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A vous tous qui aimez les abeilles !

Bonjour à tous,

J' achève la lecture d'un livre - témoignage fabuleux : " Le rucher du père Voirnot " de Frédérique Volot,  sorti  aux Presses de la Cité - Terres de France - en 2011.

Cet homme, né en 1844 et décédé en 1900, féru d'apiculture ,   a consacré sa vie aux abeilles , a imaginé  et créé un modèle de ruche , basé sur le nombre " 33 "...

Ce roman, passionnant, évoque  également  la vie rurale de cette époque, et  me paraît un outil  indispensable à découvrir par tous ceux qui aiment et protègent les abeilles ; il est aussi interpellant,  quant à son questionnement sur  la protection de l'environnement .

J'ai eu la possibilité de lire ce livre grâce au " Bibliobus de la Communauté Française " qui sillonne régulièrement  les villages de Wallonie .

Belle fin de journée à tous ! Nicole

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Merci

12272760054?profile=originalMerci à Guy de Boek, artiste peintre et écrivain, Bruxelles, Belgium
D' avoir publier cette toile de moi dans son billet quotidien
Michel Marechal
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L'ORAGE GRONDE

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Par les petits matins d'insomnies
L'orage gonde , les yeux en éclairs

L'ire du ciel percute l'esprit

L'objet de mes tourments en ces espaces lointains

se brise en fragments colorés

AA 

Orages sur Toulon ce matin chagrin

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administrateur théâtres

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"Désordre public" (pièce d' Evelyne de la Chenelière)

 

Désordre public ou désordre mental ?  Voici une pièce sans prétention de la canadienne Evelyne de la Chenelière, jouée avec humour, dérision, et pétillements. Les acteurs sont jeunes, dynamiques, et il y a même un surdoué. L’action se passe dans un autobus. "Max dans l’autobus", le comble de l’anti-héros, a été lâché par sa femme et son boulot. Il a perdu même sa voiture, c’est pour cela qu’il prend désormais l’autobus, et se retrouve tout-à-coup sur le pavé.

 

 Et soudain, alors qu’il commence tout doucement à ne plus se sentir exister, il perçoit les bruits des autres, les bruits d’âme et du cœur des autres passagers de la vie. Est-il en train de devenir fou, schizophrène, à devoir  ainsi  être le témoin de leurs transports intérieurs ?  Les gens anonymes qui roulent autour de nous soudain deviennent audibles. Egoïste dans l’âme, il rejette cette nouvelle faculté, sous-entendant qu’il a déjà bien assez  à faire avec ses 5 sens pour survivre. Mais il ne peut s’empêcher de parcourir ce chemin obligé de la compassion. On tombe donc avec lui dans la cour des miracles de notre société contemporaine, faite de solitude et de « foule sentimentale assoiffée d’idéal ». Il y a tous les paumés de la vie  qui se trompent de reflet dans le miroir.  Dans le kaléidoscope, on rencontre des personnages cocasses, dont l’enfant surdoué.  Mais on se serait aisément passé des allusions à la politique belge puisque tout  se passe au Québec, terre de rêve. Laissez-nous donc rêver ! …  Les allusions par contre au métier d’acteur font mouche.  On remonte dans le temps avec des chansons phares comme "Let the Sunshine in",  "Unbreak my Heart !" ," I will survive!", chorégraphiées comme au Club Med ! On invite même des spectateurs à danser. Tout cela est très peace and love. Le matériau est donc souvent décousu, hétéroclite ou expérimental, mais la vie n’est-elle pas que chaos et expérience ?

 

On retiendra en revanche le très beau monologue final de Max qui donne une certaine  profondeur humaine à la pièce. « Plus j’entends, plus je disparais. Je suis le réceptacle de tous leurs maux. On traîne tous les échos superposés de ce qui s’est dit. Je suis devenu les autres, (rires). Suis-je devenu un grand acteur, enfin ? Mais je n’ai plus de vanité. Personne ne fait le poids de centaines d’ êtres humains. Le monde m’envahit, j’entends tellement loin que je n’entends plus rien. Tout se superpose, tout s’empile pour me rendre sourd. Je ne peux plus rien dire, je n’ai plus de mots. Tous ces balbutiements… quelque chose dont je ne trouve pas le sens !  »

DESORDRE PUBLIC

d’ÉVELYNE DE LA CHENELIÈRE
Mise en scène: Olivier Coyette / avec Benjamin Boutboul, Olivier Coyette, Sophie Jonniaux, Virgile Magniette, Mirabelle Santkin et Emilienne Tempels

 

DU 16/09/11 AU 05/11/11

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=284&type=2

 

 

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Attente comblée


 

 

Epaisse couche de nuages,

absorbant la mémoire,

créant un fond nacré,

au feuillage foncé des érables géants.

 

Je fixe l’écran nu,

qui s’amincit et se déchire,

laissant se répandre une eau bleue,

alimentant des lacs et de jeunes rivières.

 

La couleur s'éclaircit

entre les câbles électriques,

perchoirs désertés des oiseaux.

L’instant s’écoule au ralenti, dans le silence.

 

Des masses floconneuses,

faites de neige immaculée

m’apportent une joie enfantine.

Mon esprit vogue en liberté vers l’infini.

 

Mon âme est en attente.

La paix, qui naît de l’harmonie,

engendre un courant de tendresse.

Le soleil apparaît, sa présence me comble.

 

                                                                               24/8/1998

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administrateur théâtres

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Oscars ou Toques pour  Patrick de Longrée et Stephen Shank qui nous ont ravis avec leur adaptation grandiose -sensible et juste  - du chef-d’œuvre de Victor Hugo : LES MISERABLES ?

Une trentaine de scènes toutes dynamiques,   majestueuses même dans le sordide,  illuminées de passion pour la justice, l’amour et  la bonté vont se dérouler devant nos yeux ébahis. La mise en scène sera explosive, les odeurs de poudre au rendez-vous dans toute la plaine. « Waterloo, cela vous dit quelque chose ? » Les costumes sont d’une richesse imaginative à couper le souffle.

Un menu en 12  tableaux :

1.   L’accueil de Jean Valjean chez Monseigneur Myriel

2.   Monsieur Madeleine, maire de Montreuil

3.   Fantine et Cosette

4.   La mort de Fantine

5.   La rencontre de Jean Valjean et de la petite Cosette

6.   La taverne des Thénardier qui “vendent” Cosette à Jean Valjean

7.   Javert poursuit Cosette et Jean Valjean qui trouvent refuge dans le Couvent du Petit Pic-Pus  

8.    L’éducation de Cosette  

9.    La rencontre de Cosette et Marius  

10.  Eponine

11.  Les barricades et les combats  

12.  La mort de Jean Valjean

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Ce roman en deux tomes  est une fresque épique, sociale, humaniste et c’est tout un art que d’en savoir dégager ainsi toute la substantifique moelle. Emotion, humour, violence, romantisme et crises de conscience sont chorégraphiés avec soin extrême sur les pentes douces de ce décor splendide et subtil, fait de pavés de Paris ou d’ardoises de chez nous, surplombés de panneaux de vitres de notre siècle.  Les images sont superbes, les tableaux esthétiques. La musique et les lumières ricochetant sur la mosaïque de petites vitres donnent un relief extraordinaire à l’ensemble.

 Il y a cette valse récurrente de Chostakovitch, jouée dans le ton ou en discordances…de plus en plus perceptibles. 

 Il faut observer la rosace de Notre-Dame de Paris, ou les ponts, ou les pieds de la Tour Eiffel qui se répandent sur la butte.

 Il faut se laisser conduire par la voix délicieuse de la narratrice, Sylvie Perederejew.

 Il faut craquer avec l’interprétation exceptionnelle de Jean Valjean par Pascal Racan.

Il faut ricaner sur le funeste Javert, et aussi s’émouvoir sur sa crise de conscience. Par trois fois, il a un ‘Non’ colossal qui fusera dans la plaine. Inoubliables, celui de Jean Valjean qui soudain décide de se convertir à la Bonté et celui de Javert qui se jette à la fin  dans les égouts de Paris. Et le non avorté dans le  croassement rauque de la Thénardier qui pleure le corps sans vie de sa fille Eponine.

 Après les conversions, il y a les illuminations : celle de l’amour entre Cosette et Marius, un morceau de féerie d’ailleurs orchestré par la fée de la narration. Et tout ce chapelet d’actes de compassion de Jean Valjean, ce forçat, cet homme dangereux. 

Il a a la mort de Gavroche.

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 Il y a ces détestables gueux, les Thénardiers, qui n’hésitent pas à détrousser les cadavres, voler et séquestrer les enfants, manier  le chantage le plus sordide.  Des misérables. Des sauvages. « Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot. Ces homme hérissés qui dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils ? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme, l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité pour tous, l’idée pour tous, l’édenisation du monde, le Progrès ; et cette chose sainte bonne et douce, le progrès , poussés à bout, hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche. C’étaient les sauvages, oui ; mais les sauvages de la civilisation.» « Ils proclamaient avec furie le droit ; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit. » IV, 1, 5 Les Misérables

Et voilà de quoi réfléchir. « « Ni despotisme, ni terrorisme. Nous voulons le progrès en pente douce. Dieu y pourvoit. L’adoucissement des pentes, c’est là toute la politique de Dieu. »

Tout est dit.

Revenons quand même à cette  pléiade éblouissante d’acteurs, à leurs  prestations exceptionnelles car on savoure encore bien après le spectacle, l’amour maternel désespéré de Fantine,  le charme angélique et innocent  de sa fille Cosette, la séduction intense et l’agilité nerveuse de la provocante ingénue Eponine et surtout  la façon inoubliable dont tous les comédiens ont fait chanter la magnifique langue française de l’écrivain Victor Hugo sur cette terre chargée d'histoire.

 

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http://www.tvcom.be/index.php/info/news/6947

La distribution

PASCAL RACAN (Jean Valjean)
LAURENT BONNET (Javert)
JEAN-LOUIS LECLERCQ (Thénardier)
JACQUELINE NICOLAS (La Thénardier)
STÉPHANIE VAN VYVE (Fantine & Cosette)
VALENTINE JONGEN (Cosette enfant)
CLÉMENT MANUEL (Marius)
JÉRÉMIE PETRUS (Gavroche)
STEPHEN SHANK (Mgr Myriel)
FRANÇOISE ORIANE (Mme Magloire)
JEAN-FRANÇOIS ROSSION (Enjolras)
DENIS CARPENTIER (Grantaire)
PETER NINANE (Laigle)

http://www.deldiffusion.be/prochaines_productions/prochaines_productions.asp

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Lettre ouverte à l'ami absent

 

Sans ta tendresse, je chemine.

En méditant, je me souviens.

Parfois la réalité mine

Ma certitude d’être bien.

 

Certainement, ma foi persiste,

Je loue la chance que j’ai eue

Et celle du présent: j’existe!

Cependant, je ne chante plus.

 

Quand, non pas la mélancolie,

Mais l'apathie me tient maussade,

Le fait d’écrire me délie,

Je te compose une ballade.

 

Tu m’as dit ceux de mes poèmes,

Les plus aimés, souvent relus.

Structures nouvelles d'un thème:

Ma fidélité rien de plus.

 

Cette lettre que je t’adresse,

Sera lue par qui le voudra.

Ceux auxquels elle parviendra,

Seront imprégnés de tendresse.

 

16 septembre 2011

 

 

 

 

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S’aiguiser l’esprit

S’aiguiser l’esprit

 

Comme le rémouleur

Aiguise ses couteaux

En affutant la lame,

J’aiguise avec flamme

Mon esprit renouveau

Pour mon plus grand bonheur.

 

Ses outils métalliques

Maniés avec passion

Sur les lames éraflées

Animent sa volonté

De faire restauration

Des couteaux en musique.

 

Les livres que je dévore

Depuis que je sais lire

Nourrissent mon esprit,

Raffinent ce que je vis.

J’ai envie de vous dire

Qu’ils sont mon doux mentor.

 

La lame subit la lime

Qui fait son va-et-vient

En vue de l’affiner

Et de la faire briller

Doucement, l’air de rien,

Pour lui donner bonne mine.

 

Mes yeux déchiffrent les mots.

Mon esprit leur donne sens

Dessinant leur image

Et, dans ce doux sillage,

Ce que mon cœur ressent

C’est l’émotion du lot.

 

Deneyer Viviane 30/08/2011

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Des mots à dire

Des mots à dire

 

J’ai des choses à dire.

Cela fait des années

Que j’avale ces mots

Qui me glacent et me peinent.

 

Je les empêche de naître,

D’étinceler au grand jour

De peur de déplaire

Ou de blesser autrui.

 

Ils en ont assez

D’être toujours refoulés,

Ne souhaitent plus

Être ainsi enfermés.

 

Ils se manifestent

En me brûlant la gorge,

S’attaquent aux parois,

Barreaux de mon gosier.

 

Ils veulent être libres

De danser, de valser

Et d’éclabousser

Tous ceux qui les méritent.

 

Pourquoi ai-je choisi

D’être une fille trop sage

Dans un corps qui souffre

De ces mots, maux à dire ?

 

Les autres ne se privent pas

De parler dans mon dos,

Craignent ce qui m’habite,

Vérités à entendre.

 

Alors ils ont peur,

Inventent des scenarii,

Sèment une zizanie

Qui atteint mes oreilles.

 

Ils discutent entre eux

De ma lave qui bout

Tout en ayant peur

Que mon volcan s’éveille

 

Et ouvre la porte

De ces mots prisonniers

Que je préfère taire

Au point de me blesser.

 

Ma gorge brûlante

Vient de se soulager.

Je sens qu’elle enfante

Une femme libérée.

Deneyer Viviane 14/09/2011

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Bonheur fragile

 

Il est des îlots de bonheur,

Où le hasard peut nous conduire

Vite, on s’y laisse séduire,

C’est l’exaltation du bonheur.

 

Où le hasard peut nous conduire,

Par chance, en un heureux ailleurs.

C’est l’exaltation du bonheur,

L’oubli des craintes pouvant nuire.

 

Par chance, en un splendide ailleurs,

Où les espoirs peuvent reluire,

L’oubli des craintes, pouvant nuire,

L’instant nous offre le meilleur.

 

Où les espoirs peuvent reluire,

Dans un cadre certes enchanteur,

L’instant nous offre le meilleur,

Distrait de ce qui va détruire.

 

16 septembre 2011

 

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CITATION D'IsA

En période de préparations de gelées et confitures d'automne.

"La vie s'écoule comme une gelée de fruits épicés, parfois douce-amère, parfois sucrée-salée,12272757097?profile=original il faut savoir l'aimer pour en retirer l'essentiel : la simplicité".

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Le rêve



 

Ces rêves que l’on pense fous,

Provoquent des rires sous cape

Ou des sourires d’indulgence.

                                Or rarement  bien sûr, les effets remarquables,

Que la félicité et la gloire accompagnent.

 

Zola nous fit vivre le rêve

D’une fervente jeune fille.

Ce que je voudrais, disait-elle,

Ce serait d’épouser un prince.

Je l’attends, il viendra. Le miracle survint.

 

Eperdument épris de la belle ingénue,

Le fils d’un prince de l’église,

Obtint le droit de l’épouser,

In extremis, elle mourait.

Elle ressuscita soudain.

 

Comme tout n’est que rêve, aux portes de l’église,

Au sommet du bonheur, la petite princesse

S’échappa de son rêve et s’envola ailleurs.

 

19/9/2002

 

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Requiem

 

 

Un tas de plumes duveteuses ,

ailes d’ange brisées.

Un habit de gala, pourtant déchiqueté,

et petit à petit, de la chair apparaît.

Miracle de la vie, devenu chose dérisoire,

tronçon rosé bombé.

 

Le cannibale, irresponsable,

sans doute sans mémoire et sans aucun remords,

servira, à sa table,

l’énergie retombée de ce bel oiseau mort.

 

Mais dans les bois touffus, colorés de l’automne,

le vent qui secoue et qui sème,

sifflera,dans la nuit, un vibrant requiem.

 

                                                                             25/10/1997

 

 

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administrateur théâtres

Imagine Paradise (part 4) (Klara festival) 14/9/ 2011 EROICA

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CHRISTOPHE ROUSSET Conductor
LES TALENS LYRIQUES
Jeremy Ovenden tenore

Au programme: Pierre Gaveaux & Joseph Haydn (en première partie)  

Ludwig van Beethoven - Symphonie n°3 en mi bémol majeur, op. 55 Eroica
(Quatre mouvements: Allegro con brio, Funebre de Marcia : Adagio assai, Scherzo: Allegro vivace
Finale: Allegro molto )

 

C’est définitivement la seconde partie du programme que nous avons préférée. « Spécialiste de la musique baroque, puis classique, et, depuis quelques années, du début du Romantisme, Christophe Rousset est un chef visionnaire, fin et profond. A la tête des Talens Lyriques, il dirige Beethoven pour la première fois. » Il dirige à mains nues. On sent tout de suite une agilité extrême dans les gestes, une passion, une fougue qui fera éclater comme du tonnerre les deux accords brefs en mi bémol majeur qui  introduisent l'œuvre, de façon théâtrale. Critique de musique, J.W.N. Sullivan décrit le premier mouvement comme une expression du courage de Beethoven confrontant sa surdité, le deuxième, lent et funeste, représente son immense désespoir, le troisième, le scherzo, comme une « indomptable révolte d’énergie créative » et le quatrième mouvement comme une effusion exubérante de la même énergie.

 

 Le premier thème, exposé par les violoncelles dans la nuance piano est repris avec magnificence un nombre  incalculable de fois, comme si patiemment le compositeur s’amusait à élever la  flèche ajourée d’une cathédrale, les arcs-boutants et les ogives des nefs latérales tout à la fois. A la fin il y a un éparpillement d’éclats lumineux des violons, puis un crescendo de luminosité, souligné par l’entrée dramatique des cors anglais.  La percussionniste veille. Elle est tout devant à gauche, chose rare. La blonde Aline Potin, au nom de tintamarre et au physique élancé et gracieux décoche sans frémir ses coups de maillets avec des mains de fée.

 

Le deuxième mouvement commence dans les couleurs sombres des violoncelles, il y a la voix presque humaine de la clarinette, le rythme se fait héroïque, la clarinette ricochette. Il y a de dramatiques accords des vents. Trois accords répétés des contrebasses et le rythme se métamorphose en marche ample. C’est le vent lui-même qui s’empare des cordes et les flûtes exultent. Les gestes de la percussionniste soulignent  l’ensemble comme si elle dirigeait un ballet gracieux. Etonnant. Après une rupture en douceur, on glisse dans la nostalgie. Il y aura le tic-tac des altos, et des diminuendos qui vous mènent au cœur de la confidence. Une musique que presque personne n’a pu s’empêcher d’applaudir entre les mouvements. Hommage au chef d’orchestre.

 

La légèreté et la souplesse sont au rendez-vous dans le scherzo. Les cors donnent le ton et entraînent les violons suivis des hautbois et le thème puissant a été rattrapé au vol. Les cuivres sonnent la fanfare et le trio de cors s'enflamme. Où sont les chevaux? Assiste-t-on aux soirs de batailles gagnées, à la joie et les libations des guerriers victorieux, au bonheur des idées de liberté répandues par-delà les frontières ? La joie (masculine) est palpable. L’accord final sera leste et joyeux. Et toujours, aux côté de la brillante trompette, la percussionniste… aux maillets de fée.

 

Dernier mouvement : l’ouverture se fait sur un parade précipitée des violons suivie d’un arrêt brusque pour laisser libre cours aux variations.  Des pizzicati scintillants entrecoupés de respirations vivantes, mettent en lumière les belles sonorités de l’orchestre, les notes tenues, si harmonieuses. La princesse des cymbales observe tout cela le sourire aux lèvres,  avec un métronome dans sa chevelure qui ponctue la mélodie. La quatrième variation tourne à la fugue. On est surpris par un point culminant de dissonance mais d’autres variations arrivent comme des vagues toujours plus surprenantes. Il faut se laisser porter par l’amplitude chantante et se préparer à applaudir à tout rompre.

 

 

 

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http://www.bozar.be/activity.php?id=11038&selectiondate=2011-9-14

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http://www.klarafestival.be/nl/node/1316

 

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C'est Flo qui mène la danse

Juste pour illustrer ma dernière Flo, ce texte qui lui colle à la chair. Texte écrit par un admirateur de cette Flo.

 

Cela dit  un texte qui illustre une peinture , quelle audace..!

 

Maïeutique :

 

Tantôt Vénus callipyge, Eve à la pomme, ou tout simplement muse, Flo demeure une figure incontournable du travail d’Alain Gegout. Habillée de nudité, drapée de soleil,  ou voilée par la pluie elle est intégrée dans un microcosme particulier et éminemment pictural. Digne représentante d’une peinture sans concept, rivée sur le spectateur et son émotionnel Flo dégaine parfois un regard mitrailleur, introspectif mais n’en apparaît pas moins sensuelle. La séduction semble ainsi s’opérer par le regard, non sans rappeler la Nadja de Breton, qui " va  la tête haute." Flo semble elle aussi flottante, presque amphibie, le peintre le dit lui-même « j’aurais dû appeler ma muse Nadja ». Flo serait même métissage de femmes, de féminités, de fragrances.

 

flo mains devant les yeux

Flo , des mains devant ses yeux 50x50 gegout©adagp2011

 

Elle semble connue du peintre, appréciée de l’amateur d’art elle est pourtant mystérieuse parfois mondaine, d’autres jours gouailleuse. Mais qui est donc cette Flo ? Elle marche captive dans une masse de pigments ; libre sur un fond coloré ou noir : elle naît,  puis meurt, et réapparaît parfois plusieurs années après sur une toile vieillie et retravaillée. On pourrait même penser que tel un marionnettiste fou, Gegout domine et anime cette muse comme on le ferait d’un jouet…..mais je pense qu’il n’en est rien : c’est Flo qui mène la danse. Dans la vivacité d’un Flamenco, la rythmique d’un Tango ou la torpeur d’une danse macabre, Flo existe à part entière et mène le bal des pinceaux. Peindre Flo semble  apparaître, pour Alain Gegout comme une façon de frôler l’amour : on imagine le peintre à la terrasse d’un café discuter avec cette belle inconnue dont il connaît seulement le  prénom, Flo se résume en trois lettres, mais demeure insaisissable et pleine de magie, même le peintre ne saurait l’apprivoiser. Est-ce un surnom ? Un nom d’amour ? Un  sobriquet donné à une vieille amie ? Le mystère demeure. 

 

Elle arbore quelques fois  un visage muet, flou mais reste pourtant présente dans toute la force de sa carnation, elle ne fait qu’un avec celui qui la regarde. Parfois elle devient même fantomatique, obsédante, enivrante : Flo campe peut-être même l’ivresse. Elle n’est jamais insipide, ni obséquieuse bien au contraire c’est une maîtresse difficile, et parfois amère comme le peut–être un verre de vin bouchonné. Flo est une amante qui se mérite, elle incarne la féminité et ses dangers, elle est l’archétype d’une femme libre et intelligente peut-être  même castratrice. Pourtant, parfois le regard entravé d’un foulard, ou d’une capeline trop grande elle frôle l’androgynie et touche alors au masculin. Flo est donc ici et ailleurs, homme et femme, amie et amante : elle est une figure de la défiguration certainement .… Son ombre pèse sur la toile, s’envole puis fond comme la cire d’un cierge dans une chapelle, et coule, coule comme une simple goutte de vin, comme une goutte de sang indélébile : preuve que nous restons tous périssables. Mais qui est donc cette Flo ? 

 

Septembre 2011 

Amaury Pontvianne

Alors, on le valide ce texte ..!

 

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L'actualité du Réseau Art Nouveau

Des nouvelles du Réseau Art Nouveau

Bernasconi - Détail - tuiles papillon

Réseau Art Nouveau Network
Lab historique 3: «La nature, la créativité et de production au moment de l'Art nouveau" à la Lombardie à Milan Palazzo - 19 Novembre 2011

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Appel à communications jusqu'au 30 Septembre ème !

Couvrent Dépliant

Réseau Art Nouveau Network

Le nouveau dépliant du Réseau introduisant ses villes est déjà disponible en 6 versions PDF:

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Femmes tapis tissées à la main

EXPOSITION À BUDAPEST

Les femmes, tissées à la main Tapis, de l'Industrie à la MaisonMusée d'Ethnologie - du 24 Juin to 26 août 2012

 

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Kirchgaessner & Kraft, Pforzheim. Gürtelschließe euh 1903-1905 Hessisches Landesmuseum de Darmstadt

EXPOSITION A DARMSTADT

L'éclat d'une époque - Bijoux Art Nouveau de l'Europe, à laMathildenhöhe - du 21 août au 11 Décembre 2011

 

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© Barbara Van der Wee - Studio d'Architecture et de la Conservation

Exposition à Bruxelles

De restauration du Musée Horta à la mairie de Saint-Gilles à Bruxelles 9-23 Septembre 2011

Poste r

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Jacques Gruber - coloquintes

EXPOSITION A NANCY

Jacques Gruber et l'Art nouveau. Un chemin de décoration, à l'Ensemble Poirel - du 16 Septembre 2011 au 22 Janvier 2012

Dossier de presse - Catalogue capot avant

Lire plus sur les activités de l'exposition, de conférences et autres

Jacques Gruber - Vitrail

EXPOSITION A NANCY

La Veranda de La Salle par Jacques Gruber à l'Agence CIC - 16 Septembre to 30 Octobre 2011

 

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Self-Portrait d'Egon Schiele. Source: <a href=

Exposition à Vienne

La mélancolie et la provocation. Le Egon Schiele-projet à l'Leopold Museum - du 23 Septembre 2011 au 30 Janvier 2012

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Photo: Albert Schmidt - Teerkocher

EXPOSITION à Alesund

Bâtiment pour une nouvelle vie à la Jugendstilsenteret - 24 Septembre to 31 May 2012

 

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Toulouse-Lautrec - Jane Avril

EXPOSITION EN GLASGOW

L'art de l'affiche à la Galerie Hunterian - 8 Octobre 2011 au 8 Janvier 2012

 

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Gustav Klimt - Le baiser

Exposition à Vienne

Gustav Klimt - Josef Hoffmann. Pionniers du modernisme aumusée du Belvédère - du 25 Octobre 2011 au 4 Mars 2012

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Horta - Un monde perdu - Affiche

Exposition à Bruxelles

Victor Horta, un monde perdu à la Maison Autrique - du 8 Avril au 31 Décembre 2011

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Couvrent programme Événement à Bruxelles

Biennale d'Art Nouveau - 8-30 Octobre 2011

 

Programme

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Rik Wouters (1882-1916), Le flutiste (1914). Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. Événement à Bruxelles

Bruxelles en tant que la convergence des arts (1880-1914) - 24 au 26 Novembre 2011

Programme (en français et en néerlandais)

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Victor Horta Symposium organisé à Bruxelles
Victor Horta revisité au Centre belge de la Bande Dessinée 
3 Décembre 2011

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Atelier-maison de Georges Lemmers, Gabriel Charle, 1904. Photo: Centre Urbain-Jérôme Bertrand PUBLICATION
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Traversée de vent

 

 

Que sait-on vraiment du désert au bout du regard
à l’heure où la vitre s’habille d’un visage


Du livre posé au milieu de nulle-part


En face il y a la fenêtre
et du ciel
des gens venus habiter l’esprit
à la recherche d’une odeur
d’un indice

trace fugitive


Sous les paupières closes
zest de matière
les yeux n’ont pas fini de creuser la nuit
 



 

Où vas-tu ainsi
alors que les chemins invisibles se replient
mémoire pleine de ressac


Paupières closes
il y a le large
les rêves enfouis dans les draps de la mer
sous le ciel dépouillé


Je me présente nue



 

 

B - 14-09-2011

 



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