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Avec ses deux parents peintres, Grégoire Koutsandréou a été habitué à manier les couleurs dès son plus jeune âge. Ayant appris les principales techniques picturales avec son père, il a très rapidement affirmé sa personnalité artistique.

Depuis 2004, il exprime librement son jardin secret où un petit lutin nommé Szäp danse dans une végétation luxuriante.

Grégoire Koutsandréou décline des plantes aux formes inventées comme autant d’incantations à la nature que la ville lui dérobe. Les insectes, les grenouilles et tout le monde animal sont bienvenus dans le petit univers de Szäp.

La peinture de Grégoire Koutsandréou traduit la nostalgie de l’enfance ou plutôt d’un retour aux origines du monde, loin des agressions de la civilisation et de la violence qui secouent la société. Il se ressource dans cette quête de couleurs et de végétation réconfortante.

Depuis 2007, il habille ses toiles d'une sorte de rideau opaque, formé par une multitude de micro-motifs identiques peints avec minutie suivant des trajectoires souvent linéaires. Instruments de musique, objets usuels, pieuvres, plantes impulsent une dynamique à ses toiles. La danse de ses personnages évolue avec autant de décontraction que dans ses recherches antérieures. En apesanteur, Szäp se joue de la perspective entre des aires parcourues par des cubes associant ainsi volume et mouvement.

A partir de 2008, la préoccupation de l’avenir et du temps s’impose avec des calendriers du futur où les dates inscrites sont calculées pour être exactes. Le petit personnage Szäp s'installe dans l'intemporel. Relié aux origines de l'humanité par son aspect primitif, il fait un saut dans des époques si éloignées de nous que l'on peut à peine imaginer ce que pourrait-être la vie sur terre en ces temps la.

A BORDEAUX : RESEAU PAUL BERT 2 rue Paul Bert

DU 12 octobre au 12 novembre

VERNISSAGE : vendredi 15 octobre à partir de 18h3O

Son site

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Composé en 1984, l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci, cet essai fameux révéla le talent particulièrement subtil et exceptionnel de Paul Valéry. L'auteur avait alors vingt-trois ans et -ainsi qu'il l'a expliqué dans sa longue "Note et digression", composée en 1919 à l'occasion d'une réédition de son essai -il éprouvait un immense dépit à constater que le défaut évident de toute littérature était "de ne satisfaire jamais l'ensemble de l'esprit".

"Monsieur Teste" n'était pas loin, qui allait consacrer la rupture du jeune écrivain avec la littérature, avant de s'enfoncer dans l'étude des mathématiques et de la physique. Cette insatisfaction fondamentale vis-à-vis de l'oeuvre écrite poussait tout naturellement Valéry à ne mettre rien au-dessus de la "conscience".

 

Dans de semblables dispositions, en un tel moment, la personnalité de Léonard de Vinci ne pouvait que le séduire, l'inquiéter: en effet, "quoi de plus séduisant qu'un dieu qui repousse le mystère, qui ne fonde pas sa puissance sur le trouble de notre sens; qui n'adresse pas ses prestiges au plus obscur, au plus tendre, au plus sinistre de nous-mêmes; qui nous force de convenir et non de ployer; et de qui le miracle est de s'éclaircir: la profondeur, une perspective bien déduite?" Esprit universel, doué d'une curiosité inlassable, Léonard offrait à Valéry cet étonnant spectacle d'un homme en qui le génie artistique et la rigueur scientifique non seulement coexistent, collaborent, mais se renforcent et s'harmonisent, pour tirer de leur intime mélange une connaissance agrandie et incomparable de l'univers. La rencontre d'un tel homme ne pouvait être pour le futur Monsieur Teste que des plus excitantes.

 

Déjà attiré par le difficile problème des rapports existant entre la technique et l' inspiration, Valéry, soucieux d'éclaircir le mystère de la création poétique, en était venu à penser, à l'instar de Mallarmé et d'Edgar Poe, qu'il existe une relation intime entre la poésie et la science. Or, dans le génie de Léonard, il découvre précisément l'exemple suprême de cette fusion de deux activités intellectelles que l'on considère habituellement comme indépendantes, sinon incompatibles. Léonard de Vinci devint très vite dans son esprit un symbole: aussi convient-il de voir dans cet essai l'exposé des thèmes les plus familiers de Valéry, ceux qui forment la trame de toute son oeuvre, en vers comme en prose. L'on y trouve notamment cette idée, que l'homme de génie, durant certains états de clairvoyance absolue et universelle, est capable de discerner les relations cachées et nécessaires "entre des choses dont nous échappe la loi de continuité". Dès lors, le passage à l' "acte créateur", ou à l' "invention", n'est plus que le fait d'accomplir un certain nombre d'actes soigneusement prémédités et déjà définis. De cette observation, Valéry déduit la nécessaire identité entre l' art et les sciences, idée qu'il développera plus tard dans "Eupalinos". Notons, à l'instar de Valéry, que cette identité n'existe que dans une région spirituelle supérieure vers laquelle tendent sans cesse nos facultés, sans jamais pouvoir espérer l'atteindre autrement que par une sorte de miracle momentané. Et Valéry de préconiser la culture de cet intellect dont il s'est fait une idole, pour n'en avoir point trouvé d'autre: lieu de convergence des puissances passives et créatrices de l'être, à partir duquel "les entreprises de la connaissance et les opérations de l' art sont également possibles; les échanges heureux entre l'analyse et les actes, singulièrement probables".

L'essai contient, en outre, exposées avec toute la fougue d'un esprit jeune, des affirmations hardies, et souvent paradoxales, sur l'impossibilité pour l' artiste de rendre par les moyens de l' art la présence sensible du monde, sans que l'image où il prétend l'enfermer, aussitôt ne se fane: le phénomène poétique serait donc à jamais incommunicable? Pour l'auteur, -et manifestement Valéry se plaît ici à provoquer l'indignation du lecteur, -l'oeuvre d' art serait avant tout "une machine destinée à exiter et combiner les formations des esprits" auxquels elle s'adresse: autrement dit, la création artistique serait un simple problème de rendement, nécessitant de recourir à une économie, savamment calculée, de moyens propres à obtenir l'effet désiré sur un public donné. On reconnaît là, mais sous une forme volontairement excessive, l'affirmation célèbre de l'auteur suivant laquelle "l' enthousiasme n'est pas un état d' âme d' écrivain".

 

Outre ces importants développements sur les ressorts du cerveau humain, l' "Introduction" abonde en observations et en hypothèses originales sur la nature profonde du génie de Léonard de Vinci, ainsi que sur la forme de son esprit et les modalités de son caractère (à cet égard, les réflexions contenues dans la "Note et digression" de 1919 l'emportent sur celles que livrait l'essai de 1895). La qualité principale de l'oeuvre tient dans la ferveur et la sincérité d'une pensée qui se veut passionnée, mais lucide, et qui n'ignore ni ses manques, ni ses limites. On retiendra comme un des aspects les plus significatifs de cet esprit intrépide et qui se voulut toujours en éveil, l'apostrophe toute cartésienne qu'il adresse à Pascal: "homme entièrement insensible aux arts... qui pensait que la peinture est vanité, que la vraie éloquence se moque de l'éloquence; qui nous embarque dans un pari où il engloutit toute finesse et toute géométrie et qui, ayant changé sa neuve lampe contre une vieille, se perd à coudre des papiers dans ses poches quand c'était l'heure de donner à la France la gloire et le calcul de l' infini".

 

Valéry, tout comme Léonard de Vinci, nous a appris à ne point nous satisfaire de révélations et l'on se souviendra que celui qui s'en prenait aux mânes de Pascal, en termes si violents, ne pouvait admettre qu'un abîme ouvert sous nos pieds ne nous fit songer à un pont. Plus attiré par le mystère de l'acte créateur, qu'il brûle de dissiper, que par l'éclat de l'oeuvre achevée, Valéry ressent intensément la tragédie de l' intelligence. Certes, il lui arrive de se livrer à de brillantes et superficielles variations sur ce thème; mais le ton reste toujours pathétique et persuasif. Le style, admirable dans son classicisme, dépouillé de tout ornement inutile, donne à cet essai une grandeur et une force qui en font un des livres les plus remarquables de l'auteur et des plus appréciés.

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Exérèse


"Exérèse"

*****

Pourquoi s'obstiner à continuer

Lorsque le mal est bien ancré,

Que la gangrène va me bouffer

Et que j'ai mal à en hurler!

Pourquoi vouloir crier mon désespoir

A tous ces proches plus sourds que les murs

Faisant semblant de m'écouter

Mais qui chuchotent mon dos tourné!

Pourquoi tant hésiter à tout plaquer?

Par crainte de faire mal, ou bien par pitié?

Pire, la peur de culpabiliser je crois,

Mais de quoi bon sang? D'Exister?

D'être moi, de n'être que moi, enfin,

Ce jour béni, j'ai envie de le revendiquer:

Ce moi qu'on n'a cessé de bafouer,

Cette autre qu'on prend pour moi par charité

Mais...qui dérange, qui encombre, et ça, vous l'savez.

Alors, oui, je l'ai décrété, l'exérèse, j'vais la pratiquer

Pas d'anesthésie, la gangrène,j'vais me l'amputer

Et tourner le dos à ce trop lourd passé

Passé encore Présent qui n'fait que m'laminer.

Je vais tordre le cou à ma vieille bonne conscience,

A celle des Autres, à ce qu'ils pensent,

Pour m'retrouver face à moi-même,

Recommencer avant qu'j'en crève.

Et puis là je prendrai ma musette, mon sac à dos,

Toi mon ordi, ma musique et mes bouquins,

Et j'irai louer une chambre de bonne

Avec une plante sur une console.

Et là, alors, moi j'vous l'assure,

Je renaîtrai enfin, oui, ça c'est sûr,

Loin de ces mots vils, tellement hideux

Maux qu'ils ont distillés pour me détruire

À petit feu...

Et enfin, je pourrai tomber le masque

Sourire à la vie et sécher mes larmes

Accrocher à mon regard quelques étoiles,

Bref, Aimer la Vie tout comme avant, avant,

Lorsque Famille pour moi, c'était, c'était...

Mais il n'en reste plus qu'un embryon,

Alors....

Plus d'états d'âme!

Clo (25 Septembre 2010)



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Quand Beckett se révolte contre l’innommable

Le roman « L’innommable » de Samuel Beckett a été écrit directement en français et publié en 1953. On a l'impression d'une insomnie, d'une éternelle insomnie. Des heures étales, qu'on n'entend même pas sonner, même pas ça, même pas tous les ans, juste un minuscule tintement de très très loin en très très loin, juste pour marquer le temps, est-ce donc tellement demander, être si gourmand, ce petit soulagement qui peut-être ne soulagerait pas? Mais ce serait à double tranchant, tout est à double tranchant, une face dément l'autre, on a beau considérer, scruter avec une pointilleuse et maniaque attention de myope ou d'obsédé (bien qu'on doute à vrai dire qu'une irréprochable attention soit possible), n'est-ce pas trop demander, trop fatiguant, au-delà des forces humaines, au-delà des forces de l'homme, qui sont inhumaines quand il s'agit de souffrir? Et même en admettant, puisqu'il faut se contenter d'hypothèses, une tapisserie de Pénélope d' hypothèses, on aurait beau considérer tantôt la bonne face et tantôt la mauvaise, en postulant qu'on puisse se permettre de qualifier la première bonne et la seconde de mauvaise, les considérer successivement, successivement et non simultanément, c'est là que le mal se niche: au lieu de comparer, soupeser et peser avec l' objectivité placide, sûre de soi d'un pharmacien, on n'a la latitude que de se contredire... Des heures étales, et aussi implacablement étale l'obscurité, qu'on la voie noire ou qu'on la voie grise ou qu'on y croie discerner de vagues lumières, c'est tout un. La paix serait le silence, ne plus avoir à parler, à parler, parler intarrissablement sans même sentir les mots couler de sa bouche, ne plus entendre cette voix, l'entendre sans même prêter l'oreille, sans même pouvoir inférer, de l'évidence de leur fonctionnement, que bouche et oreille il y a. Le silence, enfin éteinte la conscience, ce supplice à la chinoise, cette voix qui ne désempare ni ne désarme, bien qu'elle n'ait rien à dire, bien qu'elle ne sache rien. Maudite soit-elle, l'innommée. Maudite en deux cent cinquante pages tissées d'une seule toile, hachées au rythme d'une respiration brève, saccadée, haletante, deux cent cinquante pages qui retentissent comme un cri de révolte, le cri torturé et torturant de la plus intransigeante, la plus radicale des révoltes.

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Mon est Frida Kalho

Bon, il est ou ce putain d'IRM que j'attends depuis 3 jours. Je vais pas passer le reste de cette semaine comme ça..Je fais un dessin et après je me suicide. Bon le dessin est fait et je suis encore vivant. J'ai pas de couilles pour aller me jeter sous un pont,sous un train.. d'ailleurs y'a pont de pont, pas de train, seulement ceux que je peins..


.dessin de souffrance

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Être mystique

"Etre mystique, c'est une façon de prendre le temps de regarder des choses que d'autres ne voient pas. À travers les étranges formes sculptées par les nuages, apparaît fugitivement un anneau traçant un pont entre les nimbus. Pour la plupart des gens, ce ne sont que des nuages aux formes changeantes. Combien de gens regardent encore le ciel ? Une personne mystique, y voit une arche et se sent emplie de joie. Pour elle, il n'est rien dans la nature qui ne soit prétexte à dialoguer avec Dieu.

Un mystique essaie d'éprouver la détresse de la mouette qui a vu s'envoler, sous ses yeux, son dernier espoir de morceau de pain, emporté par une autre. Dans son cri pathétique, le mystique entend une autre voix plaintive :" Mon dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? " Et si toutes les créatures vivantes ne parlaient que de Dieu ?

Le mystique s'assoit sur un banc pour contempler deux arcs-en-ciel dans un ciel d'aquarelle, sur l'autre rive d'un fleuve, balayée par la pluie Pourtant, tout près de lui, les gens ne s'extasient que devant des voiliers anciens exposés au public.

Le mystique épouse les pulsations de la flamme d'une bougie pour en deviner le cœur et dialogue avec sa pointe effilée accompagnant l'élévation de son esprit.

Etre mystique, c'est aussi savourer le Désir autant que l'amour, soupirant avec Arthur Rimbaud que " la vraie vie est ailleurs ". Le mystique sent la Présence de Dieu dans chacun des signes qu'il perçoit. Que ces signes lui soient destinés ou pas, importe peu. Il s'en imprègne et s'habille de l'aura de ces trop rares instants. Cet état de grâce allège les fardeaux que la vie quotidienne lui dispense.

" Des yeux pour voir, des oreilles pour entendre " ; Le mystique ne prend pas les textes religieux à la lettre. Il les ressent et se fie à leur vibration. Il entre au cœur du texte et les mots dansent en lui. Il n'y a rien de bien méchant dans tout ceci. Cette façon d'être mystique ne devrait pas inquiéter grand monde. Pourtant, percevoir des choses qui échappent aux autres, éveille la suspicion.

En ne s'intéressant qu'au spirituel, le mystique se promène dans la société de consommation comme un chien dans un jeu de quilles. Ce qui fait courir les foules dans les magasins, il s'en fiche un peu. Il n'en a pas besoin. Son seul désir est cette flamme qui grandit son âme et l'étire vers l'infini. Etre mystique est un défi à la pesanteur quand le monde environnant impose pourtant de cacher ses ailes."

extrait de mon livre : une aventurière de Dieu

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Salon de l'éducation

Institutrice de formation puis directrice dans l'enseignement fondamental,je continue à m'informer de toute les nouveautés relatives aux enfants.Je confectionne des collections de livres pour mes deux petits-enfants. Que c'est chouette de les voir ainsi aimer la lecture, cela devient si rare.
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Les jardins entre nature et culture

 

Pour la cinquième année consécutive, la Cité de l’architecture & du patrimoine propose un cycle de ses Cours publics d’histoire de l’architecture, cette fois-ci élargis aux jardins.


Composante à part entière de l’architecture et de la ville, le jardin en constitue les « dehors ». Au même titre que l’art de bâtir, l’art des jardins porte, dès l’origine des civilisations, l’empreinte des climats, des mœurs et des institutions qui lui ont donné sens et qui ont favorisé le déploiement de ses formes et de ses couleurs sur les territoires.

Élaboré par l’École de Chaillot avec l’appui des deux autres départements de la Cité, le musée des Monuments français et l’Institut français d’architecture, ce cycle invite à parcourir l’histoire et l’actualité des jardins à la faveur de deux séries de conférences :

Le cycle des jeudis (21 séances) : Les jardins entre nature et culture

Il propose à partir du 4 novembre, une école buissonnière dans le temps et dans l’espace. Dans ce cycle «vert», l’éventail des conférences proposé sur les jardins au passé et au présent, éclairera les mutations dont ils sont l’objet depuis toujours, illustrant la continuité entre l’histoire et l’actualité, en abordant, les différentes civilisations dont les jardins ont enchanté leurs contemporains.

Les conférences des lundis (6 séances) : La restauration des jardins historiques

En parallèle, à partir du 15 novembre, ces conférences, destinées à la fois aux élèves de l’École de Chaillot et au grand public, seront consacrées aux théories et aux enjeux de la restauration des jardins historiques, avec des exemples français et européens, pour permettre une vision comparée des doctrines, des techniques et des réalisations.

 

LECON INAUGURALE ET DEBUT DES COURS : 4 NOVEMBRE 2010

Pour leur cinquième édition, les Cours publics de la Cité de l’architecture nous emmènent dans « Les jardins, entre nature et culture ». Un nouveau programme vous est proposé, mis au point par l’École de Chaillot, avec la participation des deux autres départements de la Cité, le musée et l’Institut français d’architecture, ainsi qu’avec la contribution d’experts scientifiques extérieurs.

Après avoir parcouru l’histoire de l’architecture et de la ville, le cycle des jeudis propose cette année une école buissonnière dans le temps et dans l’espace. On constate depuis plusieurs années un intérêt grandissant du public pour les jardins. Il correspond au renouvellement d’un genre déjà fortement ancré dans notre culture et reflète simultanément la montée en puissance des préoccupations environnementales et de l’écologie.

Dans ce cycle « vert », l’éventail de conférences proposées sur les jardins, au passé et au présent, éclairera les mutations dont ils sont l’objet depuis toujours.

Le cycle fera écho aux deux grandes expositions qui se tiendront à partir du 2 mars jusqu’au 24 juillet 2011 dans les galeries de la Cité de l’architecture et du patrimoine, l’une sur « Roberto Burle Marx, la permanence de l’instable », et l’autre sur « La ville fertile » (titre sous réserve).

Cite de l'architecture et du patrimoine

1, place du Trocadéro et du 11 novembre 75116 PARIS

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elle marche

Flo se déplace, ne reste pas sur place, va sortir de la surface: Elle suit ou prend la place du peintre qui veut dire sa souffrance. On s'en fout de la souffrance ..

elle marche.95x85 acry et si nombreux marouflages

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suite et fin pour le moment, après celle là


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Il s’agit d’un recueil de contes du poète allemand Rainer Maria Rilke, publié en 1900. Ce sont treize histoires brèves, treize paraboles -comme l'indique le sous-titre de la première édition,- racontées à des grandes personnes qui n'ont pas oublié leur enfance, et qui en ont gardé une sensibilité inhabituelle, un peu maladive, susceptible de vibrer intensément. Le poète les composa après un long séjour en Russie où il avait eu avec Tolstoï d'interminables entretiens, et après quelques rencontres avec des paysans russes, ce dont il fut fort impressionné. "La Russie est aux portes de Dieu" affirmait-il, après avoir écrit à Ellen Key: "L' amour pour la vie et l' amour pour Dieu ne doivent pas se traiter en frères ennemis, et il faudrait qu'on ne leur élevât pas des temples à deux endroits différents"; "On ne peut adorer Dieu si l'on ne se donne pas complètement à la vie. Chaque jour que l'on consacre à Dieu s'en trouve ennobli; rechercher une harmonie entre les choses apparemment inanimées et Dieu, c'est créer Dieu. En d'autres termes, il importe à chacun de faire grandir en lui l'idée de Dieu, et non de bâtir sa vie sur une absence".

Quelques-unes de ces histoires ont racontées à un paralytique, Ewald, qui passe ses journées vides allongé près de sa fenêtre, au rez-de-chaussée. D'autres sont dites à l'intention de Ph. Baum, d'un maître pédant, d'une voisine ingénue, et la dernière s'adresse aux ténèbres. Chaque récit a deux sens: l'un est symbolique, confus, plein de sous-entendus: l'autre est celui que l'on donne à une fable, simple et clair, mais qui aiguise l'imagination. Quoi que l'on y découvre, Dieu est toujours présent à travers les choses; il s'approche de qui sait le sentir comme une flamme, au plus profond de son être. Dieu veille pour que ne se perde pas l'usage des chants populaires qui, dans les familles russes, se transmettent de père en fils. Ainsi dans la parabole intitulée: "Comment le vieux Timofei mourut en chantant", la vigilance de Dieu se fait sentir dans le fait que le jeune Yégor quitte sa femme et son fils, pour retourner dans la demeure paternelle et recueillir des lèvres du vieux Timofei mourant les mélodies qu'il chantera lui-même d'une voix désolée, en se rappelant son fils et son époque abandonnés. Aussi demeure-t-il fidèle à sa mission de chanteur. Dieu est l'inachevé: il est ce que nous devenons nous-mêmes peu à peu, ce que nous faisons naître de notre attente et de notre espoir, il est notre illusion. C'est ainsi que dans "une histoire racontée à l'obscurité", une femme a renoncé à tout pour unir son existence à celle de l'homme qu'elle aime; et elle attend, en compagnie de l'enfant qu'elle a eu de lui, qu'il veuille bien revenir. Ce retour est incertain, mais l'attente de cette femme est baignée d'un bonheur mystique dû à l'espérance qu'elle garde profondément enracinée dans son coeur, en dépit des remontrances que peut lui faire sa raison. Les "Histoires du bon Dieu" représentent une sorte de halte sereine dans cette continuelle recherche de Dieu à laquelle s'était voué Rilke; et plus que dans une conception intellectuelle de Dieu, c'est dans l'idée d'une présence sensible que Rilke trouve un apaisement.

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Une « Histoire du romantisme" par Théophile Gautier

Il s’agit ici d’un ouvrage posthume de Théophile Gautier publié en 1874. Il comprend une histoire du romantisme (incomplète), des "Notices romantiques" et le fameux rapport au ministre de l' Instruction publique sur "les progrès de la Poésie française depuis 1830". Ces pages constituent une suite de souvenirs et d'éloges, mais l'auteur se soucie peu de porter un jugement vraiment critique sur un mouvement auquel il a participé avec tant de passion. Dans l' "Histoire", écrite dans un style plus soutenu, avec une grande abondance de détails pittoresques, il évoque les temps héroïques des débuts du romantisme. Sa rencontre avec Victor Hugo, leur amitié, les joyeuses réunions de peintres et d'écrivains suffisent à expliquer l'enthousiasme avec lequel Théophile Gautier a lutté en faveur de ce mouvement; le célèbre gilet rouge qu'il portait à la première d' Hernani est devenu le symbole même du romantisme et de l'époque 1830. Mais tant de désinvolture et de liberté d'esprit ne réussissent pas à cacher la délicatesse de son âme. Gautier se sentait toujours lié à ses compagnons de lutte et chaque fois que l'un d'eux venait à disparaître, il se sentait tenu d'en évoquer la mémoire avec des accents pathétiques. Dans les "Notices romantiques", Gautier parle tour à tour des plus grands et des moins connus. Il manifeste de plus en plus son admiration pour ses amis, depuis Alfred de Vigny jusqu'à Eugène Delacroix. Les pages sur "les progrès de la Poésie française depuis 1830" ne sont pas un simple rapport chronologique (1830-1868), mais une tentative d'explication de la poésie qui, après Lamartine, Hugo et Musset, cherchait une nouvelle voie. Ses remarques sur quelques jeunes poètes, de Banville et Leconte de Lisle à Beaudelaire et à Mistral, sont fort pénétrantes. L'auteur, en essayant de comprendre l'essor du romantisme découvre, dans son succès même, des raisons et des exigences profondes. Dans cet ouvrage, le style de Gautier est à la fois plein de vie et d'élégance.

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