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Composition

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Dans la forêt parée de couleurs en offrande,

petits êtres aux yeux vifs, dissimulés partout,

caméléons figés, oiseaux énigmatiques,

seigneur venu d’ailleurs , pompeusement vêtu,

installé sur un trône, et ses vassaux épars,

éclairage très doux et rayonnant pourtant.

Le témoin, intrigué, qui scrute chaque branche,

subit l’enchantement et s’attarde sur place.


 

 


 

 

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Au pays des érables

 

Le soleil étant en défaut,

Mon salon demeure dans l’ombre.

Comme les choses, j’ai l’air sombre,

Mais je réagis aussitôt.

 

J’allume des lampes au néon,

Lors, la lumière artificielle,

En attente, toujours fidèle,

Noie tout le gris dans la maison.

 

Ne s’égaye pas pour autant,

Mon âme éprise des nuages

Qui survolent le paysage

Et l’enchantent de longs instants.

 

Ce jour, le ciel est sans attraits.

Je surveille ma rue dormante,

Morne, déserte, décevante,

Le charme s’en est retiré.

 

Je pense aux êtres sans recours,

Meurtris en des lieux effroyables.

Ici, au pays des érables,

L’espoir, jamais, ne reste sourd.

 

8 janvier 2007

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12272758680?profile=original"Mon amie Nane" est un roman de Paul-Jean Toulet (1867-1920), publié à Paris par livraisons sous la signature de "Maxy" dans l'hebdomadaire la Vie parisienne en 1900, 1902, 1903 et 1904, et en volume au Mercure de France en 1905. L'édition de 1922 au Divan intercala un douzième chapitre inédit, "Nane pense mourir".

 

 

En treize chapitres précédés d'une Dédicace et d'une Introduction qui, purs morceaux de style, disent d'emblée la prééminence ici de l'écriture sur la narration, Mon amie Nane trace autour du personnage - une demi-mondaine délicieuse - les arabesques d'un style dandy, ironique et précieux. Les séquences s'y juxtaposent en toute liberté, sans souci de construction d'une fable, mais comme autant de "contes" décoratifs où tout est support à jeux de mots et de langue. S'achevant avec "les Noces de Nane" (chap. 13), le livre crée cependant sur sa fin un effet de cadre qui peut porter un embryon de narrativité, depuis les amours de la demi-mondaine jusqu'à son "établissement" social.

 

 

Dans sa légèreté un peu ostentatoire pour être honnête, son goût de l'esprit ou le croustillement permanent du scabreux, Mon amie Nane porte la marque de la mondanité Rive droite et du salon des Willy. On se souvient alors que le poète des Contrerimes fut aussi l'un des auteurs de Lélie, fumeuse d'opium ou du Bréviaire des courtisanes, toutes brochures dont les titres suffisent à indiquer clairement les ambitions. Malgré sa publication dans une Vie parisienne plutôt décolletée, Mon amie Nane dépasse cependant de beaucoup bons mots ou polissonneries: et cela, par une grâce d'écriture qui fait du livre un exercice de haute voltige littéraire, à la fois amusant et délicat. Décrite dans l'Introduction comme "un signe écrit sur la muraille, l'hiéroglyphe même de la vie", Nane, par-delà une permanente ironie, peut finalement apparaître en tant que métaphore d'un réel enchanteur autant que morose, dénué de toute profondeur, délectable - tel le roman - parce que superficiel. Travail de grand artiste évoquant l'atmosphère et les lumières tremblées d'un Caillebotte, Mon amie Nane dessine, sous sa misogynie de boulevard et son humour agaçant, l'aveu de la sensibilité toujours bridée, et masquée d'un rictus, de Paul-Jean Toulet, pour qui l'essentiel de la vie se résume à un doux et dérisoire froissement de soieries: un "presque rien" compris par Jankélévitch à propos - et ce n'est pas un hasard - d'un ami du poète, Debussy, avec lequel il échangea une importante correspondance.

 

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Jean d'Ormesson lit un extrait de Mon Amie Nane de Paul-Jean Toulet.
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Action de grâce

 

En ce jour lumineux de la fin de l’été,

Je célèbre à nouveau, en un parfait silence,

Délivrée des regrets, en pleine confiance,

Ma liberté acquise et ma joie d’exister.

 

Je célèbre, à nouveau, en un parfait en silence,

L’ardeur que j’ai gardée pour aimer et chanter,

Ma liberté acquise et ma joie d’exister.

Je sais comment chasser la morne indifférence.

 

L’ardeur que j’ai gardée, pour aimer et chanter,

Me fait continuer à honorer ma chance.

Je sais comment chasser la morne indifférence.

J’accueille avec émoi les fruits de la beauté.

 

Me fait continuer à honorer ma chance,

Le sort qui, bienveillant, épargne ma santé.

J’accueille avec émoi les fruits de la beauté,

Mystérieusement créés en abondance.

 

18 septembre 2006

 

 

 

 

 

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Théâtre BE><PL Teatr

du 13 octobre au 9 novembre 2011 

Charleroi / Bruxelles / Liège

À la découverte de la littérature dramatique polonaise ! Quatre auteurs polonais contemporains se voient traduits par leurs pairs en Belgique; leurs textes sont mis en voix par de jeunes metteurs en scène belges dans cinq théâtres différents, et une rencontre publique expose la richesse du théâtre de texte en Pologne.

Au programme : L’Homme de chocolat, de Malgorzata Sikorska-Miszczuk, traduit par Rudi Bekaert, mise en voix de Virginie Strub; À la surface, de Szymon Wroblewski, traduit par Antoine Pickels, mise en voix d’Olivier Boudon ; Petite Narration, de Wojciech Ziemilski, traduit par Philippe Blasband, mise en voix de Fabien Dariel ; et Migraine, de Antonina Grzegorzewska, traduction de Linda Lewkowicz, mise en voix de Françoise Berlanger.

Ce projet est la suite d’une opération semblable, mettant à l’honneur la littérature dramatique belge francophone en Pologne, à l’automne 2010, durant la présidence belge de l’Union européenne. Dialogue!

Lieux: L’Ancre (Charleroi), Bozar (Bruxelles), La Bellone, Maison du Spectacle (Bruxelles), Théâtre de la Place (Liège), Théâtre Varia (Bruxelles)

 

Les Pièces

 

L'HOMME DE CHOCOLAT
Auteur: Malgorzata  Sikorska-Miszczuk
Traduction: Rudi Bekaert
Mise en voix : Virginie Strub
Lectures:
Jeudi 13 octobre 2011 – 20:30 (L’Ancre)

Samedi 22 octobre 2011 – 17:00 (Théâtre Varia)

Le style baroque de Malgorzata Sikorska-Miszczuk, auteur-phare de la nouvelle génération polonaise, ne doit pas faire illusion. Son humour absurde, le mélange virtuose qu’elle fait des formes dramatiques, son jeu avec les fables servent une féroce critique de la société polonaise d’aujourd’hui, métamorphosée en « pays de la faim » où la célébrité équivaut au chocolat. Humour et critique sociale : des points communs que l’auteure partage avec son traducteur, le très ironique auteur deAh oui ça alors là, Rudi Bekaert. La grinçante Virginie Strub, dont le travail scénique a déjà ausculté les écritures de Jelinek, Crimp ou Handke, met en bouche ce texte débordant d’imagination.

PETITE NARRATION
Auteur: Wojciech Ziemilski
Traduction: Philippe Blasband
Mise en voix : Fabien Dariel
Lectures:
Mardi 25 octobre 2011 – 21:00 (Théâtre de la Place)
Lundi 7 novembre 2011 – 19:30 (La Bellone)


Quand les évolutions de l’art contemporain croisent la manière dont l’Histoire est revisitée en fonction des politiques au pouvoir, cela donne Petite Narration. Wojciech Ziemilski, artiste européen et pluridisciplinaire de retour à Varsovie depuis peu, livre un texte autobiographique et post-moderne, où texte dit et texte projeté se contredisent et se complètent. Cela ne pouvait que tenter l’écrivain, scénariste et cinéaste Philippe Blasband, qui aime les défis formels et traduit cet objet non identifiable. Fabien Dariel, habitué à porter à la scène des écritures non conventionnelles (récemment,L’Heure du Diable, de Fernando Pessoa), en assure la mise en voix. 

MIGRAINE
Auteur: Antonina Grzegorzewska
Traduction: Linda Lewkowicz
Mise en voix : Françoise Berlanger
Lectures: 
Mardi 25 octobre 2011 - 19:00 (Théâtre de la Place)
Mercredi 9 novembre 2011 – 20:30 (Bozar)

Qui est la mère ? Celle qui élève un enfant, ou celle qui lui a donné le jour ? Dans Migraine, Antonina Grzegorzewska, artiste visuelle venue au théâtre, marquée par l’écriture d’Heiner Muller, aborde cette question difficile de manière non conventionnelle, et avec une écriture novatrice, charnelle, qui renvoie aux tragiques grecs. Des « morceaux de viande avec une âme », comme le dit l’auteure. C’est Linda Lewkowicz, elle-même mère et auteur atypique (Coin de voile, L’amour est le plus beau des dialogues de sourds) qui relève le défi de la traduction de ce texte. A ces deux tempéraments de feu, il fallait un équivalent scénique: Françoise Berlanger, l’incandescente auteure et metteure en scène de Le Soleil même pleut, donnera corps (et voix) au texte.

À LA SURFACE
Auteur: Szymon Wroblewski
Traducteur: Antoine Pickels
Mise en voix : Olivier Boudon
Lectures: 
Vendredi 14 octobre - 20:30 (L’Ancre)

Vendredi 21 octobre 2011 – 22:30 (Théâtre Varia)

À la surface traite de la douloureuse question de l’abus sexuel dans le cercle familial – et des subséquents « secrets de famille ». Mais ici rien n’est dit de prime abord, et tout est compris peu à peu, à travers des dialogues en apparence anodins, grâce à la langue allusive et subtile de l’auteur. Szymon Wroblewski, primé à 18 ans pour sa pièce Passeport politique, et traducteur de Shakespeare, signe ce texte témoin des vicissitudes de la famille dans la Pologne d’aujourd’hui. Il a trouvé son traducteur en la personne d’Antoine Pickels, prix du Théâtre (meilleur auteur) 2005 pourIn Nomine. Olivier Boudon, jeune metteur en scène passionné par les questions d’héritage et les écritures d’aujourd’hui, donne à entendre ce texte travaillé comme une dentelle.


«Żurek théâtral» 

Rencontre 
Nouvelles écritures dramatiques polonaises

Lundi 24 octobre 2011                                                                                   
19:30

Le żurek, « soupe aigre » (et délicieuse), classique de la cuisine polonaise, pourrait caractériser bien de ces écritures dramatiques d’aujourd’hui, qui rendent compte des mutations de la société polonaise, avec souvent de grandes audaces formelles. Comment les auteurs travaillent-ils ? Comment ces textes sont-ils joués, publiés, discutés ? Une rencontre conviviale avec auteurs participants au projet, critiques, éditeurs et dramaturges, permet de comprendre l’efflorescence de ces écritures, dans un pays où la recherche théâtrale n’a jamais cessé d’être profonde.  Żurek offert à tous ! Avec la participation de Anna R. Burzyńska (critique, théoricienne, rédactrice en chef de Didaskalia), Antonina Grzegorzewska (auteure), Piotr Olkusz (éditeur), Szymon Wróblewski (auteur et curateur du projet) et Wojciech Ziemilski (auteur, metteur en scène).

 

 

Le programme :

 

13/10/2011 (jeudi) 20:30 
l’Ancre, Charleroi
L’Homme de chocolat 
De Malgorzata Sikorska- Miszczuk
Traduit par Rudi Bekaert
Mise en voix Virginie Strub

14/10/2011 (vendredi) 20:30
l’Ancre, Charleroi
A La Surface 
De Szymon Wróblewski
Traduction Antoine Pickels
Mise en voix Oliver Boudon

21/10/2011 (vendredi) 22:30
Théâtre Varia, Bruxelles
A La Surface
De Szymon Wróblewski
Traduction Antoine Pickels
Mise en voix Oliver Boudon

22/10/2011 (samedi) 17:00
Théâtre Varia, Bruxelles
L’Homme de chocolat 
De Malgorzata Sikorska- Miszczuk 
Traduit par Rudi Bekaert 
Mise en voix Virginie Strub

24/10/2011 (lundi) 
La Bellone, Bruxelles
19:30

Żurek théâtral

25/10/2011 (mardi)
Théâtre de la Place, Liège
19:00
Migraine
D’Antonina Grzegorzewska 
Traduit par Linda Lewkowicz
Mise en voix Françoise Berlanger

21:00 
Petite Narration 
De Wojciech Ziemilski
Traduit par Philippe Blasband
Mise en voix Fabien Dariel

7/11/2011 (lundi) 19:30
La Bellone, Bruxelles
Petite Narration 
De Wojciech Ziemilski
Traduit par Philippe Blasband
Mise en voix Fabien Dariel

9/11/2011 (mercredi) 20:30
BOZAR, Bruxelles
Migraine
D’Antonina Grzegorzewska
Traduit par Linda Lewkowicz 
Mise en voix Françoise Berlanger

 

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Une tragédie du langage: La cantatrice chauve d'Ionesco

12272758878?profile=original"La cantatrice chauve est une «Anti-pièce» en prose d'Eugène Ionesco (1909-1994), créée à Paris au théâtre des Noctambules le 11 mai 1950, publiée à Paris dans les Cahiers du Collège de Pataphysique nos 7, 8/9 en 1952, et en volume avec la Leçon aux Éditions Arcanes en 1953. Elle est jouée sans discontinuer depuis 1957, à Paris, au théâtre de la Huchette, dans la mise en scène originale de Nicolas Bataille.

 

Ionesco a donné dans Notes et Contre-notes une explication devenue légendaire de sa vocation d'auteur dramatique: souhaitant apprendre l'anglais à l'aide d'une méthode Assimil, il s'aperçut que, considérées pour elles-mêmes, les phrases de son manuel de conversation traduisaient une pensée «aussi stupéfiante qu'indiscutablement vraie» («Le plancher est en bas, le plafond en haut») dont l'incongruité se prolongeait au sein des dialogues («A mon grand émerveillement, Mme Smith faisait connaître à son mari qu'ils avaient plusieurs enfants, qu'ils habitaient dans les environs de Londres, que leur nom était Smith»...). Son «illumination» l'amena à rédiger une «oeuvre théâtrale spécifiquement didactique».

 

 

Dans un «intérieur bourgeois anglais», M. et Mme Smith échangent des banalités teintées d'incohérences. Surviennent successivement la bonne (Mary) qui prétend s'appeler Sherlock Holmès, un couple d'amis (M. et Mme Martin) qui déduisent d'une longue litanie de coïncidences qu'ils sont mari et femme, puis un Capitaine des pompiers désolé de ne pas trouver d'incendies à éteindre. Pour échapper au silence, ces fantoches racontent quelques anecdotes et fables absurdes ponctuées par les coups d'une pendule et d'une sonnette également folles. Ils mêlent évidences («On ne fait pas briller ses lunettes avec du cirage noir») et non-sens («On peut prouver que le progrès social est bien meilleur avec du sucre») avant de s'adresser des insultes pour le moins originales («Cactus, coccyx! coccus! cocardard! cochon!»), parfois réduites à de simples lettres («A, e, i, o, u»...). Une fois le langage mis à mal, la pièce recommence, avec les Martin dans le rôle initialement tenu par les Smith.

 

De la «cantatrice chauve», évoquée par le Pompier au scandale des autres personnages, nous saurons seulement qu'«elle se coiffe toujours de la même façon» - unique concession à l'usage qui exige un lien entre l'oeuvre et son titre. Provocante supercherie, le choix de cette Arlésienne comme héroïne éponyme réduit à des propos insignifiants - voire des borborygmes - la conversation des Smith et des Martin, auxquels le silence est impossible (sc. 7), de même que leur est interdit d'aborder le sujet de la pièce. Sans cantatrice, sans histoire, la première comédie d'Ionesco répond bien à son appellation générique d'«anti-pièce». Ses personnages eux-mêmes, interchangeables puisque les Martin reprennent le rôle des Smith, font figure d'anti-héros: sans passé (leur mémoire se limite au menu de leur dîner) ni avenir (la fin de la pièce les condamne à un perpétuel recommencement), dotés de noms stéréotypés et d'une existence problématique (M. et Mme Martin sont-ils bien mari et femme? Que faire d'un pompier sans incendie à éteindre?), ils s'agitent et remplissent l'espace de paroles, mais le langage aussi leur échappe.

 

Dès la première scène, M. Smith offre à sa femme des claquements de langue pour toute réponse; quand les deux couples d'amis se retrouvent enfin (sc. 7), un pesant silence s'installe, coupé seulement par les «hm» des quatre Britanniques - ces deux épisodes d'aphasie, trouble habituellement exclu au théâtre, s'inscrivent comme une évidence dans cette «tragédie du langage».

Ils présagent, en effet, le chaos final où des phrases puisées çà et là dans le manuel d'Assimil coexistent avec les cris les moins signifiants: «Teuff, teuff, teuff...», «A, e, i, o, u...». François Coppée et Sully Prudhomme, poètes au métier éprouvé, y sont renvoyés dos à dos («Coppée Sully!», «Prudhomme François») et la logique formelle n'y figure que pour mieux accuser l'incohérence des propos: «Le maître d'école apprend à lire aux enfants, mais la chatte allaite ses petits quand ils sont petits»... Le recours à la fable, genre démonstratif par excellence, rend patente cette déperdition du sens: nous demeurons, comme Mme Martin, fort perplexes quand il s'agit de deviner la moralité d'une «fable expérimentale» telle que «le Chien et le Boeuf»: «Une fois, un autre boeuf demandait au chien: pourquoi n'as-tu pas avalé ta trompe? Pardon, répondit le chien, c'est parce que j'avais cru que j'étais éléphant»!

 

Or la logorrhée tranquille avec laquelle Mme Smith évoque son dîner au début de la pièce n'est pas moins problématique que la stichomythie finale: ainsi, dès la première phrase («Tiens, il est neuf heures» ), le langage entre en contradiction avec les faits (la pendule vient de sonner dix-sept coups). La rupture entre le signifiant et le signifié (qu'est-ce qu'un chien qui oublie d'avaler sa trompe? qu'un serpent qui donne des coups de poing?) conduit à des énoncés contradictoires: «C'est une précaution inutile, mais absolument nécessaire.» Cette subversion du discours sape l'essence même du réel (l'homonymie des époux Bobby Watson aboutit à leur indifférenciation) et entraîne dans sa folie jusqu'aux didascalies: des indications comme «La pendule ne sonne aucune fois» laissent perplexe le metteur en scène le plus inventif... Reste la «tragédie du langage», sujet véritable de cette délirante comédie.

 

Cette mise à mal du langage déboucha sur un nouveau manuel: en 1964, un concepteur de méthodes de langue fit appel à l'auteur de la Cantatrice chauve et de la Leçon pour rédiger des dialogues destinés à l'apprentissage du français (Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains, publiés chez MacMillan, 1969)!

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Le choix du moindre effort

 

 

On n’hésite jamais; le choix du moindre effort

Paraît certes normal et chacun en profite.

On devient, peu à peu, dépendant du confort,

Accueillant le progrès qui fait que tout va vite.

 

Les personnes âgées ne sont plus ébahies,

Dans un monde nouveau changeant les habitudes. 

 Mais souvent, avec plus ou moins de nostalgie,

Elles pensent aux bienfaits des douces certitudes.

 

Je me sens dérangée face aux chanteurs sans voix,

Collés à un micro dans lequel ils murmurent.

Personne n’est choqué, hors moi-même, je crois.

Ils seront imités; de cela je suis sûre.

 

La sagesse ne peut refouler tout désir,

Ni faire que, déçu, soudain on réagisse.

Ce qui semble vulgaire cause du déplaisir.

Par grâce, resurgissent aussi, certains délices.

 

25 décembre 2011

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OMBRE ET LUMIERE

12272759470?profile=original"Il est des gens qui n'embrassent que leur ombre

Ceux là n'ont que l'ombre du bonheur "

Shakespeare

Mais pour contredire le poète , parfois un reflet changeant  un instant fugitif invente ce qui pourrait être et qui 'existe que par l'imagination

Si chacun invente ses images et ne cède en rien à ce qui est vraiment .....

le regard se perd  Le rêve passe .......

reflet sur le port en ce jour bleu  AA

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Des coups et blessures

 

 

  

 

Nul n’est à l’abri des coups et des blessures imprévisibles ou inévitables. Certes, il n’existe aucun recours quand le destin les a causés.

Le plus souvent on est blessé par une arme à feu ou un instrument capable de pénétrer et de déchirer la chair.

Une blessure plus ou moins profonde entraîne toujours une douleur que peuvent apaiser des remèdes.

On sait aussi que la douleur, à différents degrés, est souvent ressentie sans aucune déchirure physique. Il s’agit, dans ce cas, d’une blessure morale.

La diffamation qui prend pour cible un innocent, a sur lui l’effet d’une arme contondante. De même la calomnie, tel un coup de jarnac, qui a pour but de porter atteinte à la réputation et à l’honneur d’une personne.

Ce devrait être un devoir de se méfier de ceux qui profèrent des accusations non probantes et surtout d’éviter de propager de simples rumeurs.

Le responsable d’une médisance, causant une douleur morale, doit être dénoncé et châtié selon la gravité du mal qui en résulte.

Autrefois, le code de l’honneur était incontournable. On ne pouvait vivre dans la souffrance que cause l’humiliation.

Quand Don Diègue subit un douloureux affront et qu’il déclara à son fils:

« À l’honneur de tous deux, il porte un coup mortel » celui-ci eut à coeur de punir le coupblable.

Avoir à subir la douleur qu’engendre la calomnie et surtout la diffamation, sans avoir la possibilité de se

défendre, paraît une situation inacceptable.

La justice devrait être facilement accessible à tous ceux qui en souffrent.

22 septembre 2011

 

 

 

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administrateur théâtres

"Les hommes préfèrent mentir"

 ( pièce d'Eric Assous)

 

du 14 septembre au 9 octobre 2011

au théâtre Royal des Galeries

 

Réveil féroce de sept personnages au cours d’un dîner mondain. Et pourtant l’un d'eux, Sam/ Frederik Haùgness, homosexuel  est adversaire du « Coming out ». Tout n’est pas bon à dire. Les hommes préfèrent mentir…

 Le casting du théâtre des Galeries a tout pour plaire avec Simon / Michel Pigeolet , visage bien connu*, en tête de liste. Il est d’une vérité fracassante même si soi-disant « les hommes préfèrent mentir ». A travers son emphase, on le voit vulnérable, lâche, désabusé, et coureur impénitent quand même. Il est terrassé, le pauvre,  par « la dictature du choix ! » (sic)

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En second, nommons, non sa femme, Olivia/ AylinYay, la femme trompée qui devient impitoyablement pragmatique et cynique, mais Anne-Catherine/ Maria del Rio, la femme fatale casquée de noir jais, galbée dans une tenue qui ne laisse rien ignorer,  par qui tout arrive, et  qui dès son arrivée dans l’encadrement de la porte, jette l’émoi dans le public et donne à la pièce une saveur toute diabolique et  sulfureuse. 

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 La troisième nomination va équitablement aux deux autres : Aurélie/ Catherine Claeys,  alias «  in vino veritas» qui sème à tous vents son mal d’amour, ses quarante ans nostalgiques et ses gaffes à répétitions, et la jeune  Madison/ Fanny Jandrain alias « I am mad about you » casque blond à la Jeanne d’Arc moderne, montée sur talons aiguilles - rouges sans doute, et plus froide et sûre d’elle que l’argent de son père.

Au-delà des portes du salon bourgeois, il y a ces cris incessants des enfants en bas âge de chacun, puisque, signe des temps, on a échafaudé dans cette comédie de boulevard actuelle, le modus vivandi des familles recomposées. Cri d’alarme ? Ainsi les thèmes éternels roulent dans tous les sens : la trahison, la jalousie, le couple dans tous ses états mais aussi des thématiques actuelles : l’adoption des enfants, l’alcool, l’homosexualité, la course à la gloire éphémère, l’illusion générée par les médias , les nouveaux pouvoirs de la femme…

 

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Malgré quelques lourdeurs liées au genre, dans les situations comiques, les mimiques un peu appuyées ou des réflexions parfois téléphonées,  Eric Assous, loin de s’aligner sur le titre de sa pièce, a réussi une peinture sociétale véridique. Il rapelle l'approche de Simenon : “quand je peins un personnage, je tente toujours de montrer, non pas ce qui le différencie des autres, mais ce qui le rapproche des autres”. A travers cette intrigue qui ménage un petit suspens policier, j’ai voulu traiter de personnages qui nous ressemblent ou qui ressemblent à ceux que nous croisons. Les ordinaires, ceux qui n’ont rien d’exceptionnel. Ni petits, ni grands, ni laids, ni beaux, ni forts, ni faibles. Tout ce qu’ils montrent demeure on ne peut plus humain. La jalousie, la rivalité, l’usure des sentiments, les petites trahisons du quotidien, les arrangements boiteux avec sa conscience. Le ton est à la comédie qui reste selon moi le mode de représentation le plus efficace. » (extrait du programme)

A cet égard le rôle de paumé joué par Richard/Bernard Vens  est fort représentatif et on passe une soirée aigre-douce fort délassante. 

 

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Conversation avec Eric Assous

http://www.trg.be/Public/Page.php?ID=3395&ancestor1=3194&saison=3180

 

Pour en savoir plus:

http://www.trg.be/Public/Page.php?ID=3392&ancestor1=3194&saison=3180

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administrateur partenariats

Retour aux sources....

12272757690?profile=originalLe fusain...une technique ancestrale riche et âpre à la fois....Base de tout apprentissage au dessin, y revenir procure une paix intérieure, comme un refuge vers une valeur sûre ...                                                                          

                                                           

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administrateur théâtres

12272756897?profile=originalJeudi 22.09.2011 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

Christian Arming direction - Orchestre Philharmonique Royal de Liège

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Présentation :

Né à Vienne il ya tout juste 40 ans, Christian Arming est l’un des chefs d’orchestre les plus demandés de la jeune génération. Aussi à l’aise dans le répertoire classique et romantique que contemporain, Christian Arming confronte les œuvres et les époques et recherche les raretés : les œuvres  méconnues des grands compositeurs, ou les chefs-d’œuvre de compositeurs moins renommés.

 A l’âge de 24 ans, Christian Arming dirige pour la première fois l’Orchestre Philharmonique Janácek d’Ostrava. Peu après, il est le plus jeune chef nommé à la tête de cet orchestre, dans l’histoire musicale tchèque. Depuis le début de sa carrière en 1994, Christian Arming a déjà été invité dans le monde entier, par plus de 50 orchestres. Tout en étant encore  directeur musical du New Japan Philharmonic, il est maintenant, après  François-Xavier Roth*, le nouveau directeur musical de l’Orchestre Philarmonique Royal de Liège. « Je ne suis pas le genre de personne qui arrive pour s’en aller aussitôt. Créer un style personnel et une véritable relation avec un orchestre ne se fait pas en un an. Je souhaite construire quelque chose dans la durée à Liège où je ressens un grand potentiel,  tant dans l’orchestre que dans la vie culturelle d’ailleurs. » (Le Soir Liège, 12/05/2011)

Le programme de ce soir est représentatif de sa curiosité et de son ancrage dans la tradition viennoise.

 

Sandor Veress, Threnos
Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 5, op. 67
Bela Bartok, Concerto pour orchestre, Sz. 116 

 

Dès les premières mesures de l’œuvre Threnos, du compositeur peu connu, Sandor Veress, on ressent cette alchimie particulière qui unit l’orchestre et son chef aux mains libres de baguette. C’est un aller simple vers l’émotion et l’intelligence de cœur.  Christian Arming est un être communicatif, il sait diffuser une lumière solaire même dans un œuvre funèbre. Après quelque percussions infiniment douces, comme s’il ne fallait pas réveiller une personne endormie, les violons traduisent une atmosphère sombre, le fracas des cuivres et les cymbales éclatent avec ostentation, le morceau prend le rythme d’une lourde marche, et la harpe détend l’atmosphère en quelques caresses. Back to square one avec les percussions douces. La plainte mélodique est reprise par les seconds violons. Christian Arming dirige à grands coups de rame le fleuve musical. Au deuxième mouvement c’est un frétillement de cordes qui précède une profonde respiration mélodique, ou un large soupir. Une mélodie timide de clarinettes et hautbois est entrecoupée de silences et cliquetis discrets et répétitifs. On est surpris par la résonnance déchirante  d’une grosse caisse, ponctuée par les cordes. Il y a la sonorité voluptueuse de la flûte et les  échos profonds des cuivres. On est dans une musique magistrale et émouvante. Après le long decrescendo, de nouveau la délicatesse des maillets impressionne, le son unique est presque devenu inaudible.

 

Décrire la Symphonie n° 5 de Beethoven par le menu ne présente que peu d’intérêt car l’œuvre est mondialement connue. Mais il faut néanmoins souligner que Christian Anning utilise ici sa baguette, qu’il obtient un modelé immédiat. L’attaque est franche, le résultat chantant. Il puise les accords à même le sol, se démenant comme un danseur de ballet moderne. Sa gestuelle est totalement romantique et la chevelure masculine abondante y est pour quelque chose. Ambassadrice d’un tempérament généreux et vif, elle transmet à coup de vibrations, l’émotion et l’énergie triomphante de l’œuvre. L’orchestre répond avec passion et émet des chapelets de belles sonorités marquées rondes et vivantes. Ce chef d’orchestre est le maître des bruissements, des grondements  et résonnances profondes.  Une touche de musique tzigane à la fin, la finale de la finale de la finale sera réellement décoiffante et applaudie avec bonheur immense par un public conquis.   

 

Le départ du concerto de Bela Bartók se fera dans l’austérité, sur d’imperceptibles hululements de cordes: des voix humaines ? L’illusion de grands espaces vierges ? Puis c’est l’explosion soudaine de toute une vie biologique nocturne qui déferle. Christian Aming prend des allures de forgeron sculptant le métal incandescent de la musique et l’embrasement de la vie. On repère les notes syncopées des hautbois et de la harpe, des coups de tonnerre, et l’intervention puissante et graphique des cuivres avant  une  étrange et dramatique explosion de violons. C’est la fin du premier mouvement. On est séduit.

 

Changement d’atmosphère radical avec des tapotements sautillants, goût métal qui initient le deuxième mouvement, façon cigales ou insectes bavards. C’est l’humour qui prévaut avec une certaine élégance sarcastique dans les dissonances : grincements d’amphibies ? Les tapotements se liguent avec les cuivres pour introduire la matière liquide des violons et des bois. Un oiseau frappeur achève de nous étonner. Le troisième mouvement se caractérise par des sifflements, des vocalises appuyées de flûtes soutenues par les cordes et quelques accents de cuivres. Il y a ce déchirement à l’unisson des violons «  forte ». On est dans le drame, l’angoisse. Mais les violons désespérés seront apaisés par les violoncelles aux doigts de fées et surtout par  la note d’espoir infini transmise par un piccolo farceur émergeant d’un gentil passage élégiaque. Que du bonheur. Les deux derniers morceaux constituent d’abord un pot pourri de danses folkloriques et puis le chef d’orchestre exulte dans le dernier mouvement. C’est le foisonnement, la joie, l’exubérance qui nous montent à la gorge. Les jeux de bassons ourlés de violons tendres laissent la place à la harpe. Les violons se livrent à des mélodies aigües,  à la chinoise. Bruissements de voix féminines haut-perchées, glissando des violons en mode bavard, la caquètophonie s’amplifie, le chef d’orchestre donne des coups de reins en se penchant dangereusement en arrière. Voici les épousailles viscérales du chef et de son orchestre. La conclusion passe par un orage lugubre et menaçant  et la fin est échevelée. Ovation bien méritée.

  

Notes : *Chef d’orchestre français qui a ouvert récemment le Klara Festival à Bozar avec la symphonie de la divine  comédie de Liszt et la symphonie du nouveau monde de Dvorak (1/09/2011)

 

Sites à consulter:

http://www.rtc.be/reportages/262-general/1443651-christian-arming-est-le-nouveau-directeur-musical-de-loprl

 

http://www.bozar.be/activity.php?id=10873&selectiondate=2011-9-22

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Quand un être vous manque......

Tu es loin de moi, dans cet autre univers

où vagues les pensée sur cette terre.

 

Le temps passe ,le coeur fermé

réponds moi où que tu sois

reviens car je n'ai plus les clefs

qui ouvrirait la porte d'être près de toi.

 

Si je pouvais te faire revenir

là où tu as laissé ma vie meurtrie

je ne veux plus en soufrir

de ce manque ,de cet oubli.

 

Je me bats pourtant içi bas

le temps passe où que tu sois

reviens car je n'ai plus les clefs

qui ouvriraient la porte d'être près de toi.

 

Ne soit pas triste

mon âme n'est pas loin

combat et résiste

de toi la haut je prend soin.

 

Je n'entends plus les rires

que l'on partageai

je ne vois plus ton sourire

celui qui m'encourageai.

 

mais je te vois mon coeur

je ne veux plus te voir soufrir

laisse au loin tes pleurs

et crois encore a l'avenir.

 

Ma soufrance est quotidienne

je ne suis rien sans toi

pour toi j'étais une reine

içi bas rien n'est pareil.

 

Bas toi mon soleil

vois comme le vie est belle

içi et maintenant ,soit celle

que j'ai connu un peu rebelle

mais si douce et sans peine.

 

Ma soufrance est quotienne

je ne suis rien sans toi

pour toi j'étais une reine

içi bas rien n'est pareil.

 

Je ne reviendrais pas de là bas

mais je suis à tes cotés

même si tu ne me vois pas.

 

Bas toi avec ou sans moi

mon amour, tu restera mes ailes

celle qui étais mon hirondelle.

 

Alors vis , et souris

sur ton chemin je serais

l'ombre peut être dans ta vie

mais toujours je suis là.

 

Toujours je suis là

mais tu ne me vois pas.

 

....................................

 

 

 

 

 

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Désengagement

 

Pour rendre agréable la vie,

Profiter au mieux du sort,

Et satisfaire ses envies,

Il faut accepter les efforts.

 

Les obligations assaillent

Et entravent la liberté.

Elles sont assumées sans faille,

Chacun peine pour subsister.

 

Durant la phase de jeunesse,

L’énergie dont nous jouissons,

Engendrant souvent l’allégresse,

Alimente nos passions.

 

Quand tout effort est repoussé,

S’il n’est jugé indispensable,

Alors qu’on en serait capable,

C’est qu’on trouve que c’est assez.

 

                                                                         21 septembre 2011

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A MA PETITE SOEUR

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PETITE MARIE....::MA PETITE SŒUR

Petite étoile Marie

 

Petite étoile de 5000 ans,

tu es restée jeune et brillante depuis tout ce temps

qui est passé sans dommages sur toi.

Petite étoile de 5000 ans, tu brilles toujours autant qu'avant

et même plus puisque tu te rapproches de plus en plus

de nous les gens qui t'aimons.

Petite étoile de 5000 ans, il y a un saule pleureur qui attend

que tu te confies et que tu lui apporte la force pour grandir encore.

Petite étoile de 5000 ans, toi à 55 ans tu grandis en sagesse et bonté

et tu brilles comme le soleil.

J'espère que tu resteras encore 5000 ans

pour veiller sur nous encore longtemps. Ta grande sœur qui t'aime vraiment

 

Flora.

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Surtout, je vous en prie, ne croyez pas une certaine Valérianacée, insensible  à la qualité de vos publications et élans spontanés lui étant adressés, car ayant ô combien adoptée cette devise d'Anton Tchekhov qui proclame, à juste titre que:

"L'indifférence est une paralysie de l'âme, une mort prématurée",

elle s'efforce de la mettre en pratique au quotidien.

Elle vous réitère à tous, son admiration pour la teneur élevée des débats artistiques et philosophiques entrevus, échangés sans volonté d'ostentation, loin , bien loin de considérations futiles, et ce avec une maitrise de l'outil informatique non négligeable... aux yeux d'une "novice", espérant d'ici peu, avoir d'avantage le loisir de se joindre à vous, se consacrant pour lors, à construire son avenir, mue par l'ardent souhait de transmission de son "savoir", tant sur le plan de l'oralité, que de l'écrit !

Cette dernière ose espérer que nul ne lui en tiendra rigueur ( regardez cette fatuité !) et renouvelle à l'endroit des membres de ce très beau cercle réunissant une confrérie d'esthètes (si, si, ne protestez pas !) sa cordiale sympathie.

Elle se permet de vous dédier une représentation de la " reine" du monde botanique, la rose, immortalisée ici en couronne, par le "Raphaël des fleurs", le peintre botaniste Pierre-Joseph Redouté.

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