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Les "Souvenirs d'égotisme" de Stendhal

12272784254?profile=originalLes "Souvenirs d'égotisme sont des récits autobiographiques de Stendhal, pseudonyme d'Henri Beyle (1783-1842), publiés à Paris chez Charpentier en 1892.

 

Stendhal, qui s'ennuie à Civita-Vecchia, décide en 1832 de raconter la période de sa vie qui s'étend de juin 1821 (retour de Milan) à novembre 1830 (nomination comme consul à Civita-Vecchia). Pendant ces neuf ans, il a vécu à Paris en effectuant de fréquents voyages en Italie, deux séjours en Angleterre (1821 et 1826) et un voyage dans le midi de la France (1829). Après avoir écrit d'affilée, du 20 juin au 4 juillet 1832, un récit qui mène aux alentours de 1823, Stendhal s'interrompt.

 

Qui suis-je? Mon désespoir quand je pris congé de Métilde en 1821 (voir De l'amour). La laideur de Paris insultait ma douleur (I). Le baron de Lussinge (de son vrai nom: Adolphe de Mareste), compagnon de ma vie de 1821 à 1831 (II). "Fiasco" à l'occasion d'une "partie de filles" (III). L'idéologue Destutt de Tracy, "l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits". Début d'estime pour Paris en 1830 (IV). Ma vie dans les salons; M. de La Fayette, "poli comme un roi", mais sans "idée littéraire", Charles de Rémusat etc. Je choquai la bonne société par l'outrance de mes opinions (V). "Je n'ai aimé avec passion en ma vie que: Cimarosa, Mozart et Shakespeare". "Errico Beyle, milanese": "A Milan, en 1820, j'avais envie de mettre cela sur ma tombe." Séjour à Londres en 1821 (VI). Quelques traits de mon caractère: comment je peux passer de la passion sincère au froid machiavélisme. Amour de l'opéra italien (VII). On me prenait pour un "exagéré sentimental". Quelques portraits (VIII). Maisonnette [Joseph Lingay]; son amour pour "le mot de Roi", ses qualités. Le comte Gazul [Mérimée], "meilleur de mes amis actuels". Le salon du docteur Edwards. La bêtise des Bourbons (IX). Correction des épreuves de De l'amour. Folle envie de retourner à Milan (X). Le célèbre Laclos (XI). Société de M. de l'Étang [le critique d'art Étienne-Jean Delécluze]. "Je n'ai jamais rien rencontré, je ne dirai pas de supérieur, mais même de comparable" (XII).

 

Pour Stendhal, l'égotisme (néologisme emprunté à l'anglais) signifie tantôt l'"impudeur de parler de soi continuellement", tantôt une manière de se protéger du vulgaire et d'approfondir la connaissance de son moi. Les deux acceptions du terme alternent ici, et parfois coexistent. Suscitant chez l'autobiographe scrupules et repentirs, l'égotisme donne sa couleur, mais aussi son rythme au récit, troublé de questions et toujours sur le point d'être suspendu. Le "Qui suis-je?" formulé d'emblée et qui revient à intervalles irréguliers au fil de la rédaction se double d'une interrogation sur l'oeuvre elle-même. Si Stendhal interrompt son récit vers l'année 1823, les sept années suivantes ne sont pas totalement absentes des Souvenirs, mais elles sont mentionnées allusivement, au bénéfice de la récapitulation. Pour la première fois, Stendhal dit non seulement "je suis", mais "j'ai été", note Jean Prévost dans la Création chez Stendhal. Au total, l'oeuvre apparaît fort cahotique. Deux semaines à peine pour rédiger deux cent soixante-dix feuillets (cent pages environ dans les éditions courantes): c'était peu pour effacer les traces d'hésitation, les directions avortées de la narration. Plus que tout autre ouvrage, les Souvenirs d'égotisme persuaderont les détracteurs de Stendhal que, décidément, il écrit "mal". La liberté d'allure, les traits de sincérité crûment exprimés font au contraire le prix de son style aux yeux des "beylistes". Du reste, dans ses romans aussi le narrateur va de l'avant, prenant le lecteur à témoin de ses incertitudes et de ses dérapages.

 

On s'étonnera qu'après avoir idéalisé l'Italie, notamment dans Rome, Naples et Florence et De l'amour, Stendhal, résidant à nouveau dans sa patrie d'élection, se penche avec complaisance sur neuf années de vie parisienne. C'est qu'à Civita-Vecchia, il a dû s'avouer que dans la société d'une petite ville, les Italiens ne ressemblaient que de loin à l'image qu'il s'en était formée. Au demeurant, rêver de l'Italie, c'est d'abord pour lui rêver de Milan. Il peut bien dire qu'il ne fut qu'après la révolution de juillet 1830 sensible à l'esprit des Parisiens, à qui il continuera de reprocher leur affectation, les portraits pris ici sur le vif dans la bonne société de la Restauration sont empreints de sympathie, voire de nostalgie.

 

Commencé au lendemain de la rupture avec Métilde, le récit s'interrompt au début de la liaison avec Clémentine Curial, qui s'achèvera douloureusement en 1826. Ainsi s'encadre-t-il entre les deux plus grands chagrins qu'ait connus Stendhal ("Clémentine est celle qui m'a causé la plus grande douleur en me quittant. Mais cette douleur est-elle comparable à celle occasionnée par Métilde qui ne voulait pas me dire qu'elle m'aimait?", Vie de Henry Brulard, chap. 2). On rapprochera cet aveu de celui qui s'inscrit au premier chapitre de Souvenirs d'égotisme: "Je craignais de déflorer les moments heureux que j'ai rencontrés, en les décrivant, en les anatomisant. Or, c'est ce que je ne ferai point, je sauterai le bonheur." Les Souvenirs ont, aussi bien, sauté le malheur. Ils racontent une période où, mal guéri de sa passion pour Métilde, Stendhal trouve dans les douceurs de l'amitié et les divertissements du monde de médiocres consolations. Mais cherche-t-il dans une maison de passe un succédané de l'amour, le plaisir même se dérobe à ses voeux.

 

Ces Souvenirs étaient destinés à être lus par des "âmes" que Stendhal aimait, comme Mme Roland ou Gros, le géomètre. Ils seront publiés pour la première fois par les soins de Casimir Stryienski en 1892.

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Chat de gouttière !

Un chat noir à Paris

sur la toiture grise, toute luisante de pluie,

avec agilité et grâce se déplace,

endiablé.

 

En zinc, en tuiles argentées,

c’est là  l’ample terrasse,

son étincelant versant,

où cabriole sans mal, avec brio

 le chat noir,

à tout bout de champs !

 

Toiture, terrain d’aventures,

ensoleillée ou sombre ;

les nuages, les étoiles et les

neiges éphémères y tombent,

égayent mes aubes, mes crépuscules,

lorsque depuis ma fenêtre je guette

avec intensité la ville, son éveil ;

m’initiant en douceur, seule,

à sa frénésie muette ;

close est la fenêtre double-vitrée !

 

C’est ainsi chaque jour,

au sortir du sommeil !

 

Où et quand, sans vous,  trouverais-je le bonheur,

la chaleur, cette légèreté qui touche,

ce bouche-à-bouche farouche de l’instant

et de l’heure, l’éternité enfin ?

 

Je donne ma langue au chat !

 

 

 

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A Eve Pélerins, Élemental

Oh là !

Frères Humains,

ouvrez vos cœurs

faites y attention !

Prenez respect de Mère Nature

ne lui pratiquez plus de blessure !

Dans ses écorces et sa chair,

ses monts.

ses mers, ses rivières,

Faites y attention !

Car ses Esprits  bienfaiteurs

sinon, se changeront

en démons vengeurs ,

tel ce géant furibond,

ce furieux Élémental

surgi de notre bas astral,

égrégore destructeur

formé de nos  bas fonds.

Quel orage de feu, il souffle !

quelle lave en fusion

va rugir de sa bouche ?

Quelle malédiction ?

Ô frères humains,

vivez ensemble simples et sereins.

Ne réveillez pas la colère .

du peuple des Élémentaires,

de tous les enfants de Mère Terre !

De tous ses zélés serviteurs

aux innombrables invisibles mains,

qui sont maltraités sans fin

prenez bien soin.

Prodiguez leur  la douceur,

le Merci, les soins, la prière

car Le Fils Unique en Mère Terre

s'est sacrifié et uni sans fin

pour l'amour du genre humain.

Rébecca Terniak - 30 janviers 2012

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sorties Chloe des Lys depuis septembre 2010

Les Editions Chloe des Lys annoncent de nombreuses sorties de livres ici:

http://cdl.skynetblogs.be/

(liste depuis septembre 2010)

Un éditeur belge des plus actifs

Lucy Bregore : Une vie à fleur de peau
S. Alvarado : Z'auriez pas vu mon macchabée ?
collectif : Quand tout bascule
Christel Marchal : En quête de sens
Einar Kleve : Garcisse
Laetitia Troisi : Rien ne va plus
Jessy Ketels : Bouteille à la mère
Marcel Baraffe : Histoires curieuses et édifiantes
Bertrand Saint Songe : La soudaineté des évènements
Gaëtan Faucer : Off
Hélène Oudot : Adolescence
Marisa Muzzoni : Le sourire d'un ange
Walter Macchi : La vieille
Bernard Godefroid : Le mariage d'Hercule Poivrot
Bertrand Van Autryve : Essaouira, mon amour
Josy Malet-Praud : Des éclats d'univers
Vincent Jooris : Les pirates décortiqués
Eva Surmont : Les années d'alors
Michaël Zoina : Derrière le silence
Nathalie Marcon : Maud et le pouvoir des fées
Hugo Lejeune : La croix et la bannière
Eloïse Eider : Prurit
Monique Huet : Photo de classe
Claire Line : Cadavre exquis
Nicolas Preston : Le dernier bastion
Sylvia Chamis : Le 11 Septembre à Uckange
JF Lacoste : Poussières de vie
Anne Renault : Suicide dans l'après-midi

Sorties novembre 2011
Le cri des encres - Jean-Yves Le Dorze
La méthadone m'a tué - Jean-Philippe Querton
24 heures d'une vie quotidienne - Philippe Tribes
Carnets de jungle - Pascal Floirac
Zapping pour le futur - Acryline Erin
Roma fui - Nicolas Carlier
Les vertiges de l'innocence - Barbara Y.Flamand
L'étoile magique - Philippe Desterbecq
De Noé à LL Victor - Louis Delville
Humeurs grises nouvelles noires - Micheline Boland
Les toilettes... - Nicolas Fleurot
Sauvetages - Nadine Groeneke
Paroles nues - Micheline Parmentier
La petite femme aux cigarettes - Florian Houdart
Amitié virtuelle - Elisa Romain
La jongleuse et les bouches à masque - Sélène Wolfgang
Contes bizarres 2 - Bob Boutique

Nouvelles sorties - Juin 2011
Christian Eychloma : Que le diable nous emporte T-2
Jean-Marc Bertet : L'aube rouge
Henri Beaudout : Devoir de Mémoire
Jean Louis Minot : Le rire des gargouilles
Laurent Dumortier : Onirique
Yannick Torlini : La métamort
Céline Gierts : Orages
Barbe Perrin : Une saison
Nathalie D. Druant : En attendant l'été
Nathalie D. Druant : Mon alphabet
Josette Lambreth : A la frontière
Adam Gray : Euphoriques et désespérées
Alain Diagre : Contes insolites pour personnes distinguées
Vincent Jooris : Chasse-Partie
Thierry Thirionet : Royal indigo
Mireille Pierson : En passant par Israël
Pierre Challenge : 7 milliards de fourmis
Robert Fontaine : La chaumette
Yaël vent des Hove : Jeux de pieds, jeux de curés
Roland Smout : Vue sur toile
Béatrice Bertieaux : Et toutes ...
Nathalie Marcon Maud et le pouvoir des fées

Jean Hamel Les moineaux d'Argelès
Jean-Marc Brogniez Immuables collapsus
Christian Eychloma Que le diable nous emporte - T1
Philippe Devoegelaer Balade pour un junkie
Marie Cormon Sur des chemins pavés d'intentions
Jacques E. Deschamps L'amour vêtu de ciel
Alain Magerotte La part d'ombre
Damien Tout est dans la conviction
Hermine Bokhorst Psy-Causes
Dominique Wauthy Aysegül, tu ris, tu pleures
Christine Brunet Nid de vipères
Frank Etienne Passager en transit
Romano Vlad Janulewicz Vue sur ténèbres
Georges Roland Le coup du Clerc François
Denis Emorine De ma fenêtre
Luc Harache Les anges
Léo Sani De la haine à l'amour
Philippe Meurisse Petit sentier
Elisabeth Mercatoris En mode Esc
Raymonde Malengreau La balançoire
Cyriaque Maixent Reconstruire le Congo Brazzaville


Myriam Fantin Fausse Compagnie
Dani Allin Mortel contrat
Micheline Boland Le magasin de contes
Ndanyuzwe Gaston Tenebrae-Mantax
Gauthier Hiernaux Le triangle sous le sable
Patricia Lhommais Clara debout dans un paysage
Jean-Philippe Querton Mortelle praline
Gérard Cavazza Les âmes pénélope
Jean-Louis Garitte Le temps d'y penser
Thierry Thirionet Rose des vents
Stéphane Ekelson Aimer à mûrir
Sonia Jarrige Sous ma peau, peut-être…
Laure Clément Si… Peut-être…
Thierry Saintot Schizo
Fanny Zucca Échéance fatale
Sabine Cala L'amour entre deux rives
Bruno Charrier J'ai minuit passé
Jacques Degeye Délivrance
Daniel Deyde Histoires en paroles
Laurent Thomas Arc et poésie
Laurence Amaury Escale en absurdie
Marie-Claire George l'ange gardien
Olivia Billington Elle, une autre


Emilie Decamp : Paradise
Paul Van Der Schueren : Tout ce que j'aurais dû savoir à 20 ans
Mounir Othman : Le désastre des astres
Claude Colson : Toi-nous
Louis Raoul : La robe passante
Frédérique Noël : Plus con tu meurs
Dani Allin : Le crépuscule des vieux
Barbe Perrin : L'homme debout
collectif Ecrire c'est,,,
Elisabeth Koumé Conversations équivoques
Raymonde Malengreau : La nuit des chiens
Sophie Vuilemin : C'est quoi ton stage ?
Benoît Frénay : Symbiose
Florian Houdart : Black-Out
Jean Sindera : -30°
Françoise Castera : Souvenirs
Hugues Draye : Chemin faisant 1
Hugues Draye : Chemin faisant 2
J. Lambreth : 5 Pages
Pull O' Tard : Les balades d'Alexandre
Henode : Terres mauves et terres brûlées
Lisa Di Sante : Quand j'étais moi
Marcel Baraffe Ultiméa
Minou : Et le vent.
Laurent Dumortier : Evolution
Alain Bustin : Albert ou la quête d'un marathonien
Laurent : Roman Parfum Lavande
Lunessences : Emotions, essences de vie Tome 2
Pierre Rive : Ville
Gérard Loiseau : Une histoire de famille
Candice Moulin : Coupable
Pascal Kwiatkowski : Le jongleur de mots
Laurent Dumortier : Changements
Jean-Philippe Querton : Les perdants
Régine Roquet : De temps en temps
Josy Malet-Praud : Un, deux, trois soleil !
Audrey Franco : La fille du gouverneur 2
Alain Magerotte : Crimes et boniments
Michaël Zoina : A la lisière des nébuleuses
Isabelle Moreau : La cité des invincibles
Eloi Le Hugean : Les espérances lunatiques
Dany Jamotte : Clair de Lune
Nathalie Marcon : Le château imaginaire
Ian Mac Nero : Le Justicier d'Hellemmes
Didier Fond : Grand-père va mourir
Fabien Dumont : Le Grand Hurlement
Fabien Dumont : La couronne de Pierre
Jean Vigne : Révélation
Willy Vinck : Albert !
Yves Oliver : Les landes endormies
Carine-Laure Desguin : Rue baraka

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HISTOIRE COURTE 14 (suite... et fin)

.......

Yvonne décroche le téléphone tout en déposant le vase remplis de roses rouges qu'elle s'apprêtait à disposer sur la table basse dans le salon de réception de cette belle maison de maître devenue haut lieu de la couture et fréquentée par les femmes les plus sophistiquées de la capitale!

-Rita bonjour! Je m'attendais à ton coup de fil! Alors cette soirée, à la hauteur de tes espérances?

-En fin d'après-midi? Pourquoi pas, j'ai rendez-vous pour une robe du soir à 14H et après ce ne sont que des essayages, Madame Brun pourra tout à fait s'en occuper.

-C'est gentil à toi... Oui j'apporterai des échantillons de toile tout à l'heure, je serai là sans doute un peu avant 5H, Parfait, moi aussi je m'en réjouis!

 

Après avoir réglé le taxi, en traversant le petit jardin qui mène à la maison de Rita, Yvonne une fois de plus est prise par le charme des lieux, le rosier jaune qui grimpe le long du garage est plein de boutons dont certains dajà éclosent et un doux parfum s'en dégage; sous le porche une lanterne ancienne, devant la porte un petit chien de bronze à la tête penchée. Yvonne s'apprête à sonner mais Rita déjà ouvre la porte, elle l'a entendue ouvrir la petite grille de fer forgé qui grince toujours un peu et que Horst ne se décide pas à huler.

 

-Entre Yvonne, je suis ravie de te voir, j'ai le coeur et les sens tellement pleins! J'ai envie de parler à quelqu'un qui sait écouter et pour cela ma très chère, tu n'as pas ton pareil! Donne moi donc ces échantillons, tu n'as pas oublié, c'est magnifique, nous verrons cela dans un moment. Assieds-toi donc, j'ai refait un feu de bois, je trouve qu'il fait froid pour la saison et Horst me fait une crise nerveuse si je rallume le chauffage fin mai! Comme il rentre dajà ce soir... J'ai laissé la table d'avant-hier soir, avec le candélabre d'Ingrid, pour que tu la voies, joli n'est-ce-pas?

 

-Superbe Rita, l'idée des pétales de rose roses et ces bougies du même ton, c'est tellement délicat,un homme comme André a-t-il apprécié?

 

Rire nerveux de Rita...

 

-Apprécié la table, je ne sais pas! Mais ma personne je peux dire que oui! Quelle nuit Yvonne! Il est finalement parti au petit matin, il devait être dans les 7H... Je me suis trainée jusqu'à mon lit où j'ai dormi jusqu'à passé midi... J'ai alors enfilé un training et je suis passée chez Ingrid lui déposer le somptueux bouquet de roses rouges qu'André m'avait fait livré et qui était un rien trop voyant pour le retour de Horst, je lui ai dit que c'était pour la remercier et que j'étais désolée, mais j'avais oublié le chandelier! Toute radoucie par l'impact du somptueux bouquet, elle m'a répondu que son mari viendrait le rechercher aujourd'hui en fin d'après-midi, tu vas probablement avoir le privilège de le rencontrer et j'avoue que je suis ravie de n'être pas seule lorsqu'il arrivera et Rita de raconter l'épisode de la gifle qu'elle a infligée à son beau-fils!

 

Puis, elle s'absente un moment, elle va faire du thé. Yvonne apprécie la douceur de cet instant et de cet intérieur raffiné, elle note la présence des petits fours en abondance sur la table ronde, et pourtant fatiguée, elle sourit et tend les mains vers la flamme de la cheminée.

Le thé servi, les petits fours présentés et bientôt dégustés, Rita raconte sans pudeur cette nuit passée en partie sur la peau de mouton, puis dans l'urgence sur la table de cuisine et sur les marches de l'escalier avant de revenir devant le feu de bois dont la flamme était bien la seule à s'être éteinte, puisqu'au petit matin, c'est contre la porte de rue qu'elle avait eu droit à un adieu dont le qualificatif ne pouvait être celui de tiède! Dieu quel homme et Rita d'ajouter, finalement j'étais contente qu'il parte, j'étais brisée... A ce propos, je ne dois pas oublier de te donner ma robe de mousseline noire, elle a eu un petit accident... la doublure est déchirée et la fermeture éclair coincée, j'espère que vous pourrez me l'arranger pour mardi prochain, Horst et moi allons à cette réception pour laquelle je l'avais initialement commandée...

 

-Yvonne acquiesce et examine la robe qui est aussi incroyablement froissée... Je vais d'abord découdre la doublure et lui passer un coup de vapeur avant de la donner à l'atelier pense-t-elle, et elle étouffe une envie de rire en imaginant la mimique de Madame Brun, si elle devait lui rendre la robe telle quelle! Yvonne se dit que sa vie est bien sage et qu'à 30 ans on a bien le temps, pour déraper il faut en avoir au moins 20 de plus!

Après avoir choisi une toile vert olive pour un tailleur d'été, Rita demande à Yvonne :

-Tu veux bien m'aider à remettre le guéridon dans la loggia et rendre au salon sa disposition habituelle? Horst débarque ce soir et je ne peux décemment demander ce service à Paul, après ce qui s'est passé!

 

Aussitôt demandé, aussitôt fait, la pièce reprend une allure plus classique et la peau de mouton enroulée trouve une place dans le placard du hall d'entrée. Les coussins de velours vieux-rose apportent à nouveau la note de confort délicat au petit canapé de cuir de buffle.

Elles en étaient là lorsque la sonnette retentit, c'est Paul sans doute dit Rita et elle demande à Yvonne d'aller ouvrir et de remettre le chandelier en l'excusant, prétextant d'une violente migraine... Yvonne accepte, mue par la curiosité et va ouvrir la porte le chandelier à la main. Elle se trouve face à un grand bonhomme qui lui semble déguisé dans un costume bleu sombre et une cravate trop voyante...

-Madame N. n'est pas là? interroge-t-il...

-Elle vous prie de l'excuser, je viens de lui donner un cachet, elle a une terrible migraine et elle m'a chargée de vous remettre ceci, dit Yvonne en lui tendant le candélabre, je m'apprêtais à partir ajoute-t-elle, j'attendais votre venue pour appeler un taxi.

 

-Ce ne sera pas nécessaire, je vais vous conduire, dit le grand homme timide en rougissant, je suis confus que vous m'ayez attendu, c'est donc la moindre des choses...

-C'est très aimable à vous, je vais prendre congé et je vous rejoins, enchaine Yvonne embarrassée, laissant Paul et le candélabre dans l'entrée...

 

Rita s'est assise sur le canapé, face au feu, elle sourit à Yvonne, elle a entendu elle chochote...

-Alors, il te reconduit, tu m'expliqueras? Merci pour tout et à lundi...

 

Yvonne et ses échantillons de toile rejoignent Paul qui sagement attend sur le pas de la porte.

La grille du jardin grince à nouveau et le confort d'une BMW accueille une jeune femme fatiguée mais toujours souriante et qui remercie une nouvelle fois en donnant son adresse.

 

Rita interroge son poignet, 7H30 déjà! Horst ne saurait tarder! Heureusement le couvert était dressé déjà, dans la petite salle à manger. Nappe fleurie et vaisselle blanche, simple mais peaufiné, comme à l'accoutumée!

 

Je vais enduire quelques blinis avec la fin du caviar... Il me semble couler de source que les restes de mes agapes amoureuses nourrissent leur commanditaire! Ironise Rita intérieurement!

 

Dans le four à chaleur douce le coq au vin réchauffe. C'est toujours meilleur réchauffé, pense-t-elle, juste le contraire de l'amour...

 

Un sourire à la fois triste et ironique sur les lèvres, nostalgique de son trop bref congé, Rita se lève afin de remplir au mieux son rôle si bien huilé d'épouse pleine de classe dont la table est depuis longtemps fort réputée parmi la haute bourgeoisie de la ville en compagnie de qui elle a coutume malgré ses multiples efforts, de désespérément s'ennuyer...

J.G.

 

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L’aide-ménagère a fini son travail,

La cuve du WC est brune de honte,

Des mois qui s’écoulent sur son télétravail,

Flâné face au poste près du poêle en fonte.

 

Rester dans son foyer, ce rêve s’effleure,

Comme une caresse de bonne conscience,       

Des professionnelles qui ne soient pas leurre,

Mais parfois, quels tracas, preste déficience.  

 

L‘araignée a fêté le mois de sa toile,

Que ne dérange pas le balai inconnu,

Relégué dans un coin proche de son voile,

Pour fixer la télé sur un air bien connu.

 

Les miroirs se graissent de vapeurs et des doigts,

Passés par l’oisive pour feindre d’astiquer,

Tandis que les vitres jouent aux rince-doigts,

Sous la pluie et le vent qu’il suffit de racler.

 

Les centres des pièces cachés aux coins noircis,

Paraissent reluire grâce à l’époussette,

Qui confie aux fentes des planchers endurcis, 

Les poussières grises de la ramassette.

 

Pas un seul contrôle des services sociaux,

Les bagues s’éclipsent, les objets se cassent,

Dans le grand havresac, dans des casiers spéciaux,

Prévus pour accueillir tout ce qui s’amassent.

 

Les vieux pleurent dedans les larmes de leurs corps,

Assis dans le fauteuil témoin de leurs tourments,

La faiblesse abdique face à ce garde-corps,

Exploiteur méconnu de ses chefs éminents.  Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES   

 

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T R I O M P H A N T E

 

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Superbe et haut perchée

Sur ses talons pointus

De cuir et de vertu

Tout entière harnachée

 

 

Crinière panachée

Et - plutôt bien foutus -

Ses petits seins têtus

Sous la robe lâchée

 

 

Elle dandine leste

Les rondeurs de son cul

Qu'elle veut ambigu

 

 

Et impose d'un geste

A mon coeur sous ma veste

L'âcre loi des vaincus

 

 

("Poussière d'âme", éditions Chloé des Lys, 2009)

 

 

 

 

 

 

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administrateur théâtres

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"J’ai quinze ans et demi, il n’y a pas de saisons dans ce pays-là, nous sommes dans une saison unique, chaude, monotone, nous sommes dans la longue zone chaude de la terre, pas de printemps, pas de renouveau."

 [...]

Ce texte marquant et inoubliable de Marguerite Duras est un  défi  de taille pour la jeune Sarah Fiorido, seule en scène au théâtre du Grand Midi.

« Très vite dans ma vie, il a été trop tard ! » L’Indochine des années 30. Elle est blanche, elle a quinze ans, des nattes sages, une robe sac en soie grège cerclée d’une ceinture, des yeux  de braise, un visage de madone et acceptera avec un certain  goût de la perversité,  la cigarette anglaise d’un chinois de deux fois son âge et  qui roule en limousine noire. La perversité, seule arme sans doute contre la douleur ?  Derrière la trame de cet amour précoce, déterminant et inachevé à jamais,  Marguerite Duras évoque en filigrane une douleur pour l’éternité. Cette douleur plonge ses racines dans  la violence et les souffrances liées à  son histoire familiale. L’absence de père, les déboires économiques de la famille, la  brutalité, la violence  du frère aîné qui vole la mère et les domestiques et  se complait dans les fumeries d’opium.  Ajoutez l’amour qu’elle voue à sa mère  mais aussi l’insuffisance de celle-ci, l'adoration pour le petit frère et la douleur de sa perte. « Comment ai-je pu aller jusqu’au bout de l’interdit de ma mère ?» se demande-t-elle. Seule l’écriture sera libératoire.

 

12272781085?profile=original 

L’amant, dont la servilité est l'argent de son père, est incapable d’imposer son histoire d’amour. Son père, profondément raciste, misogyne peut-être, est une   figure  tutélaire omnipotente. « Pas de mariage possible avec la petite prostituée (... tuée) blanche du poste de Sadec.» Sadec-la-sadique.

La comédienne au visage très mobile virevolte avec art dans la  narration éclatée en  «je» et «il» et «elle» et se retrouve avec grande maîtrise dans ce labyrinthe de points de vue. Sur quelques mètres carrés, dans un décor peu élaboré, elle suggère, transporte en Indochine, crée des images, vit une passion dans tous les sens du terme, raconte avec beaucoup de pudeur la découverte du plaisir physique et ses ébats aux heures de lycée. L’interprétation de la comédienne est juste, bien que légèrement dérangeante. La jeune amante est  froide, résolue à quitter celui qui, entravé par le pouvoir paternel, souffre en l’aimant comme il n’a jamais aimé. Elle est résignée et ne veut rien laisser paraître. Fière aussi de ne pas montrer ses larmes qui coulent, intarissables, sur le paquebot qui l’emporte vers l’Europe. Regards de la comédienne et texte sont bouleversants. « Elle retrouve seulement maintenant l’amour perdu comme de l’eau dans le sable et qu’elle n’aurait pas vu,» grâce à une valse de Chopin qui se répand dans le paquebot.

 

http://www.xltheatredugrandmidi.be/

 

Jusqu'au 4 février 2012

Sur les traces de Marguerite: http://belleindochine.free.fr/DurasAmant.htm

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administrateur théâtres

Concert d’hiver BRUSSELS PHILHARMONIC ORCHESTRA (BPHO) au Conservatoire Royal de Bruxelles, le 28 janvier 2012

 

Finlandia, Op 26 de SIBELIUS, Concerto pour piano Op 16 de GRIEG,

Musique de table de ROSENTHAL - Danse macabre de SAINT - SAËNS, España de

CHABRIER

en soliste : Eliane REYES – piano.

Direction : Roger BAUSIER, Directeur musical et chef permanent du BPHO & Professeur honoraire au Conservatoire Royal de Bruxelles

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Eliane Reyes : une compatriote bouleversante a joué hier soir le magnifique concerto pour piano en la mineur de Grieg Op, 16 au Conservatoire de Bruxelles faisant salle comble. Née à Verviers en 1977, Eliane Reyes commence le piano avec sa mère et donne son premier récital à 5 ans à l’issue duquel elle reçoit une distinction des mains de Jörg Demus.

Ses études l’ont menée à la fréquentation régulière de grands maîtres qui l’ont prise sous leur aile depuis l’âge de dix ans où elle rencontre Gyorgy Cziffra, jusqu’à Vladimir Ashkenazy à l’âge de 20 ans, en passant par Martha Argerich, Michel Béroff, Brigitte Engerer, Hans Leygraf, Jacques Rouvier, Jean-Claude Vanden Eynden et Alan Weiss.

Pendant cette période où elle a également le privilège de jouer aux masterclasses de Paul Badura-Skoda, Abdel-Rahman El Bacha, Murray Perahia et Gyorgy Sebök, elle suivra un cursus au sein des institutions européennes parmi les plus prestigieuses – Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (3e cycle), Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, la « Chapelle Musicale Reine Elisabeth » ,Hochschule der Künste de Berlin et Mozarteum de Salzbourg, dont elle sortira avec les plus hautes récompenses.

« Rising Star » en 2010-2011, elle vient d’achever avec Lorenzo Gatto, l’autre « Rising Star », une tournée européenne très remarquée. Eliane Reyes vient d’enregistrer, chez Naxos, en première mondiale, les 24 Intermezzi d’Alexandre Tansman, compositeur polonais peu connu, grand ami de Stravinsky, de la reine Elisabeth de Belgique et membre de l’Académie royale de Belgique.

La prestation qu’elle nous a offerte ce 28 janvier 2012, accompagnée par le Brussels Philarmonic Orchestra sous la direction de Roger Bausier  était pétrie de grâce, d’élégance, et de fougue tout à la fois. De ses mains elle semble transformer le  clavier en être sensible. Le visage d’ange est tout émotion et plaisir de la musique dans l’Adagio du concerto pour piano en la mineur de Grieg Op, 16. Un long envoûtement de l’orchestre va faire éclore le pépiement romantique de la pianiste.  Des esquisses de rythmes contemporains nous jettent dans une sorte de blues dont les dernières notes se propagent comme un immense rond dans l’eau. L’Allegretto moderato final témoignera d’une grande tonicité, de vigueur et d’entrain. Tour à tour les hululements des bois feront place au thème principal repris par la pianiste en  échos merveilleux. Si les cors donnent l’éveil de l’énergie vitale, encore et encore la douceur s’invitera sur le clavier pour terminer en beauté spectaculaire avec le déploiement des cuivres et les derniers mots chuchotés du piano-vedette.

A l’ouverture du concert nous avons écouté le BPHO exécuter une splendide interprétation de Finlandia, Op, 26 de Jean Sibelius, car le voyage musical de ce concert d’hiver du BPHO devait nous faire parcourir l’Europe, du Nord au Sud, avec des œuvres de Sibelius, Grieg, Rosenthal, Saint Saëns et Chabrier. La danse macabre de Saint Saëns avec l’excellente Anna Drzwiecka au violon fut elle aussi particulièrement applaudie : c’est brillant, fracassant, net… puis surgit un souffle et tout se dissout !  Le Brussels Philarmonic Orchestra de grande ampleur – plus de 130 jeunes professionnels – et on ne peut plus vaillant,  nous a livré une palette de musiques très variées, dans un flot d’énergie et d’enthousiasme juvénile et de cadences vibrantes. Les instruments étaient lâchés : harpe, piano celesta, neuf musiciens aux percussions, Eric Pollet au tuba. Tous vents dehors, l’armée des cordes n’était pas en reste pour nous gratifier d’une soirée musicale d’exception.

 

Qui dit concert d’hiver, dit concert de printemps avec la soliste espagnole Ana Maria Badia (violon)  le 24 mars 2012. Au programme,  des œuvres de Rossini (ouverture Guillaume Tell, concerto pour violon en ré mineur), Sibelius et Peter Scheck.  Soyez au rendez-vous! Le Conservatoire de Bruxelles est un lieu magique où l’on resterait bien jusqu’au chant du coq!

http://www.bpho.be/

 

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Désir,

 

Gourmandise de nos yeux l’un dans l’autre,

l’impatience de toi,

loin de toi, ma violence, mon audace,

le temps passe, mon cœur jamais lasse,

réserve près de toi, espace,

sur le blanc que de traces, d’indélébiles pas !

 

Ecrire.

 

Cet humour, là juste pour vêtir la nudité de mon regard,

  l’éclaircissement de mes yeux, leur palissement.

Puis la rougeur de mes lèvres par grand froid,

sous la neige, démaquillées et seules.

Extravagance, élégance de la pudeur ;

peur.

 

Insatiabilité de toi !

 

Aphonie d’un orage bleu, persistant et sans pluie,

frémissement d’une peau sous la laine,

ensevelie, invisible ;

de la tienne désabritée.

A vif.

Ne pas dire, mais le vivre.

 

 

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administrateur théâtres

 I Solisti del Vento, Vanden Eynden

Vendredi 27.01.2012 20:00

Conservatoire Royal de Bruxelles

 

Jean-Claude Vanden Eynden piano - I Solisti del Vento

Bohuslav Martinu, Sextuor pour vents et piano, H 174 (flûte, hautbois, clarinette, deux bassons et piano)
Ludwig van Beethoven
Sonate pour piano n° 8, op. 13, "Pathétique"


Alexandre Tansman 6 intermezzi, 4 Impressions (2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes et 2 bassons)

Sonate pour piano n° 8, op. 13, Pathétique (arr. Druzecky, pour vents et contrebasse)

  

Vents d’est, vent d’ouest : une rencontre. Sous le titre d’ « Impressions pathétiques », I Solisti del Vento et Jean-Claude Vanden Eynden ont présenté  un programme très original devant un public d’habitués des salles de concert. Difficile sans doute de réunir une plus grande affluence, ce concert étant placé le surlendemain  de celui de Martha Argerich, à deux pas du dimanche de Brendel et du concert du célèbre pianiste hongrois András Schiff, à la tête de sa Cappella Andrea Barca le 31 janvier au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ce concert nous a donné l’occasion de découvrir le grand compositeur tchèque Bohuslav Martinu et son Sextuor pour vents et piano, H 174 et des œuvres d’Alexandre Tansman ainsi que la récriture très convaincante de la Sonate « pathétique » par un contemporain de Beethoven : Jiry Druzecky.

En ouverture on reconnait vite une ambiance jazzy dans cette composition écrite à Paris en 1929 par Bohuslav Martinu. Il fut en effet une figure importante de L’Ecole de Paris (Poulenc, Honegger, Milhaud), fréquentant  le groupe des six, comme le nommait Jean Cocteau.  Quatre mouvements. Après les joyeuses sonorités fruitées du prélude, l’adagio met en lumière la souplesse de la flûte et les notes basses du clavier. Suit un bavardage jazzy de la flûte et du piano seul, le ton est badin et la note finale un joli clin d’œil. Rythme de claquettes …dans  un blues du genre divertissement. La fin au rythme marqué s’amuse en exploitant le canon. 

 

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C’est une interprétation nuancée, à grande précision de frappe et variété des phrasés que nous offre J.C. Vanden  Eynden dans « la pathétique » de Beethoven. Plainte et supplication sont enchâssées dans le grave initial qui réapparaît à plusieurs moments. J.C. Vanden  Eynden tend l’oreille comme pour écouter les modulations délicates de l’andante cantabile qui fait  appel à la tendresse personnifiée. Cela contraste avec l’allegro impétueux et pétillant du dernier mouvement.  Le public hélas trop peu nombreux,  rend hommage à son impérial pianiste, maître de la dynamique fine et  nuancée.

  

Passons à la découverte des 6 intermezzi et 4 impressions d’Alexandre Tansman, compositeur né en Pologne, qui se lia d’amitié  avec Stravinski et Ravel lorsqu’il s’installa à Paris. Comme Martinu il fit partie de l’Ecole de Paris. A la seconde guerre mondiale, il gagna les Etats-Unis, où il dédicaça un concerto à Charlie Chaplin et où il écrivit des musiques de film. Dans ces petites pièces bien ciselées on retrouve tour à tour de l’invention agreste, des élans fougueux, des plages de bonheur simple, quitte à s’engouffrer subitement dans une ruée vers l’or. L’invitation à la rêverie fait place au désordre amoureux et dans les quatre impressions s’égrènent prélude, invention, nocturne et burlesque.

 

  I Solisti del Vento, ensemble belge créé en 1991, nous a ravis par ses sonorités riches, miroitantes, humoristiques sous la direction du basson Francis Pollet. Debout, ils forment une ronde inventive qui convoque tous les vents avec fluidité et sensibilité pour incarner autrement, mais de façon très intéressante, la belle sonate de Beethoven. Difficile de ne pas succomber à leur charme.

 

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Nos comptines de tous les jours

 

 

Quand attiré par une abeille,

Par une fleur de pissenlit,

Un papillon qui l’émerveille,

Soudain, près de moi, il surgit,

...

Je l’accueille dans mon jardin.

J’abandonne ma rêverie

Et j’offre à ce charmant bambin

Un jeu en lieu de sucrerie.

...

Il peut opter pour le cerceau

Ou m’imiter s’il le préfère.

J’accompagne les gestes à faire

Des mots que je juge à propos.

...

Je lui dis: ne répète pas !

En prenant une voix sévère.

Alors en riant aux éclats

Il fait aussitôt le contraire.

...

Mes comptines sont des poèmes

Qui apprennent aux jeunes enfants

La joie de vivre et le comment

On peut exprimer ce qu’on aime.

....

1/10/2007

 

NB:Mes comptines, illustrées par des enfants, se trouvent sur mon blog qui s'ouvre à:

suzanne.walther-siksou.over-blog.com

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Re: Le comportement de Victor Hugo

À Rébecca , en réponse

Victor Hugo avait une perception de lui-même qui est incompatible avec l’épitaphe qui lui serait attribuée.

Par contre voilà ce qu’il a dit de lui:

«Mon âme de cristal, que le dieu que j’adore

Mit au centre de tout comme un écho sonore»

Je crois donc pouvoir affirmer que Victor Hugo n’a jamais imaginé l’épitaphe que vous citez comme étant de lui.

Affectueusement

Suzanne

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