A quoi ça sert
Si c'est pour rien
N'enfer ??!!
A quoi ça sert
Si c'est pour rien
N'enfer ??!!
Ombre furtive aperçue une nuit de décembre
En songe évidemment
Un peu chiffonnée et pourtant pleine de pureté
Des oiseaux volent dans ses cheveux ébouriffés par le vent
Gwenaëlle vit dans la forêt
Visage de fée rencontré dans mon enfance
Visage oublié depuis longtemps
Et pourtant si présent
Gwenaëlle vit dans la forêt d’Emeraude
Entourée d’animaux fabuleux, de Gnômes et d’Elfes
Mi fée, mi femme
Libre comme l’air et le vent
Elle, tout simplement
Elle a vécu un temps parmi les Hommes
Mais déçue par leurs comportements
Elle est revenue au Pays des Fées
Paradis que jamais, elle n’aurait dû quitter.
Je réalise tout à coup la fragilité de notre fond d'existence. Je réalise cela chaque jour un peu plus.
Que ma peinture aujourd'hui s'en ressente plus encore est une évidence.
On fêtera les 70 ans de John Lennon bientôt, alors j'écoute son very best of.
Je fais de la peinture, encore une peinture et après... Encore d'autres peintures toutes marquées de moi-même, si peu de choses en plus.
Tête sur l'épaule 100x100 acry et marouflage sur toile

J'apprends à l'instant que le voisin le plus proche de mon atelier est mort hier. Il vivait seul, avait une petite quarantaire et un gros, très gros foie.. Mort d'une infection de son organisme qu'il délaissait passablement. Il passait de temps en temps me dire bonjour me demandant de l'amener là ou on lui vendait encore du vin.
Il avait un regard vivant sur les choses qu'il voyait dans mon atelier, un regard attendrissant, le regard sensible de celui qui aurait pu au moins être un artiste.
Je regarde le champ, en face de chez moi, qui fume sous un ciel chargé de hauts nuages clairs.
Hier, le fermier, assis sur son tracteur, cancerigarette au bec, a labouré son champ.
Il était aidé par un autre jeune et un autre vieux sur une autre machine à tuer.
Il a bien violé la terre en enfonçant les crocs de sa machine à labourer dans la matière déjà morte.
Le jeune et le vieux ont ensuite déchiqueté les plaies pour les égrener consciencieusement.
Ils ne sont pas méchants, ces trois-là. Ils croient bien faire. Comme on leur a dit de faire. Comme l'école, la publicité, les industriels leur ont appris à faire.
Ils ne sont pas mauvais, juste bien plus bêtes que leurs bêtes ! Ils sont même tellement sympathiques qu'on les excuserait presque.
Ah, mesdames, messieurs les cultivateurs ... ça ne vous inquiète pas qu'il n'y ait pas un seul oiseau depuis 24 heures sur votre champs fraîchement labouré ?...
Pourquoi n'y a t'il pas un oiseau ?
Mais pardi, parce qu'il n'y a rien à becqueter dans cette terre !
Plus aucun ver, aucun insecte, rien !
Elle est si "propre", en fait si sale de pollutions diverses, si contaminée par ces poisons qui n'engraissent que leurs producteurs et revendeurs, que plus rien n'y peut VIVRE. Et au printemps, vous y sèmerez des graines affaiblies qui ne produiront que, grâce à des poisons-engrais et des poisons-pesticides, des poisons-légumes affaiblis qui feront encore augmenter notre déficit immunitaire ainsi que celui de la sécurité sociale.
Ah, mesdames, messieurs les cultivateurs, vous faîtes un métier formidable - respectable - et on vous en remercie. Mais Nom d'une Benne à Ordures, posez-vous des questions!...
N'arrêtez jamais de poser des questions, dans tous les domaines.
Là, vous vous et nous empoisonnez !
Pas bêtes les oiseaux ! Si eux, avec leur riquiqui cerveau de piafs, ont compris, pourquoi pas vous ? Pourquoi pas nous tous les amis ?
Allez les cultivateurs, offrez-vous un moment de détente (suivi d'une nuit blanche) en allant au cinéma voir le film de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global"; et puis revenez me voir, que je vous serre la main et vous encourage à persévérer intelligemment et courageusement dans votre merveilleux métier.
Signé : Danielle la râleuse enthousiaste.
Feminaire, un sanctuaire
« Mon père était couvreur. Je louchais du subconscient : un œil dans la mine, l'autre sur lui. Le gouffre et les hauteurs simultanément épiés, créateurs d'un unique émoi. De mon père, j'admirais le glissement sur les tuiles, en évadé, en rocambole, , mais aussi parfois, la pâle, la lente reptation. C'était un couturier des toits. Il ne pratiquait certes que l'alpinisme des humbles, néanmoins, il connaissait le royaume du vent (...) Acrobate pur de public, funambule méconnu, mon père fût-il mon premier héros ? » Marcel Moreau sécrète une écriture pulsionnelle et charnelle, établissant l’existence de deux corps, le corps charnel d’abord et le corps verbal ensuite. Il lui faudra l’accès à l’écriture, toute jeunesse passée, pour enfin révéler son corps verbal fait de jaillissements et de peintures sensuelles et érotiques, toutes décrivant au plus précis, la femme et le désir de la femme. « Le corps a donné corps à ma rage d'interpréter l'Homme, et le monde. » Sa dernière pièce injouée et injouable a deux personnages : le rythme et le verbe. C’est dire si son univers est illuminé et insolite."La mort de mon père met fin à mon inconscience. Tout ce qui l'a précédé a été l'enfance des sens. Tout ce qui la suivra sera l'enfance du verbe"
Jean-Claude Drouot établit le parallèle entre le monde minier du Borinage de l’enfance du poète belge, amnésié comme par un coup de grisou par la mort de son père lorsqu’il avait 15 ans et ce monde des profondeurs de la sensualité où l’on débarque comme dans un monde tumultueux, impétueux, fantasmagorique et jamais dit. Où l’on pénètre dans des veines souterraines jamais explorées… celles de l’érotisme incandescent et paroxystique, seule valeur sûre dans les flottements et dérives modernes. Quant aux dérives anciennes… dans ce texte dont on n’ose dire le nom, Moreau est plein de colère contre ceux qui touchent à l’intégrité féminine. Féminaire, un sanctuaire !
Jean-Claude Drouot a évoqué de grands noms dans ce spectacle : Alechinsky, Topor, Anaïs Nin. L’actrice Suzy Falk, l’Eve du Théâtre, était présente… et Marcel Moreau, " l’objet d'une véritable passion chez ses innombrables (lecteurs) lectrices anonymes ou célèbres" sera là en personne vendredi soir… à la Clarencière!
Marcel Moreau est né le 16 avril 1933 à Boussu en Belgique. Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Son cinquante-troisième livre, Une philosophie à coups de rein, apprivoise l'énigme de sa propre mort et nomme les leurres de notre modernité.
http://www.dailymotion.com/video/xd6hw9_la-seve-de-marcel-moreau_creation
https://www.youtube.com/watch?v=Nwowpxs0eDY
D O N C ,
Les mercredi 13, jeudi 14, vendredi 15 octobre 2010 à 20h30,
Le dimanche 17 à 16h00 (sous réserve) http://www.laclarenciere.be/
À Chantal
Ma jambe gauche est tatouée
De sa cheville à son genou,
Non pas avec un talent fou,
Un dessin peu élaboré.
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De sa cheville à son genou,
Tachant sa peau, sable doré,
Un dessin peu élaboré.
Ne m’y attendais pas du tout!
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Tachant sa peau, sable doré,
Des formes brun pâle, partout.
Ne m’y attendais pas du tout!
L’autre jambe fut ignorée.
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Des formes brun pâle partout.
Va-t-elle restée décorée?
L’autre jambe fut ignorée.
Je l’expose plus que beaucoup.
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13 octobre 2010
Dans son « Journal d’un inconnu », recueil d'essais publiés en 1953 par Cocteau, c’est au problème de l' invisibilité et, plus génréralement, à l' Invisible, que l’auteur se consacre. Seul donc, Cocteau, avec son bagage de pionnier, va s'engager dans une nouvelle "zone" interdite par l' habitude et la limite de nos sens. La jeune science ouvre à l'esprit du poète des "espaces infinis", qui, loin de l'effrayer, le rassurent car le malaise de vivre sur terre y cesse enfin.
Depuis longtemps, Cocteau a pressenti que le temps, les distances, le loin et le près, sont des inventions de l'homme, commodités au départ devenues par la suite tyrannies ou épouvantails. Le chapitre "Des distances" que Cocteau considère comme le pivot même de son livre, est le plus vertigineux, le plus neuf, le plus riche d' avenir. Certes, on en a déjà trouvé certains éléments, dès le premier "Potomak". Mais le discours sur l' éternel présent et la simultanéité n'avait jamais jusqu'alors atteint cette rigueur.
Le détail de cette recherche, menée avec une étonnante souplesse, est passionnant, convaincant, sans jamais appeler à son secours la référence pédante. Et l' optimisme foncier du poète s'y acharne à combattre le pessimisme qui nous accable à tort, puisque les données de notre désespoir sont fausses. "Même si la prison est à perpétuité, mieux vaut pour un prisonnier comprendre qu'il est en prison. Cela engendre l' espoir et cet espoir n'est autre que la foi". "Le journal d'un inconnu" attaque tous les conformismes de pensée et les fausses vérités établies à la manière de certains livres de combat, comme "Humain trop humain", "Par-delà le bien et le mal", où Nietzsche emploie la technique des moralistes français. Mais la nature apollinienne de Cocteau, son élégance et sa beauté, ont évité à son ouvrage tout caractère agressif. Quelle agressivité ressentirait-il d'ailleurs dans le haut domaine où il veut nous entraîner? L'essentiel n'est pas de combattre, mais de projeter la lumière sur ce qui importe. "Et ce qui importe ne peut être qu'inconnaissable, puisque sans aucune ressemblance avec quelque chose de déjà connu". Le livre se termine par une étude de "L' amitié", reprise des thèmes développés dans "Opium" et "La difficulté d'être". L' amitié est justement un sentiment méconnu, sinon méconnaissable. Jean Cocteau affirme qu'il s'y acharne, car "il préférait être condamné pour une préférence de coeur que pour une doctrine de son esprit". Notre monde empoisonné par le virus politique ne compte plus que des partisans ou des ennemis. Une fois encore, Cocteau est seul à défendre un territoire de l'âme menacé par les passions lourdes, ou, ce qui est pis, par l' indifférence. L' amitié réclame le désintéressement, un contrôle continu, la clairvoyance. C'est qu'elle n'est pas un instinct, comme l' amour aveugle, mais un art. Définir l' amitié, c'est encore définir la poésie. A ces trois textes importants, Cocteau a joint quelques petits essais: "De la naissance d'un poète" tente de saisir la genèse de "L'ange Heurtebise"; "D'un morceau de bravoure" raconte la querelle avec François Mauriac au sujet de "Bacchus"; "D'une justification de l' injustice" démèle les rapports du poète avec Maurice Sachs, André Gide et Claude Mauriac. "Le journal d'un inconnu" s'achève par des notes sur "Oedipe-Rex" et la description des mimes qui rehaussaient l'oeuvre en 1952, ainsi que des notes sur le "Voyage en Grèce" (12-17 juin 1952).
Qu'est-ce que c'est que cette époque
Où il est incorrect de contester et...
Essentiel de revendiquer?
Où on ne peut plus tranquillement être triste...
Sans se faire décortiquer par un psychanalyste!
La revue « Politique » sera présente à la « Foire du Livre politique » (16-17 octobre à Liège – Le Manège, 2 rue Ransonnet 4020 Liège).
La foire du livre politique de Liège vise à réaliser une mise en réseau annuelle de tous les acteurs concernés par le secteur de la production, de l’édition, de la diffusion et de l’utilisation d’ouvrages, de magazines et de revues politiques. Pour y parvenir, elle vise à promouvoir et à faciliter la circulation de la littérature politique en Belgique francophone, à diffuser une image positive et constructive de la politique (entendue dans un sens large) grâce à la mise en valeur de la production foisonnante dans ce domaine (ouvrages scientifiques, ouvrages d'investigation, manifestes politiques, revues spécialisées, etc.). L’objectif est politique, pédagogique et culturel lorsqu’il vise à dynamiser et à enrichir le débat en Belgique francophone. L’objectif est économique lorsqu’il met en valeur une série d'acteurs incontournables dans ce domaine, qu’il facilite la rencontre et l’échange entre ces derniers et qu’il assure la promotion et le développement d'un certain nombre d'activités économiques liées au "livre politique" (édition, impression, diffusion, vente, etc.).
Internet donne des pouvoirs qui guérissent les blessures de l'ego ou parfois de la vie. Par la magie du net, des auto-éditeurs ouvrant un petit site se sentent investis d'une autorité éditoriale au point d'attribuer un label de qualité à des livres d'auteurs qui veulent bien leurs soumettre un ouvrage.
En soi la démarche n'est pas inintéressante, mais sur quelle base évaluer la pertinence des évaluateurs autoproclamés ?
En proposant la grognasse à l'évaluation j'ai mis ce comité de volontaires ( 3 personnes) à l'épreuve. C'était presque une provocation. Ce livre est indéfendable et aucun groupement d'auteurs-éditeurs ne peut prendre le risque de le labelliser s'il veut gagner une quelconque crédibilité. Seul un éditeur ayant les reins solides pourrait à coup de grosse promo, donc de gros sous faire en sorte que ce livre soit entre toutes les mains afin que des gens le trouvent génial, soient pliés de rire ou au contraire le vomissent. Pas de bol : je n’ai pas ça dans mes relations. J’ai écrit la grognasse pour les fous, les décoincés, les gens qui ont du coffre de l’imagination et qui ont encore de temps en temps l’envie de bien se marrer.
Comme prévu mon bouquin a été recalé alors que ça avait plutôt pas mal commencé … Bon ce livre est sulfureux mal élevé, vulgaire mais bien entendu il n'est pas que ça. C'est très certainement mon meilleur livre, en tous cas le plus créatif. Livre inadmissible sans doute mais qui a bien plu aux gens l’ont lu sans avoir à craindre pour leur réputation.
Y a pas à regretter d’avoir été éconduite. Il n'y avait rien à gagner. Pas de contrat, pas de publicité autre que sur un site où circule au mieux une dizaine de personnes chaque jour essentiellement des auteurs qui cherchent un filon pour mieux vendre leurs bouquins. Je fais nettement mieux avec mes différents blogs.
Mais quelle petitesse quelle mesquinerie de la part de ces évaluateurs et quelle stupide prétention risible pour aller naïvement me proposer leur aide, si convaincus de ce que doit être un livre qu'ils sont bien comme les copains à s'auto-éditer faute d'avoir trouvé à éditer ailleurs.
M'aider pour quoi? Pour que je fasse des progrès ? Que j'apprenne à écrire des phrases correctes et sans gros mots ? Le choix de la langue parlée est-il à ce point insupportable ? Les ruptures de style seraient dues à mon inexpérience ? Mais mes pauvres z’Ôteurs : tout ceci est délibéré. Un bouquin qui dort dans un tiroir pendant dix ans et retravaillé ensuite pensant trois mois, c’est tout sauf un premier jet. La spontanéité est calculée et les passages les plus loufoques ont été auparavant étudiés pendant des mois. On ne sort pas des textes comiques d’un chapeau comme le magicien fait surgir une colombe. Le style d’un livre, c’est un choix assumé et il faut bien plus de courage pour publier « la grognasse » qu’un de ces romans pour midinettes ou un livre qui cherche à imiter les auteurs en vue…
A aucun moment ils n'évoquent l'humour ; Z’ont pas remarqué. Ils n’y ont vu qu’une autobiographie ( ce qui est en partie exact) mais ils font quoi des passages délirants qui ne peuvent en aucun cas être du vécu ? C’est sûr que tout ceci ne rentre pas dans les petites cases d’une grille d’évaluation. !
Ils se croient habilités à statuer sur un livre en oubliant l'essentiel c'est à dire ce qui fait sa singularité, ce en quoi un livre peut interpeller, déranger, affirmer, énerver, choquer, capter l'attention transporter, charmer, évader, séduire, irriter étonner, envoûter, faire réfléchir...
Sûr que si je leur avais proposé mon roman encore plus ancien "Clonitude" ( à paraître au printemps 2011). Ils auraient sans doute eu plus d'égards pour moi mais "Clonitude" n'est pas ce que j'ai écrit de mieux. L'histoire est plus convenue et le style plus classique. Il y a même quelques verbes à l’imparfait du subjonctif mais je compte bien les virer lorsque je corrigerai ce livre.
Il est vrai que j'ai fait fort en proposant "la grognasse" mais j'avais besoin de tester ces gens avant de voir si je pouvais ou non faire un bout de chemin avec eux. Le pire eut peut-être été d'obtenir ce label. Leur plus beau cadeau, c’est leur réaction…Ce livre n’est pas labelisable car il est hors norme mais surtout il ne l’est pas parce que ce n’est pas un produit : c’est une œuvre d’art et l’art, c’est précisément ce qui échappe. Etre plasticienne me permet d’outrepasser certaine règles dans ma peinture comme dans certains de mes écrits lorsque je l’estime nécessaire.
Beaucoup de gens écrivent mais ceci ne fait pas forcément d'eux des artistes faute de s'engager, d'oser ou de se dépasser .... Etre artiste c'est désapprendre les convenances pour exprimer sa singularité.
Aujourd’hui, je préfère en rire. Je me fais confiance. Je sais où je vais et mieux vaut être seule que mal accompagnée.
L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 17/11/2010 au 05/12/2010 l’exposition «L’Abstraction comme Expression ». Le VERNISSAGE a lieu le 17/11 de 18 h 30 à 21 h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11 h 30 à 18 h 30.
Élodie Haslé (Fr)
« A CONTRE-JOUR » DANS LA LUMIÈRE
Dans le cadre de son exposition à l’Espace Art Gallery, Élodie Haslé met en lumière « A contre-jour », un recueil de poésies pour enfants et adultes, dont elle est l’auteur et l’illustratrice.
Les tableaux qu’elle présente, illustrant des poésies de son recueil, sont résolument vivants, colorés et insolites. Elle travaille à l’instinct. Dans un premier temps le pinceau, animé de gestes vifs et spontanés, semble guider sa main plutôt qu’il n’est guidé. Ensuite par des jeux d’eau, des jeux d’ombres ou l’emploi d’éléments divers (boutons, perles, tissu…), elle communique matière et singularité à ses toiles.
« A contre-jour » réunit des textes légers ou graves, tendres et drôles, autour des thèmes de l’enfance, l’amour, les épreuves de la vie et les bonheurs au quotidien.
Artiste-peintre française vivant à Bruxelles depuis 2008, Élodie Haslé expose dans des galeries bruxelloises et anime des ateliers arts plastiques pour enfants. Par ailleurs, elle a été sélectionnée dans le cadre de manifestations artistiques (Printemps de L’aquarelle de Libramont 2009 en Belgique, et Salon International de l’Aquarelle de St Yrieix la Perche 2009 en France).
Chantal Bietlot (Be) Chantal Bietlot présente ses abstractions lyriques.
Native de Charleroi, elle travaille dans son atelier à Visé. Autodidacte, Chantal Bietlot complète sa formation avec Carole Brenu, Vincent Meesen, et à l’Académie des Beaux Arts de Liège, avec Paul Mahoux. Ses compositions surprennent par les mouvements des formes et les vibrations des couleurs. Il s’en dégage une ligne mélodique, une harmonie des tons. Une émotion intime, mystérieuse envahit le spectateur qui est séduit et charmé par ces tableaux qui chantent la musique. Cette résonnance musicale est le trait original du travail de Chantal Bietlot. En effet, chacune de ses œuvres est intimement liée à une composition de musique classique Ses premières œuvres témoignent d’une spontanéité de formes et de couleurs, les ondes sonores exaltent l’émotion et guident le geste.
Passionnée d’opéra, Bietlot cherchera dans la trame de l’œuvre lyrique de nouvelles formes d’expression plus proches de la musique. Enfin, les travaux récents sont le fruit d’une volonté d’appréhender la musique autant par l’émotion qu’elle suscite que par les moyens mis en œuvre par le compositeur. Le langage musical, tels, points, lignes, notes, portées…est une source d’innovations de son langage pictural.
Depuis plus de dix ans, elle présente ses abstractions à la Chapelle des Sépulcrines à Visé et dans d’autres galeries de Belgique. Elle participe régulièrement aux Foires Internationales telles LINEART à Gand, Lille Art Fair, le Salon des Artistes Français à Paris, Affordable Art Fair Paris-Bruxelles-Amsterdam et d’autres...
L’intérêt marqué par les amateurs d’art encourage l’artiste à poursuivre dans cette voie et à approfondir la compréhension du langage musical, source inépuisable d’inspiration.
Maud Toussaint (Be)
Artiste peintre née à Bruxelles. Maud s’est intéressée très tôt à la peinture et a fait ses études à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles. Chacune de ses toiles est un concentré de ses états d’âmes, un mélange de joies, tourments, espoirs qui se dessinent dans ses œuvres.
Le centre de son travail est souvent l’humain ou l’animal. Elle manie avec grand soin ses tableaux par le biais de couteaux et d’acrylique. Sa peinture se veut résolument expressionniste, et sa devise est de se référer pour chaque vision à sa pensée.
Baldelli (Fr)
Né à Paris en 1933, Térence Baldelli se partage aujourd’hui entre Paris et la campagne où il a son atelier. Il a participé aux plus importants salons d’art contemporain parisiens (FIAC, Grands et Jeunes d'Aujourd'hui, Salon de Mai, MAC 2000 ...) ; il expose dans le monde entier. Ses œuvres sont dans des collections privées ou dans des musées en France et à l’étranger (Espagne, Hongrie, Italie, Japon, Scandinavie, Suisse, USA, Belgique …). Baldelli est un magicien de la matière. Quand l'acier, le bronze ou le bois passent entre ses mains, ils prennent son empreinte, se plient à son œil et à sa pensée. L'acier frappe par sa dureté ; pourtant, Baldelli le courbe, l'affine, lui offre sa sensualité tout en préservant ses angles, ses pointes, son agressivité.
Les sculptures de Baldelli, aux lignes parfaitement dessinées, aériennes et puissantes, sont des signes propulsés dans l'espace par la base pyramidale. Elles sont en équilibre parfait ou volontairement précaire pour créer l'émotion. Baldelli nous rappelle en permanence que la sculpture est tridimensionnelle, il fait tourner ses œuvres car elles doivent être vues de tous les côtés, chaque angle étant différent et le tout parfaitement ordonné. Avec Baldelli, le brut côtoie le raffinement. Il nous montre la vie telle qu'elle est : à la fois rude, poétique et toujours belle.
A voir du 17/11/2010 au 05/12/2010 au 35 rue Lesbroussart à 1050 Ixelles.
Ouvert du Mardi au Samedi inclus de 11 h 30 à 18 h 30.
Et sur rendez-vous le dimanche.
Exposition LES PORTS DE France De SIGNAC
DU 16 OCTOBRE 2010 AU 16 JANVIER 2011
Exposé pour la première fois, l’ensemble exceptionnel d’un artiste au sommet de son art
En 1929, âgé de 65 ans, Signac, reconnu et célèbre, réalise un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps : peindre à l’aquarelle 100 ports de France. Cette série dite des Ports de France, exécutée de 1929 à 1931, sera le couronnement de sa carrière d’aquarelliste. Le musée Malraux présente au public la totalité des œuvres connues à ce jour de cette série, soit près de 90 aquarelles, mises en perspective avec une sélection de peintures de l’artiste témoignant de son attachement profond au monde de la mer et des ports, ainsi que quelques œuvres historiques dont s’est inspiré Signac pour sa série.
L’appui de Gaston Lévy
Toute sa vie, Paul Signac (Paris 1863-Paris 1935) a peint à l’huile et à l’aquarelle les ports, maritimes ou fluviaux, traditionnels ou industriels, de France ou d’ailleurs. Peu avant 1929, il fait la connaissance de Gaston Lévy, homme d’affaires imaginatif et fortuné, créateur de la chaîne de magasins Monoprix et ardent collectionneur. Celui-ci devient son mécène et, d’emblée, une relation privilégiée s’instaure entre les deux hommes. L’artiste expose son projet à son nouvel ami dès décembre 1928. Depuis longtemps je rêve de faire une suite importante d’aquarelles sur «Les Ports de France». J’ai relevé 40 ports de la Manche, 40 ports de l’Océan ; 20 ports de la Méditerranée. En tout une centaine. Il lui propose de parrainer cette opération et la précision de sa lettre prouve qu’elle est loin d’être improvisée. Si ce projet avait votre agrément, je commanderais une conduite intérieure C4 Citroën, je prendrais un chauffeur et je part irais en février pour les ports de la Méditerranée. En avril je remonterais vers les ports de l’Océan pour terminer en été les ports du Nord. Je pense qu’il faudrait 5 ou 6 mois de travail, un peu fou ! Je ferais deux aquarelles dans chaque port, l’une pour vous et l’autre pour moi, différentes d’ailleurs, et vous choisiriez celle des deux qui aurait votre préférence. Nous déciderions ensemble du format et du prix. Les marchands n’auraient rien à y voir !
Deux ans de voyage
Gaston Lévy comprend tout l’intérêt de ce projet et accepte aussitôt de le financer. Signac entreprend donc son périple dès mars 1929 et achève son vaste projet en 1931. Réunies dans de beaux albums en cuir, les aquarelles des Ports de France furent l’ultime fierté de Signac. Cet ensemble exceptionnel atteste de la vitalité d’un artiste largement sexagénaire, et dit son bonheur de pouvoir se livrer sans retenue à son sujet d’élection : les ports, les bateaux et la mer. Aussi abouties que variées, ces feuilles témoignent avec éclat d’un plaisir toujours renouvelé à observer l’infinie diversité des ciels, des gréements, des architectures portuaires. Aussi précises que concises ces aquarelles se succèdent sans monotonie. Précieusement conservé à l’abri de la lumière et des regards, cet étonnant reportage, dispersé en 1995, n’avait jamais été exposé ni publié.
L’exposition réunit pour la première fois le plus grand nombre d’aquarelles de cette série des Ports de France. Provenant de grandes collections privées et publiques (notamment la collection constituée par James T. Dyke et maintenant donnée au musée de Little Rock dans l’Arkansas), toutes les pièces de cette série, connues à ce jour, soit environ 90, sont confrontées à quelques-uns des grands modèles qui l’ont inspirée : œuvres d’artistes particulièrement admirés par Signac (Le Lorrain, Joseph Vernet, Corot, Jongkind, Boudin…). Des peintures de la période impressionniste, néo-impressionniste puis de celle qui s’ouvre avec son installation à Saint-Tropez en 1892, viennent rappeler l’attachement profond de Signac, marin lui-même, au monde des ports. Si Signac a fait l’objet ces dernières années de grandes expositions d’envergure internationale (Paris, Grand Palais ; Musée de Grenoble) jamais aucune exposition n’a été consacrée à cet ultime chef-d’œuvre de l’art graphique de Paul Signac.
Conversation entre littérature et philosophie sur le thème "du style" avec Thomas Clerc et Bruce Bégout. Rencontre animée par Laurent de Sutter et Gilles Collard.
La littérature française peut-elle se passer du style? Parmi les écrivains contemporains, il en est de plus en plus qui, au style, semblent désormais préférer le concept. Mais qu'est-ce qu'un concept en littérature? Est-ce une manière de rappeler que la littérature, elle aussi, est capable de pensée? Est-ce une façon d'intégrer dans la littérature les questionnements créatifs développés dans l'art contemporain? Est-ce les deux - ou encore autre chose? Une seule chose est certaine: pour la littérature française contemporaine, il est temps de sortir de la religion du texte qu'incarnait le diktat du style. Et le mot "concept" n'est peut-être que l'indication de ce qu'une telle sortie, au contraire de ce que l'on a longtemps cru, est possible.
Entrée: 5/4€
Organisé par Entrez Lire, et la Revue Pylône
Thomas Clerc
Agrégé de Lettres modernes, Thomas Clerc est professeur et écrivain. Il se fait connaître en 2005 en publiant une biographie de Maurice Sachs, intitulée 'Maurice Sachs le désoeuvré' (éditions Allia, 2005), et dans laquelle il explore le mythe de cet ancien compagnon et assistant de Cocteau. Il est aussi l'auteur des 'Ecrits personnels' (Broché, 2001), essai sur la difficulté de définir l'autobiographie, et plus récemment de 'Paris, musées du XXIe siècle' (Gallimard, 2007), guide complet et méthodique de son lieu de résidence (Finaliste Prix Renaudot Essai 2007), le 10e arrondissement de Paris. Son dernier livre, L'homme qui tua Roland Barthes (Gallimard 2010), est un recueil de nouvelles centrées autour de la question du crime.
Bruce Bégout
Spécialiste de Husserl, Bruce Bégout est l'auteur de plusieurs essais publiés aux éditions Allia et Verticales. Poursuivant une réflexion sur la Ville aliénante et les implications éthiques de la vie grégaire, le travail du phénoménologue fait autorité dans le monde philosophique. Dans 'Zéropolis'(éd. de Poche) en 2002, il interroge le pouvoir d'attraction de Las Vegas et en 2010, dans 'Le ParK' (éd. Allia), celui des espaces clos. Egalement directeur de la collection 'Matière étrangère' aux éditions Vrin, Bruce Bégout est maître de conférences. Il signe en 2010 un texte sur le plasticien américain Duane Hanson aux éditions Actes Sud.
Pendant le repos, le travail continue:
Pas de repos pour le brave artiste assailli de douleurs et d'envie de couleurs. Par la fenêtre le brouillard joue avec la lumière de cette fin d'après midi. Je suis mort et je peins pour oublier que je suis mort.
3ème états de 3 têtes 100x100 acry et marouflages sur toile

Les légendes de la mort en Basse-Bretagne, d'Anatole Le Braz furent publiées en 1893. Désireux de fixer les croyances de la vieille Bretagne, encore si vivaces au début de ce siècle, l'auteur nous entraîne à travers le Goëlo, le Quimpérois et surtout le Trégor, en particulier dans les communes de Begard, de Penvénan et du Port-Blanc. "La Bretagne, dit-il, est pleine d' âmes errantes qui pleurent et guérissent". Les morts n'y sont point les habitants d'un autre monde: ils continuent leur route sans issue parmi les vivants, comme s'ils ne pouvaient se détacher de la terre. Aussi les personnages qu'Anatole Le Braz évoque ici, sont-ils familiers: les morts conservent les mêmes passions que les vivants: on dit par exemple que la veille de la Toussaint, ils vont coucher dans la maison où ils habitaient autrefois. Certains reviennent chez eux pour labourer leur terre, d'autres pour réclamer leur dû à quelque mauvais payeur, quelques-uns tout simplement pour fumer leur pipe!
Toutefois, si l'ancienne Bretagne a le sentiment d'une continuelle présence des morts parmi les vivants, elle ne parle jamais d'eux sans une expression de terreur. Les faits de la maladie, de la mort, ne sont point rattachés à des causes naturelles et physiques, mais à l'action personnelle de l' "ouvrier de la mort", l' "Ankou", qui frappe sans pitié avec sa faux et emporte ses victimes sur sa charrette. Il arrive qu'on le rencontre à la tombée du soir. Parfois c'est un homme décharné, très grand, et dont la figure est cachée par un feutre. Parfois, c'est un squelette drapé dans un linceul: il n'a pas de nez et ses yeux sont comme des chandelles. La Mort a ses auxiliaires: ce sont, en particulier, les "groat'ch", vieilles qui guettent, aux carrefours, le passant attardé. On redoute la mort, on redoute aussi l' âme en peine, l' "anaon", qui déambule dans les lieux où elle vécut et où elle est morte. A la Noël, à la Toussaint, mainte légende assure que le cortège des morts s'ébranle en silence dans la campagne. Sur mer, par les nuits de tempête, les noyés s'appellent entre eux et plus d'un s'attache à la coque des navires. Dans l' âme bretonne qui songe aux morts, la tendresse se mêle cependant à l'effroi et les vivants ont pour les défunts mille gentillesses: comme celle qui consiste, à la Saint-Jean, à allumer des feux pour que les morts puissent revenir s'y réchauffer. Une telle familiarité avec la mort entraîne naturellement une croyance aux sorts, aux malédictions, à la magie noire. Ainsi la légende bretonne fait-elle peu de cas de ce qui est proprement féérique. Elle est au contraire dominée par le souci de fixer l'homme à sa terre, à son village, aux siens. Toujours la légende des morts se déroule dans un cadre familier, celui du village ou de la maison. Et les acteurs sont ceux que tout le monde connaît, les proches parents et les amis du défunt. Sans doute aujourd'hui ces superstitions sont-elles disparues. La poésie des légendes n'en demeure pas moins et, grâce à cet ouvrage, le lecteur moderne peut, en particulier dans les "Cloarec", poèmes pleins de pittoresque et de violence, retrouver cette angoisse de la mort que la Bretagne connaît depuis plus d'un millénaire.
Je ne sais pas prier et ne peux plus pleurer.
Je gémis quelques fois pour chasser une peine.
Cette façon d’agir est ridiculement vaine.
Mes larmes épuisées me laissent du regret.
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Je gémis quelques fois pour chasser une peine.
N’ai plus de perles d’eau à répandre à mon gré.
Mes larmes épuisées me laissent du regret.
Je ne suis pas toujours suffisamment sereine.
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N’ai plus de perles d’eau à répandre à mon gré.
Soudain, l’envie m’en vient, impérieuse et saine.
Je ne suis pas toujours suffisamment sereine.
J’ai trouvé maintes fois qu’il est doux de pleurer.
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Soudain, l’envie m’en vient, impérieuse et saine.
Ô sentir à nouveau des larmes désirées!
J’ai trouvé maintes fois qu’il est doux de pleurer.
Ce soir, j’en ai le goût mais m’y attarde à peine.
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11 octobre 2010
En 2010, le Secrétariat général de l’ESCOM (European Society for the Cognitive Sciences of Music) passe de la Belgique à la Finlande. À cette occasion, l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts consacre un colloque international à un domaine où la Belgique, pendant près de vingt ans, a fait figure de pionnier : la psychologie de la musique. Conçu dans une perspective interdisciplinaire, le projet Musique et Sciences de l’esprit réunit musiciens, musicologues et représentants des sciences cognitives afin de montrer comment ont évolué, dans une logique d’enrichissement mutuel, l’étude des sciences de l’esprit et la réflexion sur la création musicale. Organisé dans le cadre du Collège Belgique, en étroite collaboration avec l’ESCOM, ce projet entend donner une plus large audience à un domaine où fusionnent art et science.
L'ensemble du colloque est en traduction simultanée français-anglais.
Réservation et inscription
L'inscription est obligatoire, par courriel ou en remplissant dûment le bulletin d'inscription, auprès de Mme Alice Droixhe. La réservation ne sera garantie qu'après versement de la participation sur le compte bancaire de l'Académie royale de Belgique n°210-0079126-26 avec pour communication : Musique / Nom, Prénom / Nombre de personnes.
Nombre de places limité.
10 Euros par personne et pour les deux jours, comprenant le lunch et le concert.