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Publications en exclusivité (3146)

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12273293689?profile=originalRencontrer la littérature à l’ombre d’un château, un rêve devenu réalité grâce à la fusion de plusieurs énergies positives. 

Rocamadour est probablement mieux connue par les touristes par l'attrait mérité qu’offre la belle dame couronnée d'un castel qui, à lui seul, mérite le détour.

Rocamadour est un nom qui résonne comme une carte postale et pour l’avoir fréquentée j’ose affirmer que bruisse au-delà de la rumeur provoquée par les touristes d’un jour, une forme de vibration positive, un renouveau de l’âme, une attirance proche de la séduction.

Rocamadour est une ville au caractère mystique au cœur de laquelle brille sa « Vierge Noire »  statuette vénérée par mille prières et qui, d’après certains témoignages, serait miraculeuse.  C’est qu’elle est jolie par sa simplicité, placée sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, au cœur de la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour.  Si elle est classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il vous faudra préalablement gravir les 216 marches de l’escalier des pèlerins avant de vous incliner devant la miraculeuse qui vous attend dans l’une des 7 autres chapelles serties au creux du rocher.  Belle dame d'ébène vénérée depuis plus d’un millénaire, voici de quoi ravir le plus mécréant des sarrasins

..

 12273294066?profile=originalRocamadour c’est l’art du bien mangé, c’est le verre que l’on soulève à la santé des amis, des absents et de tout ce qui offre raison à savourer l’instant.  Rocamadour c’est également le sourire aux lèvres, le rire sans concession, les accolades bruyantes qui nous manquent à la morte-saison.    Rocamadour c’est l’étendard des amitiés profondes, des amitiés sincères dénuées d’artifice ou de coups de mots qui risquent d’empoisonner l’enjôleur s’il venait à se blesser en se mordant la langue. 

Rocamadour c’est l’histoire et la légende, pas étonnant dès lors qu’au cœur de cette perle féodale se tienne le 2 septembre 2018 la dixième édition littéraire organisée aux côtés de la bibliothèque.

L’originalité de ce salon repose sur son emplacement.  Les auteurs, placés sous les chênes truffiers, accueillent les visiteurs dans une ambiance bonne enfant.  Le lieu vaut le détour et quelques auteurs venus d’outre frontière feront le voyage en espérant vous y rencontrer. 

10 ans déjà, une pérennité acquise non sans effort, car il faut du courage pour se lancer dans une telle organisation.  Oui, Rocamadour reçoit la littérature avec tous les honneurs et puisque les écrits seront mis en exergue, je ne puis me refuser le plaisir de m’y rendre en emportant dans mes bagages quelques parfums en provenance du plat pays qui est le mien.

 

Hoyé hoyé bonnes gens, voici que l’on vous propose une ballade d’un jour, d’un W.E. ou d’une semaine en Vallée de la Dordogne.  Rares sont les visiteurs qui s’en éloignent sans avoir préalablement fait le plein de souvenirs et peut-être, pour les plus gourmands, de quelques petits bourrelets supplémentaires.

S’il fallait désigner une ville comme étant incontournable sans la moindre hésitation j’inclinerais mon choix pour cette petite merveille.  Auteurs, lecteurs, touristes ou simplement curieux, qui que vous soyez ne ratez pas cette date…  Les plumes se sont vêtues de leurs plus beaux atours pour le plaisir d’une journée de prose.

Si vous passez par là, venez me rejoindre, j'enregistrerai quelques émissions en public.

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Mon souvenir de toi, Maman

Tes yeux petite maman
Tes si beaux yeux bleus
tes yeux qui m'ont regardé
qui m'ont épié
observé, protégé. 
Tes yeux si bleus intensément
sévères, ou souriants, 
interrogatifs, ou menaçants
Toujours des yeux de maman.
Aux yeux azurés, merveilleux 
Des yeux qui m'ont cherché
recherché des jours
et nuits durant
Des yeux qui m'ont pleuré
Des yeux aussi, désespérés 
qui m'ont vu mourir doucement!
Des yeux alors mouillants
tournés vers l'Infiniment Grand
Pour prier, le supplier
De ne pas prendre 
Encore un de tes enfants
Des autres on t'en a prit tant.
Tes yeux tu les as troqué
Contre la vie de ton petit
garnement de pas huit ans
Tes yeux ont pleuré des mots
A remuer même les plus sots
le contrat a été passé
contre tes yeux, ton bébé.
Avec tes pleurs tu as signé,
gouttes après gouttes sur le papier
le document de ce marché.    (Commerce)
Ruinée, tu as dit : "Merci".
Repris dans tes bras ton tout petit.
Tes yeux alors m'ont aimé,
adoré, cajolé, mémorisé.
Dieu t'a concédé trente ans
d'une déclinantes visions en bleu
Du bleu clair au bleu nuit 
puis le noir infini.
Depuis longtemps tu ne voyais plus
Qu'avec les mains, de tes doigts menus
Tes yeux tactiles se promenaient 
dans mes cheveux, sur mes joues
cernaient les contours de mes yeux
Où tu mis naguère un soupçon de bleu.
- tu es redevenu bouclé, tout crollé* ?
- Mes cheveux sont tout gris maman
- C'est vrai? Tout gris ?
- tout gris, tout blanc, maman
- Ca te va bien mon fils, c'est beau.
- Comme je suis heureuse mon petit
- Je suis si heureuse de te "voir"!
Ca me fait tellement de bien

Je suis si contente quand tu viens.


Une nuit pourtant petite maman,

"J'étais alors à cent lieux"

Comme toujours à ta façon
Tu as remplis un dernier baluchon. 
Entre deux clignements d'yeux.



Tu as écouté ton coeur ralentir.

Sans peur et sans frémir.
En t'endormant tu as gardé ouverts 
Tes magnifiques yeux bleus.
Pour mieux voir ceux du Bon Dieu ?
Après nous avoir tant aimé 
Une chose difficile tu m'as laissé.
Hier j'ai du fermer tes yeux
resté si bleus et merveilleux.
Mes yeux à leur tour mouillant
ont pu effacer goutte à goutte
Ce document d'un marché ancien
Qui liait ton coeur au mien.
Je sais qu'ainsi ta vue t'a été rendue.
Tu recommences déjà à m'épier
me surveiller, et aussi me consoler,
- Robert mon tout petit regarde
Regardes donc où tu mets les pieds.

Pour Maman 
Son tout petit.

 

*Crollé  = frisé, expression liégeoise.

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CANNE MACONNIQUE

Rares sont les occasions de découvrir une véritable canne maçonnique ... Voici ma dernière trouvaille.

Le pommeau classique est en argent massif et monté sur un fût en bois d' "amourette". On y découvre le monogramme "C" et "D" avec une série de symboles maçonniques que les férus déchiffreront ... et partageront peut-être. 

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« La trahison des clercs » (1927) de Julien Benda qui déchaîna à l'époque quelques violentes polémiques, aborde un problème essentiel de la culture contemporaine: les rapports de la vie politique avec la vie de l'esprit. Il convient d'abord de préciser la signification du mot "clerc" dans l'esprit de l'auteur. Sans faire de partage entre laïcs et religieux, Julien Benda prend le terme dans son sens le plus large: est clerc tout homme qui ne se fixe point pour but immédiat un résultat pratique, qui garde le culte de l' art et de la pensée pure, qui met son bonheur dans une jouissance d'abord spirituelle, "disant en quelque manière: Mon royaume n'est pas de ce monde. Et, de fait, depuis plus de deux mille ans, jusqu'à ces derniers temps, j'aperçois à travers l'histoire une suite ininterrompue de philosophes, de religieux, de littéraires, d'artistes, de savants... dont le mouvement est une opposition formelle au réalisme des multitudes". Le clerc est une sorte de solitaire: lorsqu'il exerce son magistère, il se dégage des passions qui animent la foule, amour familial, racial, patriotique, passion de classe: il est le champion de l' éternel, de la vérité universelle et il ne doit accepter pour elle aucun compromis. Il est le Témoin de l' Esprit, et peu lui importe que son témoignage soit inactuel, ou inefficace. A travers l'histoire, s'avance la noble théorie des clercs dignes de ce nom: Platon, saint Thomas, Vinci, Malebranche, Spinoza et surtout Socrate, "parfait modèle du clerc". Le clerc, en effet, par sa seule présence, est un facteur de trouble dans l'Etat: sa mission est de protester contre tous les abaissements spirituels, même s'ils sont demandés au nom de la Patrie: "Tel nous apparaît le bon ordre des choses: le clerc, fidèle à son essence, flétrit le réalisme des Etats, sur quoi ceux-ci, non moins fidèles à la leur, lui font boire la cigüe..." Mais il n'en est plus ainsi. Les clercs modernes, mus soit par le désir de l'argent, soit par la volonté de puissance, soit par sensualisme romantique, ont cessé de mettre au sommet des hiérarchies spirituelles les valeurs désintéressées. Comme la foule, ils ne reconnaissent plus que les valeurs pratiques, ils sont devenus les agents du temporel. Sans doute, l'auteur n'ignore point qu'il y eut de tout temps des clercs infidèles à leur mission, serviles en face des puissances de ce monde. Mais ce n'est point la faute particulière qui l'irrite: c'est une tendance générale de l'intelligence contemporaine. La trahison des clercs est toute spirituelle: elle consiste bien moins à s'engager dans une action politique, qu'à prétendre qu'il est juste que l'intelligence soit toute ordonnée à des triomphes immédiats et terrestres. A l'appui de son argumentation, Benda a rassemblé un grand nombre de textes d'écrivains français modernes, au premier rang desquels il place Péguy, Maurras, Barrès, chez lesquels la passion patriotique détermine évidemment les jugements intellectuels. Mais, comme il l'avait déjà fait dans ses "Sentiments de Critas", c'est à l' Allemagne qu'il impute la plus lourde part de responsabilités: c'est elle, assure-t-il, qui a introduit en Europe la religion de l'âme nationale, de la race, le culte de la force, l'apologie de la guerre, les philosophies nationalistes de l'histoire. La trahison des clercs se rattache en effet à la crise de sensibilité que traverse l'Europe depuis plus de deux cents ans: c'est une maladie romantique, une conséquence des préférences données à la sensibilité sur la raison, au visible sur l'invisible, au charnel sur le spirituel.

Partie de constatations très justes, il pourrait sembler que la thèse de Julien Benda, poussée à l'extrême, aboutisse à une séparation radicale entre le domaine de la vie et celui de la pensée et à la négation de toute influence possible de celui-ci sur celui-là. C'est une tentation constante pour l'auteur. Cependant le clerc idéal, tel qu'il l'imagine, n'est nullement indifférent à la vie commune. Il aura le droit de s'y engager et précisément en tant que clerc: ainsi firent Voltaire pour Calas, Zola pour Dreyfus: ils ne trahissaient pas, "il étaient des officiants de la justice abstraite et ne souillaient d'aucune passion pour un objet terrestre". Aussi Benda envisage-t-il à la fin de son livre un engagement politique "à gauche", au nom de la justice sociale. Bien qu'écrit dans un style vigoureux, mais à dessein dégagé de passion, ce livre mettait en cause trop d' écrivains contemporains pour n'être pas pris pour un pamphlet. Il avait l'intérêt de poser très nettement le problème de toute l' intelligence du XIXe siècle et de l'inflence générale d'une doctrine philosophique comme le pragmatisme. Livre inactuel-et l'auteur ne semble guère se faire d'illusion- en ce que la protestation qu'il élevait était faite au nom du vieil intellectualisme grec et classique, il s'insérait néenmmoins dans le courant d'esprit très répandu après la première guerre mondiale qu'avaient illustré les théories du dégagement de Gide, de la "démobilisation de la littérature" de Jacques Rivière. On pourrait cependant reprocher à "La trahison des clercs" de ne point tenir assez compte de la transformation radicale de la société moderne depuis la Révolution, qui a provoqué une pression des exigences politiques et économiques sur la personnalité tout entière, qu'ignoraient les siècles précédents.

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administrateur partenariats

 

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Il ne se contente pas de nos échanges artistiques, culturels, philosophiques !!

Il resplendit aussi lorsque des membres

se rencontrent, au hasard d'un événement artistique, culturel...

Ou lorsqu'ils organisent cette rencontre !

Faites-nous participer à vos joies, vos partages...

 

FOLON-4.jpg

Jean-Michel Folon

Envie de partage

 

Solitaire, dans le silence,

Le peintre crée pour son plaisir.

Le poète essaie de saisir

Des instants de son existence.


Talent et sensibilité,

Intelligence, savoir-faire,

Dans une indicible lumière,

Apparaissent charme et beauté.


Lors, naît un désir de partage.

L'artiste peut le satisfaire.

Par la magie d'un doux mystère,

Son âme, en peu de temps, voyage.


Privé de ses amis fidèles,

Présents, tendres et empressés

Mais que le sort a dispersés,

Il fait des rencontres nouvelles.


Hommage aux êtres généreux,

Aimant l'art et la poésie,

Qui mettent beaucoup d'énergie

À ouvrir des lieux fabuleux.


Suzanne Walther-Siksou

26 février 2013

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

 

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DANS MES CARTONS...

Dans mes cartons...

Il y a quelques poèmes

Où fleurissent les "Je t'aime"

Aussi quelques babioles

Reflet des amours folles!

Dans mes cartons...

Il y a ces souvenirs

Qui ne veulent pas mourir

Aussi quelques blessures

De me pleurs...la fissure!

Dans mes cartons...

Il y a tant de tendresse

La vie que je professe!

Aussi quelques folies

Elles font rester en vie!

Dans mes cartons...

Il y a des mots bijoux

Dont la couleur rend fou

Aussi quelques désirs

Que je rêve d'assouvir...

Dans mes cartons...

Depuis toujours je traine

Quelques chansons rengaines!

Et veux que leur musique

Au malheur fasse la nique!

Dans mes cartons...

Pour vous j'ai en goguette

Un cœur de midinette

Qui malgré son vécu

N'est toujours pas repu!

J.G.

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Les étoiles reviennent flotter sans s’inquiéter du crépuscule.

 

Dernière épreuve avant que ton regard

 

retombe en flèche dans une réalité qui affame ton sourire.

 

Je trébuche sur les accents de ton nom.

 

Tu me proposes l’écume de tes pensées

 

et j’imagine combien fut long le parcours défendu.

 

Au rythme de tes pensées, une oraison langoureuse.

 

Et pour recommencer une journée, tu t’affubles de vêtements ordinaires,

 

avec une touche de folie pas ordinaire.

 

Au bord de ta peau, je sais que de belles énigmes vont battre

 

comme un cœur remué. 

 

Tailleurs de pierre ou rêveurs au travail, dormez tranquilles,

 

sa beauté évoque les jours où sans fin, la pluie ravit sans toits.

 

Julien Boulier , à Caen le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442911

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Géants qui de force, taillent les paupières.

 

Un matin ou un soir, les images qui te rattachent

 

au sommeil des sous-sols.

 

Le midi, la fleur qui se dessine sur la table.

 

Des vagues à l’horizon courbent le ciel

 

en reflétant ses couleurs.

 

Tandis que la moisson de l’été parfume les rives,

 

ton visage discrètement circule dans mes rêves.

 

A l’ombre de ton nom, remontant jusqu’à tes épaules,

 

un dessin immobilise ton corps dans un mouvement qui se multiplie.

 

Territoires passifs et figures qui se défont.

 

Toutes les facettes de ta chevelure

 

composent les différents canaux d’une mélodie.

 

Julien Boulier, à Caen, le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442711 

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Quand on a en soi l’image d’une horloge lumineuse,

 

on peut sans doute traverser une constellation de saisons.

 

Tout de même, une simple pensée fait fuir les aiguilles

 

et on peut attribuer un titre à cet instant.

 

Courir alors en silence et retrouver les mots perdus,

 

refermer dans sa main les paroles retrouvées.

 

Des cercles et des lignes qui s’enchevêtrent ;

 

de quoi, d’ici l’automne,

 

chevaucher minutes et secondes,

 

et s’assoupir pour la nuit.

 

Bientôt l’hiver gelé et la Nature refroidie,

 

les espaces dépeuplés qui franchissent allègrement

 

mediums, aigus, graves et accords imparfaits.

 

Julien Boulier, à Caen, le 10 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440442311 

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Fantaisie : Zazie au musée comme au zoo

12273289263?profile=originalVénus et Vulcain
Atelier de Giulio Pippi, dit Giulio Romano ou Jules Romain (1492 ou 1499-1546)
Tandis que Vulcain va à la forge les putti s’apprêtent à souffler sur les braises.
(musée du Louvre, Paris)

Zut ! Z’étaient une tripotée ces zélés Zérotes ailés zézayait Zazie,
Visitant le musée parisien en zieutant leurs amusants zizis,
Faisant défaisant refaisant les liaisons et zou ! semant la zizanie,
Ainsi qu’un zanni, ou un zwanzeur de mes amis,
Hasardant les âmes des amants désunis au zanzi.
(Un zeste de poésie vénusienne, zazou des arts un peu zutiste à mes heures, zozo médusé je m’extasie Zazie, n’en déplaise aux raseurs. Fi des lazzis des jaseurs, dégoisant tels des érudits en peau de zébi, ma gazille. Et gare au zorille !)
                                                                                                            M. Lanzardière

12273288491?profile=originalGrisailles de Piat Joseph Sauvage (1744-1818)
(palais de Compiègne, Oise)

Extrait d’une note sur les Erotes d’un billet à venir « Les Amours et les hommes. » En attendant, vous aurez peut-être plaisir à lire mon dernier billet, passé quelque peu inaperçu en cette période caniculaire :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-ailes-du-d-sir-ou-ma-r-v-rence-v-nus-aphrodite-7-7

J’ai aussi pris licence d’accorder zorille au masculin. Zéro de conduite !

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Une couverture simple sur laquelle une photographie noir et blanc, légèrement floutée, fait apparaître un loup.

J’adore l’anima12273288270?profile=originall, la photo lui rend astucieusement hommage en nous offrant un premier chapitre, un chapitre visuel.

« Joël Mespoulède » avait sollicité à son éditeur, « Chloé des Lys » de m’envoyer son roman « Faune Sauvage ». 

Après bien des péripéties le livre fut déposé dans ma boite aux lettres par un facteur épuisé. Le pauvre, obligé de gravir la pente abrupte qui mène à ma demeure j’avoue que ce n’est pas un cadeau. Vite, vite, un verre d’eau pour ce courageux qui volontairement délaisse sa voiture à l’entrée du village à l’opposé de tant de comportements adeptes du réchauffement climatique. Que voulez-vous, l’effort c’est pour les autres, rarement pour soi.

« Faune Sauvage » est un roman que j’ai dévoré avec avidité. L’histoire est joliment amenée et les protagonistes même s’ils se détestent parfois, dardent la vie de petites pointes d’humour.

Le roman de « Joël Mespoulède » nous offre beaucoup plus qu’un simple récit. C’est un transbordement au sein d’une communauté dans laquelle s’affrontent différents regards. Les intérêts et les passions de chacun peuvent à tout instant faire basculer l’intrigue. 12273288657?profile=original

Un photographe animalier traque un vieux mouflon en parcourant en toutes saisons les flancs de ses montagnes natales. Un homme, la nature, la solitude et le jeu de « qui est le plus malin »entre le photographe et l’animal, sont portés par des mots éthérés, agréablement choisis.

Relation de tendresse échangée par les angles d’un triangle (notre traqueur d’image, sa compagne et la fille de cette dernière), permet d’approcher le sérieux avec une pointe de légèreté.

Pas de lourdeur, juste les sentiments et l’impression qu’entre ces trois-là s’est formée une relation « fusion ». Évidemment, il y a les méchants, ceux qui rêvent de trophées et possèdent de l’argent. On peut être idéaliste, pour vivre, impossible d’ignorer le système, car si le photographe désire vendre son travail, la nécessité de dégoter acheteur ou si l’on a plus de chance un mécène est bien réelle. Que le destin s’en mêle et il vous portera peut-être à fréquenter la gloire.

Yes, bingo, le millionnaire intéressé par les œuvres de notre héros se présente en compagnie de son épouse. Malheur, la dame est chasseresse.

Stop ! Je vous laisse en découverte.

Ce qui est intéressant quand on plonge dans un roman c’est de se laisser porter par une écriture habilement construite. Il n’y a pas de secret, pour reconnaître une certaine qualité de plume on écoute son subconscient. Trembler de froid sur les sommets enneigés que décrit l’auteur alors que la canicule vous oblige à vous abriter de la morsure d’un soleil agressif me semble un signe positif. Porter son empathie, râler sur l’idiot, hurler quand le chasseur se saisit de son arme, oui je crois pouvoir affirmer que « Faune Sauvage » possède énormément de qualités. Autre symptôme, ouvrir le livre et ne plus vouloir le lâcher. Que puis-je ajouter de plus ? L’auteur, « Joël Mespoulède » vit actuellement dans le Languedoc. Voici qui suscite mon intérêt, car je ne suis pas certain que la neige fasse partie du quotidien de ces régions reconnues pour les parfums de son vin et le chant de son accent.

Je vous avoue avoir hâte de rencontrer l’auteur pour une interview. Rendez-vous est pris pour le mois de septembre et puisque nous ne sommes pas trop loin de Béziers nous profiterons de l’occasion pour inviter la chroniqueuse « Virginie Rouquette » de Radio Ciel bleu. Vous la connaissez peut-être, c’est elle qui parle de littérature avec des étoiles dans les yeux.

J’ajouterai néanmoins ce petit bémol, mais que l’auteur se rassure, il n’est en rien responsable de ce qui va suivre.

Bien que je connaisse pas mal d’auteurs édités chez Chloé des Lys, auteurs talentueux que je salue et qui nombreux sont d’agréables compagnies, je ne comprends pas comment au 21e siècle on peut encore éditer des ouvrages d’aussi piètre qualité. J’ai pour habitude de respecter les livres que je lis et pourtant, après une première lecture, voici que le « bouquin » perd de sa superbe. Couverture qui se décolle, photo du premier de couverture pâlie par le soleil du midi et rayée après quelques instants, c’est décevant.

Les prix ne correspondent pas à la moyenne du marché, au contraire, et cette politique est avant tout préjudiciable à l’auteur. L’éditeur prend sa marche bénéficiaire, c’est normal, ensuite si l’auteur est accepté en librairie il laissera généralement 30% sur le prix de vente (je vous passe les frais de déplacement pour les salons et séances dédicace). Sur un marché surpeuplé dans lequel il devient difficile de trouver sa place, ce n’est pas en gonflant les prix que les écrits auront une chance d’être découverts en dehors des cercles familiaux. Si vous ajouter le facteur « manque de qualité », l’auteur subit un préjudice.

Chacun est libre de ses choix, cependant je ne suis pas certain que les écrivains possèdent réellement ce choix. Un livre représente des heures de travail. Après plusieurs mois, des années quelquefois, l’écrivain se lance à la recherche d’un éditeur. Le chemin est difficile et les espoirs sont grands. Certains éditeurs le savent et jouent sur cet espoir. J’ai déjà parlé de ce problème avec les responsables de "Chloé des Lys" mais il semble que la surdité fasse parfois des ravages dans le monde de l’édition. Profitons de ce billet pour saluer « Chloé des Lys Collection » né grâce à l'initiative de la romancière Christine Brunet. "Chloé des Lys Collection" & "Christine" méritent le respect et à mon humble avis, la maison "Mère" devrait en tirer des leçons.  Ceci écrit, ce n'est jamais qu'un avis parmi tant d'autres...

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La fin de l'été



Comme une révélation soudaine une brise de vent a chassé l'été.

Un souffle qui penche les branches et rafraîchit l'air
Bascule l'esprit vers quelques gros nuages
Qui cachent désormais un soleil ardent.

Au loin des bruits familiers annoncent la rentrée ;
Les cahiers de vacances sont rangés,
Les poches se vident de sable,
Pelles et seaux cessent leurs allées et venues.

Les arbres tourmentés montrent des fruits massacrés,
Le grand tapis jauni brûlé attend la pluie,
Les fleurs meurtries crient encore des couleurs
Mais ne sourient plus comme au début de l'été.

Et derrière tout ce monde brûlé qui s'agite et attend,
Une force se prépare à tout balayer ,
Telle une lumière aveuglante au profond de la chair
Grondant avec l'orage qui ne tarde plus maintenant.

La lumière, la voilà, aussi féroce qu'était la sécheresse.
Dans la nuit noire elle déchire les rideaux et les murs,
Entrecoupée de trombes d'eau et d'arbres qui gémissent,
Elle éclaire le jardin comme si c'était le jour.

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Nos perles de verre

À l’heure
où la lumière deviendra
précieuse
nous irons dans le jardin

nous partagerons
les perles de verre
transparentes
de nos silences

les yeux dans les yeux
main dans la main

Martine Rouhart

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GRATITUDE...

Comme un saphir cerclé de diamants

Par ce beau soir d'été le ciel étincelle

Et dans les yeux noirs de ton bel amant

Doucement s'est perdu ton cœur rebelle!

Tel un Zéphire doux et fort à la fois

Qui offre à la peau plaisir et fraîcheur

Une frénésie s'est emparée de toi

La nuit complice partage ta langueur...

Et tu garderas longtemps en ton âme

La magie d'une nuit bleue en Provence

Et ces quelques moments plein de charme

A la hauteur de ta folle espérance!

J.G.

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Musique savoureuse et lent sifflement dans la courbe du rocher.

 

Nous marchons dans un tumulte qui se détache

 

au bout d’un songe dévêtu.

 

Le lichen se cache sous une multitude engorgée.

 

Voici le théâtre et ses étranges personnages

 

qui choisissent un instant le bras d’une créature contemplant les costumes.

 

L’effet dépasse nettement le simple cérémonial

 

et les balancements des comédiens aveuglent un instant

 

nos yeux agrandis.

 

Surtout, les vibrations du sol sous-tendent

 

l’intériorité d’amers gémissements qui frappent le sol.

 

J’aime les textures où tu me perds.

 

Julien Boulier, à Mondeville, le 09 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre  3440417711

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Ce qui viendra, c’est le silence,

 

posé sur les blessures des arbres parchemins.

 

Viennent les rumeurs, le son de la douleur,

 

et le chant du jasmin se mêle aux chœurs qui fredonnent.

 

Toujours ton corps regarde l’eau.

 

Il voit de loin nos entretiens suspendus.

 

Vibrant socle qui nous précipite lentement

 

sous les ailes des nuages.

 

La houle et toutes les couleurs de la pierre

 

tirent le visage vers un perpétuel rivage.

 

Confondus sous les eaux dormantes,

 

nous nous souvenons des impossibles déchirements.

 

Sur terre, le vent réclame et les vagues s’effacent.

 

Julien Boulier, à Mondeville, le 09 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440417611

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L’image d’une journée remplie

 

de fenêtres ouvertes sur la pluie.

 

Une pluie d’orage.

 

S’éparpillent alors les minutes sensibles.

 

Rivières et chemins sur un sol vertigineux.

 

Rouges fougères.

 

Nous montions sur le reflet du miroir

 

comme un regard perdu en divers points de nos mémoires.

 

L’idée que vienne alors l’idéal d’une vie aux heures abouties,

 

traverse la prose d’albâtre

 

à travers l’épaisseur d’un brouillard qui se dissipe.

 

A Mondeville

 

Le 07 aout 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3440381911

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Tu dois élaborer patiemment les pierres sculptées.

 

S’impriment alors dans ton esprit les appels du vent,

 

les ellipses et les turbulences.

 

Entre une ultime réciprocité,

 

sous l’image des silhouettes du matin,

 

se cristallisent les morceaux de tes vaisseaux,

 

la caresse de ses persiennes.

 

Encore une fois, là où ton corps parle de ses scintillements,

 

sa voix rencontre tes yeux clos.

 

Depuis tant d’années,

 

un feu naissant et les murmures saisissants.

 

Julien boulier,

 

A Mondeville

poème déposé Sacem code oeuvre 3440381911

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Durée retrouvée

Songerie


Il nous faut triompher de l'espace et du temps

Et retenir captifs à jamais les instants

Qui modèlent nos corps et transforment nos âmes,


Ne pas laisser mourir ce qui fut notre drame .


Dès notre plus jeune âge, notre mère devrait

Tracer nos souvenirs encore mal assurés.


Et lorsque d'un crayon, notre main malhabile,

Saurait tirer des mots ampoulés ou débiles,


Nous aurions le devoir de ranger, plus ou moins,

De nos échos intimes les fidèles témoins.

Devenus vite vieux et perdus dans la vie,

Nous comprendrions mieux nos dédains, nos envies,


Mais surtout, nous pourrions, douce félicité,

Redevenir petits avec simplicité.

 

Je pris vite le soin  de capter mes émois.

 

Or peux les retrouver, m'y applique parfois.

 

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