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Les légendes de la mort en Basse-Bretagne, d'Anatole Le Braz furent publiées en 1893. Désireux de fixer les croyances de la vieille Bretagne, encore si vivaces au début de ce siècle, l'auteur nous entraîne à travers le Goëlo, le Quimpérois et surtout le Trégor, en particulier dans les communes de Begard, de Penvénan et du Port-Blanc. "La Bretagne, dit-il, est pleine d' âmes errantes qui pleurent et guérissent". Les morts n'y sont point les habitants d'un autre monde: ils continuent leur route sans issue parmi les vivants, comme s'ils ne pouvaient se détacher de la terre. Aussi les personnages qu'Anatole Le Braz évoque ici, sont-ils familiers: les morts conservent les mêmes passions que les vivants: on dit par exemple que la veille de la Toussaint, ils vont coucher dans la maison où ils habitaient autrefois. Certains reviennent chez eux pour labourer leur terre, d'autres pour réclamer leur dû à quelque mauvais payeur, quelques-uns tout simplement pour fumer leur pipe!

Toutefois, si l'ancienne Bretagne a le sentiment d'une continuelle présence des morts parmi les vivants, elle ne parle jamais d'eux sans une expression de terreur. Les faits de la maladie, de la mort, ne sont point rattachés à des causes naturelles et physiques, mais à l'action personnelle de l' "ouvrier de la mort", l' "Ankou", qui frappe sans pitié avec sa faux et emporte ses victimes sur sa charrette. Il arrive qu'on le rencontre à la tombée du soir. Parfois c'est un homme décharné, très grand, et dont la figure est cachée par un feutre. Parfois, c'est un squelette drapé dans un linceul: il n'a pas de nez et ses yeux sont comme des chandelles. La Mort a ses auxiliaires: ce sont, en particulier, les "groat'ch", vieilles qui guettent, aux carrefours, le passant attardé. On redoute la mort, on redoute aussi l' âme en peine, l' "anaon", qui déambule dans les lieux où elle vécut et où elle est morte. A la Noël, à la Toussaint, mainte légende assure que le cortège des morts s'ébranle en silence dans la campagne. Sur mer, par les nuits de tempête, les noyés s'appellent entre eux et plus d'un s'attache à la coque des navires. Dans l' âme bretonne qui songe aux morts, la tendresse se mêle cependant à l'effroi et les vivants ont pour les défunts mille gentillesses: comme celle qui consiste, à la Saint-Jean, à allumer des feux pour que les morts puissent revenir s'y réchauffer. Une telle familiarité avec la mort entraîne naturellement une croyance aux sorts, aux malédictions, à la magie noire. Ainsi la légende bretonne fait-elle peu de cas de ce qui est proprement féérique. Elle est au contraire dominée par le souci de fixer l'homme à sa terre, à son village, aux siens. Toujours la légende des morts se déroule dans un cadre familier, celui du village ou de la maison. Et les acteurs sont ceux que tout le monde connaît, les proches parents et les amis du défunt. Sans doute aujourd'hui ces superstitions sont-elles disparues. La poésie des légendes n'en demeure pas moins et, grâce à cet ouvrage, le lecteur moderne peut, en particulier dans les "Cloarec", poèmes pleins de pittoresque et de violence, retrouver cette angoisse de la mort que la Bretagne connaît depuis plus d'un millénaire.

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Les ailes du mal

Je m'appelle Jack Barrow, policier, et l'histoire que je vais vous raconter n'est pas une fumisterie, une galéjade, tout juste bonne à effrayer les petits enfants trop crédules, mais est malheureusement bien réelle, trop réelle certains soirs. Mon cauchemar commença, il y a maintenant cinq mois, alors que j'enquêtais sur un meurtre inexpliqué; toutes les méthodes d'investigation s'étaient révélées vaines. Aucun motif apparent, la victime ne paraissait n'avoir d'ennemis que dans sa tête dérangée. Tout portait à croire à une nouvelle crise de délire paranoïaque, affection dont elle était coutumière et qui avait déjà nécessité un placement dans un institut psychiatrique, à la joie de ses proches trop contents de se débarrasser d'une relation aussi gênante et d'une héritière susceptible de leur rafler le pactole sous le nez. A plus d'une occasion, elle avait manifesté une peur panique, se sentant oppressée, épiée puis mentalement vidée, anéantie. Alors, prostrée, dans sa chambre épurée, qui ressemblait plus à une cellule carcérale inhumaine et froide, elle restait des heures les yeux dans le vide, absente. Les infirmières, inaptes à s'occuper d'elle, tentaient bien de lui faire ingurgiter un maigre repas ou de lui faire boire un peu de lait, mais rien n'y faisait, c'était comme nourrir une morte. Aussi brusquement qu'elle avait plongé dans l'abîme de ses pensées, elle revenait à elle, se levait, renversant tout, comme une somnambule pathétique. Aucune visite évidemment n'était accordée et, de toute manière, personne n'en aurait sollicitée. Les mêmes thèmes revenaient décelables à travers ses propos incohérents : des bruissements d'ailes, une figure angélique, pure qui rayonnait dans la nuit, percée par les yeux incarnat vif, malévolents qui la pénétraient jusqu'aux tripes. Jusqu'à ce qu'une clameur vienne se superposer à son malaise, ses propres hurlements, dont elle prenait enfin conscience. De la bave translucide perlant à ses lèvres en un filament visqueux la ramenait à la réalité, preuve de sa transe morbide. Elle finissait par s'endormir, lasse de lutter, sans que d'autres visions chaotiques ne viennent perturber son repos. Un soir que la surveillance s'était relâchée, elle en profita pour s'emparer d'une fourchette, qu'elle dissimula sous sa blouse, un sourire malsain éclairant son visage. Elle se passa la langue lentement, délicatement, vicieusement sur les lèvres, en pensant à ce qu'elle pourrait faire d'un instrument aussi anodin et ô combien fatal.
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Le désir de pleurer

Je ne sais pas prier et ne peux plus pleurer.

Je gémis quelques fois pour chasser une peine.

Cette façon d’agir est ridiculement vaine.

Mes larmes épuisées me laissent du regret.

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Je gémis quelques fois pour chasser une peine.

N’ai plus de perles d’eau à répandre à mon gré.

Mes larmes épuisées me laissent du regret.

Je ne suis pas toujours suffisamment sereine.

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N’ai plus de perles d’eau à répandre à mon gré.

Soudain, l’envie m’en vient, impérieuse et saine.

Je ne suis pas toujours suffisamment sereine.

J’ai trouvé maintes fois qu’il est doux de pleurer.

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Soudain, l’envie m’en vient, impérieuse et saine.

Ô sentir à nouveau des larmes désirées!

J’ai trouvé maintes fois qu’il est doux de pleurer.

Ce soir, j’en ai le goût mais m’y attarde à peine.

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11 octobre 2010

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Le bouffon troublion

Le roi, inquiet, arpentait les couloirs de son palais
Dis-moi, qu'a mon bouffon, oh grand chambellan
A ainsi être irritable et à montrer les dents ?
Il est malade, Sire, d'un mal pernicieux
La souffrance et la peur assombrissent son coeur
Il boit à chaque repas trop de menthe, dont le goût sirupeux
Lui embrouille l'esprit et le rend coléreux.
Une telle détresse n'a-t-elle point de remède ?
Oh mon ami, tu sais je ne te l'ai jamais caché
L'attachement qui au fil des années entre lui et moi s'est forgé
Je voudrais tellement lui apporter mon aide.
Je le sais, et je crois votre coeur juste et droit
J'ai beau être un homme sage et adroit
Tous mes remèdes, mes potions, mes onguents
S'il ne délaisse cette plante malfaisante resteront impuissants.
Perdu dans les ténèbres, il est désorienté
Il cherche à tâtons une issue qu'il ne peut trouver
Que votre amitié le guide de sa lueur blafarde
Hors du chemin dangereux où il se hasarde
Bannir la menthe ne ferait que l'aigrir
Il la rechercherait et ce serait encore pire
Détournez son esprit de cette habitude fatale
Comme d'un jeune enfant dont on veut voler la balle.
Le palais est bien morne depuis que ses pitreries
Ne chassent plus nos soucis et n'ensoleillent nos vies.
Un geste, un mot, si vous l'osez
Peut la braise encore faire rougeoyer
Et raviver le brasier, le volcan que l'on croyait éteint
Et à nouveau l'espoir renaître dès demain.






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En 2010, le Secrétariat général de l’ESCOM (European Society for the Cognitive Sciences of Music) passe de la Belgique à la Finlande. À cette occasion, l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts consacre un colloque international à un domaine où la Belgique, pendant près de vingt ans, a fait figure de pionnier : la psychologie de la musique. Conçu dans une perspective interdisciplinaire, le projet Musique et Sciences de l’esprit réunit musiciens, musicologues et représentants des sciences cognitives afin de montrer comment ont évolué, dans une logique d’enrichissement mutuel, l’étude des sciences de l’esprit et la réflexion sur la création musicale. Organisé dans le cadre du Collège Belgique, en étroite collaboration avec l’ESCOM, ce projet entend donner une plus large audience à un domaine où fusionnent art et science.

L'ensemble du colloque est en traduction simultanée français-anglais.

Réservation et inscription

L'inscription est obligatoire, par courriel ou en remplissant dûment le bulletin d'inscription, auprès de
Mme Alice Droixhe. La réservation ne sera garantie qu'après versement de la participation sur le compte bancaire de l'Académie royale de Belgique n°210-0079126-26 avec pour communication : Musique / Nom, Prénom / Nombre de personnes.
Nombre de places limité.

10 Euros par personne et pour les deux jours, comprenant le lunch et le concert.

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Acatama.

Sol lunaire,

aride, jardin de pierres.

Tu détiens dans tes profondeurs

trente trois hommes d’honneur.


Trente trois hommes solidaires

descendus pour extraire les richesses

destinées aux riches de cette terre


Mille autres sont venus

Décidés à les rendre à la lumière


Une lutte sans merci

s’engage contre la pierre.


Le monde entier s’émeut.

Par le miracle de la science

Mère nourricière de la morale,

des gueules noires nous sourient


Point ne compte les deniers

la survie prend le pas.


Les jours passent, l’espoir grandit.

A la surface de la terre,

la vie sourit

Espoir est là, perpétue la vie,

force le combat.


Trente trois hommes vont vivre

sans un cri,

dans trente trois mètres carrés,

soixante jours, soixante nuits

même un peu plus.


Plus loin,

sept hommes,

ayant chacun trois mille mètres carrés,

se battent depuis plus de cent jours,

pour en faire des gravats.


Divine comédie...

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Tous, nous avons dans un coin de notre logis un livre qui nous est cher. Malheureusement il a souffert de multiples manipulations, il est réparé avec des bandes de scotch poisseux, des pages s’égarent, et la couverture est usée comme un vieux tapis !

Ce samedi 16 octobre, le MARCHE DU LIVRE DE MONS, accueille l’atelier de reliure L’IBISQUILIT: Anne et Jean Pierre seront à votre disposition pour vous expliquer leur métier, relieur et restaurateur de livres et de documents de collection.

L’entrée est bien sur gratuite, vous pourrez également flâner chez les libraires qui participent chaque mois à Europapier


SAMEDI 16 OCTOBRE de 9 à 15h
Athénée Jean D’Avesnes, avenue Gouverneur Cornez à MONS

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Mère porteuse

Les murs de mon appartement sont recouverts d'un lichen suintant, que je sais être vivant. Je sens confusément qu'il m'épie, qu'il scrute chacun de mes gestes, qu'il étudie et tente d'assimiler mes attitudes. Ses tentacules putrides, comme des cheveux graisseux, enserrent ma conscience, s'insinuant dans mon être vrai, pour mieux m'asservir et me forcer à accomplir des actes d'une noirceur infinie. Certains jours, je m'enferme dans la pénombre, ayant pris soin de fermer les rideaux à double tour. Je m'assois, au milieu de la table du living, à côté d'une assiette, dans laquelle des restes de spaghetti, vieux d'une semaine, finissent de se décomposer et j'attends. Je le regarde fixement, les yeux clos, peu à peu mon rythme cardiaque s'apaise, se met au diapason avec ma respiration, mon cerveau cherche une réponse à l'inconcevable. Et l'impensable se produit, je l'entends respirer, je le sens se répandre à travers les pièces, conquérant. Une vague de terreur me déchire les entrailles, me ramène à une réalité que je ne veux pas voir. Pourtant, cet être a pris possession de mon âme, me grignote jour après jour, ma raison s'égrainant comme dans un sablier. Je m'accroche à l'amitié de quelques amis fidèles, qui ne comprennent pas, ne peuvent pas appréhender ce qui m'arrive, pourquoi je me replie comme une bête traquée, recroquevillée dans un coin sombre. Après que je me fus confié à l'un d'eux, lors d'une crise d'angoisse atroce, où je le sentais m'appeler et où je sentais mon corps désirer cet appel, cet ami vint à l'appartement constater ce qu'il craignait déjà. A savoir que les murs ne portaient aucune marque de pourriture, si l'on exclut le papier peint qui était décidément affreux, et que la seule explication plausible était que la raison d'un de ses meilleurs amis avait achevé de basculer dans l'oubli.
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Stage Théâtre TOUSSAINT

Stage théâtre de texte- Théâtre gestuelwww.lydm.euLe Théâtre GourmandSemaine du 1 au 5 Novembre 201010h00 à 17h00- 30 heures de stageTarif: 225 € ; professionnels: 180 €« Le théâtre est le lieu où se rencontre le monde visible et le monde invisible»Pour l’acteur, la scène c’est du désir, de l’envie , de l’appétit. Un espace vide, le plateau où se joue les passions humaines.L’acteur s’est d’abord un corps, il s’élance comme un funambule et puise dans le vide la nécessité de s’émouvoir.A partir de l’œuvre de Valère Novarina et plus particulièrement de La Scène et Le Repas, il sera proposé aux participants un espace d’expérimentation où la présence, le geste chorégraphique et le verbe seront nos outils pour faire naître un théâtre de corps. L’atelier débutera par un échauffement corporel où l’acteur devra prendre conscience de ses appuis, de son énergie, de ses gestes, de son souffle afin de se rendre disponible au travail.Objectifs:- Partir du corps, sa présence, son potentiel dramatique, trouver un langage gestuel à partir de peintures ou d’histoires en lien avec la nourriture.- Elargir sa palette de jeu dans l’objectif d’atteindre une extrême simplicité.- Le verbe, le mot devient nourriture gustative, plaisir de bouche comme un bon repas.- Mettre l'acteur dans une urgence de la parole, il sera amené à retrouver le sens organique de la ponctuation, les phrases sont des pensées qui défilent.- Partir d’un auteur, d’une pièce, d’un texte, d’un univers et l’inviter au monde- Echanger les sensations, les expériences.- S’approprier une écriture, être concret dans son dire.Magali Revest, directrice artistique de la Cie Lydm et de Kokliko’Theatre.Formée à la danse chez Rosella Hightower et au théâtre dès l’enfance rencontrant sur son parcours des personnalités comme Carolyn Carlson, Emio Greco, Geneviève Page...Formée par la suite à l’école Jacques Lecoq à Paris, puis à l’école du Samovar. Elle s’invite tour à tour devant et derrière la scène. Tantôt interprète et tantôt metteur en scène. Son parcours lui fait préférer le travail corporel à celui du texte jusqu’à sa rencontre avec Philippe Dormoy avec qui elle découvre la saveur des mots. Perpétuellement en mouvement, elle remet en question les enjeux de la représentation par un jeu d'allers et retour entre le corps et le langage. Partir du corps pour faire naître les mots.Valérie Lenaerts, comédienneValérie Lenaerts est comédienne. Diplômée du Conservatoire de Liège, elle aborde très tôt le sens du texte et des mots. Disciple d'André Steiger pendant 10 ans, elle travaillera avec lui toute la structure, la construction d'un texte dramatique et sa mise en espace. Viendra par la suite, une mise en abîme de sa pensée théâtrale...Elle se dirigera vers l'apprentissage d'une écriture gestuelle avec Nicole Mossoux, puis abordera le travail ludique de l'improvisation.Toujours à la recherche de nouveaux codes théâtraux, Valérie met au centre de ses préoccupations, l'Humain avec ses fragilités et ses doutes. Comment créer une nouvelle musicalité des corps et des mots, tout en préservant la quintessence de l'acte de création.Lieu du stage : Inscription : info@kokliko.euCarthago Delanta Est Kokliko'Theatre Asblrue Sylvain Denayer, 511070 Bruxelleswww.lydm.eu
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Bloody drumming love.

I hit with my head the wall
That's all I have, but I give it all
With the bang, I accompany your rime
And I don't care if it's not worth a dime.

With all my heart, with all my love
I do it for you, my sweet white dove
I'm not singing, I scream with pain
I only hope it won't be in vain.

You'll be recognized for what you are
My bloody drumming will make of you a star
And soon, you'll be in live performance
With all the people who listen and dance.

And I'll disappear in the shadow
Alive or dead, you'll never know
And I'll be watching you from the outside
Not really there, but always by your side.

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Le flamant rose, le coq morose et l’iris chose





Un flamant rose et fier de l’être


Marchait de tout son apparaître


En roulant fièrement ses airs


Sur les succès de ses polders.



Un coq morose et même en peine


Sur les crêtes de son Ardenne


Chantait les temps de ses atours


Dans les fumiers des basses-cours.



Un petit iris un peu chose


Dans son jardin de porte close


Interrogea, fort indécis,


La Muette de Portici.



Tournant alors sept fois sa langue


Dans son absence de harangue,


Elle sortit de ses replis


Les trois couleurs de ses oublis.



Et le flamant, dans l’euphorie


De ses enfants de la patrie,


Jura bien que, plus que jamais,


Le jour de gloire arriverait.



Alors le coq, rompant la trêve,


Monta sur un piquet de grève


Armé de rose et de péquet,


Pour entonner le Bia bouquet.

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administrateur théâtres

Au Magic Land Théâtre

LES MUTINÉS DU FISH AND SHIP

Vu le succès : reprise de cette saga délirante par la compagnie du « MAGIC LAND THÉÂTRE » écrite et mise en scène par Patrick Chabou.

Lorsque le gouverneur et sa trop charmante épouse embarquent sur le « Fish and Ship », chargés par le roi de remettre de l’ordre dans les lointaines colonies, ils sont loin de se douter du sort terrible qui les attend…

On devait s’y attendre… croisière de rire, déjà le titre était délirant… 

Des archétypes, de la grivoiserie plein les oreilles, des chants de marins de part et d’autre du rideau magique, le bonheur partagé des acteurs-et-spectateurs… voilà les ingrédients de l’amusement. A-t-on vraiment envie de s’y laisser prendre ? Et puis, non, c’est quand même irrésistible, on se jette à l’eau !

Le dimanche après midi, il y avait beaucoup d’enfants dans la salle, de trois à 12 ans, ils ont sans doute adoré les magnifiques costumes d’époque, l’embarquement sur le bateau à voiles mythique, la tempête mémorable, les combats de la mutinerie, l’abordage d’un bateau collègue, pirate lui aussi, et l’épisode de l’arche de Noé totalement burlesque pour arriver à Port au Prince et couler des jours heureux et candides. L’action débridée les a sans doute ravis et fascinés… Sirotant leur grenadine à l’entre acte dans un vrai bateau de pirates… au milieu des cordages, gaillard avant et arrière, filets, ponts et cabines en tout genre, ils pouvaient rêver de puissance et de liberté. Magique pour eux sûrement. Et fort mystérieux, conscients que les adultes possèdent certainement des clés encore interdites. L’assaut des mots, des calembours, allusions oiseuses, contrepèteries et autres figures de styles les ont sans doute laissés pantois.

Côté adulte, c’est une beuverie collective d’humour et de comique chansonnier. La tête vous tourne, une vraie java verbale, mais les comédiens sont si bons et si artistes que l’on ne peut s’empêcher d’aimer quand même tout ce baroque, ces mélanges généreux, ces pots-pourris, ces anachronismes en tout genre, ces gauloiseries bien enveloppées pour ne pas heurter les jeunes sensibilités, ces galéjades à tiroirs, ce tout pour… la surprise théâtrale sans fond ni loi !

Du 7 octobre au 24 octobre 2010

Distribution : Daniel Cap, Pascaline Crèvecoeur, Christelle Delbrouck, Sophie D’Hondt, Philippe Drecq, Thomas Linckx, Juan Marquez Garcia, David Notebaert, Stéphane Stubbé

Création d’éclairage : François Noé Décors : Isis Hauben et Yves Goedseels Régie : Yves Goedseels et François Noé Costumes : Frédéric Neuville Création sonore : Hughes Maréchal

http://www.magicland-theatre.com/index.php5?pageId=1

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Pardon Boris,

Messieurs les Présidents

Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps

Je viens de recevoir

Un papier de misère

Pour aller vous repaitre

Avant dimanche soir

Messieurs les Présidents

Je n’y veux pas paraître

Je ne suis pas sur terre

Pour trahir de pauvr’ gens

C'est pas pour vous fâcher

Il faut que je vous dise

Ma décision est prise

Je m'en vais me promener

J'ai vu trahir mon père

Je vois souffrir mes frères

Et trembler mes enfants

Ma mère a tant souffert

Elle est dedans sa tombe

Et se moque de vos contes
Se moque de vos grands airs

Quand j'étais écolier

On a formé mon âme

A ne pas être un âne

Tout ça c’est du passé

Demain de bon matin

Je fermerai ma porte

Au nez de vos faces mortes

J'irai sur MON chemin

Je donnerai ma vie

Pour chercher ma pitance

Dans une autre jouvence

Et je dirai aux gens:

Refusez d'obéir

Refusez leurs affaires

N'allez pas dans leurs serres

Refusez les partis

S'il faut donner du sang
Prenez donc dans le vôtre

Plus épais que le nôtre

Messieurs les Présidents

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je possède une arme
Appelée LIBERTE

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le Conte du Pays de Nan

Comme je l'ai déjà annoncé à quelques amis, mes projets d'écriture font leur petit bonhomme de chemin. Mon premier roman (écrit au Japon en 1985 sous le titre Nishiwaki Monogatari) vient d'être imprimé. La procédure de dépôt légal de mon ouvrage suit son cours auprès de laBibliothèque Nationale de France et sera effective dans un mois. Pourtout achat en ligne, vous pouvez utiliser le site de vente des éditionsThélès (www.theles.fr) où le livre va être référencé. Vous pouvez également m'envoyer lebon de souscription qui se trouve sur mon propre site (www.astula.info)après avoir lu l'avertissement. Je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire dédicacé à votre nom.
Je vous souhaite déjà bon voyage et bonnes découvertes au Pays de Nan !

Daniel Moline




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Un coup de tendresse...

Le français est une langue curieuse

aux citations parfois pernicieuses...

Il en est quelques unes qu'on retrouve partout!

Et c'est effroyable, elles commencent par coup!

Pourtant si l'on évoque le coup de blues

la résonnance en est plutôt douce!

Et que dire du coup de mou?

C'est juste un jour un peu flou?

Pour ce qui est du coup de jeune!

Il fait frissonner jusqu'à nos gènes...

Mais si on parle d'un coup de vieux...

On prend facilement l'air piteux!

Pour évoquer les coups du sort...

Faut trouver en nous pas mal de ressort!

Parfois surgit un coup de chance!

Il pare la vie de plus d'élégance!

Et puis soudain, juste un coup de folie!

Il donne curieusement sens à nos envies...

Moi... Je rêve d'anéantir la détresse!

Avec enfin, un grand coup de tendresse...

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Les lacs . Résonnance intime

Une rencontre avec ces lieux.

Apparente quiétude des eaux tranquilles, des lignes de rives,

du rempart des montagnes, de l'enceinte rassurante.

Mais aussi les multiples changements de lumière, de couleurs

les eaux-miroirs comme un double de la réalité

les reflets métamorphosant le paysage,

les profondeurs mystérieuses

la part invisible.

Au-delà de leur beauté,

lieux de contraste symbolique

entre l'immuable et l'éphémère.

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Déconnexion

On ne remercie pas son impeccable corps

Qui, sans fléchissements, réalise l’accord

Entre le vouloir faire et le réalisable.

On trouve naturel de le savoir fiable.

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La machine charnelle, éventuellement,

A, pour certaines causes, un dysfonctionnement.

Qui engendre aussitôt douleur et impuissance.

On ne l’endure pas sans pleurs ou impatience.

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Quand tout se passe bien, le mal est réparable

La machine reprend son rôle incomparable.

Lors on peut occulter l’effroyable pensée

Qu’elle aurait pu rester infiniment faussée.

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Après dix jours odieux, écoeurants ou amers,

J’essaie de défier, non causé par la mer,

Un mal, qui persistant, me meurtrit et m’assomme.

Je demeure épuisée, sans énergie en somme.

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10 octobre 2010

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