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NOUS EÛMES

       

                               Nous eûmes des sauts de tendresse

                               Autant d'amour toi et moi

                               Mirifiques et intimes promesses

                               En nos murmures nos furtifs émois.

                               Nuits câlines à nos allègres ferveurs

                               Nous eûmes des pluies de soupirs

                               Unissant à nos jouissives douceurs

                               En averses nos délicieux plaisirs.

                               Ravis dans nos ébats fusionnels

                               Nous eûmes des élans vertigineux

                               Plein de soleil dans notre joli ciel

                               Et la chaleur sur nos jours heureux.

                               Nous eûmes des joies vives et frivoles

                               Des mots, des lambeaux de silence

                               Mais dans chacune de nos paroles

                               S'immisçaient douces confidences.

                               En l'étreinte chérissant nos âmes

                               Nous eûmes sourires larmes aussi

                               Toujours renaissait la flamme

                               Sur nos sentiments qui étaient unis.

                               Nous eûmes des printemps des hivers

                               Des automnes des étés triomphants

                               Seuls, nous nous aimions sur la terre 

                               Fidèles comme des amants.

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LUCIDE ET POURTANT...

Lucide au moment flamboyant

Aussi au regard impatient

Timide jamais, et pourtant...

Aucune certitude vraiment.

La vie réserve tant de surprises

Comment échapper à l'emprise?

Même si la rigueur est de mise,

Folie est belle, qu'on se le dise...

La pudeur n'est point dans la pose

Pour vivre, il faut pouvoir dire : j'ose!

Et trouver juste l'exacte dose,

Afin de cueillir quelques roses...

Et si s'est cachée l'épine

Bien sûr, je la savais en prime!

Tristesse surgit, bonheur s'affine

Comment ne pas frôler l'abîme?

Neige ou soleil, grêlons ou pluie

Avec saison certes je fuis...

Mais le sourire n'est pas fortuit

C'est par lui que je vous séduis!

Lucide au moment flamboyant

Aussi au regard impatient!

Timide jamais, et pourtant...

Aucune certitude vraiment.

J.G.

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administrateur théâtres

« Mais un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s'accommoder ensuite de la vie de tout le monde ? »

 Cheveux longs et idée courtes… Voici un Grand Meaulnes brossé court comme les jeunes écoliers ruraux de l’époque, incarné par Laurent Renard,  que dirige avec brio l’auguste Danielle Fire dont on salue la remarquable adaptation et la mise en scène méticuleuse. C'est qu' Augustin dit le grand Meaulnes  en  donne  long  à penser, à rêver et à  revenir sur les premiers  émois de nos adolescences, le pays perdu...  

41545256_2180125708698979_6406116225050476544_o.jpg?_nc_cat=0&oh=5707e4ab7ea03a89b4d71ab32ab4ff27&oe=5C2566F1&width=250Bleues bien sûr,  les portes de l’imaginaire par-dessus les planches élastiques et ma foi un peu  bruyantes du théâtre de la Comédie Claude Volter car cela roule, cela virevolte, cela bouge, cela danse la bourrée paysanne, cela n’arrête pas de séduire le spectateur ébaubi de voir transformée pour la scène,  la substantifique moelle du roman onirique d’Alain Fournier publié en 1913, cet écrivain mort à 28 ans au champ d’honneur le 22 septembre 1914 près de Verdun. 

 Le spectacle s’est donné huit fois sous les étoiles de notre été  incandescent cet été, au château! Une première mondiale en plein air, au château-ferme des Goffes à Pailhe, un petit village du Condroz entre Modave et Havelange.

Le temps et la vie des trois amis, François Seurel, Augustin Meaulnes  et Franz le châtelain défilent dans un rythme soutenu : vive la France et les chansons d’antan, la rudesse du terroir,  l’adolescence, l’aventure, la quête de l’absolu et l’imaginaire. Respect pour l’école de village ou règne la délicatesse, honnie soit la ville et ses vices. Si seulement si… Valentine, par triste manque d’amour pour elle-même, n'avait pas refusé la main généreuse qui se tendait vers elle! Que de souffrances évitées...     

 41440719_2180126095365607_1930591480338972672_o.jpg?_nc_cat=0&oh=ae51ad495aedff5a0a2bd4890af84746&oe=5C30F842&width=250Les trois personnages ne sont-ils d’ailleurs  pas les facettes du jeune écrivain qui écrit un roman autobiographique pudique et intense qui relate l'échec du rêve?   L’Yvonne de Gallais n’est-elle pas le  double mystérieux d’Yvonne de Quièvrecourt, jeune fille brièvement entrevue par l'écrivain le jour de la Pentecôte 1905, autour de laquelle l’amour s’est cristallisé.  Et Valentine, la fiancée de Franz qui s’enfuit à quelques heures des noces, c’est Jeanne Bruneau, avec qui l’écrivain eut une relation houleuse et  brûlante.  L’exquise Margaux Laborde se partage avec charme, élégance et raffinement les deux rôles. La voilà, image romantique en robe de dentelle blanche sous l'ombrelle, reflétée dans l'eau du bassin :

« Avec quel émoi Meaulnes se rappelait dans la suite cette minute où, sur le bord de l'étang, il avait eu très près du sien le visage désormais perdu de la jeune fille ! Il avait regardé ce profil si pur, de tous ses yeux, jusqu'à ce qu'ils fussent près de s'emplir de larmes. Et il se rappelait avoir vu, comme un secret délicat qu'elle lui eût confié, un peu de poudre restée sur sa joue...
A terre, tout s'arrangea comme dans un rêve. Tandis que les enfants courraient avec des cris de joie, que les groupes se formaient et s'éparpillaient à travers bois, Meaulnes s'avança dans une allée, où, dix pas devant lui, marchait la jeune fille. Il se trouva près d'elle sans avoir eu le temps de réfléchir :
« Vous êtes belle », dit-il simplement.
 » Ce sont les mots du coup de foudre. Ceux de l’amour sublimé, de l’illumination, de l'harmonie. L’image de la beauté, de la pureté, de la perfection.

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Le spectacle est construit comme une symphonie pastorale,   avec une  campagne  croquées avec humour  et truculence par de joyeux saltimbanques dont deux terribles bacouettes au langage coloré et malicieux : Isabelle Roelandt pour Moinette (Madame Seurel et la tante), Catherine Cornet pour Adèle (et Madame Meaulnes) avec  Maximilien Delmelle et Serge Zanforlin dans les rôles  masculins. Personne ne se perd, la magie des costumes, des lumières et des postures opère. François Seurel  (Jonas Claessens) est à croquer, tour à tour comédien et narrateur. Il est  terriblement attachant, délicat, passionnant, généreux. La nostalgie qui l'habite émeut au plus profond des fibres…   Pour souligner la quête de l’absolu, Bruno Smit  aux lumières et au son  a choisi des extraits musicaux  exaltants:  La sicilienne ; Les berceaux, Elégie de Gabriel Fauré, Le prélude de César Franck, La fille aux cheveux de lin - ce n’est pas un hasard - de Debussy. Le tout est  brodé au petit point de phrases coup de foudre... . Danielle Fire aux commandes. Sacred Fire? Du feu et du jeu.

du 12 au 30 septembre

du mardi au samedi à 20h15, dimanche à 16h

Durée du spectacle : 2h entracte compris

Avec Catherine CONET, Margaux LABORDE, Isabelle ROELANDT, Jonas CLAESSENS, Franck DACQUIN, Laurent RENARD, Abel TESCH, Serge ZANFORLIN & Maximilien DELMELLE
Adaptation et mise en scène : Danielle FIRE
Régie : Bruno SMIT

http://www.comedievolter.be/le-grand-meaulnes/

  

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administrateur théâtres
Le sacre et l'éveil? Une révélation, ce spectacle ! Il est  poétique, musical et si chorégraphique! Bravo à Dominique Serron,  entourée d’un cast de  comédiens exaltants : Paul-Henry Crutzen, Abdel El Asri, Florence Guillaume, Vincent Huertas, Luc Van Grunderbeeck, Félix Vannoorenberghe, Laure Voglaire, Line Adam, Renata Gorka, Nadia Benzekri, Xavier Lauwers et toute l'équipe de L' Infini Théâtre.

« Beau comme un opéra »: c’est  la rumeur qui a circulé comme une traînée de poudre le soir de la fabuleuse première à la Comédie Claude Volter   le 18 avril 2018.   « l’Eveil du printemps »  ,une pièce de l’auteur allemand Wedekind (1881),  a été  croisée avec une mise en page émouvante d’extraits  du « Sacre du Printemps » d'Igor Stravinsky (1913). Le résultat est convaincant. Dans cette  toute nouvelle perspective,  la  mise en scène est franchement  créative et engagée. Dominique Serron évoque avec tact … infini et écoute profonde, les échos du « cimetière de la jeunesse »  de ce héros, Melchior, revenu des années plus tard,  sur les lieux du crime …collectif, n'est-ce pas?

 

  Le   métissage littéraire et musical de la « Kindertragödie » se transforme  en même temps, en  un  manifeste moderne,  qui dénonce les maltraitances rampantes que peuvent parfois infliger des  parents en mal de communication avec leurs enfants. Les raisons abondent: dans  une société brutale, formatée et imperméable aux sentiments, sont-ils victimes de leur époque? Eux-mêmes, sont-ils trop jeunes pour assumer ou répètent-ils des comportements qui ont traversé plusieurs générations sans remise en question?  Sont-ils frustrés par des peurs et des souffrances indicibles?  Enivrés de pouvoir parental? Bloqués pour mille et une autres raisons honorables - ils en ont sans doute de très bonnes - comme de ne jamais avoir lu Françoise Dolto, et  se trouvent  dans l'impossibilité chronique  de gérer les  premiers émois amoureux  de leur progéniture, ou même, de leur expliquer sereinement et ouvertement « les choses de la vie ». Mais l’époque de  l’Allemagne de Bismarck est-elle pour autant révolue? 

 

 Par souci de multiplicité esthétique, le travail de création de Dominique Serron associe  un troisième volet. Il a été  élaboré  au sein de diverses écoles bruxelloises,  par de jeunes adolescents et adolescentes. Ce sont  des capsules vidéo de lyrisme muet, réalisées in situ ou dans les environs immédiats de l’école …y compris le cimetière d’Uccle. Il suffit d'observer: chaque mouvement des personnages  filmés colle impeccablement au tempo de la musique! C’est prodigieux. Les jeunes, confrontés au texte et à la musique  sont devenus acteurs, au propre et au figuré, au lieu d’être de simples récepteurs. Bel objectif éducatif s'il en est!  Ils se sont mis à  rêver l’action, ils ont réagi avec authenticité et dansé leur ressenti  aigu et spontané face au suicide, face à la violence parentale, à la pression scolaire, à la castration du désir, à une société blessante et inhumaine. Leurs regards, leurs visages, et leurs postures sont bouillants d’interrogation et aussi d’accusation silencieuse. Chacun d'eux porte les marques  de l’intensité vibrante de leur implication dans le projet. Ces  séquences  filmées rythment le spectacle comme une respiration inédite entre chaque scène. Les chorégraphies émouvantes, nées  à la croisée de la théâtralité et de la musique,  ont l’avantage de pouvoir  faire  apprécier la contemporanéité du propos.  L’ensemble devient  un tout admirablement monté,  fruit d’un travail de création original et audacieux, dans le droit fil de  ceux auxquels  nous a habitués la pétulante et infatigable  metteuse en scène pour qui,  le travail corporel des comédiens se doit d’être  toujours avant-coureur du  verbe, ce qui donne un relief extraordinaire au propos...

 A chaque spectateur de relever des détails poignants qui le touchent personnellement… La liste sera longue. Juste quelques exemples… Le bruit des parapluies refermés avec brutalité sue le bord de la tombe, une fois les « formalités accomplies »…  Ce décor unique et polyvalent, mais essentiel : un immense comptoir bourré de tiroirs. Ceux d’une morgue ? Ceux de  notre société cloisonnée faite de trappes et de placards? Posés sur un immense buffet de cuisine,  de furtifs souvenirs de Dead Poets Society ou ceux de James Dean (A Rebel Without a Cause) ?  Cette idée effrayante que le jeune Moritz s’est tué « par amour pour ses parents »? Ce geste désespéré de mère impuissante qui donne sa médaille à son fils à défaut de pouvoir  le défendre contre un père tyrannique… Ces chaussures abandonnées que l'on ramasse, l'air de rien. L'ignoble phrase entendue: «Cet enfant n'était pas de moi! » Cette citation glaçante d'Othello: «As-tu fait ta prière, Desdémone?»  Ce sac d’où émergent des aiguilles à tricoter, qui font froid dans le dos! …Et surtout le talent fou et l'énergie débordante de toute la production!

 

Texte original : Frank WEDEKIND

Musique originale : Igor STRAVINSKY

Traduction : Jacques de DECKER

Conception, Adaptation & Mise en Scène : Dominique SERRON

Adaptation musicale & création sonore : Line ADAM

Ingénieur son : Colin BURTON

Scénographie & Costumes : Renata GORKA

Création vidéos : Nadia BENZEKRI

Création lumière : Xavier LAUWERS

Crédits photos :  Pierre Bolle

...Hélas, seulement jusqu'au 6 mai 2018, précipitez-vous pour réserver!

Du 18 avril au 6 mai à la Comédie Claude Volter. Informations et réservation: www.comedievolter.be ou 02 762 09 63

En octobre 2018 à l’Atelier Théâtre Jean Vilar  

https://artsrtlettres.ning.com/events/le-sacre-et-l-eveil

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Nous qui vivons, passants en voyage,

 

Nous cultivons les déserts sauvages,

 

Les montagnes arides.

 

Le peuplier s’affole devant la tempête.

 

Toujours souvenons-nous

 

Que les mélodies dans nos doigts

 

Nous guérissent de bien des maux.

 

Les feuilles où tu écris les notes de musique

 

Regardent les touches du piano,

 

Les cordes des violons,

 

La peau des timbales,

 

Les contours d’une flûte, d’un hautbois

 

Ou d’une contrebasse.

 

à Brest le 13 septembre 2018, Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3441359611 

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Eclats de voix...

Quelques éclats de voix

Pour se sentir vibrer

Rien qu'entre toi et moi

On peut bien voyager...

Quelques éclats qui disent

Combien on est heureux

Faut pouvoir lâcher prise

Quand on est amoureux!

Quelques éclats de voix

Pour dire qu'on est en vie

Y mettre de la joie

Sauvegarder nos envies!

J.G.

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Reminiscence duo

Une valse de cristal, le soir.

 

La clarté de tes mains.

 

Ailleurs, une averse inonde la pupille de tes yeux.

 

Ne perds pas de vue que le merveilleux des éléments

 

Frappe à la porte tous les jours.

 

Sourions pour apaiser les maux.

 

Eprouvons notre mémoire

 

Jusqu’aux visages les plus lointains.

 

Le combat de nos âmes envahit les terres lointaines

 

Jusqu’à affronter nos espoirs.

 

A Brest, le 07 septembre 2018

 

Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre  3441160011 

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Très chère existence,

 

Si frêle humanité,

 

L’eau des sources et la force des éléments.

 

Nos visages s’élancent à peine perdue

 

Contre le temps.

 

Ton corps danse jusqu’à devenir l’été.

 

Sous l’apparence d’un tableau fragmenté,

 

Multiples miroirs et le décor apparaît.

 

La nuit et le jour,

 

Cent mille fois mis à distance,

 

Au cœur des forêts sombres et éclairées.

 

Julien Boulier,

 

A Brest, le 02 septembre 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440969911

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Maintenant sur le sommet des pierres,

 

j’entrevois des idylles.

 

J’entends marcher les lunes et les soleils.

 

Dans tes mains, l’âme des fougères

 

repeuple notre regard.

 

Ta voix m’attire au cœur des sphères.

 

Une seconde et je vouvoie ton allure.

 

Respirons l’heure où tu navigues,

 

habillée de plantes et de fils de soie.

 

Julien Boulier,

 

A Brest, le 31 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440945011

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Dans un bruit d’ailes

Il vient
dans un bruit d’ailes
le temps
des pluies de feuilles
des arbres rouges
des souvenirs qui consolent

il vient
sur la pointe des pieds
marquer
chaque chose
chaque être
d’une encoche 

..........................
Martine Rouhart

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Minutes à soi.

 

Vivre à l’ombre des étoiles.

 

Les neiges fondent sur les sommets.

 

Dessiner la lumière en commençant par ses rayons.

 

Devant soi, des fragments de tableaux.

 

Des couronnes de genêts sont venues habiller nos rochers.

 

Le vent avec ses boucles

 

vient soulever les branches.

 

Des poèmes où l’ombre franchit l’espace

 

et gravite autour de vitraux translucides et colorés,

 

leurs phrases entourant de leurs bras

 

les mouvements qui dansent dans les airs.

 

A Brest, le 29 aout 2018

 

poème déposé Sacem code oeuvre 3440868011 

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C’est en 2017 que le Salon du livre de « Buzet-sur-Baïse » a vu le jour. Organisation intelligente regroupant les énergies d’un ensemble d’acteurs dans le domaine de la littérature, mais pas que.

Les fidèles qui suivent mes chroniques savent que si je salue toute initiative touchant à l’art en général et à la littérature en particulier, je deviens difficile dans mes choix. Il serait faux de démentir cette conclusion hâtive, c’est le résultat d’un agenda surchargé. Ceci écrit, pour rien au monde je ne manquerais le Salon du Livre de « Buzet-sur-Baïse ».

12273295858?profile=originalIl faut du courage pour organiser ce genre d’activité. Courage et abnégation sachant que même si les auteurs invités sont souvent de premières qualités, rien ne permet de croire que le public répondra aux attentes des organisateurs.

Je salue l’audace de ceux qui prennent le risque de placer la littérature en exergue sachant que malgré les remerciements, les critiques trop souvent au rendez-vous blessent les énergies. Il semble en effet que de nos jours il est de bon ton d’assombrir les mérites de ceux qui osent prendre le risque de porter la littérature sur la place publique. Sujet de psychanalyse puisque sans Salons les auteurs perdraient une possibilité d'être approchés.

Bref, le temps s’écoule sans nous demander notre avis et nous voici aux portes d’un Salon littéraire que je considère comme faisant partie des incontournables tant par la qualité de son organisation que pour la diversité culturelle qu’elle place à la portée d’un public des plus éclectiques.

Saluons et faisons-le debout, le côté pédagogique brillamment mis en place en collaboration avec les écoles de la région.

Ce n’était pas gagné d’avance, cependant la fusion des énergies a permis de placer l’évènement au rang des plus méritants.

De qui parlons-nous ? Du Salon de « Buzet-sur-Baïse » bien entendu.

Permettez-moi de remonter le temps : 2017.

Pour sa première édition, les organisateurs du Salon du livre de « Buzet-sur-Baïse » n’avaient rien laissé au hasard. Ils s’offraient un invité d’honneur de premier choix « Joseph Joffo » mondialement connu grâce à son roman : « Un sac de billes ». On aurait pu en rester là, sauf que, si la littérature allait vêtir ses plus beaux atours, une idée de génie fit jaillir l’originalité. Dans le but d’intéresser toutes les générations à l’évènement, deux jours cinématographiques seront mis en place : la projection du film « Un sac de billes »suivi d’un débat-conférence.

Il faut saluer le travail du corps professoral qui a su profiter de l’occasion pour accompagner les élèves de la région pour la préparation de l’évènement. Bien que le sujet ne soit pas facile, rien n’a été improvisé, au contraire, chacun s’est investi dans le but honorable d’aborder le débat sur une page d’Histoire difficile à appréhender.

Il était prévu que « Joseph Joffo » répondrait aux questions du public, malheureusement l’étoile du jour devait être hospitalisée et sera brillamment représenté par l'écrivain et amie de Joseph, Chantal Figuera Levy.  Forte impression de Chantal qui répondra aux interpellations nombreuses et pertinentes.

Première année réussie, la foule fit impression et le dimanche, jour du Salon littéraire proprement dit, ne fut pas de tout repos pour les exposants.

Une première édition réussie n’est pas nécessairement un cadeau des dieux. Pas facile de remobiliser le public qui s’attend à ce que l’année 2018 dépasse ses espérances. Oserais-je écrire « Ils ont osé » ?

Oui ils ont osé inviter le réalisateur belge « Éric d'Agostino» en personne.12273296076?profile=original

« Éric d'Agostino» est réalisateur, musicien, chanteur et auteur de scénarios.

Le film qui l’a rendu célèbre « La nef des fous » fit ouvrir les débats jusque de l’hémicycle du parlement Belge c’est dire si le sujet frétille de questions autour de ce que nous voulons faire de notre société.

J’ai vu le film, je n’en suis pas sorti indemne et c’est tant mieux. Les prisons ne sont pas des hôtels, je vous l’avoue, je l’espérais et faisait semblant de l’ignorer : bienvenue les idées reçues.

De quoi parlons-nous ?

Pour réaliser ce film, Éric en compagnie de son coréalisateur « Patrick Lemy », se sont enfermé sur une période de +- deux ans au cœur de l’annexe psychiatrique de la prison de Saint-Gilles (Belgique).

Prison, psychiatrie, que fait la société pour gérer ce qu’elle ne comprend pas ? Elle pose un couvercle sur le bouillon et, sans fermer le gaz, continue de vaguer à ses occupations. Inutile de m’étendre, je n’en ai pas les compétences, mais vous invite à visionner le film.

À "Buzet sur Baïse" Eric sera présent, mais pas tout seul puisqu’il amène avec lui le Chef Jean (Chef des gardiens, que l’on voit dans le film et qui présentera un livret rédigé à la mémoire de ses confrères) et l’un des anciens détenus qui était présent pendant le tournage et qui, en présence du réalisateur, répondront aux questions du public. Oui, vous m’avez compris, l’instant qui se présente est une opportunité à ne pas manquer.

D’autres personnalités honoreront de leur présence le Salon du livre tel que l’écrivain Juliette Nothomb, sœur ainée d’Amélie. 

Juliette approche l’écriture avec un style pointillé d’un humour très personnel. J’adore Juliette que j’avais découverte (sans jeu de mots) au travers de ses chroniques culinaires. Ah les chroniques de Juliette!, des mots qui me font hurler de rire et que j’attendais impatiemment comme d’autres attendent l’épisode de leurs séries préférées.

Nous saluerons par la même occasion Marika Daures, personnage discret et combien efficace, concentrant son énergie dans la promotion des auteurs.  Pleine d'énergie elle gère cette activité en portant sa maison d’édition avec un profond respect pour ses auteurs.

On ne parle pas suffisamment du rôle de cet élément fondamental dans le réseau du livre (porte parole des auteurs), nous en ferons une chronique à la morte-saison.

Le Salon du livre de Buzet sur Baïse est le résultat d’une fusion des énergies. Pas étonnant que son succès soit au rendez-vous.

Chantal Garez responsable de la bibliothèque et pierre angulaire de l’évènement travaille en collaboration avec la Mairie. Si son humilité l’honore rapidement elle a compris que les clefs du succès se cachent souvent dans les détails. Avancer avec détermination en restant à l’écoute. Son rôle est essentiel, épuisant et mérite d’être salué ainsi que tous les membres de l’équipe qui l’entoure.

La seconde édition du Salon du Livre de Buzet sur Baïse risque d’être déterminante. J’ose prédire que l’évènement deviendra peut-être référence en la matière.

Si Mazamet fait partie de ma famille, Rocamadour de mes plaisirs, Buzet sur Baïse est une symphonie que j’aimerais séduire.

Incontournable, à visiter seul, en couple ou en famille. Les enfants sont encadrés afin de permettre aux adultes de se littératuriser en toute sérénité. Après Buzet nous reviendrons vers les Salons Belges, mais vous l’aurez compris, j’avais envie de saluer la France.

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Adresses de belles librairies de Paris

Ces adresses seront classées par arrondissements parisiens.

Une adresse sera ajoutée tous les trois jours.

Premier arrondissement:

Librairie Delamain   155 rue Saint Honoré

La librairie du jardin des tuileries,  jardin des tuileries,  grille d'honneur,  place de la Concorde

Librairie Galignali, 224 avenue de Rivoli 

La librairie gourmande, 92 rue Montmarte

Librairie Théâtrale, 3 rue de Marivaux

Librairie Jousseaume, 45-46-47  galerie Vivienne

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12273294888?profile=originalJuventus Thalmas se serait bien passé de ce réveil brutal.  Centurion de son état, le voici au lendemain d’une « Orgie » face au questeur Caius Gallus.  Ce dernier, sous les ordres de l’édile Marcus Papillus Laena, est venu lui réclamer le remboursement de ses dettes.  Marié à une femme dépensière, Juventus est parvenu jusqu’à ce jour à reporter les échéances de ses créanciers jusqu’à ce matin funeste ou la ruine semble pointer son nez.  Pas de chance, les politiciens ne sont pas éternels et quand survient un remplaçant incorruptible, les passes droits perdent en efficacité.  

Que vont-ils devenir ?  Vendus sur le marché aux esclaves semble l’une des options les plus probables.

Dans ce roman riche en rebondissements, Mathieu Paulo entraîne le lecteur en 147 avant Jésus Christ.  Avec intelligence et passion, nous découvrirons les mœurs de ceux qui forgeront les civilisations sur lesquelles reposent nos coutumes contemporaines.

La « Pax Romana » n’est pas toujours perçue comme un cadeau des dieux lorsque certains fonctionnaires abusent de leur fonction pour détourner les lois.  

La révolte gronde au cœur de l’Hispanie.  Les Celtibères veulent se libérer du joug de l’envahisseur et pour ce faire, ils utilisent la ruse et des techniques de combats qui déstabilisent les indestructibles légions romaines.

La soldatesque plie devant une résistance organisée.  Les légionnaires tombent par milliers et il faudra du temps pour que dans la capitale antique on prenne cette menace au sérieux.

Les rebondissements hypnotisent le lecteur et cerise sur le gâteau, l’écrivain semble s’appuyer sur une documentation pointue sans tomber dans le piège de la lourdeur élitiste.  Tous les ingrédients sont réunis pour que la recette parfume nos plaisirs.  Manipulations, trahisons, complots, héroïsmes, amours et tromperies brefs, une synthèse de ce que l’humain est capable d’offrir pour assouvir son addiction au pouvoir. 

12273294487?profile=originalMatthieu Paulo par ce roman démontre que son rôle d’éditeur est l’aboutissement d’une passion qui repose sur l’expérience et le talent d’une plume joliment acérée.  En toute honnêteté je ne m’attendais pas à découvrir un ouvrage aussi captivant.  Ainsi, après avoir obtenu en 2000 le premier prix supérieur de piano, au royaume de la musique (Radio France), il se lance dans l’écriture de thrillers historiques pour le plus grand plaisir des lecteurs (Le mystère Galilée & Le plan Darwin).  Je ne saurais trop vous conseiller la lecture de « Rome ne paye pas les traîtres » - « Roma traditoribus non premia » car ce livre plus qu’un roman porte l’érudition de son sujet.  S’il est un plaisir qui s’ajoute à celui de lire c’est celui d’abreuver sa Culture générale. 

Oui j’ai adoré le roman de Matthieu PAULO et la fin de l’ouvrage fut tout aussi frustrante que ces jours ou le crépuscule vient sonner le départ vers d’autres horizons.  C’est comme s’il fallait quitter un paysage qui vibre par l’étendue de sa beauté. 

 

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JUSTE QUELQUES MOTS...

C'est beau, c'est fou

C'est juste doux

Alors... c'est nous!

Fièvre et désir

C'est rien de l'dire

Les assouvir!

Jours en couleur

Le plein d'odeurs

Chanson au cœur!

Un rien d'ivresse

Peu de promesse

Graine de sagesse?

Un jour sans fin

Fleur du destin...

Non, rien n'est vain!

J.G.

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