Amour défunt, trépas amer,
Brouille des cœurs, la rupture,
Nous nous aimions à Saint-Omer,
A l’imparfait de l’enture .*
Le satin des eaux du bassin proche,
Qui réfléchissait ton doux souvenir,
Ton corps vaporeux, l’esprit gavroche,
Blessait l’image vers le désunir.
La peau translucide des marbres du désir,
Frémissaient de douleurs hivernales déjà,
Les putti grelottaient sous le froid du transir,
Et toi amour perdu tu n’étais plus là.
L’étrange ritournelle tournoyait sur les flocons,
Des tentacules molles et graciles des saules,
Et frêle damoiselle se posait sur les cocons,
D’oaristys* ciselés sur le bois des marsaules*.
Les yeux cristallins en pierres, roulaient des perles de chagrins,
Sur le gazon blanc déchiré, du supplice de mes tourments,
Répandus sur le cœur du parc, séparé par des boulingrins*,
Ornés des ailes flétries, mortes de mes chavirements.
Ecrin
Velours
ChagrIn
Toujours.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
Enture : assemblage de deux pièces bout à bout.
Oaristys : entretien tendre, amoureux.
Marsaules : saules mâles.
Boulingrin : parterre gazonné ou orné de fleurs.