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CE QU’EN DIT LA PRESSE

« Le rythme est époustouflant, l’inventivité chorégraphique scotchante, les artistes formidables et les chansons d’Yves Montand, toujours aussi belles. Un régal. » Télérama

« Tout simplement jubilatoire ! Accompagnés d’un accordéoniste, quatre superbes comédiens et chanteurs font vivre avec une énergie communicative, son épopée, sans artifice ou presque. Un très beau spectacle dont on ressort le cœur empli d’allégresse. » Le Parisien

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Bon tout est dit, mais on va en rajouter… Car on a adoré  la  production de Ki M’aime me suive! Ecoutons d’abord  Ali Bougheraba et Cristos Mitropoulos, les créateurs-comédiens metteurs en scène : « Raconter l’histoire d’Yves Montand nous est apparu instantanément comme une évidence. La force du personnage, la période historique qu’il traverse et les rencontres qui jalonnent sa vie sont au-delà de l’imagination. Ne disait-il pas lui-même : « Les meilleurs scénaristes s’inspirent de la vraie vie ». Le destin d’Ivo Livi nous plonge dans la grande histoire, celle du XXe siècle, du fascisme en Italie, de l’occupation en France, de la guerre froide et du communisme. L’histoire d’un migrant, qui poussé par la passion du cinéma et du music-hall devient un artiste hors norme.

Un artiste qui a su parler à toutes les couches sociales de son pays. Du prolétariat à la bourgeoisie en passant par les grands intellectuels de sa génération, le monde entier a été conquis par ce phénomène. Un artiste de la mondialisation donc, bien avant l’heure, puisqu’il fut le premier à importer le concept de one-man-show et qu’il fût aussi bien applaudi à Paris qu’à Tokyo, Moscou, New York etc. Nous souhaitons développer une narration singulière, sans artifice, inviter le public à se projeter avec nous, à tout faire exister avec rien. »

 

C’est exactement ce qui se passe sur le plateau du théâtre Le Public.  Les cinq joyeux saltimbanques, comédiens-chanteurs-danseurs vêtus d’ensembles marron,  ne cessent d’éblouir par leur virtuosité et leur vitalité. En trois temps, trois mouvements on passe de l’Italie de Gigi l’Amoroso à l’Italie fasciste où règne la terreur  au moment de  la naissance du  futur Yves Montand. Treize heures d’accouchement, faites chauffer l’eau des pâtes, et soufflez madame, la star est née sous les chants des partisans communistes.  La pétulante mamma italienne est mâtinée de mère juive explosive ! L'avenir est dans les claques. et dans le bilinguisme:  Ivo,  Monte! Ivo, vai su! 

Le récit démultiplié et facétieux se développe comme une mosaïque, comme un kaléidoscope sans cesse renouvelé,  chaque artiste faisant l’Artiste à son tour… Avanti popolo ! Rafles, xénophobie, la famille décide de fuir vers l’Amérique de … Dicaprio ! Pitreries de Lucky Luke,  Bonjour les anachronismes, pourquoi pas !  Las ! A l’ambassade, no more visa, Basta !

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Installation forcée  et vie pauvre mais pittoresque dans les bas-fonds de Marseille, tous solidaires. Quelle tendresse, quelle  résilience, quel exemple de solidarité, ces familles de réfugiés! Un salon de coiffure pour la sœur dans le garage, Ivo est la coqueluche des vieilles dames… Il  rêve d’une seule chose,  les planches et le spectacle. Il adore Fred Astaire:  « I’m in heaven, dancing cheek to cheek !»

 

Et le public, lui aussi est au septième ciel devant tant de créativité, d’inventions, de bonne humeur qui ne cesse de traverser  le quotidien tragique d’une vie légendaire et d'une carrière artistique fulgurante. Que d’humanité déposée avec le sourire  dans notre imaginaire gourmand de belles et vraies histoires. On est sans cesse à l’affût dans cette chasse au bonheur,  alors que pour tout décor il n’y a qu' ampoules électriques à incandescence, deux chaises et deux praticables… et un accordéon. Humour et tendresse vont et viennent, même des coups de foudre...  On a devant les yeux et dans l’oreille  un  incessant torrent  de talents chorégraphiques et musicaux généreux qui créent l'allégresse et entraînent  le spectateur émerveillé vers les sommets du plaisir théâtral. Tout cela, dans l’esprit même de notre ami Yves pour qui « le devoir d’une femme et d’un homme de scène, c’est de se faire assez plaisir pour pouvoir le communiquer aux autres. » Le rythme trépidant, les mimes et les mots  s’arrêtent soudain  avec l’arrêt cardiaque de l’Artiste en pleine gloire et une salle comble se lève sans hésiter, émue aux larmes par un tel chef d’œuvre de scène qui  a  su rendre à Yves Montand un si vivant et si chaleureux hommage. Cinq étoiles. 

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IVO LIVI OU LE DESTIN D'YVES MONTAND

De Ali Bougheraba et Cristos Mitropoulos
Mise en scène : Marc Pistolesi

Avec : Ali Bougheraba (en alternance), Matthieu Brugot, Camille Favre-Bulle, Jean-Marc Michelangeli (en alternance), Cristos Mitropoulos et Olivier Sélac.

https://www.theatrelepublic.be/season.php?type=1

DU 04/09/18 AU 27/10/18

UNE PRODUCTION DE KI M’AIME ME SUIVE. AVEC LE SOUTIEN DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE. Photo affiche © Johann Hierholzer. Photos spectacle © Fabienne Rappeneau.

    

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administrateur théâtres

Une mise en scène qui dérange…

« Nous ne sommes pas en train de fabriquer un autre univers idéal, mais de faire face à la réalité de notre propre monde, avec toute sa joie et sa tristesse. » Ce sont les mots de Patricia Kinard, une artiste-peintre  belge contemporaine qui a une faculté particulière de ressentir l’invisible à travers ses sublimes peintures qui déclinent toutes les nuances de bleus. Elle cite Akong Rimpoche. Des mots qui nous parlent quand on repense à la mise en scène dérangeante de Romeo Castellucci dans « sa » Flûte Enchantée de Mozart.  Voici le texte complet : "L'important, c'est de changer notre attitude. Cela nous donnera la liberté. La liberté a l'attitude d'accueillir tout ce qui nous arrive. C'est aussi simple que ça. En tant qu'êtres humains, nous sommes vivants. Être en vie, nous aurons toujours des expériences, qui que ce soit ou quoi que ce soit. Si nous nous félicitons de tout, le manque de liberté n'est pas un problème. Nous ne sommes pas en train de fabriquer un autre univers idéal, mais de faire face à la réalité de notre propre monde, avec toute sa joie et sa tristesse. Nous développons une maîtrise de nos circonstances afin de ne pas être limité par les vieilles habitudes de pensée, de sentiment et de comportement." Serait-ce une morale partagée par Romeo Castellucci?

https://www.arte.tv/fr/videos/082237-000-A/la-flute-enchantee-dans-une-mise-en-scene-de-romeo-castellucci/

La Monnaie a laissé carte blanche à Romeo Catellucci qui greffe sur sa Flûte une approche  des plus personnelles et engagée. Chapeau quand même, d’oser mettre en scène  ce qu’il considère comme l’envers de la Flûte enchantée, à la façon d’une « Böse Fee» qui, en plein 21e siècle, se met à dénoncer l’absolutisme du pouvoir masculin de la tradition franc-maçonne du XVIII siècle. Sacrilège!  Il réhabilite la Reine de la Nuit, qu’il nomme mère-protectrice, lieu géométrique de tendresse universelle, dont le lait est source d’humanité. Comme celui de la Vierge à l’enfant, dépeinte aussi couronnée d’étoiles et foulant aux pieds l’immonde serpent… Maintenant, les images qu’il donne à voir sur scène de cette symbolique sont plutôt perturbantes à regarder, car les  trois mères-laitières semblent faire partie d’une épouvantable  ferme humaine ! On vous passe les détails.

https://www.rtbf.be/ouftivi/video/embed?id=2401553&autoplay=1

 Romeo Catellucci insiste sur la souffrance de la Reine de la Nuit: « Zum Leiden bin ich ausgekoren ! » lorsqu’elle  évoque l’enlèvement de sa fille… Mais contrairement à la Vierge, « Der Hölle Rache » la vengeance infernale  devient  son destin, que l’on peut lire en « mort et désespoir ». Son cœur de mère, « Mutter Herz » est dévasté. Quelle lecture inédite de l’opéra de Mozart !  Romeo Castellucci va plus loin, il donne la parole aux mots écrits par sa propre  sœur en lui offrant une large fenêtre au beau milieu de la fête des lumières, où les facéties bienveillantes de Papageno et de Papagena ont été réduites au strict minimini-mum… . Il projette au contraire et concentre dans cette fenêtre la souffrance de l’amour aveugle (?)  vécu par des femmes malvoyantes qu’il met en lumière, et la souffrance d’hommes écorchés et brûlés accidentellement, qu’il installe dans la souffrance de la fournaise. Ou bien, sont-ils les victimes des flammes de l’amour qui brûle dès le premier coup de foudre?  Ensuite, chacun de ces  groupes,  les femmes au service  de la Reine de la Nuit, les hommes  à celui de  Sarastro, sert d’écrin de rites initiatoires. Les femmes entourent de leurs soins  Tamino, tandis que  les hommes accueillent  Pamina. Au terme de cette initiation, tous deux sont comme décapés de leur souffrance. On finit par leur ôter leur perruque de scène. Ils retrouvent ainsi leur être intérieur et leur véritable chevelure…  source de force secrète et mystérieuse.  

Si la souffrance est une initiation pour les chrétiens,  une absurdité et un scandale pour Camus, à nous de choisir,  pourquoi pas, une troisième voie : celle qui conduit à regarder le monde sans complaisance, regarder en face la réalité avec toute sa joie et sa tristesse. Sans jugement. Dans l’accueil de l’autre qui est  toujours, tellement … « autre », chacun avec sa propre réalité! Il est un fait que la production de Romeo Castellucci donne sur la scène prestigieuse de la Monnaie, un accès public aux handicapés, aux déshérités et  aux  éclopés de toute origine.  Voici, au 21e siècle, exposée, la réalité des aveugles de Breughel le visionnaire,  et la chute d’Icare.  Tout cela se passe au beau milieu d’un décor à l’inverse intégral du rêve étincelant de blancheur présenté au premier acte fait de costumes XVIIIe, de masques, de  coiffures et  de maquillages parfaits et resplendissants de lumière dont aurait pu rêver la reine Marie-Antoinette. D’une ode à la perfection de la symétrie sans faille, sans défaut, sans paroles,  on passe insensiblement à une esthétique de logiciel arbitraire et omnipotent. Néanmoins, la  munificence évoque pour certains, la beauté légendaire des cérémonies des rois du Siam, les ballets de plumes d’autruche évoque les palmes, les oiseaux, l’envol vers des réalités chimériques… On ne peut pas échapper à la beauté de la réalisation. Mais Romeo Castellucci nous fait retomber au deuxième acte sur terre, et la chute fait mal…  

 

 Dès lors, on peut  aussi comprendre  la révolte de spectateurs qui, choqués par l’extrémisme naturaliste de la mise en scène du deuxième acte et son allongement intempestif par des « textes qui n’y ont rien à faire », outrés par la rébellion du metteur en scène contre l’esprit des lumières dont il veut exorciser «  l’imposture », blessés, dans le droit fil de leur patrimoine de traditions artistiques, sont ressortis fâchés et heurtés par cette mise en scène iconoclaste, criant … à l’imposture.  

Le premier acte, en tout cas, malgré l’éviction complète des parties parlées du livret de Schikaneder est  un bouquet magistral de musiques et de beauté esthétique incluant des installations étourdissantes sur plateaux tournants. C’est bluffant. Mais surtout, la finesse et sensibilité extrême  du moindre mouvement d'Antonello Manacorda , le chef qui initie voix et instruments, sont en soi  plaisir et  délices. Il cisèle  la moindre nuance, apporte une galaxie de variations dynamiques, nous donne à entendre une mystérieuse voie lactée musicale. La direction musicale du maître Antonello Manacorda est plus que brillante et  la distribution foisonne de belles voix  qui  excellent dans la prononciation allemande, ce que l’on ne peut pas dire pour l’anglais maltraité par les figurants du deuxième acte, où apparaît un accent flamand très prononcé, dérangeant, lui aussi. On aurait au moins préféré que les textes italiens de la sorella aient été traduits directement en flamand et en français… Qu’est-ce que l’anglais vient faire dans cette galère? On regrette aussi les voix de fausset des jeunes garçons. Est-ce intentionnel, par esprit de dérision? Les instruments semblent de mèche... Mais, tant Jodie Devos que Sabine Devieilhe interprètent une Reine de la Nuit d’une humanité poignante tandis que  les autres artis deux productions  font également merveille. On est certes pleinement charmé par le ravissant trio de dames : Tineke Van Ingelgem, Angélique Noldus et Esther Kuiper. 

Avec en alternance Ed Lyon et Reinoud Van Mechelen comme superbe Tamino, Georg Nigel comme Papageno et  sa rayonnante  compagne Papagena, Elena Galitzkaya.  Gabor Bretz /Tijl Faveyts comme Sarastro. L’exquise Pamina, c’est en alternance Sophie Karthäuser et Ilse Eerens.

Que voilà un  beau rassemblement d’étoiles dans la nuit, sous la baguette d’Antonello Manacorda, le  chef lumineux, ovationné  dans un feu d’applaudissement sans oublier les chœurs si  émouvants et invisibles de Martino Faggiani

 


Architecture algorithmique MICHAEL HANSMEYER
Collaboration artistique  SILVIA COSTA
Dialogues supplémentaires CLAUDIA CASTELLUCCI
Dramaturgie PIERSANDRA DI MATTEO, ANTONIO CUENCA RUIZ
Chef des chœurs MARTINO FAGGIANI

DIE ZAUBERFLÖTE

W. A. Mozart, R. Castellucci, A. Manacorda, B. Glassberg
Du 18 septembre au 04 octobre 2018 | 12 rep. | Bruxelles | Palais de la Monnaie


https://www.lamonnaie.be/fr/program/831-die-zauberflote 

Danseurs
STÉPHANIE BAYLE, MARIA DE DUENAS LOPEZ, LAURE LESCOFFY, SERENA MALACCO, ALEXANE POGGI, FRANCESCA RUGGERINI, STEFANIA TANSINI, DANIELA ZAGHINI, TIMOTHÉ BALLO, HIPPOLYTE BOUHOUO, LOUIS-CLÉMENT DA COSTA, EMMANUEL DIELA NKITA, AURÉLIEN DOUGÉ, JOHANN FOURRIÈRE, PAUL GIRARD, NUHACET GUERRA, GUILLAUME MARIE, TIDIANI N’DIAYE, XAVIER PEREZ

Comédiens amateurs
DORIEN CORNELIS, JOYCE DE CEULAERDE, MONIQUE VAN DEN ABBEEL, KATTY KLOEK, LORENA DÜRNHOLZ, JAN VAN BASTELAERE, MICHIEL BUSEYNE, JOHNNY IMBRECHTS, YANN NUYTS, BRECHT STAUT

Comédiens
SOPHY RIBRAULT, CINZIA ROBBIATI, MICHAEL ALEJANDRO GUEVARA, GIANFRANCO PODDIGHE, BOYAN DELATTRE / AMOS SUCHEKI

Zauberflöte at La Monnaie, directed by Romeo Castellucci

https://www.facebook.com/ARTEConcert/videos/2265681350326666/

Orchestre symphonique et chœurs de la Monnaie
Académie des chœurs et chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie s.l.d. de Benoît Giaux

La presse en parle: 

Deux articles dans Crescendo magazine, la référence en musique classique! 

http://www.crescendo-magazine.be/a-la-monnaie-la-flute-dejantee-de-castellucci-questionne-mozart/

http://www.crescendo-magazine.be/la-flute-enchantee-a-la-monnaie-peut-on-tout-se-permettre-avec-mozart/

  

 

 

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administrateur théâtres

2018 voit naître la  première édition du Brussels Cello Festival

42374604_1906876672725885_3803130280034697216_n.jpg?format=1500w&width=400Pour sculpter la musique, aucun instrument ne dépasse le violoncelle, dont on dit qu’il a voix humaine… Un instrument sensuel et charnel, à la fois par ses formes proches d’un corps humain mais aussi par la manière dont les violoncellistes enlacent leur instrument les yeux souvent fermés,  et font corps et âme avec lui. Et puis, par rapport à la sculpture,  pour   le son et  l'expressivité,  c'est moins salissant que la glaise et la pierre! Entre tous les classiques  favoris consacrés au violoncelle, sautent immédiatement  à l’esprit:  Les Suites pour violoncelle de J.S. Bach, le concert pour deux violoncelles en sol mineur de Vivaldi, la  Sonate pour violoncelle et piano "arpeggione" en La mineur D 821 de Schubert,  le Concerto n°1 en mi bémol majeur op.107 de Dmitry Shostakovich, …et tant d’autres! Un répertoire immense qui parle en direct aux émotions grâce à un instrument tout en passion, onirisme, finesse et subtilité.  

A Bruxelles, le 3 juin 2017, le jeune violoncelliste français, Victor Julien-Laferrière était proclamé 1er lauréat de la première édition du Concours Reine Elisabeth consacré au violoncelle. Le musicien a été élu soliste de l'année aux Victoires de la Musique classique 2018.

De 2014 à 2017, le violoncelliste américano-coréen  Han Bin Yoon  se produit en tant que soliste à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique. Il a été présenté en solo, notamment au Music Chapel Festival de Beethoven (Flagey, Bruxelles) en collaboration avec la pianiste Maria Joao Pires, au Festival musical du Brabant wallon (Château de La Hulpe), au Centre culturel coréen de Belgique et au BOZAR de Bruxelles. Lauréat de plusieurs concours, Han Bin remporte en 2013 le second prix du Young Concert Artist International Auditions 2013, ainsi que le 3ème prix et un prix spécial de la meilleure interprétation d’une œuvre chinoise,  au premier concours International Schoenfeld String Competition de Hong Kong. Il interprète le concerto pour violoncelle de Dvorak avec le Thornton Symphony, sous la direction du chef d’orchestre James Conlon. En 2012, il donne une série de récitals ainsi que des conférences et des master-classes en Californie.

Depuis septembre 2014, il se perfectionne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, en Belgique, sous la direction de Gary Hoffman. Han Bin joue avec le violoncelle Tanguy Fraval prêté par la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

 Ainsi, dans une perspective de diversification de l’offre musicale, pour provoquer la création, pour développer l’accessibilité de la musique classique à un   public toujours plus curieux et plus large et encourager les jeunes à venir goûter aux émotions qui la traversent, voici une nouvelle initiative soutenue par Musiq 3 qu’est la  première édition du Brussels Cello Festival dont Han Bin Yoon est l’âme organisatrice et artistique. Il a le soutien  majeur de Bernard Fierens-Gevaert qui est une figure de la vie musicale belge engagée de longues dates dans le soutien aux jeunes talents. De nombreux concerts privés ont été organisés pour que ce projet puisse voir le jour et par le bouche à oreille,  attirer un public curieux et enthousiaste. De nombreux mélomanes et amis de la musique se sont engagés à soutenir ce beau projet artistique et musical.

Le festival organisé par l'ASBL Belgium Cello Society,  se tiendra du 12 au 14 octobre 2018. Il présentera des solistes, des concertos, des masterclasses et des ensembles de musique de chambre convoquant les meilleurs violoncellistes de Belgique et du monde entier.

Parmi les artistes invités figurent des solistes internationalement réputés  tels que Gary Hoffman, Marie Hallynck, David Cohen, Alexandre Buzlov, Roel Dieltens, Anne Gastinel, Paul Katz, Jakob Koranyi, Pieter Wispelwey et Bin Yoon.

                                         Retrouvez ici le programme complet des festivités.

Des professeurs et étudiants  issus des différents conservatoires belges (Bruxelles, Anvers, Gand, etc.) participeront aux masterclasses et au concert de clôture, clôturant la première édition avec un son de violoncelle de masse jamais entendu en Belgique!

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Rendez-vous donc  le week-end du 12 au 14 octobre 2018 dans le quartier du Sablon à Bruxelles

                   
Opening Concert - Complete Six Bach Cello Suites
Eglise Notre Dame Du Sablon, Bruxelles
€13.78 - €22.17
FRI, OCT 12                8:00 PM
Schubert Cello Quintet
Conservatoire de  Bruxelles
€10.63 - €16.92
SAT, OCT 13           4:00 PM
Épinglons aussi   l'après-midi de récital donné par certains des meilleurs violoncellistes d'aujourd'hui qui présenteront leurs interprétations spéciales des sonates de Brahms, y compris une transcription unique de Pieter Wispelwey des deux sonates de clarinette de Brahms!

Sonate no. 1 en mi mineur (Op. 38) Jakob Koranyi, violoncelle - David Selig, piano Sonate no. 2 en fa majeur (Op. 99) Gary Hoffman, violoncelle - David Selig, piano - pause - Sonate pour clarinette et piano en fa mineur (Op. 120, n ° 1) Sonate pour clarinette et piano en mi bémol majeur (Op. 120, n ° 2) Violoncelliste Pieter Wispelwey, violoncelle

Pour conclure, Le gala du samedi 13 octobre: 37081329_2088862864768032_2713117788477587456_o.jpg?_nc_cat=102&oh=7bd7a29e27892945a1f5fcb88bc832da&oe=5C1BFAC9&width=500

Avec Gary Hoffman, Aurélien Pascal • Cellist, Han Bin Yoon,Marie Hallynck, Ella van Poucke - cellist, Alexander Buzlov et David Cohen.

https://www.brusselscellofestival.com/support/

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Pour Monsieur Paul

Quand le jour
s’enfoncera dans l’ombre
quand seront défaites
ses lueurs

ce sera l’heure
intime
grise et bleue

un duvet de brume
des fantômes d’oiseaux
dans les branches
le mouvement
irréversible
un peu plus lent
de la vie

et c’est tout
...........................
Martine Rouhart

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Buzet sur Baïse ne fait pas partie des capitales répertoriées sur les cartes du monde et si l'on considère le nombre d'habitants au mètre carré, peut-être que quelques nombrilistes afficheraient un sourire dédaigneux.  Ce serait une erreur, cette petite ville de « province » est géante par son rayonnement.

Buzet sur Baïse est une ville que l’on devrait « peut-être » montrer en exemple par le fait  que la Culture en son sein est invitée nécessaire, une complémentarité à l’enseignement.

Un engouement certes mais qui ne serait possible sans la mobilisation de quelques bénévoles qui portent les projets en toute discrétion.  Puisque mon rôle est de parler de littérature, je ne puis résister au plaisir de saluer la petite équipe entourant Chantal Garez qui a mis sur pied un Salon littéraire des plus originaux grâce à l’agent littéraire, Marika Daures à l’origine de l’idée. 

Porter la littérature à bout de bras, voici un pari risqué si l'on considère qu'un essoufflement médiatique semble tourner le dos à ce qui pourtant offre la grandeur de nos civilisations.  Ne l’oublions pas, sans littérature, sans Art en particulier, la mémoire de notre « raison d’être » risque de s’étioler.

Le projet littéraire de Buzet sur Baïse a ceci d'original qu'elle débute son salon par la projection d'un film en présence de personnalités surprenantes.  L'opportunité d'offrir un débat. (En 2017 Joseph Joffo pour « Un sac de billes », en 2018 le réalisateur Eric d'Agostino pour « La nef des fous »)

Un tapis rouge déroulé pour ses habitants, voici qui devrait mobiliser les foules mais, combien de Buzéquais sont conscients que depuis 2017 un événement à résonance internationale a vu le jour en leur honneur ?

Ce vendredi 28 septembre dernier, le cinéma de « Aiguillon » accueillait le scénariste et réalisateur Belge Eric d’Agostino. L’événement peut sembler anodin et pourtant !

Eric d’Agostino et son co-réalisateur Patrik Lemy  s’enfermèrent pour une période de deux ans dans l'annexe psychiatrique de la prison Belge de Saint Gilles. Les images que nous découvrirons n'ont laissé personne indifférent.  Le sujet est pénible et nous renvoie une image déplorable de ce que nos sociétés construisent pour étouffer ce qui ne lui convient pas.  Le film est révélateur, dur, mais pas insoutenable.  Il porte le mérite d’interroger nos consciences en dépassant le déni collectif qui s’identifie à une forme d’omerta.  Après tout, cette chape de silence semble arranger pas mal de monde.

Pour avoir assisté à la projection et aux débats qui ont suivi, bien que le réalisateur ait répondu sans détour aux questions du public, j'ai comme une impression fugace que le film ne l'a pas épargné.  Eric d'Agostino semblait épuisé, plus exactement, il n’est pas improbable que cette expérience l'a profondément marqué.  Rien ne vient étayer cette constatation, juste une impression, une forme de prémonition.

Sur la scène, le réalisateur était accompagné par celui que l'on pourrait définir comme étant le fil rouge du document : Chef Jean.  

12273293057?profile=originalGardien Chef de l’annexe, ce dernier a partagé ses impressions et ses révoltes face à ce qui a été nommé comme étant, je cite, « les poubelles de nos sociétés ». Chef Jean qui apportera tout au long de sa carrière le maximum d’empathie à ces hommes enfermés parfois au nombre de trois.  Trois humains parqués dans une cellule de quelques mètres carrés, trois malades confrontés à la pathologie de ceux qui partagent la même cellule.  Inutile d’être expert pour comprendre que c’est une bombe à retardement mise en place par un système derrière lequel les acteurs cachent leurs responsabilités.

A sa sortie, le film fit forte impression au point qu'en Belgique le parlement se saisit du débat.  Les choses ont changé sans toutefois répondre au besoin de conscience collective.

C'est la seconde année que Buzet sur Baïse fait le pari de fusionner cinéma et littérature.  Pari difficile à tenir puisque nous savons que les budgets de la Culture ne répondent malheureusement pas aux besoins de la demande. C'est la raison pour laquelle j'ai envie de me lever, d'applaudir une poignée de passionnés qui mobilisent temps et énergie pour le plaisir de ceux qui ont répondu à cette invitation.

Restons honnête, si la première projection destinée aux élèves des écoles avoisinantes a récolté un franc succès, la projection destinée aux adultes ne fut pas ce que l'on pourrait appeler un grand cru. La question est posée, que faut-il faire pour que le public réponde présent ? Je n'ai aucune réponse à cette question, peut-être faudrait-il un peu plus d'engouement de la part des acteurs Politique ? Voici un événement qui porte le nom de la ville, de la région, à briller sur les affiches de l'international en a t'on prit conscience ? En vérité le nom des organisateurs devrait être gravé pour la postérité.

Que ne faut-il pas déployer d'énergie pour arriver à porter un tel événement ? Beaucoup de frustrations, d'impondérables qu'il faut résoudre parfois au dernier instant.  L'espoir ne subsiste que parce qu’une poignée de bénévoles osent prétendre qu'un rêve peut devenir réalité.  J’avoue avoir été étonné par l’absence d’élus à la salle de projection, n’y avait-il personne de disponible pour assister à l’évènement ?  J’ose comprendre que dans cet état d’esprit, les citoyens ne se soient pas déplacé en nombre, c’est dommage, les organisateurs méritent beaucoup mieux. 

Deux projections suivies d'un salon littéraire.  La qualité était sans conteste au rendez-vous. Impossible de citer tous les auteurs, nous risquerions de commettre un impair. Nous saluerons toutefois Juliette Nothomb marraine de l'édition, venue en droite ligne de Lyon. J'adore Juliette pour l'avoir rencontrée à de nombreuses reprises dans le cadre de mes chroniques. En dehors de Juliette Nothomb, la Belgique fut largement représentée malgré une grève annoncée au sein d'une célèbre compagnie aérienne.  Cette grève obligea les plus tenace à parcourir plus de 2000 kilomètre sur un W.E..  Bou Bounoider, Anne Libotte et j'en passe, furent le temps de quelques heures les ambassadeurs de la littérature Belge.

Ainsi, par cette ouverture d’esprit, le salon du livre de « Buzet sur Baïse » ouvre la porte à la culture sans frontière.  C’est important pour les artistes de savoir qu’un tremplin existe au rayonnement de leurs créations en dehors du cercle intime et donc limité de leur terroir.

La langue Française mérite d'être cultivée, c’est un héritage qui porte notre mémoire, le rendez-vous des souvenirs sauvegardés. Comme le disait si justement une élue d'un département voisin : « L'un des premiers gestes que fait un tyran quand il prend le pouvoir c'est de brûler les écrits ».  Par nos regards et notre intérêt nous permettons aux auteurs de percevoir un minimum de reconnaissance pour un travail étalé parfois sur plusieurs années.  Rien que pour cela, l’effort d’être curieux mérite que l’on se déplace.

En conclusion j'écrirai que le Salon du livre de Buzet sur Baïse fait partie des incontournables. L'organisation est admirable malgré quelques détails insignifiants à améliorer,  qui peut se vanter d'être parfait ? Si les organisateurs acceptent ma présence, je n'aurai aucune hésitation à me joindre à la prochaine édition. Je vous l'écris, je le signe et le fais avec enthousiasme, si la vie me le permet, en 2019 je serai présent et heureux de l’être.  Petit mot encore pour saluer les vignerons de Buzet qui offrent un breuvage généreux, un apperçu de paradis.  Un petit faible pour le restaurant "Le Gougeons qui frétille" dans lequel je me suis régalé et fait trembler le chef par mes blagues de potache.  C'est que dans la région on porte le sourire au dessus du verbe et c'est cadeau. 

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TOUT FAUX !

Et vous pensez que je suis forte?

Certes, l'idée est séduisante...

Alors, le sourire je le porte

Et décide croire la vie plaisante.

Quand matin en ouvrant les yeux

M'agresse ma lucidité

Que mon regard se fait peureux

Garder encore l'envie de jouer!

Pour moi, bien sûr tout est facile...

Et mon chemin est fait de fleurs!

Pourtant ces fleurs combien fragiles...

Elles ont poussé sur mes langueurs.

Oui, penser faux, c'est penser court

En s'attachant aux apparences!

Sachez, qu'avec un brin d'amour

On peut apaiser nos souffrances...

J.G...

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Jour et nuit

Je souhaite
que mes mots
ne ferment jamais
leurs ailes
surtout
qu’ils ne s’endorment pas

je leur donne déjà
mes jours
faudra-t-il aussi
que je leur laisse
mes nuits?

............................
Martine Rouhart

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Verset 44 de Patrick Chemin

VERSET 44

L’orage antique sur les temples
la solitude en versets de foudre
Il faudra vivre mille ans

Le frai des foules sur la berge
Tu devrais remonter la rivière
mais plus aucun saumon ne te connaît

Et tu dois composer tout ce temps
avec la fable de l’absence
Il faudrait un miracle

Et l’ange vient qui sait ton nom
l’exil est suspendu
et l’abandon

Tes yeux de vierge apocryphe
ouvrent le manuscrit
de nos initiations

Et puis trouver le gué
dans cette pluie mythique
qui figure le fleuve des contres

Eprouver l’ébauche des corps
toucher par le verbe le plus simple
à la grammaire des complexes

Il manque un souffleur inspiré
dans ce théâtre ciel sans Dieu
le désir est coupé du texte

La lumière du jour
la fatigue est solaire
qui épuise le tranchant

Je voudrais la paix du verbe
un autre possible
une écluse

Mais l’ange est loin déjà
intransigeant avec la frustration
la précision du chagrin

Je te sens duelle
je nous sens duel
au premier sang

Nous sommes au bord
tout au bord
j’aimerais tomber encore

Pas de seconde chance
il faudra vivre mille ans
avec

Le temps est un Dieu pervers
qui reprend sa foi
inconsolable

Nous ne sommes pas au monde
les fées se sont retirées du berceau
des surnuméraires

Quelle est la promesse des cendres
où est le bûcher de la perfection
l’accouplement du subtil

Aimer c’est donner à la douleur
la franchise de se consumer
en nommant le feu

Descendre par le chemin du thé
l’Asie des couleurs
sur un éléphant doré

Crémations sous le ciel safran
sollicitudes et résiliation
le corps est toujours ailleurs

Calligraphier le jade
sur la peau de l’autre
étoile perdue sur palimpseste

Un sentiment de perte imminent
comme à la genèse de l’amour
quand tout est possible même le néant

Et la mère crache sur l’enfant
qui vient à la vie par le masculin
la mauvaise porte des anges

Il y a tant de ciels sous le ciel
et la vie se doit de vivre
même avec un sang corrompu

Et mille femmes pour un seul baptême
je suis né par la bouche
à même la peau calligraphe

Naître ne suffit pas pour naître
il faut naître encore et encore
mourir enfin désiré

Je vais ce soir perdre mon âme
vendre au diable le minerai
la poussière des caresses

Et pour épuiser le déclin du chagrin
confier à Saturne le sanskrit du désir
ne plus vouloir traduire ce qui est trahi

Tout ce qui constitue l’éternité
la beauté terrible de l’instant
qui seule accompagne nos cendres

Perdre tout ce qui est aimé
dans le ruisseau antique
la main du sage sur les yeux

© Patrick Chemin (2002)
Extrait du livre « Ruches »

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Les montagnes qui volent vers vous


Me rappellent ces oiseaux quand ils planent.


La sève, les lumières, sous-tendent leur vol.

Au fur et à mesure que leur chant s’élance,

Quelques notes givrent.

Les ailes sur les portées

Et leur chemin au gré des accords.

Présages sur les hautes pierres.

Je t’écris au bord de ces rivières

Qui jalonnent les routes escarpées.

Elégie pour vous, pour toi.

Et les fenêtres s’ouvrent, un matin,

Sur les pentes enneigées.

A Brest, le 15 septembre 2018 Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3442055111

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administrateur littératures

25 septembre 2018: une nouvelle fois, les Rencontres Littéraires de Bruxelles orchestrées par Robert Paul et animées par Gérard Adam tiennent leurs promesses, l'intérêt et la convivialité au rendez-vous des échanges, quelques confidences à la clé et Radio Air Libre sur le pont, micros et prise de son de précision pour l'enregistrement de ces Rencontres vitrine de l'édition belge. Rappelons au passage que Radio Air Libre est une radio associative d'expression et d'éducation permanente subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, mettant en valeur nos Lettres. Bonheur.

Thématique de ce soir: "Des nouvelles de nos anciens profs", les auteurs conviés: Françoise Houdart, Michel Ducobu et Michel Voiturier. F.Houdart avec "Dieu le potier et quelques autres", un recueil de nouvelles aux tonalités variées. Nous voltigeons ici du sombre au clair, de la joie à la peine, de l'enfance au grand âge, souvenirs au menu, du fantastique on ne peut plus quotidien en filigranes, parfois même davantage. M.Ducobu avec "Un Belge au bout de la plage", également un recueil; y règne la profondeur, les destinées diversifiées: un professeur se donne la mort pour s'être ridiculisé devant ses élèves, une femme victime d'abus sexuel provoque des collisions, un piéton impénitent part en guerre contre l'incivisme des automobilistes,... M.Voiturier avec "L'Escaut de-ci, de l'eau", à nouveau un recueil de nouvelles sous différents tons, au fantastique diffus et le mystère à nos portes, dans des lieux avoisinant l'Escaut. Le présent malmené par l'économique, un passé qui resurgit dans un futur contraignant, sensibilité et émotions en chemin.

D'entrée de jeu, Gérard Adam, spirituel et le propos aisé, nous prévient que nous sommes en présence d'écrivains chevronnés à l'écriture maîtrisée et de haut vol. Pourquoi se sont-ils lancés dans l'écriture de nouvelles, genre littéraire véritable condensé notamment de psychologie trouvant son origine au Moyen-Âge et nous présentant des récits ou histoires relativement courtes? Françoise Houdart nous confie que pour elle c'est écrire autrement. C'est tel un éveil ou réveil, l'attention à maîtriser son sujet étant ici plus accrue que pour l'écriture d'un roman où parfois l'on disserte ou diverge, cela dépend bien sûr des auteurs, du cheminement de leurs pensées. Ses recueils, elle ne les écrit point en un seul jet. Michel Ducobu lui nous avoue que des raisons d'ordre pratique le guident, la genèse d'un roman nécessitant plus de temps, et notre auteur aime saisir au passage les événements de sa vie dignes d'être relatés ou susceptibles d'être à l'origine d'une histoire véritablement prenante. Michel Voiturier évoque lui aussi cette question du temps, également son envie à "ne pas raconter trop long"!

Tous profs - qui le sont ou l'ont été -, nos trois auteurs sont invités par notre animateur bien-aimé à s'exprimer sur leurs ouvrages, donc sur eux-mêmes, l'émotion - mot-clé de cette chronique - jamais loin. Droit, convivial, Michel Voiturier se caractérise par "le décalage" et sa qualité d'écriture, son recueil descendant l'Escaut au fil des nouvelles, un grain de sable en chemin enrayant soudain la mécanique, la sensualité point en reste avec son récit "Sens unique", une touche de fantastique - autre mot-clé de cette chronique - ponctuant son oeuvre, les extraits choisis en lecture nous dévoilant aussi un bel humour. Sourires et rires. Avec sensibilité, Françoise Houdart nous livre ses mots-clés à elle: vieillesse et mémoire, des gens et du terroir, passion en demi-teinte, une gamme d'émotions comparable aux nuances de l'arc-en-ciel, au passage également des souvenirs tels que l'évocation de son grand-père, le fantastique - encore lui - dans l' apparemment ordinaire présent. Subitement, un edelweiss nous est raconté... Souriant, Michel Ducobu nous parle de la vie suite d'accidents heureux et malheureux, des profs en scène dans son recueil mais qui se suicident, l'inattendu, les contingences, l'adaptation au coeur de son ouvrage, ses nouvelles la plupart philosophiques nous menant à prendre conscience qu'il faut toujours s'attendre à tout, la jubilation n'étant point absente avec son histoire de chiens entre autre. Attention et sourires.

Les lectures qui ont suivi? Contrastées etjoliment applaudies, la soirée se concluant par un drink chaleureux en rouge ou blanc. Au choix. Une réussite? Une fois de plus!

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Viens

Viens
dit le silence
abandonne-toi
au creux de mes bras
Viens
dit la lenteur
marche au rythme
de mes pas
Viens
dit l’oiseau
offre-toi
un peu de légèreté
ne prête pas attention
aux larmes
des nuages

Martine Rouhart

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administrateur théâtres

Genre ...GOOGLE déjanté

Un monde qui grince, un monde qui pleure et qui rit. Spectacle de déraison et de dérision, iconoclaste et subversif, artistique en diable, le diable aux corps. Radiguet se retourne dans sa tombe ! Pourtant on est loin du Bal du comte d’Orgel !

42660510_10214719141105875_1016073667483795456_n.jpg?_nc_cat=100&oh=02c28fcea4654ef101d70a936bff5177&oe=5C567BAF&width=400Le spectacle est sur scène avec les cocardiers moqueurs et dans le public prêt au carnage : image de notre K.O. contemporain désordonné, mais en toute musicalité car les orchestrations et les voix sont magnifiques, même quand elles grincent à dessein, même quand elles se bloquent dans les impasses de la souricière ou qu’elles trébuchent, soudain rendues au néant, because...The show must go on !

"Parlez-vous franglais ?" de M. Etiemble date de 1964... "Astérix chez les Bretons" fut publié à 900 000 exemplaires en août 1966, voici aujourd’hui "Les Franglaises". On n’a pas fini de fêter le cinquantenaire des trente glorieuses ! Ils sont à Louvain-La-Neuve pour un 27 septembre en folie. L’occasion est trop belle pour stigmatiser la vacuité immense des plus beaux tubes planétaires qui ont fait les riches heures de la pop Music depuis plus d’un demi siècle ! Juste pour savoir ce que l'on, chante vraiment sous la douche...
On remonte les Golden sixties, on va jusqu’à l’Hotel California en passant par New York, New York et on vous livre le mode d’emploi. Emballé, c’est pesé. Avec son pesant d’anachronismes, autre ressort comique éprouvé par le temps, ses mimes et ses tribulations clownesques. Mais surtout, vivent les éclats de rires générés par la traduction littérale de Sky my husband, Ciel mon mari ! Et vas-y donc, à la va comme je te pousse,  que ça rigole ! Comme avec les traductions made in GOOGLE ! Et la morale de l’histoire, c’est qu’on aime encore plus le multilinguisme! Vive Babel et les bonnes gens qui sont dedans!

Projos sur la vie d’artiste: on galère mais on s’amuse et le maître de cérémonies a bien du mal à gérer l’équipage toujours à deux doigts de la mutinerie! Il a sous la main des Spicegirls impertinentes et une brochette de crooners complètement sauvages pire que des wild cats. Seul son amour pour Philip le tient debout dans un spectacle où tout s’écroule y compris le décor, où tout explose, y compris le public, lui c’est de rire. Habillage : Claire Djemah, géniale! 

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texteRunning time : "Depuis 2011, ils sillonnent les scènes françaises...". Le spectacle est porté par des comédiens amateurs finalement devenu professionnels grâce à ce spectacle ultra vivant et créatif. "Nous avions commencé à jouer dans la rue, pour atterrir à Bobino en passant par l’Olympia et bien d’autres salles." Et ils ont ramassé le Molière du Musical en 2015. Entendez : théâtre de comédie musicale!

Courez-y ! Ready, Steady, Run ! "NO ! I regret nothing !" Edith Piaf.

Dans la programmation de l'Atelier Théâtre Jean Vilar, Aula Magna Louvain-la-Neuve

  • Accueil français
  • 26 au 29 septembre 2018
  • Aula Magna
  • Durée : 1h40

Mise en scène Quentin Bouissou
Direction musicale Philippe Lenoble
Avec Saliha Bala, Benjamin Carboni, Yoni Dahan, Fabien Derrien, William Garreau, Stéphane Grioche, Marsu Lacroix, Philippe Lenoble, Roxane Terramorsi, Daphnée Papineau, Romain Piquet, Laurent Taieb

https://www.atjv.be/Les-Franglaises

http://www.lesfranglaises.fr/infos.html

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administrateur théâtres

            L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein airCoup de foudre  retentissant pour les pères (Benoit Van Dorselaer et Thierry Janssen), les fils (Mickey Bocar et Julien Besure), les valets (Simon Wauters et Othman Moumen) et les donzelles (Brigitta Skarpalezos et Laure Godisiabois)! Le spectacle est démentiel... rebelle, sexy, inventif et hippie! Tous à la plage, la  galère s'amuse, la pièce sera jubilatoire!  Voici Scapin 68 - une adaptation des plus réjouissantes des bien-nommées « Fourberies de Scapin » signées Jean-Baptiste Poquelin dit Molière en 1671 -  …ou quand la jeunesse en mini-jupes  et en pattes d’eph toise l’ordre établi et les interdits.

              Les deux pater familias, Argante (Thierry Janssen) et Géronte (Benoit Van Dorselaer) en costume cravate vont se faire l’un et l’autre moquer, rosser, vilipender, soutirer de l’argent, comme au théâtre du Grand guignol et  dans  la tradition de la  Commedia dell’arte. Cette pièce  qu’écrivit Molière en forme de récréation après le Don Juan,  L’Avare, Le Misanthrope  et le Tartuffe met en scène Octave (Julien Besure), fils d’Argante qui a épousé derrière le dos de son père Hyacinthe (Brigitta Skarpalezos), une jeune fille pauvre  de naissance inconnue, et Léandre (Mickey Bocar), fils de Géronte  qui s’est épris d’une  jeune Égyptienne, Zerbinette (Laure Godisiabois) . Pour contrecarrer l’autorité paternelle, tous deux  se trouvent forcés de recourir  au  savoir-faire ingénieux de deux domestiques maîtres-du-jeu : Scapin et son complice Sylvestre (Simon Wauters). Tour de passe-passe du dramaturge, les jeunes amoureuses se révéleront  à la fin, être celles même  que les pères  destinaient à leurs fils comme épouses. All is well that ends well!  L’intrigue n’est pas complexe mais qu’est-ce qu’on s’amuse! Quel sens de la fête, quelle glorieuse farce divinement mise en scène par Thierry Debroux 

 41527448_1369623813172693_7840669249335984128_o.jpg?_nc_cat=0&oh=720ecc60202b66198630d83feee7c054&oe=5C3563F4&width=322OCTAVE.- Oui, belle Hyacinte, et ces nouvelles m’ont donné une atteinte cruelle. Mais que vois-je ? vous pleurez ! Pourquoi ces larmes ? Me soupçonnez-vous, dites-moi, de quelque 
infidélité, et n’êtes-vous pas assurée de l’amour que j’ai pour vous ?
HYACINTE.- Oui, Octave, je suis sûre que vous m’aimez ; mais je ne le suis pas que vous m’aimiez toujours.
OCTAVE.- Eh peut-on vous aimer, qu’on ne vous aime toute sa vie ?
HYACINTE.- J’ai ouï dire, Octave, que votre sexe aime moins longtemps que le nôtre, et que les ardeurs que les hommes font voir, sont des feux qui s’éteignent aussi facilement qu’ils 
naissent.
OCTAVE.- Ah ! ma chère Hyacinte, mon cœur n’est donc pas fait comme celui des autres hommes, et je sens bien pour moi que je vous aimerai jusqu’au tombeau.
HYACINTE.- Je veux croire que vous sentez ce que vous dites, et je ne doute point que vos paroles ne soient sincères ; mais je crains un pouvoir qui combattra dans votre cœur les tendres sentiments que vous pouvez avoir pour moi. Vous dépendez d’un père, qui veut vous marier à une autre personne ; et je suis sûre que je mourrai, si ce malheur m’arrive.

             Les Moliérophiles ne seront nullement déçus, pas une virgule ne manque au texte qui est projeté dans une  intelligence parfaite. La mise en scène  vintage années soixante-huit est  une déferlante de bonheur théâtral, plastique et musical. Ready, Steady, Act ! Les comédiens ont reçu un thème: la plage, rapport à la phrase : « Sous les pavés, la plage ! » Donc, voilà une maison à colombages en bord de mer, le cri des mouettes, et l’imagination de tous  ...au pouvoir! Un sacré coup de pouce pour nos générations de jeunes assoupis...

  Tout  s’enchaîne  dans un délire de trouvailles autour des serviettes et fauteuils de plage,  jeu de boules en plastique, bouées, costumes et bonnets de bain rétro, sans oublier, au large,  …la fameuse galère.  La musculature parfaite et la souplesse de chat  frémissant d’Othmane Moumen, beau comme un plagiste, qui  voltige de  balcons en réverbères et autres escarpolettes, a déteint sur tous les comédiens qui eux aussi, sautent, rebondissent, jaillissent de trappes improbables et mènent  un jeu  d’enfer délirant autour du texte,  comme si tous avaient fumé la moquette et siroté des breuvages multicolores!   Et quand  une inénarrable scène de rire inextinguible s’empare de Laure Gaudisiabois et de Benoit Van Dorselaer, la salle ne se tient plus. On est dans un sommet de l'excellence théâtrale où le corps est roi  et on applaudirait bien en cours de route, comme à l’opéra!  Car d’ailleurs de la musique - des tubes anglo-saxons absolument légendaires - il y en a … avant, pendant et après, mais on n’en dira pas plus, car franchement, on ne peut manquer un tel spectacle auquel, on ose attribuer 5 étoiles, tant c’est bien fait, vivant, inédit et décoiffant. Quant à la morale « Il est interdit d’interdire » : on adore, pas vous?

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Du jeudi 13 septembre 2018 au vendredi 26 octobre 2018 au théâtre Royal du Parc 

http://www.theatreduparc.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=59&cntnt01returnid=57

 

Mise en scène Thierry Debroux Avec Julien Besure, Mickey Boccar, Laure Godisiabois, Thierry Janssen, Othmane Moumen, Brigitta Skarpalezos, Benoît Van Dorslaer, Simon Wauters Scénographie et costumes Thibaut De Coster, Charly Kleinermann Maquillages Urteza Da Fonseca Lumières Alain Collet Décor sonore David Lempereur Assistanat mise en scène Catherine Couchard

Crédit Photos:  Zvonock Light Knight 

Une coproduction du Théâtre Royal du Parc, de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, du Théâtre de Liège et de DC&J Création

Jusqu’au 26 octobre au Théâtre du Parc (Bruxelles). Du 6 au 16 novembre au Théâtre Jean Vilar (Louvain-la-Neuve). Les 23 et 24 novembre à Wolubilis (Woluwe-Saint-Lambert). Du 28 novembre au 7 décembre au Théâtre de Liège.

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administrateur littératures

De fin août à juin inclus, les Rencontres Littéraires de Bruxelles, vitrine de l'édition littéraire belge, nous convient à découvrir, chaque dernier mardi du mois dès 19h à l'Espace Art Gallery, 83 rue de Laeken, trois auteurs de qualité, un drink de la convivialité concluant la Soirée, également au menu de celle-ci une lecture libre de leurs propres textes par quatre participants et une séance de signatures de leurs ouvrages par les trois auteurs sous les projecteurs, Robert Paul étant l'initiateur de cet événement mensuel devenu incontournable, Gérard Adam, auteur prolixe et directeur des éditions M.E.O. l'animateur passionné des Rencontres, Jerry Delfosse le directeur chevronné de l'Espace Art Gallery accueillant les entretiens.

Ce mardi 28 août, pour la reprise, le thème à l'honneur: "Publier un premier roman", mais pas seulement, les auteurs invités nous parlant de leurs "bébés": Annick Walachniewicz de "Il ne portait pas de chandail", Lorenzo Carola de "Le dieu des pierres", Elodie Wilbaut de "Le Voisin de la Cité Villène", Gérard Adam nous présentant sans détour l'acte créateur telle une pulsion profonde, énigmatique bien des fois - "Je ne sais pas pourquoi j'écris mais j'écris" -, une projection vers la lumière d'un regard intérieur, soulignant en clôture la maîtrise des auteurs sur leurs romans joliment structurés.

Un record d'affluence, une atmosphère sereine et conviviale, des auteurs réfléchis, qui nous captent, un Gérard Adam jovial, investi, des lectures d'extraits des trois romans présentés par un Daniel Simon inspiré, fidèle à lui-même, des sourires et des rires particulièrement avec Lorenzo Carola, l'enregistrement de la rencontre par Radio Air Libre 87.7 FM (qu'on se le dise!), ont été les ingrédients, parfaitement dosés, de la réussite de cette soirée, le trio d'auteurs...à la hauteur!

"Il ne portait pas de chandail", Annick Walachniewicz: patchwork, assemblage de brefs fragments de vie, la jeunesse d'un père déporté en 1943, de significatifs épisodes de la vie de la narratrice en Wallonie, une autoanalyse poétique, un secret stupéfiant révélé à l'origine du roman, des bribes d'informations récoltées sur son père ayant permis à l'auteure d'en démarrer l'écriture. Annick est posée, claire, une belle diction, et nous la sentons émue, quoi de plus normal, les souvenirs affluant. Et une famille se retrouve minée par le secret. Le tabou? La résilience? Des thématiques majeures, à prendre en considération. Un second roman? En cours, affaire à suivre...

"Le dieu des pierres", Lorenzo Carola: revenu à Naples pour accompagner son père dans ses derniers moments, le narrateur se remémore une nuit vécue, très particulière, à la clé une confidence, essentielle, sur sa vie, sur son passage de l'adolescence à l'âge adulte. La découverte de la sensualité, la sexualité, l'illusion, profonde subtilité et catharsis initiatique en chemin, à l'origine du roman un atelier d'écriture et cette petite phrase toute simple: "Il était toujours en retard". Une écriture sur sept ans, exploration de la relation père-fils avec détour par les maisons de passe, confidences, chocs et flashes "on the road". Un second roman? Plusieurs projets en chantier...

"Le Voisin de la Cité Villène", Elodie Wilbaut: entre 1985 et 1994, des enfants ont été abusés par un pédophile; devenus adultes, ils portent plainte, c'est alors le début d'un procès... Une belle qualité de narration pour un récit dépassant le simple cadre de vie, à l'origine de l'écriture la participation de l'auteure à un procès suivi par seulement trois personnes, un parcours du combattant en procédures, enquêtes multiples, un véritable engrenage mis au jour, émotion dans le public, une Elodie touchante. "L'emprise existe bel et bien dans la relation...". Un second roman? Des "choses" sur le plan de table...

Au final? Quelques jolies interactions avec l'auditoire, le point de vue affirmé de Daniel Simon sur deux des ouvrages présentés et un drink animé où les paroles pétillaient autant que les bulles... Prochaines Rencontres? Le dernier mardi de septembre où nous parlerons de nos anciens profs...

(Thierry-Marie Delaunois auteur, chroniqueur, membre Arts et Lettres, 29 août 2018)

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NOUS EÛMES

       

                               Nous eûmes des sauts de tendresse

                               Autant d'amour toi et moi

                               Mirifiques et intimes promesses

                               En nos murmures nos furtifs émois.

                               Nuits câlines à nos allègres ferveurs

                               Nous eûmes des pluies de soupirs

                               Unissant à nos jouissives douceurs

                               En averses nos délicieux plaisirs.

                               Ravis dans nos ébats fusionnels

                               Nous eûmes des élans vertigineux

                               Plein de soleil dans notre joli ciel

                               Et la chaleur sur nos jours heureux.

                               Nous eûmes des joies vives et frivoles

                               Des mots, des lambeaux de silence

                               Mais dans chacune de nos paroles

                               S'immisçaient douces confidences.

                               En l'étreinte chérissant nos âmes

                               Nous eûmes sourires larmes aussi

                               Toujours renaissait la flamme

                               Sur nos sentiments qui étaient unis.

                               Nous eûmes des printemps des hivers

                               Des automnes des étés triomphants

                               Seuls, nous nous aimions sur la terre 

                               Fidèles comme des amants.

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LUCIDE ET POURTANT...

Lucide au moment flamboyant

Aussi au regard impatient

Timide jamais, et pourtant...

Aucune certitude vraiment.

La vie réserve tant de surprises

Comment échapper à l'emprise?

Même si la rigueur est de mise,

Folie est belle, qu'on se le dise...

La pudeur n'est point dans la pose

Pour vivre, il faut pouvoir dire : j'ose!

Et trouver juste l'exacte dose,

Afin de cueillir quelques roses...

Et si s'est cachée l'épine

Bien sûr, je la savais en prime!

Tristesse surgit, bonheur s'affine

Comment ne pas frôler l'abîme?

Neige ou soleil, grêlons ou pluie

Avec saison certes je fuis...

Mais le sourire n'est pas fortuit

C'est par lui que je vous séduis!

Lucide au moment flamboyant

Aussi au regard impatient!

Timide jamais, et pourtant...

Aucune certitude vraiment.

J.G.

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