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Dans ma rue pas le moindre vent,
Y déposant de la tendresse
Et pas de rayons d'allégresse.
Le ciel est obstinément blanc.
Ceux qui se sentent amoureux,
Célèbrent en ce jour une fête.
Or, pour que leur joie soit parfaite,
Ils s'offrent de touchants aveux.
Des fleurs, charmantes messagères,
Par leur beauté, comblent d'émois;
On voudrait la capter parfois.
On la sait, hélas! éphémère.
N'ayant plus rien à espérer,
Inévitablement je pense,
Tant de bonheur et d'innocence!
Je ne ressens pas de regrets.
12 février 2013
Tu m'as donné les fleurs su soleil: tes cheveux
Tu m'as donné les fleurs de l'azur: tes grands yeux
Tu m'as donné les fleurs du souffle de ta vie
et j'ai fait de mon coeur une serre infinie.
Tu m'as donné surtout, plus précieux que l'or,
ton amour, ta pensée, ineffable trésor.
Tu m'as donné, pareille à l'eau des hautes sources,
la fraîcheur de ta voix pour enchanter ma course.
Tes cheveux blanchiront, tes yeux seront moins clairs,
à l'heure de la neige au ciel gris des hivers,
mais tu seras toujours pour moi la chére fée,
le printemps immortel, l'Eurydice d'Orphée.
"Lettre" Marc Chesneau
" Bouquet de fleurs pour la Saint Valentin, 2013 " photo Maria Teresa Bertina -copyright
Chat-Merlin
Antonia Iliescu
dédié au chat Merlin du réseau « Arts et Lettres »
Le chambellan Chat-Merlin
De la lignée d’Artaban,
Bodyguard des messieurs Arts
Et des Lettres demoiselles,
Roule ses yeux de chat galant
Vers les messieurs de talent
Et toutes les lettrines pucelles.
Mais s’en prend aux goujateries ;
Il ne lâche pas la patate
Et il lance la papatte
Contre toute sorte de « bouillies ».
Il déteste le brouhaha
(Faut appeler un chat un chat)
Car fidèle à ses principes :
À mauvais chat, mauvais rat.
Chat-Merlin aux yeux-émeraude
De la cour du roi Robert
Refile la patate chaude
À une farce de Dagobert.
Alors que l’appétit de culture n’a jamais été aussi vif, et que son corollaire, la valeur fiduciaire des oeuvres, pèse de plus en plus dans la politique culturelle, Roland Recht revient sur les fondamentaux : à quoi sert l’histoire de l’art, et a fortiori, l’historien de l’art ? Une réflexion urgente à l’heure de la mondialisation culturelle.
Un entretien avec Roland Recht, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
(document Canal académie) (durée d'écoute: 41 minutes)
Soliloque
Les traits fins et les os fragiles,
Les muscles peu développés,
Les femmes étaient des proies faciles,
Espérant pouvoir vivre en paix.
Musclés, poilus, certes pesants,
Les hommes, armés pour se défendre,
À l'affût du danger présent,
N'avaient pas alors l'âme tendre.
Ils surprirent, dans la nature,
Des comportements étonnants,
Des caresses et des murmures,
Des échanges, donnant donnant.
Au cours de siècles de survie,
Soufflait le vent de la colère,
Survint une étrange énergie,
Changeant les humains sur la terre.
En ce siècle, il est impossible
D'affirmer qu'un sexe est plus fort.
Il y a des hommes débiles,
Des femmes défiant la mort.
Un mode de vie imposé
Ne peut empêcher une option.
Est-ce l'esprit qui a osé?
On a parlé de mutation.
11 février 2013
Immaculés
"Face aux épreuves périlleuses de l'existence, des évènements exclusifs nous imposent le silence.
Le temps s'arrête et le monde s'apprête à recevoir.
Pureté d'une femme, innocence de l'enfant à naître, tous deux, immaculés par l'instant et liés pour l'éternité. "
Cybèle
Un bijou d’écriture, d’humour et de psychologie féline ! S’il est question de chats, il est aussi question d’art
Quand un Académicien de l’Académie française, Frédéric Vitoux, préface d’une griffe alerte, les notices d’une conservatrice en chef au département des Peintures du Musée du Louvre, Elisabeth Foucart-Walter, commentant des chefs d’œuvre représentant des chats, cela donne un de ces adorables petits livres que nos amis anglo-saxons baptisent « coffee table book » - livre pour la table du salon.
Notre Académicien n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il s’est déjà fait le biographe du chat de Louis-Ferdinand Céline, Bébert. De la « moue-s’tache » au coussinet, voilà notre félin croqué : « Ces tableaux et ces dessins si adorablement convenus enchantent par leur fragilité – pour ne pas dire leur mensonge ou leur perversité. » Il n’est pire chat que le chat qui dort …
Au fil des pages, on évoque ainsi les chats présents au Louvre par la sculpture (la déesse égyptienne Bastet), le dessin et surtout la peinture (Véronèse, Dürer, Chardin, Fragonard, pour n’en citer que quelques uns).
Un entretien à ce sujet avec Frédéric Vitoux
(document canal académie)
« Plus on s'approche de la lumière,
plus on se connaît plein d'ombres. »
Christian Bobin [1]
Dois-je avouer à notre honorable compagnie sans risquer de l’importuner avec mes états d’âme (si, si, ne raillez pas je vous prie, les chats aussi sont en mesure de ressentir des émotions…) combien je ne puis m’empêcher d’être aujourd’hui fort marri, moi le farfadet Florestan ?
Figurez-vous, qu’un brin présomptueux, j’avais initialement forgé le dessein de convier à une cat party du feu de Dieu, quelques greffiers et gentilshommes blasonnés de ma connaissance en l’honneur de mes trois printemps célébrés à vrai dire en plein cœur de l’hiver sous l’auspice du Dieu Janus, saluant au passage, mes vénérables parents à qui je dois ma venue au monde, et qui n’ont pas manqué de m’initier à goûter aux inestimables joies de l’existence, Dame Chana d’Angora’mour et son fidèle galant, le tendre et cher Cyrano le Magnifique, mascotte de notre dynastie, qui, unissant leurs forces vitales charnelles respectives ont donné naissance à un charmant quintette estampillé « Angora turc » !
J’en profite d’ailleurs d’avoir sous ma griffe éboutée mon scribe particulier ailurophile [2], pour formuler le vœu suivant : Que la bienveillante Bastet, l’égérie des félinophiles, de son temple de Boubastis veillant sur l’humanité, daigne chaperonner ma tribu disséminée de part et d’autre dans nos chères provinces françaises, et adresse en faveur de chaque membre fraternel constituant celle-ci, mille et une pattes de velours doublées de langues râpeuses en souvenance des heures partagées de notre smala de Pussy cats batifolant au sein de leur berceau poitevin, ayant notamment une pensée particulière à l’égard de ma quasi jumelle, « Princesse Fantine », véritable petite féérie qu'on ne saurait oublier et avec laquelle j’avais noué des affinités électives chattesques intenses au cours de ma prime enfance…
Or, vous me permettrez pour lors, de rester pudique sur ces épisodes intimes, gages de nos liens familiaux indéfectibles, et de revenir plutôt à mon motif de déception, l’annulation forcée de la réception que j’escomptai donner, et ce tandis que les bristols chargés d’annoncer l’événement s’apprêtaient à rejoindre leurs destinataires et que le menu du buffet et divertissements des festivités étaient réglés, si j’ose dire, au poil près ! Quel gâchis alors que moult affamés sans logis se seraient délectés de ces mets raffinés !
Adieu pièces montées de langoustines, nage de Saint jacques, suprême de truite, et terrine de volaille dont même le fumet nous aura échappé… Adieu intermèdes et joutes véloces à la plume de paon, par exemple, orchestrés de mains de maitre par la « Madame Loyale » de notre arène privative, digne du cirque Medrano ou du clan Fratellini !
De bonne chère, nous devons nous résigner à faire abstinence en similitude des agréments prévus en avant-première du programme. Notre planification, ce me semble, était nonobstant parfaitement au point ! Mais bon, ne faisons pas montre de masochisme en remuant le couteau dans la plaie !!! Il nous faut nous résoudre à accepter ce fâcheux contretemps ; cela fait indéniablement partie des aléas que le destin nous réserve !
Et oui, c’était hélas sans compter un invité non pas de marque mais indésirable, le sieur Imprévu qui vint gâter cette perspective de réjouissances et annihiler la moindre opportunité de reporter cette sauterie placée sous le sceau du genre félin.
Affligé que la conjoncture ne nous soit guère favorable, et touche de surcroit, de plein fouet la « favorite » de notre sérail, une certaine Valérianacée, tandis que c’était grand pitié de voir notre douairière, également peu épargnée, transformée en mater dolorosa, le trio de Mousquetaires que nous sommes, éminemment solidaire, riche de sa devise « Un pour tous, tous pour un » et dont le héros est sans conteste, notre remarquable ainé, le Pacha « Cyrus de Sainte Sophie de Constantinople des Rives du Bosphore », mon précieux ami et oncle paternel, frérot de Cyrano, dû renoncer à s’esbaudir, au grand soulagement de notre farouche, si ce n’est misanthrope cadet, frère d’adoption, le « Petit Poucet » ne prisant, tant qu’à lui, qu’une atmosphère de quiétude pour son antre de fauve miniature et ne voyant donc pas d’un bon œil son repaire envahi par des intrus même triés sur le volet, censés montrer « patte blanche » !!!!
Aurais-je omis de vous préciser, emporté par ma fougue née de mon désappointement, en raison de quel motif exact cette surprise-partie complétée d’agapes à s’en pourlécher les babines, ne pu avoir lieu ? C’est que le sort parfois avaricieux en diable, en avait tout bonnement décidé autrement et que l’un des ses émissaires, le divin Esculape, inconstant comme nombre d’amants, s’est mis soudainement à délaisser la maisonnée composée de nous autres quatre pattes à longues vibrisses et d’un duo de deux pattes fier de son langage articulé, prenant un malin plaisir à prendre la poudre d’escampette ! Quant à sa fille « Panacée », elle aussi s’est volatilisée en un battement de paupière, contraignant nos gardiennes à boire le calice jusqu'à la lie.
Franchement, je vous le demande un peu, chers amis, quelle idée saugrenue, diantre, que de vouloir prêter asile à un drôle de visiteur imposant sa présence, un malin prédateur dénommé Virus, réclamant à cor et à cri l’hospitalité à grands renforts de démonstration de force ! Oh, j’ai eu beau implorer heures après heures la Providence afin qu’elle dispense à nouveau ses bienfaits au sein du logis, que nenni, rien n’y fit, la cruelle perdura à faire la sourde oreille, dédaignant toujours à regagner nos pénates !
Par souci de dignité ainsi que dans l’objectif de ne point vous encombrer davantage avec le récit détaillé fastidieux, de la bourrasque traversée (« Le vent se lève, il faut tenter de vivre », selon le fameux adage de Paul Valéry…) je tiens seulement à vous confier, à quel point nos protectrices se virent confirmer ce qu’elles savaient déjà, soit, que face aux épreuves, il est fondamental de ne pas attendre grand-chose de la part de son « prochain », quelquefois lointain comme il n’est pas permis de le concevoir, en adéquation de la devise de Tristan Bernard qui professe ce truisme :
« Il ne faut compter que sur soi-même. Et encore, pas beaucoup. »
Ne serait-il pas plus sage, pour ces deux sexes réunis, si ils ne veulent pas trop souffrir de certains types d’indifférence provenant de leurs « frères humains » fréquemment déshumanisés, disons-le ouvertement telle une simple observation dénuée du moindre sentiment d’acrimonie, qu’ils ne nourrissent surtout aucune exigence envers autrui sous peine d’être constamment désenchantés ?
À quoi peut-il bien servir de se révolter contre cet état de faits ? Qui peut s’arroger le droit de se prévaloir du pouvoir de changer en profondeur les mentalités ? N’est-il pas, en outre, suffisant et utopique de prétendre à la métamorphose d’une personnalité ?
Néanmoins, en tant que représentant de la gente animale, j’ose encore espérer en l’homme, non pas dans sa globalité, mais dans son individualité et entre quelques sombres épisodes contribuant par moment à me faire perdre ma foi en lui, je prends la liberté, au risque de froisser votre ego, amis bipèdes, de vous déclarer sans l’ombre d’une diplomatie s’apparentant à mère Hypocrisie, que votre civilisation d’humanoïdes à fort à faire dans son ensemble pour aspirer à recouvrer un tantinet de son humanisme, de sa noblesse antique d’un « temps jadis » révolu, synonyme de « beauté-bonté » à la manière de François Cheng…
Et malgré tout, croyez-vous que je ne sois guère attristé de devoir dresser pareille constatation ?
Assurément ! Car laissez-moi vous énoncer mezza voce, en confidence, que le tempérament de votre serviteur, le farfadet Florestan, relève de celui d’un pacifiste inné, enclin à l’allégresse, doué pour l’harmonie, rêvant à la « quête d’une inaccessible étoile », c'est-à-dire à un monde meilleur, et que jamais au grand jamais, il ne pourrait envisager de concevoir une autre philosophie, en dépit des odieux abandons, barbaries inqualifiables et autre actes innommables perpétrés à l’encontre de sa race, sans oublier les différentes ethnies constituant le bestiaire, de celles que l’auguste Colette nommait par « nos Amies les bêtes », elle qui voua à la Faune un amour inconditionnel indissociable de celui éprouvé à l’endroit de la Flore et qui su mieux que quiconque, en avant-gardiste, prouver sa déférence à l’adresse de toute créature vivante évoluant ici-bas, dans sa biodiversité de plus en plus menacée, sinon se réduisant à une peau de chagrin !!!.
Le respect et l’amour, ne serait-ce pas là deux clefs majeures du salut de votre humanité ?
Vous seul détenez la faculté d’une transformation radicale et en douceur de la société formant une chaine et dont nous dépendons !!! N’y a-t-il pas péril en la demeure ?
Que puis ajouter de plus pour vous en convaincre ?
Quelles seront les âmes sensibles à ma plaidoirie ?
Gageons seulement, en incurable optimiste, qu’empathie et compassion ne sont pas des vertus ne fleurissant que parmi des espèces rares en voie d’extinction, au jardin clos d’un autrefois verdoyant semé de mille fleurs médicinales !!!
De la part de Florestan de l’Arc de Lune de la Vallée ligérienne,
Message du 11 Février 2013,
Pour marquer le jour de sa naissance, le 31 Janvier 2010
La mémoire, grenier de nos jours,
Empoussiéré des trésors défunts,
Contient les pleurs, la joie du soleil,
Des vacances en gouttes d’échec.
Réveil du passé, du maïs vert,
Dans les champs d’alors, près du château,
Aux douves noires, dans les songes,
D’une enfant d’hier, apparition.
L’air frais elle tourbillonne, libérée par le vent, qui chuchote des mots secrets aux oreilles des fleurs d’un printemps à venir. La brise souffle des perles dans le regard de l’enfant accoutré de pauvreté mais dont les yeux sont riches d’amour.
La maison de ses rêves sent bon le bonheur d’y vivre, la haine a renoncé à sa vengeance des siècles passés. Les poutres ont résisté à l’attaque des tempêtes des ans révolus et accueillent les jambons fumés et brins de lavande. Un poêle en fonte rougit des braises de son enfer, pour réchauffer les lieux des pièges du cauchemar. Les roses s’effeuillent sous la caresse d’un soleil ardent et d’une brise si légère qu’on la devine au passage. La mousseline de son écharpe entoure son visage maigrelet d’un voile diaphane comme sa peau trop vieille de ne pas avoir existé.
Non loin de là, dans un hamac tressé se balance un jeune écervelé qui attend son avenir qu’il laisse peu à peu, dans sa paresse, derrière lui. Sa gorge est sèche des poussières du vent : il tousse, se racle la gorge. Surgie de nulle part, une voix de mégère hurle « c’est pas bientôt fini bouc nannan ! «
Cette voix lui fait peur, vite il faut fuir, mais sa mémoire est là qui lui tient la main.
BOUC NANNAN.
Dans le champ du voisin vit un vieux bouc puant,
Qui béguète et se plains de sa lourde chaîne,
Pendue à sa gorge comme un collier carcan,
Pour le tenir captif au pied du grand chêne.
Fâché de sa prison il émet du gosier,
Un raclement nerveux qui tente à se gloser*,
Du pet, parle aux passants, mêle propos gazier,
Aux relents d’urine dont il aime à s’arroser.
Petite de six ans, fillette aux grands yeux bleus,
Elle tourbillonne dans les secrets du vent,
Aime ses colères, jure ses pâquebleu*,
Batifole avec lui, joue au moulin-à-vent.
Vive de tant subir l’aigreur parentale,
L’enfant contient ses nerfs depuis longtemps déjà,
Guette la pluie lourde de la main brutale,
Qui s’abat sur elle sans mettre de holà.
Sa gorge racle aussi ses larmes discrètes,
Comme le bouc puant de la ferme à Nannan,
Que l’on entend au loin héler ses biquettes,
Vacant au gré des fleurs et des buissons ardents.
Lors d’une balade, enfant et cabrettes,
Nez à nez tombèrent dans le pré du voisin,
Les unes béguetaient, l’autre guillerette,
La gorge se raclait en écho au bouc zain*.
Depuis lors le surnom de « Bouc nannan » la suit,
Mère trop ignare de sa méchanceté,
Et Jusqu’à l’école, ce sobriquet poursuit,
La jeunette morose aux grands yeux contristés.
C’est pas bientôt fini, hurle encore la voix. La main s’accroche, le lit se rebelle, la vieille se meurt mais crie toujours après ses draps qu’elle chiffonne….. et puis le silence.
Un silence épais comme une mort froide de carnaval. Les masques des trouilles de nouilles l’entourent, grimacent les peurs ancestrales des hivers qui se racontent au coin de l’âtre.
Dans le bois tout proche, les loups hurlent…… comme des apertintailles qui sonnent pour éloigner les mauvais esprits.
Fini de projeter des films de l’imagination. La lumière brille, il faut ouvrir les yeux. Les gilles s’approchent, farcis d’huîtres et de champagne. Allons, debout ! Roulements de tambours ! Comedia dell Arte ! « Nos f’ront les gilles à barette Ginette la la la » et tutti quanti….
Avec eux, doucement, fermons le livre de la mémoire et lourdement, sur la pointe des sabots de futurs souvenirs,
dansons le renouveau !.
Grenier de nos jours, empoussiéré,
Des trésors défunts, contient les pleurs,
La joie du soleil des vacances,
En gouttes d’échec, souvenances.
Résurgence, réveil du passé,
Du maïs vert dans les champs d’alors,
Près du château aux douves noires,
Dans les songes d’une enfant d’hier,
Rondeau final, le livre est fermé.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
*Carême-prenant : période de trois jours gras précédant l'austérité du carême (vieilli)
*Gloser (Vieilli) Expliquer par une glose.
Apporter une explication, un éclaircissement à un texte par une glose : commentaire qui permet d'apporter une explication
*Pâquebleu (Familier) Juron familier marquant l’admiration, la colère ou l’étonnement.
*Zain Animal dont la robe ou le poil, simple et uniforme, n’a aucune marque de blanc.
Un cheval zain, une chienne zaine……
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Ambrotype : photographie sur verre en exemplaire unique. Il s’agit en réalité d’un négatif au collodion, volontairement sous-exposé afin qu’il apparaisse en positif lorsqu’il est placé sur un fond sombre. Les ambrotypes étaient montés dans des écrins du même genre que ceux des dagerréotypes.
Autochrome : procédé mis au point par les frères Lumière, qui permettait d’obtenir une photo en couleurs, transparente, une diapositive en quelque sorte. La plaque de verre était recouverte d’une mosaïque de minuscules grains de fécule de pomme de terre préalablement colorés dans les trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu et ensuite d’une couche sensible panchromatique. La plaque était traitée pour obtenir un positif noir et blanc qui, regardé par transparence ou projeté, renvoyait une image colorée. Les autochromes ont eu un très grand succès de 1907 aux années 30.
Bromoïl : Dans ce procédé, l’image argentique contenue dans la gélatine d’une épreuve photographique est blanchie et en même temps cette gélatine se tanne proportionnellement à la quantité d’argent qu’elle contient. L’image est ensuite fixée, lavée et séchée. Elle est retrempée dans une eau plus ou moins chaude qui va faire gonfler la gélatine. On ôte le surplus d’eau, et on applique une encre grasse, au pinceau ou au rouleau. Cette encre est absorbée là où la gélatine a été tannée (les ombres) et rejetée là où la gélatine s’est gonflée d’eau (les hautes lumières). De cette façon, l’image argentique est graduellement remplacée par l’encre. Par l’application judicieuse de plusieurs couches d’encre de différentes consistances, et en travaillant sélectivement certaines parties de l’image, l’artiste a un très bon contrôle de l’image qu’il construit petit à petit. Ce procédé a été très en vogue auprès des pictorialistes.
Calotype : négatif papier, et, par extension, le tirage positif obtenu à partir de ce négatif. Breveté en 1841 par Henri Fox Talbot, il s’agit du premier procédé fondé sur le développement chimique d’une image latente, c’est-à-dire d’une image initialement non visible, comme celle des négatifs actuels avant développement. Il s’agit donc de l’ancêtre direct de la photographie moderne basée sur le procédé négatif/positif. Ce procédé n’a pas été d’une très grande popularité, malgré la possibilité offerte des tirages multiples, car le temps de pose était plus long que pour obtenir un daguerréotype et que la précision de l’image était moins grande. Cette technique a très vite disparu lors de l’apparition du collodion.
Collodion humide : le collodion est un nitrate de cellulose dissous dans un mélange d'alcool et d'éther que l'on étend sur une plaque de verre. Quand ce mélange sirupeux commence à se figer sur le verre, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d'argent pour la sensibiliser, les sels contenus dans la pellicule sont ainsi transformés en halogénure d'argent sensible à la lumière. On égoutte alors la plaque et la transfère dans un châssis étanche à la lumière. Ces opérations se font évidemment en chambre noire. On peut alors faire une prise de vue avec la chambre photographique. La plaque doit ensuite être immédiatement développée en chambre noire avec de l'acide gallique ou du sulfate de fer puis fixée au thiosulfate de sodium ou au cyanure de potassium. L’ensemble de l’opération devait se faire avant que le collodion ne sèche complètement, environ un quart d’heure (selon les conditions de température et d’humidité ambiante), d’ou l’apellation “collodion humide”. C’est un procédé qui permettait une très grande richesse de tons, ce qui a assuré son succès malgré l’apparition des films de fabrication industrielle. Il a été utilisé en photogravure jusqu'aux années 1950 et plus
Cyanotype : épreuve sur papier qui se distingue par sa couleur bleu vif. L’image s’obtient par exposition du papier sensibilisé à la lumière, sans développement chimique. La papier ayant été sensibilisé par immersion dans une solution de sels ferreux est ensuite exposé par contact avec le négatif. Les zones ayant reçu la lumière bleuissent, tandis que les zones sous-exposées restent blanches. On obtient ainsi un positif bleu. Les zones n’ayant pas réagi à la lumière sont ensuite éliminées par un rinçage à l’eau. Le procédé a été inventé par l’astronome anglais John Frederick Herschel.
Daguerréotype : mis au point par Louis-Jacques-Mandé Daguerre, le daguerréotype est le premier procédé photographique ayant eu un succès commercial. Il est constitué d'une plaque, généralement en cuivre, recouverte d'une couche d'argent. Cette plaque est sensibilisée à la lumière en l'exposant à des vapeurs d'iode qui, en se combinant à l'argent, produisent de l'iodure d'argent photosensible. Lorsqu'elle est exposée à la lumière, la plaque enregistre une image invisible, dite « image latente ». Le temps d'exposition est à l'origine d'environ vingt à trente minutes, beaucoup moins que les méthodes précédentes qui nécessitaient plusieurs heures d'exposition, et sera fortement raccourci par la suite. Le développement de l'image est effectué en plaçant la plaque exposée au-dessus d'un récipient de mercure légèrement chauffé (75 °C). La vapeur du mercure se condense sur la plaque et se combine à l'iodure d'argent en formant un amalgame uniquement aux endroits où la lumière a agi, proportionnellement à l'intensité de celle-ci. L'image est ensuite fixée à l’hyposulfite se soude.
Épreuve à l’albumine : le papier est enduit d’une couche d’albumine (du blanc d’oeuf) qui est sensibilisée avec une solution de nitrate d’argent. L’impression se fait par exposition à la lumière à travers le négatif posé sur la face sensibilisée, sans développement chimique ultérieur, et nécessite un temps de pose long. Ces images ont tendance à pâlir avec le temps.
Épreuve au charbon : ces épreuves se caractérisent par leur résistance et la richesse de leurs teintes sombres et brillantes. Elles s’obtiennent sur une feuille de papier enduite de gélatine bichromatée à laquelle a été adjoint du charbon pulvérisé. L’exposition se fait par contact avec le négatif. La gélatine durcit en fonction de la quantité de lumière reçue, la feuille est ensuite appliquée sur une autre feuille enduite de gélatine insoluble. On les immerge toutes deux dans un bain d’eau tiède, la première se libère, la gélatine qui n’a pas durci sous l’action de la lumière disparait tandis que l’image au charbon se transfère sur la seconde feuille où elle apparaît avec un léger relief. Le brevet a été déposé par Alphonse Louis Poitevin et a connu son apogée entre 1870 et 1910.
Épreuve à la gomme bichromatée : on utilise ici une feuille enduite de gomme arabique sensibilisée avec du bichromate de potassium qui durcit sous l’action de la lumière. L’exposition se fait par contact avec le négatif. Le papier est ensuite plongé dans l’eau et la gomme non durcie se dissout et l’image positive reste sur le papier. Cette technique a largement été utilisée par les pictorialistes qui intervenaient ensuite sur l’image par des retouches au pinceau. Comme ces épreuves ne contiennent pas de métal sensible à la lumière, elles se caractérise par une grande stabilité dans le temps.
Épreuve sur papier salé : ce sont les premières épreuves sur papier. La feuille de papier qui servira de support à l'image positive est d'abord mouillée dans une solution de sel de cuisine, puis, après un court séchage, enduite d'une solution de nitrate d’argent. Après séchage, elle peut recevoir une seconde couche de nitrate d'argent, pour augmenter sa sensibilité. L’exposition est réalisée par contact avec le négatif jusqu'à ce que l'image positive se forme. Elle est ensuite fixée avec de l'hyposulfite de soude. Ce procédé mis au point par Henri Fox Talbot vers 1830 à dominé jusqu’aux années 1850.
Ferrotype : il s’agit d’une épreuve unique réalisée sur une fine tôle de fer enduite de vernis noir et ensuite d’une couche de collodion sensible. Après développement, le négatif ainsi obtenu apparaît comme un positif. Techniquement semblable à l’ambrotype il est moins fragile, puisque le support est en fer plutôt qu’en verre, mais de ce fait sensible à l’oxydation.
Au CIVA - Centre International pour la Ville, l'Architecture et le Paysage
Expo : Dithyrambes. [Re] Nouveaux Plaisirs d'Architecture #3
22.02 > 12.05.2013
Vernissage 21.02.2013 à 18h30
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EXPO, EVENT, BOOK !
Invitation |
Cette procession se mit en place en même temps que la procession de Notre Dame d'El Vaux. Au départ, la procession regroupait des archers, des arbalétriers et des pèlerins. Le cortège était à la foi religieuse, militaire et folklorique. Elle était l'occasion d'une grande fête populaire et se déroulait dans une atmosphère de ducasse. Les statues de Saint Roch et de Notre Dame d'El vaux étaient promenées dans les rues et ruelles de la cité. La procession connut des fortunes diverses avant d'être interdite au 18e siècle. En 1802, la procession est réorganisée grâce à une autorisation spéciale et compte plus de 30 groupes. Elle est remise en place. Mais en 1804, cette autorisation fut retirée et la procession retomba au oubliettes. En 1866, une épidémie de choléra frappe la cité thudinienne et plus précisément la ville basse. Ses habitants invoquèrent saint Roch pour qu'il protège de l'épidémie. Leur demande fut exaucée, l'épidémie se retira comme elle était arrivée. Les autorités communales décidèrent, en 1867, de prendre en charge l'organisation de la marche Saint-Roch et de construire une chapelle en son honneur au lieu-dit "Tienne-Trappe". L'itinéraire de la procession fut tracé en prenant en considération la rivalité entre Macas et les Catulas: Les militaires se réunissent au "chant des oiseaux" pour redescendre vers les rives de la Sambre où ils retrouvent le clergé et la statue de Saint-Roch. Ensuite, la procession se rend au Waibes avant de revenir à la ville basse. Elle se poursuit le lendemain par la visite de la Maladrie où jadis on exilait les lépreux. Depuis 1867, il n'y a jamais eu d'interruption sauf durant les deux guerres, périodes pendant lesquelles les pèlerins effectuaient le "Tour Saint Roch" pour la protection de la ville
Mon projet euro-asiatique est écrit...
Sur CHINE-INFORMATIONS Blogs:
http://sidobremichel.blogasie.com/6623/parution-ici-en-eurasie-de-michel-sidobre.html
Michel SIDOBRE
Site littéraire:
Le Languedoc-Roussillon m'apparaît dans sa finesse et ses rudesses : euro-asiatique...
Ciel, neige, oiseaux...
Sentiment d'être au monde sur ce continent qu'il faudrait appeler, en fait, EURASIAFRIQUE...
Un continent qui me rapproche de l'universel de notre planète...
M.S.
En haut de vos pages, existe un onglet "Carte des membres"
Il vous dirige vers un outil destiné à rendre plus visible votre géolocalisation vis-à-vis des autres membres. Il est fort utile que vous sachiez s'il y a des membres du réseau qui habitent dans votre région, pour rendre des éventuelles rencontres et partenariats plus faciles. Cet outil n'est pas fort utilisé. C'est pourquoi j'attire votre attention afin que vous vous en serviez. Indiquez-y la ville que vous habitez.
Cliquez donc sur l'onglet "Carte des membres" ou accédez-y via ce lien: http://ning.it/R5UrZQ
Vous pouvez jouer avec la réglette située à gauche de la carte pour zoomer à votre convenance sur la carte. Et lorsque votre souris survole une ville, le ou les membres qui y habitent s'affiche(nt).
C'est un bien bel outil: Il a fallu 4 sociétés de cartographies (Google MapIt, MapLink, ORION-ME et Tele Atlas) pour collaborer à la construction de cet instrument!
Et je remercie ceux qui ont déjà pris la peine de s'y signaler.
Merci de votre attention.
Carte des membres (copie d'écran sans les fonctionnalités d'origine) de la Belgique:
Carte des membres (copie d'écran sans les fonctionnalités d'origine) de la France:
Le musée du tram abrite une collection d'ancien tramways ainsi que le nombreux objets, documents et photos évoquant l'histoire des tramways vicinaux Belges ( de Thuin, Lobbes) véritable témoin historique, emprunte un itinéraire aux panoramas uniques que seul le voyageur du tramways peuvent contempler ( balade en tram). Le musée est implanté sur le site de Thuin ouest et fait partie de la SNCB qui reliait Mons à Chimay.
Lors de la visite du musée vous découvriez 100 ans, depuis la locomotive à vapeur et les remorques associées, rame mixte marchandises, dernière voiture construite pour la SNCV. En passant la motrice électrique dite standard, sans oublie les autos trains de marchandises.
Il est parfois dévotion
Il est souvent condition
Il se nourrit tous les jours
Comme un compte à rebours
De haine et de passion
De pleurs et compassion
Il est vrai ou faux
Hideux ou beau
Selon sa nature
Il est comme une armure
Contre le bien ou le mal
Jusqu'au jour fatal
Amour, en fait, qui es tu ?
La Perle du Monde
Pour ces hommes immondes !
Digne d'eux, eux qui s'entretuent !
Partagé
Ou floué
Tu distilles un parfum
Semblable aux embruns
Qui s'insinuent en soi
Et te pénètrent toi et moi
Tu peux faire mal
Ta blessure subsiste
Mais tu existes
C'est le principal !
Et pourtant...
Il est l'essence de la vie
Il est joie et sourire
Triste, parfois aussi
Ne le laisse pas mourir
C'est le moment :
Ressaisis-toi, ne sois plus ivre
Et de tous ces avatars
Tu peux le faire revivre
Avant qu'il ne soit trop tard
Ce joyau unique
Ce trésor intemporel
Cet instant magique
Ce coeur universel
Peut-être, un jour
Ineffable Amour
Tendre sentiment
Auréolé d'encens
Tu créeras des Hommes, des vrais !
Qui ne s'entretueront plus
Ceux-là même pour l'Eternité
Comme au royaume des Nues.
Joël Thouvenin
J'ai dormi en pleine clarté,
Dans un parfait oubli des choses,
Sans broncher, les oreilles closes,
En tenant l'ennui écarté.
Je me sens sereine et dispose,
En ce milieu d'après-midi.
Mais cependant rien ne me dit,
Aucune envie ne se propose.
Sans une activité précise,
Je vais retomber dans l'ennui.
Il engendre de fades fruits,
Et instaure des zones grises.
Je ne m'en défais pas toujours.
Quand s'allient à lui la paresse,
L'indifférence qui progresse,
Je me retrouve sans recours.
9 février 2013
