2018


poème déposé Sacem code oeuvre Sacem 3434574211

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Sous la lune

Quand le soir aura absorbé
les dernières couleurs
je partirai dans les lueurs flottantes
j’irai me coucher sous la lune
je parlerai tout bas
aux choses invisibles
à tous ceux
qui ne reviendront jamais
de leur absence

(Martine Rouhart)

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Nature, montagnes parcourues à pieds.

Liberté, gentianes bleues.

Ces mêmes lieux, entre le chemin du passé

et celui du présent, réapparaissent mentalement

au détour d’une mélodie,

dans l’écriture,

entre les pleins et les déliés,

aux carrefours des lettres et des mots.

Cela faisait un moment

que tout cela était déterminé.

Une voix, les étoiles,

et dorénavant, le rêve se jette dans tes bras.

Julien Boulier le 06 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434443311

On peut lire ce poème en écoutant le morceau "Impression survol" sur mon site internet http://www.julien-boulier.net/Impression-survol.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/impression-survol-avec-uilean

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Des commentaires particuliers

À Michèle Choucroun

Ma grande soeur, intelligente
Était douée à tous égards.
Or moi, j'attirais les regards
Par ma nature exubérante.

Ses trois enfants ont hérité
De son aisance à tout apprendre,
Réussirent, sans me surprendre,
Des études à un haut degré.

Aussi modeste que leur mère,
Ils profitent de leurs talents
Sans les révéler pour autant.
Ils n'accueillent pas de chimères.

Or souvent, face à mes errances
Que je raconte innocemment,
Certes parfois bien joliment,
Les enchante ma différence.

Michèle, assidue à me lire
M'envoie souvent un commentaire.
En des mots simples et sincères
Elle loue ma façon d'écrire.

Ses compliments me vont au coeur.
Me troublent des réminiscences;
M'entourait de sa bienveillance,
Me rassurait ma grande soeur.

5 février 2018

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Light envol café : Un pays et des mots.

Un pays et des mots. Dans un carnet.

 

Comment habiller cet instant ?

 

Il nous faut une matinée de lecture,

 

prendre la mesure du temps.

 

Il en est ainsi des silences où nous bousculons

 

souvenirs et chemins, terres et rivières.

 

Debout nous cherchons à creuser un sillon

 

où viendront s’étirer nuages et paravents,

 

encre et pigments.

 

Ainsi fresques, peintures, paragraphes

 

et coups de pinceaux prendront de la maturité

 

sur les murs de notre demeure,

 

dans les cahiers de notre bibliothèque.

 

Julien Boulier   le 05 février 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3434386111 

On peut lire ce poème en écoutant le morceau "Light envol café" sur mon site internet http://www.julien-boulier.net/Light-envol.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/light-envol-coffee-01

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N’est-ce pas ainsi

 

que l’œil s’attarde

 

et reçoit la lumière ?

 

Voyez ces motifs.

 

Les cheveux et les mains.

 

Quelques dessins.

 

Le chant du vent

 

suggère l’eau des mares,

 

celle des sources et des rivières.

 

Ne t’en vas pas !

poème déposé Sacem code oeuvre 3434375811

On peut lire ce poème en écoutant la musique sur mon site internet http://www.julien-boulier.net/Eau-forte-pierre-bleue-Depose.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/eau-forte-pierre-bleue-by

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administrateur théâtres

PATER aux Riches Claires jusqu'au 10 février!

L’image contient peut-être : 1 personneThe House is on fire! On ne peut pas dire  que la jeune femme  vive de souvenirs, elle n’en n’a plus. Ni de  même de photos.  Par contre, sa sensibilité artistique lui fait  rapporter son histoire personnelle à celle de ... la Sainte Barbe, décrite par Cranach l’Ancien! Comme dans une affaire  criminelle, elle met sur pied un patient travail de reconstitution, elle veut savoir pourquoi « il » est parti, « ille » est parti, laissant tout derrière lui : sa femme et ses deux filles. Lui le père Absent.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, personnes debout

Roleplaying. Elle  fait comme si elle  rejouait  à la poupée. Cela lui permet de  prendre enfin les commandes de sa vie, en sculptant ses fantasmes sur une victime consentante. Pour combler l’absence, elle choisit   un  nouveau père, partenaire de chaque soir. Le dernier en date? Un pur marollien se prête au jeu. Louis a 78 ans, plein de mansuétude. Il est impeccablement habillé et véhicule un sourire … de bouddha. Lèvres serrées porteuses d’un éternel sourire, regard amusé,  il se laisse aller au jeu de la belle avec une sorte de bienveillance de bon papa ! Réussira-t-il à la reconstruire? Et pour ce père partenaire d’un soir, que d’émotions, de se retrouver, après avoir parcouru la partition l’après-midi  et à peine répété, devant un public. D’un côté  comme de l’autre des feux de la rampe, personne ne sait ce qui l’attend. Et la belle de se calibrer en justesse de ton, à chaque aventure.

In charge! Elle dirige les mises en scène avec une douce fermeté, ses  gestes ont la précision de ceux d’une infirmière.  Ses  images paternelles, elle les veut vivantes pour mieux les … mon enfant !   Elle parcourt invariablement les différents stades de son scénario. Elle se risque à les approcher pour ressentir la chaleur oubliée, perdue. La chaleur tout court. Le bonheur. Le dernier stade, c’est la Rédemption. Arrivée au village de l’enfance révolue près de Valenciennes, elle ira jusque devant la porte close, mais tirera-t-elle la sonnette? Osera-elle cette confrontation longuement fantasmée avec A comme Absent ou Ailleurs,  A comme …?  Ou recommencera-t-elle  inlassablement chaque soir et en boucle  à gravir les étapes  des impossibles retrouvailles?  Peut-être, qu’à force, l’expérience renouvelée chaque soir la rendra capable de se réconcilier avec elle-même d’abord, d’envisager de faire enfin son deuil et ne plus se laisser tenailler par le manque cruel?

La méthode de mise en scène se fonde sur un éventail de techniques très heureuses.  A travers la danse, les changements de costume, les bulles de rire,  les fragments de journal intime, le voyage,  la comédienne dissèque sa douleur et tisse une belle connivence avec le public. Les pensées de la jeune femme s’impriment  silencieusement en temps réel sur un écran. On est dans ses doigts, avide de deviner le mot qui  va se profiler  sur l’écran.  Il y a ce brillant  extrait de visite guidée de l’expo de maître Cranach à Bozar (2010)  qui  s’arrête sur le « Martyrdom of Saint Barbara, ca. 1510, Lucas Cranach the Elder », qui dépeint   les souffrances  de Sainte Barbe, martyrisée par un père jaloux. Un prénom, on l’avouera,  beaucoup plus joli en version anglaise,  ou …en chanson française !  Toutes deux, la sainte et Elle, Barbara,  partagent le mal du père… plus que celui de de la mer !  Il y a  aussi ces jeux avec le rétroprojecteur… au propre et au figuré!  Les crépitements de l’incendie de la maison natale… que l’on est impuissant à éteindre. Tandis que les  ravages de l’incendie se fondent avec l’œuvre de  l’artiste du 16e siècle, l’écho poétique de la voix de la comédienne brûle en volutes qui ensorcellent l’âme du spectateur. Il aura reçu en partage intime, l’authentique autobiographie  de Barbara Sylvain.  

https://lesrichesclaires.be/evenement/pater/ 

L’image contient peut-être : une personne ou plus

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TENDRESSE...

Pendant que tu dormais

J'ai caressé ta joue

L'instant était parfait

Pourtant j'ai fait la moue...

Tel un enfant confiant

Le souffle régulier

Tu rêvais ton content

Et ma vue s'est brouillée...

Jalouse de tes pensées

De tous ces jours sans moi

Et des années passées

Où j'étais loin de toi!

Sur ton front soudain lisse

Je dépose un baiser

Et puis mes mains se glissent

Vais-je te réveiller?

La nuit est un larcin

Nous la verrons bleuir

Puis au petit matin

Nous l'écouterons partir...

J.G.

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administrateur théâtres

Chronique de chronique !

 Le monde selon Gardner

Vivre ! Face aux tragédies de  leur histoire,  les juifs proposent un mécanisme de défense : l'humour juif, un rire  qui est à prendre au sérieux et est une formidable réponse à l'antisémitisme.  Le «Maître» étalon moderne de cet humour étant  Woody Allen. Dans« Conversations avec mon père » comédie dramatique de Herb Gardner, (New York 1992) on peut observer une peinture éclatée  de l’Amérique juive new-yorkaise de 1936 à 1976. L’avènement de la parole  joue dans cette pièce un rôle  crucial.

17-conversations-lancon4.jpgThe American Dream: you’re most welcome in the Melting Pot! A quel prix ?  La reconstitution de la saga familiale explosée en  avalanches de flashbacks en présence d’un témoin contemporain (Charlie, Axel De Booseré)  expose  de façon lucide et jubilatoire la  question  de l’exil, des souvenirs du pays d’origine, de l’intégration du migrant dans la communauté,  du  douloureux abandon ou non  de la culture propre,  au profit d’un métissage avec la culture d’adoption. Les ravages de l’antisémitisme. Sur le plan universel,  que transmet-on à nos enfants, de générations entre générations, quelle est la définition d’un bon père, d’une bonne mère, d’enfants heureux ? La complexité des rapports familiaux et-elle la même à travers toutes les cultures, Quel rapport a-t-on, ou pas, avec la religion officielle du groupe?  Bref, qu’est-ce qu’une culture?  Tout au long de cette épopée familiale, on prend  conscience de façon de plus en plus  émouvante de la difficulté d’être. Un thème shakespearien.

La mise  en scène parfaitement scandée et éclairée est signée Jean-Claude Berutti.  La figure paternelle indestructible  du jeune Charles et de son frère, n’est autre qu’Itsik Elbaz, un personnage bourré de contradictions et qui s’avère de plus en plus incandescent au fur et à mesure que la pièce s'enflamme. Itsik Elbaz jouait l’an dernier dans « Pour en finir avec la question juive » au théâtre le Public.    Le reste des 11 comédiens est une formidable palette d’artistes qui partagent visiblement leur  félicité théâtrale autant  sur  la scène qu’avec le public. Rien n’étant plus important dans la culture juive que les noms,  citons-les gaiement: François Bertrand, William Clobus, Axel De Booseré, Ferdinand DespyItsik Elbaz, Antoine Herbulot, Clément Papachristou, Bernadette Riga, Marvin Schlick, Lotfi Yahya Jedidi, Aylin Yay

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 Patron du café couleur tabac,  rebaptisé de façon caustique The Flamingo, Itzhak Goldberg, nouvellement dénommé Eddie Ross,  cherche à  faire oublier ses origines ashkénazes en se fondant dans le moule yankee. Son esprit lucratif naturel va-t-il aller jusqu’aux compromissions ? Sacrifiera-t-il sa liberté ou gardera-t-il sa dignité? Gusta-Gloria, la mère, marquée par le Shtetl natal  vestale de lointains souvenirs, reste étrangère et est la plupart du temps hors-jeu. Elle cuisine, elle chante des berceuses, elle veille sur les lanternes rouges disposées sur les tables du café,  refuse de parler autre chose que du yiddish.  La comédienne  se nomme Aylin Yay.    Charlie, le fils cadet refuse tout bonnement de parler… avant trois ans, comme Einstein? Il se réfugie dans l’écriture. Il  deviendra une plume d’or.  Le frère, Joey se fait malmener pour ses origines  par les boys de l’école et des quartiers avoisinants. La guerre des gangs en miniature. Le harcèlement en grand format! Il recevra les plus hautes marques d’honneur militaire américain. Le père, ancien boxeur, veut être américain à tout prix.  Il sait ce que la différence implique en termes de rejet et fait l’impossible pari de s’assimiler. Il verra sa parole abolie.   Les tranches de vie se déroulent sous le  regard  placide d’une tête de bison et  l’impénétrable sourire du président Roosevelt accroché à un mur du café. Zaretsky, le locataire, un vieil acteur magnifiquement joué par l’innénarrable Lotfi Yahya Jedidi,  fulmine contre la mauvaise bonne idée du patron. Il proclame : « Moi au moins, je reste  moi ».  Leur disputes sont homériques, le public savoure.  Le pittoresque ravit. Les rires alternent avec les pleurs. La question de l’Absolu interpelle.  S’il y a un bémol, c’est celui de la projection des voix, qui pour cause de mise en scène, ne font souvent pas face au public. Évitez donc les bas-côtés de la salle!

17-conversations-lancon1.jpg  

Le spectateur est  emportés dans l’océan de sentiments exacerbés et profondément humains comme dans le ‘Fiddler on the Roof’ et traverse avec délices les murs du non-dit grâce au talent conjugué de cette bande de saltimbanques  si différents et si attachants. Notamment  les jeunes William Clobus et Antoine Herbulot.  Ils ont l’art de dire, de conter et de jouer bonheurs, souffrances et déchirements  qui surnagent  inévitablement après la violence infligée aux Juifs lors des pogroms en Russie et  celle des persécutions de la barbarie nazie. Des souffrances qui habitent encore en 1976, ce café de Canal street, à New-York.

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http://www.atjv.be/Conversations-avec-mon-pere

Toute la distribution

Auteur Herb Gardner-Version française Jean-Claude Grumberg-Mise en scène Jean-Claude Berutti-AvecFrançois Bertrand (Nick), William Clobus (Charlie à 12 ans), Axel De Booseré (Charlie), Ferdinand Despy (Sammy / Monsieur Bleu), Itsik Elbaz (Eddie), Antoine Herbulot (Joey à 12 ans / Finney), Clément Papachristou (Joey), Bernadette Riga (Hannah), Marvin Schlick (Jimmy Scalso), Lotfi Yahya Jedidi (Zaretsky), Aylin Yay (Gusta)-Assistant à la mise en scène François Bertrand-Scénographie Rudy Sabounghi-Costumes Colette Huchard-Maquillages et coiffures Rebecca Flores-Lumières Christophe Forey-Réalisation des décors et des costumes Ateliers du Théâtre de Liège-Création son Pierre Dodinval

mardi 30 janvier20h30
mercredi 31 janvier20h30
jeudi 01 février19h30
vendredi 02 février20h30
samedi 03 février20h30
dimanche 04 février16h00
mardi 06 février20h30
mercredi 07 février20h30
jeudi 08 février19h30Rencontre avec les artistes
vendredi 09 février20h30

 

Liens utiles :

Note d'intention

 http://arts-sceniques.be/rencontre/conversations-avec-mon-pere/

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Accord haptique : marcher à l'intérieur de soi

Marcher à l’intérieur de soi

 

comme sur de hauts plateaux.

 

Décidément

 

s’il y avait une couleur pour cette illusion,

 

elle serait annoncée bleue.

 

Au final

 

on improvise

 

avec une poignée de soleil

 

une balade autour du hameau,

 

en dehors aussi,

 

sur l’herbe

 

et au milieu des corps célestes.

 

Julien Boulier    le 1er février 2018

poème déposé Sacem : code oeuvre 3434267811

On peut lire ce poème en écoutant le morceau "Accord haptique" sur mon site internet http://www.julien-boulier.net/Accord-haptique.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/accord-haptique-23-03-2012

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Pollen Dahl : de ton geste s'échappe un paysage

De ton geste s’échappe un paysage,

 

des étangs et une source.

 

Et ce jour, cependant, près de la fontaine,

 

tu songes en attendant la nuit.

 

Peut-être est-ce pour partir à la recherche de ces instants

 

où les couleurs se disloquent à l’horizon, inaliénables et captivantes.

 

Nos yeux sont comme intrigués et ta parole naissante.

 

On découvre quels apprêts ajouter. Les rideaux de nuages.

 

L’énergie et les transports qui circulent entre les éléments.

 

Pointant le crayon sur une feuille d’un carnet,

 

je reviens vers toi comme un voilier

 

accostant au réveil et au petit jour.

 

 

Julien Boulier le 1er février 2018

 

poème déposé Sacem : code oeuvre 3434264711 

On peut lire ce poème en écoutant le morceau "pollen Dahl" sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Pollen-Dahl.html

ou sur ma page soundcloud https://soundcloud.com/julien-boulier/pollen-dahl-by-julien-boulier

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Au moment où la ville somnole encore,

Le matin, mes mains cherchent en rêve

cette présence

sur les touches du piano.

D’ailleurs chercher, voyager,

se demander quelle direction emprunter,

tant de jours,

transcrire en notes puis en mots.

L’âme s’anime en proie à une volonté,

celle d’un geste

qui passe par l’écriture.

Julien Boulier le 30 janvier 2018


poème déposé Sacem code oeuvre 3434162611

On peut lire  ce poème en écoutant la musique sur ma page internet http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-dark.html

ou sur ma page soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-dark-by-julien-boulier

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La plupart des livres

papillonnent dans ma mémoire,

comme une bibliothèque installée

le long des escaliers.

Toi, souvenir du jour,

tu trouves le temps long,

Alors tu t’enroules autour des semaines,

puis au fil des ans,

autour des saisons

jusqu’à ce que le vent

te détourne de ta route.

Aujourd’hui dispersé, mais recueilli,

Tu divagues, enchanté.

Julien Boulier le 29 janvier 2018

poème déposé Sacem : code oeuvre 3434132911

On peut lire ce poème en écoutant la musique sur mon site internet : http://www.julien-boulier.net/Time-sur-d-autres-sentiers.html

ou sur ma mage soundcloud : https://soundcloud.com/julien-boulier/time-sur-dautres-sentiers-by-julien-boulier

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Artpoetique

12273264694?profile=original

Dernier souffle,

Ne pleure pas mon tendre amour
Oh non, ne pleure pas,
Ne compte pas les heures, les jours
Qui m’éloignent de tes pas,

Ne pleure pas mon tendre amour
Je t’ai laissé nos souvenirs
Dans un album jour après jour
Tu trouveras tous mes sourires,

Et le voilier d’or et d’argent
Qui porte encore notre bonheur
Les songes bleus de nos vingt ans
Sous des soleils tout en couleur,

Et puis la lune et les étoiles
Qui dansaient avec les dieux
Et qui peignaient ainsi la toile
Avec la couleur de tes yeux,

Oh non, ne pleure pas mon amour
Tu m’as donné tant de bonheur,
Tant de douceur jour après jour.
Tes sanglots longs brisent mon cœur !

Toutes ces années ensoleillées
Cueillaient le fruit de la passion
Pour nos lèvres assoiffées
Dans les draps blancs de notre union.

Je garderai en ma mémoire
Nos souvenirs et ton sourire
N’oublie jamais que notre histoire
N’était qu’un pas pour mieux grandir.

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Le dimanche sert à rêver...


                                                                 Le dimanche est un jour de trêve, une suspension de la course du temps, un étirement de tout ses muscles au fond d’un lit douillet, une pause de notre cogitation habituelle. Il est un jour de flânerie permise pendant lequel des habitudes seront bouleversées au profit d’un réel plaisir de vivre. C’est à celui qui agrémentera le petit déjeuner de croissants encore chauds, celui qui sortira son vélo, ira en promenade à travers les sentiers humides du matin quand la forêt s’éveille comme pour lui. D’autres se prennent à courir tout enveloppés de couleurs chatoyantes, activant des muscles endoloris et se mettant à découvrir des forces latentes qui les projettent vers des cieux sans nuages. Le dimanche c’est le repos du guerrier où l’on s’invite en famille, où l’on se prépare consciencieusement pour se retrouver autour d’une table chaleureuse et consensuelle, d’un verre qui aide à dissiper les soucis du quotidien, d’un quartier de tarte et où les absents ont aussi une place. Le dimanche, les enfants jouent entre-eux, font du bruit mais ne dérangent pas, c’est aussi leur trêve parentale. Le dimanche on se fait beau, on va au ciné, au resto, au théâtre.On chante à la messe, on prie Dieu. Tout est permis, coloré, aimant, apaisé. On y fait des projets, tout devient possible lors de cette journée qui n’est pas un jour comme un autre. Le dimanche est comme un voile de sérénité et de douceur qui s’abat sur la foule en délire. Il sert à rêver à une vie meilleure, sans doute à y puiser ce qui est si difficile à réaliser les autres jours. La naïveté de l'enfance y retrouve-t-elle un peu sa place .


Pensée d'un dimanche 28/01/2018

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administrateur théâtres

«Et prenant la fleur de cassie qu’elle avait à la bouche, elle me la lança, d’un mouvement du pouce, juste entre les deux yeux.» Prosper Mérimée, Carmen

 

Depuis ce temps et  la création en 1875 à Paris de l’opéra de Georges Bizet sur la scène lyrique parisienne, la Seine a bien coulé et débordé de nombreuses fois hors de ses rives. A Liège ce soir, un vent de liberté a secoué les bords de Meuse. Un réel débordement d’émotions et la beauté spectaculaire des tempêtes. Voici Carmen, plus que décoiffée, cheveux aile de corbeau, coupe courte comme en 1925, tombée dans le huis-clos d’un cirque, et bien décidée d’ en sortir! 

L’image contient peut-être : 1 personne, sur scène

La voix de Nino Surguladze , originaire de Tbilissi, Georgieprend toutes les positions, dans un vibrant kamasoutra d’émotions. La belle  qui l’incarne à la perfection, corps, souffle, voix et âme, se nomme fièrement  et fascine comme aux premiers jours de la lecture de Mérimée, touchant l’imaginaire en plein cœur. Tout est dit : « L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser.»  La liberté est son apanage, elle fuse vers le ciel pour exiger son droit au désir et au plaisir. Les arguments les plus nobles ne l’empêcheront pas de se jeter à travers la montagne, fuir le bonheur confortable, et palpiter dans les bras d’un nouvel élu! La bohémienne enchante, ensorcelle, et se laisse égorger comme cette chèvre de la même époque (Lettre de Mon Moulin 1866) face au loup qui la regarde avec ses yeux de braise. Etoile de sang, elle combattra jusqu’au petit jour… usant de ses sulfureux déhanchements, de ses regards appuyés, de sa voix  trempée dans quelque mélange alchimique précieux, qui ne peut que transformer l’éphémère en universel. Elle est accompagnée de ses deux amies, Frasquita et Mercédès deux galantes primesautières et délurées: Alexia Saffery  qui remplace pour l'ensemble des représentations  Natacha Kowalski, et Alexise Yerna.

L’image contient peut-être : 2 personnes Don Jose/ Marc Laho partagé entre l’amour et le devoir est pareillement intéressant. Au fur et à mesure de la prise de conscience de sa subjugation pour la sauvage maîtresse de son cœur, il gonfle sa voix d’émotions nouvelles,  de plus en plus désespérées, de plus en plus convaincantes, et pourtant renvoyées  par la belle adorée avec la plus grande désinvolture.  Le combat final avec son nouveau  rival Escamillo, un très brillant  Lionel Lhote, est prémonitoire, il lui sert pourtant à comprendre qu’il ne peut pas gagner!  Au dernier tableau, dans le silence du cirque désert, son crime passionnel l’enferme à jamais dans l’enfer de la culpabilité. Il  s’est  définitivement  écarté des  les chemins  vertueux -  sans doute inculqués par sa mère navarraise apôtre de l’abnégation,  qui disaient - peuchère - que l’amour …prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune… - Ah la  pauvre Micaëla / la très blonde vénitienne Silvia Dalla Benetta! Proie de la passion, pris de folie,  - peut-on tuer l’être aimé par amour ? - Don Jose ne contrôle plus rien et surtout pas ce couteau qui jaillit de ses mains et commet l’irréparable.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises et barbe

 Dans ce magnifique décor de pacotille, la théâtralité est omniprésente puisque la version choisie par le metteur en scène  est  la version parlée de l’œuvre. Dommage pour Roger Joakim qui interprète le lieutenant Zuniga aux côtés du brigadier Morales / Alexei Gorbatchev et n'a pas beaucoup de lignes chantées...mais dont la prestation est néanmoins très aboutie et  presque cinématographique. Tous les belges sont au top, que de belles dictions et de superbe en scène! C’est le vivant qui prime,dans ce foisonnement baroque,  avec au début, sans paroles ni musique, un fascinant feu d’artifice:  la frappe passionnelle des talons, ces  claquement  de mains des couples de danseurs qui ne cesseront de venir tournoyer ou d’observer de l’intérieur les progrès de l’intrigue. Le plateau est une piste humaine.  The world is a stage … Die Welt ist ein Zirkus sagt des Meister Henning Brockhaus .    Il n’épargne pas les chorégraphies, les acrobates et les merveilles circassiennes. Le décor est beau comme une boite à poupées… Et les costumes sortent des fabuleux ateliers liégeois. Ne parle-ton  d’ailleurs  pas des vertus du  Gesamtwerk? Cela ne peut évidemment pas plaire à tout le monde… L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes sur scène

Dans une telle œuvre, les chœurs bien sûr sont à l’honneur. Pierre Iodice, comme toujours, sur la scène lyrique de Liège est garant de la qualité vocale à travers les déplacements surprise, tantôt à un balcon, tantôt à un autre, tantôt dans la mêlée, mais toujours, la diction est limpide comme l’eau des montagnes… Et  tout  à la fois,  pour le plaisir exquis de notre écoute, la chef d’orchestre Speranza Scappucci  consume l’orchestre dans la  légèreté et la musicalité absolues. Plantée dans le sable elle échafaude une cathédrale de légèreté. Toute en fumée comme  celle des voluptueuses cigarières exotiques…  Elle geste la partition, avec fougue et tempérance à la fois, jetant des poudres pudiques sur des moments d’intime tendresse…Elle convoque les coups de foudres  de l'Amour et ses désespoirs, et les terribles coups de faux de la Mort.  C’est elle aussi qui administre les adorables chœurs d’enfants déguisés en taureaux. Quelle chance, cette rencontre de Opéra Royal de Wallonie-Liège et  de cette amazone solaire reine de la musique dont ils ont fait leur chef principal !

 d'autres détails: ici

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/nouvelle-production-de-carmen-l-op-ra-royal-de-wallonie-li-ge

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De loin,

 

je vois l’eau et la lumière.

 

Dans mon ombre,

 

ces paysages.

 

La pluie,

 

autre moment de prose.

 

L’image du soir qui disparaît.

 

Où est cette avancée dans le temps ?

 

Il était rare

 

d’y entendre l’écho de sa voix.

 

A chaque fois

 

ses mots viennent

 

comme ceux d’une chanteuse.

 

Julien Boulier   le 27 janvier 2018

poème déposé Sacem : code 3434078911 

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ces deux liens : 

http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-decade-compose-le-03.html

https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-decade-by-julien-boulier-compose-le-03-novembre-2017

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Nous voulons l’éclat des galets.
 
Je t’écris en silence.
 
Le murmure de ton regard
 
s’impatiente
 
en présence de cette question.
 
Ce vers quoi nous allons ?
 
A la lettre,
 
au dehors,
 
vers l’attente de nos mains.
 
de Julien Boulier le 26 janvier 2018
 
poème déposé Sacem code oeuvre  3434061111 

On peut lire le poème en écoutant la musique sur ces deux liens : 

http://www.julien-boulier.net/Ailleurs-carmine.html

https://soundcloud.com/julien-boulier/ailleurs-carmine-by-julien-boulier-compose-le-03-novembre-2017

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