Certains êtres
ont en eux
une grâce
qui les porte
même quand il fait nuit
nous soulève
au pas léger
de leur souffle
je ne renoncerai jamais
à la légèreté
des nuages
Martine Rouhart
Certains êtres
ont en eux
une grâce
qui les porte
même quand il fait nuit
nous soulève
au pas léger
de leur souffle
je ne renoncerai jamais
à la légèreté
des nuages
Martine Rouhart
Avec une hâte légère
la lumière du jour se déplie
allume les nids de branches
fait chanter les arbres
me fait
danser
avec les mots
ailés
sur le fil fragile
de la vie
Martine Rouhart
Avec une des magnifiques oeuvres de Danielle Bellefroid: Do not leave me
Ces jours-là, la splendeur des étoiles allégeait ses pensées.
Combat des âmes. Fugues amplifiées.
Face aux aspérités du temps,
l’ horizon très loin et la rose des vents.
Personnages ancrés dans le sol, comme les arbres.
Défis dociles. Bagatelles et mystères nécessaires.
Ton cœur lit l’avenir dans ses yeux
avec le souffle de ses ailes
qui file entre tes doigts.
A Mondeville,
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3440136411
Un faible courant d'énergie
Me tire de la somnolence
Où me fit sombrer le silence.
Elle me maintint engourdie.
J'ouvre les yeux à lumière.
Rien ne se passe d'étonnant.
Dans l'immense tableau vivant,
La vie s'écoule coutumière.
Quand le décor reste figé,
Sans charmantes métamorphoses,
Mon être affaibli se repose,
De nul ennui n'est affligé.
Or s'affaiblit, de jour en jour,
La force me gardant en vie.
Dans un va et vient, je survis.
Jamais ne pense au non retour.
26 juillet 2018
Après l’intimité de la nuit
me voilà à peu près debout
mais cela ne suffit pas
il reste à marcher
en pensée
dans le soleil incliné
jusqu’au-dessus des nuages
pour que la vie
soit plus belle
que simplement la vie
Martine Rouhart
Toi l'oiseau qui sans relâche flirte avec le ciel
As-tu dans ton plumage le goût de l'éternel?
Et lorsque tout en douceur s'élève ton chant
Résonne-t-il comme un hommage à un Dieu vivant?
Lorsque tes ailes frémissent caressées par l'été
Mélange subtil de soleil et de vent léger
Ta tête si fragile et ton corps ne font qu'un
Et en parfaite osmose se livrent à l'embrun.
Toi l'oiseau, toi qui fait rêver nos cœurs d'enfants
As-tu sur ta route croisé quelques revenants?
Et t'ont-ils soulagé, adressé un sourire
Et glissé que là-haut, enfin la joie respire...
Crois-tu qu'en les frôlant dans un doux bruissement
De tes ailes malicieuses et combien prometteuses
Ils sentiront couler au creux de leur néant
Toute la mélancolie de nos cœurs trop aimants?
J.G.
Rien de tel qu’un « Polar » pour agrémenter une journée sous le soleil du Midi de la France.
Après plusieurs jours de travail intense, je me suis permis de m’offrir une récompense bien méritée. Pas de remord, une fois n’est pas coutume, je me saisis du roman de Dominique Edler avant de me diriger vers Narbonne Plage. Envie de fainéantise, je n’avais d’autre intention que de me coucher sur le sable. Petite place à l’ombre, inutile de chercher le silence, ce dernier devient rare lorsque les vacances sont de saison. Je me demande par ailleurs ce qui pousse les humains à hurler plus que de raison lorsqu’ils se sentent heureux. Est-ce que le respect des autres ne fait plus partie de nos civilisations ? Sérieusement, je me pose la question.
Narbonne Plage en compagnie d'un romans de Dominique Edler, la journée répondra-t-elle à mes attentes ?
Qui est donc cet auteur qui semble grimper vers un probable succès ?
Dominique Edler est né en 1951 à Bar-sur-Aube. Ancien enseignant, animateur radio (hm, hm), puis employé, il écrit depuis plus de trente ans. Auteur de plus d'une centaine de nouvelles de genres très divers: policières, satiriques, fantastiques et de Science-Fiction, genres divers, non publiés.
Il faudra attendre 2010 pour qu’un éditeur s’intéresse à l’écrivain. Un an plus tard, le premier opus des enquêtes de Didier Rouque, un privé téméraire, est publié aux Éditions « Le Pythagore »
Le livre que j’ai entre les mains porte le titre de « Le privé sans visage ». Livre d’actualité puisque la coupe du monde de football vient d’éteindre ses projecteurs, ne soyez pas impatient, vous allez comprendre.
Une jeune femme est poursuivie. Désespérée, elle quitte sa voiture et vêtue comme si elle se rendait à un rendez-vous mondain, gravit la montagne pour finalement tomber nez à nez avec le privé préféré de l’auteur. Rapidement, elle dévoile qu’elle possède une copie de tous les dossiers « secrets » de la FIFA. Une bombe qui risque d’éclabousser pas mal de monde, et nul ne s'étonnera de la présence de tueurs motivés qui lui colle au train, l’arrière de préférence. Heureusement pour notre héroïne et pour l'auteur, les chasseurs se montrent particulièrement maladroits.
Lecteurs, accrochez-vous, l’aventure est lancée et si vous manquez de souffle, il faudra vous y faire, l’auteur ne vous laissera aucun instant de répit.
Tant pis pour les coups de soleil, j’en suis arrivé à oublier le tube de crème solaire et preuve qu’un roman policier peut être captivant, je n’ai glissé aucun regard vers les monokinis qui entourent l’emplacement de mon parasol.
Restons honnêtes, nous ne sommes pas en présence de l’œuvre de Victor Hugo, mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas non plus le but recherché.
Dominique Edler possède le talent des narrateurs à suspens. Mélange de Simenon et peut-être d’Henry Verne il ne prend pas le lecteur par-dessus la jambe, bien au contraire.
Le récit est documenté. Il nous offre le plaisir des voyages au cœur de villes et villages et décrit ces derniers avec le sens du détail sans toutefois s'appesantir sur de trop lourdes descriptions. Le lecteur s'en trouve ravi. Je reste persuadé que certaines régions devraient récompenser ce genre de roman pour, par leurs écrits, les avoir mis en exergue. Jolie balade touristique menée tambour battant, car ne l’oublions pas, les méchants sont à la poursuite de la cliente de notre privé qui, ne gâtons pas notre plaisir, semble jolie (la cliente, pas le privé). Au diable les fausses pudibonderies, osons reconnaître que nous aimons la beauté quand elle se présente... À propos de beautés, amateurs de voitures, régalez-vous.
En résumé, la journée s’est éteinte sans que je m’en aperçoive. La plage était déserte, le vent s’était levé et la dernière page me fit promettre de me jeter sur le prochain roman de Dominique Edler.
S’attaquer à la FIFA en pleine coupe du monde, il fallait l’oser.
Petit coup de chapeau à la maison d’édition « Le Pythagore ». Le livre est agréable à tenir, le papier de qualité et le prix plus que démocratique.
Alternent l'ombre et la brillance.
D'imprévisibles changements
Se font inévitablement,
Durant le cours de l'existence.
Je fus longtemps fort enjouée
Trouvais le moyen d'être heureuse,
Aimais me sentir amoureuse.
À l'espérance était vouée.
J'avais tenu pour certitude,
Après de persistants efforts,
Que je vivrais dans le confort,
Pouvant choisir mes habitudes.
Or décide la providence,
N'existent plus ceux que j'aimais.
L'oubli enferme les regrets,
De la colère me dispense.
24 juillet 2018
Pharisiens ou patriciens ? ... Peu de différence!

Quand on a 18 ans, on se sent un héros. Aveuglé par l’amour, on ne supporte pas le monde tel qu’il est, on se révolte contre la mort, on est prêt à faire tout seul la révolution contre tous les jougs. On se sent gonflé de la puissance quasi divine, prêt à faire tabula rasa de tout le passé, de toutes les hypocrisies de tous les mensonges et on est prêt à tous les crimes de lèse-majesté, quelle que soit la chute. On se sent libre, lucide, logique. On a des ailes. On crache sur les dieux qui autorisent la souffrance. On veut la Lune. Le rêve de l’impossible. Mais quand Caligula enclenche sa logique, c’est sa propre mort qu’il signe.
Il est jeune, il est beau, il est éphémère... comme Gérard Philippe en 1948. Il est humain, il est exalté et charismatique, il va jusqu’au bout de la folie, comme Itsik Elbaz, en 2018. Le jeu est mené de main de maître-tailleur de pièces iconoclastes, par Georges Lini. Le spectacle? Une machine infernale. « Il s’adressera aux gens d’aujourd’hui avec les moyens d’aujourd’hui, dans une scénographie qui sera une machine à jouer, de manière à ramener le propos de Camus à la lumière et exposer sa richesse contemporaine. « L’insécurité ! Voilà ce qui fait penser ! » Je vais faire tomber quelques gouttes de poison dans l'intimité de chaque spectateur et faire en sorte qu'il assume entièrement ce poison. C’est l'expérience de la tragédie moderne, à laquelle toute l’équipe vous convie. » La distribution de "Belle de nuit", la compagnie de Georges Lini est éblouissante. La scénographie, les costumes (Renata Gorka), résolument modernes se trouvent sous la houlette de Patrick de Longrée.

« Reconnaissons au moins que cet homme exerce une indéniable influence. Il force à penser. Il force tout le monde à penser. L'insécurité, voilà ce qui fait penser. Et c'est pourquoi tant de haines le poursuivent.»
La pièce s’ouvre sur le mot « rien » (nihil). On ne peut esquiver la vérité essentielle que l’on va tous mourir. Avec la mort de sa sœur, le jeune Caligula prend conscience de cette finitude, de la condition mortelle de l’homme promis au néant. Les dieux sont morts. Le ciel est vide. Crise existentielle : le bonheur est impossible quand on est conscient de cette finitude. Dans un accès de lucidité mélancolique, la lune devient pour lui le symbole de l’immortalité et du bonheur. « J'ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l'immortalité, de quelque chose qui soit dément, peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde… » Qu’on la lui apporte ou l’on sera châtié ! Innocent condamné à mort, il se révolte. « Rien ne va plus. Honnêteté, respectabilité, qu'en dira-t-on, sagesse des nations, rien ne veut plus rien dire.» Il se sent libre au point de verser dans une paranoïa hallucinante. Ultra-moderne dérive: provocation, démesure, cruauté.
L’œuvre contient à la fois l’impossible rêve de l’impossible, et les très réels bruits de bottes redoutés par Albert Camus lors de son écriture de la pièce en 1938. Le public à la fois spectateur et acteur parmi la foule, stupide, docile, lâche et manipulée, se cabre d’horreur devant les épouvantables meurtres en série décidés par le pouvoir absolu. La spirale de violence est alors sans fin et jusqu’à la nausée. L’image sanglante de la fin rappelle les derniers mots de George Orwell dans « Animal Farm » …en bien plus tragique encore.
Le choix de Georges Lini de présenter l’œuvre iconoclaste au cœur des pierres de l’Abbaye de Villers-la-Ville dans le silence des ruines n’est pas fortuit. Pour mieux prouver les silences de Dieu ? Le malaise est palpable. Pour mieux souligner le constat désenchanté et angoissant de l'absurde? Pour mieux confondre le joug de la tyrannie et confondre ceux qui, de nos jours, usent et abusent, au mépris de tous les honnêtes gens? Pour stigmatiser tous azimuts le pouvoir absolu ? L’actualité du propos fait mouche. Le personnage de Caligula porte à la fois la semence du rêve et sa contradiction qui va du meurtre au suicide consenti. Certes, les patriciens sont … tout sauf des poètes. comme le chante Jacques Brel,« Ces gens-là, ne pensent pas » le poète doit être exécuté ! Certes, le monde a besoin de se réveiller mais, condition humaine oblige, Caligula n’échappe pas à son destin comme dans les grandes tragédies grecques. Par sa folie meurtrière il se condamne sciemment. Il sombre consciemment quand la folie du pouvoir s’empare de lui, au mépris de tout ce qui n’est pas lui.
Et Itsik Elbaz fait merveilles dans l’interprétation magistrale et saisissante de dignité du personnage de Caligula. Mais il n’y a pas que lui dans l’équipe de Belle de Nuit. France Bastoen, fulgurante complice, joue Caesonia, le pôle féminin de Caligula, rôle qu’elle interprète avec passion, dévotion et immense justesse, à la façon de l’Ismène d’Antigone, mais parée de la violence radicale de notre époque. A l’instar de Caligula elle ironise sans cesse, tout en invoquant la foi en l’amour et l’espoir de voir son amant guérir de son cynisme. Le Scipion de Damien De Dobbeleer est tout aussi juste. Bien que Caligula ait fait mourir son père, le jeune poète comprend trop bien Caligula pour le haïr et ose lui dire les choses en face. Il lui présente un miroir sans concessions. Stéphane Fenocchi en Hélicon, ancien esclave affranchi par Caligula, et son serviteur le plus dévoué est particulièrement convainquant et splendidement campé. Il se dit ironiquement « trop intelligent pour penser »… mais vomit, comme Caligula, la lâcheté et l’hypocrisie des patriciens. Didier Colfs fait le poids en jouant Cherea, prodigieux personnage, cultivé et intelligent, qui tutoie Caligula, et ne désespère pas de le ramener à l’humanisme…au nom des autres et en homme soucieux de l’avenir de Rome. S’il prend la direction du complot, ce n’est pas pour venger les petites humiliations de patriciens vexés c’est pour le bien commun, en homme intègre qui refuse de rentrer dans la logique nuisible de Caligula. « Il faut que tu disparaisses. D’autres que moi me remplaceront et je ne sais pas mentir ! » : la voix d’Albert Camus ? Thierry Janssen se plait à interpréter un Lepidus angoissé, pathétique, plus vrai que nature. La scène du poison jouée par Jean-François Rossion en Mereia est un moment dramatique qui atteint des sommets de théâtralité et d’intensité. Tout bascule. L’absurdité vous saisit à la gorge. Michel Gautier et la danseuse Hélène Perrot à la limite de la transe, qui jouent le couple Mucius, complètent remarquablement ce jeu de massacres, teinté en continu par le soutien musical dynamisant ou nostalgique de François Sauveur et Pierre Constant à la guitare électrique. A eux seuls, un chœur antique?

Mise en scène : GEORGES LINI
Costumes : RENATA GORKA
Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Création musicale : FRANÇOIS SAUVEUR et PIERRE CONSTANT
Éclairages : CHRISTIAN STENUIT
Assistante à la mise en scène : NARGIS BENAMOR
Avec
ITSIK ELBAZ (Caligula) – FRANCE BASTOEN – DIDIER COLFS – DAMIEN DE DOBBELEER – STÉPHANE FENOCCHI – MICHEL GAUTIER – THIERRY JANSSEN – HÉLÈNE PERROT – JEAN-FRANÇOIS ROSSION – LUC VAN GRUNDERBEECK – FRANCOIS SAUVEUR
Produit par RINUS VANELSLANDER et PATRICK de LONGRÉE
ABBAYE DE VILLERS-LA-VILLE
http://www.deldiffusion.be/prochaine-production
Liens utiles:
http://www.levif.be/actualite/magazine/tous-les-chemins-menent-a-villers/article-normal-865341.html
Source Musée du Louvre
Durée 1H 38
Toile blanche, tu m'attires et m'inquiètes à la fois,
Saurais-je te donner, ce qu'il y a en moi ?
Visages, émotions du monde qui m'entoure,
Source intarissable de révolte et d'amour.
Chaque vie est unique et tout parcours aussi,
Mes pinceaux et mes mains se lancent un défi,
Ne surtout pas trahir l'âme aperçue d'un enfant,
D'un homme ou d'une femme, captée un court instant.
Les droits de l'homme nous ont tous déclaré égaux,
Intention très louable, utopique tableau,
Quand des milliers se meurent en n'ayant rien vécu
Qu'une triste misère, d'autres dorment repus.
Je n'ai aucun pouvoir, Messieurs qu'on nomme Grands,
Sinon la liberté de peindre tous ces gents,
Qu'ils soient bruns, noirs ou blancs, au fond qu'importe peu,
Prenons quelques instants pour les regarder mieux.
Toile blanche, tu m'appelles et me suggères encore,
L'énigme d'un regard ou la beauté d'un corps,
Déposer la lumière qui perle au bord des cils,
Ou creusant des rides ... cela importe t'-il ?
Danielle Bellefroid
Rêver l’âme des arbres.
Sculpter leurs courbes.
Ecouter ce qu’ils ont à nous dire.
Réveiller l’imagination des folies intérieures.
Saisir les mystères heureux, les énigmes présentes en soi.
Choisir les mots.
Ecrire les assauts suggestifs des corps.
Comprendre leur promesse figurative et éprouver
jusqu’à resentir d’énigmatiques impressions.
Scruter les dessins griffonnés.
Les mains, ciel et terre, jusqu’à la nuit.
A Mondeville,
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439980311
À Jacques
Certains messages nous surprennent
En nous apportant du plaisir.
Or d'autres causent de la peine,
On souhaite s'en dessaisir.
Tu me confies, sereinement,
Que tu prépares ton voyage,
Pensant qu'il ne serait pas sage
De tout laisser à l'avenant.
Ton aveu me laisse troublée.
Tu accueilles l'idée d'urgence
Qui te paraît une évidence.
Sans bagages, faut s'en aller.
C'est le départ de ceux que j'aime
Que je ne peux envisager.
Ô que le temps garde inchangées
Ton ardeur et ta foi suprêmes.
21 juillet 2018
Si quelqu’un entrevoit ces créatures de l’esprit,
alors elles seront emportées au loin par la mer.
Bonheur à ceux qui embarqueront sur les flots,
portés sur les ondes au-delà des images poétiques.
Si quelqu’un nous voit voguer en silence,
le livre des temps anciens sera ouvert.
Si quelqu’un, après un long voyage, vient te retrouver,
en effigie une stature sera sculptée.
Si quelqu’un, au seuil de ta porte,
reste devant toi dans la lumière,
vous prendrez le chemin des eaux bienveillantes.
Si quelqu’un vous voit marcher ensemble,
vous serez trois dans le dédale du tableau.
A Mondeville, Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439964811
Trois pies dans le jardin batifolent
Elles s'observent, se titillent, virevoltent!
Ballet habillé de noir et blanc
Et je retrouve un regard d'enfant...
Au soleil, la gaité est de mise
Et l'envie de vivre à sa guise
Orage et nuages sont en réserve
Au présent, c'est la joie que j'observe!
Trois pies sur un banc, du ciel s'amusent!
Et leur grâce active réveille ma muse
Trois petites strophes naissent avec le vent
Et je les chantonne au firmament...
Trois pies... trois pies jouaient, élégamment...
J.G.
Approches sensibles.
Les clefs imprimées en toi,
je les vois bien en-deça des cimes.
En-dedans, les complaintes des astres lunaires.
Dehors, c’est l’infini déploiement des corps.
A tes côtés, s’éveiller à l’écoute de ta voix.
Ton visage s’éclaire et la lumière traverse l’air.
L’herbe est haute et ce que je découvre, je le dessine.
Pour détacher l’invisible,
la veilleuse des étoiles respire au rythme des mélodies.
Minuscules édifices qui prennent racine
Aux sources de la plume.
A Mondeville
Julien Boulier
poème déposé Sacem code oeuvre 3439940111
Les dates du 11 et 12 août prochain sont, dans mon agenda, soulignées en rouge et je vous invite, si vous aimez la littérature, à faire preuve de mimétisme.
Comme à l’école, prenez vos journaux de classe et notez ceci : Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc,
« rencontre avec l’homme au chapeau ».
Parcourir les Salons littéraires organisés dans la Francophonie est l’une des aventures que je ne manquerais pour rien au monde. Certes, il n’est pas toujours facile de s’assoir derrière une table alors que le public que vous allez rencontrer n’a probablement jamais entendu parler de vos écrits. Est-ce vraiment important ?
Un Salon littéraire, à mon regard, est avant tout l’opportunité de belles rencontres. Le reste, c’est du bonus. À
propos de rencontre, s’il en est une qui mériterait d’être soulignée s’est déroulée le jour mémorable ou j’allais enfin serrer la main du président du Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc. Vous ne le connaissez peut-être pas encore, Stéphane Ternoise, écrivain, chansonnier, poète, anarchiste, contestataire, « dévoileur » de vérités et cinéaste amateur. Avec un tel curriculum vitae nul besoin de confirmer que le personnage fait partie de ces êtres adulés ou détestés, c’est selon, question d’humour, le second degré pouvant s’avérer corrosif. Esprits sensibles, s’abstenir.
Oups ! pardon, Stéphane Ternoise est mort et vient de renaître sous le nom de Stéphane Terdream… Le roi est mort vive le roi ! Secret bien gardé, le phénix s’abrite sous l’ombre de Montcuq. (Pas de mauvaise pensée s’il vous plait)
Bien que je ne sois pas neutre en vous parlant de ce bonhomme, je dirais que l’artiste mérite le détour.
Sa plume ressemble à ces manèges qui vous entrainent sur les sommets les plus vertigineux avant de plonger sans le moindre préambule, vers les abîmes de son imagination.
Génie ou clown de service ? Je refuse d’apporter réponse à cette question, car ce serait faire injure au personnage de l’enfermer dans l’une ou l’autre définition. Il est lui, sans limites, ni dieu ni maître et tant pis si les coups doivent pleuvoir, il continue sa quête pour le bonheur de ceux qui l’aiment et au désespoir des autres. Les autres ? Ceux qui évitent les vérités et ne les dévoilent que dans le secret des alcôves ou peut être pire encore, sous le sceau de l’anonymat.
Pas facile de décrire ce personnage, cet homme qui m’a ouvert la porte de son cercle d’amis, alors que l’on sait que les mots ne sont jamais anodins et qu’un devoir de réserve fait partie de la déontologie.
Et voici que pour la troisième année consécutive, Stéphane organise le Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc.
Entouré d’une petite équipe, le Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc vit le jour avec timidité. Peu de visiteurs, mais qu’importe, la leçon fut bien apprise, les choses ont évolué de façon positive. La troisième édition démontre que l’évènement prend ses marques puisqu’il s’étale à présent sur deux dates. Le samedi 11 août 2018, une Causerie littéraire se déroulera de 15 à 17 heures causerie qui abordera deux sujets :
Le dimanche 12 août, place aux auteurs, le livre est à l’honneur et les écrivains exposeront à l’extérieur, juste à côté du marché hebdomadaire.
L’occasion est si belle que Montcuq enfilera ses culottes dominicales pour accueillir les auteurs venus de France et d’outre frontière.
Le prix littéraire, premier prix de l’année (prix décerné le 1er janvier à 00h01) sera remis à l’écrivain Belgo Néerlandaise Jessica Lefèvre pour son roman « 11 » édité aux éditions Acrodacrolivre «Belgique ». L’auteure et l’éditeur seront présents, belle opportunité de retrouver des gens appréciés pour ce qu’ils font.
Alors, pourquoi ne pas vous offrir un petit W.E. dans le pays de Nino Ferrer ? Pour le plaisir de rencontrer l’organisateur du Salon de Montcuq en Quercy Blanc et de pouvoir dire si l’occasion se présentait : Stéphane, moi je le connais !
Si tu savais
comme je m’essouffle vite
à marcher
sur les sentiers perdus
sur toutes ces routes
qui mènent quelque part
ce que j’aime
c’est m’attarder
sur les chemins de sable
des mots
ou entrer
dans le mouvement
d’une symphonie
Martine Rouhart