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Mélancolie,

 

Je désire vous offrir le plus beau ciel gris du monde,

vous faire don de mon cœur qui tonne avec douleur,

vous le faire entendre lors d’un inespéré baiser,

volé ou accordé entre deux rendez-vous !

 

Ce cœur dont les battements s’alcoolisent de vous,

arythmiques, symphoniques ; presque fou !

 

Cœur tout découvert, gris d’été,

 puisque je vous écris cette lettre aujourd’hui !

 

 

 

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La Saint Valentin

 

Coucou!! C'est la Saint-Valentin.
Le courrier du coeur va bon train.
On expédie et on reçoit
De jolis coeurs en papier peint
Ou en chocolat ,quelques fois.
Moi, je te garde dans le mien,
Je veux rester ton Valentin.

 

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Une intervention profitable

 

Mon esprit curieux interroge mon âme,

Quand elle est sans élan, indifférente à tout.

Pour la rendre sensible, il a bien des atouts,

Il sait faire danser des vagues ou des flammes.

...

Quand elle est sans élan, indifférente à tout,

Préservée des douleurs que peut causer un drame,

Il sait faire danser des vagues ou des flammes.

Elle accueille comblée des instants pleins de goûts.

...

Préservée des douleurs que peut causer un drame,

Des blessures soudaines infligées à beaucoup,

Elle accueille comblée des instants pleins de goûts,

Des projets fort tentants, qui lentement se trament.

...

Des blessures soudain infligées à beaucoup,

Reste encore épargné mon corps de vieille dame.

Des projets fort tentants, qui lentement se trament,

Naissent dans cet espace où notre vie se joue.

...

14 février 2012

 

 

 

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OFFRANDE

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Geste  de l'Estampe que l'on retrouve tout au

long de l'Age d'Or du Monde Flottant  ou

U Kyo- e (1780 -1850 environ)

Beauté idéalisée des gestes codés

Instant éphémère , comme un arrêt sur image

Délicatesse faussement naturelle

Geste de l'offrande par les deux mains en couronne

Telle une coupe

Offrande du coeur sans retour

Je vous offre ce désir d'offrir

AA

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Pour la Saint Valentin

                "Donne-moi tes mains pour l'inquiétude

                Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé

                  Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude

                Donne-moi tes mains que je sois sauvé

              Lorsque je les prends à mon propre piège

                De paume et de peur de hâte et d'émoi

              Lorsque je les prends comme une eau de neige

                 Qui fuit de partout dans mes mains à moi

                     Sauras-tu jamais ce qui me traverse

                      Qui me bouleverse et  que m'envahit

                  Sauras-tu jamais ce qui me transperce

                    Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

                    Ce que dit ainsi le profond langage

                     Ce parler muet de sens animaux

            Sans bouche et sans yeux miroir sans image

                  Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

              Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent

                 D'une proie entre eux un instant tenue

                  Sauras-tu  jamais ce que leur silence

                     Un éclair aura connu d'inconnu

           Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme

                S'y taise le monde au moins un moment

             Donne-moi tes mains que mon âme y dorme

                  Que mon âme y dorme éternellement."

"Les mains d'Elsa"de Louis Aragon

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Sain Valentin, le jour où tu est arrivée

Toute ma vie j'ai rêvé de ce jour. Toute ma vie, après avoir tant pleuré et tellement ri que tu es arrivée ici. A l'âge respectable, aux cheveux grisonnant je te regarde, je te dévore des yeux, et dans la sérénité qui m'est propre en ce jour solennelle je prépare le feu de l'Amour pour te recevoir dans le doux clair de lune.

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https://artsrtlettres.ning.com/photo/joyeuse-saint-valentin?context=user

https://artsrtlettres.ning.com/video/rosyline

Chère Rosyline

de si bienveillante mine,

ta petite Colombine

-        tenant son cœur offert

d’un geste intérieur si sincère ! -

aussitôt par moi fut partagée

pour la joie attendrie

de tous les amis !

A ton image

aimante et sage,

elle émane douceur

et tendresse.

Tout dans ses traits

et teintes pastelles caresse.

D'elle émane tant de douce poésie

qui rend nos cœurs

tout émus et ravis !

Elle fera fondre et craquer

les plus blindés

et leur  inspirera sans tarder

la joie d’aimer !

 

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La foire aux livres de Bruxelles

Bonjour à tous et à toutes. Par monts et vallées, je transporte ça et là ma passion de l'art et de l'illustration que vous pouvez découvrir ici :

http://doutremer.over-blog.com/

ou là :

http://www.editions-amiver.com/

Je serai présent à la foire aux livres de Bruxelles en tant qu'auteur, Bruno Doutremer, mais également éditeur. Au plaisir de vous y rencontrer.

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HISTOIRE COURTE 15 (Suite et fin)

.........

 

Régine observait le flacon de somnifères sur la table de chevet.

Elle occupait la"guest house" chez Yvette, la soeur de Louise. Elles avaient fait des caisses toute la journée dans la grande maison, étonnament dans une atmosphère joyeuse d'où la nostalgie semblait absente!

Le retour en France pour Yvette après toutes ces années, c'est, disait-elle comme rentrer au port après une merveilleuse croisière... Je me suis sentie en perpétuelles  vacances dans ce pays généreux, près d'un époux qui l'était infiniment lui aussi... Il est parti et bientôt ce sera mon tour, le pays de mon enfance accueillera mes cendres et le vent de l'atlantique pourra bien les emmener où bon lui semblera vers cet infini inconnu!

 

Régine souriait, Yvette est quelqu'un d'excetionnel comme Louise, je vais essayer d'être à la hauteur!

Demain, comme prévu, je vais poster une lettre à mon adresse pour Marcel. Je n'ai pas su le comprendre, mais notre histoire aurait pu être belle, elle fut courte, passionnée et sans concession, sans mots blessants nous laissant le cadeau d'une forme d'amitié indulgente, pas mal! Plutôt rare...

Alors, je lui laisse ce qu'il me reste de biens. Cela va l'aider car je sais qu'après la perte de son boulot suite à une restructuration aussi sauvage qu'injustifiée, il a pas mal ramé! Il s'en est sorti mais se retrouve sans réserve et il ne rajeunit pas lui non plus... Ses enfants l'ignorent depuis son divorce mais je ne vais tout de même pas me faire du tracas pour lui! Louise son amie d'enfance, l'a déjà beaucoup aidé, elle va finir par se rendre compte qu'il est aussi l'homme qui lui convient depuis toujours! Tout ira bien!

Depuis 2 jours je commence à avoir mal, c'est supportable mais lancinant...

Après demain nous reprenons l'avion vers Paris sans escale, mon dernier voyage, il est temps...

J'ai écrasé les somnifères de 2 flacons et hier j'en ai goûté l'équivalent d'un avec une cuillière à café de yaourt en ajoutant du sucre, c'était très mangeable! Je sais qu'ils ont cette marque de yaourt dans l'avion, j'en demanderai donc 2 et j'ajouterai le flacon lorsque Louise ira aux toilettes se démaquiller avant de dormir comme elle est habituée à le faire. Après une petite vodka tonic et by-by bobo, bonjour dodo éternel!

Le matin lorsque nous arriverons à Paris, on devrait croire à un arrêt cardiaque durant mon sommeil, c'est parfait! Le crime parfait envers moi-même! Je suis désolée pour Louise, mais losqu'elle lira la lettre que je vais lui poster, je suis certaine qu'elle comprendra. Ces dernières semaines au States en sa compagnie ont été parfaites, j'ai fait tout ce que j'aime, je garde un grand souvenir de la Carmen du Met!

 

Demain j'ai invité les 2 soeurs pour du homard dans un super resto sur l'océan, je m'en réjouis déjà! Je ne cherche pas à me faire du cinéma, mais si vraiment il y a quelque chose après, je vais enfin rejoindre celui sans qui la vie a perdu le goût du bonheur, et éviter par la même occasion les misères de la maladie. C'est plutôt malin, et après tout je le vaux bien!

 

Louise est assise dans le salon chez Régine, à ses côtés Marcel et devant eux sur la table basse les 2 lettres écrites par leur amie depuis New-York et la bouteille de Dom Pérignon qui les attendait dans le réfrigérateur.

Ils n'ont pas le coeur à la fête mais ils veulent à tout prix respecter les dernières volontés de celle qui a tellement compté pour eux.

Dans les 2 lettres il y avait à un moment la même phrase : Si tout a fonctionné comme je l'espère...J'aimerais que tous les deux vous vous retrouviez à l'appart et que vous vidiez conscienceusement la bouteille de champ qui vous attend au frais depuis la veille de notre départ pour les States!

 

Après, vous devriez aller au petit resto italien que Louise et moi aimions. Vous saluerez Rino de ma part et de mon nuage vous saurez alors que je vous souris et que je suis heureuse, si heureuse de cette tendre complicité que vous avez toujours eue sans vous en rendre bien compte...

A bientôt tous les deux et merci pour tout!

 

J.G.

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HISTOIRE COURTE 15 (Suite...)

.........

 

Dans une demi conscience, Régine entendait les appels successifs et stridents de la sonnette!

Péniblement, elle se leva en tibutant et se dirigea vers la porte d'entrée, elle marmonna : Plus jamais 2 somnifères... ou bien est-ce le mélange avec la vodka?...

Qui est là, demanda-t-elle avant d'ouvrir? C'est Louise, active un peu il est déjà 11H et nous allons louper l'avion, tu n'as tout de même pas oublié que nous partions aujourd'hui!

Régine se frotta les yeux qui étaient gonflés, s'essuya les joues mouillées de larmes, se passa la main sur le front qui était brulant et incrédule ouvrit enfin la porte qui était verrouillée à triple tour!

Louise! Oh Dieu Louise! Régine sanglottait, tu n'es donc pas morte?

-Qu'est-ce que tu racontes, c'est toi qui es malade tu es brulante! Tu as du faire un cauchemar!

Régine ne savait plus où elle en était! Il lui semblait encore entendre la voix de la commissaire, l'interrogeant pour trouver le mot de passe du portable, elle revoyait son amie allongée si belle dans ce qu'elle avait cru être son dernier sommeil et comme en sépia elle repensait aussi aux projets de vacances aux Etats-Unis, mais oui, cette semaine à New-York et puis la Californie chez la soeur ainée de Louise pour l'aider à déménager! Où donc étaient le réel et la fiction?

Louise entraina Régine vers la chambre et sourit, formidable tes valises sont prêtes! Attention tu as cassé le verre tu vas te blesser pieds nus! Qu'est-ce que c'est que ce flacon de somnifères, c'est ridicule! Si tu n'arrives pas à dormir prends plutôt un bouquin, tu vas te détruire la santé!...

Alors brutalement la réalité ressurgit pour Régine dans toute sa cruauté; elle se revit chez la doctoresse et réentendit le verdict : cancer du foie, il faut attaquer la chimio sans attendre, vous auriez du consulter bien plus tôt!...

Elle sourit pourtant à Louise et prit son passeport dans le tiroir de la commode! Pas de problème, je me douche et nous partons nous aurons ainsi le temps de passer par la banque, j'ai envie de faire des folies à New-York.

-Je pensais que nous irions déjeuner au club, Marcel y joue tous les mercredi à 14H, je pourrai lui confier les clés de l'appart pour le courrier et il m'enverra un mail si besoin; tu devrais lui demander s'il ne veut pas te rendre le même service! Après tout c'est un de tes ex.il te doit bien cela non?

Pourquoi ne pas laisser ses clés à Marcel? Après lui, Régine avait banni les hommes de sa vie, pour un temps avait-elle confié à Louise... Oui, bien sûr, je vais lui laisser mes clés, c'est bien ce que je comptais faire! Louise devine toujours tout et je m'enverrai aussi une lettre qu'il trouvera en relevant mon courrier!

-Oui, c'est judicieusement romanesque...

Et Régine se mit à sourire en pensant que tout cela ressemblait à un rêve éveillé et non plus à un cauchemar! Juste quelque chose qui était écrit...

Les 2 amies s'offrirent un lunch fort agréable au club de tennis. Marcel arriva juste avant 2H et accepta les 2 clés avec gentillesse. Vous êtes parties pour combien de temps?

-Un mois! Mazette on ne se refuse rien s'exclama-t-il, j'espère que tu n'as plus ce ficus qui perd ses plumes? Interrogea-t-il encore en se tournant vers Régine...

-Je l'ai jeté après notre rupture, lui répondit-elle, il me faisait toujours penser à toi et elle sourit taquine!

Julien, le fils de Louise arrivait pour les conduire à l'aéroport et Régine distraite ne put observer la mine déconfite de Marcel, qui n'échappa pourtant point à Louise!

 

Installée dans l'avion, Régine épuisée se mit à compter par le hublot les nuages comme des moutons et très vite s'endormit!

Louise l'observait en silence et pensait qu'à son réveil son amie devrait lui expliquer sa bizarre réaction du matin...

En attendant je vais essayer de faire un somme moi aussi. Le film qu'ils proposent, je l'ai déjà vu. Le temps devrait passer plus vite en dormant... Et elle termina sa vodka d'une traite et ferma les yeux avec application.

 

A New-York, l'hôtel était central et confortable. C'est Julien qui le leur avait renseigné, il avait même négocié un prix puisque au moins une fois chaque trimestre il y passait plusieurs jours pour ses affaires! Elles avaient pris une suite, deux chambres séparées par un petit salon et 2 salles de bain.

 

Régine scrutait son visage dans le miroir de la salle d'eau et curieusement elle souriait! Tout va bien, les yeux restent vifs et mon teint un peu jaune est masqué par une super crème bronzante. A part quelques nausées matinales, rien de bien dérangeant! Bizarrement je digère sans problème et j'en profite au maximum, je me fous enfin de prendre du poids! C'est même plutôt le contraire qui devrait se passer...

De toutes les façons je me suis donné un mois et j'ai l'intention d'en profiter au jour le jour. Curieusement, je ne me suis jamais sentie aussi sereine, il suffit d'accepter!...

Evidemment pour moi c'est plus facile, au niveau familial c'est le désert et mes amitiés sont belles et confortables. Il n'y a qu'à se dire qu'après ces supers dernières vacances, je vais rejoindre Claude qui sûrement m'attend patiemment sur son petit nuage! J'aime cette image, elle me fait sourire, il est si jeune dans mes pensées, il a l'âge de son départ, 40 ans! Me prendra-t-il pour sa mère? J'ai aujourd'hui l'âge qu'elle avait lorsque nous l'avons perdu dans ce stupide accident...

Mais non, là où il est, on a la science claire et légère, on sait, et on trouve ça bien!

Finalement j'ai pres

que hâte d'y être! Juste ce tunnel pour l'atteindre un rien dérangeant, un peu inquiétant!

En attendant, fais-toi belle ma fille, ce soir Louise et toi vous allez au Met!

......

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Christian Rolet expose à la Galerie 2016

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Christian

Rolet

 

Jusqu'au 25 mars (de 13 à 18h; fermé lundi à mercredi)

 

à la Galerie 2016

Rue des Pierres, 16

1000 Bruxelles - Belgique

Téléphone :

02-502.81.16


Peinture récentes de l' artiste,

30 nouvelles œuvres petits et grands formats

           

 

Plasticien, professeur de recherches picturales et tridimensionnelles à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai, Hainaut, Belgique.

 

Christian Rolet affectionne les matières. Il ne se contente pas d'apposer de l'huile ou de l'acrylique sur une toile. Il lui faut diluer le produit, le combiner avec de la cire ou du sable, mettre en continuité le lisse et le râpeux, le translucide et l'opaque. Conséquence, sa peinture est à la fois d'évidence et de mystère, limpide et complexe. L'aléatoire se conjugue avec le voulu.

La forme identifiable avec l'évanescence abstraite.

De là sans doute la fascination irradiée par la majorité de cette production.

 

La thématique se rapproche de la pratique picturale. Elle met en présences féminin et masculin, femme et homme.

Tous deux sont, à l'instar de la réalité, opposés et complémentaires, hostiles et aimantés.

 

Le travail de l'artiste consiste par conséquent à traduire les antagonismes et les fusions, respectant les individualités tout en expriment le couple. Ses compositions se nimbent de lumière intérieure, se parent d'épaisseurs affirmées ou rongées. L'uni se voit investi de failles, d'anfractuosités.

 

L'œil s'accroche d'abord à ce qu'il croit reconnaître: un muscle cardiaque, une cellule, un utérus, un pénis, des lèvres, un long gant noir, une cuiller. L'esprit se réfère aux mots de certains titres:

La plaie absente, Le désir et la forme, Le mariage forcé, L'attirance, Le souffle. Voire La fente indéchiffrable.

Ceci n'est qu'un appât avant que le visiteur puisse se livrer au plaisir de l'alchimie picturale qui s'offre à lui.

Il ne lui reste seulement à s'abandonner à ses perceptions. Le rouge, bien sûr, décliné dans ses gammes de bruns et d'orangés; mais aussi des verts, des ocres, des bleus, des gris palpitants de nuances.

Ensuite, il convient d'arpenter la surface des tableaux. Ils sont cadastrés, mettant en rapport des territoires délimités, inscrivant des séparations, assurant des réunions. Ils recèlent des pans opaques derrière lesquels se déroulent des actes cachés ou manqués; ils s'ouvrent sur des baies baignées de clarté éblouissante. Ils accumulent les signes.

 

Ils laissent deviner des passages, traces ténues comme celles des étoiles filantes.

Pour les papiers le support n' est pas n'importe lequel. C'est un papier dont la texture a du corps et dont le format est constant. Ce qui permet de jouer sur la capacité d'absorption du medium. Cela contraint à des agencements précis selon que le peintre désire un travail de modeste grandeur ou une oeuvre imposante: chaque feuille est alors accolée à une ou plusieurs autres, de deux jusqu'à la cinquantaine.

Ces juxtapositions de pages engendrent une impression particulière. Comme si le passé se reliait au présent. En effet, rien de plus ancien que le papier et, par ailleurs, quoi de plus récent en art que les montages vidéo: or, les agglomérats de folios, de par leur identique surface rectangulaire, rappellent la forme des écrans de télé superposés utilisés dans certaines installations.

Et le spectateur est convié à y regarder des images. Elles sont quelquefois décodables immédiatement dès qu'elles affichent une ressemblance avec des éléments connus, par exemple, la célèbre bougie d'Amnesty International. Elles sont, le plus souvent, mystérieuses, cabalistiques, apparentées au domaine de l'occulte ou à celui d' une ethnographie inconnue.

Par moments s'identifient donc des éléments familiers. A d'autres se profilent des signes graphiques réduits à leur signifiant visuel. Quels qu'ils soient, il apparaît en tout cas qu'il est question d'un univers organique. Face à la plupart des figures proposées, comment ne pas songer à des cellules, à des organes, à des virus, à du cartilage.

Végétal, minéral et animal se conjuguent en une fluide concordance.

La perception est à relier avec les techniques utilisées. Huiles, encres, cire se mêlent à des pigments acryliques dont quelques-uns ont l'aspect de l'or ou d'autres métaux, à de la colle et à des vernis, à du sable de verre. Les couches successives de matières absorbent ou reflètent la lumière, la phagocytent ou l' irradient.

Cette alchimie savante, où l'aléatoire se joint à la volonté affirmée d' obtenir des effets diversifiés, mène à un raffinement tourmenté au sein duquel cohabitent des pulsions vitales, des fantasmes récurrents auxquels les titres des travaux donnent une dimension supplémentaire: La musique du désert, La ronde des insensés, Médium guérisseur ou Comme si la vie venait..

Chaque détail se comporte à la manière d' une trace, souvent enfouie, prête à sombrer dans l'oubli ou à émerger au contraire pour imposer sa présence. De même les petits objets s'avèrent insolites, fragments d'une civilisation onirique.

Une certaine quantité d'entre eux s'apparente également à l'organique.

Bien entendu, la matière palpable dans sa réalisation tridimensionnelle accentue nettement le choc émotionnel ressenti par ceux qui regardent. Certes, nous sommes loin des éléments anatomiques exposés dans le musée forain Spitzner, cher à Delvaux, mais il y a sans conteste une accointance avec la férocité affichée par le monde actuel. Des lambeaux de chair, des fragments d'organes impressionnent mais davantage par le côté allusif que par la référence scientifique à l'anatomie.

 

                                           Michel Voiturier

 

 

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Comptine naïve improvisée tout en libres consonances

Ou

Un certain regard subjectif porté sur un royaume imagé

 Nimbé de féeries en pointillés …

 



Au pays de la Lyre d'Alyzé

Pays du rêve éveillé,

Berceau d'une nouvelle humanité ?

Ayant soif de salut Terre, de vraie beauté-bonté [1],

En quête d'une Fontaine de jouvence… inespérée,

Il était un monde enchanté éclairé

Où l'Amour se voulait incarné,

Qui, désormais, est et sera, pour l'éternité

Le royaume d'une Oiselle-Liliacée

Placé sous le sceau donc, d'une bonne fée

Ou bon génie, comme il vous sied,

Veillant ardemment sur sa destinée,

Empire peuplé d'onirisme, de songes enluminés

Auprès desquels il fait doux de musarder,

Sinon de venir se ressourcer,

Parmi les arbres verdoyants de la forêt

Au cœur de sève, irrigué,

Fleurons de Dame Nature dansant une ronde effrénée

Rythmée par les sonorités vibrantes du mage Orphée,

Et ce, grâce aux cordes, à l'âme d'un violon révélé, transcendé,

Reflet d'une scène lyrique envolée tout en pointillé

Semblant émaner d'un tableau de Chagall, ce tendre feu follet…

 

Aussi, Amis, n'ayez cure de trouver ici, un cœur navré,

Car si Chagrin et Souci, ses tristes Sires, vous apparaissent un tantinet,

N'ayez crainte, ces hôtes indésirables ne sauraient demeurer,

Engagés à sitôt s'éclipser afin que le charme ne soit brisé,

Par la Maitresse de céans nous offrant l'hospitalité,

Et s'il nous fallait formuler, comme dans les contes, un souhait,

Gageons à l'unisson, que les voix de la Lyre d'Alyzé

Perdureront à sonner, inspirées, en faveur de nombre "Visages émerveillés" !

 

Le 13 Février 2012,

De Valériane d'Alizée à Rébecca Terniak,

Fondatrice des Éditions "La lyre d'Alyzé"

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Scène biblique de Marc Chagall

Ou Trois Anges, séraphiques messagers chargés d'une noble mission :

veiller sur la "Lyre d'Alyzé"...




[1]  : Allusion à une formule de François Cheng issue de son ouvrage "les Cinq Méditations sur la Beauté"

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Voler du temps.

Voler du temps,

la nuit le jour,

sa marche la ralentir,

son cœur l’accélérer,

ne plus être seule,

alors ;

Transpirer de l’encre,

enchanter son sang,

impatienter sa peau et puis ses mains,

Urgence,

ne plus avoir faim de l’inaccessible,

ni être démunie de soi ;

Écrire.

 

 

Voler du temps,

la nuit le jour,

dans ma tête un kaléidoscope

 de mots extraordinaires et chauds ;

chant d’étoiles, floraison lexicale,

ne plus être seule,

Alors ;

Transpirer de l’encre,

de soi être gourmande,

Urgence,

nourrir des corps, des cœurs ;

s’appartenir, écrire.

 

 

Désincarcération est l’écriture,

liberté découverte, goûtée, désenfiévrée ;

sérénité et plénitude.

 

Partage de son monde.

 

Littérature ou pas,

ça m’est bien égal,

mais VIE.

 

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Ode à Robert Paul,

Cher Robert Paul,

Nous sommes ici, nous les invités
de votre royaume des Arts et des Lettres
un peu comme des enfants gâtés
recevant dans toutes les spécificités
la profusion de cadeaux culturels par vous faites,
avec de tous côtés,
par tous et chacun, la créativité
offerte
par votre opportunité.

Cela donne un formidable bouillon
de créations
entretenu par ces idées
en si grand fourmilion 
émanant de la multitude d'oeuvres ici nées.

Or, justement les effluves électives
de ce prodigieux magique chaudron
inspirent une ambiance créative,
tellement stimulante et propice,
que j'ai bien noté de ma lyre
la nette tendance
à vouloir se mettre sans cesse à chanter
et me pousser à écouter
la mélodie des mots
qui en moi veulent naître.
Parfois tellement trop éveillée,
sur la brèche,
que je dois lui dire "Arrète !
Prends donc un peu de repos."

Ainsi, je suis assez étonnée
et aussi satisfaite
de voir ma lyre de poète
ne pas se limiter à chanter
uniquement l'amour, la nature et les petiots
mais que la voie lui soit ouverte
pour toute Vie et tous les mots !

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La récitation d’un texte est un moyen efficace de s’enrichir de mots et de les rendre disponibles. Elle donne parfois le goût de l’écriture ou du dessin. Elle permet d’affiner la sensibilité et de fortifier la mémoire.

De nos jours, on met des livres, abondamment illustrés, à la portée des enfants et on les encourage à lire. Ils trouvent, sur les pages qui se suivent, des vocables qui ne reviennent pas et sur lesquels ils ne s’attardent guère à retenir le sens précis ou l’orthographe.

À moins que la lecture soit expliquée, et que des mots deviennent familiers, je lui trouve peu d’avantages durables.

Avoir à copier et à apprendre un poème, fixe chaque mot tel qu’il y est écrit et la mémoire en conserve souvent l’orthographe.

À répéter des phrases harmonieuses, on apprend à s’exprimer agréablement.

Les périodes de français firent ma joie pendant toutes les années d’apprentissage de ma

langue et ce, surtout, grâce au plaisir de la récitation.

À l’oral du certificat d’études primaires, nous présentions notre cahier de récitations dans lequel un examinateur pigeait, à son choix, le poème que nous devions dire. Moi, j’avais récité « À la forêt de Gastine » de Ronsard. J’aime à m’en souvenir.

Je suis heureuse d’avoir bénéficié d’une pédagogie qui offrait, à tous les enfants, les remarquables bienfaits de la récitation.

Le destin, toujours imprévisible, m’ayant conduite un jour à renoncer à ma profession et à émigrer au Québec, j’y ai enseigné le français, langue seconde, pendant plus de vingt cinq années. Je l’ai fait selon ma méthode personnelle et en me servant de mon propre matériel.

Il est réjouissant de constater le don qu’ont les enfants, même très jeunes, à restituer dans un dessin, l’émoi ou le plaisir, que leur a causé l’écoute d’une comptine.

Les détails qu’on y trouve, témoignent de leur compréhension et de leur sensibilité.

Je possède des centaines de charmantes images sur de petits rectangles de papier journal que je distribuais après chaque leçon à des enfants allophones auxquels j’enseignais le français, sur une durée de six ans.

J’ai composé à leur intention, des textes, toujours simples, sur des aspects de la vie de tous les jours.

La répétition collective, par lecture au tableau, permettait aux moins doués de les retenir et de les réciter individuellement.

J’ai mis, sur la toile, certains de ces textes afin que des parents puissent les offrir à leurs enfants, 

en leir proposant de les illustrer à leur manière. 

Les comptines, les poèmes, et les chansons, copiées, illustrées et mémorisées constituent une réserve de mots et de structures mais aussi d’humour et de poésie

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HISTOIRE COURTE 15 (première partie...)

LE CRIME PARFAIT.

Le docteur fut très vite appelé, mais il ne pu que constater la mort de Louise.

La bouteille de vodka sur la table de nuit était au trois-quarts vide et dans le bac à glaçon plus aucun ne surnageait encore! La boite de somnifères était vide comme l'était le verre de cristal qui s'était brisé sans rien mouiller...

Louise reposait. Aucun rictus ne déformait ses lèvres maquillées avec soin, mieux, elle semblait ébaucher un sourire!

Le suicide semble évident, était-elle dépressive? Un drame dans sa vie interrogea le médecin.

Dépressive Louise, le roc comme nous avions coutume de l'appeler; celle sur qui l'on peut compter et qui va toujours bien, impossible répliqua son amie Régine qui avait eu le triste privilège de la découvrir ce matin. D'ailleurs voyez vous-même, je n'ai trouvé aucune lettre et elle ne m'a même pas téléphoné pour décommander notre rendez-vous de ce matin, nous étions sensées aller à la gym! Il y a deux jours nous avons déjeuné ensemble, elle était enjouée...

Votre amie avait-elle l'habitude de boire intérrogea le médecin? Elle n'était pas alcoolique si c'est le sens de votre question, en société elle buvait 2 ou 3 vodkas maximum; je ne l'ai jamais vue ivre ou incohérente!

Alors il reste la possibilité d'un drame, d'une nouvelle qui l'aurait déstabilisée dit le médecin... A-t-elle de la famille? Je vais prévenir la police, peut-être y aura-t-il une autopsie enchaina-t-il!

Régine se sentit pâlir, comment prévenir le fils en voyage aux Etats-Unis avec sa petite amie! Restait le frère de Louise, qu'elle fréquentait peu, toujours en voyage lui aussi... Finalement Régine préféra donner leurs coordonnées au commisaire.

C'était une jeune femme au physique agréable dont la myopie adoucissait le gris intense des prunelles. Elle fit très bonne impression à Régine; elle examinait tout avec son équipier, mais ce faisant il y avait dans son attitude une sorte de respect.

Votre amie ne possède donc pas d'ordinateur demanda-t-elle à Régine? Si, si un portable, mais c'est vrai iln'est pas dans le bureau... ni d'ailleurs dans l'appartement lui répondit la commissaire; y a-t-il un garage, votre amie avait bien une voiture? Oui bien sûr, elle vient même d'en changer; à la mort de Jacques son mari, elle a donné la BMW à son fils et vient de troquer sa petite Mazda contre un cabriolet Peugeot son veuvage est donc réçent, c'est peut-être une des raisons de son geste, mais alors pourquoi une nouvelle voiture murmura la commissaire, bizarre!

Dans le garage, elle trouva le cabriolet et dans le coffre, un sac de voyage et le portable. Drôles d'indices pour un suicide; j'emporte le tout, vous pouvez rentrer chez vous dit la commissaire à Régine--

S'il vous plait, je sais que je ne suis pas de la famille, juste son amie, mais tenez moi au courant commissaire, je vous en prie dit Régine qui ne pouvait plus contenir ses larmes

-Je vous le promets...

 

De retour au bureau la comissaire remit à son second le portable pour analyse. Elle remit aussi au lendemain sa visite chez le frère de Louise, je ne lui gâcherai pas sa soirée, autant y aller demain matin, il ne travaille probablement pas le samedi et peutêtre en saurai-je déjà plus, la réponse est peut-être dans l'ordi!...

Elle ne savait pas pourquoi exactement, l'instinct sans doute, mais la commissaire Sandrine B avait du mal à croire au suicide de cette encore très jolie femme qui ne portait pas ses soixante ans et dont le sourire dans la mort sonnait pour elle comme une fausse note! C'est évident, les morts ne sourient pas à leur assassin, c'est absurde! A moins que... Elle téléphona au labo qui confirma : Pas d'empreintes sur les débris de verre! Cela fait beaucoup pense Sandrine, je réclame une autopsie.

Les résultats de celle-ci étaient à la fois prévisibles et surprenants, oui une ingestion d'une dose massive de barbituriques mélangés à l'alcool était bien la cause directe de la mort, mais d'autre part, Louise était condamnée de toute manière par un cancer qui s'était généralisé sans avoir jamais été combattu! Alors le suicide redevenait plausible et pourtant... Sandrine appela son second : -Alors cet ordi qu'est-ce qu'il raconte?Je n'ai pas trouvé le mot de passe, il me donne du fil à retordre! -Je vais téléphoner à son amie, elle aura peut-être une idée, répliqua la commissaire.

Régine ne connaissais pas le mot de passe, pourtant elle donna deux pistes à la commissaire : C'est peut-être Glaïeul, elle m'a un jour dit que c'était le plus joli mot de la langue française! Ou alors Molière, elle connaissait ses pièces par coeur... Je ne pense pas qu'elle ait mis le prénom d'un de ses proches...

Finalement le stagiaire arriva à ses fins, un peu aidé par le hasard ou l'instinct...

Ayant trouvé dans la boite aux lettres une carte du fils en provenance des Etats-Unis et ayant déchiffré New-York sur le tampon, il introduisit New-York à tout hasard! Bingo!, c'était le sésame...

.....

 

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ou L'esprit de famille "d'Oncle Cyrus" de Sainte-Sophie de Constantinople des Rives du Bosphore…


"Dieu créa l'homme uniquement dans le but de servir le chat,
De lui servir d'esclave jusqu'à la fin des temps."
Jacques Sternberg



                            

                         Un certain Oncle Cyrus dit "Le Prince Noir", auguste mascotte de la maisonnée d'une Valérianacée et d'une Dulcinée, la Reine Mère, se joint au "P'tit Poucet", dernier-né de la fratrie recomposée afin de célébrer dignement l'âge de raison de ses charmants neveux de "l'Arc de Lune", soit, le farfadet Florestan alias le "Petit Prince", notre tendre Brutus vorace, ou plutôt, soyons précis, doté d'un appétit gargantuesque (vous me direz, rien que de très normal, finalement, en terre de rabelaisie !) ainsi que la gaie luronne, sa presque jumelle à la robe ébène fumée, Princesse Fantine, surnommée "la caqueteuse", sans omettre les autres membres de la lignée, qu'il déplore de ne point connaître personnellement…
                           En effet, figurez-vous, qu'il y a deux ans exactement, son frérot Cyrano le Magnifique, lui avait fait part par un billet chattesque intraduisible de la race des bipèdes, vous savez, ceux qui se prétendent une engeance supérieure, combien ses amours avec noble dame Chana, son épousée, s'apprêtaient à être couronnés de succès, puisque ce dernier, allait vivre, une deuxième et ultime fois, le bonheur d'être père !!!

                         Mille et une pattes de velours
                         assorties de caresses et coup de langues râpeuses
                         aux héros du jour.
 

                        Félinement vôtre,
                        Un "bon petit diable", "enfant terrible" cupidonnesque au "Cœur d'Amour espris"…

                        (comprenne qui pourra la référence médiévale !)

                       Cupidon, le premier prénom de baptême d'Oncle Cyrus de Sainte Sophie des Rives du Bosphore... Ne l'oublions pas !!!

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"Chats victoriens", messagers du divin Cupidon


Post scriptum :

Pour votre gouverne, apprenez, chers amis, que le signe du Verseau est représenté par un archange replié qui tient deux urnes, l'une en or et l'autre en argent, d'où s'échappe l'eau, source de vie spirituelle. Ce symbolisme fait de lui un guide pour l'humanité, un éclaireur pour les conquérants et les chercheurs de la Lumière et de la Vérité afin d'assurer le bonheur aux générations futures…Conclusion, Fantine, Freya, Florestan et le reste de la troupe, quelle chance avez-vous, d'être porteurs d'une telle symbolique !

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