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Le cygne

Le cygne

Il était là glissant au fil de l'eau

Lumière faite de halos

On raconte... un conte..

Il dormirait sur un nuage, tout là-haut

Qui lui servirait de berceau

Pouvez-vous imaginer ?

Pareille beauté...

Je n'ai pu, en rêve, résister

A l'idée de le caresser

Etre de douceur, de langueur, tout floconneux

Donnant envie de vaporeux

Voyageur divin sorti du temps

Tu éblouis tant et tant...

Monde de velours et de silence

Qui a inspiré Saint-Saëns

Et lorsque tes ailes, tu déploies

Montant au ciel en émoi

Les étoiles pour toi

Chuchotent tout bas...

Jeanne-Marie

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A mon coeur meurtri

A mon Coeur meurtri

Il était là, tout mignon

Demandant grâce et pardon

Cœur joli tout meurtri

Rempli de cris

Je me suis arrêtée pour l’écouter

Avec pudeur, l’ai ramassé

Le réchauffant dans mes mains

Et lui offrant du vin

Lorsqu’au calice

Empli de suaves délices

Il s’est abreuvé

Attendrie l’ai regardé et à nouveau, de suite …je l’ai aimé

Ame pure et sensible

Troublante de fous désirs

Il était, seul, capable de parler aux astres

Dès que le feu s’attisait dans l’âtre

Et lorsque sa plume il prenait

La lune lui souriait

Et l’enveloppait de brume étoilée

Pour de mille feux embraser … toute la voie lactée

Cœur sorti de sous mon sein ... je t’ai remis dans ton écrin

Comprenant que tu étais mien

Et te touchant du bout des yeux

J’ai entrevu les cieux.

Jeanne-Marie

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Le violoncelle

Dans l’insécurité de ce jour

Je voulais te crier mon amour…

A toi… mon père

Etre si cher…

Que de souvenirs, de moments divins

Tu en jouais si bien…

Le violoncelle lové dans tes bras

Tu le caressais rien que pour moi…

Boccherini, Mozart, Lalo, Saint-Saëns

Prenaient tout leur sens…

Lorsque ton âme vibrait d’émoi

Tu réveillais la divine en moi…

Et ce jour, je monte… je monte à l’infini

Pour t’embrasser au paradis…

Hommage à mon père …. Jeanne-Marie

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Peinture divine

Poème de caresses, de tant de promesses

Nuit d’ivresse, faite de liesse

Mes yeux perdus dans les tiens

Je m’y noie jusqu’au matin

Puits de profondeur, monde de couleurs

Océan de douceur

Nos bouches s’unissent pour le voyage divin

Nirvana serein…

Tes doigts glissent Sublimes de délices

Et la soie de ma peau

T’offre ce qu’il y a de plus beau

Lorsque tes mains épousent mes courbes

Je bois voluptueusement à la coupe

Nous nous rejoignons

Valsant à l’unisson

Nos âmes dansent une folle farandole

Faite de toutes les paraboles

Ta bouche s’abreuve

Tes mains se meuvent

Mes seins brûlants de fièvre

Attendent le velouté de tes lèvres

Mon corps rendu, tel un arc tendu

Espère ta venue

Et lorsque nos doigts s’unissent

Comme de douces suppliques

La pureté des sons jaillit

Une note … gémit

Elle nous éblouit

Au-delà de l’inouï

Et fait resplendir encore et toujours…

Le doux délire de l’amour.

Jeanne-Marie

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Larmes de cristal

Larmes de cristal

Quoi de plus beau, de plus pur, de plus sage

Que d'offrir en partage

Le plus merveilleux des présents

Sorti du temps

Pour arroser les jardins amis

En attente de pluie

Pour que fleurissent les plus belles fleurs

Issues de mes pleurs

Amis... aimés

Je les dépose à vos pieds

Pour vous offrir ... ici

Les perles de ma vie

Jeanne-Marie

A mes amis de toujours... et aux nouveaux…..

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Exister !





Quand il m'a dit qu'on ne devrait jamais savoir qui a écrit un livre, j'ai compris qu'il devenait un ennemi. Ce que je refusais de voir m'est apparu limpide. L'œuvre que j'ai construit depuis des années et qu’à présent je rends publique lui est par essence insupportable. Je ne sais si nos chemins divergent. Ils n'ont peut-être convergé que tant que l'effort était de mon côté et que je m'adaptais à lui, mais l'amour a ceci
d'extraordinaire qu'il permet de s'oublier pour entrer et parfois se perdre dans la lumières d'un autre. Pour l'artiste une telle abnégation n'est ni une faiblesse ni un manque de confiance en soi. C'est une façon de se dépasser. Mais pour aller plus loin, vient le temps de reprendre sa direction, son unicité, son chemin.


Il se peut qu'il aime plus ou moins ce que j'écris. Là n'est pas la question. On peut ne pas apprécier une création sans contester à son auteur le droit d'y apposer son nom.


Chez lui, il s'agit plutôt d'un rejet de principe qui n'atteint même pas le stade de la critique puisqu'il répugne à lire les livres que je signe. Il lui arrivait pourtant souvent d'être sensible à ce que j'écrivais lorsque c'était sans prétention et surtout dans un cadre fixé par lui.


Bons ou mauvais, les écrits seraient contraints à la discrétion comme ces copies de baccalauréat délibérément anonymes pour que le professeur qui les corrige ne juge rien d'autre que la pertinence des propos.


Sauf qu'entre et le candidat au bac l'artiste qui signe son œuvre, il y a un cheminement de vie, de pensée et d'affirmation de sa singularité que l'on pourrait appeler processus d'individuation.

La création est une forme de don de soi mais pour que ce don se transforme en partage et ne soit pas sacrificiel, l'intégrité de l'artiste doit être respectée.


Cette intégrité ne peut exister sans identification passant par la divulgation d’un nom, que ce soit celui qui lui a été donné à la naissance ou celui qu'il s'est choisi. A partir de là ce nom devient inextricablement lié à sa création.


Loin d’être un privilège uniquement réservé à des auteurs dont le nom apparaît
comme une marque faisant la promotion d’un produit de marketing, signer un
livre est un acte d'une importance capitale. C'est une question d'existence.


Exister est le sens de toute ma vie. Mettre mon nom sur une œuvre, c'est être auteure du livre de ma vie, d’une partition que nul ne peut composer à ma place ; c’est me réapproprier le nom qui m'a été donné à la naissance et devenir avec lui, jusqu’à ce que peut-être, il en subsiste quelque part une trace après moi, au-delà de moi. Signer mes livres, c’est transcender mon identité.



Présenter sous un même nom deux livres aussi antagonistes que " la grognasse" et "une aventurière de Dieu" m’engage bien plus que si j'avais publié la "grognasse" sous pseudo. Assumer de telles oppositions dit quelque chose qui ne se trouve ni dans "la grognasse" ni dans " une aventurière de Dieu ", mes pièces de théâtre se trouvant à mi-chemin entre les deux styles.

En m'expliquant qu'on ne devrait jamais savoir qui écrit un livre, il a nié le sens profond de mon existence. A-t-il seulement compris à quel point ce point de vue était violent pour moi ? Sans doute mais ceci n’a plus d’importance car il faut parfois savoir se dire adieu.

Pour une fois j’illustre cet article avec une de mes peintures L’écriture et la communication ne me laissent plus beaucoup de temps pour la peinture.ca rira mieux dans quelques mois quand j’aurais publié
tous mes livres…




Pour en savoir plus sur ma démarche picturale et le mouvement CONJONCTION


Tous mes livres publiés et PDF












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administrateur théâtres


d'après Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide

Au théâtre des Martyrs, splendide deuxième partie

Œuvre de transmission, la suite de l’épopée est tout aussi grandiose. Si pas plus percutante car il s’agit de découvrir, grâce aux textes millénaires, notre ajustement dans ce monde si éphémère, parvenir à la vie bonne, trouver notre juste place, se fondre dans l’harmonie de l’ordre cosmique. Combattre le chaos et les forces du mal. Retrouver la paix. Le texte est magnifique, intemporel et cadencé. L’empreinte des grandes tragédies laissera sa trace de sagesse pour ceux qui n’y ont jamais été exposés, quel défi et quel bonheur à la fois ! Rien ne dure, sauf l’écriture.

Le jeu d’Electre, fleur de sel sauvage, opiniâtre et noble, est digne du Grand Sophocle. Elle paraît si jeune, tout amour pour son père et son frère, et si forte. De la passion à l’état pur, cheveux courts en broussaille, nervosité, rage et débordements. « Je ne fais que montrer la vraie nature de celle qui m’a conçue ! » « Ta colère a fait de moi ce tas de haine ! » Clytemnestre, comme d’habitude ne l’écoute pas et s’adressant à Apollon le supplie : « Accorde-moi ce que je n’ose dire et que, dieu, tu auras compris ! » Elle appelle la mort de son propre fils pour protéger sa vie et celle de son amant, Egisthe. Au mépris du bien de ses enfants, si facilement reniés.

« L’outrage répond toujours à l’outrage » Clytemnestre aurait pu s’exiler après avoir vengé le sacrifice de sa fille Iphigénie, et aller expier sa culpabilité pour arrêter la malédiction. Non, elle veut avec son amant, jouir de la gloire et du prestige, du pouvoir, spoliant ses enfants à jamais. Electre, devenue animale et gonflée de rage, rejetant tous les honneurs de princesse, est saisissante : c’est la vie même qui se débat dans un cadre de mort. On voudrait la prendre dans le creux de sa main et la sauver. Comme essaie de le faire désespérément, sa sœur Chrisothémis, délicieuse, humaine, d’une extrême compassion pour sa sœur, une fleur de vie. « Electre, réfléchis, la justice peut être mortelle ! »

« Ceux qui font le mal, souffrent ! » Le chœur ne souligne-t-il pas : « Le plus grand des dons des dieux est un esprit modéré ». Il clame sa confiance dans l’homme, fondement de l’humanisme : « il n’est rien que les humains ne puissent surmonter ! » Hélas l’humanité est prise aux filets du Destin, Cassandre la première, dans sa robe de dentelle, elle sait qu’elle va mourir, que les hommes ne croiront pas ses prophéties. Elle est, selon le concept grec, déjà morte. Clytemnestre, suffocant de jalousie, lui souffle : « Orgueilleuse, tu es maintenant sans patrie! ». La malédiction est sur tous les Atrides. Oreste est pris de folie après le meurtre de sa mère. « Le mal engendre toujours le mal » Il faut donc interrompre le cycle infernal : « La loi, non la vengeance ! » Mais aucun homme n’est jamais libre, nous sommes toujours esclaves de quelque chose….

Cette création théâtrale est magistrale, costumes, coiffures, mise en scène prodigieuse. La foule de comédiens est un vrai peuple transmetteur. Agamemnon, Oreste, Pylade, sont des virtuoses de notre humanité. Le chœur est pétri d’humour, de sagesse et de bonne distance ... et les rôles de DOLORÈS DELAHAUT et d’ HÉLÈNE THEUNISSEN sont interprétés avec l’énergie … du dés’Espoir !

http://www.theatredesmartyrs.be/pages%20-%20saison/grande-salle/piece1.html

Première partie :

La Guerre - Les Femmes Deuxième partie :

Les Crimes - Les Dieux Du 28/09 au 31/10/2010

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Ô fontaine, ô bouche, ô lèvres

Ô fontaine, ô bouche, ô lèvres



Ô fontaine de jouvence, eau reposant
Dans le jardin enfoui d'un palais discret
Pour éteindre le cierge turgescent.
O fontaine qui soulage les désirs secrets.

Toi source toujours tiède, jamais tarie
Qui offre ses caresses aux stèles droites
Toi qui te fais muette et pourtant convies
Entre des lèvres, portes charnues et étroites.

Toi secourable fontaine où vient tremper le glaive
Quand il sort des braises, durci pour la bataille
Fontaine païenne où l'homme se damne pour Ève.

O fontaine, ô bouche, ô lèvres tentatrices
Qui vous faites voluptueux sérails
Des larmes blanches, vous qui êtes tendre supplice !

A.Gernak

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Mes champs de ronces essartés…

Mes champs de ronces essartés…



Un ciel paludéen, déserté même des oiseaux,
Enfume l'horizon et envahit la peau de la terre.
La pluie, saumure ou alors bave de crapaud,
Dégorge rageusement son poison mortifère.
Mon cœur dans un étau, mis en demeure,
Maraude à un vent arrogant, une inspiration
Pour résister encor aux sombres humeurs,
Averses agressives, tranchant ma respiration.
Mon étouffement arme mon bras d'une faux;
Je ne peux donner la victoire aux ronces
Alors, je tente, face à face avec ce fléau,
De rendre l'éclaircie à l'espoir qui s'enfonce.
Chaque foulée débroussaille des souvenirs
Bons et mauvais. Y trouverais-je ton visage ?
Mes javelles honteuses rognent et font vieillir
Le croissant de fer ; mon essartement est carnage.
Mes yeux versent un sang caustique, crevés
Par l'effort dont il faut bien payer la dette.
Était-ce une rose ou un rossignol, ce cri inachevé ?
A mes pieds, fatigués et ensanglantés, gît une tête.
Pardon, mon rêve, d'être à bout de lame,
Pardon de n'avoir plus la force d'avancer,
De ne plus distinguer un rire d'une larme.
Je m'agenouille et prie : dis-moi où te trouver !
Un soleil timide et exsangue prend le relais.
L'astre a-t-il compati à la prière sincère ?
L'horizon tremble et secoue son sombre dais :
A quelques pas du désespoir, brille la lumière !
A genoux mais vivante, je tends les lèvres :
Des gouttes emplissent mon palais asséché ;
Les larmes du soleil se posent sur ma plèvre
Et rendent un sérum vital au rêve ébréché.



A. Gernak

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Atelier d'écriture " DE LA PLUME AUX REVES"

Le 16 octobre à 14h30, l'Atelier d'Ecriture "DE LA PLUME AUX REVES"du Centre Communautaire
av. du Chant d'Oiseau 40, aura sa réunion mensuelle - sur le thème :" IL ETAIT UNE FOIS" à la façon des griots.
A cette occasion, lecture des textes de nos membres, et un peu de grammaire, des dictons..dans l'humour et la bonne humeur. Deux de nos membres présenteront : "le nègre aux yeux bleus" de Camille Biver.
Renseignements: Micheline de Lavansy 02/512.65.64
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administrateur théâtres

L’HÉRITAGE DES BEULEMANS

Le décor est pauvre et moche, chaises tubulaires anachroniques, murs moutarde ou blondasse, affiches Beulemans, photo d’ancêtre et scène breughélienne, rien du goût du jour. En cinquante ans par contre, l’Europe a fait du chemin, hymne à la joie vers le toujours plus propre, plus efficace, plus rentable, la machine a gommé les particularismes, les microbes à fromage et à bières vivantes, les pieds de vignes arrachés contre subsides, on est dans l’ère de la pasteurisation, rationalisation et uniformisation. Le meilleur des mondes.

… Fausse note, la future héritière de l’empire Beulemans-Meulemeester , Colette Sodoyez raccroche avec efforts, accent, intonation bruxelloise et belgicismes à deux balles quand elle est en famille, tandis qu’elle essaie de recommencer cahin-caha une vie sentimentale goût du jour, avec un Français très verbeux, à la langue doublement compliquée puisqu’il y ajouté …le jargon européen. C’est l’excellent Michel Hinderyckx qui tient le rôle, du plus pur comique. Retour à la case départ : y aura-t-il un second mariage de Mademoiselle Beulemans ?

Mais rien à voir avec l’histoire d’il y a cent ans, la langue, comme la bière ont été aseptisés. C’est que la verve de Raymond Pradel a heureusement trouvé une nouvelle cible : jeu d’escrime ou de fronde délirant contre tous les défauts de l’Europe et sa bureaucratie dévorante. Les Français roucouleraient de plaisir! La salle se gondole de rire, larmes aux coins des yeux.

Et c’est le bonheur total à écouter la caricature de l’esprit bruxellois sur scène. Michèle Robson, reine du jeu et de la vraisemblance sans le moindre semblant, ne démord pas de son appartenance, de son particularisme ou de sa mauvaise foi. A cela ajoutez le port royal de la chef d’entreprise, son assurance à toute épreuve et pieds sur terre comme on ne peut pas! Elle est grandiose ! Chatoiement de postures, la gestuelle est bien de chez nous et vraiment plaisante : le comptable Lauwers (avec un W) est irrésistible. Le grand-père mâle et malicieux, léger et drôle reprend les rennes, juste quand il faut. Les prénoms –Fernand ! – exclamations et interjections savoureuses, le vocabulaire senti, le mépris dans certains mots comme snul, soukeleir, labekkak, vagabond et autres vocables pittoresques… nous font rebondir au temps de nos grand-mères, ces années cinquante huit au moche décor, où Bruxelles brusselait partout, même à l’école primaire, et pas qu’aux Marolles…. Jubilatoire. Qu’il est « gai » ce spectacle du temps des lectures du Gai laboureur… « J’èèèèèème, …ce spectacle ! »

Jusqu'au jeudi 30 septembre 2010

Centre culturel des Riches-Claires Rue des Riches-Claires, 24 1000 Bruxelles

http://www.lesrichesclaires.be/reservation2.cfm?event_id=86

Avec MICHEL HINDERYCKX, MICHÈLE ROBSON, NOËL BAYE, COLETTE SODOYEZ. ET JACQUES VAN DEN BIGGELAAR

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TRISTESSE DE LUNE

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,
Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive
Un poète pieux, ennemi du sommeil,
Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

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Un petit poème avant d'aller dormir...

Rêverie...

J'entends dans la nuit le vent souffler

C'est la nature qui songe à se répandre...

Et je rêve à tous ces autres étés

Qui languissaient de nous attendre!

Il est vrai que les tempêtes en partage

Qui ont jalonnés notre prime jeunesse

Ont tellement imbibé cet âge...

Qu'on en devinait même plus la joliesse!

Il y a tant de musicalité dans le rythme des pluies

Et tant de poésie dans les murmures du vent!

Ayant perdu jusqu'à la notion de l'ennui...

Nous puorsuivions notre route en courant!

La vie a parcouru de bien nombreux étés

Pour aboutir ainsi sur les ailes du temps!

Il faut si peu de chose pour se sentir vibrer

Comme savoir se poser, pour jouir de l'instant!

J.G.

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Ce soir, Chopin jouait pour moi.

Quand je m’ennuie, l’esprit maussade,

par manque d’imagination,

je fais appel à un ami

qui ne manque jamais d’être là, sur le champ.

Je possède en réserve, d’ innombrables amis.

...................................................................................

Chacun d’eux a laissé des oeuvres merveilleuses,

offertes au monde entier.

Je choisis à mon gré et selon mon humeur

laquelle me donnera une énergie nouvelle,

le goût de me surprendre.

.....................................................................................

Mes illustres amis ne restent jamais loin.

Je sais qu’ils sont aussi, par l’âme et la pensée,

intensément présents, en mille lieux ailleurs,

dans le même moment

et cette certitude ajoute à mon émoi.

....................................................................................

Mais cependant, ce soir, Chopin jouait pour moi.

1/11/1990

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Prélude

Les nuits de pleine lune, mes rêves sont plus énigmatiques. De la folie à la raison, il n’y a pas l'espace d’un trait de crayon. Je vous vois prise au piège de mes chimères, de ces fils n’existant que dans mon imaginaire. Ce n’est pas une toile tendue, faite comme par cette Demoiselle aux pattes innombrables où vous pourriez vous faire prendre puis déguster. Ou est-ce le contraire, c’est vous qui nous prendriez au piège pour vous régaler ? Mais alors, seriez-vous un peu comme cette lycose, paraissant gracieuse mais vorace ? Je divague là, c’est impossible, trop de grâce émane de votre vision, trop d’envie de vous sublimer nous gagne ! Et puis, point d’accroche à ces fils, ils tombent de nulle part, donc ce ne peut être cela !

Ils viennent du hasard sans doute, s’échappant ici de cette lune ésotérique ? Bien que je rêve le jour, ce doit être dû au hasard de ces nuits de pleine lune, quand mes rêves se font plus prolifiques ! De toute façon, qu’il est doux de tomber dans vos filets. Oh, Mesdames, j’en frissonne !

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L'aigle noir

Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main, il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé
Il m'était revenu.

Dis l'oiseau, o dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles.

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel

Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir.

Barbara

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Cher Robert,cher administrateur, cher ami,Je n'ai que quatre amis sur ce site, excusez du peu, dans cette course à l'amitié de ce monde au léger facelook.En tant qu'ami d'un administrateur dont j'apprécie le site et les écrits (par exemple sur René Girard et son bouc émissaire), je comprends que ce n'est vraiment pas facile d'être UN maître des Idées.- 22, voilà un gardien de la paix, mettons la rose du petit Prince dans le canon de l'arme et l'on croira que l'Homme va tranquille !- 33, stop ! Docteur,ai-je mal aux idées ?- Dites 33,33,33...c'est un bon chiffre pour arrêter une course quantitative (vous étiez deuxième !) vers une tentative qualitative (vous étiez ...?) de dialogue.- Docteur, ai-je mal aux idées? (arrêter ...dans les deux sens, ah ces mots!, ah ces maux? "....mais cela s'était arrêté tout seul!)- Redites 33,33,33...- Non cela va encore, vous percevez encore l'odeur de la rose, vous admirez encore sa beauté. Vous pouvez remettre vos "fringues" d'artiste et rentrez chez vous,bien au chaud, devant votre boîte à décerveler et à niveler bas et si vous avez encore des bouffées de philoxéra, je vous émigraine.
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Vous pourrez rencontrer les auteurs, Isabelle Bielecki, Yves Caldor, Jacqueline Dumas, Jacques Goyens Stephan Van Puyvelde et Jean-Marc Want.

Entrée gratuite, mais réservation souhaitée au contact Novelas:

Stephan Van Puyvelde: novelasasbl@hotmail.com

La soirée est initiée par le Réseau des Arts et des Lettres.

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Regrets

Chers amis peintres et poètes

Durant le festival des couleurs que la nature nous offre à nouveau, face à la féerie des immenses forêts, ,je ressens le regret de ne pouvoir partager mon émerveillement avec chacun de vous. Mais je sais que vous éprouvez, vous aussi, les intenses émois, souvent inattendus, que cause partout la beauté du monde.

Affectueusement

Suzanne W-S

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Gutta & Astula

les ans passent et ne se ressemblent pas
avec patience, je peins, j'écris, je construis mes projets en atelier

écrire au gré l'essor du quotidien

laisser aller cette écriture au gré

au fur et à mesure de son avancée dans l'indicible

la laisser s'arrêter chaque fois d'elle-même

naturellement

selon son lot propre

puis la laisser poursuivre son cours et aller au-delà

pour se déployer un peu plus loin en raison de ce qui constitue le moment même de
son déploiement

se répandant chaque fois jusqu'au bout de

ce qui fait son possible

comme l'eau qui s'écoule sur le sol se reconfigure continûment

en fonction du terrain

s'étendant chaque fois autant qu'elle y est portée

par sa nature

peinture aussi toujours en cours

donc

peinture en transformation

ne cessant de s'improviser

en se conformant aux limites naturelles de l'invisible

par un épanchement continu et léger


puis vient le jour d'ouvrir les portes de cet atelier
que n'importe qui puisse entrer, lire et voir maintenant
ça a commencé il y a 37 ans
ça s'appelle Gutta & Astula
et c'est sur www.astula.info, essais d'art de l'image et de l'écriture

Daniel Moline

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