Arts et Lettres

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Je m'appelle Dominique.

 

Mimmo pour mes amis.

 

C'est une histoire à dormir debout qui m'amène à prendre contact.

 

Il y a deux jours, un essaim d'abeilles s'est attaqué à ma femme. Nous étions au début de notre voyage de noces. Tout s'est passé en quelques minutes. 

 

Elle est aujourd'hui entre la vie et la mort.

 

Pourtant, ce n'est pas pour vous parler d'elle que je vous transmets ce message. Je veux vous avertir d'une menace. 

 

Tout à commencé lorsque les médecins m'ont parlé. Ce qui est arrivé à ma femme est loin d'être un phénomène isolé. C'est même tout le contraire: on assiste à une véritable explosion de ces agressions, partout en Europe.

 

Je me suis renseigné. Les abeilles sont agressives parce qu'elles sont désorganisées, désorientées, et surtout menacées. Et pour cause: elles sont elles-mêmes victimes d'un nouvel agresseur: Vespa Velutina, que l'on appelle aussi le "Frelon Asiatique". Ce frelon relativement discret vis-à-vis de l'homme extermine des ruches entières, et les pousse à déserter leur foyer, rendant l'essaim fou furieux. 

 

C'est un essaim en perdition qui s'est jeté sur ma femme.

 

Mais il y a plus grave. Depuis des années, on parle ici et là de la progression de Vespa Velutina en Europe: apparemment quelques nids seraient arrivés dans le sous-ouest de la France en 2004, transportés dans le fret de bateaux. La vérité est bien plus effrayante: les frelons sont élevés, puis disséminés de manière systématique partout en Europe. 

 

Je sais depuis deux heures à peine qui est derrière cette opération. Même si j'ignore encore quelles sont ses motivations ultimes, il est évident que c'est la survie de nos abeilles qui est visée, et donc l'équilibre de notre chaîne alimentaire. Sans abeilles, c'est tout le monde végétal qui bascule, puis le monde animal. Je vous laisse imaginer les conséquences. Face à cela, la crise des dettes souveraines de nos états européens passe pour une petite fièvre.

Ce que je sais constitue désormais une menace pour ma femme, pour moi, et les quelques personnes qui me côtoient depuis le début de cette affaire. Ce matin même, on a tenté de me réduire au silence. 

 

Je refuse de me cacher. Je refuse de fuir. Je refuse de laisser ces gens menacer ma famille, de les laisser pousser notre monde au bord de la famine.

 

Le temps presse. Je me rends  ce soir à la rencontre de ceux qui tentent de programmer notre faim, ou notre fin, j'ignore quelle orthographe convient le mieux. J'ai en ma possession assez de preuves matérielles pour confondre l'organisateur de cet holocauste. 

 

Ce que j'attends de vous est très simple. J'ai illustré sur une page web la description des objets qui sont utilisés pour disséminer les frelons prédateurs d'abeilles. J'ai décrit leurs méthodes, noté ce que j'ai appris sur leur organisation. Je vous invite à visiter cette page, et à prendre connaissance de son contenu. Le lien est à votre disposition à la fin de ce texte.

 

C'est votre prise de connaissance qui constitue mon assurance-vie: plus nombreux sont les internautes qui liront ce message et mes notes, plus fortes sont mes chances de tenir ces terroristes écologiques en échec. Lisez, et transmettez ce message à vos connaissances. 

 

Si je réussis, la presse en fera sa une.

 

Si j'échoue, il restera votre mémoire. J'ai confiance en votre réaction. 

 

Ceux qui dirigent cette opération croient que je ne peux rien contre eux. À leur place, je serais du même avis: ils disposent de moyens considérables. Ils ont des yeux partout, des pièges prêts à se refermer sur toute personne qui leur opposera sa résistance. Tôt ou tard, leurs hommes me trouveront.

 

Avec votre aide, la peur peut changer de camp. 

 

Et même si vous ne pouvez rien pour moi, si vous n'avez jamais entendu parler de frelons tueurs d'abeilles, ou si leur sort vous est indifférent, pensez à ma femme. Elle s'appelle Judith. Priez la Madone pour elle. Je suis sûr qu'elle vous entendra.

 

A bientôt j'espère,

 

Mimmo

 

 

Oui, vous l'aurez compris ceci n'est qu'une fiction. Je souhaitais simplement vous faire partager la modeste tentative de "buzz" lancée sur quelques réseaux sociaux à propos de mon premier roman.

 

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Commentaire de Eric Descamps le 6 août 2012 à 12:26

(je vous rassure toutefois, du fond de son coma, Judith nouera de belles alliances...)

Commentaire de Eric Descamps le 6 août 2012 à 12:20

Merci pour votre commentaire.

Vous avez raison:  on peut penser que Mimmo minimise les souffrances de sa jeune épouse. Bien entendu, personne n'imagine un homme s'exprimer de la sorte si cette histoire était réelle.

C'est ainsi que Mimmo s'en prendra aux commanditaires, non pas parce qu'il est un héros, mais parce que son impuissance à agir sur le coma de sa bien-aimée le poussera à mener croisade.

Personnellement, je serais resté aux côtés de ma femme... le sort du monde sans sa présence m'étant devenu indifférent, mais je ne suis pas Sicilien, moi...

:-)

Belle journée à vous,

Eric

Commentaire de Gohy Adyne le 6 août 2012 à 10:59

Je sais, que c'est une fiction et comme vous dites, la réalité s'approche dangereusement de la fiction. Mais il y a une phrase dans le texte, qui me heurte:" C'est un essaim en perdition, qui s'est jeté sur ma femme. Mais il y a plus grave....!!! La pauvre!!  Heureusement à la fin il y a une pensée pour elle :-)

Amicalement.

Adyne

Commentaire de Eric Descamps le 6 août 2012 à 8:25

Merci Rébecca!

Sans anticiper sur la suite des extraits que je mettrai à la disposition des visiteurs de ce site, l'idée principale du roman est bien celle-là: "et si le massacre des abeilles était voulu, à qui profiterait le crime"?

Ce n'est qu'une fiction, mais la réalité la talonne, hélàs...

Commentaire de Rébecca Terniak le 6 août 2012 à 8:17

" ... c'est la survie de nos abeilles qui est visée, et donc l'équilibre de notre chaîne alimentaire. Sans abeilles, c'est tout le monde végétal qui bascule, puis le monde animal. Je vous laisse imaginer les conséquences. Face à cela, la crise des dettes souveraines de nos états européens passe pour une petite fièvre....."

Décidément ! Je retrouve cette préface et constate qu'il est très actuel votre roman sur plusieurs plans.

Car la menace DISPARITION ABEILLE et famine est bien un danger même s'il vient par un autre biais Monsanto... 

Cette préface éclaire aussi la suite...

Je vais partager l'annonce de votre Nouvelle.

Bonne journée à un amoureux du Vallée !

Commentaire de Sylvie Leymonie le 11 janvier 2012 à 19:40

" Hippocrate dt oui, Galien dit non ", adage français du 16°S.,  Soyons clairs !

Commentaire de Eric Descamps le 11 janvier 2012 à 12:05
Et la réalité s'approche dangereusement de la fiction....
Commentaire de Chantal borremans le 11 janvier 2012 à 11:14

Cela fait froid dans le dos........le pouvoir des mots.

Commentaire de Eric Descamps le 1 décembre 2011 à 23:38
Le Buzz est limité pour l'instant, je n'ai allumé que quelques méchés... Mais je suis content de constater que le texte interpelle... Merci pour vos commentaires!
Commentaire de gaillard eric dit Egé le 1 décembre 2011 à 19:33

Je ne sais si vous avez réussi à créer le buzz mais soyez assuré que vous avez mis le BZZzzz dans ma tête avec votre histoire.

 Amicalement

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