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" SOCIUS " est paru!

Mon nouveau recueil est paru : " SOCIUS ", disponible sur le site de la FNAC...

De recueil en recueil, je livre mon Languedoc-Roussillon intime, mon rapport à la beauté de la vie.

" Socius " laisse transparaître le social en toute chose, mais aussi ce " surmoi ", compagnon depuis l'enfance.

 

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Je remercie mon ami peintre Joan Jaume BORRUT pour l'acrylique placée sur la couverture de cet opuscule.

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Un grand Merci !!!

Un grand merci à tous pour vos commentaires sur mon travail ! Vos mots sont mon carburant, ils me boostent pour mes futurs créations, vous êtes le lien avec le monde qui m'entoure, et votre sensibilité devient essentiel, primordiale, et nécessaires dans ce monde de brut !

Toute mon amitié sincère !

Thierry DUVAL.

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Le train de la vie

Le train de la vie

La vie est comme un voyage dans un train:
on monte et on descend, il y a des accidents,
à certains arrêts il y a des surprises et à d'autres
il y a une profonde tristesse

Quand on naît et qu'on monte dans le train,
nous rencontrons des personnes et nous croyons
qu'elles resteront avec nous pendant toute le voyage:
ce sont nos parents!

Malheureusement la vérité est toute autre.

Eux ils descendent dans une gare et ils nous laissent sans
leur amour et leur affection, sans leur amitié et leur compagnie.

En tous cas, il y a d'autres personnes qui montent dans
le train et qui seront pour nous très importantes.

Ce sont nos frères et nos sœurs, nos amis et toutes
les personnes merveilleuses que nous aimons.

Certaines considèrent le voyage comme un petite promenade.


D'autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage.

Il y a d'autres personnes toujours présentes
et toujours prêtes à aider ceux qui en ont besoin.

Certains quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours….

D'autres montent et descendent tout de suite et nous
avons tout juste le temps de les croiser…

Nous sommes surpris que certains passagers que nous aimons,
s'assoient dans un autre wagon et que pendant ce temps nous
laissent voyager seul.

Naturellement, personne peut nous empêcher
de les chercher partout dans le train.

Parfois malheureusement nous ne pouvons pas nous asseoir
à côte d'eux car la place est déjà prise.

Ce n'est pas grave…le voyage est comme ça:
plein de défis de rêves, d'espoirs, d'adieux….mais sans retour.

Essayons de faire le voyage de la meilleure façon possible.

Essayons de comprendre nos voisins de voyage et cherchons
le meilleur en chacun d'entre eux.

Rappelons nous qu'à chaque moment du voyage un de nos
compagnons peut vaciller et peut avoir besoin de notre compréhension.


Nous aussi pouvons vaciller et il y aura toujours
quelqu'un pour nous comprendre.

Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas quand
on descendra du train pour toujours,
Nous ne savons pas non plus quand nos compagnons de voyage
feront la même chose.
Même pas celui qui est assis juste à côte de nous.

Moi je pense que je serai triste de quitter le train….j'en suis sûr!

La séparation avec tous les amis que j'ai rencontrés dans le train sera
douloureuse, laisser mes proches seuls sera très triste.
Mais je suis sûr qu'un jour ou l'autre j'arriverai à la gare centrale et
je les reverrai tous arriver avec un bagage qu'ils n'avaient pas quand
ils sont montés dans le train.

Par contre je serai heureux d'avoir contribué a augmenter
et enrichir leur bagage.

Nous tous mes amis, faisons tout le possible pour faire un bon voyage
et essayons de laisser un bon souvenir de nous au moment où nous
descendrons du train.

A ceux qui font partie de mon train, je souhaite une trés bonne journée gros bisous pleins de douceur
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La balade du grand macabre

12272761853?profile=originalIl s'agit d'une farce en trois actes et en prose de Michel de Ghelderode, pseudonyme puis patronyme d'Adémar Adolphe Louis Martens (Belgique, 1898-1962), publiée à Bruxelles aux Éditions Tréteaux en 1933, et créée sous le titre la Grande Kermesse à Paris en 1953.

 

Comme toujours chez Ghelderode, il est ici question de la mort: mais elle est comiquement orchestrée à partir de variations sur le thème de la Danse macabre et de l'Apocalypse. En quelque sorte, une catharsis.

 

 

En proie à une ivresse joyeuse, le pochard Porprenaz importune deux amoureux assis dans un parc près d'un tombeau. Excédés, ils l'éconduisent. Grimpant alors à l'arbre proche il y rencontre Nekrozotar, sinistre personnage qui le malmène, lui annonce la fin du monde pour cette nuit même et qui, après avoir enfermé dans le tombeau les amoureux ravis d'être enfin seuls, part pour la ville en se servant de Porprenaz comme monture. Nous sommes chez Videbolle, astrologue, philosophe officiel et chroniqueur de la principauté de Breugellande. Sa femme Salivaine le fait danser à coups de fouet, lui impose des fantaisies grotesques avant de s'endormir ivre-morte. Videbolle s'inquiète

d'une rougeur dans le ciel coïncidant avec le passage d'une comète, qu'il a prédit, tandis qu'arrivent Nekrozotar et Porprenaz. Nekrozotar se précipite sur Salivaine, prise de délire érotique pendant son sommeil, mais son étreinte vampirique la tue (Acte I).

 

Les ministres Aspiquet et Basiliquet donnent une leçon d'équitation, puis d'éloquence au jeune prince Goulave, mal fait de sa personne, et bègue de surcroît. Ils le traitent en irresponsable. Dans la rue, le peuple, pris de panique «sans motif sérieux», exige de voir le prince. Celui-ci alors se

métamorphose, fait taire ses ministres et calme la foule par des promesses de libations. Sur fond de Dies irae, Nekrozotar paraît à cheval sur Porprenaz en brandissant une faux; Videbolle annonce le minuit apocalyptique, le «grand raffut», et le choeur se lamente (intermèdes 1 et 2). Dans une salle du palais, Videbolle cache Goulave ivre sous la table, tandis que Nekrozotar-le-Grand Macabre fait son entrée, toujours juché sur Porprenaz. Il se met à boire afin de prendre courage pour le «grand fauchement». Le tonnerre gronde et, saisissant sa faux, il enfourche en titubant un cheval de bois pour fondre sur la foule (Acte II).

 

Videbolle et Porprenaz, revêtus d'un linceul, jettent le cadavre de Nekrozotar à la cave. Goulave, qui ne bégaie plus, se croit un instant «prince sans sujet», mais constate son erreur. Ceux qui avaient du coeur ont survécu, Videbolle et Porprenaz sont nommés ministres, Salivaine ne ressuscite que pour le châtiment. Les amoureux de l'acte I sortent de leur refuge: ils ne se sont

aperçus de rien (Acte III).

 

 

La pièce est construite comme un triptyque démultiplié: de part et d'autre d'un épisode central marqué par l'irruption de l'horreur, trois «stations» nous menent du parc chez Videbolle et enfin au palais, puis l'inverse. Dans cette géométrie rigoureuse se déploie une vision carnavalesque du monde incarnée par un jeu de masques: nous assistons au «spectacle tumultueux de la fausse mort trépassée un jour de fausse apocalypse». Fausse mort en effet que ce Nekrozotar qui s'est identifié au Grand Macabre mais qui n'est en réalité - nous l'apprenons à la fin - qu'un pauvre hère devenu misanthrope, par suite des mauvais traitements que lui a infligés Salivaine dont il fut le premier mari. Fausse apocalypse - comme celle de l'an Mil - que cet orage mâtiné de comète au cours duquel les victimes mourront de leur propre peur et de leur propre bêtise. «Farce pour rhétoriciens», a dit l'auteur, ajoutant que les rhétoriciens étaient des âmes simples. Comme dans toutes les farces, il y a bastonnades, mais celles du théâtre de Molière, comparativement, sont à l'eau de rose. Quelle féroce imagination chez Salivaine qui, après avoir roué de coups son mari en dépit de la précaution qu'il a prise de se cuirasser le derrière avec un couvercle de casserole, s'écrie: «Le faraud, il est mort! Il a osé mourir! Et il s'imagine que je vais le laisser mort?», puis le ranime avec une gigantesque araignée. Poussée à ce degré, la mascarade révèle la nature profonde des personnages: masques difformes exprimant des instincts élémentaires qui leur insufflent un délire verbal. La farce, chez Ghelderode, n'exclut pas la profondeur: bien au contraire, elle la révèle.

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« Homo Viator » est un recueil d'articles et de conférences publié en 1945 par l'écrivain et philosophe français Gabriel Marcel. Cet ouvrage groupe plusieurs textes importants: "Moi et autrui", "Le mystère familial", "Obéissance et fidélité", "L'être et le néant", etc. "Etre, c'est être en route". L'image du chemin revient sans cesse dans les écrits du philosophe. La réflexion suit la cadence de la marche, connaît la halte, mais non l'arrêt; elle ne construit pas d'abri permanent. Car la philosophie est quête inlassable, aventure, cheminement. L'homme est un être itinérant. Le temps est la forme de son épreuve. La foi répète l'expérience de l'existence. Elle est une marche, un exode. Mais cette marche a un terme, et elle le sait: par-delà l'issue apparente, la mort, un débouché invisible, l' éternité. Nous sommes des pèlerins, non des vagabonds ou des nomades. L' espérance s'oppose à l'ordre du désir et de l' espoir. Sorte de "mémoire du futur", elle affirme résolument un au-delà dont elle repère et précise déjà dans l'obscurité les signes irréfutables. Sa formule développée, c'est "J'espère en Toi pour nous", c'est-à-dire pour la communauté vivante que nous formons. Si la condition même d'une métaphysique de l' espérance est de ne se traduire qu'en termes précaires et toujours renouvelés, l'hymne à l' espérance est par contre l'intarissable source de l' orphisme que Gabriel Marcel évoque. Comme Socrate achève le "Phèdre" par la prière au dieu Pan, ainsi le philosophe et son lecteur se tournent vers un ange tutélaire. Ce n'est plus la philosophie qui parle, c'est le chant qui jaillit; ce n'est plus la réflexion, c'est le murmure de l' invocation. Voici en effet quelle est la conclusion d' "Homo viator": "Esprit de métamorphose! Quand nous tenterons d'effacer la frontière de nuées qui nous sépare de l'autre royaume, guide notre geste novice! Et lorsque sonnera l'heure prescrite, éveille en nous l'humeur allègre du routier qui boucle son sac tandis que derrière la vitre embuée se poursuit l'éclosion indistincte de l'aurore".


L'ESPERANCE FOLLE DE GUY BEART
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Emportez-moi

Emportez-moi.

Emportez-moi
Dans votre valise,
Dans votre sillage
Au fil de vos pas.

Dans votre bon cœur,
Dans vos deux yeux doux,
Dans vos beaux sourires,
Dans votre belle passion.

Emportez-moi
Dans votre chemise,
Au creux de vos bras,
Dans vos rêves secrets.

Emportez-moi,
Envolez-moi,
Envoûtez-moi,
Ou oubliez-moi.

Deneyer Viviane 01/10/2011
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SANS TITRE,

J'écris par giboulées ; c'est quelque chose que je reçois comme ça, lors d'une ballade, d'activités quotidiennes ; ça part d'un mot, ou d'une phrase que je note, que je griffonne avec hâte sur un bout de papier avec toujours l’inquiétude d’une perte, d’un oubli, après ça continue ou pas.

 

Je traverse des périodes où mon écriture est un peu convalescente, elle se repose, mitonne, se prépare pour sortir avec douleur ou pas.

 

 La tête est son premier terrain, son jardin d’origine ; elle existe déjà.     

 

 L’écriture est déjà là avant la page vierge, parfois le livre; elle marche à peine, car entièrement occupée à naître pour devenir quelqu’un de partageable, d’identifiable, d’exigeant à l’égard de l’être qui l’abrite, la reçoit. 

 

La parole lui est donnée bien avant la marche ; les pas de l’encre.

 

 Ce vol au dessus de la nuit. 

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Abandon

 

 

Pour me reposer, je ferme les yeux.

S’installe le noir, la nuit où je sombre.

Rien d’impératif ne me sort de l’ombre,

J’ai l’âme engourdie, l’esprit oublieux.

 

S’installe le noir, la nuit où je sombre,

Un espace uni, sans coin lumineux.

J’ai l’âme engourdie, l’esprit oublieux,

Non embarrassé de mots ou de nombres.

 

Un espace uni, sans coin lumineux,

Sans vent, sans remous, sans aucun encombre,

Non embarrassé de mots ou de nombres,

Le temps s’y fait lent et silencieux.

 

Sans vent, sans remous, sans aucun encombre,

Mon l’îlot soustrait au monde ambitieux.

Le temps se fait lent et silencieux,

Il me tirera à son gré de l’ombre

 

7 novembre 2006

 

 

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Premier amour

 

Soixante années plus tard, tu n’avais pas changé.

Je te guettais toujours là où tu pouvais être.

Te reposant parfois devant une fenêtre.

Je t’observais, discrète et sans te déranger.

 

Je te guettais toujours là où tu pouvais être,

Dans ces salles remplies d’amis et d’étrangers.

Je t’observais, discrète et sans te déranger,

T’apercevoir soudain, me comblait de bien-être.

 

Dans ces salles remplies d’amis et d’étrangers,

Tu me cherchais aussi, distraitement, peut-être.

T’apercevoir soudain me comblait de bien-être.

Notre amour restait-il vivant et protégé?

 

Tu me cherchais aussi, distraitement, peut-être,

Au cours de tes errances. Tu aimais voyager.

Notre amour restait-il vivant et protégé?

Le hasard me présente un homme à reconnaître.

 

5 janvier 2006

 

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Velléitaire

 

Égoïstement satisfaite,

dans l’ignorance rassurante

de mon espace protégé,

volontairement optimiste,

quant à mon bien-être futur,

je m’occupais honnêtement.

 

Or mon train-train me mécontente.

J’aimerais me sentir ardente,

avec de nouvelles envies.

Je n’ai plus besoin de rivages,

de rochers que les vagues frappent.

Je n’ai plus de désir pressant.

 

Je renonce au ciel étoilé.

J’ai perdu le goût des défis

et des amitiés amoureuses.

Je saisis les petits bonheurs

qui se présentent chaque jour,

ils ne requièrent aucun effort.

 

Ma maison mérite une fouille,

elle a des trésors innombrables.

Hélas, si je me sens tentée,

je reste dans l’oisiveté,

allègrement, le plus souvent,

velléitaire à tout jamais .

 

19/1/95

 

 

 

 

 

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LE DESIR DE NE PAS SAVOIR .........................

12272760095?profile=originalCurieux titre ???? et pourtant

Psyché voulait voir son amant Cupido , un soir elle se munit d'une lampe à huile et cachée attendit son sommeil , mais l'huile chaude brûle le bras de son Bien Aimé ....l'Amour s'enfuit à jamais , ses bras brûlés se transforment en ailes Devenu oiseau Cupido se pose sans mot dire chaque soir sur une branche du cyprès face à la fenêtre de sa Bien Aimée .Alors Psyché à jamais commence sa plainte

La mythologie est parfois pleine d'enseignement

Ill fragment d'une fresque de Pompéi en ce moment au musée Maillol à Paris

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Marie pense à Jeanne.

Il existe ce sang,

dont les incessants, les

imperturbables allers-retours

font fonctionner un cœur,

d’une allure raisonnable,

biologique, mécanique ;

nulle magie.

 

Du par cœur.

 

Rien ne presse, il faut qu’il dure,

qu’il batte bien sagement, qu’il

s’économise !

 

Puis ce sang,

enfin cette encre chantante,

qui traverse , qui déraisonne

un cœur, lui faisant prendre

tous les risques puis les chemins

non plus seulement à gauche,

mais aux quatre points cardinaux

d’un corps devenu monde.

 

Ce sang bleu et limpide, chaud

depuis que la blancheur de ta

peau est apparue à lui, de besogneux

et lourd le voilà  plein d’audace et

libre, puisque anobli par la fleur de

lys.

 

Virginale splendeur, dont Jeanne

en est le cœur.

.

Savais-je que la noblesse et la grâce,

d’un seul regard, d’un seul battement,

peuvent nous être insufflées?

 

Avant Jeanne, je l’ignorais.

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L'accoutumance poétique

 

 

La beauté, qui ne laisse aucune âme insensible,

Incite à désirer l’imiter en créant,

Certes dans la mesure où ce serait possible.

Restent très limités les talents les plus grands.

 

Les phases de la vie, chacune profitable,

Préparent les humains à des habiletés.

Ils sont soumis aux lois, qui demeurent durables,

Progressent au mieux de leurs capacités.

 

La marche a précédé l’usage de la course

Or celle-ci demande effort et frénésie.

Conduisent les enfants auprès de la grande ourse,

Les comptines rimées, pleines de poésie.

 

Ils goûtent l’harmonie engendrés par des mots,

Et découvrent l’humour née de la fantaisie,

Engrangent des structures, en leur jeune cerveau,

Deviennent amateurs friands de poésie.

 

Mais ceux qui n’ont pas eu accès à cette joie,

Exposés par le sort à d’autres certitudes,

Ont certes été, souvent, privés de faire un choix.

Se sont accoutumés à d’autres habitudes.

 

30 septembre 2011

 

 

 

 

 

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Complémentarité.

 

Vous êtes le champagne,

l’effervescence je suis,

Vous êtes la bouche,

le sourire je suis,

Vous êtes un spiritueux,

la vigne je suis,

Vous êtes le cœur,

le sang je suis,

Vous êtes la mer,

l’iode je suis,

vous êtes l’ensoleillement,

le bel été je suis,

Vous êtes le désir,

le frisson je suis,

vous êtes le jour,

la clarté bleue je suis,

vous êtes la nuit,

l’étoile insomniaque je suis,

vous êtes la lune,

le songe je suis,

vous êtes la colère,

la révolte rouge je suis,

vous êtes le peau,

la caresse je suis,

vous êtes Paris,

la Seine je suis,

vous êtes le silence,

la sérénité je suis,

vous êtes la promesse,

l’enfance je suis,

vous êtes la terre,

L’arborescence je suis,

vous êtes la liberté,

la parole je suis,

vous êtes le chagrin,

l’absence vive je suis,

vous êtes la joie,

l’éclat de rire je suis,

 

vous êtes l’ondée,

la rose déboutonnée et pourpre,

offerte au ciel je suis.

 

Enfin, vous êtes l’infinitude,

L’indocile poésie dans toute son

amplitude, oh solitude je suis

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Mots.

Mots,  oiseaux de passage, rares mais d'apparence banale, mais qui restent quand même dans le cœur de certains hommes, dès lors, qu'ils puissent y prendre de l'altitude, y voyager, jusqu'à donner naissance à d'autres !

 

Plus qu'un ciel parfois, votre cœur m'étonne, entonne un chant étrange, me donne tout un Monde. 

 

Juste écouter l'alphabet de la pluie et du vent, du feu dans l'âtre, de ces bruits minuscules, de la mort qui recule ; la vie en majuscule !  

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Humanité possible.

 

Oh, ne sommes-nous pas sur terre, pour aimer l’autre,

l’écouter et tenter de l’entendre, lui parler, partager nos richesses culturelles, artistiques, bref fondamentales ?

 

Bel alliage humain, vie précieuse alors !

 

Humanité possible.

 

Puis étonnements souvent, face à l’immensité d’un arbre, à la joliesse sobre d’une fleur, à la grâce d’un visage, à la musicalité d’une voix ou d’un texte, à un choc amoureux, enfin au « que c’est beau » !

 

A chaque étonnement, avancer encore davantage, grandir !

 

Une claque en soie ; conscience alors que la vie est bien là, l’écrire ou pas, la partager peut-être.

 

Cette idée là, me plaît :

 

« Je suis née d’un ensoleillement ».

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Manège

Manège,

J’ai plein de papillons dans ma tête,

 

des bouts précieux d’enfance,

inestimable et lente,

 des petites fêtes.

 

Tourne, tourne ma tête tel mon

premier manège à Paris sous la

neige, puis l’inépuisable, l’implacable

sourire de Nadège,

 

l’inlassable, la toute bleue !

 

Dédicace étincelante dans toute

ma chair, partout en moi. 

 

De ce sourire est né un Monde,

 puis mon enracinement,

 

cette drôle de fleur sauvage,

enfin l’écriture qui chante plus ou moins

juste, mais qui respire, se cueille avec

des yeux écarquillés et ronds.

 

Oui j’ai plein de papillons dans ma

tête !

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Laure à Paul,

Cortège de vous ;

 

regard profond,

gestes infinis et fous,

dans la nuit un peu flous,

voix chaude et claire,

 

sur la vallée blonde

de mon corps, s’élancent,

se posent, s’égarent,

puis s’aventurent,

 

brûlures,

 

jusqu’à la floraison de moi,

la flamboyance de mes ombres

d’hier; petits soleils supplémentaires,

bleus et verts !

 

Célébration silencieuse,

 

d’une peau,

d’une rencontre,

d’un amour.

 

de nous enfin !

 

Battements exacerbés

de nos cœurs d’adolescents; échos

de nos baisers dans le monde tout

entier,

 

qui se perd, indécent …..

 

Oh grand jamais, ne plus

tomber, sauf amoureux …..

 

Un jour,

une nuit,

toute une vie

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Secret,

De la pluie,

 

cette goutte

 

je voudrais être,

 

du ciel,

 

tout neuf,

 

être

 

simplement née,

 

transparente,

 

mêlée à toutes

 

mes sœurs.

 

 

Unique.

 

 

Musicale et légère

 

m’aventurer un peu,

 

avoir,

 

ton cœur et puis tes yeux,

 

pour seuls terrains de jeux,

 

vastes comme le Monde.

 

 

Oh tu n’y verras que du feu,

 

puisque c’est un secret !

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Ecriture,

Vouvoiement de l'écriture,

 

en vérité,

 

l'élégance du "tu",

 

son étoffe précieuse,

 

une soie pour vous,

 

noire ou bleue,

 

déchirante plus ou moins.

 

Vouvoiement de l'écriture,

 

peut-être,

 

une proximité discrète,

 

une voix pour vous,

 

pleine, légère,

 

entièrement vôtre !

 

Reine.

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