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SOLITUDE

Solitude, toi qui de grand matin envahit mon âme,

combien tu me sembles cruelle, toute nue,

.......................dépouillée de tout oripeau,

Solitude oublierais-tu la complicité

d'un moment fraternel, lumière partagée ?

Solitude cruelle et avide, impatiente,

tu m'assailles sans cesse de tes silences,

......................     dépourvue d'humanité,

Solitude cruelle, sans coeur, tu

m'isoles de ceux qui me ressemblent.....

Moi qui ne cherche dans ce monde que

le bonheur de tous mes enfants sacrifiés !

As-tu oublié  le rire de tous ceux qui

s'esbaudissaient en ta grâce ?

Solitude cruelle, oppressante,

éloignes-toi de mon âme immortelle,

soif de vie, de joies enfantines, de

mots bleus, élogieux!

Solitude cruelle, retourne en ta sépulture

Rends l'âme,  en ton tombeau, ta demeure

                                                éternelle .

A moi la vie ........

                                                                                         

 

                                                    

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Dans l'attente des lendemains

 

 

«Ah! que la vie est quotidienne!»

On la regarde aller son train,

Elle suit le même chemin,

Sur la voie qui seule est la sienne.

 

On la regarde aller son train,

Sans que rien de nouveau n’advienne,

Sur la voie qui seule est la sienne.

Les roues ronronnent un refrain.

 

Sans que rien de nouveau n’advienne,

On peut conserver son entrain.

Les roues ronronnent un refrain,

Faudrait-il que l’on se souvienne?

 

On peut conserver son entrain,

Au cours des saisons qui reviennent.

Faudrait-il que l’on se souvienne,

Dans l’attente des lendemains?

 

30 novembre 2011

 

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administrateur théâtres

Une séparation (au théâtre du Méridien à Boitsfort)

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Une séparation du 15/11/2011 au 10/12/2011 à 20h30

                                 au théâtre du Méridien

Face à vous un couple silencieux, assis sur deux chaises de bois quelconque. Noir complet.

Tout a changé. Elle est debout, en pleine lumière et a décidé de se séparer. Pronom réfléchi. Pas réciproque. Il y a partout des cloisons suspendues, serties dans des cadres sobres.  Ces panneaux  de papier froissé  sont marqués de profondes fissures.  Une mise en éternité ? Des lettres non écrites et chiffonnées, des vagues d’amour séchées, des  jupons superposés, les  murailles abandonnées  d'une terre  désertifiée, les manuscrits de l’amour mort ? Tout dépend de l’éclairage.Les gymnopédies de Satie s'arrêtent.

«Je me suis arrêtée comme un train qui s’arrête en rase campagne, seule, les mains vides, j’ai continué à pied ». « J’ai décidé de te quitter pendant l’heure disparue, au changement de l’heure d’été ». Il a reçu cette déclaration de désamour dans sa boîte aux lettres, un matin  où  il descendait joyeux pour relever le courrier. Et il ne s’est pas relevé. « Je t’ai quitté car nous étions devenus deux silhouettes ». Elle ne supporte pas la grisaille, l’ennui. « Peut-on être amoureux et s’ennuyer ? ». La raison pour laquelle elle l’a aimé est la même que celle pour laquelle elle l‘a quitté. Avec lui, elle marche sur un fil, juchée sur ses hauts talons, , et  tout d’un coup elle a envie de quelqu’un de protecteur, qui n’est pas lui.

« C’est vers moi que tu aurais dû courir, pas au hasard,  pour dissiper ta colère », plaide-t-il, alors qu’elle a pris sa décision sans lui en courant dans un parc. Le cœur de Paul est réfractaire au désamour. « Toutes tes justifications pour expliquer ton désamour sont malhonnêtes.» 

Mais, incapables de couper franchement, Paul et Marie  ne peuvent se retenir d’aller l’un vers l’autre.  Surtout Paul qui refuse la séparation avec énergie. Ils  s’échangeront à contrecœur, mais cœur à cœur,  lettres, cartes postales, post-its, billets, perles du souvenir, parfums du passé avec une impatience de bon augure. On oscille entre les élans, la tendresse, les reproches, les espoirs, la solitude, les déceptions  - qui sont toujours une trahison - les pleurs.  Vont-ils trouver la juste distance ? Celle qui fait durer le sentiment ? Va-t-elle se faire dévorer par son bovarysme féminin ?  Il lui a donné toutes ses billes. Elle les ramassera et les mettra dans un grand bocal à conserves. Est-ce assez ? Au moment fatidique, après des échanges profondément vrais et émouvants, elle n’entendra pas la pluie  symbolique qui tombe sur la mer, ... à cause des doubles vitrages de son hôtel.

 

Cécile Vangrieken (Marie), typiquement femme de tête et l’attachant Laurent Bonnet (Paul) échangent des  mots brûlants, bouleversants, dits avec honnêteté, tendresse, respect de l’autre… Deux comédiens avec qui l’ennui n’existe plus. Le spectateur est captivé et entend battre son cœur car l’attente du renouveau ne cesse de faire des pirouettes audacieuses sur le fil de l’amour. Une soirée qui fut un régal. 12272772053?profile=original

 

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du 15/11/2011 au 10/12/2011 à 20h30

de: Véronique Olmi
m.e.s.: Philippe Beheydt

avec:
Laurent Bonnet
Cécile Vangrieken

 

© pour les photos: Benoît Mussche

 

Visionnez la critique de l'émission 50 degrés Nord ici (de 35'03 à 39'40)

 

Théâtre du Méridien 200/202 chaussée de la Hulpe 1170 Bruxelles

 

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Alerte!

Je m'appelle Dominique.

 

Mimmo pour mes amis.

 

C'est une histoire à dormir debout qui m'amène à prendre contact.

 

Il y a deux jours, un essaim d'abeilles s'est attaqué à ma femme. Nous étions au début de notre voyage de noces. Tout s'est passé en quelques minutes. 

 

Elle est aujourd'hui entre la vie et la mort.

 

Pourtant, ce n'est pas pour vous parler d'elle que je vous transmets ce message. Je veux vous avertir d'une menace. 

 

Tout à commencé lorsque les médecins m'ont parlé. Ce qui est arrivé à ma femme est loin d'être un phénomène isolé. C'est même tout le contraire: on assiste à une véritable explosion de ces agressions, partout en Europe.

 

Je me suis renseigné. Les abeilles sont agressives parce qu'elles sont désorganisées, désorientées, et surtout menacées. Et pour cause: elles sont elles-mêmes victimes d'un nouvel agresseur: Vespa Velutina, que l'on appelle aussi le "Frelon Asiatique". Ce frelon relativement discret vis-à-vis de l'homme extermine des ruches entières, et les pousse à déserter leur foyer, rendant l'essaim fou furieux. 

 

C'est un essaim en perdition qui s'est jeté sur ma femme.

 

Mais il y a plus grave. Depuis des années, on parle ici et là de la progression de Vespa Velutina en Europe: apparemment quelques nids seraient arrivés dans le sous-ouest de la France en 2004, transportés dans le fret de bateaux. La vérité est bien plus effrayante: les frelons sont élevés, puis disséminés de manière systématique partout en Europe. 

 

Je sais depuis deux heures à peine qui est derrière cette opération. Même si j'ignore encore quelles sont ses motivations ultimes, il est évident que c'est la survie de nos abeilles qui est visée, et donc l'équilibre de notre chaîne alimentaire. Sans abeilles, c'est tout le monde végétal qui bascule, puis le monde animal. Je vous laisse imaginer les conséquences. Face à cela, la crise des dettes souveraines de nos états européens passe pour une petite fièvre.

Ce que je sais constitue désormais une menace pour ma femme, pour moi, et les quelques personnes qui me côtoient depuis le début de cette affaire. Ce matin même, on a tenté de me réduire au silence. 

 

Je refuse de me cacher. Je refuse de fuir. Je refuse de laisser ces gens menacer ma famille, de les laisser pousser notre monde au bord de la famine.

 

Le temps presse. Je me rends  ce soir à la rencontre de ceux qui tentent de programmer notre faim, ou notre fin, j'ignore quelle orthographe convient le mieux. J'ai en ma possession assez de preuves matérielles pour confondre l'organisateur de cet holocauste. 

 

Ce que j'attends de vous est très simple. J'ai illustré sur une page web la description des objets qui sont utilisés pour disséminer les frelons prédateurs d'abeilles. J'ai décrit leurs méthodes, noté ce que j'ai appris sur leur organisation. Je vous invite à visiter cette page, et à prendre connaissance de son contenu. Le lien est à votre disposition à la fin de ce texte.

 

C'est votre prise de connaissance qui constitue mon assurance-vie: plus nombreux sont les internautes qui liront ce message et mes notes, plus fortes sont mes chances de tenir ces terroristes écologiques en échec. Lisez, et transmettez ce message à vos connaissances. 

 

Si je réussis, la presse en fera sa une.

 

Si j'échoue, il restera votre mémoire. J'ai confiance en votre réaction. 

 

Ceux qui dirigent cette opération croient que je ne peux rien contre eux. À leur place, je serais du même avis: ils disposent de moyens considérables. Ils ont des yeux partout, des pièges prêts à se refermer sur toute personne qui leur opposera sa résistance. Tôt ou tard, leurs hommes me trouveront.

 

Avec votre aide, la peur peut changer de camp. 

 

Et même si vous ne pouvez rien pour moi, si vous n'avez jamais entendu parler de frelons tueurs d'abeilles, ou si leur sort vous est indifférent, pensez à ma femme. Elle s'appelle Judith. Priez la Madone pour elle. Je suis sûr qu'elle vous entendra.

 

A bientôt j'espère,

 

Mimmo

 

 

Oui, vous l'aurez compris ceci n'est qu'une fiction. Je souhaitais simplement vous faire partager la modeste tentative de "buzz" lancée sur quelques réseaux sociaux à propos de mon premier roman.

 

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Un extrait de " D'ELLES" de Michel SIDOBRE

Recueil disponible sur le site de la FNAC.

 

Bleu, blanc, rouge

 

Mes joues meurtries,

Les brûlures sur mes seins

Seules témoignent,

De mon enfermement.

 

La douleur de mes membres,

Les bleus du corps,

Les blancs de ma mémoire,

Le rouge du sang sur mon corsage.

 

Mais j'ouvre enfin mes lèvres

Fermées par la force brutale, par la peur

Et la honte d'être ainsi devenue……

 

Et je crie la juste révolte

De mon humanité libérée:

Bleu du ciel retrouvé,

Blanc pur de mon esprit,

Rouge sang de ma force,

Pour toujours avec moi.

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En carence d'énergie vive

 

 

Ma raison, qui a pris de l’âge,

Plus que jamais est contrôlante.

Elle exige que je sois sage,

Devient, maintes fois, contraignante.

 

Or, ce qui certes me chagrine,

Est mon manque de fantaisie.

J’en débordais femme gamine,

Une muse égayait ma vie.

 

Elle devint, selon les jours,

Mélancolique musicienne,

Romantique, chantant l’amour,

Ou truculente magicienne.

 

En carence d’énergie vive,

Elle capte certains émois,

Me semble devenue naïve,

N’a plus sa verve d’autrefois.

 

29 novembre 2011

 

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VIBRATIONS COLOREES

12272771099?profile=originalQuand Cézanne en 1906 peu de temps avant sa mort captait ses impressions colorées dans le jardin de son atelier des Lauves il préfigurait déjà l'art moderne et ses dernières Ste Victoire n'ont qu'un lointain rapport avec la réalité Elles ne sont qu'une projection de la vision du peintre 12272770694?profile=original

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Une envie affadie

 

Nul ne peut exister dépourvu de désirs.

Le corps a des envies qu’on aime à satisfaire,

Et l’esprit des projets, des actions à faire,

Pouvant valoriser ou créer du plaisir.

 

Les désirs sont divers, qui dans l’âme se glissent.

Heureux qui les reçoit sans se causer de torts,

En évitant aussi de tragiques efforts.

La sagesse s’avère une utile complice.

 

Ce qui sembla, longtemps, un voeu irrecevable,

Dans le monde moderne, où règne la magie,

Par l’effet fascinant que produit l’énergie,

Peut se réaliser en bonheur ineffable.

 

Ô l’émerveillement! un miracle fut mien.

Je connus une ivresse à peine concevable.

On sait que le bonheur est chose périssable.

On croit avoir rêvé quand il n’en reste rien.

 

Je jouis du silence habitant ma maison

Et de la poésie qui égaye ma vie.

J’accueille, par instants, une envie affadie,

J’en connais la nature et aussi la raison.

 

Mais est-ce simplement la sotte vanité

Qui fait que j’entretiens cette envie restée chère:

Que mes vers les meilleurs ne soient pas éphémères!

Ils sont porteurs de joie ou de sérénité.

 

26 novembre 2011

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Sharqi

Les bras au ciel en prière

Le silence s'efface,

Les rythmes libèrent

Mille feux soleil d'Orient,

Mille couleurs sable du désert,

Mille senteurs coriandre et safran

 

Lentement, la hanche s'arrondit

Du creux des reins, la flamme prend vie

Saveur de miel en berceau d'airin.

Les mains arabesques, offrande au dieu Amour

Dessinent une imaginaire fresque,

Se parent d'atours.

 

L'organza volage, découvre ors et diamants

Peau satinée, Yeux velours,

de l'épaule un contour.

 

La sagatte ensorcelle

M'attire au firmament

Telle l'hirondelle que l'appel du printemps

Happe à tire d'ailes

Sous des cieux plus cléments.

 

N'être plus qu'une liane que la musique

Lie et délie à l'envie

S'étioles en volutes, déverse sa mélodie

Et magnifie la nuit.

 

Qu'importe ma chevelure d'argent,

Qu'importe ma peau sans éclat brûlant,

QU'importe mon regard lueur occident

 

Au son des darboukas

Je suis fille d'Ispahan.

 

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Quand Eros s'amuse de deux amants

Voici un texte qui figurait dans le recueil "La part des anges", où les ébats amoureux tournent à la chorégraphie intime et sans fin...

 

La longue valse

À déguster sans modération...

Au son du piano, à la lueur des bougies, je cueille sur toi quelques frissons… mes lèvres passent sans bruit là d’où je viens de faire glisser tes sous-vêtements. Bref haussement d’épaules… tu as un peu froid. Je t’allonge doucement sur notre lit, te couvre de mon corps et de la couette… Les yeux mi-clos, tu fais mine de t’endormir, mais je te sais attentive: le souffle se fait soupir, puis murmure, et moi je te susurre à l’oreille tout ce que je voudrais faire de toi, de ton corps de Sirène que je voudrais transfiguré de plaisir, de ton âme que je voudrais en ce merveilleux moment fusionner avec la mienne.

 

Et à mon appel, je te sens venir à moi. Tes mains parcourent mes cheveux, mes épaules, mon cou. Je veux te submerger de sensations. Faire le bien, donner la jouissance qui transcende, transporte, qui éblouit. Je te le dis à l’oreille et tu acceptes. Tu te laisses faire. Ma bouche te parcourt, explore, s’attarde. Elle monte, descend, et entreprend d’embrasser le territoire de Vénus.

 

Déjà.

 

Et tu m'acceptes pourtant.

 

Mes mains partent à l’assaut de tes reins alors que je colle mes lèvres à celles de ton bas-ventre en une si belle étreinte que ton dos ondule avec lenteur. Je veux encore et encore t’aimer comme cela, soumis corps et âme à la juste loi du plaisir à donner sans retenue aucune, et j’étouffe de bonheur à la sensation de ton abandon, Petite Sirène qui m’offre son intimité, dont les mains s’accrochent à mes épaules, et qui vibre doucement de mes caresses.

Tes mains attirent ma tête entre tes seins. Ton buste dénudé, abandonné par la couette durant mes caresses, tout tiède, accueille ma tête toute chaude. A tâtons, tu me saisis doucement. Sous la chaleur de tes doigts, mon désir s’épanouit doucement. « Partageons », murmures-tu en me faisant glisser en toi comme par magie.

 

Éternelle émotion retrouvée des recommencements : me reviennent toutes les merveilleuses sensations qui m’avaient envahi lors de notre première fois. Nous étions vierges l’un de l’autre, et nous sommes laissés dériver vers un tourbillon de bonheur. Nos bouches s’épousent lentement, s’attirent et se soudent alors que plus bas, nos reins semblent danser doucement. Merveilleux rythme qui nous conduit lentement mais sûrement vers la lumière.

 

Nous nous prenons sans ménagement, maintenant. Nous luttons l’un contre l’autre, travaillant à tour de rôle, avec fougue mais sans violence, laissant la force de nos corps se rassasier l’un de l’autre. Comme deux athlètes qui s’affrontent en un pugilat tantôt rapide, tantôt profond, nos voix se croisent sous l’effort. La tienne me dit « viens », la mienne ne peut articuler. Elle monte cependant. Je voudrais me calmer, mais je sens ton corps qui veut le mien, et j’explose en un feu d’artifice de frissons, foudroyé par notre désir et notre amour en répandant au fond de ton ventre toute la jouissance de l’univers.

 

Sous tes yeux clos, comme en un religieux recueillement, ta bouche semble figée en un sourire comblé.

 

Mais je ne quitte pas ma petite protégée. Sous moi, à l’abri, je ramène doucement tes jambes l’une contre l’autre. Tu m’enserres d’autant plus fort ainsi, et je reste prisonnier au fond de ton ventre comme jamais prisonnier ne sera aussi heureux. Mes bras te tiennent la taille, mes jambes autour des tiennes, je bascule sur le dos et je t’entraîne sur moi.

 

Là, mes mains et ma bouche entreprennent de te rechercher. Sur ton dos, tes fesses, mes doigts écrivent un roman. Ta bouche explore la mienne. Je suis toujours au fond de ton ventre, où je grandis à nouveau. Notre position nous ranime tous deux : toi couchée sur moi, les jambes jointes, jolie missionnaire sur son amant couché sur le dos, jambes écartées. Qui est qui ? A qui le tour de faire l’amour à son amant ? Les yeux plantés dans les miens, tu me sens si grand à nouveau, si ferme qu’en nous laissant aller nous nous violerions sans retenue.

 

Mais tu as d’autres idées. Tu m’assieds au bord du lit, et t’imposes à moi, à califourchon sur mon désir dressé. Tu sais combien cette position a le don de me rendre fou, et, l’air coquin, me saisis les poignets, et guide mes mains vers tes reins. Doucement, c’est tout ton corps qui remonte dans un soupir, puis redescend pour m’envelopper, dressé dans ton ventre et...

Et… progressivement, tu te prends à ton propre jeu. En voulant m’exciter, tu te laisses doucement aller et ravive la flamme dans ton ventre.

 

Et moi, ravi, j'entreprends de t'attendre.

 

Je sens tout autour de moi une vague de douceur vibrer encore et encore, lorsque tout à coup tes reins s’emballent ils battent la mesure et vont et viennent alors que ta tête se jette en arrière et que tes mouvements s’accélèrent encore et toujours tes seins s’agitant au même rythme bondissant devant mes yeux émerveillés et toujours ton ventre vibre dans un concert d’encore un goût de trop peu et de cris qui me disent que cela ne finira jamais et notre amour nous transporte au ciel au paradis où nous nous faisons encore et toujours un amour éternel qui se déchire en une explosion chaude et fertile.

 

Foudroyés, nous retombons au hasard du lit
Comme pour dormir
Mais nous ne dormons pas

 

Je suis dans ton dos, immobile. Mes bras autour de toi, mes mains qui se rejoignent sur ton ventre chaud, qui semble ronronner comme on dirait d’un chat. Nos corps au repos s’épousent et demeurent un instant sages.

 

Mais le répit est de courte durée
Nous sommes gourmands et épuisés

 

Couchés de côté, tu m’attires une fois encore, doucement, avec une infinie délicatesse qui me ravit à m'en donner le vertige. Nous faisons un amour comme on marche sur la lune, avec cette lenteur des praticiens de Taï-Chi, et poussons à la quintessence du désir nos mouvements de ballet. Le monde se résume à nous deux, à nous seuls, à l’union sacrée et spirituelle de nos âmes et de notre chair qui résonne de mille jouissances.

 

Nous retombons enfin, à demi morts et pleinement vivants, et sans attendre un sommeil mauve nous enveloppe. L’un contre l’autre, recueillis en nous-mêmes, nous nous enfonçons ensemble vers le Grand Repos qui nous ouvre les bras.

 

Et ce n’est qu’un début.

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Ecrire,

 

Ecriture,

désert tout en fleurs,

avec juste au dessus

un ciel d’encre clair-obscur ;

jardin éthéré,

brume bleue,

puis ma mère avec Pierre partout,

imprécis, monumentaux,

ajustés à mes mots ;

à l’abris de l’oubli et du froid

vous êtes,

de moi complémentaires,

non éphémères.

 

Ecrire me rend entière,

première.

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Le violonniste et l'enfant.

 

C’est le soir,

Montmartre est bleu, lumineux,

un homme solitaire, un peu solaire et sans le sou

est assis sur un blanc,

un peu fou.

 

Il porte avec grâce un violon

enténébré par l’ombre ;

il joue les arbres, les oiseaux,

les fleurs, le ciel et l’océan :

La lenteur, la transparence du Monde débutant.

 

A deux pas,

une petite fille prénommée Blanche,

adossée à une rose immense

 l’écoute en grandissant,

 s’enracine dans la terre au ciel mélangée,

entend et apprend le monde originel, l’ensoleillement ;

c’est tout naturellement alors qu’elle songe

à l’’écriture.

 

Ne plus jamais être seule.

 

Puis elle s’en va, silencieuse et

radieuse, le cœur tambourinant très fort, renaissant,

 par deux multiplié.

 

Les yeux de Blanche rivalisent

en amplitude avec le ciel, avec la

mer, avec vous.

 

Elle est devenue grande ce soir là,

poétesse.

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D A N S E U S E

 

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Or elle

Telle d’un temple l’architrave

Tablant sur la puissance grave

De son corps souple dont l’étrave

Fend l’air immaculé

Et danse

 

 

Oui Elle

Seins bombés sans retenue sans

Aucun scrupule et indécent

Peut-être mais comme elle le sent

Son corps de flamme

Se nue

 

 

Car elle

C’est la danseuse ourlée de vie

Dont aucun des pas ne dévie

D’un absolu qui vous défie

D’une innocente

Puissance

 

 

Elle danse sur mes paupières

Et je ne puis fermer les yeux

 

 

Tangente !

 

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Litanie des lys

 

Lys.  Fleur.  Fleur de lys

Blancheur

 

Echarpe.  Nappe.  Virginale

Candeur

 

Voile ailé.  Corolle.  Nacre en coupe

Coeur

 

Secret.  Beauté.  Silence

Et paix

 

Trois sont une. Trois sont reines. Trois seulement

Formes parfaites, l'âme du monde et ses ornements

Trois pointes pour trois blancheurs

Trois dames pour une fleur

Lys, lys, lys en fleur

Là demeurent trois pétals blancs.

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Le thème du concours était un proverbe irlandais : "Les soupirs portent plus loin que les cris".

542 poèmes concouraient.

 

Tends l'oreille.

Dans la mélopée du vent,

Se retrouve l'écho

De tous les soupirs

Et de ton chagrin.

 

Sifflement de merle

Devant la tombe, une femme

~Les yeux pleins de larmes

 

Sur la bouteille thermos,

des larmes de café.

Dans la nuit,

les soupirs sont les mots du cœur

comme à la lumière du jour,

les cris étaient ceux du corps.

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L'adolescent et la femme de pique.

 

La nuit descend, s’intensifie,

votre robe blanche est fluide,

mouvante au rythme de votre

corps.

 

Vos lèvres sont rouge-piment,

pulpeuses, bien trop vivantes,

 obsédantes pour les miennes intouchées,

closes et neuves, en attente.

 

Si pâles mais non moins vivantes ;

Il fait froid !

 

Vos lèvres butinent mon âme,

l’abîment un peu, s’en amusent,

désinvoltes me piquent le cœur impunément ;

J’ai peur.

 

Fracassante vous êtes

A l’égard de mon adolescence

faïencée, impuissante.

 

Oui vous êtes l’excroissance

d’un soleil meurtrier dans mon

perpétuel hiver.

 

Un genre de soleil noir.

 

 

 

 

 

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Epilogue

 

Le temps si long, si long le temps

Et l'attente indéfiniment

De quelqu'un qui ne viendra pas

De quelque chose qui ne viendra plus

Il se fait tard

Lorsqu'on a presque tout vu

Tout vécu

Et tout perdu.

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La main froide sous l'oreiller

 

Etre amoureux quand on est seul

C'est pleurer au jour qui se lève

Sentir le coeur au bord des lèvres

Comme un lys blanc dans un linceul

 

Amoureux de tout et de rien

De cette femme et de personne

Ou de ce vide qui résonne

C'est le froid, la soif et la faim

 

Retourner à son propre sang

Qui se répand, chaud, sur le seuil

Se vêtir de son propre deuil

Sentir l'abandon de l'enfant

 

Les pleurs et le sang se mélangent

Espérant dans le désarroi

La voix devient lasse et étrange

C'est être en exil hors de soi.

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FRANCE INTER invite le chanteur Basque Peio SERBIELLE

Bonjour à tous,

 

Je vous donne RDV le mercredi 30 novembre 2011 de 12h30 à 12h45 sur France Inter

 

Je serai l'invité de l'émission "Carnets de Campagne" pour parler, entre autres, du film  "XAN NAIZ NI – Voyage en Terres Sauvages",  réalisé avec Marc Large et Patrice de Villemandy.  26 minutes de douce respiration dans ce Pays Basque où  "la beauté, ça se mérite !", comme le disait si bien le photographe GilleCappé

Je vous parlerai également de la préparation de mon nouvel album  ZARA ("Tu Es"), 2ème chapitre de la trilogie NAIZ - ZARA - GARA  (Je Suis - Tu Es - Nous Sommes). 

 

Et le Site est toujours à votre disposition si vous souhaitez écouter, visionner d'autres émissions, lire les articles déjà parus, télécharger ou acheter le dernier album NAIZ

 

A très bientôt et merci de votre fidélité.

 

Peio

 

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Formation à la gestion durable d'un site patrimonial

Sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO, 20 gestionnaires de sites patrimoniaux venus de 13 pays différents (Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cap Vert, Chine, Congo, France, Moldavie, Niger, RDP Laos, Togo) se retrouvent à l’Abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) du 4 au 14 décembre, pour élaborer une gestion durable d’un site patrimonial

Cette formation, animée par le Réseau des Grands Sites de France, dans le cadre d’un large partenariat, a lieu avec le soutien notamment du Ministère des Affaires étrangères et européennes et du Conseil régional de Bourgogne.

 

Cette formation à la gestion des sites patrimoniaux destinée à des responsables de sites naturels et/ou culturels, ainsi qu’à des décideurs institutionnels en charge des sites se présente, non pas sous une forme académique, mais comme une formation-action, privilégiant l’échange d’expériences entre responsables de sites culturels et naturels, issus de différents continents.

L’échange d’expériences avec des pairs, la prise en compte des situations de terrain, la mise en commun des difficultés rencontrées et des actions concrètes mises en oeuvre, le renforcement des capacités et la coopération entre gestionnaires… la formation part des réalités et problématiques auxquelles sont confrontés les gestionnaires participants et repose sur leur mobilisation active.

Le patrimoine est ici considéré comme un tout. L’expérience montre que les sites patrimoniaux sont rarement univoques, mais intègrent au contraire une pluralité de valeurs : l’interaction entre nature et culture se révèle dès lors un enrichissement fondamental de la vision d’un site et de l’action conduite. Le patrimoine s’affirme comme un levier potentiel de développement local durable, notamment au travers d’une valorisation touristique raisonnée et maîtrisée qui s’appuie sur les populations locales.

Le thème de l’implication des populations locales dans la gestion des sites a d’ailleurs été retenu par le Centre du patrimoine mondial pour célébrer en 2012 les 40 ans de la Convention du patrimoine mondial, «Patrimoine mondial et développement durable : Le rôle des communautés locales ».

L’objectif de la formation : que chaque stagiaire reparte à la fin de la formation avec des nouvelles cartes en main pour gérer les problématiques de son site, des outils pratiques qu’il puisse à son tour transmettre à ses équipes. Pour cela, la formation est centrée autour d’interventions basées sur des cas pratiques, des ateliers, des échanges en petit groupe évidemment suivis d’une mise en commun.

Patrimoine et développement durable local, Habitants et patrimoine, Gérer un site : outils et métiers… autant d’ateliers thématiques animés par des spécialistes tels que Vincent Guichard Directeur du Grand Site de Bibracte-Mont Beuvray, Philippe Maigne, Directeur duGrand Site Sainte-Victoire, Anne Vourc’h, Directrice du Réseau des Grands Sites de France, Chloé Campo de Montauzon, Directrice de l’Association des Biens Français du Patrimoine Mondial, Marielle Richon du Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO ou Marieke Steenbergen du Réseau Vauban.

La conception de l’édition 2011 de la formation s’appuie sur l’expérience et les évaluations des précédentes sessions de formation organisées en 2007 et 2009 par Arts et Métiers ParisTech. Les Grands Sites et leurs homologues impliqués pour accueillir les stagiaires De nombreux sites du Réseau des Grands Sites de France et des partenaires de la formation s’investissent en ouvrant leurs portes aux participants : le stagiaire laotien (site de Vat Phu Champassak) passera plusieurs jours en immersion dans le Grand Site du Marais Poitevin, celui du Burundi (réserve naturelle de Rusizi) dans le Grand Site de la Baie Somme, celui du Cambodge (site d’Angkor) dans le Val de Loire…

Ces journées individualisées permettront des échanges avec les différents membres de l’équipe de gestion d’un site, mais aussi avec les acteurs locaux qu’ils côtoient au quotidien. C’est l’occasion pour les gestionnaires de Grands Sites, tous très motivés pour accueillir des stagiaires, de s’ouvrir à des expériences étrangères et de mettre en pratique leur solidarité avec leurs homologues internationaux.

L’action du Pôle international francophone de formation et d’échanges des gestionnaires de sites  patrimoniaux,  abrité dans l’Abbaye de Cluny, monument géré par le Centre des monuments nationaux, ne se limite pas à l’organisation de sessions de formation. Elle vise la constitution d’une véritable communauté d’échanges, alimentée par l’ensemble des gestionnaires, d’un réseau international regroupant les participants de toutes les éditions de cette formation.

Une plateforme d’échanges Internet a été créée et un centre de documentation est disponible sur  www.polepatrimoine.org Elle vise aussi la mise en place de jumelages ciblés de site à site, ouvrant à des  coopérations sur la durée pour des sites rencontrant des problématiques similaires.

 

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