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 > 29.12 2013

Le choix des conservateurs 5 :

La sculpture depuis 1945

Cette exposition présente un ensemble de morceaux choisis au sein de la collection de sculpture moderne de la période allant de 1945 à nos jours. Les lignes de force reflètent un certain nombre de découvertes fondamentales qui ont déterminé le visage de la sculpture moderne, tant du point de vue de l’iconographie que des techniques, des matériaux et de l’esthétique.
Tout comme en peinture, la figure humaine perd progressivement de son importance dans la sculpture européenne de l’après-guerre. A travers une aspiration à une expression plastique plus puissante, l’image traditionnelle de l’homme est d’abord attaquée au niveau de la solidité des formes, pour se dissoudre ensuite et pratiquement disparaître du répertoire contemporain. 

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L’intérêt se déplace vers les formes abstraites, organiques et géométriques, vers la force d’expression et les qualités sensorielles des matériaux, vers un jeu de volume et d’espace, de structure et de texture. Tailler la pierre, fondre le bronze, forger le fer ne sont désormais plus les seules techniques avec lesquelles le sculpteur peut donner forme à ses idées. Dès le début des années ‘60, l’assemblage, qui réunit objets, fragments d’objets et matières variées,  offre un visage renouvelé de l’art de la sculpture. 
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Dans le même temps, aux Etats-Unis se dessinent des tendances spécifiques à la désubjectivation. Les artistes minimalistes conduisent une recherche plastique poussée sur la signification, les conditions et la nécessité de la sculpture. En Italie, une jeune génération se concentre sur la qualité tactile des matériaux, l’éphémère et la transformation, et renoue avec la grande tradition antique. Leur prédilection pour des matières ordinaires se discerne dans les expérimentations presque maladroites, mais émouvantes à travers lesquelles, créateurs d'insolite, ils donnent forme à leur propre univers.

Artistes :  Carl Andre, Arman, Marcel Broodthaers, Pol Bury, César, Lynn Chadwick,  Christo, David Claerbout, Roel d’Haese, Haydn Davis, Willy De Sauter, Luc  Deleu, Eugène Dodeigne, Barry Flanagan, Dan Flavin, Paul Gees, Vik Gentils, Robert Jacobsen, Donald Judd, Fritz Koenig, Yvonne Kracht, Berto Lardera, Walter Leblanc, Richard Long, Henry Moore , Olga Morano, David Nash,  Louise Nevelson , Panamarenko , Giuseppe Penone, Nicholas Pope,  Ulrich Rückriem,  Jan Vercruysse, Didier Vermeiren.
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
3, rue de la Régence
1000 Bruxelles
T 32 (0)2 508 32 11
info@fine-arts-museum.be

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administrateur théâtres

Le mot et la chose
de : L'abbé de Latteignant, Boccace, Baudelaire,  Rimbaud, Laurent Gaudé,  Alain Robbe Grillet  et Alina Reyes.
Interprétation : Manuele Molinas
Mise en scène : Bernard lefrancq
Co-production : Cie
Fantasio/Verbe Fou/Clarencière

http://www.laclarenciere.be/

 



Le Mot et la Chose, poème galant  bien connu de l’ Abbé de L'Attaignant s’est fait attendre ce soir-là ! Le gentil Théâtre de la Clarencière était comble et se réjouissait d’ouïr, qui des mots coquins, qui des mots légers susceptibles de faire rougir une assemblée suspendue à un florilège d’amour particulièrement bien choisi et émoustillant. Et puis ce fut un choc poétique, une illumination qui dure  bien au-delàs du spectacle.

 Manuele Molinas fait un choix brutal et tragique dès le départ et  cueille la femme dès l’origine. Médée Kali est un soliloque en vers libres écrit en 2003 par Laurent Gaudé. Il mêle les personnages de Médée, femme antique tragique, la Méduse, monstre mythologique et Kali, déesse indienne en une seule femme : Médée Kali. Le texte et son interprétation sont saisissants. On est sur les rives du Gange au bord de la tragédie féminine. Au bord de l’amour trempé dans la Mort.  Au bord de la revanche féminine de statues pétrifiées. Le  texte accroche et fait frémir. Quelle force surhumaine dans cette enfant orpheline  née dans la fange qui rebondit sur les marches du temple masculin sans jamais se briser et offre aux hommes  le vertige absolu. Quel déluge de mots et quelle sculpture fabuleuse de la femme !

EXTRAIT DE MEDEE KALI Laurent Gaudé

Je suis née sur les bords du Gange, Au milieu d’une foule épaisse qui sentait la lèpre et la sueur. Un peuple qui baignait sa nudité dans les eaux sales du fleuve. Une foule de pauvres et d’estropiés qui disputaient aux vaches, aux porcs et aux oiseaux, des poussent d’herbes à mâcher. Je n’ai pas eu de parents, c’est cette foule entière qui m’a accouchée. Je me souviens de mains qui m’ont nourrie. Mille lèvres ont embrassé mon front à ma naissance, me transmettant les maladies de mon peuple, me murmurant les noms sacrés de nos divinités.

Je revois les sourires édentés, les yeux cernés, la maigreur des corps que j’ai tétés. Je me souviens, Je n’ai pas eu de parents. J’ai été jetée au monde, au milieu de cette foule d’affamés.

Nous n’avions rien que la fièvre, Nous ne mangions rien que les déjections des animaux qui nous accompagnaient. Les hommes des villes n’osaient pas nous toucher. Ils détournaient les yeux à notre passage. On disait que la maladie qui rongeait notre peau s’attrapait par le regard. Et nous mourrions là, depuis des siècles toujours renouvelés, A quelques mètres de l’endroit où nous étions nés, Dans cette odeur étouffante de sueur humaine.

Nos corps alors flottaient sur le Gange, puis disparaissaient dans les nœuds du fleuve. Je suis née sans pitié Et mon corps, à son tour, aurait dû couler doucement dans les eaux du Gange , Mais j’étais belle, J’étais belle, et je savais danser.

Danser. Personne ne m’a appris. J’ai observé les serpents qui ondulaient entre les jambes de nos mandiants. Personne ne m’a appris. J’ai observé les singes qui s’enroulaient dans nos nuits. Je dansais, Sans savoir, Je dansais. Et les hommes se pressaient autour de moi. Une foule compacte aux yeux écarquillés. Je ne voyais plus rien. Mon corps se coulait dans la musique. Je tenais les hommes. Je les sentais fascinés. Les dessins que mes chevilles et mes poignets faisaient dans les airs les laissaient bouche bée. J’étais belle. J’aurais pu n’être que ceci : Une mendiante qui danse, Une pestiférée plus jolie que les autres. Mais la danse m’a sauvée.

La rumeur était née qu’une fille du Gange faisait pleurer les chiens des bas quartiers lorsqu’elle dansait. Les hommes du Temple vinrent me chercher, malgré la puenteur du quartier.

Ils m’enlevèrent aux miens, Ils m’emmenèrent au Temple, Je me souviens, C’était un immense édifice où seules les nappes lourdes d’encens couraient dans les grandes salles endormies. Le Temple sacré où les brahmanes s’accouplaient dans de longues nuits d’indolence avec des prostituées aux corps couverts d’onguents. Ils m’ont emmenée au Temple, ils se sont pressés autour de moi et ils ont attendu que je danse. Mais je n’ai pas dansé. Je voulais faire plus.

Lorsque la nuit est tombée, j’ai invoquée les forces sourdes de mon peuple de pestiférés. J’ai laissé le feu des morts monter dans mes yeux. Et j’ai fait, ce que personne ne fit jamais.

La pluie s’est mise à tomber. Une pluie torrentielle qui coulait le long des façades et inondait les escaliers. Les hommes ont cru que j’avais la mousson au bout des doigts, je souriais. Ce n’était pas cela. La pluie n’était rien. J’avais bien plus.

Lentement, les statues du Temple se sont mises à bouger. La pluie ruisselait sur ces corps de pierre et semblait les inonder de vie. Les statues, sous les yeux médusés des brahmanes ont pris vie. Ces femmes aux seins lourds, Chargées de bijoux, Sculptées par nos ancêtres lointains, sont descendues de la pierre, Entrainant avec elles leurs cavaliers, Des princes majestueusement dévêtus, Au torse lisse et au front couronné.

La pluie tombait toujours, Maculant les vivants de boue Et nettoyant les statuts de la poussière des siècles. La pluie tombait Et j’ai offert aux hommes une nuit d’étreintes sacrées. Les statues se sont offertes aux brahmanes, Les enlaçant de leurs jambes, Les caressants de leurs langues. Partout des couples s’unissaient dans le déluge de la nuit. Le Temple était plein de râles. La sueur des corps sur la douceur des pierres On ne savait plus distinguer la pierre de la chair. Je n’ai pas dansé cette nuit-là, non, j’ai fait mieux, j’ai offert aux hommes une nuit douce d’orgies mouillée. Je me suis mêlée à mon tout à cette foule inondée de pluie, de sueur et de foutre, Oubliant mon nom, Oubliant le Gange, Je m’offrais simplement à des mains Je parcourais des doigts des sexes, des seins, des bouches humides. Je me laissais pénétrer par des hommes qui n’étaient plus que râle et hébétude. Les femmes de pierre m’entouraient et je sentais le doux poids de leurs poitrines qui me caressait. J’étais à tous Et j’aurais pu mourir de volupté cette nuit là, Allongée dans la boue, Le corps ouvert par tous les orifices, Gisant dans la semence et le ravissement.

J’ai pensé qu’on me lapiderait après ce que j’avais fait, Que les hommes me traiteraient de dépravée et de sorcière, Mais je m’en moquais. J’étais bien et j’attendais, souriante, le petit matin. Je pensais qu’on me lapiderait, oui, mais on me vénéra.

Les statues avaient retrouvé leur fixité de pierre, Les fresques étaient à nouveau immobiles pour l’éternité, Les brahmanes se réveillaient hagards et illuminés.

J’avais un nouveau nom, Que tous, un à un, répétait. Médée Kali Médée Kali. J’étais libre. Je n’avais dansé, Mais, j’étais libre.

Je suis partie. Médée Kali. J’ai quitté le Gange et son odeur sauvage,  J’ai quitté le Temple et mes souvenirs d’orgies, Je suis partie vers les collines perses, Vers la Grèce maudite. Je suis partie, Médée Kali, Médée Kali.

 La mise en scène est totalement épurée, c’est la voix, le regard et les silences qui font tout le contour du mythe. Kali est l’image même de la femme sensuelle et érotique, elle symbolise à la fois la création et la mort. Les jeux de lumière les changements de costumes entraînent dans le mystère féminin des autres morceaux choisis. La chose fut dite,  élégante, et féminine en diable. Lorsque le mot et la chose paraissent, on est certes diverti mais on reste hanté par la force du premier texte,  digne des chutes d'Iguaçu, sans doute les plus impressionnantes du monde. Médusés ou pétrifiés ? Médée Kali a jeté des sortilèges et  continue à agir tout au long des autres textes  qui ne peuvent prétendre à  cette résonnance absolue  du mythe divin devenu femme. La comédienne a incarné ce soir-là quelque chose d’inoubliable. Et le reste, c’était du très très beau cinéma… le lutrin, les bougies, la musique, les châles, la Florence du 14e siècle, et les habits de garçon, la cigarette au bec ! Craquante, la comédienne ! Elle lâche  «  Les rapports secrets des mots ce sont des actes sexuels… » Une évidence bonne à dire et redire.  

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Tout public : Les vendredi 29 et samedi 30 mars 2013 à 20h30

 

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administrateur théâtres

« La Revanche de Gaby Montbreuse »

 

S’il n’y avait qu’un spectacle à aller voir cet été au Château du Karreveld lors de légendaire Festival Bruxellons, nous choisirions sans conteste le sublime spectacle de Laure Godisiabois et de son complice Victor Scheffer. Nous les avons applaudis à tout rompre récemment lors de leurs représentations à la Comédie Claude Volter.

 

 
  Au Festival Bruxellons ! du 16/07/2013 au 29/08/2013| Bruxelles
 
 

Premier Prix de déclamation et d'art dramatique au Conservatoire de Bruxelles, Laure n'a cessé d'arpenter les planches des Galeries au Théâtre royal du Parc, à la  Comédie Claude Volter,  et bien sûr à la Samaritaine et en tournée en France. Exemple de virtuosité et de sensibilité verbale, elle a un style et une personalité inimitables. Elle a travaillé sous la direction de Daniel Hanssens, Martine Willequet, Alexis Goslain, Michel de Warzée, Adrian Brine …

 

Mais sachez qu’il  n’y a pas de Karreveld sans elle : « Roméo et Juliette » (2003), « Musée Haut, Musée Bas » (2008), « Une vie de Chantier » (2009), « Pièce Montée » (2009), « Le Béret de la Tortue » (2011).

 

Daniel Hanssens lui a donc donné carte blanche pour monter son dernier spectacle :  « La Revanche de Gaby Montbreuse » Débordante de jactance de Paname, Laure Godisiabois s’approprie le personnage  attachant d’une chanteuse de l’entre-deux guerres,  GABY MONTBREUSE, grâce à laquelle elle s’est fait un spectacle sur mesures, créé en duo avec Victor Scheffer co-auteur et metteur en scène.

 

 En ouvrant malles et placards, Holy, la petite nièce,  jeune femme actuelle armée de lunettes bloc-notes et téléphone portable,  fait revivre les mystères d’un vieux grenier, non,  d’un appartement parisien dont elle vient d’hériter. Et la magie d’un bout de ruban, d’un vieux cahier, d’une poupée parle et recrée un passé tumultueux. Avec sa voix faubourienne, l’aïeule défunte redevient  la titi de Paris qu’elle était du temps de Mistinguett. « Ca c’est d’larchive ! »  Elle monte en scène, captive et s’éclate  entraînant  le spectateur dans le monde du Music Hall et du Caf Conc’ parisien d’un siècle révolu. Tour à tour actrice et chanteuse elle séduit par sa vivacité, son à-propos, et disons-le, son charme détonnant.   Mais c’est qui, elle? Holly ou Gaby ? Les voilà qui dialoguent dans un miroir! Laure est une fée de l’imaginaire qui fait surgir l’émotion à chaque détour de bons mots ou de chansons. Quelle cuvée pétillante! Que de chansons évocatrices: « C’est ton imagination qui te fait te souvenir de tout ce qui ne t’est jamais arrivé! » Un phrase clé du mystère.  On est en plein délire fantastique. Elle a la fibre comique et joue dans le vif de la tendresse. On oscille entre le rire et le mouchoir. La voilà drapée dans un châle de lumière noire et elle parle avec amour de Jules… une histoire d’amour  qui n'a pas duré plus qu’une belle ivresse. Une carrière qui est morte dans l’œuf. « Nous les gueuses, on n’est pas des femmes, on sait pas la différence entre le Bien et le Mal. » Mais qu’est-ce qu’elle est attachante ! Et de poursuivre sans relâche ses sauts de mouton fulgurants  entre deux siècles et entre des dizaines de costumes...Elle garde juste les mêmes chaussures!  

 

- Gaby ? - Oui ?  - C’est nous ! Elle chante « mes bleus sont mes seuls bijoux, on m’a tellement rouée de coups, me vl’à millionnaire de partout ! » du bois de Boulogne à Hollywood…  elle rêve, elle chante, elle danse et elle enchante. Et quand Bébert, le délicieux pianiste qui lui donne parfois la réplique, envoie le final, …on entonnerait bien avec elle « Chantez, chantez partout la gaieté ! » Et que les fourmis aillent donc toutes  se rhabiller!   

 


  Un mélange d’une vingtaine délectable de chansons signées Gaby et autres artistes surlignent cette histoire passionnante que l’on se plairait à croire vraie…"Le Zouave du Pont de l'Alma","Le gardien de phare", "Le petit cochon en pain d'épices", "Dans un taxi" ,"Le Hamana","Tu m'as possédée par surprise" "La Femme est faite pour l'homme" "Je suis décadente" ,"Les Bleus"  de …Serge Gainsbourg ! Et bien d'autres encore!

Les autres spectacles de Bruxellons 2013: 
event_8936_1.jpgBRUXELLONS 2013 | du 12 juillet au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Le Festival Bruxellons 2013 propose cette année 18 spectacles et 6 spectacles pour enfants. Toutes les infos sur www.bruxellons.net
event_8958_1.jpgSentiments Provisoires | du 12 juillet au 27 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Gérald Aubert/ Mise en scène Michel Wright / Décors Serge Daems / Assistante à la mise en scène Caroline Chisogne / Avec Stéphanie Moriau, Jean-Claude Frison et Michel de Warzée https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-sentiments-provisoires-de-g-rald-aubert-la-com-die-claude
event_8959_1.jpgVivons heureux en attendant la mort | du 15 juillet au 17 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Pierre Desproges/ Mise en scène de Fabrice Gardin / Avec Dominique Rongvaux / Décor Pierre Martens / Lumières Félicien Van Kriekinge / Une co-production des Riches-Claires et de La Fabuleuse Troupe
event_9006_1.jpgEntre quatre yeux | du 16 juillet au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Jack Cooper
event_8992_1.jpgDoffice | du 17 juillet au 12 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Mise en scène Xavier Elsen / Musique Fahd Moumen / Avec Michel Carcan et Othmane Moumen / Création mondiale par les Zinneke Kabuki
event_9008_1.jpgles femmes de l'arbre rouge | du 17 juillet au 17 juillet | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_8993_1.jpgLa véritable histoire de Paul Cres | du 18 juillet au 2 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Textes: Bob Carty et Luc Apers / Aide à la mise en scène Eric De Staercke / Musique Jorrit Collyns / Lumières Nicolas Masset / Voix Off Olivier Prestant / Tours Luc Apers
event_8994_1.jpgLe Canard à L'orange | du 19 juillet au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De William Douglas Home/ Mise en scène Danielle Fire / Décors Christian Guilmin / Eclairage Sébastien Couchard / Avec Catherine Conet, Michel de Warzée, Laura Savenberg, Laurent Renard et Françoise Oriane https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-canard-l-orange-la-com-die-claude-volter-jusqu-au-31-d-cembre
event_9020_1.jpgLa terrible répétition | du 19 juillet au 20 juillet | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_9007_1.jpgMystères à la carte | du 20 juillet au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Jack Cooper
event_8995_1.jpgToutou | du 22 juillet au 11 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Agnès et Daniel Besse / Mise en scène Daniel Hanssens / Décor Francesco Deleo / Avec Laurence d'Amélio, Daniel Hanssens et Pierre Pigeolet https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/toutou-une-pi-ce-d-agn-s-et-daniel-besse-par-la-com-die-de
event_8997_1.jpgUn mari idéal | du 29 juillet au 26 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
D'Oscar Wilde / Mise en scène Fabrice Gardin / Costumes Laure De Prins / Décor sonore Laurent Beumier / Avec Pierre Pigeolet, Michel Poncelet, Nicolas D'Oultremont, Céline Peret, Claire Beugnies, Noha Choukrallah/ Production Théâtre des Galeries
event_8998_1.jpgle mec de la tombe d'à côté | du 1er août au 7 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Katarina Mazetti / Mise en scène Michelangelo Marchese / Assistante à la mise en scène Claire Beugnies / Scénographie et costumes Céline Rappez / Lumière Maximilien Westerlinckx / Avec Florence Crick et Guy Theunissen https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-mec-de-la-tombe-da-cote
event_8999_1.jpgManneke | du 4 août au 19 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Pierre Wayburn / Mise en scène Philippe Laurent / Lumières Fred Nicaise / Une production de la Charge du Rhinocéros
event_sans_image.gifPoids plume | du 5 août au 6 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Perrine Ledent / Mise en scène Muriel Clairembourg / Avec Perrine Ledent et Sandrine Bastin
event_9017_1.jpgLe grand rond | du 7 août au 8 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Violette Léonard, Luc Fonteyn et Valérie Joyeux / Avec Violette Léonard et Luc Fonteyn
event_9001_1.jpgDe l'influence du théâtre belge sur la... | du 8 août au 18 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Eric De Staercke & Caroline Lambert / Musique Serge Bodart / Eclairages Luc Jouniaux / Décor et costumes Thu-Van Nguyen / Théâtre Loyal du Trac
event_9021_1.jpgSoeurette et la fille de l'eau | du 10 août au 11 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Benoît de Leu de Cecil / Marionnetistes Marc Weiss, Chloé Struvay, Marie-Odile Dupuis / une production Théâtre des 4 mains
event_9002_1.jpgMa déclaration d'humour | du 16 août au 16 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De, avec et malgré Bruno Coppens
event_9003_1.jpgSkylight | du 23 août au 25 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De David Hare, adaptation de Dominique Hollier / Mise en scène Michelangelo Marchese / Assistanat à la mise en scène Sofia Betz / Scénographie et Costumes Céline Rappez / Lumière Laurent Kaye / Avec Michel Kacenelenbogen, Erika Sainte, Toussaint Colombani. / Production Théâtre Le Public https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/skylight-com-die-saisissante-de-david-hare-au-th-tre-le-public
event_9019_1.jpgPour une mouche | du 30 août au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_9023_1.jpgKermess | du 30 août au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Anaïs Petry, Jérôme Poncin et Véronique Decroes / Mise en scène Marie-odile Dupuis / Avec Jérôme Poncin, Anaïs Petry, Véronique Decroes et François De Myttenaere
event_9004_1.jpgHimmelweg | du 4 septembre au 5 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Texte français Yves Lebeau / Mise en scène Jasmina Douieb / Assistante à la mise en scène Lara Hubinont / Scénographie Renata Gorka / Son et image Sébastien Fernandez / Dramaturgie Ana Rodriguez / Avec Jean-Marc Delhausse, Michelangelo Marchese, Luc Van Grunderbeeck https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/himmelweg-juan-mayorga
event_9005_1.jpgEt ta soeur | du 6 septembre au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Zidani / Mise en scène Patrick Chaboud / Accompagnement musical Bernard Vancrayenest/ Décor Thierry Locus et Yves Goedseel  
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© Bruno VESSIÉ

                                                 

                                                  ...C’est  le bouleversant pianiste Mateusz Borowiak (Grande-Bretagne-Pologne) qui clôturait le prestigieux Concours, samedi soir avec un 3e concerto en Ré mineur de Rachmaninov, unheard of ! Tout y était : la fluidité, la souplesse, la musique lumineuse et la conduite entraînante. Un sillage spirituel dans la tempête dans laquelle le musicien, tel un albatros joue et ne chavire jamais. Maitre du vent, il se repose sur les nuages et dirige l’espace. Ses retours sur les espaces de paix profonde sont des livres de sonorités précieuses. L’émotion est à son comble dans le dernier crescendo, somptueux et rutilant après avoir fait trembler l’instrument dans un credo enflammé pour le processus créatif. Vous pourrez le retrouver en concert lors du Festival Musiq’3, le samedi 29 juin à 19h au Studio 4 de Flagey.

Au terme d’une semaine de Finale très intense, les lauréats ont été proclamés dans l’allégresse d’un public très  attaché à la tradition de cet événement musical légendaire et subjugué une nouvelle fois par la qualité  exceptionnelle de tous les jeunes finalistes.

12272900266?profile=original© Bruno VESSIÉ

C'est finalement l'Israélien Boris Giltburg qui remporte le Premier Prix, suivi par le français Rémi Geniet (Deuxième Prix) et Mateusz Borowiak (Troisième prix).

Cover Photo

4e Prix - Prix des Gouvernements Communautaires de Belgique, offert cette année par le Gouvernement de la Communauté flamande  Stanislav Khristenko, Russie, 25/05/84

5e Prix - Prix de la Région de Bruxelles-Capitale Zhang Zuo, Chine, 10/10/89

6e Prix - Prix de la Ville de Bruxelles Andrew Tyson, États-Unis d'Amérique, 19/12/86

Photo: Boris Giltburg has won the 2013 piano competition. The International Queen Elisabeth Grand Prize - Queen Fabiola Prize receives 25.000 eur and numerous concerts in Belgium and abroad. Rémi Geniet is second laureate and Mateusz Borowiak is third laureate. Fourth laureate is Stanislav Khristenko, fifth laureate Zhang Zuo, and Andrew Tyson sixth laureate. The six unranked laureates, in alphabetical order : Tatiana Chernichka, David Fung, Roope Gröndahl, Sean Kennard, Sangyoung Kim & Yuntian Liu. Overview of the Prizes: BORIS GILTBURG INTERNATIONAL QUEEN ELISABETH GRAND PRIZE Queen Fabiola Prize 25,000 EUR - concert proposals Rémi Geniet BELGIAN FEDERAL GOVERNMENT PRIZE, 'ARTHUR DE GREEF' PRIZE 20,000 EUR - concert proposals Mateusz BOROWIAK COUNT DE LAUNOIT PRIZE 17,000 EUR - concert proposals Stanislav Khristenko PRIZE OF THE GOVERNMENTS OF THE BELGIAN COMMUNITIES 12,500 EUR - concert proposals Zhang Zuo BRUSSELS CAPITAL REGION PRIZE 10,000 EUR - concert proposals Andrew Tyson CITY OF BRUSSELS PRIZE 7,000 EUR - concert proposals Unranked: Tatiana Chernichka, David Fung, Roope Gröndahl, Sean Kennard, Sangyoung Kim & Yuntian Liu. SUMS DONATED BY THE NATIONAL LOTTERY 4.000 EUR - recital <a href=

 

Lauréats non classés par ordre alphabétique: 

Tatiana Chernichka, Russie, David Fung, Australie, Roope Gröndahl, Finlande, Sean Kennard, États-Unis d'Amérique, Sangyoung Kim, Corée, Yuntian Liu, Chine,

 

 

Et l’Evénement musical international est loin de se terminer ! Durant tout le mois de juin, les Lauréats du concours de piano 2013 se produiront en concert et en récital, en Belgique et à l'étranger.

Voici Les Prochains Rendez-vous :

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50      Les six Lauréats non-classés donneront un récital à La Monnaie, du 5 au 7 juin et du 12 au 14 juin lors des Concertini de 12H30..

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50 Le jeudi 13 juin 2013 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour le concert des 4e, 5e et 6e lauréats.  Stanislav Khristenko, Zhang Zuo et Andrew Tyson 

              seront accompagnés par l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, sous la direction de P.Davin                                     

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50      Vous aurez également l'occasion de les écouter à Lille (France - 14/06) et Mons (16/06). Le concert du 13 juin est diffusé en direct sur Musiq’3 et Klara.

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50    Le lundi 17 juin les trois premiers lauréats,  Boris Giltburg, Rémi Geniet et Mateusz Borowiak se produiront au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, avec de Filharmonie sous la direction d’Edo de Waart. Le concert de clôture sera diffusé en direct sur Musiq’3, Klara et dans 9 salles de Kinepolis ! En différé, vous retrouverez les lauréats sur La Trois le soir même à 21:05 et sur Canvas, le dimanche 23/06 à 12:00. Les trois premiers lauréats joueront également à Hasselt (13/06), Roulers (14/06), Anvers (15/06 & 21/06), Louvain (18/06), Gand (20/06) et Bruges (22/06).


Liste complète des concerts des lauréats en Belgique et à l’étranger

http://www.concours-reine-elisabeth.be/cgi?usr=qa6cm6qa4y&lg=fr...

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administrateur théâtres
  • 9:51 AM
  • 12272903091?profile=originalMoi

    une nuit où l'on se couche tard, pour ceux qui ont l'âme... à la musique! Ne vous fatiguez pas trop pendant la journée!

  • 12:58 PM
  • 12272903091?profile=originalMoi

    https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-billets-du-concours-musical-reine-elisabeth-2013-session

  • 1:00 PM
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    Les deux derniers candidats vont dynamiter les pronostics!

  • https://artsrtlettres.ning.com/group/groupemusiqueclassique

  •   Voici les deux derniers concurrents: 

    Sean Kennard (USA, 29 ans)  &  Mateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans)


    12272904053?profile=originalSean Kennard (USA, 29 ans) Sean Kennard commence à étudier le piano à 10 ans à Hawaii avec Ellen Mazaki. A 13 ans il joue les 24 Etudes de Chopin à l’ Academy of Arts d’Honolulu. A 14 ans il entame sa formation au Curtis Institute of Music in Philadelphia, et la poursuit au College of Charleston, avec Enrique Graf, avant de se perfectionner à la Juilliard School, auprès de Jerome Lowenthal et Robert McDonald. Il travaille actuellement avec Richard Goode. Parcours impressionnant, il a remporté plusieurs prix internationaux (Vendome, Sendai, Hilton Head), dont le 1er Prix au Concours International Luis Sigall à Viña del Mar (Chili, 2007).

    Le pianiste ne quitte pas son clavier des yeux. Son  Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart) se place sous le signe d’une mathématique rigoureuse et du contrôle digital. La vitesse lumineuse du pianiste débouche sur de larges clairières d’intériorité. Trilles et humour discret se conjuguent pour vous embarquer dans un message de compassion presque christique dans l’Andantino …. La misère de l’autre est œuvre de rencontre, l’orchestre est envoûté par son soliste. Le thème se porte comme un chœur antique qui souligne la sagesse du propos, il est aussi réactif que dans une tragédie grecque. Les  cors donnent toute  leur puissance, la grande intériorité conduit au ravissement. Les musiciens écoutent son troisième mouvement, médusés puis complices. Est-ce un concours, répéteront-ils le thème avec autant de virtuosité ? C’est un climat de confiance absolue, de fraîcheur  et de simplicité de citoyen du Ciel qui enveloppe l’auditeur dans le Rondo et le Presto. Décapons l’homme de tout ce qui ne fait pas de lui un enfant. L’enfant est joie et liberté. That’s it !

    La consécration du pianiste aura lieu le dernier soir de la demi-finale. A commencer par une mise en musique délicieuse avec l'Impromptu en sol bémol majeur D 899/3 (Franz Schubert) qui emmène directement dans l’imaginaire musical. Douceur, rêverie  habitée de la nostalgie à la lumière. Soudain c’est la Ballade n. 1 en sol mineur op. 23 (Fryderyk Chopin), ample, brillante, inspirée sans aucune grandiloquence, on écouterait cette beauté fracassante jusqu’au lendemain ! Il propose un  Dream (Frederic Rzewski) complètement sous contrôle pour produire des effets sonores totalement inédits dans  les 3 mouvements de Petrouchka (Igor Stravinsky).  Férocité nerveuse, déflagrations court-circuitent de fabuleux tremblements telluriques. Les voix s’entremêlent de hululements magiques, d’échos bruissants vers l’évanouissement progressif . Au retour de l’envolée épique, ce sont plusieurs pianos qui ont l’air de jouer ensemble et clôturent cette œuvre qui donne le vertige.  Après le merveilleux récital de Sean Kennard nous écouterons ensuite Mateusz Boriwiak.

    http://www.cmireb.be/cgi?usr=emw8evf6c5&lg=fr&pag=1996&...

    12272903286?profile=originalMateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans) Mateusz Borowiak a étudié le piano et la composition à la Guildhall School of Music and Drama Junior School. Actuellement, il poursuit ses études de piano avec Andrzej Jasinski à l’Académie Karol Szymanowski, en Pologne. En 2010, il remporte le 1er Prix au Concours International Rina Sala Gallo (Monza), puis, en 2011, les 1ers Prix au Concours International Maria Canals (Barcelone), au Concours International de Cleveland, et au Concours européen de la Fondation Yamaha (Pologne). Il s’est produit dans de prestigieuses salles en Europe (Salle Cortot à Paris) et plus particulièrement au Royaume-Uni (Barbican Hall, St Martin-in-the-Fields, St James’s Piccadilly). Il a joué avec des orchestres comme le Royal Philharmonic, les London Mozart Players, le Sinfonietta Cracovia, le Bilbao Orkestra Sinfonikoa. Encore un parcours totalement extraordinaire.

     

    Sourire, cheveux bouclés, petites lunettes rondes, doigté de rêve, Mateusz Borowiak va subjuger avec son interprétation puissante de la Partita n. 2 en ut mineur BWV 826 (Johann Sebastian Bach), un choix fait dans la subtilité et la force tranquille.  Fluidité, sonorités pleines, distinctes qui perlent sur une charpente magnifiquement orchestrée, souffle musical : a-t-on besoin de plus, pour le ranger dans les finalistes?  Dream (Frederic Rzewski) est à la fois sérieux et ludique. Le jeu est sensible et complexe.  On peut observer pendant l’exécution millimétrée et cohérente le sourire du compositeur de l'oeuvre, qui est présent dans la salle ce soir-là. Les trilles inventives rappellent un orchestre de verre. Les pianissimos pénètrent l’imaginaire et les basses le font trembler. Des éclaboussures musicales viennent de l’au-delà. Un tremblement imperceptible dans la dernière note…   L’atmosphère onirique continue de plus belle avec Gaspard de la nuit (Maurice Ravel). Le pianiste jongle avec les sonorités et les cascades de notes joyeuses. Bruits d’étoiles. Il y a cette vibration continue à la main gauche et les gouttes musicales transparentes à droite. Il envoie des escalades vers l’infini, apprivoisant et taquinant  les touches avec sensibilité. Son jeu est caressant et profondément respectueux ; un dernier  des tapis roulants d’arpèges dévale sur le  clavier et le voilà qui  redépose les mains, au ralenti : il a chevauché l’infini.  Le destin a rendez-vous avec le pianiste dans le morceau suivant. L’atmosphère est pesante, les arpèges descendent dans l’abîme d’un puits insondable. Que va-t-on y trouver ? La dernière note est en forme de point d’interrogation. Scarbo propulse des  trilles médianes angoissantes et des accords de  sombre solitude. La mélodie se débat dans un vertige ascensionnel, sauvage et passionnante. C’est saccadé, mordant, cuisant, frissonnant d’épouvante. La mélodie est là, sublime comme la condition humaine.  Une réponse semble fuser du ciel. Poussière d’étoiles , de sonorités rares, l’univers chanterait-il ? C’est cela la question.   Une étoile rit.

     Et son Mozart ?

    Le même que Sean Kennard, en complètement différent. Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart). Mateusz Borowiak a l’amour du Here and Now. Les phrasés prennent le temps de se vêtir de belles nuances et de style. Pas de recherche de supplément d’âme, l’agilité des doigts reste terrestre et palpitante de beauté. La cadence est une nef de recueillement et d’intense tendresse humaine. Il ressort une atmosphère d’aisance, de sérénité que le Rondo final pare de bonheur. Le pianiste joue divinement bien son Mozart, tranquille et parfaitement accompli. 

    http://www.cmireb.be/cgi?usr=emw8evf6c5&lg=fr&pag=1996&...

http://www.rtbf.be/musiq3/article_votez-pour-le-prix-musiq-3?id=800...

L'ancien Prix Jacques Stehman, renommé Prix Musiq'3 en 2009, sera déterminé ce samedi 1er juin à l'issue du dernier concert du Concours Reine Élisabeth 2013 session piano. Un prix décerné par le public qui pourra alors voter dans l'heure par sms ou sur musiq3.be.

Voici l'ordre des candidats :

  1. Tatiana Chernichka
  2. Zhang Zuo
  3. Rémi Geniet
  4. Roope Gröndahl
  5. Stanislav Khristenko
  6. Boris Giltburg
  7. Yuntian Liu
  8. Andrew Tyson
  9. Sangyoung Kim
  10. David Fung
  11. Sean Kennard
  12. Mateusz Borowiak

 

Frank Braley, Lorenzo Gatto, Denis Kozhukhin... Autant de personnalités qui firent leurs premiers pas dans le cadre du Concours Reine Elisabeth. Autant d'artistes célébrés par les mélomanes de Belgique francophone qui leur décernèrent le Prix Musiq'3 et dont la reconnaissance traverse aujourd'hui les nations. Cette année encore, la RTBF donne au public la chance d'élire son favori et ceci dès que s'éteindra la dernière note du concours. Par SMS pour les téléspectateurs ou les auditeurs de radio mais aussi sur musiq3.be pour les internautes : le Prix Musiq'3,c'est ce samedi soir.

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administrateur théâtres

                                                                        4208525301.jpgConcours Reine Elisabeth 2013  Rencontre avec  le compositeur Michel Petrossian, Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012 
 
Bruxelles, 27 mai 2013. Michel Petrossian: on l’a reconnu à son sourire, son foulard et ses lunettes de cinéaste bien connu. Il quittait hier soir  la salle du palais des Beaux-Arts où s’était donnée la première mondiale publique de son œuvre. « In the wake of Ea » venait d’être interprétée tour à tour par les deux premières finalistes du Concours Musical reine Elisabeth 2013 : la Russe Tatiana Chernichka  et  la Chinoise Zhang Zuo. On sait de lui qu’il a  étudié la composition, le contrepoint et l'harmonie après des études de violoncelle et de guitare. En 1997 il a suivi des cours d’analyse, d’orchestration, de musique et d’ethnomusicologie de l'Inde. Soucieux de faire connaître la musique de son temps, il fonde en décembre 1998, avec le compositeur Jérôme Combier, l'Ensemble Cairn. Du nom de ces petits amas de pierres que l’on trouve en montagne et qui servent de repère aux autres promeneurs qui y ajoutent chaque fois une nouvelle contribution. Michel Petrossian, (dont la racine est le mot Pierre) est arménien d’origine et  s'est intéressé  passionnément aux textes bibliques et aux langues anciennes, sémitiques en particulier - hébreu, ougaritique, araméen et akkadien. Il   a obtenu également une licence de théologie. Il enseigne à l'Ecole des Langues et des Civilisations Anciennes et à Paris IV La Sorbonne. Il entreprend actuellement une synthèse à partir de sa double compétence philologique et musicale afin d'articuler une écriture vocale qui renoue, « dans une démarche consciente de l'histoire, avec des traditions anciennes où le son et le sens sont articulés ensemble dans une relation inextricable avec le transcendant. »
 La phrase écrite en exergue du programme du concours par la reine Fabiola prend ici tout son sens : « La musique nous conduit vers une ‘commune union’ de passionnés de toutes conditions, races, et cultures – ceux d’aujourd’hui et, espérons-le aussi de demain. La musique touche le cœur par les sens.» L’Essence ? «  Elle traverse le temps sans jamais cesser de pointer vers ce qui la transcende et ce qui est au-delà de l’espace et du temps. » Si ces objectifs ont été inscrits dans le  concerto qui vient d’être primé par le Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012, les candidats qui ont dû s’y atteler pour le découvrir, l’étudier et l’interpréter en huit petits jours, isolés à la Chapelle Musicale sans aide ni contact avec l’extérieur,  auront eu fort à faire pour venir à bout de cette œuvre périlleuse! Non seulement les candidats doivent jouer une œuvre dont le jury suit la partition des yeux pendant la performance, - et il ne s’agit point d’un anglicisme -  mais leur appréhension profonde de la musique est elle-même en jeu et sondée par le jury prestigieux. Il s’agit de comprendre une langue, celle de la musique, par ailleurs,  universelle qui  ouvre la porte sur l’essentiel. La porte est grande ouverte sur la créativité, certes, mais cette porte est à la fois très étroite, car il faut passer par la difficulté extrême  de la partition et ne pas sauter la moindre mesure. Seront « grâciés » ceux qui en dehors d’une technique parfaite auront su accéder à l’interprétation profonde du texte. En parlant de « grâce » Michel Petrossian admet que c’en est une extraordinaire, que de se trouver joué 12 fois d’affilée par la jeunesse la plus talentueuse du monde, aux côtés de compositeurs comme Haydn, Beethoven et Tchaïkovski pour ne parler que des compositeurs de ce soir.
La  recherche et la complexité sonore de l’orchestre est évidente.  Nous  avons demandé à Michel Petrossian comment le rôle de soliste pouvait être appréhendé dans ces conditions, puisque le piano doit vraiment se glisser dans de minces interstices laissés par l’orchestre. Il  y a bien deux petits solos, vers la fin de l’œuvre, mais  ce n’est pas cela l’important, réplique-t-il. L’important et le compliqué à la fois est d’être le lien et d’irradier vers les autres pour mettre les autres instruments en valeur, faire vivre ou revivre leur humanité. Construire l’éternité d’un dialogue incessant. Au cœur d’une bruissante  tour de Babel ? Babel, la porte des dieux ? Vieux rêve! Souvenirs aquatiques d’un croissant fertile à la verte nature. Le piano qui déjà est le roi des instruments par sa nature orchestrale doit avoir la grâce  de se glisser humblement dans l’ensemble, avec les autres et pas par-dessus les autres. Belle leçon de  vie et de solidarité. Le pianiste a pour fonction de faire naître l’esprit musical entre les différents instruments grâce à un éventail de techniques pianistiques en renaissance constante.
On retrouve dans cette pièce une diversité étonnante d’instruments parmi les  percussions et les cuivres. La harpe et les cordes assurent des pulsations vitales, ou bien est-ce le piano lui-même qui par-delà l’espace-temps,  est devenu  cette quatrième corde des temps babyloniens en prise directe avec la divinité ? Car c’est cette lyre babylonienne qui est à la source de l’œuvre : « Une lyre qui se défait sous la pression du temps, et une corde au milieu qui veut maintenir la permanence, de par son lien à Ea, divinité des eaux souterraines et créateur des arts. Elle est  l’emblème de la musique babylonienne elle-même, immatérielle et ineffable, mais véhiculée par des instruments périssables et des voix qui se sont tues depuis longtemps. » Cette tension entre permanence et impermanence  est inspiratrice de l’œuvre.  Une œuvre qui réjouit l’imaginaire. Ce qui se joue en grand et en prophétique ici, c’est le même esprit poétique d’ouverture qui animait le morceau imposé de la demi-finale :  Dream  de Frederic Rzewski. « Le piano, image de la quatrième corde, vit des histoires de renaissances multiples, au rythme d’un mouvement aquatique. Tel un prophète élégant qui se meut au travers de courants fluviaux, il lutte par deux moyens (une note répétée et une phrase musicale tantôt verticalisée tantôt étalée) et en deux directions contraires à l’égard de l’orchestre : en s’opposant, et en cherchant à rallier. L’orchestre, lyre amplifiée, s’abîme dans la dispersion, mais en est empêché par le piano, corde ‘faite par Ea’, qui lui communique des élans renouvelés et maintient la volonté de permanence. La forme générale de l’œuvre procède par défragmentation, à l’image d’une civilisation qui subjugua l’Orient et dont il ne reste que quelques éclats de splendeurs découverts au gré des fouilles, sur une terre toujours agitée. »  
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administrateur théâtres

Photo: Programme FINAL PIANO 2013 @ BOZAR with the Nationaal Orkest van België - Orchestre National de Belgique (NOB/ONB); Cond.: Marin Alsop Lundi _ Maandag _ Monday 27/05 [20:00] Tatiana Chernichka RUSSIE | RUSLAND, °15/05/84, NOVOSIBIRSK PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in F major Hob. XVI:23 (Moderato, Adagio, Presto) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) pause | pauze Zhang Zuo CHINE | CHINA (HONG KONG S.A.R.), °10/10/89, SHENZHEN – CHINA Programme: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 18 in E flat major op. 31/3 (Piano Sonatas / Allegro, Scherzo: Allegretto vivace, Menuetto: moderato e grazioso, Presto con fuoco) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) ---------- Mardi _ Dinsdag _ Tuesday 28/05 [20:00] Rémi Geniet FRANCE | FRANKRIJK, °01/12/92, MONTPELLIER PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 9 in E major op. 14/1 (Piano Sonatas / Allegro, Allegretto, Rondo: Allegro commodo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) pause | pauze Roope Gröndahl FINLANDE | FINLAND, °20/10/89, HELSINKI) PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 24 in F sharp major op. 78 (Piano Sonatas / Adagio cantabile, Allegro ma non troppo, Allegro vivace) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) -------------- Mercredi _ Woensdag _ Wednesday 29/05 [20:00] Stanislav Khristenko RUSSIE | RUSLAND, °25/05/84, KHARKOV – UKRAINE PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in D major Hob. XVI:42 (Andante con espressione, Vivace assai) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) pause | pauze Boris Giltburg ISRAËL, °21/06/84, MOSCOW – RUSSIA Programme: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 27 in E minor op. 90 (Piano Sonatas / Allegro, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) ------------- Jeudi _ Donderdag _ Thursday 30/05 [20:00] Yun-tian Liu CHINE | CHINA, °08/12/86, HENG YANG PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 7 in D major op. 10/3 (Piano Sonatas / Presto, Largo e mesto, Menuetto, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) pause | pauze Andrew Tyson ÉTATS–UNIS D’AMÉRIQUE | VERENIGDE STATEN AMERIKA, °19/12/86, DURHAM, NC PROGRAMME: Wolfgang Amadeus Mozart : Sonata n. 15 in F major KV 533 (Piano Sonatas / Allegro, Andante, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 2 in C minor op. 18 (Moderato, Adagio sostenuto, Allegro scherzando) --------------- Vendredi _ Vrijdag _ Friday 31/05 [20:00] Sangyoung Kim CORÉE | KOREA, °08/01/84, SEOUL PROGRAMME: Franz Schubert : Sonata in A major op. 120 D 664 (Piano Sonatas / Allegro moderato, Andante, Allegro) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Prokofiev : Concerto n. 2 in G minor op. 16 (Andantino, Scherzo vivace, Intermezzo (allegro moderato), Final (allegro tempestoso)) pause | pauze David Fung AUSTRALIE | AUSTRALIË, °17/08/83, HONG KONG, CHINA PROGRAMME: Wolfgang Amadeus Mozart : Sonata n. 4 in E flat major KV 282 (Piano Sonatas / Adagio, Menuetto I, Menuetto II, Allegro) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 2 in B flat major op. 83 (Allegro non troppo, Allegro appassionato, Andante, Allegretto grazioso) ----------------- Samedi _ Zaterdag _ Saturday 01/06 [20:00] Sean Kennard ÉTATS–UNIS D’AMÉRIQUE | U.S.A. °10/03/84, SAN DIEGO, CA PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in C major Hob. XVI:48 (Andante con espressione, Rondo. Presto) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) pause | pauze Mateusz Borowiak GRANDE-BRETAGNE – POLOGNE | U.K. – POLEN, °17/07/88, LONDON Ludwig van Beethoven : Sonata n. 31 in A flat major op. 110 (Piano Sonatas / Moderato cantabile molto espressivo, Allegro molto, Adagio ma non troppo - Allegro ma non troppo (Fuga)) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) Classement des lauréats en fin de soirée | Bekendmaking van de laureaten in rangorde | Evening concludes with ranking of laureates Picture: © Bruno VESSIÉ Word Document of the PROGRAMME: https://word.office.live.com/wv/WordView.aspx?FBsrc=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fdownload%2Ffile_preview.php%3Fid%3D158340071015593%26time%3D1369562381%26metadata&access_token=1219019006%3AAVK3s6dgiKmKINVEiD5ZHGBpauRJdV2_n0MoiKQFngCJVQ&title=PIANO+2013+-+Programme+FINAL+%2B+pictures.docx

 # 1 Jour par jour, tels qu'ils apparaîtront pendant la semaine de finale:

Dernier jour:

Concours Reine Elisabeth (Finale)Sean Kennard (USA, 29 ans) & Mateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans) au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles le samedi 1er Juin 2013

Sean Kennard (USA, 29 ans)  &  Mateusz Borowiak…

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Ajouté par Deashelle le 26 mai 2013 à 16:00 — Pas de commentaire

proclamation de la demi-finale du concours musical Reine Elisabeth 2013

La proclamation des finalistes du  CONCOURS REINE ELISABETH 2013,  a eu lieu ce samedi 18 mai après minuit trente.  
En ordre alphabétique, les 12 finalistes sont : Mateusz Borowiak,   Tatiana Chernichka,   David Fung,   Rémi Geniet,   Boris Giltburg,   Roope Gröndahl,   Sean Kennard,   Stanislav Khristenko,   Sangyoung Kim,   Yuntian Liu,   Andrew Tyson,    Zhang…

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Ajouté par Deashelle le 19 mai 2013 à 13:30 — 21 Commentaires

#2  Un billet sur le fonctionnement et la composition du jury:

Le jury du concours musical international Reine Elisabeth 2013

12272902101?profile=original

Who's who du  jury du concours Reine Elisabeth…

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Ajouté par Deashelle le 16 mai 2013 à 12:00 — 3 Commentaires

 

 

#3  Hommage à la  Reine Fabiola et aux familles d'accueil

Demi-finale du concours Reine Elisabeth session de piano 2013 13-18 mai 2013



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Ajouté par Deashelle le 14 mai 2013 à 10:30 — 12 Commentaires

#4  Les échos de la première épreuve:

Première épreuve du Concours de piano Reine Elisabeth 2013 à Flagey, du 6 au 11 mai

Samedi 11 mai, 23h.

En attendant le verdict du jury, les spectateurs restés dans la salle ont eu l’honneur d’assister à un Bord de Scène inédit. C’est la  Reine Fabiola en personne qui préside. Tout sourires, galvanisée par la rencontre musicale des six derniers candidats de…

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Ajouté par Deashelle le 13 mai 2013 à 1:30 — 14 Commentaires

#5 Introduction au concours 2013      Le concours Reine Elisabeth 2013 - session piano

#6 La transmission en télévision: Le Concours Reine Élisabeth 2013 

Le concours Reine Elisabeth 2013 - session piano - en télévision

piano à queue   Pour rappel, 75 candidats ont été admis à participer aux 1ers éliminatoires, qui se…

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Ajouté par Deashelle le 4 mai 2013 à 22:30 — 5 Commentaires

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administrateur théâtres

Sean Kennard (USA, 29 ans)  &  Mateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans)


12272904259?profile=originalSean Kennard (USA, 29 ans) Sean Kennard commence à étudier le piano à 10 ans à Hawaii avec Ellen Mazaki. A 13 ans il joue les 24 Etudes de Chopin à l’ Academy of Arts d’Honolulu. A 14 ans il entame sa formation au Curtis Institute of Music in Philadelphia, et la poursuit au College of Charleston, avec Enrique Graf, avant de se perfectionner à la Juilliard School, auprès de Jerome Lowenthal et Robert McDonald. Il travaille actuellement avec Richard Goode. Parcours impressionnant, il a remporté plusieurs prix internationaux (Vendome, Sendai, Hilton Head), dont le 1er Prix au Concours International Luis Sigall à Viña del Mar (Chili, 2007).

Le pianiste ne quitte pas son clavier des yeux. Son  Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart) se place sous le signe d’une mathématique rigoureuse et du contrôle digital. La vitesse lumineuse du pianiste débouche sur de larges clairières d’intériorité. Trilles et humour discret se conjuguent pour vous embarquer dans un message de compassion presque christique dans l’Andantino …. La misère de l’autre est œuvre de rencontre, l’orchestre est envoûté par son soliste. Le thème se porte comme un chœur antique qui souligne la sagesse du propos, il est aussi réactif que dans une tragédie grecque. Les  cors donnent toute  leur puissance, la grande intériorité conduit au ravissement. Les musiciens écoutent son troisième mouvement, médusés puis complices. Est-ce un concours, répéteront-ils le thème avec autant de virtuosité ? C’est un climat de confiance absolue, de fraîcheur  et de simplicité de citoyen du Ciel qui enveloppe l’auditeur dans le Rondo et le Presto. Décapons l’homme de tout ce qui ne fait pas de lui un enfant. L’enfant est joie et liberté. That’s it !

La consécration du pianiste aura lieu le dernier soir de la demi-finale. A commencer par une mise en musique délicieuse avec l'Impromptu en sol bémol majeur D 899/3 (Franz Schubert) qui emmène directement dans l’imaginaire musical. Douceur, rêverie  habitée de la nostalgie à la lumière. Soudain c’est la Ballade n. 1 en sol mineur op. 23 (Fryderyk Chopin), ample, brillante, inspirée sans aucune grandiloquence, on écouterait cette beauté fracassante jusqu’au lendemain ! Il propose un  Dream (Frederic Rzewski) complètement sous contrôle pour produire des effets sonores totalement inédits dans  les 3 mouvements de Petrouchka (Igor Stravinsky).  Férocité nerveuse, déflagrations court-circuitent de fabuleux tremblements telluriques. Les voix s’entremêlent de hululements magiques, d’échos bruissants vers l’évanouissement progressif . Au retour de l’envolée épique, ce sont plusieurs pianos qui ont l’air de jouer ensemble et clôturent cette œuvre qui donne le vertige.  Après le merveilleux récital de Sean Kennard nous écouterons ensuite Mateusz Boriwiak.

http://www.cmireb.be/cgi?usr=emw8evf6c5&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=1834&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6840&flux=20289071

12272903286?profile=originalMateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans) Mateusz Borowiak a étudié le piano et la composition à la Guildhall School of Music and Drama Junior School. Actuellement, il poursuit ses études de piano avec Andrzej Jasinski à l’Académie Karol Szymanowski, en Pologne. En 2010, il remporte le 1er Prix au Concours International Rina Sala Gallo (Monza), puis, en 2011, les 1ers Prix au Concours International Maria Canals (Barcelone), au Concours International de Cleveland, et au Concours européen de la Fondation Yamaha (Pologne). Il s’est produit dans de prestigieuses salles en Europe (Salle Cortot à Paris) et plus particulièrement au Royaume-Uni (Barbican Hall, St Martin-in-the-Fields, St James’s Piccadilly). Il a joué avec des orchestres comme le Royal Philharmonic, les London Mozart Players, le Sinfonietta Cracovia, le Bilbao Orkestra Sinfonikoa. Encore un parcours totalement extraordinaire.

 

Sourire, cheveux bouclés, petites lunettes rondes, doigté de rêve, Mateusz Borowiak va subjuger avec son interprétation puissante de la Partita n. 2 en ut mineur BWV 826 (Johann Sebastian Bach), un choix fait dans la subtilité et la force tranquille.  Fluidité, sonorités pleines, distinctes qui perlent sur une charpente magnifiquement orchestrée, souffle musical : a-t-on besoin de plus, pour le ranger dans les finalistes?  Dream (Frederic Rzewski) est à la fois sérieux et ludique. Le jeu est sensible et complexe.  On peut observer pendant l’exécution millimétrée et cohérente le sourire du compositeur de l'oeuvre, qui est présent dans la salle ce soir-là. Les trilles inventives rappellent un orchestre de verre. Les pianissimos pénètrent l’imaginaire et les basses le font trembler. Des éclaboussures musicales viennent de l’au-delà. Un tremblement imperceptible dans la dernière note…   L’atmosphère onirique continue de plus belle avec Gaspard de la nuit (Maurice Ravel). Le pianiste jongle avec les sonorités et les cascades de notes joyeuses. Bruits d’étoiles. Il y a cette vibration continue à la main gauche et les gouttes musicales transparentes à droite. Il envoie des escalades vers l’infini, apprivoisant et taquinant  les touches avec sensibilité. Son jeu est caressant et profondément respectueux ; un dernier  des tapis roulants d’arpèges dévale sur le  clavier et le voilà qui  redépose les mains, au ralenti : il a chevauché l’infini.  Le destin a rendez-vous avec le pianiste dans le morceau suivant. L’atmosphère est pesante, les arpèges descendent dans l’abîme d’un puits insondable. Que va-t-on y trouver ? La dernière note est en forme de point d’interrogation. Scarbo propulse des  trilles médianes angoissantes et des accords de  sombre solitude. La mélodie se débat dans un vertige ascensionnel, sauvage et passionnante. C’est saccadé, mordant, cuisant, frissonnant d’épouvante. La mélodie est là, sublime comme la condition humaine.  Une réponse semble fuser du ciel. Poussière d’étoiles , de sonorités rares, l’univers chanterait-il ? C’est cela la question.   Une étoile rit.

 Et son Mozart ?

Le même que Sean Kennard, en complètement différent. Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart). Mateusz Borowiak a l’amour du Here and Now. Les phrasés prennent le temps de se vêtir de belles nuances et de style. Pas de recherche de supplément d’âme, l’agilité des doigts reste terrestre et palpitante de beauté. La cadence est une nef de recueillement et d’intense tendresse humaine. Il ressort une atmosphère d’aisance, de sérénité que le Rondo final pare de bonheur. Le pianiste joue divinement bien son Mozart, tranquille et parfaitement accompli. 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=emw8evf6c5&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=2700&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6833&flux=20289071

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administrateur théâtres

Sangyoung Kim (Corée, 29 ans)  &   David Fung (Australie/Chine 30 ans)

 


12272905088?profile=originalSangyoung Kim (Corée, 29 ans)  Pianiste depuis l’âge de 4 ans Sangyoung Kim commence sa formation à l’Université Nationale des Arts de Corée et la poursuit au New England Conservatory de Boston. Lauréate de très nombreux concours nationaux et internationaux, elle a entre autres remporté les 1ers Prix aux concours USASU Bösendorfer, en Arizona (2008) et Heida Hermanns, à Westport (2006).

Concerto n. 23 en la majeur KV 488 (Wolfgang Amadeus Mozart). Sang Young Kim vêtue d’une robe grise à capeline retombant sur les épaules s’imprègne du bonheur de l’introduction orchestrale et entre dans la danse. Les sonorités sont bien détachées, la main gauche bourdonne. Abeille musicale ou artisane d’échelles de soie musicale vertigineuses ? Tout glisse comme le temps dans un sablier de lumière pétillante. Sa cadence très musicienne se termine et elle redonne la main à l’orchestre avec panache ! Le changement de climat dans l’Adagio en fa dièse mineur est dramatique, les violons osent à peine se saisir de leur archet pour souligner le thème, une atmosphère de Stabat Mater déchirant se répand dans la salle muette d’émotion. Changement de programme saisissant, l’Allegro final renoue avec le mode  en la majeur, l’heure est à la jubilation. La pianiste bat la mesure avec ses épaules, les avant-bras font des pas de deux  gracieux par-dessus le clavier. Ah si Chagall la voyait, il l’emmènerait par-dessus les toits comme elle nous emmène dans l’émotion. Des flots de notes rondes roulent comme des billes de bonheur et elle salue.

Un  charisme bienveillant enveloppe son récital du vendredi soir. Elle aborde le Skriabiyn avec charme puis fonce avec courage dans l’univers halluciné du compositeur. Loin du genre épique, elle émerge comme une trépidante danseuse de l’intime, séduisant par son côté artiste et sa sensibilité à fleur de doigts. Elle sait aussi piquer des notes au marteau et plaquer des accords d’acier.  Elle module tout et son contraire pour terminer par une éruption volcanique. Dream est joué de façon presque taquine, à la façon d’un jeu de cache-cache avec humour dans les basses, pétulance dans les notes hautes, résonance dans les notes uniques, des pépites musicales qu’elle a su trouver! 

Ses Variations Eroïca en mi bémol majeur op. 35 (Ludwig van Beethoven) déconcertent le public averti qui attendait la férocité, la puissance, la brutalité du tragique. Il semble qu’elle ait pris le contre-pied et le  parti de jouer la parodie sous forme de mille et un mimes évocateurs. Elle muse même…  Elle travaille tous les styles, de façon surréaliste avec grande expressivité. Militaire, moqueuse, grand siècle, menaçante, enjôleuse, sifflotant… savez-vous danser la Polka ? C’est personnel, bouffon, on dirait une chansonnière de Beethoven. Soudain elle se transforme en cigale musicienne, reine des dissonances voulues et la mélancolie palpitante Beethovienne est bien là, un vase empli de larmes. Une douleur poignante que Baudelaire même ne pourrait faire taire. Le dernier mouvement danse sur la joie chantée à tue-tête par une fine mélodie agreste. Résilience triomphante du bouchon de liège qui surnage  dans un majestueux feu d’artifice.

http://www.cmireb.be/cgi?usr=6gs2jw2rxa&lg=en&pag=1996&tab=102&rec=1858&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6857&flux=1260982

 David Fung (Australie/Chine 30 ans) 

A 19 ans David Fung reçoit le prix de l' ABC Symphony Australia Young Performers Awards, après quatre tournées éblouissantes en Australie dont le point culminant est son interprétation de la Rhapsodie sur un thème de Paganini avec l'orchestre symphonique de Sidney. Il vise l'Amérique et  entame ses études au Conservatoire de Colburn (Los Angeles) dans la classe de John Perry. De 2009 à 2012, il se perfectionne à la Yale School of Music, auprès de Peter Frankl. Il travaille aussi avec Claude Frank. Il a reçu plusieurs bourses et prix, dont le 4e Prix au Concours International Rubinstein (Tel Aviv, 2008), et un prix spécial au Concours de l’International Concert Artists Guild (New York, 2011).Il vit à New York. 

12272905276?profile=originalIl suit tout de suite  Sangyung Kim dans son récital et attaque la pièce imposée, Dream (Frederic Rzewski) avec sourire, à défaut de sagesse. Totalement cabotin, il  ose livrer des pitreries musicales bondissantes. Il s’amuse visiblement en pratiquant des électro-chocs subversifs, fait sauter ses mains à la hauteur des épaules, passe par tous les états : liquide, rocailleux, brumeux, cinglant ! Le rêve s’est effiloché sur quatre notes feutrées, en suspension… On range la partition et la  Sonate en ré mineur K 32 (Domenico Scarlatti) démarre avec grande fraîcheur, couleur et expressivité. Les sonorités sont limpides. La nuque très mobile suit les mains comme un danseur de ballet classique. Il joue deux voix en écho, comme une Tarentelle et verse avec plaisir évident  dans la vivacité du bonheur tzigane avec des triples croches virtuoses. Il se saisit ensuite du  Prélude en si mineur op. 32/10 (Sergey Rachmaninov) pour  jouer les contrastes d’atmosphères : accords profonds,  amples crescendos qui parcourent le clavier d’un être inconsolable, sentiment d’abandon palpable, voire de trahison, aspiré par la dernière mesure. C’est à Beethoven que le pianiste médiatique se livre ensuite, corps et âme. La  Sonate n. 31 en la bémol majeur op. 110 (Ludwig van Beethoven) lui donne l’occasion de briller dans des sonorités bien timbrées qui dévalent comme des cascades d’eau pure. Le drame et le désespoir se font vibrants de vérité. Mais, construisant patiemment son propos il se pique de faire naître un  monde nouveau, harmonieux ? On se laisse  emmener dans la volupté des hautes sphères. Un pianiste radieux célèbre la liberté et la joie de l’émerveillement, pour terminer sur un sourire éblouissant qui est pour lui une façon de vivre.

Et son Mozart ? Des sonorités princières, des pianissimos envoûtants qui gardent bien le timbre, des accords qui claquent avec l’orchestre marquent son très élégant Concerto n. 21 en ut majeur KV 467 (Wolfgang Amadeus Mozart). Une virtuosité explosive, un solo qu’il savoure en rondeurs, un très beau toucher. Les notes défilent avec précision sur la crête orchestrale. Le capitaine du voilier tient à l’œil les cordes et les cuivres  qui jouent le jeu de très bonne grâce. Il est époustouflant de vivacité, une bonne façon d’occulter la pression qu’impose une telle épreuve. Il pourrait se passer de chef d’orchestre, Ascendance chinoise ou italienne ? Australienne! 

 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=6gs2jw2rxa&lg=fr&pag=2427&tab=146&rec=19407&frm=0&par=secorig2016&id=5447&flux=1302473

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Yuntian Liu (Chine, 23 ans)  &  Andrew Tyson (USA, 26 ans)

 

Yuntian Liu (Chine, 23 ans)

Après avoir étudié au Conservatoire de Musique de Xinghai, Yuntian Liu poursuit sa formation aux États-Unis. Il s’est produit dans plusieurs villes américaines, chinoises et européennes, en récital ou en soliste. Premier lauréat du Concours International de Wiesbaden, en 2004, il est également lauréat du Concours National Golden Bell, en Chine (Médaille d’or, 2004) et du Concours International Horowitz pour jeunes pianistes, en Ukraine (2e Prix, 2007).

Le malicieux Yuntian Liu révèle une intériorité poétique marquée dès son entrée dans  les Sonetto 123 del Petrarca (Franz Liszt). A la surprise de l’audience, il n’hésite pas à muser la mélodie et convoque sous ses doigts une douceur de sonorités très colorées. Il plonge dans le romantisme  qu’il semble savourer avec bonheur. Moelleux, souplesse de la rêverie musicale.   On croit dès lors 12272904672?profile=originalque toute l’exécution de son récital sera caractérisée par le raffinement des sonorités et portée par une exaltation profonde.

 Il enchaîne tout de suite  son  Dream (Frederic Rzewski), connu par cœur,  une perle d’exécution pianistique. Il fabrique les trilles les plus impérieuses de tous les candidats. Elles  jettent l’auditeur dans les tensions intenses des différentes facettes du ying et du yang.  Des forces sombres et claires s’opposent avec énergie au sein de  l’immensité poétique.  Devinez quelles seront ses 4 dernières notes suspendues à mi-course du rêve  et qui se brisent soudain sans prévenir ?  Quatre délicates notes de yang, sans nul doute!

Crescendo dans l’audace et la construction de son programme, Liu laisse là la poésie pour tâter du chaos, de l’inquiétude et de la guerre.  Sa Sonate n. 6 en la majeur op. 82 (Sergey Prokofiev) explose de sensations fortes et fracassantes. De la matière musicale  veloutée surnage ici et là dans les éclaircies lyriques, mais très vite les accents parfois jazzy se mutent en notes piquées brutales, en accords abyssaux. La frappe de l’Orlando furioso chinois devient acharnée, les triolets rapides lancinants se culbutent  avant d’aller sonner le glas à la main gauche. Chevauchée ardente et  déferlements d’octaves envahissent le clavier, c’est incandescent, méphistophélique et sarcastique. Yuntian Liu a le sens de la narration…  Passent des pantins désarticulés. Le pianiste fait des moulinets avec sa main droite avant de lancer les derniers cataclysmes. On ne peut s’empêcher de penser à du Stockhausen!

 

 Son Concerto n. 17 en sol majeur KV 453 (Wolfgang Amadeus Mozart) d’une précision absolue, superbement charpenté et mélodique présenté  le premier jour  des demi-finales semble bien loin de ce récital trépidant. Tout le monde se souvient encore de sa très belle expressivité et de la beauté de ses timbres. Le jury sans doute aussi!

 

 http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&lg=fr&pag=2427&tab=146&rec=19356&frm=0&par=secorig2016&id=5390&flux=85268548

 

12272904467?profile=originalAndrew Tyson (USA, 26 ans)

Ses parents adorent la musique mais ne sont pas musiciens. Le jeune pianiste débute sa carrière concertante à 15 ans à New York. Elève de Robert Mc Donald à la Juilliard School, il remporte le cinquième prix au Concours de Leeds en 2012. Il écume les plus prestigieuses salles de concert américaines mais donne aussi des concerts chez lui. Il voyage  en Europe (Suisse, Portugal, Pologne), au Mexique ou en Nouvelle-Zélande, tant en soliste avec différents orchestres américains qu’en musicien de chambre, avec des partenaires comme R. Díaz, R. Kirshbaum, J. Silverstein, Ray Chen.

Son Concerto n. 21 en ut majeur KV 467 (Wolfgang Amadeus Mozart), présenté dès le premier soir de la demi-finale a séduit d’emblée, quelle classe ! De l’émotion  juvénile véritable couplée à une virtuosité impeccable. Sa cadence très personnelle, intense et lumineuse, éclairée par le sourire intérieur le place tout de suite au rang des pianistes que l’on rêve de  suivre jusqu’au bout. Qu’à cela ne tienne, puisqu’il nous emmène avec tant d’intelligence et de goût.  Il est à l’écoute de l’orchestre, jetant souvent des regards furtifs vers les violons alto et semble éprouver du plaisir. Son récital sera étincelant.

 Après un Dream (Frederic Rzewski) hiératique en hommage à la musique contemporaine, il convoque avec autorité naturelle  tout l’esprit du compositeur dans La Partita n. 1 en si bémol majeur BWV 825 (Johann Sebastian Bach). ll égrène  de ses longs doigts des nuances généreuses. La main gauche se prend pour un violoncelle et la main droite est aérienne. Mais voici Le jeu des contraires (Henri Dutilleux) où il s’élance avec jouissance. Il crée des sonorités vibrantes, jouant par à-coups d’inspiration lumineuse. Il nous plonge avec audace dans l’envers des choses, s’aventure dans des sentiers inconnus, émiette des bulles de cristal, gronde des rages contre le monde, court-circuite les émotions et captive l’audience par ses fulgurances.La Sonate n. 3 en fa dièse mineur op. 23 (Aleksandr Skryabin) fait preuve de dramaturgie puissante. Il cerne les soubresauts et les tortures de l’âme avec conviction. Peu à peu émergent des débris de valse. On assiste à une débandade sonique, les doigts pirouettent dans les gerbes d’accords sombres. L’esquisse de bonheurs tranquilles affleure en fondus enchaînés. Devant la fonte des sentiments et la fuite du temps, seule la musique sans doute est divine et consolatrice. Le pianiste s’en prend à la réalité dure et rebelle, la saisit par les cheveux et lui fait courber la tête avant de se fondre dans les bras de la mélodie retrouvée. On reste pétrifié devant tant de talent naturel. 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=2687&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6803&flux=85275870   

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administrateur théâtres

Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans)  & Boris Giltburg (Israël, 28 ans)

12272897698?profile=originalStanislav Khristenko (Russie, 28 ans)

Diplômé du Cleveland Institute en 2010, Stanislav Khristenko a commencé ses études au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou. Deuxième prix au Concours de Pretoria en 2012, il vient de remporter le Concours International Maria Canals à Barcelone. Ses concerts le mènent à travers les cinq continents. Dès le début des épreuves éliminatoires il a étonné le public par sa stature hors du commun : un alliage étonnant de bienfaisant colosse et de poète fluet dont la patte est d’une efficacité extraordinaire. Un régal d’écoute ! Il n’est pas étonnant qu’il ait choisi la Sonate n. 2 en ré mineur op. 14 (Sergey Prokofiev)  pour débuter son récital. C’est tout lui : une attaque en force qui fait chanter l’instrument et débouche sur de délicates pirouettes. Son jeu vivant et fascinant sonne viril et décidé, le   phrasé est d'une clarté exemplaire, la palette dynamique. Une grande variété de styles anime son interprétation. Hiératique ou trempé de sueur par la transe musicale il agit en véritable force de la Nature tout en maniant le rubato avec délices.  Dream (Frederic Rzewski), joué de mémoire bien sûr,  lui permet des gestes brusques et des grands contrastes. Virtuosité dans les aiguës lâchées par poignées, il égrène des cailloux chargés de mystère dans l’oreille de l’auditeur.  C’est surréaliste et hallucinatoire. Sa Rhapsodie espagnole (Franz Liszt) est un mythe vivant, un pot-pourri d’humeurs ibériques, parsemé de poudre musicale; le pianiste russe imaginatif ne boude nullement son plaisir de jouer et il n’abrite rien moins que la Musique !

 

Une Musique qu’il hume longtemps les yeux fermés, avant de commencer son Concerto n. 23 en la majeur KV 488 (Wolfgang Amadeus Mozart). Le visage est entre la torture et la félicité. Le colosse délivre ses notes comme si elles étaient un peuple de lilliputiens. Mais c’est aussi un géant de la compassion lorsqu’il distille la musique, fondu avec l’orchestre. Après la majesté musicale de l’Allegro, le sublime Adagio en fa dièse mineur dépose des larmes sur le clavier dans un recueillement intense et le sens inné du drame. Déconcertant dans son troisième mouvement très brillant, on croit entendre un jeu ludique et même légèrement swingué ! Il est en finale le commandant d’une armée de doigts qui répondent …au doigt et à l’œil !

http://www.cmireb.be/cgi?usr=cp2agd8snf&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=2711&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6867&flux=79324460

 

12272898274?profile=originalBoris Giltburg (Israël, 28 ans)

Il est attendu avec passion par les auditeurs qui ont découvert chez lui une sensibilité extraordinaire. Né dans une famille de pianistes, Boris Giltburg commence sa formation avec sa mère, puis il devient l’élève d’Arie Vardi. Il est lauréat de nombreux Concours Internationaux : de Santander (2002), de Lisbonne (1er Prix en 2003), et de Tel Aviv (Rubinstein, 2e Prix en 2011). Il joue régulièrement en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, et en Israël. Dream (Frederic Rzewski) débute son récital après le passage de Stanislav Khristenko.  La lumière se tamise progressivement et voici une musique nerveuse, sérieuse, funèbre presque. Ses trilles chantent à l’infini et une note seule vaut mille tocsins en dépit des explosions macabres de la composition. Boris verse dans les quatre dernières mesures quatre gouttes de perfusion vitale. C’est magnifique. Dans l’Etude-tableau in C minor op. 39/7 (Sergey Rachmaninov)  le pianiste se ramasse sur lui-même, crée comme à son habitude des sonorités rares. Il possède une technique fascinante et use d’une dynamique impressionnante. Sa Sonate in B minor (Franz Liszt) sera spectaculaire de romantisme. Il libères ses doigts d’acier trempés dans la passion, opère des crescendos magistraux, fait pleuvoir des étoiles, donne de l’espace à l’infinie petitesse et à la solitude humaine. Nous avons là un hymne à l’intelligence et à la finesse. Ses développements sont intimistes, des pétales de fleurs tournent à la bourrasque. Non ! au bouillonnement intérieur … maîtrisé. Son introspection minutieuse fouille les tréfonds de l’âme : fragilité et grandeur.

 Il jouera le Concerto n. 15 en si bémol majeur KV 450 (Wolfgang Amadeus Mozart).  Il entre en scène après qu' Arie Van Liesbeth, président du jury, a rendu hommage à l'Orchestre royal de chambre de Wallonie qui a, sous la baguette calibrée et nuancée  de Michael Hofstetter, soutenu avec passion les 24 finalistes. Le pianiste écoule ses sonorités splendides si particulières, cela coule en vagues, cela sonne en carillons, cela explose en pastilles sonores. Le tout coiffé de rideaux de perles musicales et de rythmes éblouissants. C’est lui qui semble donner le tempo à l’orchestre tant il est dans le jeu musical. Puis tout d’un coup, il s’égare, on en pleurerait !... et reprend avec une maîtrise de soi inouïe. Il joue maintenant suspendu aux mains de Michael Hofstetter, un quatre-mains émouvant ! Le pianiste  de génie a retrouvé toute son énergie et ses timbres lumineux dans le troisième mouvement, gracieux, élégant, assumé, spirituel ! Le jury ne tiendra pas compte de ce passage hors du temps.   

 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=j4k4rzdma4&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=2668&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6845&flux=79255984

 

 

 

 

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Rémi Geniet (France, 20 ans)  &   Roope Gröndahl (Finlande, 23 ans)

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Rémi Geniet (France, 20 ans) 

Commençons par saluer son parcours hors du commun et sa filiation avec la très renommée Brigitte Engerer, pianiste française, 3e lauréate au concours Elisabeth en 1978. Le tout jeune  Remi Geniet est dès la première épreuve un favori du public. En 2010, Rémi a été lauréat des concours Adilia Alieva à Gaillard près de Genève et du prestigieux concours Horowitz à Kiev. Il y a en particulier reçu le prix spécial d'interprétation Horowitz. Tout y est chez lui : le style, le phrasé, la sensibilité artistique. Il se démarque par la richesse de sa musique et une attitude  réservée. Serait-il joueur d’échecs à ses heures ? S’il lui en reste… car le mental et la concentration sont ses atouts majeurs. Il semble pousser très loin la mathématique musicale, mettant naturellement en évidence  toutes les articulations de l’œuvre jouée.  Pour preuve, le fait d’avoir choisi délibérément dans son récital la  Partita n. 4 en ré majeur BWV 828 (Johann Sebastian Bach). C’est ciselé, les notes sont luisantes, le rythme précis, le phrasé a l’air intuitif alors que tout est maîtrisé par le virtuose. Il possède une façon lumineuse de  galber les contours de la musique.  Sa palette de colorations décline tout en camaïeux, le toucher est cristallin. La Sonate n. 4 en ut mineur op. 29 (Sergey Prokofiev) le fera sculpter la polyphonie. Quelques allusions jazzy et le voilà qui crève la toile, il joue comme un peintre passionné. Il est de ces variations à peine perceptibles, des mouvements enflammés, des élans chromatiques, de la danse macabre déguisée.  Quant à son interprétation de  Dream (Frederic Rzewski) elle  laisse songeur. Aura-t-il décrit un monde gelé pris par la solitude et le vide effrayant, ses sonorités semblent appartenir à un univers de cauchemar glacé.

 

C’est dans le  Concerto n. 20 en ré mineur KV 466 (Wolfgang Amadeus Mozart) qu’il se révèle totalement le vendredi soir. Son magnifique toucher fait vibrer la musique. Il extrait des perles de son instrument, se passionne avec une volubilité moelleuse, affirme les basses avec vigueur. Sa musique a une source intérieure, c’est sûr ! Son engagement total galvanise l’orchestre qu’il mange d’ailleurs des yeux.  Dans le deuxième mouvement sa puissance devient solaire. Il construit tout de façon méticuleuse, ne laissant rien au hasard. Il possède une sève musicale qui vient des racines même de la musique. Son dernier duo avec les flûtes dans le Rondo final est passionnant : il  renoue avec humour avec l’esprit de compétition entre musiciens. Le voilà soudain méditant, les notes graves déclenchent une envolée de clarté carillonnante, et le cor siffle d’admiration. Pour le public, c’est un triomphe.

http://www.cmireb.be/cgi?usr=gm8m4ke4nm&lg=en&pag=1996&tab=102&rec=2688&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6839&flux=76522223

 

 

 

 Roope Gröndahl (Finlande, 23 ans)

mini_GrondahlRoope19083.jpg  Après avoir étudié à l’Académie Sibelius d’Helsinki, ce jeune pianiste finlandais vit à Londres, étudiant à la Royal Academy of Music. Son récital n’a peut-être pas impressionné par sa clarté mais les œuvres choisies étaient elle-même très complexes: Brahms et Skryabin…. Il semble affectionner la musique moderne, ne ménageant pas ses coups de coude sur le piano dans  Dream (Frederic Rzewski). Il donne une qualité surnaturelle aux sonorités et ne donne pas l’impression d’une œuvre où sont pourtant rassemblées toues les embûches possibles pour un pianiste. Son exécution semble démontrer que tout est possible, … dans le rêve.

Dans les 8 Klavierstücke op. 76 (Johannes Brahms), une œuvre touffue,  l’introduction avec son déferlement de doubles croches ascendantes séduit. Le pianiste lutine son clavier, son visage semble pris d’illumination céleste, infusant la rêverie et les lignes chromatiques syncopées, variant les cadences. Une belle complainte populaire rassure… oui, mais, on aimerait plus de corps à la musique. Un peu plus de tonus et netteté, peut-être moins d’abstraction. cette partition convient sans doute très bien à une  personnalité complexe et intériorisée.  Sa  Sonate n. 10 op. 70 (Aleksandr Skryabin) est plus fougueuse et enflammée. Le pianiste ménage des scènes mouvementées intéressantes et dégage quelques passages plutôt moqueurs. N’empêche, une certaine froideur intellectuelle ressort encore. Parfois c’est comme si la musique parvenait d’une  tour d’ivoire. Un public aime être emmené quelque part dans l’imaginaire musical et ce musicien fait un peu peur avec cette blancheur de vibrations.  Mais voici un bijou : Droit comme le i de inspiré, son Concerto n. 27 en si bémol majeur KV 595 (Wolfgang Amadeus Mozart) a une belle assise et des sonorités claires et agréables. Le musicien tourne presque le dos au public tant il aspire à la communion avec l’orchestre. La musique semble lui tomber du ciel : " demande et il te sera donné !" . Le Larghetto est lent et profond, prenant tout son temps pour ciseler sa mélodie à la manière  d’un conteur. Et l' Allegro final du concerto bouscule les cœurs, tant la joie exulte ! 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=jx88mdasc2&lg=fr&pag=1996&tab=102&rec=2698&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6845&flux=76748652

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Les deux finalistes Tatiana Chernichka (Russie, 28 ans)  &  Zhang Zuo (Chine, 23 ans) seront les premières à se produire le premier soir des finales du concours Reine Elisabeth au Palais des Beaux-Arts des Bruxelles le lundi   27/05 [20:00]

 

 


12272897864?profile=originalTatiana Chernichka (Russie, 28 ans)

Première à ouvrir les demi-finales cette pianiste de l’âme et de ses tourments aurait plu à Charlotte Brontë. Pour son côté sauvage, impliqué et décidé.  Elle a le souffle, la vision et des qualités sonores exceptionnelles. Ce n’est nullement au figuré que Tatiana attaque son récital par les Sarcasms op. 17 de (Sergey Prokofiev). La force brutale est tournée en dérision. Son esprit moqueur de farfadet insaisissable taquine les basses de façon subversive. La fluidité de la mélodie est battue en brèche par des accords furieux de la main gauche. Sorte de David au féminin, l’esprit ou la musique effleure le clavier et s’évanouit. Le doigté prend des allures de flocons de neige. Quelques derniers aboiements féroces et réguliers s’éteignent pour toujours! Le public est déjà gagné par l’admiration.  Passons aux  Voiles  de (Claude Debussy). Voici la pianiste devenue harpiste ou dentellière de la musique. La main gauche fait sonner une note insistante, ensuite viennent des affleurements mélodiques et, silence.  Ce qu'a vu le vent d'ouest (Claude Debussy) répand des rafales sauvages, démonte une mer orageuse : flots débordants, ruptures abruptes. Elle joue ensuite  Dream de (Frederic Rzewski), par cœur!, en apprivoisant les notes qui éclaboussent l’imaginaire. Longues trilles qui évoquent les stalagmites d’une grotte immense éclairée de couleurs acides. Elle traduit à merveille l’œuvre de l’eau sur la pierre, celle de l’esprit sur le néant. Après une lecture du Dante (Franz Liszt). La pianiste s’échappe dans un soulèvement tectonique. Elle lâche des sonorités vibrantes de tocsin et s’élance vers l’infini. Elle est capable de notes douces, timides, harmonieuses, paisibles qui rejoignent une réalité assumée par la main droite seule. Le rêve ensuite s’éprend des deux mains qui voltigent sur tout le clavier. Trois quart d’heures de passion, de gammes frénétiques ou d’alchimie pour fabriquer l’élixir de douceur. Passionnante à voir et à entendre ! Dommage que nous n’ayons pas pu assister à son concert de Mozart : Concerto n. 23 in A major KV 488 (Wolfgang Amadeus Mozart) ! On l’imagine bien en concertiste enflammée !

http://www.cmireb.be/cgi?usr=nt246sfj32&lg=en&pag=2427&tab=146&rec=19503&frm=0&par=secorig1942&id=5324&flux=74563132

12272897672?profile=original  Zhang Zuo (Chine, 23 ans)

Elle apparaît au récital, vêtue d’un fourreau de noires paillettes d’Ondine qui sort des flots. Dans l’ordre elle interprétera la pièce imposée de  Dream (Frederic Rzewski) puis,  Ondine (Maurice Ravel Gaspard de la nuit) et les 12 Etudes symphoniques op. 13 (Robert Schumann Elle a le sourire aux lèvres et un copion de la partition dans le piano. Elle semble masser le piano et extraire tour à tour de la fièvre et des notes hallucinatoires. Elle respire ses notes comme des frémissements aquatiques. Tableau musical liquide, chevelure ou fil mélodique de l’eau? Elle a terminé Dream avec extrême sensibilité musicale. De son toucher caressant, elle pétrit la musique d’Ondine  comme une matière vivante et délicate, elle taquine les touches noires en de longs frissons prolongés avant un dernier plongeon furtif.  Son exécution d’une des œuvres les plus difficiles de  Schumann ne manque pas de timbre et de variété d’atmosphères. Entre l’appel du large et la légèreté des piqués chargés d’humour, sautillants et juvéniles elle part en chevauchée d’amazone musicale entre les accès de tendresse ou de colère. C’est un carillon féerique qui nous emmène dans une autre réalité. Cadences variées et créatives : doux, énergique,  brillant, expressif et mobile à l’extrême. Superbe complexité polyphonique aux très beaux reliefs. Tout se transforme, à l’infini même si le thème réapparaît avec insistance.  Avalanches de bonheur, promenade sentimentale d’être solitaire  et ardent ?  De toutes façons,  credo vital dans la musique qui se termine sur un final en panache.

 

Des applaudissements enthousiastes accueillent son Concerto n. 24 en ut mineur KV 491 (Wolfgang Amadeus Mozart). Équilibre de la construction, très beaux accords pleins de vivacité, doigté à la légèreté féerique. La pianiste a créé une véritable osmose avec l’orchestre, ses regards dansent avec le chef d’orchestre. Le Larghetto fait arrêter le public de respirer, son toucher moelleux est toute volupté et sensibilité. Le visage se contracte d’intelligence avec la musique, l’orchestre lui donne la réplique, au cœur de l’émotion.  L’Allegretto ne décevra pas. La pianiste peut y déployer toute sa maturité et sa  fantaisie musicale. Elle quitte la scène du Studio 4 de Flagey avec un sourire lumineux,  plus qu’épanoui. Voilà une artiste accomplie, porteuse de joie. Que demander de plus?  

 

http://www.cmireb.be/cgi?usr=khx65etydu&lg=en&pag=1996&tab=102&rec=2712&frm=0&par=secorig1994&par2=atvorig3771&id=6912&flux=74607716

 

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La proclamation des finalistes du  CONCOURS REINE ELISABETH 2013,  a eu lieu ce samedi 18 mai après minuit trente. 

En ordre alphabétique, les 12 finalistes sont : Mateusz Borowiak,   Tatiana Chernichka,   David Fung,   Rémi Geniet,   Boris Giltburg,   Roope Gröndahl,   Sean Kennard,   Stanislav Khristenko,   Sangyoung Kim,   Yuntian Liu,   Andrew Tyson,    Zhang Zuo.


Ils se produiront du 27 mai au 1er juin au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Ils seront accompagnés par l'Orchestre National de Belgique, dirigé par Marin Alsop. Des places sont toujours en vente au +32 2 507 82 00 et sur www.bozar.be(prix et plus d'information).

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Grâce à Belgacom, la finale pourra être suivie en direct sur le site internet du Cmireb. Toutes les prestations seront disponibles en VOD, sur  le site et sur Belgacom TV. Réécoutez les prestations des candidats dans la médiathèque  du Cmireb.

vous pouvez suivre  la diffusion du Concours sur les chaînes et sites internet de la RTBF et de la VRT.

 

L'ordre de leurs prestations en finale est le suivant : 

Lundi ▪  27/05 [20:00]

Tatiana Chernichka (Russie, 28 ans) | pause| Zhang Zuo (Chine, 23 ans)

Mardi ▪ 28/05 [20:00]

Rémi Geniet (France, 20 ans) | pause |  Roope Gröndahl (Finlande, 23 ans)

Mercredi ▪ 29/05 [20:00]

Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans) |pause | Boris Giltburg (Israël, 28 ans)

Jeudi ▪ 30/05 [20:00]

Yuntian Liu (Chine, 23 ans) | pause | Andrew Tyson (USA, 26 ans)

Vendredi ▪  [20:00]

Sangyoung Kim (Corée, 29 ans) | pause | David Fung (Australie/Chine 30 ans)

Samedi ▪ 01/06 [20:00]

Sean Kennard (USA, 29 ans) | pause | Mateusz Borowiak (Grande-Bretagne, 24 ans)

 avec l’ Orchestre national de Belgique sous la baguette  de  Marin ALSOP

Retrouvez en vidéo les prestations des candidats de ce samedi 17/05

Durant les demi-finales, chaque candidat s'est produit deux fois (en concerto avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie placé sous la direction du chef allemand Michael Hofstetter. Ils ont  tous joué  l’œuvre imposée, "Dream" de Frederic Rzewski dans leur proposition de récital  choisie par le jury. 

Revivez toutes les prestations des demi-finales en vidéo 

Les finalistes suivent à présent une semaine de masterclass à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Les  12 finalistes présenteront une sonate (de Haydn, Mozart, Beethoven ou Schubert), suivie de l’œuvre imposée inédite et d’un concerto au choix. Les candidats seront accompagnés par l’Orchestre National de Belgique sous la direction de la chef américaine Marin Alsop. Le classement des finalistes sera dévoilé par le président du jury, le samedi 1er juin en fin de soirée.

Pour la 1ère fois cette année, la couverture de la semaine de finale est commune aux trois média (radio, télévision et web). Les six soirées de finales sont ainsi diffusées en direct dès 19h50 sur La Trois (en TV), Musiq’3 (en radio) et sur les sites www.musiq’3.be, ARTE-Liveweb, le site du Concours Reine Elisabeth et Cobra.be. Toutes les prestations sont également rediffusées chaque soir en différé sur ARTE Belgique. 

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administrateur théâtres

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Who's who du  jury du concours Reine Elisabeth 2013

 and how it works!

Bien que la composition du jury puisse varier d'une épreuve à l'autre, les membres du jury assistent à l'ensemble de la compétition l’entièreté de l’épreuve pour laquelle ils ont été appelés à siéger.  Chaque membre du jury donne ses notes pour tous les candidats à l’huissier de justice  à la fin de chaque session. Les membres du jury ne peuvent pas voter pour leurs propres étudiants. Aucune consultation n'a lieu entre eux. Il n'y a pas de délibération du jury dans le sens habituel du terme. Chaque membre du jury s'engage en effet à ne pas discuter des prestations des candidats avec d'autres membres du jury. Les notes sont traitées de manière confidentielle et le palmarès est, après ajustement éventuel, calculé sur base de ces notes. Le rôle du président du jury (Arie Van Lysebeth) est de diriger les opérations de la session. Il est assisté dans cette tâche par un secrétaire (Nicolas Dernoncourt). Ils ne prennent pas part au vote. Les noms des membres du jury sont annoncés à la veille des premières éliminatoires.

Arie Van Lysebeth – Belgique  

Arie Van Lysebeth commence le violon à l’âge de quatre ans. Il accomplit ensuite ses études supérieures au Conservatoire de Bruxelles: piano, basson, musique de chambre, et direction d’orchestre. Premier lauréat ex-æquo du Concours International de Prague, il se voit octroyer le poste de basson soliste à l’Orchestre Symphonique de la Radio-Télévision Belge. Il s’est produit partout dans le monde à la tête de grands orchestres belges , travaillant avec des solistes renommés tels qu’Igor Oisttrakh, José Van Dam Murray Perahia ou Augustin Dumay. Il a également régulièrement dirigé l’Orchestre Symphonique du Conservatoire de Bruxelles. Pendant de longues années, il a été professeur de musique de chambre au Conservatoire Flamand de Bruxelles, dont il a assumé la direction de 1994 à 2003. Il est actuellement directeur artistique de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

Diane Andersen - Belgique

Diane Andersen, dont le maître fut Stefan Askenase, reçut également les conseils précieux de la pianiste hongroise Annie Fischer. Elle poursuit une brillante carrière de soliste, de chambriste et de pédagogue, et donne des concerts à travers le monde dans des salles mythiques comme le Carnegie Hall, le Rudolfinum, le Concertgebouw, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, La Fenice. Présidente d’EPTA-Belgium Wallonie-Bruxelles et professeur honoraire du Conservatoire Royal de Bruxelles, elle dirige aujourd'hui des master classes en Amérique du Sud et du Nord, au Japon, en Chine, en Corée et en Europe. Elle est aussi invitée régulièrement comme membre du jury de grands concours internationaux.

Frank Braley - France

Frank Braley effectue ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris. En 1991, il remporte le 1er Prix et le Prix du Public du Concours Reine Elisabeth. Régulièrement invité au Japon, aux États-Unis, au Canada et dans toute l’Europe, il se produit en récital, en musique de chambre et en soliste, avec des formations telles que l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, le Philharmonique Royal de Liège. Il a été dirigé par Jean-Claude Casadesus, Charles Dutoit, Armin Jordan, Hans Graf, Günther Herbig, Christopher Hogwood, Marek Janowski, Kurt Masur, Yehudi Menuhin, Antonio Pappano, Walter Weller. Dès 2014, Frank Braley succèdera à Augustin Dumay au poste de Directeur Musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.

Abdel Rahman El Bacha - Liban

Né à Beyrouth en 1958, Abdel Rahman El Bacha vit en France, où il se perfectionne dès l’âge de seize ans dans la classe de Pierre Sancan, au Conservatoire National Supérieur de Paris Abdel Rahman El Bacha, maître de piano à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, est également compositeur. Ses intégrales des sonates de Beethoven et de l’oeuvre pour piano seul de Chopin sont un très grand succès, tant au concert qu’en CD.

Peter Frankl - Grande-Bretagne

D’origine hongroise, Peter Frankl se produit en concert à travers le monde depuis les années 1960. Il a été membre du jury de nombreux concours internationaux  de Van Cliburn, Leeds, Rubinstein, Clara Haskil, Santander, Cleveland, Paderewski, Hong Kong, Shanghai, etc. Sa vaste discographie comprend l’oeuvre complète pour piano de Schumann et de Debussy ; les concertos pour piano, les sonates pour violon et les trios de Brahms ; les concertos de Mozart ; les quintettes de Schumann, Brahms, Dohnányi, Dvorák et Martinu, et bien d’autres enregistrements. 

Dae Jin Kim - Corée du Sud

Kim Daejin est diplômé de la Juilliard School, où il a étudié avec Martin Canin. En 1985, il remporte le Concours International Robert Casadesus (Cleveland), et, l’année suivante il fait ses débuts à New York. Sa récente discographie comprend deux concertos pour piano de Mozart, avec l’Orchestre symphonique national de la Radio polonaise, qu’il dirige également. En 2006, il est nommé Professeur de l’Année par la Music Association of Korea.

Jian Li - Chine

Après avoir entamé ses études au Conservatoire de Shanghai, Li Jian les poursuit au Conservatoire National de Paris, grâce à son 2e Prix, remporté à l’âge de 16 ans au Concours Long-Thibaud. Professeur honoraire de l’Université de Nanjing, il est actuellement professeur et chef du département piano au Conservatoire de Shanghai.

David Lively - USA

ll débute sa carrière à 14 ans dans le Concerto pour piano d'Aram Khatchatourian avec l’Orchestre Symphonique de Saint-Louis. En 1972 il remporte la quatrième place au Concours Musical International Reine Elisabeth. Il participe plus tard, comme membre du jury de ce même concours, aux éditions 1999, 2003 et 2010. l’élève privilégié de Claudio Arrau, il est le directeur des concours de l'École normale de musique de Paris.

Minoru Nojima - Japon

Le pianiste japonais Nojima Minoru a fait ses débuts à l’âge de dix ans avec le NHK Symphony Orchestra. Après sa formation à la Toho Gakuen School of Music, dès 1966, il est invité par le Ministre des Affaires Culturelles soviétique au Conservatoire de Moscou pour y suivre les cours de Lev Oborin. Il est actuellement président du Collège de Musique de Tokyo et professeur de piano à la Toho Gakuen School of Music.

Anne Queffélec - France

Pianiste française. Après après avoir étudié au Conservatoire de Paris, elle poursuit ses études à Vienne auprès de Paul Badura-Skoda, Jörg Demus et Alfred Brendel. Les succès remportés dans les concours internationaux de Munich (1968) puis de Leeds (1969) lui permettent de collaborer avec des chefs comme Pierre Boulez, David Zinman, John Eliot Gardiner et bien d’autres.Elle s’est produite dans le cadre de festivals célèbres comme les BBC Proms de Londres, ainsi qu’à Strasbourg, Bordeaux, à la Folle Journée de Nantes, à La Roque d’Anthéron, où elle a donné en août 2003 l’intégrale des sonates de Mozart. Son répertoire très éclectique s'étend de Scarlatti à Satie et Dutilleu, bien qu'elle affectionne tout particulièrement Haydn, Schubert et Mozart, dont elle a notamment joué quelques extraits pour la bande son du film Amadeus de Miloš Forman. Meilleure interprète de l’année aux Victoires de la Musique en 1990. Son dernier disque, Satie et cie, dédié à la musique française a été choisi en janvier 2013, comme disque officiel du festival de la Folle Journée de Nantes. 

Staffan Scheja - Suède

fait ses débuts à l’âge de 14 ans, avec Herbert Blomstedt et l’Orchestre de la Radio suédoise. Après avoir étudié au Royal College of Music à Stockholm, il se perfectionne à la Juilliard School à New YorkDurant plusieurs années, il vit aux États-Unis et se produit au Carnegie Hall et au Kennedy Center avec le Philharmonique d’Oslo, ainsi qu’à la Maison Blanche avec Barbara Hendricks. Sur l’île de Gotland dans la Mer Baltique, il a fondé et est le directeur artistique d’un festival de musique de chambre. Membre de la Royal Academy of Music de Suède, il a reçu la médaille royale suédoise, Litteris et Artibus, et vit actuellement à Stockholm, où il est professeur et dirige le département piano du Royal College of Music.  

Jean-Claude Vanden Eynden - Belgique 

Très jeune il devint élève au Conservatoire royal de Bruxelles où son professeur est Eduardo Del Pueyo. En 1964, à seize ans il remporte le troisième prix du prestigieux Concours Reine Elisabeth. Cette précieuse distinction marque le coup d’envoi d’une brillante carrière qui le mène dans les plus belles salles du monde et les festivals les plus réputés :  Korsholm (Finlande), Prades et La Chaise-Dieu (France), Umea (Suède), et Stavelot (Belgique), festival duquel il est conseiller artistique depuis de nombreuses années. il joue avec des partenaires belges et internationaux de tout premier plan : Véronique Bogaerts, Marie Hallynck, Augustin Dumay, Quatuor Ysaÿe, Ensemble César Franck, etc. Soliste de réputation internationale, Jean-Claude Vanden Eynden est conjointement un professeur « grand format ». Son répertoire, vaste et impressionnant, comprend entre autres l’intégrale des œuvres pour piano seul de Maurice Ravel. En 2004, il remanie l’école fondée en 1977 par son maître, en Centre Musical Eduardo del Pueyo, et en devient le directeur artistique. Actuellement, il est professeur honoraire au Conservatoire royal de Bruxelles et enseigne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. 

Tamás Vásáry  - Suisse

Pianiste et chef d’orchestre suisse d’origine hongroise, Tamás Vásáry donne ses premiers concerts publics à l’âge de huit ans. Il étudie auprès d’Ernst von Dohnányi et de Józef Gát à l’Académie Franz Liszt de Budapest et fut plus tard le disciple de Zoltán Kodály. Premier Prix du Concours Franz Liszt en 1948, il est ensuite lauréat du Concours Chopin de Varsovie (1955), du Long-Thibaud à Paris (1955), puis du Concours Reine Elisabeth (1956), et du Concours de Rio de Janeiro (1957. Se  produisant avec les plus grands orchestres et les chefs les plus réputés de par le monde. Il a enregistré une vingtaine de disques, notamment pour Deutsche Grammophon. En tant que chef, il a dirigé plus de cent orchestres. De 1993 à 2004, il est le directeur musical du Symphonique de la Radio hongroise. En 2012, il reçoit la Médaille Mozart de l’UNESCO. Il est membre honoraire de la Royal Academy of Music et du Royal College of Music de Londres, et Chevalier des Arts et des Lettres en France.

Elisso Virsaladze - Géorgie

Pianiste soviétique puis géorgienne. Elle a commencé ses études de piano avec sa grand-mère Anastasia Virssaladze, élève de Teodor Leszetycki. Celle-ci était une pianiste reconnue, et lui enseignait en privé mais également à l'école pour surdoués de Tbilissi, où elle était professeur. À 20 ans, elle gagne le 3e Prix au Concours Tchaikovsky, et, quatre ans plus tard, le Premier Prix du Concours Schumann de Zwickau. Depuis lors, elle est reconnue comme l’une des grandes interprètes de Schumann. Elisso Virsaladze se produit dans les plus importantes villes européennes, en musique de chambre ou en concerts avec des orchestres prestigieux Elle fait également plusieurs tournées aux États-Unis, au Japon, en Russie, etc. Elle enseigne régulièrement au Conservatoire de Moscou et à la Musikhochschule de Munich, et siège comme membre du jury dans de nombreux concours internationaux.

Le premier concours: 

Archives : http://www.sonuma.be/archive/le-premier-concours

 

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12272897465?profile=originalLe réseau Arts et Lettres tient à rendre un hommage particulier à cette merveilleuse institution artistique   qu'est notre Concours  Musical International Reine Elisabeth. Il fêtait ses 75 ans d'existence l'année dernière. La Reine Fabiola continue de lui assurer son soutien royal  indéfectible.  Nous tenons à attirer l'attention de nos membres sur la qualité extraordinaire de tous les candidats qui ont eu la chance d'être retenus. Ils ont fait preuve d'endurance tout au cours de  leurs études musicales dans leur pays qu'ils ont  souvent dû quitter pour se former ailleurs, auprès de professeurs étrangers de haute  de renommée. ... Et cela a un coût. Les familles ont dû souvent se  sacrifier  pour l'avenir du jeune artiste.  Tous se sont  déjà produits régulièrement dans de  prestigieuses salles  de concerts internationales. 

Grâce à Musiq 3 en particulier, vous pouvez suivre ces concerts prodigieux et émouvants en direct. Très émouvants en effet, s'il on se souvient que les candidats ont tous moins de 30 ans qu'ils ont produit de par le monde un énorme travail de préparation et consenti des efforts quotidiens exemplaires pour atteindre l'Excellence en  y consacrant  des heures de travail dont nos jeunes n'ont absolument pas idée,  C'est certainement un exemple à nos yeux pour réveiller l'apathie générale de nos adolescents hélas souvent pris en otage par notre monde consumériste,  souvent  sollicités comme objets mêmes de consommation plus que comme acteurs indépendants, intelligents et capables  d'un avenir  construit.  C'est donc chaque fois avec grande émotion que l'on voit monter sur scène ces êtres bouillonnants de talent et d'espoir. 

On pense aussi à l'institution même du Concours qui sait fédérer autour d'elle tant de familles d'accueil bénévoles qui mettent au service des jeunes élus leur maison, leur piano,  les entourent de tous leurs soins, les soutiennent jour après jour dans les préparation fabuleuse des éliminatoires et les consolent quand malheureusement, malgré leur investissement très sérieux ils n'ont pas été sélectionnés. Le public a toujours quelque regret pour ces artistes qui ont joué, l'émotion à fleur de peau ou insufflant une esthétique particulière à l' oeuvre jouée ...mais qui,  ayant fait des fautes techniques ou de mémoire  ne seront pas retenus par le jury. On espère juste que leur désir de  carrière musicale ne s'en ressentira pas trop! Et puis ... certains, parfois jugés trop juvéniles, n'ayant pas encore acquis "la maturité musicale" reviendront à la charge trois ans après... 

Flagey, Studio 4. À chaque séance, qui comprend deux parties, le public entendra quatre demi-finalistes différents. Chaque demi-finaliste se produira deux fois, sur deux jours différents. 

Chaque jour, quatre candidats:

Les deux premiers candidats interpréteront un concerto de Mozart accompagné par l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dirigé par Michael Hofstetter. Le concerto sera sélectionné parmi les concerti KV271 (n. 9 en mi bémol majeur), KV450 (n. 15 en si bémol majeur), KV453 (n. 17 en sol majeur), KV459 (n. 19 en fa majeur), KV466 (n. 20 en ré mineur), KV467 (n. 21 en ut majeur), KV488 (n. 23 en la majeur), KV491 (n. 24 en ut mineur) et KV595 (n. 27 en si bémol majeur).
Les deux autres candidats présenteront leur récital ainsi que l’œuvre inédite imposée,
écrite par Frederic Rzewski : DreamChaque candidat aura préparé deux programmes de récital, et le jury en choisira l’un des deux.

Proclamation des 12 finalistes le samedi 18 mai en fin de soirée.

Voici l'ordre de passage des candidats de la demi-finale:

Lundi ▪  13 mai ▪
15:00 CONCERTO : Yuntian Liu (p. 111) – Samson Tsoy (p. 125)

                   RECITAL : Yannick Van de Velde (p. 127) – Mikhail Berestnev (p. 72)

20:00 CONCERTO : Andrew Tyson (p.126) – Yedam Kim (p. 103) 

                  RECITAL : Joo Hyeon Park (p. 117) – Lu Shen (p. 123)


Mardi ▪ 14 mai ▪ 
15:00 CONCERTO : Jianing Kong (p. 105) – Stephanie Proot (p. 118)

                 RECITAL : Tatiana Chernichka (p. 76) – Zhang Zuo (p. 138)

20:00 CONCERTO : Sangyoung Kim (p. 101) – David Fung (p. 80)

                 RECITAL : Joon Kim (p. 99) – Rémi Geniet (p. 81)

12272898087?profile=originalMercredi ▪  15 mai 

15:00 CONCERTO : Yejin Noh (p. 113) – Kana Okada (p.114)

                RECITAL : Roope Gröndahl (p. 84) – Sasha Grynyuk (p. 85) 

20:00 CONCERTO : Sean Kennard (p. 94) – Mateusz Borowiak (p. 73)

                RECITAL : Stanislav Khristenko (p. 96) – Boris Giltburg (p. 82)


Jeudi ▪  16 mai 
15:00 CONCERTO : Yannick Van de Velde (p. 127) – Mikhail Berestnev (p. 72)

                RECITAL : Yuntian Liu (p. 111) – Samson Tsoy (p. 125)


20:00 CONCERTO : Joo Hyeon Park (p. 117) – Lu Shen (p. 123)

                RECITAL : Andrew Tyson (p.126) – Yedam Kim (p. 103)


Vendredi ▪  17 mai 
15:00 CONCERTO : Tatiana Chernichka (p. 76) – Zhang Zuo (p. 138)

            RECITAL : Jianing Kong (p. 105) – Stephanie Proot (p. 118) 

20:00 CONCERTO : Joon Kim (p. 99) – Rémi Geniet (p. 81) 

            RECITAL : Sangyoung Kim (p. 101) – David Fung (p. 80)


Samedi ▪ 18 mai ▪ 
15:00 CONCERTO : Roope Gröndahl (p. 84) – Sasha Grynyuk (p. 85)

           RECITAL : Yejin Noh (p. 113) – Kana Okada (p.114)

20:00 CONCERTO : Stanislav Khristenko (p. 96) – Boris Giltburg (p. 82) 

           RECITAL : Sean Kennard (p. 94) – Mateusz Borowiak (p. 73)

 photo de Michael Hofstetter© Bruno Vessiez

A défaut d'écouter en direct, visitez le très beau site néerlandophone présentant la biographie complète de chaque candidat et l'enregistrement video complet de chaque prestation. http://www.cobra.be/cm/cobra

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administrateur théâtres

Samedi 11 mai, 23h.

En attendant le verdict du jury, les spectateurs restés dans la salle ont eu l’honneur d’assister à un Bord de Scène inédit. C’est la  Reine Fabiola en personne qui préside. Tout sourires, galvanisée par la rencontre musicale des six derniers candidats de la DERNIERE SOIREE DE LA PREMIERE EPREUVE du CONCOURS REINE ELISABETH 2013, elle a quitté sa place au premier rang où elle était assise aux côtés de Jean-Pierre de Launoit et s’installe très décontractée, appuyée sur le bord de scène pour  échanger ses impressions et discuter avec les membres du jury.

Vers minuit, le jury monte sur scène pour proclamer les demi-finalistes. Le président s’adresse à la Reine pour la remercier de la fidélité de son  soutien bienveillant et salue l’ensemble des  63  jeunes candidats (au départ ils étaient 283 de 18 nationalités différentes à avoir envoyé leur DVD) qui ont fait preuve de qualités artistiques exceptionnelles et  dont il faut saluer à la fois, le courage, l’endurance et  l’excellence.

Les demi-finalistes sont cités dans l’ordre de leurs prestations du lundi après-midi au samedi soir:

Zhang Zuo (Chine, 23 ans)
Yannick Van de Velde (Belgique, 23 ans)
Mikhail Berestnev (Russie, 25 ans)
Joo Hyeon Park (Corée, 24 ans)
Lu Shen (Chine, 27 ans)
Tatiana Chernichka (Russie, 28 ans)
Joon Kim (Corée, 30 ans)
Rémi Geniet (France, 20 ans)
Roope Gröndahl (Finlande, 23 ans)
Sasha Grynyuk (Ukraine, 30 ans)
Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans)
Boris Giltburg (Israël, 28 ans)
Yuntian Liu (Chine, 23 ans)
Andrew Tyson (USA, 26 ans)
Yedam Kim (Corée, 25 ans)
Jianing Kong (Chine, 27 ans)
Stephanie Proot (Belgique, 25 ans)
Sangyoung Kil (Corée, 29 ans)
David Fung (Australie/Chine 30 ans)
Yejin Noh (Corée, 27 ans)
Kana Okada (Japon, 22 ans)
Sean Kennard (USA, 29 ans)
Mateusz Borowiak (Grande-Bretagne, 24 ans)
Samson Tsoy (Russie/Corée, 24 ans)

 

Order of appearance in the semi-final (piano 2013)

N’ayant pas pu assister à toutes les épreuves de la semaine, nous ne pourrons pas commenter tous les concurrents mais voici les très nombreux coups de cœur!

A commencer par Yannick Van de Velde (Belgique, 23 ans) un musicien dans l’âme au parcours déjà illustre, car il compose également. Ils sont 4 jeunes frères, tous musiciens. Il est coaché de près par son maître, Jean-Claude Vanden Eynden qui depuis son dernier concert (dans le cadre des concerts de l’Orangerie de Seneffe) à la D’Ieteren Gallery , l’a encore fait évoluer de façon spectaculaire. Une autre compatriote belge a elle aussi été sélectionnée : Stephanie Proot (Belgique, 25 ans). Titulaire du 1er Prix, Grand Prix International André Dumortier, elle a le sens de la musique et  un sens dramatique émouvant. Traversée par l’inspiration, armée d’une technique infaillible, elle joue pour elle-même et pour sa rencontre avec le compositeur, juchée sur sa propre chaise de laque noire  Le Choral et Variations de Dutilleux est une merveille d’atmosphères évocatrices. Gloussement, pépiements, trilles, bavardages des marais, le piano joue la célébration du monde vivant et de l’univers poétique. Le paysage sonore tonitruant se pare de grands frissons ou évoque subitement le miroitement des derniers feux du soleil! Elle a su entraîner le spectateur dans un sillage musical grandiose. « Oh temps suspends ton vol ! » loin de l’hostilité du monde réel.

Mikhail Berestnev (Russie, 25 ans) a surpris par son approche à la fois tendre et  vigoureuse du  Prélude et Fugue de Bach (n°20/BWV 889) qu’il a sculpté avec force. Sturm und Drang, il est  une vraie force de la nature dans l’étude (Wilde Jagd) de Liszt où l’on a retrouvé pathos et beauté de la souffrance dans un tempo intense aux dimensions fantastiques. Le musicien a tout donné ! Y compris une exultation solaire à la fin de la Troisième Sonate de Prokofiev.

Mateusz Borowiak (Grande Bretagne-Pologne, 24 ans) a terminé une prestation fougueuse, tonique et sonore  par une splendide interprétation de l’étude op.18/1 de Béla Bartok avec une rythmique accentuée, puissante et diabolique  ... après avoir séduit par un Prélude et fugue (BWV 885) de Bach aux sonorités claquantes et très bien construit.

Tatiana Chernichka (Russie, 28 ans) a opéré une vraie mise à feu (!) avec son entrée en matière hitchcockienne et sa puissante maîtrise dans l’œuvre de Rodion Shchedrin, Basso Ostinato. C’est de la sorcellerie pure, le nez sur le clavier, c’est une poseuse de bombes ! Un docteur Jekyll et Mister Hyde qui présente un nouveau visage fait d’intériorité et de musicalité investie, elle offre une finale éblouissante à son récital en jouant l’étude d’exécution transcendante n°10 de Liszt. Une interprétation enflammée au phrasé impeccable, le visage tendu, impassible et des mains de magie noire qui ne semblent pas appartenir au visage de madone.

David Fung (Australie-Hong Kong 30 ans) , un joyeux compère,  a fait son entrée avec un sourire éblouissant. Son Prélude et fugue (BWV 884) est enlevé avec couleurs à l’appui,  musical et beau.  Le Molto moderato e cantabile de la Sonate op.78 de Schubert a ce qu’il faut de désespérance, de légèreté et de violence et fait penser à un  Sonnenuntergang  spectaculaire et poétique. Couleurs dramatiques qui s’évanouissent dans un silence. Son étude de concert Waldesrauschen de Liszt convoque tous les murmures de la forêt et la sève mélodique  dans une atmosphère fantasmagorique et créative.

Boris Giltburg (Israël, 28 ans) aborde le Prélude et Fugue n°22 de Bach (BWV867) avec une attitude solennelle et déférente. Il y insuffle toute sa sensibilité utilisant un tempo majestueux qui invite à la contemplation.. La Sonate n°32 opus 111 de Beethoven évoque une tendre berceuse  et  l’étude n°5 opus 25 de Chopin caracole entre galops légers et panache, la dernière phrase noble comme une salutation au soleil.  Mais c’est dans la dernière œuvre proposée que le musicien se singularise particulièrement : tel un artisan de génie courbé sur une sculpture difficile, il extrait une série de sons inimitables de son instrument. Ainsi, l’étude-tableau n°6 opus 39 de Rachmaninov  laisse les spectateurs suspendus à  une sorte de halo musical unique en son genre.

Sean Kennard (USA, 29 ans) joue devant la reine Fabiola, le dernier soir. Ses Feux-follets de Liszt résonnant de gloussements, gargouillis et contrastes farceurs sont inimitables. La virtuosité permet à peine de distinguer le ruissellement des notes, à la fin, la fuite des esprits se transforme en pure évanescence. On reste médusé par la technique et le rendu poétique. Mais c’est surtout la Danse macabre d’après Saint-Saëns transcrite par Horowitz qui a emporté l’adhésion du public. L’exécution sérieuse souligne l’aspect sarcastique de l’œuvre. Des mains ensorcelées rivalisent de vitesse et de puissance, les ruptures de tempo renforcent la démence avant un final rugissant mais tellement maîtrisé.  

Stanislav Khristenko (Russie-Ukraine, 28 ans) a débuté le concert de mercredi soir par le Prélude et Fugue n°2 de Bach (BWV847) interprété avec puissance et robustesse … très slave. Son plaisir de jouer est évident et communicatif. La Fantaisie opus 28 de Scriabin termine un récital brillant, intelligent et bien composé.

Kim Joon (Corée, 30 ans) nous a offert un des moments musicaux les plus intenses du mardi soir. A la suite de la fougueuse Tatiana Chernichka, il n’a pas déçu  avec la mise en scène d’une véritable chevauchée de souffrance dans son étude d’exécution transcendante n° 8 de Liszt, Wilde Jagd. Mais il a surtout  acquis le public avec ses très belles variations sur un thème de Paganini de Brahms. Le musicien Coréen dont on aurait pu penser que le Bach était un peu trop maniéré a fait chanter son instrument et fait palpiter l’imaginaire musical du public.

Kim Sangyoug (Corée, 29 ans) La pianiste coréenne du vendredi soir fut applaudie avec véhémence. Le  Prélude et fugue (BWV 892) de  Bach est joué sur une vague ininterrompue d’allégresse. Elle savoure sa musique, insuffle une rythme dansant, joue avec les pianissimos et construit des fils de lumière auxquelles elle accroche des sonorités cristallines. Cela  touche au sublime. Elle pourrait déjà arrêter là. Son étude en sol dièse mineur de Chopin lui met la tête dans les étoiles et elle nous emmène ainsi dans un  firmament où vibrent des hululements intersidéraux… Virtuosité, élasticité, rayonnement, on a baigné dans un univers de nuances et de  douceur.

Kim Yedam (Corée 25 ans) se produisait le jeudi soir commençant son récital par la sonate de Mozart K. 311, un jeu vivant et (vite) enlevé! Ensuite, place au sacré avec le Prélude et Fugue en si bémol mineur ( BWV 867) de Bach. Les bras en arabesques arrondies au-dessus du clavier elle joue l’étude pour arpèges composés de Claude Debussy. Pittoresque et coloré. Les Tierces de Chopin (Etude en sol dièse mineur op. 25 n°6) ne sont que volées inoubliables de pétales de fleurs. Joyeusement spirituelle et passionnée elle se glisse avec feu ibérique  dans un morceau de bravoure espagnol : Triana,  extrait de Iberia II d’Isaac Albeniz. Le public est heureux.  

Lui Yuntian (Chine 26 ans) un des pianistes du mercredi soir. Il joue son Bach (Prélude et Fugue n°3 BWV848) d’un air décidé. Sa brillante virtuosité semble toute naturelle. Il produit des notes claquantes et lumineuses. Ce sera encore gagné ! Une muse imaginaire avec qui il semble converser veille-t-elle sur le musicien chinois? C’est l’impression qu’il donne en jouant l’allegro moderato de la sonate en la majeur de Schubert. La muse disparue dans la dernière mesure, il enchaîne  aussitôt avec quelques mesures d’un Chopin bouillonnant. D’un ton moqueur, c’est Claude Debussy qu’il interprète avec vivacité et grands contrastes de toucher. De l’effleurement au pédalage,  c’est une chevauchée fantastique qui s’élance dans la salle. William Bolcom ( Un Rag infernal)  clôture le concert,  un véritable élixir de malice musicale.

 

Noh Yejin (Corée, 27 ans)  s’empare du Prélude et fugue (BWV 880) dans un  pur esprit de béatitude. Elle jouera, courbée sur le clavier comme si elle attisait patiemment un feu. Magnifique timbre et petit salut discret de remerciement à l’instrument  au dernier accord. La musique est Grâce et Joie. L’artiste écoute les sonorités avec respect. Après la fraîcheur de son Mozart elle s’attaque à Scarbo, Gaspar de la nuit de Ravel  où elle exploite de ses mains vertigineuses les sonorités lugubres, les mugissements en crescendo et lâche un  pied de nez final spirituel. La pianiste termine sur Chopin, radieuse, expansive et généreuse.

Okada Kana (Japon, 22 ans). Une pianiste au jeu félin qui passe de l’esprit baroque du Bach à un Joseph Haydn coulé et guilleret.  L’exécution de  l’étude Feux-Follets de Liszt est ludique et intense. Le tempo tourbillonne et éblouit. Revoilà  le Scarbo de Maurice Ravel paré de touches  spirituelles. A gauche il y a le savant modelage des basses et à droite les notes hautes pulvérisent les aigües. De quoi soulever le samedi après-midi,  la salle de bonheur.

Park Joo Hyeon (Corée, 24 ans) Le sourire du pianiste semble tout de suite habité par la musique du prélude et fugue n. 2 de Bach. Il présente ensuite  le largo de la sonate n. 17 de  Beethoven avec finesse et intelligence, alternant l’aspect méditatif et la passion. On est sous le charme d’accords fermes et cuivrés de chapelets de notes claires et  pour finir de belles notes amorties. Le Coréen se transforme en mousquetaire du piano dans l’étude Paganini n.6 de Liszt. Bravado, coups de chapeau, révérences, jeu scintillant et crépitant, trilles angéliques et final royal! Ce n’est pas fini !  La sonate tragique de Nikolai Medtner nous plonge dans un maelström d’émotions contradictoires évoluant vers un climax enivré de sonorités. Bonheur et souffrance tout à la fois! Impressionnant!

Shen Lu (Chine, 27 ans) nous  a aussi fort impressionnés. Une construction souple et moelleuse de son prélude et fugue n.7 de Bach le conduit vers le ciselage ouvragé du modérato de la sonate en mi majeur de Haydn. Des notes claires, presque transparentes,  une simplicité toute  apparente  et une très belle construction musicale. La pièce de clôture est saisissante.  Il s’agit de  la sonate Choral et Variation de Dutilleux. Une entrée en matière Forte qui enchaîne ensuite évanescence, déferlantes, amoncellements spirituels, arpèges, vocalises et accords fracassants. Quelle résonnance ! une harpe était cachée dans le piano!

Et pour terminer cette promenade avec ces jeunes talents débordants de génie musical, voici le  tout dernier candidat sélectionné pour les demi-finales. Encore une belle révélation parmi  les jeunes candidats qui se sont présentés lors de cette première épreuve. Il s’agit de  

Samson Tsoy (Russie-Corée, 24 ans) C’est l’émotion vive dès ses première pages. Un silence profond unit la salle. Il a choisi  de débuter son récital  avec la Fantaisie op. 77 de Beethoven. Il y module joie et narration, joue avec les mélodies, pique les notes avec humour et grâce. Dans le Joseph Haydn, (L’Allegro moderato de la Sonate Hob XVI :46  ) les sonorités bondissent, les gammes sont étincelantes et volubiles. Tout est coloré, bien charpenté,   tenu et ardent. La finesse de l’architecture musicale n’a d’égale que l’élégance aérienne de l’interprétation. Son  Bach est foisonnant et carillonne. Son Lizst est généreux, large, splendide, … océanique. L’étude en ut mineur de Chopin marque la fin d’une semaine fabuleuse avec des concurrents tous plus engagés les uns que les autres.

 

 Concours Musical International Reine Elisabeth

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administrateur théâtres

Le Concours Reine Élisabeth 2013 en Télévision

Le concours Reine Elisabeth 2013 - session piano - en télévision

piano à queue  Pour rappel, 75 candidats ont été admis à participer aux 1ers éliminatoires, qui se déroulent en public à Flagey du 6 au 11 mai 2013. Parmi eux, 28 femmes et 47 hommes de 19 nationalités différentes. Les Coréens sont une fois encore en force (au nombre de 17 !) et deux musiciens belges ont été retenus : Stéphanie Proot et Yannick Van de Velde. Les 24 demi-finalistes seront connus à l’issue de la proclamation à Flagey, le 11 mai en fin de soirée.

La demi-finale

Elle se déroule au studio 4 de Flagey, à Bruxelles, du 13 au 18 mai, à 15h et à 20h.

Chaque demi-finaliste se produira deux fois : une fois pour un concerto de Mozart et une autre fois pour un récital d’environ 40 minutes. Les candidats doivent choisir parmi 9 concertos de Mozart, et ils sont accompagnés par l’Orchestre royal de Chambre de Wallonie dirigé par le chef allemand Michael Hofstetter. Le jury choisira un récital parmi les deux programmes proposés par les candidats, qui comprennent tous les deux l’œuvre imposée, à savoir « Dream », du compositeur américain résidant en Belgique Frederic Rzewski. La proclamation des 12 finalistes aura lieu le 18 mai en fin de soirée.

Les prestations des 24 demi-finalistes sont filmées et diffusées sur La Trois à partir de 21h05.

La finale

Elle a lieu dans la grande salle Henry Le Boeuf au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, du 27 mai au 1er juin, à 20h.

Chaque soir, nous entendrons 2 des 12 finalistes. Chaque prestation est composée d’une sonate (de Haydn, Mozart, Beethoven ou Schubert), suivie de l’œuvre imposée inédite et d’un concerto au choix. Les candidats sont accompagnés par l’Orchestre national de Belgique sous la direction de la chef américaine Marin Alsop. Le classement des finalistes sera dévoilé par le président du jury, le 1er juin en fin de soirée.

Les prestations des 12 finalistes sont filmées et diffusées en direct sur La Trois à partir de 19h50. Et rediffusées en différé sur ARTE Belgique. Pour la première fois, la diffusion est commune en radio et en télévision.

A la présentation, une nouvelle venue : Hadja Lahbib, qui prend ainsi la relève de Corinne Boulangier, directrice de La Première. Elle sera entourée de Patrick Leterme et Saskia de Ville. Avec leurs invités, ils nous feront vivre cette finale de l’intérieur et nous entraîneront dans tous les coins des BOZAR, du hall Horta à l’oreille de scène, du bar aux coulisses de la scène.

Les propos d’entracte seront accompagnés d’une série de reportages réalisés par Thierry Loreau et Pierre Barré. Sans oublier les portraits des candidats, concoctés cette année par la VRT. Hadja Lahbib et Patrick Leterme recevront chaque soir une personnalité du monde musical, mais aussi des invités d’autres disciplines qui donneront leur son de cloche. Saskia de Ville interceptera les candidats à chaud, au sortir de leurs prestations.

A la présentation : Hadja Lahbib

Hadja Lahbib entre la RTBF en 1997 à la cellule société du JT. La même année, elle présente le journal télévisé ( JT soir, puis JT de 13 h et depuis 2011, les journaux du week-end).

De 2000 à 2009, elle est journaliste à la cellule internationale où elle a souvent été envoyée spéciale au Proche Orient, en Afghanistan, au Pakistan. En 2008, elle réalise le documentaire « Afghanistan, le choix des femmes » et le livre tiré du film. En 2009, elle réalise « Le cou et la tête », documentaire tourné au Kenya sur le village de femmes d’Umoja. Depuis 2007, elle présente le magazine Quai des Belges sur ARTE Belgique. En 2010, elle anime le « Diversity Show : Retourne dans ton pays ». Depuis l’année dernière, elle coprésente avec l’écrivain Dimitri Verhulst, le magazine Vlaamse Kaai sur ARTE Belgique.

La RTBF est cette année maître d’œuvre pour les captations. A la réalisation : Benoît Vlietinck

Le concert de clôture

Concert des 3 premiers lauréats, le 17 juin au BOZAR à 20h.

Retransmis sur La Trois le soir-même à 21h05.

Bis Repetita

Les meilleures prestations des finalistes durant tout l’été sur La Trois.

Sur le web

La demi-finale et la finale seront reprises sur :

- Le site du Concours Reine Elisabeth

-Le site de Musiq’3

- ARTE-Liveweb (uniquement la finale)

- Belgacom

- Cobra.be

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administrateur théâtres

petit peuple joyeux fait pour le bonheur

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Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

 V. H. 

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administrateur théâtres

Ensemble et séparément

Spectacle sublime

Porte Clair-obscur

Jeune avant-garde au garde-à-vous

Visages lisses.

Turkish delights dans une boîte de Pandore

Pas d'instruments, pas de couleur

Chaises suspendues sans peur du vide

Partition lumineuse à quatre mains

Pas à pas des éblouissements

Bombardement photographique haletant

Fragmentation du trio assis en cinq dimensions:

Quinze personnages.

Fascination de clignotements dont on ne peut comprendre la trame

Logettes, ruche, lucarnes, cellules brillantes claquent

Tout s’agite en solo sur ce  mur d’urnes qui parlent.

Mystérieux glissements de place

Vociférations muettes fracassantes, gestes picturaux

Palabres et prières en éclats

Concert de voix  parlée dans une langue inconnue sopranos, alto, baryton

Débit ultra rapide et totalement articulé  à tous les étages

Ensemble parfait mélodieux et tendu

Oiseaux migrateurs qui se sont abattus quelque part dans la ville.

Un sac de dame dans lequel on fouille rageusement

Perte de mémoire

Poses corporelles calculées au millimètre

Robes  de ville stylées et costumes bien coupés

Sombrent en un éclair

Maquillages parfaits

Chevelures soignées

Violents coups de talon au sol 

Les personnages se trouvent traqués

Dans leurs conversations anodines

Par la lumière comme des animaux

Des  forêts émus traversant la route, la nuit.

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