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SARAH Le Cri de La Langouste

Avec Jacqueline BIR et Alexandre VON SIVERS
Titre original: Memoir (1978) de John MURELL adaptation de Eric-Emmanuel SCHMITT
Mise en scène : Daniel Hanssens, création de Argan 42

Eté 1922… Sarah Bernhardt, vieillie, tente de dicter ses mémoires à son secrétaire Pitou. Pour l’aider à se souvenir de cette vie d’aventure, d’audace et de fantaisie, il accepte de jouer les personnages qu’elle veut retrouver. Ainsi, sa mère, sa sœur, son amant, son mari, son fils, son imprésario américain, un machiniste, Oscar Wilde et George Bernard Shaw répondent tour à tour à une Sarah Bernhardt défiant sa propre mort entre vie et théâtre.

Personne ne me croira, mais je regarde Jacqueline Bir et Alexandre Von Sivers jouer Sarah Bernhardt dictant la 2e partie de ses mémoires à son’ P majuscule de Patient secrétaire nommé Pitou, et avant de devenir elle-même une p minuscule poussière, …. et je vois soudain une femme croulant sous l’expérience de deux ou trois siècles contigus, refaire tout le chemin exploratoire de l’imagination, comme le fait avec tant de passion et de grâce, un enfant de trois ou quatre ans quand il invente le bonheur magique du théâtre.

J’explique : en scène il y a l’enfant qui veut faire éclore son histoire avec une détermination flambante… Ni boire ni manger ne l’intéressent, encore moins dormir ! Comme Sarah ! Il faut inventer des excuses pour arrêter le jeu… Le jeu bouge sans cesse : glissements de personnages, de temps et de lieux, l’imparfait ludique relie le tout, l’enfant exulte. Une toute nouvelle réalité pour lui, celle qu’il crée de toutes pièces, voit le jour. Son esprit ne connait pas de limites. Liberté sauvage, quelle excitation dans ses yeux ! Il se fâche quand le compagnon de jeu ne se plie pas à ses caprices créateurs, force à continuer quand on voudrait s’évader, mais il est craquant de candeur et de plaisir sur les chemins de ses histoires et frissonne sous le plaisir du jeu pour le jeu. Et le compagnon de jeu lui aussi de s’embarquer inévitablement pour Thespies ! Voici ce que nous avons connu sur scène ce soir. Arrêter le temps et la réalité ambiante pour se livrer aux plaisirs fascinants de la création vivante … même s’il y a un texte adapté par de E.E Schmitt derrière, qu’importe , on dirait qu'ils improvisent! La grande Jacqueline s’amuse de son secrétaire avec ravissement. Celui -ci endosse avec bonheur le rôle poétique du petit prince : « Je suis responsable de vous ! »déclare-t-il. On dirait qu’il parle à la rose !

Quant à Sarah, les souvenirs ne sont qu’un moyen de retrouver le frisson, c’est le jeu qui la galvanise. Même si c’est au prix d’une âcre réflexion sur l’âge et ses destructions : « Rien ne vaut la peine d’être vécu, le soleil a raison de se consumer le plus vite possible » Le tragique grec nous saisit à la gorge: « Devoir se fondre dans la boue et l’obscurité définitive. Nous rentrons tous dans le même marais im-monde » …Est-ce à dire « Sans monde ? »

Le pathétique abonde : elle cite les paroles de Phèdre : « Tout m’afflige et conspire à me nuire, Soleil, je viens te voir pour la dernière fois… » Des salves répétées d’ironie amère accusent l’absence de sens de la vie et la finitude même de « la boule » au rang du quel elle n’hésite pas à se hisser. Vous aurez compris, Il s’agit encore du soleil : « A quoi sert le soleil ? A me faire oublier que l’univers est obscur ! » Et soudain, une lueur d’espoir: « Le soleil ne se couche pas, il se lève ailleurs ! »

Jacqueline partage sans doute frénétiquement avec Sarah l’immense mélancolie de la vie et celle du bout de la course… Les deux étoiles se réunissent, à défaut d’atteindre l’éternité rêvée. Et puis, qui sait ? Sarah a lancé à la volée et sans la moindre honte les documents soigneusement étiquetés par son fidèle secrétaire. Quelle importance ? Voyez la jouissance dans son jeu de scène, dans les comptes qu’elle règle avec sa mère, sa sœur, « J’ai rêvé de l’impossible puisque tu ne rêvais de rien pour moi ! » son mythe fondateur, accusateur et tragique. Elle se complait dans le plaisir de donner « J’ai nourri l’ogre (le public) » et se réjouit « Il te sera beaucoup pardonné car tu as beaucoup aimé…». Elle s’empare de la réplique, de la joie du drame, des mimiques savantes et autres gestuelles théâtrales. Sarah Bernhardt pleure sa vie qui s’éteint, mais Jacqueline, s’amuse au firmament. Quoi de plus beau et de plus étincelant? On ne vous dira pas son âge à la fin, lorsque tombe le rideau !

Pièce solaire

http://www.argan42.be/fr/home.html

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Le désir de ne pas mourir

Mireille VANHOVE-DUBOIS peint l'Afrique, plus exactement elle peint le courage des femmes
africaines, la souffrance des enfants, l'espoir d'une population; elle peint avec ferveur son image de l'Afrique, image qu'elle a su partager avec sa petite fille Marie, 14 ans, qui avec ses mots a exprimé ce que Mireille VANHOVE-DUBOIS exprime avec des couleurs, et voici le résultat de leur complicité, un poème qui accompagne un tableau sur les boat-people africains.

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Le désir de ne pas mourir

Sur ces terres à perte de vue,

J'ai mes mains qui tremblent, mon coeur est mis à nu,

On m'a volé ma vie,on m'a déchiré mon âme,

On m'a enlevé ma famille, il ne me reste que des larmes.

J'ai la rage qui me mange, la vie qui me brûle,

Le désespoir ne m'aura pas, je partirai au crépuscule,

Blessé par la guerre, je marcherai jusque là-bas,

Oui je trouverai, le monde auquel je n'ai pas droit.

Et dans ma traversée je ne saisis toujours pas,

Même quand on me l'expliquait je ne comprenais pas,

Comment des frontières pourtant imaginaires,

Arrivaient à encercler et à emprisonner la misère.

Et tandis que mes pieds traçaient ma destinée,

Que seule la lumière était entrain de me guider,

Je ne pensais pas qu'une simple barrière pourrait m'arrêter,

De toute évidence, le bleu du ciel m'avait voilé la vérité.

Et je me souviens, de ces gens, je me rappelle,

De toutes leurs paroles qui me paraissaient si réelles,

De toutes leurs histoires sur une contrée parallèle,

Où la guerre et la misère n'étaient pas éternelles.

Et dans ma traversée je ne saisis toujours pas,

Même quand on me l'expliquait je ne comprenais pas,

Nous avons tous la même terre, et un coeur du coté droit,

Mais je sais que jamais nous n'aurons les mêmes droits.

Et j'ai repris mon chemin, survivant aux contraintes du destin,

Au côté d'autres personnes qui luttaient pour un lendemain,

Maintenant ça ne sert plus à rien de s'arrêter et d'abandonner,

J'aurais tout le temps de me reposer quand la vie m'aura quitté.

Et quand à bout de force, l'inconnu est apparu,

Que je pensais avoir trouvé ce que j'ai toujours voulu,

Le bateau était trop plein et dans ma poche il n'y avait rien,

Je ne pensais pas qu'abandonné, je mourrais de faim.

Et à la fin de mon voyage je n'ai toujours pas saisi,

Même après avoir tant lutté je n'ai toujours pas compris,

Nous souhaitons tous trouver le bonheur au fil des pas,

Mais le chacun pour soi fait que personne ne nous aidera.

Marie FORTUNATI ( 14 ans)http://www.mytexte.com/textes.php?auteur=Misa



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Exposition de Mireille VANHOVE-DUBOIS, jusqu'au 28 novembre 2010 à la galerie Art'et Miss

Une partie des ventes de Mireille VANHOVE-DUBOIS est reversée à Medecins sans Frontières



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Démunie face à la haine

Je n’avais jamais mesuré à quel point, il était difficile de faire face à la haine surtout lorsque l’on sait qu’on n’a rien fait pour la mériter excepté être ce que l’on est. La haine ne laisse personne indemne, pas plus la personne qui l’exprime que son destinataire. Elle éclabousse même les gens qui s’en s’approchent de trop près. Lorsqu’elle passe par Internet, la haine est d’autant plus destructrice que l’Autre, n’existe que virtuellement. En cette absence de l’Autre, les interactions pénibles renvoient uniquement… à "soi ".

Je ne peux détailler ici, ce que je sais de la personne dont la haine m’a atteint mais ce que je peux dire, c’est que ce sentiment d’humiliation dont elle parle vient de très loin. Je n’y suis pour rien et même si je cessais d’intervenir sur des blogs ou que je cessais d’exister, ses blessures d’amour-propre ne cicatriseraient pas pour autant.

Mais comment réagir ? L’ignorer est assimilé au pire des mépris et renforce son sentiment d’humiliation. Entrer dans son jeu, je l’ai déjà fait. C’est épuisant et ne mène nulle part. Démystifier ces jeux psychologiques lui semble le comble de l’agression et nourrit sa haine. De plus, répondre de façon agressive à ses attaques me fait passer pour une teigne ou une vipère même si je ne fais que réagir à quelque chose qui faisait très mal.

Á présent, je saisis mieux comment la violence est souvent une réponse à la haine qui refuse à l’Autre tel qu’il est, mais le comprendre n’est pas vraiment d’un grand secours quand cette haine entraine dans son sillage, des personnes aimées.

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Dans cet ouvrage publié en 5 volumes de 1883 à 1891, puis en 9 volumes de 1896 à 1912, l'auteur retrace toute l'histoire des idées esthétiques de son pays. Sans se borner à l'étude de la production étroitement théorique, Menendez examine toute la littérature critique et didactique et a même recours, à l'occasion, aux poétiques implicitement et explicitement contenues dans les oeuvres d' art les plus importantes. Il devait donc suivre en même temps certaines traditions de la pensée et du goût qu'il n'est pas toujours possible de distinguer et qui ont trait à l'idée de la beauté en soi (la métaphysique du Beau), à la beauté conçue comme expression artistique (la philosophie de l' art) et à l'étude des applications concrètes (la "technique", le "style", etc.).

L'ouvrage expose donc les recherches essentiellement spéculatives sur la beauté et l'idée de beauté dans les grands systèmes philosophiques; l'auteur étudie ensuite le mouvement mystique dont l'influence a été considérable sur le développement intellectuel de l' Espagne où le beau et l' amour s'identifient au monde de la volonté et de la foi. Il recherche dans l'oeuvre des philosophes des penseurs et des critiques, toutes les idées générales sur l' art. Il isole et met en lumière tout ce qui est vraiment de nature esthétique. Il étudie enfin les principes qui ont inspiré les artistes eux-mêmes.


Cette "Histoire des idées esthétiques", qui constitue un vaste chapitre d'une oeuvre plus large sur la philosophie espagnole en général (à savoir "Histoire des hétérodoxes espagnols; la science espagnole") est une précieuse introduction à l'histoire littéraire de l' Espagne. Mais l' Espagne ne possède pas une pensée philosophique originale et ses idées esthétiques sont tributaires des grands courants de pensée européens: aussi Menendez doit-il, à propos de chaque problème, remonter aux sources et son oeuvre finit-elle par devenir une histoire générale de l' esthétique, unique en son genre par l'immensité de ses buts et par son information riche et de première main. L'auteur reconnaît avec modestie que son oeuvre n'est qu'une analyse et une exposition; mais justement, par son respect des divers courants de pensée et sa facilité à pénétrer et à comprendre les esprits, Menendez réussit à se placer dans une solide perspective historique. Comme toutes les oeuvres de Menendez, cette "Histoire" souffre d'une trop grande prolixité qui, notons-le cependant, n'est jamais inutile et dérive toujours de l'amour ardent de l'auteur pour les livres. Un équilibre plus harmonieux, le sacrifice de quelques pages et même de quelques chapitres, plus de concision dans l'analyse n'eussent pas été sans faciliter le succès de l'ouvrage et sa diffusion à l'étranger.

La première partie embrasse les origines classiques et s'étend jusqu'à la fin du XVe siècle: Menendez accorde une importance capitale à la pensée grecque qu'il considère, à juste titre, comme indipensable pour jeter les fondements de toute esthétique du moyen âge et de la Renaissance, esthétique qui a mûri lentement et qui résulte des influences de l' idéalisme de Platon, du réalisme d' Aristote et dy mysticisme de Plotin. L'examen précis de la pensée latine (Cicéron, la "Rhétorique à Herennius", Horace, les grammairiens, etc...) et de la pensée chrétienne (saint Augustin, Denys le Mystique, saint Thomas) sert à délimiter et à décrire les moyens techniques qui devaient dominer plusieurs siècles de littérature. L'auteur se préoccupe de déterminer la place que l' Espagne a prise dans l'élaboration de la pensée esthétique, aussi se penche-t-il avec amour sur les pages de Sénèque et de Quintilien et accorde-t-il une place toute particulière à Prudence et Isidore de Séville ainsi qu'à la période de la domination des Goths et des Arabes. Ces pages constituent le tableau le mieux informé de la culture latine et islamique pendant le moyen âge espagnol. Menendez termine ce premier volume en analysant l' esthétique mystique de Raymond Lulle et le platonisme amoureux du poète catalan Ausias March.

La seconde partie comprend l'étude des XVIe et XVIIe siècles, caractérisée par l'avènement plus explicite de l'idéologie platonicienne et de la production mystique, en même temps que par l'importance accrue par la poétique aristotélicienne. Ces chapitres nourris d'une solide érudition, et où l'analyse est pleine de vigueur mettent en lumière des régions par ailleurs négligées de la culture et donnent un relief particulier à la formation du "conceptisme" (Gongora et Gracian) qui devrait ramener l'expérience stylistique de la littérature espagnole dans le courant de la littérature européenne.

L'auteur consacre sa troisième partie au XVIIIe siècle, qu'il étudie avec un soin tout particulier. C'est la première fois que la littérature érudite et spéculative du XVIIIe et du début du XIXe se trouve ainsi éclairée, analysée et replacée dans le cadre plus général de la civilisation européenne. L'ambition majeure de Menendez et son plus grand mérite est d'ailleurs d'insérer les mouvements doctrinaires et artistiques de son pays dans la culture mondiale. Seul à l'époque, Menendez pouvait y prétendre grâce à sa prodigieuse connaissance des littératures anciennes et modernes et à ses extraordinaires facultés de synthèse.

Dans la quatrième partie, nous trouvons l'étude de l' esthétique allemande (Kant, les romantiques, Hegel, etc...) et le romantisme anglais.

Le cinquième et dernier volume, consacré au XIXe siècle français, est un chef-d'oeuvre d'information et de critique qui atteste l'amour que portait Menendez à la civilisation française et son tenace attachement à la culture romantique, à qui il doit ses meilleures aptitudes historiques. Menendez décrit en raccourci toute l'évolution de la sensibilité française, émoussée selon lui par un classicisme outrancier et un rationalisme excessif ("Boileau exclut le monde du mystère, de la difficulté, de la nuit, du sublime et de l' épouvante, autant dire le monde poétique par excellence"), mais renouvelée et comme rachetée par la pensée romantique, définie comme "une recherche de l' âme humaine".

La sixième partie devait poursuivre l'étude du mouvement romantique en Espagne. Nous n'en avons qu'une table analytique. Les volumes destinés à l' esthétique post-romantique, à la culture italienne, aux doctrines contemporaines et le dernier enfin, qui aurait exposé les idées personnelles de l'auteur, ne furent jamais écrits.

La formation essentiellement romantique et profondément chrétienne de Menendez et son riche sens de l'humanité le portaient à se solidariser avec les idées et les penseurs qui font preuve d'enthousiasme et de noblesse spirituelle. Il supportait difficilement au contraire la raideur des systèmes étroitement dialectiques. De là vient que Menendez attribue une valeur plus grande aux oeuvres qui lui permettaient de saisir l'expérience intellectuelle en acte, de préférence aux oeuvres dominées par l' abstraction métaphysique. Pour toutes ces raisons, il semble que la méditation personnelle de l'auteur le rapprochait davantage de la pensée discursive française et anglaise que de la philosophie allemande, systématique et essentiellement métaphysique.

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Cet ouvrage monumental du linguiste Ferdinand Brunot , commença de paraître en 1916, et fut interrompu par la mort de l'auteur. C'est une vaste enquête critique qui étudie les transformations de la graphie et du contenu sémantique des mots. En se référant aux dialectes, aux documents littéraires, historiques, et aux archives, l'auteur parvient à suivre les moindres transformations du vocabulaire. F. Brunot part des conclusions auxquelles Etienne Paquier (1529-1615) était arrivé dans ses "Recherches de la France". Il vérifie les vues de cet érudit par les méthodes les plus sûres. Il prouve que les mots sont le reflet des moeurs et des usages. Si, à un moment donné, un mot acquiert un sens particulier, le plus souvent conditionné par la politique et la religion, le discours lui-même varie selon les tendances de la culture et l'influence qu'elle exerce sur le langage parlé. La phonétique n'est pas exempte de variations. Tout doit retenir notre attention lorsque nous voulons définir le sens d'un vocable ou la valeur d'une construction syntaxique. Une langue est faite de traditions et d' innovations, de modes éphémères et aussi d'un "esprit" qui se fixe peu à peu tout au long des siècles. Brunot examine ainsi notre langue, son vocabulaire, sa morphologie et sa phonétique, depuis le latin parlé et le français du IXe au XIIIe siècle jusqu'à la Renaissance (Tome I). Il traite ensuite du français du XVIe siècle qui se libère, tantôt de l' érudition, tantôt d'un certain classicisme, et en d'autres cas de certaines incidences culturelles fort complexes. Parfois il semble succomber, mais c'est précisément le moment où il impose à ces diverses tendances une plus grande vivacité dans l'expression et une syntaxe plus libre (II). Une place importante est consacrée à la formation de la langue classique du XVIIIe siècle et en particulier à l'influence de l' Académie et à l'autorité des meilleurs auteurs du siècle (III). La langue française est ainsi examinée sous tous ses aspects, depuis sa structure syntaxique jusqu'aux variations de sens. Il faut citer les admirables pages sur la langue de Pascal et de Voltaire. Jusqu'aux dernières lignes de cet ouvrage (tome X) Brunot a dispensé les trésores recueillis au cours de ses minutieuses recherches, toutes passées au crible d'une méthode des plus rigoureuses, digne d'un grand érudit. Cet ouvrage a été continué, après la mort de l'auteur, par Charles Bruneau.

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CHANGER

Changer non pas! Mais...

On se met en forme

On se transforme

On s'artifice

On se polisse

On se maintient

On se contraint...

On cherche en vain

On s'éteint.

On abandonne

On se révolte!

Changer non pas! Mais...

On s'ouvre

On se découvre

On fait une pose

On se fait la malle!

Et en finale...

On se recompose.

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la baie vitrée de l'atelier

Donne sur la grisaille de cette journée. Pas de quoi en faire une peinture, bien que la grisaille vaut bien une peinture.

la baie vitrée de l'atelier 95x85 acry et marouflage plus toile marouflée sur toile. De la matière à vendre..!

fenêtre ate

Dans l'atelier ou la réverbération est souvent forte. Une façade juste en face renvoie de la lumière, et quand le soleil tape dessus, ça envoie du gros lumineux qui inonde là ou je travaille. Mon atelier en a vu de toutes les couleurs depuis le temps, il reste de pierre, insensible apparemment.. il a un coeur de pierre.

Pas bavard mon atelier , même pas un craquement de vieux navire, rien, faut dire que la musique de Monteverdi envoie aussi dans du fort.

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Il s’agit d’un ouvrage de critique littéraire publié en 1943 par l'écrivain anglais Sir Maurice Bowra qui nous propose une étude pénétrante du mouvement symboliste européen qui eut une influence si importante sur les techniques de la poésie anglaise moderne, remplaçant la diction romantique et réthorique de l'époque victorienne par un style tantôt proche de la prose, tantôt allusif et purement suggestif.

L'ouvrage insiste sur le fait que les "post-symbolistes" ne forment pas une école, mais sont seulement des poètes isolés qui, dans divers pays, ont renouvelé l'esprit de la composition poétique en ayant recours à des procédés semblables. Il analyse les processus de l' imagination créatrice et les méthodes les plus subtiles de l'expression poétique avec rigueur et discernement. Cependant l'ignorance de Bowra des méthodes d'explication anthropologiques de la "nouvelle critique" constitue une faiblesse certaine. Ainsi, dans son évaluation du "Second retour" de William Butler Yeats, le manque de référence à un système de rituel mystique s'avère très limitatif. Bowra a continué ses explorations des processus créateurs de l'imagination artistique dans "L'expérience créatrice", 1949 et "L' imagination romantique", 1950.

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Histoire de Belgique de Henri Pirenne

Le grand historien belge Henri Pirenne (1862-1935) avait déjà acquis une renommée internationale avec ses nombreux ouvrages sur le moyen âge et surtout sur le moyen âge dans les Flandres, quant il entreprit de faire paraître, en 1910, le premier volume de son "Histoire de Belgique", qui devait en compter six. L'histoire de Belgique avait déjà fait l'objet d'un certain nombre de travaux historiques, mais tous avaient été limités par une conception très étroite de la nationalité belge.

Pirenne, au contraire, cherche la clé de l'histoire de son pays dans l'histoire des grands Etats qui l'entourent et qui exercèrent une telle influence, souvent contradictoire d'ailleurs, sur ses destinées. Il s'efforce avant tout de déterminer quel fut le principe de son unification; il montre que cette unité n'est ni géographique, ni raciale, ni linguistique, ni même au début politique, que la conscience nationale belge ne s'est formée qu'à partir d'une communauté de besoins et d'aspirations et qu'elle constitue l'aboutissement d'une lente maturation des forces historiques en présence. La formation de la Belgique apparaît donc comme l'expression d'une volonté collective.

Le grand historien belge suit, pas à pas, la formation de cette conscience nationale. Champ de bataille de l' Europe, la Belgique a été, de tout temps, la grande voie par où s'effectuent les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud, le trait d'union entre les civilisations latine et germanique. La Flandre, qui relève longtemps de la couronne de France, se pénètre de sa culture du XIIe au XIVe siècle, tandis que dans la principauté de Liège, vassale de l' Empire, c'est surtout l'influence allemande qui s'exerce. Etudiant les commencements de cette histoire, Pirenne, loin de s'embarrasser de détails accessoires, insiste surtout sur le détachement progressif de la Flandre par rapport à la France et de la Lotharingie par rapport à l' Empire; il expose comment naquit une civilisation commune, faite d'emprunts aux grandes civilisations qui l'entouraient, mais dont la fusion est originale; il accorde une place prépondérante, dans la formation de la conscience nationale, aux principautés bilingues: Liège, le Brabant, la Flandre, et étudie la vie économique et la vie urbaine des riches cités flamandes. Ses aperçus sur le développement de l' industrie lainière sont justement célèbres. Ce n'est qu'avec la formation de l' Etat bourguignon que Pirenne donne une plus grande importance à la vie politique; ainsi qu'avec les époques où le pays joua un rôle actif dans la politique européenne: par exemple pour la période qui s'étend de la mort de Requescens à celle de Don Juan d'Autriche. la période suivante, celle de la restauration monarchique et catholique, qui commence avec Alexandre Farnèse pour atteindre son apogée sous le gouvernement d'Albert et Isabelle, n'avait pas encore été étudiée et Pirenne comble, dans son ouvrage, une grave lacune de l'histoire de la Belgique. Partout ailleurs, les événements politiques et militaires cèdent le pas à l'étude des institutions, de la vie économique et sociale, des mouvements intellectuels. L'auteur met en valeur la continuité de la conscience nationale, qui, à trois reprises, au XVIe siècle contre l' Espagne, au XVIIIe contre l' Autriche, au XIXe contre la Hollande (Révolution de 1830), s'est soulevée spontanément contre la domination étrangère.

L'histoire de Belgique eut, dès sa parution, un grand retentissement, en particulier en Allemagne où elle fut aussitôt traduite. Henri Pirenne donnait ensuite à son pays la certitude que sa formation politique et morale était le résultat d'une évolution longue et continue; il replaçait la Belgique dans le mouvement général de la civilisation occidentale et montrait quel rôle elle y avait joué. Le style de Pirenne décèle un écrivain sobre et exact, un grand érudit toujours maître de son sujet, un homme d'une intelligence claire et largement ouverte aux idées générales.

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administrateur théâtres

Les Fugueuses au théâtre de la Flûte Enchantée

Les Fugueuses

Se fuir soi-même et les autres et quand même se retrouver sur une route avec une alter ego, et malgré la vieillesse odieuse ou l’abandon mesquin, retrouver le plaisir des premières fois ? Voici le programme que les deux excellentes actrices Chantal Pirotte et Jacqueline Préseau, nous propose dans « les Fugueuses » de Pierre Palmade. Claude et Margot vont se concocter une échappée belle, belle comme leur nuit dans leur hôtel à trente étoiles.

Dans l’obscurité la bande sonore nous répète avec la chaleur de Stéphane Grapelli « the show must go on ». Le décor change souplement, comme des vignettes d’hiéroglyphes, épurés et parlants, mais la quête sera toujours aussi pathétique, malgré les éclats de colère à en rire ou de rire à en pleurer, ou les scènes de fourberies évidentes qui nous ramènent à la farce. « Ils ont des chapeaux ronds… En Afrique les dromadaires /Ont la peau qu'est si tendue, Que pour fermer les paupières/ Ils doivent …. »


Passée maître dans la comédie humaine Jacqueline Préseau, pétrit l’hypocrisie, l’égoïsme forcené, sa belle armure contre les souffrances de la vie, et la mauvaise foi… avec autant de naturel que les hommes pétrissent la jambe d’une femme, quel que soit son âge … Personne ne la croit vraiment, ni elle non plus… « Même l’instinct maternel, c’est de la foutaise» lâche-telle. Mais elle joue, désespérément, faisant croire. Elle y va de la comédie, même pour sa partenaire de route… jouant sur un fil et se jouant d’elle chaque fois qu’elle le peut ! Elle est donc une comédienne attachante qui se bat pour faire vivre un théâtre sans prétention mais où règne l’amour de la scène et le plaisir de dire. « Votre mère ne perd pas le Nord, elle le choisit » « Je voulais être ailleurs et je suis ailleurs !» Ain't Misbehavin'!

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Dans cette suite de courts récits d’Apollinaire, publiés en 1910, à l'intrigue serrée, se mêlent les influences d' Hoffmann, de Nerval, de Barbey d'Aurevilly, surtout de Villiers de l'Isle-Adam et de Poe: cauchemars, récits fantastiques, apparitions où se pressent des ivrognes luxurieux, des assassins sanctifiés, des prêtres hérétiques, des saints bien hétérodoxes, des alchimistes, des bourgeois et des sénateurs.

Et partout le truculent, l' extraordinaire, la féerie ou la diablerie: des "philtres des phantasme", dit Apollinaire. A la fin du XIXe siècle, un théologien qui fonde une hérésie: tel est le personnage du conte de "l' Hérésiarque". Le Pape l'exorcise, mais le théologien persiste et il est excommunié. C'est à peu près tout le récit, sur quoi Apollinaire greffe des réflexions sur l' infaillibilité pontificale: notre religieux, avant son hérésie, était fort estimé. Il eût pu devenir évêque, cardinal, qui sait? peut-être pape. Alors il se serait servi de l' infaillibilité pour imposer l'hérésie et l' hérésie serait devenue dogme.

Même sujet dans le conte: "L' infaillibilité": mais l'abbé Delhonneau, le héros, qui est convaincu que les dogmes ne sont qu'inventions humaines et veut forcer le Pape à proclamer l'erreur du Catholicisme, n'a pas une forte tête: on l'apaisera en le nommant évêque.

Victime de sa charité franciscaine est le brave religieux du "Sacrilège": effaré par l' impiété de l'époque, il sort une nuit de son couvent, passe devant tous les soupiraux des boulangers, récite devant chacun les paroles de consécration et pense avoir bien battu le Démon: demain en effet, toute la ville, des millions d'hommes vont manger le Pain divin, tout le monde sera saint, et commencera alors le royaume de Dieu. Mais le malheureux a oublié que tous les hommes sont en état de péché mortel et, sans le vouloir, il va faire profaner universellement l' Eucharistie.

"Le juif latin" prétend s'attaquer au problème même du salut: ce juif avignonnais a tué bien plus que père et mère. C'est un maniaque du crime. Mais aussi connaît-il la parabole des ouvriers de la onzième heure: après avoir commis son dernier crime, il se suicide avec un poison lent et demande le baptême. Voilà tous ses péchés lavés. Miracle! Son cadavre ne pourrit pas et le larron est béatifié... pour avoir su ruser avec le Bon Dieu.

Le "Passant de Prague" s'inspire de la vieille légende du Juif errant qu'Apollinaire modifie à sa manière: son Juif errant est un vieillard goguenard, jouisseur, paillard, doué d'une immortelle jeunesse dont il use et abuse: il fatigue jusqu'aux solides Hongroises des maisons mal famées de Prague!

Apollinaire ne dédaigne pas non plus le genre "sadique": ainsi son "Matelot d'Amsterdam", qui rentrant de Java, est abordé par un inconnu qui l'oblige à tuer sa femme et ensuite l'assassine. Ou encore ce conte flamand "Que vlo-ve?", luxurieux, cruel et grossier, qui sent la graisse, la bière et l' alcool: deux ivrognes s'y entre-tuent. Puis le vainqueur coupe le bras du cadavre de son compère, le met dans sa poche, et obtient les faveurs de la cabaretière, pendant que le bras du mort chatouille les deux amants qui s'embrassent.

Voici enfin les aventures fantastiques: celle de cet "Honoré Subrac" qui, poursuivi par un mari jaloux, peut, tant il a peur, se confondre avec le milieu ambiant et entrer dans les murs; ou celle de l' étrange baron d'Orseman, de "L'Amphion faux-Messie", qui a étudié les problèmes du toucher à distance et qui, après avoir installé son appareil devant toutes les synagogues, apparaît partout en même temps et se fait passer pour le Messie.

Il y a même un peu de mauvais goût, avec l'histoire de ce sénateur d'une "Famille vertueuse", qui offre à sa maîtresse une pierre étrange montée dans une bague magnifique: c'est un calcul qu'on vient d'extraire de sa vessie!

"L'hérésiaque et Cie" qui eut des voix au Prix Goncourt 1910, est sans doute le chef-d'oeuvre d' Apollinaire prosateur: il allie à la fois la gauloiserie, le fantastique, l' effroyable. Sans doute, sa valeur tient-elle pour une grande part dans l'opposition entre cette atmosphère indistincte et malsaine et le style sans bavure dans lequel ces contes sont écrits.

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Enfin gommés, plus de système lymphatique, un vague squelette poreux ou transparent, plus de sans, plus de larmes.

Auto-portrait dans l'atelier Gegout© 2010

self portrait

Mon corps rejoint les feuilles mortes de l'automne. Ce n'est pas encore une vieille feuille morte. Encore la coquetterie des feuilles mortes qui en jettent. Carcasse encore capable encore de virevolter dans une douce après-midi d'octobre

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Publié en édition originale en 1950, ce roman de Vian devenu quasi introuvable proclame que "Etre satisfait ou gâteux, dit Wolf, c'est bien pareil. Quand on n'a plus envie de rien, autant être gâteux"." Lui, Wolf, est partout et toujours mal à l'aise. Pas désespéré, pas exactement amoureux: mal à l'aise. Il a fabriqué une machine, un monstre mécanique qui lui permet d'explorer méthodiquement, palpablement, ses angoisses, ses terreurs, son passé. Il entre dans la machine et des personnages viennent à sa rencontre, qui rendent vivants les souvenirs cependant que des explications s'ébauchent.

A côté, il y a la vie, merveilleuse et invivable malgré Lil, sa femme, Lazuli, son ami, et Folavril, l'amie de son ami. Comment dire? Un récit fantastique et amer, une parabole sous la pataphysique et la plaisanterie, un langage qui est à la fois une critique du langage. Derrière l'histoire de la machine, l'histoire de deux couples, et derrière ces histoires de la plongée dans l'abîme intérieur du temps et des rapports torturés-torturants où s'use l' amour, la danse des masques au creux desquels se dissimule notre détresse. L' humour de Vian, comme celui de Jarry, mais peut-être plus continûment, excelle à se jouer de la logique pour mettre à vif les nerfs de notre esprit et faire craquer le confortable oubli où il s'efforce de tenir nos plus cuisants problèmes. Pas de repos pour qui ne se satisfait pas; pas de repos ni dans l' amour ni dans les oeuvres, seulement dans la mort, point final appelé par cette confidence qui sonne étrangement au bout du fantastique et terrible voyage: "Un mort, c'est bien. C'est complet. Ca n'a pas de mémoire. C'est terminé. On n'est pas complet quand on n'est pas mort."

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Chanson 3

Pour Fabienne Coppens, enfin si elle en veut!


J'ai aimé souvent (Do-do re-mi fa)
d"amour très ardent (Do-do-re-mi-fa)
Galant et fière ( Fa si la si do)
Et toujours sincère (fa si la si fa)

Je disais mon coeur
Et le verbe aimer
Avec toutes les fleurs
En panier doré
Posées tendrement
Sur mes sentiments

J'ai aimé tellement
D'amour si galant
Ardent et sincère
plaisir et mystère

Quelques maladresses
Enrobées tendresses
Près de trèfles blanc
Sur le vert d'un banc
Dans les blés couchés
En coeur d'orges dorés
qu'importait le lit
L'amour s'écrivait.

J'aimais tout le temps
Des amours comptant
Poésie des coeurs
Coeurs unis en fleur

Effacer frayeurs
Aux parfums des fleur
Inventer des rires
Vivre des délires
C'était ça me vie
Vous étiez "ma Mie"
Reste les souvenirs
Qui me font sourire

J'ai aimé souvent
D'amours très ardent
Ardent et sincère
Plaisir sans mystère.

Las quand certains soirs
De n'en plus avoir
Je me dis ainsi
Amours c'est fini
Je n'en aurai plus
des corps à corps nus.
Que je ne serai plus
Amant que je fus

J'ai aimé tellement
D'amour si galant
Ardent et sincère
plaisir et mystère

J'ai vécu souvent
Des amours ardents
Ardents et sincères
Offert sans mystère.

J'ai aimé souvent
D'amours très ardent
Ardent et sincère
Plaisir sans mystère.

J'aimais tout le temps
Des amours comptant
Poésie des coeurs
Coeurs unis en fleur

Sur le vert d'un banc
Dans les blés couchés
Qu'importait le lit
L'amour s'écrivait.

La la la la la
La la la la la



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La part de l'ombre

Je reviens sur cette zone si présente dans la peinture sitôt que celle ci se préoccupe de la 3ème dimension.

Ombre portée ou ombre propre.link

Ombre improvisée, réaliste légère ou appuyée, ombre menaçante, ombre étirée, ombre mesurée, ombre scientifique, rationnelle, bref, la part de l'ombre. Pour mesurer la hauteur d'une pyramide un chercheur d'avant le GPS, plante un bâton d'une hauteur connue, il mesure ensuite la longueur de son ombre portée et il la compare avec la longueur de l'ombre portée d'une pyramide, fastoche ..! Photo Gegout© 2010

SDC10027

L'ombre portée se révèle à partir du 14 ème siècle. Avant cette période elle demeure associée à une vision représentant la disparition du vivant.

Disparition du vivant, monde des morts, monde inquiétant , ombre portée tabou..

Elle pourtant présente dans les trompes l'œil (période romaine avant notre ère par exemple)

L'ombre portée fut longtemps considérée comme un élément parasite du tableau, l'ombre propre servait à indiquer la 3ème dimension, donnait le volume des formes représentées. elle devait suffire pour rendre l'aspect réaliste.

ombre propre et ombre portée

tomate.jpg

La réapparition de l'ombre portée date du 15 ème, lorsque la perspective "maîtrisée" modifie la traduction du monde visible.

La renaissance et entre autres les peintres du clair-obscur ne l'oublient plus. l'ombre porte perd sa symbolique infernale et obscurantiste, elle révèle le monde des lumières, le monde visible le devient grâce à la lumière.
Georges de la Tour, Le Caravage et bientôt tous les autres peintres ne peuvent plus l'ignorer.

2--me---tat--flo-et-les-vieillards.jpg

Suzanne et l'ombre portée du vieillard acry et marouflage sur toile 100x80 Gegout 2007

Le surréalisme joue avec. Dali, Tangui, Magritte, pour ne citer qu'eux, ne peuvent plus s'en passer.

"Le crime était presque parfait"

Ma période surréaliste avec cette peinture à l'huile qui date de 1977

le-crime--tait-presque-parf.jpg

L'ombre portée est reine, elle rythme l'espace imaginaire irrationnel des surréalistes.

Les Fauves vont l'ignorer, donnant toute la place à la couleur qui balayera l'ombre et la lumière. Un univers qui veut ignorer la lumière.

Ah! cette fameuse confusion entre couleur et lumière

Ombre habitée 140x85 acry et marouflage sur toile 2010

avant le trou

La saga de cette capricieuse n'en finira pas.. disparition, apparition, clignotement de l'histoire..

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histoire de pont

Deux nouvelles versions de "pont passerelle" J'entre un peu plus chaque jour dans cette thématique si différente de mes sujets habituels.

acry sur toile 100x80

pont 1er octpont 1er oct

Voir la version d'hier totalement ou presque retravaillée.

Ici voici la version d'hier soir qui m'aura plu le temps d'une traversée nocturne

pont-1.jpg

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Haïkus

Draps et couvertures

Sur le rebord de fenêtre

Un petit bol d'air.

****

Chansons sans paroles

Dans les bras ouverts des arbres

~ les humeurs du vent.

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la beauté sera convulsive ou ne sera pas

Cette phrase lapidaire de M Breton, "pape du surréalisme" me convient encore et toujours.

Et Que faire de la beauté innocente. En fait la beauté n'y est pour rien.

Il s'agit de notre regard innocent, ou recherchant une intensité dans l'émotion qui peut conduire à aimer telle ou telle chose.

En parlant de "convulsivité", voici un projet pour l'affiche de l'Esplanade de Divonne les Bains.branveau.jpg

Branveau 155x147 acry sur toile 2002


Convulsif or not ?

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