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De l'importance des choses

 

 

 

Quand on demande à des personnes ce qui a le plus d'importance, le plus souvent, elles répondent: c'est la santé.

Quand on vit en santé, on oublie qu'elle est un privilège. On s'en rend compte durant une convalescence.

Exister au quotidien fait éprouver des joies et des désagréments inattendus. On n'est jamais prêt pour le pire mais on s'efforce de devenir plus endurant et courageux.

À chacun son mode de vie, ses réactions, ses préférences, diverses habitudes, aussi.

Les actions d'un proche nous font rire, parfois. Or lui, de son côté peut nous trouver naïf, irréaliste ou vaniteux.

Nous accordons aux grandes choses une importance qui dépend de notre entendement et aux petites un intérêt qui tient à notre sensibilité.

La rencontre inopinée d'un oiseau qui trottine ne produit pas le même effet sur le poète qui le contemple et s'attendrit et sur le passant, préoccupé.Il l'ignore complètement.

L'adulte pense qu'il agit librement et pourtant! Ses choix dépendent de sa nature mais aussi de son conditionnement. L'instruction ne fait pas de miracles.

L'aberration, due au lavage des cerveaux, se répand et s'amplifie, en causant des atrocités.

Devrait-on se sentir coupable de ne pas s'affliger du sort de ceux qui gisent mutilés, victimes de la barbarie? Il existe des justes, au pouvoir limité, qui ne restent pas inactifs.

Le monde bien ordinaire occulte la laideur afin de vivre en paix.

Nombreux, qui ont reçu la grâce, connaissent des sources de joies qui s'offrent gratuitement. Les comblent de félicité, l'unique fleur d'un hybiscus, le rire d'un enfant arrosé, la confiance d'une outarde, l'équilibre d'un écureuil sur un fil téléphonique, tout ce qui séduit comme les dessins éphémères que sont les ombres dans la rue.

Un haïkiste trouve important de capter des éclats de vie.

18/07/2013

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HUMAIN...

Comme ce regard sachant être doux et léger

Et qui nous effleure dans la chaleur de l'été.

Comme ce message qui plane suspendu à nos lèvres

Et qui hésite pourtant à dévoiler sa fièvre!

Comme cet adolescent qui chante en se levant

Et pense que le monde lui appartient vraiment.

Comme cette mer si calme que le mistral réveille

Apportant à nos yeux l'étincelle des merveilles....

Comme cette inspiration surgie on ne sait d'où

Qui d'un mot écouté, y puise tout son soul.

Comme cette mer de larmes que la pluie accompagne

Quand les deuils acceptés la douleur nous empoigne.

Comme cette hargne enfin qui nous saisit parfois

Quand l'incompréhension nous fait sortir du bois...

Comme le plaine dévastée au lendemain d'orage

Dont le parfum subtil à toute guerre surnage!

Comme une femme enfant qui cherche le bonheur

Et ne sait pas encore bien écouter son cœur.

Comme ce vieillard perdu, qui aimerait partir

Mais que la peur retient, et ne cesse de souffrir.

Comme cette impatience, plombée au fond de nous

Et qui arrivera à nous mettre à genoux!

Comme cette nuit si longue et qui parait trop courte

Quand au petit matin on s'endort sur ses doutes...

Comme le soir qui espère une lune enfin pleine

Et décompte les jours en égrenant sa peine.

Comme trois petits mots cherchés au-dedans d'une vie

Et qui enfin trouvés, comblent toutes les envies...

Humain!

J.G.

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administrateur partenariats

 

  Ave Corsica

 

  Entres toutes, je te salue, ô Cyrnéenne,

  Synthèse de lumière et de parfum total,

  D'italique douceur, de charme oriental,

  D'orgueil latin mèlé de fatalisme hellène.

 

  Vierge brune aussi prompte à l'amour qu'à la haine,

  Toi de qui, même en rêve et loin du ciel natal,

  J'entends toujours la voix de bronze ou de cristal

  Et crois étreindre encor la chair éburnéenne.

 

  Je te salue ... et te bénis comme aux matins

  Où j'étais ce chasseur, ô ma Corse, ou ce pâtre

  Qui, plus heureux qu' Antoine aux pieds de Cléopâtre,

 

  Peut savourer parmi nos myrtes et nos thyms

  Au chant clair des torrents près desquels tu es née,

  Ta beauté qu'enfanta la Méditerranée.

 

  Pascal Bonetti, L'Or des naufrages, FIRMIN DIDOT EDITEUR, 1969

 

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Le Golfe de Roccapina

 

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Les Calanches de Piana

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Propos sur deux vérités

 

 

On ne souscrit pas aussitôt à la double affirmation de Frédéric Amiel, qui a dit :

« L'homme n’est que ce qu’il devient, vérité profonde, l’homme ne devient que ce qu’il est, vérité plus profonde encore ».

Depuis le jour de sa naissance, l’être humain se transforme, sans s'en rendre compte, un peu chaque nuit. Il existe en devenir. L’image que lui renvoie son miroir ne lui montre que son apparence physique.

Si l'on en croit, La Fontaine, nombreux se trouvent satisfaits d'eux-mêmes, en se comparant à d'autres. Ils estiment que la somme des vices est égale.

Se bien connaître n'est pas chose facile. Pour désirer devenir différent, il faut se sentir affligé de défauts que l'on méprise, ou de tendances qui créent des besoins et des habitudes indésirables. Or les impulsions demeurent imprévisibles.

Un être insatisfait de sa manière d'agir peut essayer de contrôler sa nature. Quand il croit avoir réussi, il lui arrive de s'entendre dire: chassez le naturel, il revient au galop!

L'amour, parfois, peut sembler faire des miracles mais les efforts sur soi-même afin de plaire sont contraignants et souvent peu durables.

Quand il a fait le choix de vivre de son mieux, l'homme a le sentiment de devenir plus sage.

11 février 2012

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Un souffle à peine osé

 Mon corps te cherche dans ses nuits obscures

et du bout des doigts,

j'effleure les courbes de ton ombre

de mots éperdus de tendresse.

Mes lignes échouent dans les sillons de ma toile

où le souffle de ta bouche

dénude mes phrases au ciel de nos promesses.

I hunger for you

L’encre de ma plume fusionne au temps s’écoulant

et je frissonne sous le voile

de la lune me révélant sa beauté.

La fièvre qui me consume fait chavirer ma raison sur l'horizon de mes désirs inavoués.

Sous l’aurore qui se dessine, la magie s’évapore et mes gestes se perdent au vide que tu viens de laisser.

I long for you.

Texte issu du recueil " Songes d'un soir " 2012

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Baudet entre coeur et raison

Si l'esprit humain se découvre dans la résistance qu'offre le réel aux aspirations de l'investigateur, il faut admettre avec toute une séquence de réflexions systématisées par le langage et repérables dans l'Histoire que cet esprit - cette capacité, cette aptitude - se fonde sur le vécu, que l'on peut appeler la sensibilité (die Sinnlichkeit, chez Kant) ou l'émotion. Et c'est la capacité langagière - qui se constate comme un fait - qui transmute cette émotion naïve et spontanée en un discours (le logos des Grecs), et donc ce que la tradition philosophique appelle la raison est une émotion promue à l'état de sentiment exprimable. On pense avec des mots, c'est vrai, encore faut-il que ces mots se rattachent à des significations existentielles préexistantes à la démarche locutrice. On n'exprime que ce que l'on souhaite exprimer (la raison comme fruit du besoin et du désir). La radicalité de la recherche philosophique peut-elle dépasser la dualité ainsi mise à jour de l'Être, découverte déjà par Parménide, magistralement théorisée par Aristote, et plusieurs fois retrouvée - le moi et le non-moi chez Descartes, le phénomène et le noumène chez Kant, la thèse et l'antithèse chez Hegel, la volonté et la représentation chez Schopenhauer, et en somme déjà l'âme et le corps chez les peuples primitifs ? Parce qu'il est impossible de penser en dehors de la dualité, peut-on déduire que rien ne peut exister sans dualité ? Problème éternel : ce que je découvre dans ma conscience existe-t-il dans les choses ? Il faut une scission dans l'Être pour que l'Être devienne Devenir (Hegel). Et si la raison n'est rien d'autre que le sentiment devenu exprimable, cela nous indique que la raison ne s'oppose pas au coeur, mais le contient par sa nature même. Le coeur a des raisons que la raison connaît fort bien ! L'épistémologie est ainsi, depuis Kant, une "esthétique transcendantale", et l'exploration de l'Être est une poésie autant qu'une science.


http://jeanbaudet.over-blog.com/article-baudet-entre-coeur-et-raison-119092056.html

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Ont déjà exposé à la B-Gallery à Bruxelles:

2005
Patrick van Roy ►►► Marina Bautier ►►► Bernard Coets
Gilcozar ►►► Maria Fernanda Guzman ►►► Valérie
Berteau ►►► Catherine Amathéü ►►► Olivier Gillain
►►► Philippe Bielecki ►►► Pascale Barret
2006
Ann Van Gompel ►►► Isabelle Francis ►►► Patrice
Broquier ►►► Céline Cléron ►►► Léopoldine Roux ►►►
Liesbeth Marit ►►► Jean-Baptiste Bernadet ►►► Ridha
Ben Hmouda ►►► Ricardo Agnello ►►► Laurent d’Ursel
►►► Annelies Slabbynck 200 7
Messieurs Delmotte ►►► Oana Cosug ►►► Justin Morin
►►► Frédéric Penelle ►►► Manon Tricoire ►►► David
de Tscharner ►►► Louis Thellier ►►► Nicolas Grimaud
2008
Chloé Houyoux Pilar ►►► Katarina Kudelova ►►►
Élodie Antoine ►►► Yann Pocreau ►►► Milena Cerovina
►►► Rémy Russotto ►►► Delphine Pouillé ►►► Tom
Woestenborghs ►►► Patricia Baraka, Vincen Beekman,
Hélène Gulizzi ►►► Loup Michiels
2009
Aurore Dal Mas ►►► Maggy Cluzeau ►►► Samuel
Coisne ►►► Chantal Vey ►►► Charles Paulicevich ►►►
Christophe Delhaye ►►► Eléonore Gaillet & Marie Rosen
►►► Sylvie Pichrist
2010
Sandrine Morgante ►►► Marie-Laure Delaby ►►► Sandra
Biwer ►►► Hélène A. Amouzou ►►► Sarah Van Marcke
►►► Philip Henderickx ►►► Elise Eeraerts ►►► Monica
Gallab
2011
Pauline Cornu ►►► Marco Di Carlo ►►► Elisabeth Sri
Unggul Ida Mulyani ►►► Gert De Clercq ►►► Frédéric
Rolland ►►► Thomas Bernardet ►►► Maxim Frank - Sven
Laurent ►►► Stéphanie Roland
2012
Steven Tevels ►►► Hallveig Ágústsdóttir ►►► Béatrice
Lortet & Jérémy Naklé ►►► Eline Van Riet ►►► Jonas
Vansteenkiste ►►► Rachel Labastie ►►► Annabelle
Guetatra ►►► Joris Perdieus
2013
Katherine Longly ►►► Marion Fabien ►►► Remco Roes
►►► Willem Sarah ►►► Georgia Kokot ►►► Philip
Janssens ►►► Rokko Myoshi ►►► Amélie de Brouwer

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Conservées comme des bijoux

 

Conservées comme des bijoux,

Dans leur écrin, toutes tes lettres.

J'en possède vraiment beaucoup,

Emplies de charmes à renaître.

Je pensais qu'aux jours à venir,

Où tu ne pourrais plus m'écrire,

Je cueillerais nos souvenirs,

Prendrais plaisir à te relire.

Quand le temps des faveurs prit fin,

Je fus plongée dans la souffrance,

Ne supportant pas ton absence.

Je m'accoutume à ton silence.

Je m'étonne présentement

De ne pouvoir trouver la cause

D'un persistant empêchement:

Ouvrir tes lettres, je n'ose.

Chez moi tu es en bonne place,

Un portait te garde vivant;

Je te retrouve quand je passe

Et te parle aussi très souvent.

15 juillet 20013

 

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Poésie au Crépuscule 14ème. Béatrice Libert

 

Au plein coeur de l’été, c’est Béatrice Libert qui vient nous apporter,

avec son sourire et sa joie de vivre, la découverte de ses poèmes.

Un partage heureux puisque Gabriel Ringlet nous dit :

« Une chose est sûre en tous cas, il faut y entrer dans ce jardin-poème, si

fragile et si fraternel, s’y promener, peut-être s’y perdre, mais avec la certitude que demain est tiède d¹être déjà aimé ».

 

 

 

Poésie au Crépuscule 14ème.

Un moment privilégié pour se retirer du brouhaha du monde.

L’asbl Théâtre des Chemins/des Mots pour dire

vous propose de retrouver nos poètes, si nombreux en Belgique

et tellement absents de notre vie quotidienne.

1er août 2013 à 18 h

 Béatrice Libert12272922493?profile=original

 

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Béatrice Libert nous ouvrira les pages de l’un ou l’autre de ses nombreux

recueils de poésie ainsi que son dernier livre :

"Ecrire comme on part", avant-dire de Gabriel Ringlet.

 

Née à Amay, Béatrice Libert, écrivaine et comédienne, vit à Liège. Elle a

signé des poèmes, essais, récits, nouvelles, roman, livres d¹artistes, textes pour la jeunesse et le théâtre. Première publication en 1979.

Elle dirige, en outre, deux collections aux éditions Couleur Livres:

L’Horizon délivré (arts et pédagogie) et Carré d¹as (jeunesse, poésie illustrée).

Elle a fondé le Festival artistique annuel « Cointe-Montmartre » qui se déroule à la Pentecôte.

Formée aux arts de la parole, elle donne des lectures publiques de ses textes, accompagnée de la harpiste liégeoise Angélique Giorgio. Elle pratique les arts plastiques et anime des ateliers d’écriture.

 

Biobibliographie complète sur son site

www.beatrice-libert.be <http://www.beatrice-libert.be>;

 

 

Une organisation du Théâtre des Chemins/des Mots pour dire asbl

LIEU : Imagin’Air Art Café

 

Place Fernand Cocq, 6

1050 Bruxelles

PAF : 2.50 E - Affiliés 2013 à l’asbl : gratuité

 

 

 

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Une merveilleuse journée

 

Haïkus

Icebergs figés

au-dessus du Saint-Laurent

Féerie céleste.

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Des arbres géants,

d'innombrables bancs et tables,

un immense parc.

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Marchent et observent

dans l'ombre et dans la lumière

d'actives mouettes.

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Vite reposées.

dépliant leurs belles ailes

s'élèvent en fléche.

---

Battements rapides

Et descente en vol plané

Ô grisant spectacle!

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Une visiteuse

mise en appétit sans doute

près de nous attend.

---

14 juillet 2013

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La publication de ces billets d'art est due à l'initiative exclusive du Réseau Arts et Lettres

N.-B: Cette publication est également installée sur mon smartphone privé et  elle sert à faire découvrir en live l'excellence des travaux de François Speranza qui a déjà commenté plus de 30 expositions de peintres pour le réseau

Robert Paul

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Avec le temps ...

                                                                       Avec le temps les chagrins se font plus lointains, moins présents, moins obsédants. Et voilà qu'un matin les voilà presque évanouis. On se réveille au chant d'un oiseau, comme redevenu enfant qui ne pense qu'à jouer, la conscience redevenue légère. Des souvenirs affleurent à sa périphérie, entourés d'un halo de lumière. Curieusement ils ne font plus souffrir mais sont perçus comme une évidence absolue. Il paraît normal à ce moment qu'ils existassent, que le vide soit difficile à atteindre car l'esprit n'a pas pour objet de rester inactif. Mais la relation entre l'esprit et sa perception est vaste. Ne dit-on pas à propos d'un tableau qu'il est affaire de goût et de couleurs ! La souffrance nous vient donc de l'interprétation du monde ambiant, de l'influence que ce dernier exerce sur notre sensibilité, notre capacité à nous émouvoir, à ressentir les ondes vibratoires des objets et des êtres qui nous entourent.

                                                                        Un chagrin d'amour nous affecte de par sa brutalité, de par l'inattendu de sa survenance, de la destruction des plans élaborés avec une intensité toute personnelle. Mais les chagrins d'amour sont légion dans la vie humaine. Ils ne se limitent pas qu'à de banales ruptures entre deux personnes. Même si il ne faut en rien négliger l'importance de ces dernières. Elles conduisent souvent à de nouvelles prises de conscience, de " nouveaux départs " qui ne sont au final qu'un roman propre à chacun. Nous avons cette fichue manie de tout ramener à ce que nous aimons et à ce que nous soyons aimés. Ne soyons donc pas étonnés d'être en permanence malheureux : perte d'un emploi, d'un poisson rouge, d'une fleur, angoisse devant le miroir, sans oublier le phénomène du siècle qui nous place quotidiennement devant la misère du monde entier. Nous aimerions vivre dans un monde parfait et bien non, c'est tout le contraire !

                                                                           Rassurons nous, nous n'avons rien demandé, à commencer par notre naissance qui nous a été imposée. Bien pris en mains par nos aînés, ces derniers nous ont indiqué le chemin du bonheur, celui qu'ils avaient eux-mêmes découvert et ainsi de suite ! ...La roue incessante des contrariétés au bonheur naturel auquel aspire l'individu demande à être freinée. Puisqu'il n'est guère possible de la faire tourner à l'envers, cessons donc de nous étonner en permanence et de nous chagriner pour un rien souvent. Le bonheur est à ce prix. Nous n'avons rien demandé. Tout nous a été imposé. " Imposé ", n'est-ce pas ce dont on nous parle tous les jours ?



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La troupe Eurythméum de la grande  artiste Elsa Klink de Stuttgart

 

Quelle merveille !!!

Voir lorsque la musique commence, cet art porté par une exceptionnelle belle qualité !

La troupe d'Elsa Klink est la plus réputée au monde parmi les anciennes et hyper professionnelle.

En vrai, ce doit être à pleurer ... d'émotion devant cette beauté car déjà j'en suis bouleversée.

 

Les mouvements sont splendides et pleins, les danseuses vraiment habitées par la musique

la font chanter dans tous leurs corps et au-delà en étant y adonnées et non accrochées à leur égo :

Notre prof nous disait qu'on devrait pouvoir faire l'eurythmie avec un chiffon sur la tête pour s'oublier

soi-même et servir l'art.

Après provenant d'Amérique Latine, j'ai vu de telles merveilles venir à Vevey : c'était à tomber à la renverse

et une créativité : on se croyait au paradis  ... du grand art ... mais impossible d'en trouver trace sur Youtube.

 

Un art nouveau encore méconnu -

Depuis le temps que je suis parmi vous, je ne vous ai pas encore montré des extraits de spectacles de cet art du mouvement.

Comme je faisais partie de la première volée de la première école d’Eurythmie française à Paris-Chatou : L'Eurythmée, et y fus formée à plein temps, dans ma première jeunesse, que cela fait partie de ma vie, je pense qu'il est temps de vous introduire à cet art assez complet, original et tout à fait nouveau par rapport à la danse, perçu parfois comme une méditation en mouvement. Ce soir j'ai envie de partager cette beauté avec vous.

Pour ma part, je ne pratique actuellement en pédagogie que l'Eurythmie de la parole-poésie avec les petits enfants, tous les jours. Ils vont la vivre et reproduire de façon ludique naturelle et simple en rentrant dans l'histoire, la poésie avec moi.

Essai d'introduction à l'Eurythmie -

A l'aide des voiles colorés qui rendent le phénomène plus visible, l'Eurythmie est une façon de sculpter l'espace à l'aide de l'instrument de son corps en mouvement résonnant comme un véritable instrument de musique ou comme l’interprète sensible de la vie du langage et des sonorités pour la poésie :

- soit pour rendre visibles les sonorités du langage, comme si le larynx se déployait à l'extérieur et emplissait l'espace des formes de ses sonorités avec le caractère d'âme de la poésie.

- soit de rendre visibles la musique et chaque instrument diversifié par les notes (et toute les nuances de la partition, mineur-majeur, quarte, intervalle, hauteur de son. etc.....) exprimées par tout le corps mais spécialement par les bras et les mains aussi qui portent la musique, les notes etc… de façon précise.

Imaginez que ce ne sont pas des improvisations. Et il y a bien création dans l'interprétation quand chaque geste des bras et des mains n'est pas là pour décorer de manière arbitraire mais vit exactement dans ses moindres détails la partition musicale dans tous ses aspects. Les différents instruments et voix sont visibles par les différents groupes de danseurs et couleurs de leurs robes, le partage de la chorégraphie donne la cohésion du groupe par un mouvement au sol horizontal et dans l'espace.

La musique est censée chanter par tout le corps. Les pieds sont très actifs à vivre la chorégraphie dans l'espace. Le corps est tout entier l’expression visible de l’instrument musical interprété en gestuel.

Dans cet exemple, les quartes sont très visibles dans les mains qui se resserrent tout le temps.

Par ailleurs, cet art comporte plusieurs volets en lui-même, dont voici des exemples non exhaustifs :

  • des exercices de cannes et lancée de cannes, seul et à plusieurs, très structurants pour s'incarner dans sa propre corporéité et géométrie des os  et vivre les différentes directions et dimensions de l'espace
  • des exercices de déplacement dans des formes géométriques ou autres dans l'espace en groupe, exercices sociaux
  • des exercices des différences formes souples et spécifiques liées aux 4 éléments (terre, eau, air, feu) et aux êtres élémentaires qui les incarnent
  • des exercices liés à l'expression par le geste des qualités intérieures des couleurs,
  • ceux exprimant les différents états psychiques et gestes de l'âme dans toutes leurs nuances
  • des exercices liés au Zodiac et ses qualités méditatives en lien aux diverses sonorités
  • des pratiques des différents rythmes grecs, et leurs qualités dans des danses comme celles pratiquées dans les anciens temples des Mystères.
  • et pour la musique, tous les exercices nécessaires pour exprimer les compostions de la musique : rythme, hauteur de son, mineur-majeur, intervalles ...

 

Des spectacles d'Eurythmie -

  • Beethoven 7th Symphony 1st Movement Eurythmy

          https://www.youtube.com/watch?v=B3EU8rnzIVA&NR=1

 

 

 

 

 

D'autres présentations de l'Eurythmie .

Étymologiquement en grec : Le rythme juste :

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administrateur théâtres

De La Cour des Novices...au Transept au Nord de l’église, passez ensuite  après l'entracte  sous la scène et retrouvez-vous au Nord de l’église abbatiale...pour écouter, voir et frissonner devant l’histoire de Frankenstein.

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Stefano Massini, auteur florentin, né en 1975, publie « Frankenstein ou Le Prométhée moderne»,  très librement  inspiré du roman du même nom (1816-1817) de Mary Shelley, deuxième épouse et égérie du grand poète romantique anglais Percy Shelley. Et Emmanuel Dekoninck s’en saisit pour en faire un spectacle inédit dans les ruines de la somptueuse abbaye de Villers-La-Ville sous la fidèle  houlette de Patrick de Longrée, créateur de grands spectacles estivaux. La traduction du texte est signée Pietro Pizzuti, enchanté par un texte sûrement iconoclaste qui veut forcer les frontières entre la science et la nature.

 Dans cette énième version du mythe construit par la très libérale et avant-gardiste Mary, l’auteur dépouille le texte de ses nombreuses mises en abîme, de son aspect gothique et  met en avant l'humanité stupéfiante de la Créature aberrante  et sa solitude. Sa voix est l’écrin dans lequel se déroule l’histoire, celle  de son créateur Victor Frankenstein que l’on voit naître sous nos yeux à force de cris et de gémissements sous la direction de Justine, la servante. Le jeune garçon (Alain Eloy) avide de lecture  transgresse dès son jeune âge les interdits du père. On assiste à un autre accouchement barbare de sa mère adorée qui décède et le jeune homme,  fou de douleur, masse sauvagement le corps inanimé  pendant que le père prie et  jure consacrer sa vie à  réveiller la matière morte et ressusciter la Vie. Ainsi nait déjà la Créature dans l’esprit du futur savant. On le retrouve  à l’université d’Ingolstadt sous la protection d’un bienveillant Professeur Waldman (Marc De Roy) qui en appelle à Copernic, Galilée et Vésale, mais contré,  on s’en doute, par les censeurs de l’église. Tout cela a une base bien généreuse et ne rejoint pas vraiment le défaut d’hubris qui causa la perte d’Icare. On suit donc ce pétulant savant, amoureux de la science plus que de sa fiancée, avec délectation, entre rêve et réalité. On accepte la transgression, on s’associe à son impensable projet, à son désir de jouer à  « playing gods » au nom de la Vie.  So far so good !

 Le malheur, c’est que le jeune  savant devient fou, refuse d’abandonner ses recherches et de suivre Elisabeth,  sa fiancée, l’exquise Claire Tefnin. La folie serait-elle  indispensable à la création ? Il a sauté le pas et se retrouve  en rupture avec la société. Et voici la Créature, objet de deux années de recherche,  dont la flamme vitale finit par se réveiller à force  de manipulations, d’expériences alchimiques et de détours par la science du galvanisme. Hélas, cet être monstrueux et vagissant  personnifié très intelligemment par Olivier Massart terrorise l’infortuné  créateur qui a perdu tout contrôle. Celui-ci  prend la fuite, effaré par l’aberration humaine dont il est devenu le père.  Le reste est l’histoire de sa poursuite par le monstre qui veut assouvir sa haine d’avoir été créé. Il veut se venger de  celui qui l’a arraché au silence éternel pour le jeter dans l’insupportable solitude et le bruit du monde.  Il hait  celui qui l’a délibérément abandonné, une fois créé. « Seigneur, pourquoi m’as-tu abandonné !» résonne dans les voûtes du lieu, …et ce n’est pas un hasard ! Chants grégoriens à l’appui…

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 C’est évidemment, au-delà de la trame de l’histoire, l’occasion de  faire un peu  de théâtre de foire et de morale facile en  conspuant le curé  qui  sauvera l’ étrange Créature  de la vindicte d’une foule sanguinaire. Une action dictée  par amour du prochain  certes, mais aussi afin de servir d’exemple vivant pour ses sermons, technique de foire. Un point pour le respect de la différence mais aussi premier meurtre perpétré par l’innommable créature: celui dudit curé. Cette version de l’histoire passe sous silence les innombrables meurtres perpétrés par la Créature, y compris celui de la très attachante Justine,  servante fidèle de  la famille, interprétée par Cathy Grosjean.  Et la Créature sans nom, de s’en aller par monts et par vaux, jouant de la flûte aveugle à la recherche du père.  Seuls, les non-dupes errent !

C’est par ailleurs l’occasion de poser des questions à notre siècle sur la place de Dieu et celle de l’homme. Sur la solitude, sur l’abandon.  Sur le sens de la vie et de la mort. Sur la transgression en général, source de connaissances mais aussi  source de malheurs. Ces questions sont inextricables. On reste perplexe avec de très vivantes  interrogations. On écoute surtout l’écho du questionnement ricocher sur les ruines de cette merveilleuse abbaye où se tient le spectacle  qui rend le questionnement encore plus intense  car le lieu choisi est lui-même un acte de transgression. Une mise en scène  finalement très païenne d’un grand spectacle,  dans un ancien  lieu de culte où les pierres semblent prier encore est en soi un choix délibéré…et transgressionnel qui a le don de faire réfléchir au-delà de la brillante  théâtralité de l’action, du délassement visuel nocturne  et de l’envergure spectaculaire de la représentation.

La   Distribution :
  ALAIN ELOY – Victor Frankenstein
  OLIVIER MASSART – La Créature
  CLAIRE TEFNIN – Elisabeth
  CATHY GROSJEAN – Justine
  FREDDY SICKX – Professeur Krempe
  MARC DE ROY – Professeur Waldman
  YVES CLAESSENS – Alphonse Frankenstein
  KAREN DE PADUWA – Antoinette
  Didier Colfs – Trismégiste
  DAVID LECLERCQ – Docteur Vertrand
  MARIE VAN R – Caroline Beaufort
  GÉRALD WAUTHIA – Père Hubert
  DENIS CARPENTIER – Ferdinand
  OLIVIER FRANCART – Le Curé
  JEAN-FRANÇOIS ROSSION – Officier
  GAËL SOUDRON – Gaston

de Stefano   Massini d’après le roman de Mary Shelley

metteur en   scène : Emmanuel Dekoninck

http://www.frankenstein2013.be/Frankenstein_2013/Frankenstein_2013.html

Du 11 juillet au 10 août 2013 à 21h00

http://smilebox.com/play/4d7a637a4d6a59324e6a633d0d0a&blogview=true&campaign=blog_playback_link&partner=commissionjunction

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Le temps du silence

 

Les effets sont pareils venus des mêmes causes,

Agissant sur les êtres autant que sur les choses.

Pour me désennuyer, je me tiens en éveil,

Ravie par les tableaux que brosse le soleil.

Lors d’une intense joie, quand la grâce m’habite,

Je capte les propos qu’une muse me dicte.

Au cours de mes saisons, j’ai tant et tant écrit,

Qu’il me semble, en ce jour, avoir vraiment tout dit.

Dans la tranquillité d’une nouvelle pause,

Libre de tout souci, mon esprit se repose.

C’est le temps du silence, d’un léger abandon.

Mon âme, en harmonie, dans le tout se confond.

26 mai 2007

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A propos de cette discussion sur la liberté de l'enseignement ...

Je répondais :

... Quant au propos honteux de ce ministre qui vendrait la culture et l'indépendance saine et salutaire de l'éducation

et de la culture au profit jamais assouvi de la sphère vampire de l'Economicus ......... nous ne sommes pas étonnée et

savons bien dans quel règne nous sommes rentrés...

Pour un temps seulement, il faut bien le voir car toute civilisation décadente porte en elle le germe avancé de sa

propre auto-destruction.

Ce n'est pas pour rien que la première impulsion d'un être clairvoyant, tel que Rudolf Steiner,

de ce que l'avenir nous apporterait (de pire),

fut, avant même celle des écoles, où l'art est maître en tout, jusqu'à l'art d'enseigner ...

ce n'est pas pour rien qu'en premier et dans une lutte acharnée, il voulut mettre sur pied

la Triple Organisation Sociale avec les trois sphères qui restent indépendantes les unes des autres et ne

s'aliènent pas mutuellement, ne prennent pas pouvoir sur l'autre, pour éviter d'arriver à ce que nous voyons

se manifester en masse maintenant comme anarchie destructrice  :

  • le spirituel et culturel  lié  à  la sphère de l'esprit et la tête  . correspondant à la zone de liberté (de créer
    exprimer ses aptitudes et potentialités)
    Indépendance absolue requise pour la vie et gestion des écoles et universités par rapport autant :
    -  à la zone de l'idéologie (communisme)
    -  que celle de l'économique et ses intérêts.
  • le juridique  -         lié à la sphère du coeur ........................... correspondant et garantissant l'égalité de droits
    Cette sphère pouvant seule pénétrer les deux autres pour les gérer en toute impartialité pour garantir leur indépendance et liberté mais pas à l'excès pour celle de la créativité afin de la laisser vivre et respirer.
  • l'économique -      lié à la sphère du métabolique ................  correspond au besoin de fraternité
    Elle devrait garantir à tous les humains leurs besoins fondamentaux
    et ne pas se faire manipuler par la sphère de l'idéologie qu'elle soit communiste, dictatoriale ou capitaliste
    ultra-libérale...

 Références pour se documenter -

La triarticulation sociale selon Nicanor Perlaz

Thèse en doctorat de Michel Joseph

Chapitre IV - NOUVELLES IMPULSIONS SOCIALES LA TRIPLE ORGANISATION
DE LA VIE EN SOCIETE

La Triarticulation sociale

 

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