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Ave Maris Stella.

Ave Maris Stella.

par Dominique Tescher, samedi 27 août 2011, 11:31

Enneigement lumineux,

chaud et bleu,

ici et là, partout.

 

Paix du monde,

inaltérable souffle,

dans ma tête élargie.

 

Drapé céleste,

précieux, chaleureux,

sobrement symphonique.

 

Unique.

 

Oh, innombrables voix,

les unes aux autres

mêlées, accordées,

je reçois.

 

Corps tout en soie,

habité par nos proches,

délestés de tout,

sauf de nous.

 

Vie.

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administrateur théâtres

La fille dans le bocal à poisson rouge / Girl in the Goldfish Bowl

Et si on gardait le titre en anglais ?

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L’histoire : 1962, crise des missiles de Cuba, une pension de famille dans un petit port de pêche au Canada. Iris, 11 ans, bouddhiste et très imaginative, est fermement convaincue que son poisson rouge Alakermaisse, (c’est là qu’on le lui a acheté) récemment disparu, est revenu sous la forme de l’énigmatique M. Lawrence qui débarque dans la pension alors que la famille est en pleine crise de couple. Le poisson ainsi réincarné aura une mission : réparer les tensions entre Owen et Sylvia, les parents d’Iris, sous le regard narquois de Mlle. Rose, cette mauvaise fée-poison, lubrique, alcoolique et méchante qui travaille à la conserverie. Redonner à leurs parents  désunis le goût de vivre, c’est le  rêve de tous les enfants victimes de mésententes.  Voici la cueillette subtile  des derniers instants d’enfance et d’innocence de la petite Iris. 

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Tout touche: le texte  inédit est de Morris Panych, la  mise en scène de Georges Lini et l'interprétation de  France Bastoen, Marc De Roy, John Dobrynine, Nicolas Ossowski et Wendy Piette.

 

Histoire d’eau : l’eau c’est la vie, l’enfance heureuse. Le bocal est vide. Alakermaisse the goldfish est mort. Le décor est quelque peu lugubre pour une fillette de 11 ans. Des murs de papier peint à larges rayures vert/gris. Des meubles inconfortables. Une table roulante chargées d’alcools et une table à dessin chimérique appartenant au père. Lieu géométrique de ses rêves inaboutis et de sa désolation. Sa femme ne l’aime plus. Trop de parallèles qui ne se rejoignent jamais, des angles pas assez ronds. La petite fille au début esquisse des mouvements de nage joyeuse, avec palmes et tuba dans la family room. L’eau c’est la vie, l’enfance heureuse. Son seul compagnon, Alakermaisse the goldfish  est mort. Elle est prête à le faire se réincarner sous les traits de Lawrence, le mystérieux inconnu. Et quand fera-t-elle le pas, quand sautera-t-elle  hors de la prison-bocal ? En attendant, elle saute et bondit partout avec une joie de vivre communicative, qui pourrait ramasser les morceaux épars du couple si sa mère n’avait pas une incapacité chronique à être heureuse. Si le sort n’avait pas fait du père un rescapé de guerre sans emploi et sans avenir.

 

La magie de cette pièce réside dans  la transformation précoce de l’enfant à la jeune fille, qui se déroule  là juste sous nos yeux, comme mise en bocal. La mise en scène est pleine de  finesse, de poésie et de justesse. La palette des comédiens est convaincante, à part cette méchante fée antithèse du poisson. La jeune Iris est délicieuse de vivacité, d'humour et de jaillissement spontané. "Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive..."dit la chanson.

 

La mort du personnage mystérieux aura ressoudé la famille un instant, mais la vie séparera ceux qui sont incapables d’amour réciproque. La vie est injuste et le bonheur pour un adulte, aux dires de la mère désillusionnée, sèche et froide, c’est se souvenir de l’enfance heureuse. « L’enfance est le moment où l’on est heureux. Et être adulte, c’est repenser à ces moments où l’on était heureux » Pauvre Iris, au nom de fleur aquatique et qui ne rêve que de bulles... devant son bocal vide.

 

http://www.theatredumeridien.be/

 

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Du  Mardi, 20 septembre  2011  Au Samedi, 15 octobre  2011

 

Extrait:

IRIS. -   J'habite dans un pays où il ne se passe jamais rien. Dans une ville où il ne se passe jamais rien. Dans une maison où il ne s'est jamais vraiment rien passé. Jusqu'à aujourd'hui. Octobre. Nous sommes à la veille de mon onzième anniversaire. Il y a du brouillard qui rampe dans la rue. Qui se cache dans les fossés. Qui regarde par les fenêtres. Je suis partie marcher au bord de l'eau. Tenant en équilibre sur ma tête le missel du dimanche, introduction de l'Évêque Sheen, je marche prudemment sur les rochers, posant gracieusement un pied devant l'autre. L'aisance est essentielle dans de telles circonstances. Je m'entraîne à être un des membres de la famille royale. Plus loin, il y a des feux et des pêcheurs d'éperlan qui jettent leurs filets, encore plus loin, les coques métalliques cognent contre l'appontement, mais ici, tout est calme. Je commence la cérémonie. La lune fait une brève apparition. Et je sais qu'il y a des crabes cachés sous les rochers, mais en dehors de ça, je suis seule. Là, sous l'arbousier, je prie pour sa petite âme. Quand on veut que son poisson rouge aille au paradis, on évite de le flanquer aux ouatères en tirant la chasse. C'est pourtant ce que ma mère a fait. Et pourquoi j'enterre ce bâtonnet de poisson pané en son honneur.
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Sur mon écran magique

 

 

En hommage à Baudelaire

 

Vous m’êtes apparu. en sage ténébreux,

Proférant calmement les plus beaux de vos vers.

J’en connaissais beaucoup, denses et harmonieux,

Révélant vos émois intenses et divers.

Vous m’êtes apparu en sage ténébreux.

 

J’écoutais fascinée vos phrases envoûtantes,

Disant ce qui vous blesse, ou parfois vous ravit,

Vos craintes se faisant angoisses lancinantes,

Vos rêves cajoleurs où la beauté surgit.

J’écoutais fascinée vos phrases envoûtantes.

 

Candide, je me suis laissé ensorceler,

Emerveillée, comblée par ce bonheur possible,

Vous voir, vous écouter, vous-même, me parler.

L’illusion était forte, quasi irrésistible.

Candide, je me suis laissé ensorceler.

 

26 décembre 2008

 

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À l'ère de la transcendance


 

 

Mes amis s’étant éloignés,

Je m’étais installée, seulette

Dans, la sérénité parfaite,

Jardin des souvenirs soignés.

 

Je n’aurais pu imaginer

De nouvelles et riches rencontres.

Me sentant lasse, j’étais contre

Tout ce qui n’est pas spontané.

 

Or me voilà dans un décor,

Paisible et tout près d’une rive,

Où des murmures à la dérive,

Apportent idées ou réconfort.

 

Des groupes de récents amis,

Sensibles et généreux, échangent.

Certains me paraissent des anges.

Les vilains ne sont pas admis.

 

À l’ère de la transcendance,

Mais aussi des calamités,

D’une affreuse réalité,

La douceur côtoie les outrances. 


20/10/2005

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administrateur théâtres

"Le bruit des os qui craquent " Suzanne Lebeau 
   

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Du 27 septembre au 22 octobre 2011, à 20h30, au Théâtre de Poche.

L'histoire de deux enfants-soldats en fuite et celle d'une infirmière qui témoigne. Une pièce pour tous, dès 14 ans. De Suzanne Lebeau, mise en scène de Roland Mahauden.  Avec : Aïssatou Diop, Olga Tshiyuka-Tshibi, Angel Uwamahoro

 

 

Le cahier ou la kalachnikov

Quel que soit l’âge où leurs yeux se fermeront pour la dernière fois, ils resteront désorientés et perdus, ces enfants volés par des barbares, ces enfants dont on a volé le corps et parfois l’âme. Que peuvent  en effet faire  les enfants-soldats que l’on a  traqués, drogués, et à qui on n’a appris qu’à tuer, brûler et piller, …lorsqu’enfin leur pays accède enfin à la paix ? Ils n’ont ni éducation, ni moyens de subsistance. Aucun avenir. Quelle école les sauvera de la prison ? La question est grave et choquante.

 

Elikia, arrachée à 12 ans  à sa famille et à son village est l’un de ceux-ci. Mais vivre avec les rebelles ses nouveaux frères assoiffés  de sang et de diamants, constitue un perpétuel danger de mort. Quitter le groupe maudit l’est tout autant. Comment garder sa dignité, elle qui est née enfant libre ? « La tête haute chez les rebelles, c’était la mort.» Seule l’obéissance maintenait en vie.  Mais Elikia décide quand même de sauver son âme et fuit avec une compagne d’infortune plus jeune qu’elle,  qu’elle force brutalement à la suivre. « Toute seule, j’ai trop peur ! » Elle est convaincue que « si le fusil tue le corps de celui qui a peur, il tue aussi l’âme de celui qui le porte ».  

 

Un an d’errance dans une forêt tropicale hostile,  avec pour tout bagage, une gourde, sa kalachnikov reçue en cadeau de mariage de son époux, le chef des rebelles, et la fragile Josepha. Sans son arme Elikia se sentait «  comme un oiseau fragile avec le bruit des os qui craquent. »  Elles ont 14 et 10 ans. La nuit elles marchent sans la moindre indication d’orientation, le jour elles se cachent des militaires et des rebelles. « Elikia, mais comment reconnais-tu l’ennemi ? » demande Josepha de sa voix douce. Réponse : « il n’y a pas de bons, rien que des méchants ! » Elle met militaires et rebelles sur le même rang.  Assoiffés de pouvoir et de cupidité.

 

Elles ne parlent pas le même dialecte mais se comprennent. La grande protège la petite et des sentiments humains refont surface. Plus la petite est épuisée par la faim, la soif,  la marche forcée vers la mer, plus la grande sent battre en elle un cœur de grande sœur, jusqu’à lui proposer ses bottes. «  La mer ? Je ne sais pas où elle est, je l’imagine. Je ne connais pas le chemin, mais j’en suis sûre » dit Elikia pour consoler Josepha exténuée.

 

Après avoir enfin rejoint l’hôpital de Kena, tout ceci sera consigné par Elikia dans un cahier, que l’infirmière Angelina lui donnera après maintes tractations en échange du talisman mortifère de  la kalachnikov. Angelina raconte avec tendresse : « Elle ne parlait que quand son monologue intérieur débordait. » Elikia écrira  donc « car les mots de bouche sont trop près de la haine et de la vengeance. »  Elikia souhaite livrer un témoignage juste de cette réalité insoutenable, un témoignage qui interrompe la chaîne de violence dans laquelle elle a été entraînée. Un texte fort, souple, cru, intense. La jeune adolescente ne pourra pas se présenter devant la commission d’examen. Le cahier ne sera pas pris en compte, car écrit de la main d’un enfant.

 

L’enfant et le cahier glisseront dans l’oubli, à moins que vous n’écoutiez avec votre cœur cette petite voix duelle et solidaire, que vous ne soyez touchés par leur espoir démentiel, et que vous ne décidiez de dénoncer l’insoutenable. Changer l’avenir de milliers d’enfants comme elles. Comme eux.

Trois comédiennes généreuses,  craquantes de soif de vivre, de compassion et de colère justifiée investissent à fond  l’admirable texte de Suzanne Lebeau  sur les planches du Poche : Aïssatou Diop (l’infirmière), Olga Tshiyuka-Tshibi, Angel Uwamahoro.  Voici un début de saison  fracassant, qui fait ouvrir grand les yeux, les oreilles et le cœur. Le rôle essentiel du théâtre.

 

 

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La genèse de la pièce

 

(Interview de Suzanne Lebeau)  / …/  J’ai ensuite passé presque deux années à faire des recherches, en lisant notamment les écrits de la journaliste belge Colette Braeckman. Je suis allée jusqu’en Belgique, au GRIP, le Groupe de Recherche et d’Information pour la Paix. Mais quand je suis arrivée à la fin de l’écriture, je me suis mise à douter de manière extrêmement violente de la possible résilience de ces enfants-là. Je suis donc partie cinq semaines à Kinshasa pour écrire les récits d’ex-enfants soldats.

C’est là que vous avez rencontré Amisi et Yaoundé...

Suzanne Lebeau: Je passais chaque jour 3 ou 4 heures à noter les récits qu’ils me faisaient. J’écrivais en pleurant et je pleurais en écrivant. Tout ce qu’ils avaient vécu pendant les 5 années où ils avaient été enfants soldats était insupportable, pour la femme, pour la mère, pour la personne qui sait à quel point l’enfance est une période de formation, décisive pour ce que l’être humain peut développer de pire et de meilleur. C’est grâce à eux que j’ai pu terminer la pièce et y croire. Le jour où j’ai mis le point final, j’ai eu le sentiment de retrouver ma respiration normale.

Quand on parle d’enfants soldats, en général, on pense à des garçons.

Suzanne Lebeau : Pour moi, prendre un personnage de fille, c’était aller au bout de l’horreur. Parce que le sort des filles soldats est 100 fois plus terrible que celui des garçons. Quand elles reviennent dans leur village, ce sont comme des marchandises dévaluées.

 

http://www.poche.be/saison1112/le_bruit_des_os_qui_craquent/index.html

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Face aux jardinets verts

 

 

Quand, en fin de parcours, on aspire au repos,

On accueille ravi chaque moment de grâce.

On essaie de flâner aux endroits trouvés beaux,

L’âme sevrée d’envies, dans la paix, se prélasse.

 

En ce jour, je me sens joyeuse d’exister,

En parfaite harmonie, dans la lumière tendre.

Le feuillage des arbres est celui de l’été,

Pour le voir flamboyer, il faut encore attendre.

 

La magie des couleurs, féerie prévisible,

A sur moi, chaque année, un effet exaltant.

La beauté qui surprend peut paraître indicible

Des incendies figés envoûtent, en persistant.

 

Face aux jardinets verts, aux érables géants,

Je médite soudain sur le sort et la chance.

Îlots de liberté où survit l’espérance,

Et partout la fureur destructrice des vents.

 

27 septembre 2011

 

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Nues en diptyque

 Pour en finir avec la peinture, je recommence.. Comme après chaque break.. grande timidité..

 Un diptyque  20x15 traine dans un coin et je  l'attaque prudemment.

 Les couches et marouflages se superposent et chaque fois, je suis proche de l'exercice sans intérêt.. Faut avec petits comme avec grand se fâcher.. Pas de bonne peinture sans colère.. Hein.!

 Voici enfin un résultat digne de la bonne surprise.

 diptyque 20x15 sans titre acry et marouflage sur toile gegout©adagp2011

diptyque 

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Je lance un appel à qui voudra bien l'ententre...

Restaurateur de tableaux anciens par le passé, mon parcours est une suite de créativité sans cesse renouvelée, libérant des énergies positives, afin de traduire un monde idéal tel que je l’imagine.

Dans ce cheminement de ma création, les images capturées témoignent d’une vision de ce monde où il fait bon rêver, pour fuir les mauvais aspects de certaines réalités. Dans cet esprit, je pense sincèrement que rien n’est plus beau qu’un corps nu.

 

Etre peintre aujourd’hui, c’est faire preuve d’une certaine forme d’optimisme, ou d’un esprit de résistance, mais c’est avant tout être le témoin de son temps.

A l’époque où il était et, où il est encore de bon ton de n’être qu’un « abstrait », je persiste et signe pour une peinture résolument moderne, grâce à un mélange subtil d’hyperréalisme et d’abstraction par la couleur.

Comme une station de radio se distingue à l’écoute par « sa couleur », j’affiche moi aussi « ma couleur », l’amenant au paroxysme de son intensité, jouant sans restriction avec l’ombre et la lumière.

Pourquoi le bleu ?

Qu’il soit aérien ou océanique, le bleu évoque de vastes espaces calmes et sereins. Cette couleur symbolise la paix (le drapeau des Nations Unies et les Casques bleus en témoignent), appelle à l’évasion et au rêve.

Dans la Grèce et la Rome antiques, le bleu était la couleur des dieux Zeus et Jupiter.

Le bleu possède de grandes vertus : il est calme, apaisant, pacifique ; mais il a aussi un côté plus dynamique, puisqu’il favorise la créativité et l’inspiration.

J’ai réalisé de nombreuses expositions, tant en France qu’à l’étranger, j’ai reçu de nombreuses récompenses, de nombreux prix…

 

Et, à ce moment de ma création, je constate que je ne peux pas, en plus de peintre, devenir le marchand de mes propres œuvres …

Je lance donc un appel à qui voudra bien l’entendre…

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Réaliste ? Hyperréaliste ? Peintre figuratif comme l’on dit aujourd’hui ? Non !
Rien de tout cela.

Du réel, Philippe PIANA ne retient qu’un rêve, un
rêve de réel. La peinture a le charme du silence!
Talent sûr de lui, poignant, immédiat, virtuosité technique sont mis ici au service,
de la tendresse, de la pudeur, d’une discrétion étrange.
De chaque toile émane une magie immobile !
Les nus sont nombreux dans cette œuvre ; nus sensuels,
chaleureux, mais si lointains, si « vaporeux » dans leur précision
anatomique ! L’amour de la femme s’allie toujours à une distance
un peu mélancolique, à une tendresse marquée de respect et parfois
d’une discrète compassion. Toutes ces belles filles nues émanent
d’un rêve. « J’ai fait ce rêve étrange et pénétrant… »Onirisme et
douceur, un rien d’amertume. Femmes de rêve qui rappellent des
amours perdus, souriantes ou graves, femmes figées dans un
« instant », mouvantes et pourtant immobiles et, pour tout dire,
imprégnées d’une nostalgie de monde perdu.
Maître du trait et de la perspective, usant sans façon de la contre-plongée
chère aux peintres de la renaissance, Philippe PIANA joue avec la
proximité et l’éloignement, l’intimité et la distance.
Peintre figuratif ? Réaliste ? Sûrement pas, une fois encore ! Quelle
« réalité » possèderait ces tableaux quasi monochromes, où le brun, le bleu et le
blanc se marient, s’effacent, se retrouvent de façon subtile, si subtile,
qu’ils en sont convaincants. Ombre et lumière, précision de la forme
sont bien présentes, mais par un jeu léger, elles ne sont qu’apparences,
outils du rêve.
De cette œuvre de Philippe PIANA, ce qui enchante, ce sont ces belles
filles qui sourient et rêvent, surtout, dans un univers où tout s’atténue
comme une musique venue de très loin.
Ce peintre est d’abord un poète ! Il peint pour dire ! Et ce qu’il dit, avec
discrétion et tendresse est émouvant et beau. Toujours !

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 http://www.edilivre.com12272757886?profile=originalà  toutes les femmes de cette Terre qui ont su obtenir  le Droit au Plaisir  ... et à tous les       hommes qui ont su ou savent les ravir ...

                                  Ravie

Ravie

Les tendres joues rosies

Ma radieuse Mie

Se déhanche lascivement

Sur l'éternel Air de « Va et Vient »

Du vieux fauteuil patiné qui nous fait Siens

 

Et la douce monotonie

Du rythme déjà établi

Dément son teint cramoisi

Fugace Instant où le mantelet de la Vieillesse

Enfin me délaisse

Lors mes mains parcheminées épient

Les prémices de cette Juvénile Agonie

 

À la Chevauchée étourdie des Interdits

Aux corps excédés mais en Furie

À nos Suées Grisantes

À  la Rose gémissante

Succède l'intense Sanglot

Né de notre « Histoire d'Eau »

 

Pâle et transie

De cet incroyable Lacis

De songes, la Jouvencelle revient

Du creux de mon Tréfonds sans Faim

Alanguie mais ... Ravie. 

                                                 JDFM 

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Tentation

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma vie semble s’être figée.

J’entends souvent: non, plus jamais!

Ou, quelquefois: c’est bien trop tard!

Je n’attends plus rien du hasard.

 

Mon innocence était mon charme.

Or j’ai perdu ma meilleure arme.

N’ayant aucun souci de plaire,

Sans allant et vélléitaire,

 

Je songe dans l’oisiveté.

Mon esprit erre en liberté.

Il s’engourdit, parfois sommeille.

Or voilà que je m’émerveille:

 

Des dessins noirs sur le mur blanc.

Je ressens un plaisir troublant,

Tentée de capter l'éphémère.

N’ai pas l’énergie de le faire.

 

8/2/1997

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Une chanson

 

 

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Que disait-elle la chanson,

Que je ne voulais pas entendre?

En des mots harmonieux et tendres,

Elle parlait de l’abandon.

 


Peut-on croire que des instants

De doux bonheur cessent sans trace,

Que la mémoire les efface?

Moi, je les savais résistants.

 


Elle est jolie cette chanson

Lors, j’en repoussais les images,

Ne voulais pas devenir sage,

Me laissant griser par des sons.

 


Hélas! Toutes les feuilles mortes,

Décolorées par l’eau de pluie,

Deviennent débris qu’on oublie.

Le bonheur est d’une autre sorte!

 


La vie sépare les amants,

On peut le chanter sans tristesse,

Mais pas au temps de la détresse,

Quand s'est achevé  le tourment.

 


26 février 2010

 

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Les feuilles mortes

 

Gouin 6552

 

 

Dans mes nuits, ponctuellement,

Revenait l’aimé aux yeux verts,

A l’allure de ses vingt ans.

J’allais à lui les bras ouverts.

 

Lors, j’essayais, bien vainement,

De faire appel à sa mémoire.

Il me répondait gravement:

Mieux vaut occulter notre histoire.

 

Mais comme je l’aimais toujours,

Je l’ai retrouvé dans la vie.

Ce fut la fin de mon amour,

De mon espérance en survie.

 

Métamorphosés, à notre âge,

Nous sommes des amis nouveaux.

Attendris et devenus sages,

Nous évoquons les jouvenceaux.

 

En écoutant les feuilles mortes,

Je n’ai plus de mélancolie.

Le regret, veillant à ma porte

A cédé sa place à l’oubli.

 

22 avril 2009

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Petite vue sur des partages de liens sur facebook

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scratch tobedone à sureveiller

Aleksandra MIARCZYNSKI

discussion egregore supprimée touche à tous des sujets politiques et toutes idéologies. exaltée voir ses discussions était pas contente quand on mettait ses photos en évidence: n'avait rien ccompris

 

nouvelle marie cécile van grieken: avocate droit....... scratch

Victor Ferreira jeune godelureau discutailleur l'ai prévenu

 

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administrateur théâtres

Au KVS (Koninklijke Vlaamse Schouwburg)      Oedipus / Bêt Noir

 

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Voici une aventure scénique impressionnante que l’on rêve de partager. Le  metteur en scène Jan Decorte a relu Sophocle à sa façon. Par la danse, le chorégraphe, metteur en scène et  acteur Wim Vandekeybus s’élance dans l’interprétation  de ce texte dépouillé à l’extrême. Trois voies confluentes : le texte, la musique la danse. Une musique galactique sous la direction de Roland Van Campenhout  nous met presque sous hypnose et le langage expressif d’un ensemble de 16 danseurs acrobates fabuleux  nous  jettent éperdument dans l’histoire mythique et sur les pistes de l’imaginaire ou du subconscient. Mais dès le début, tout est déjà consommé.

A la confluence des trois chemins (Thèbes, Delphes, Corinthe) c’est l’embarquement dans le mystère du Destin, des malédictions, des questions mortifères du  Sphinx et des questions éternelles qui hantent Œdipe. Le parricide, l’infanticide et l’inceste. Œdipus : « “Ik ben e zwart beest van schult. »


La musique bouleversante et omniprésente,  la danse, les mouvements défiant les lois de la gravité, la vitesse, la mobilité extrême des acteurs et le texte épuré participent à une création hors du commun. Le résultat est absolument fascinant. Beauté, étrangeté, talent contribuent au  dépassement de tout ce qu’on a déjà vu. Le tempo est étourdissant. On est emmené dans les dédales infinis de l’imagination, on a sous les yeux l’intérieur d’un kaléidoscope géant dont les derniers miroirs se dérobent à l’infini. On est comme aspiré par l’énigme et par la puissance physique de la représentation.

Géante aussi et spectaculaire la représentation du Sphinx, sous les traits d’un astre céleste, soleil ou lune selon les éclairages. Ce disque d’escalade  immense et multicolore est  composé de pas moins de 20.000  rubans de la taille d’un habit humain, dans lequel grimpent, s’agrippent et se fondent les danseurs, faiblement accrochés sur ce cadran vertical, source de tous les dangers et de tous les effrois. 

Au sol  les danseurs aux pieds légers et aux pas de géants s’approprient l’immense espace glissant, et sont partout à la fois dans des rondes infernales. Danses marathoniennes plus que bacchanales. (Quoique…) Ce sont  des moulinets,  des culbutes et des sauts humoristiques de corps désarticulés, des carrousels vertigineux de corps  morts parfois, puis soudain revenus à la vie, cruelle, violente. Mais il y a quelque chose d’harmonieux de coulé, de souple dans toutes ces postures et ces jaillissements  plus qu’inimaginables. Les chants les plus beaux sont les plus désespérés.

Moyens bruts et efficaces. «Now the blood falls like rain !  » chante le musicien. C’est un des moments chocs : cette ballade du pendu et cette  chute de centaines  de chaussures qui tombent du ciel pour écraser Œdipe, jouet du Destin. Autre moment, presqu’insoutenable: les gémissements de  ce bébé de huit mois  en chaussettes rouges porté sur scène par sa propre mère, une des danseuses. Les pieds ou les chevilles de l’anti-héros tragique  ont été percés par Jocaste avant qu’il ne soit abandonné dans la montagne.  Et elle se percera le cœur avant qu’Oedipe ne se perce les yeux. Sont exposés à notre vue et à tous nos sens le percement de l’énigme et la mutilation volontaire des yeux pour se priver du bien le plus précieux, la lumière.  L’aveuglement et l’ignorance humaine. Les dieux resteront muets.  

 

http://www.kvs.be/index2.php?page=program&discipline=1&vs_id=604

 

 

 

du 15/09/2011 > 01/10/2011
Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Langue de la manifestation: NL FR EN
Public: Tous
Où ? au KVS : 9 quai aux Pierres de Taille 1000 Bruxelles
Téléphone pour renseignements : 02 210 11 12
Site web : http://www.kvs.be
E-mail : info@kvs.be
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Colère passagère

 

Je suis en état de colère,

N’arrivant pas à me distraire

De l’idée qu’on me cause un tort.

J’aimerais me mettre au point mort.

 

Je tourne en rond, sans m’apaiser;

Lors tous les éléments pesés,

Mon agressivité augmente.

Je me sens devenir méchante.

 

Quand la raison est aux commandes,

Elle conseille, recommande.

Elle nous dit de la colère

Qu’elle mauvaise conseillère.

 

Il faut l’éviter mais comment?

On y arrive peu souvent.

J’avais un ami coléreux,

Mais d’un tempérament heureux.

 

Il se défoulait dans des lettres,

Demeurées sans destinataires.

Il était sage, c’est certain;

Je l’aime à nouveau, ce matin.

 

Il est bon de faire une pause.

Un exemple parfois s’impose.

Par le seul fait d’avoir écrit

J’ai pu libérer mon esprit.

 

26 septembre 2011

 

 

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