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À la mémoire de tous les martyrs de l’homme-bourreau,

Cet anti héros de basse extraction…

 

 

« On ne possède pas un chat,

C’est lui qui vous possède. »

Françoise Giroud

(Extrait du Journal d'une parisienne)

 

 

 

Toi qui m’as jadis élu pour ami,

Qui fit vœu de tendrement me choyer,

A tel point que je le pris pour acquis,

O comment peux-tu ainsi me renier

Et te montrer parjure à ton serment

En me reprenant l’amitié allouée ?

 

Factices donc,étaient tes sentiments

Pour que sévisse autant d’inimitié

Et que tu n’aies cure de pénibles tourments ?

Dis, as-tu déjà tes promesses « oublié » ?

Est-ce là le fruit de tout ton engagement ?

Pourquoi ce déploiement d’atrocités,

Cette pléthore inique de férocités ?

Après m’avoir de tendresses,comblé,

De maints et maints épanchements, abreuvés,

Voilà l’infâme pacte à jamais scellé,

Où tel un Judas parjure, Loyauté,

Fidélité, aux pieds tu as foulé !

 

Las ! As-tu au moins une vague idée,

Persuadé de m’avoir« apprivoisé »,

De ce que je puis au moins éprouvé,

Depuis que lâche, tu m’as répudié ?

A mon bel havre de paix, expulsé,

Condamné,misérable, à tout quitter

Sans délai, ni autre forme de procès,

Comme un mendiant réprouvé, à errer,

« Va nu pattes », « crève la faim » infortuné,

Nécessiteux, qui, par ta cruauté

Est exposé aux pires des quolibets

Et moult incuries, à être châtié !

 

Naguère,ton cœur, Dieu félin, me bénit,

T’en souvient-il méprisable faux allié,

Qu’à ’Amour, je crus, pour l’éternité ?

Ainsi, de confident, de familier,

Me voici à l’exil, ah, reléguer !

 

Puis-je te maudire, toi que je déifiais ?…

Fasse ta conscience un jour examinée,

Qu’elle t’enseigne le mal que j’ai enduré

Et par le Purgatoire, transiter,

Puisque je ne saurais t’imaginer

 Séjourner au cœur des limbes de l’Enfer,

En vertu du fait, qu’aimer je savais

Décliner le verbe, au plus que parfait !!!

Et malgré le supplice de ton forfait,

Sache qu’une fervente prière, formulerai

Afin que ton acte ne soit condamné,

Sinon,par des instances suprêmes, jugé,

Âme, ô combien accablée et damnée

Vouée à divaguer pour l’éternité…

 

Valériane d’Alizée,

Le 24 Juillet 2013

©Tout droit de reproduction réservé

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Son éminence de Susan Herbert

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LA SOLITUDE APPRIVOISEE - En écho à Suzanne,

En écho à Suzanne -

 

*

La solitude avec Soi est essentielle.

C'est le bien le plus précieux

Pour se retrouver le mieux,

Écouter la Voix intérieure

Qui nous garde de tout leurre

Et nous relie à notre Ciel.

 

Notre siècle d'agitation et de brouhaha

Nous brouille le contact avec l'Ange

Et nous laisse étourdi, tiré à hue et à dia

Son chaos nous fait tomber dans la fange.

Écouter en soi émerger la vie intérieure

Nous ouvre de notre vie les heures.

 

La perte du recueillement, du silence

Nous fait déchoir de notre Moi

Déséquilibrer notre balance

Perdre de notre être le Mas.

Accueillir ce qui de Soi veut naître

Nous requiert d’écouter pour Être.

 

*

Votre poème essentiel d'intériorité,

Si gracieusement exprimé,

Je l'avais beaucoup aimé.

Et écouté si joliment chanter

Si vrai, sa douce mélopée.

 

Sans solitude pas de ressenti de paix, 

Ni quiétude devant le monde et ses beautés,

Pas de retrouvailles avec Soi

Ni d'écoute de ce qui veut naître là,

Grandir de l'Avenir vers moi.

 

Et lorsque l'on doit construire et créer,

Rassembler toutes ses capacités,

Pour agir et se concentrer

Jour après jour, dans la durée

Rien ne saurait se faire sans s'isoler.

 

Seulement moi

Qui au surcroit

De solitude ai trop longtemps goûtée

Pour à la fin m'y retrancher, protéger

Et certes, ai dû un peu trop abusée

Poussée par la nécessité ...

 

Maintenant que de maux je suis délivrée,

J'ai vraiment à cœur de bien l'équilibrer

Par un grand mouvement dansant

D'aller-retour dehors-dedans

Où je m'épanouis en chantant.

 

 


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Au vieux port

2

Je m'invite aux plaisirs, qu'en été, le vieux port

Offre aux Montréalais friands de tous les sports.

Sur le fleuve, amarrés, des bateaux de plaisance,

Au gré d'un vent léger, doucement se balancent.

L'air ravi, en éveil, flânent les promeneurs.

Certains forment un cercle autour d'un amuseur.

Dans les allées fleuries ou face au fleuve immense,

La joie, la poésie, se prennent en silence.

Dans la rue des artistes, une simple ruelle,

Des peintres ont exposé leurs oeuvres les plus belles.

Les gens n'y restent pas plus longtemps qu'un instant

Mais de nombreuses fois, ils saluent leur talent.

Autour d'un large espace, des terrasses groupées,

N'ont certes pas longtemps de tables inoccupées.

L'endroit est fort tentant pour y faire une pause,

Quand on a bien marché, on boit, on se repose.

Des instants sont captés, un peu par habitude.

M'égayeront, peut-être, un jour de solitude,

De nombreuses photos dans le même décor.

Je ne me lasse pas d'errer dans le vieux port.

28 juillet 2013

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Personne ne restera !

Il me semble que c'est pour cette raison simple que les individus sont si vilains les uns envers les autres. Convaincus qu'ils tomberont dans l'oubli sous l'épaisse dalle, les plaques " nous ne t'oublierons jamais " et les montagnes de fleurs qu'ils se dépêchent de nuire comme ils le peuvent à leur prochain et à la terre qui les a vu naître ! Alors la vengeance, la rancune donc le mal-être les anime plus que l'amour, la compassion ou la fraternité.Les calculs les absorbent sans cesse car ils craignent la pauvreté et son dénuement, cette pauvreté qui fait son lit de plus en plus large du fait de leurs calculs précisément. Et leur petite personne qu'ils flattent à coup de satisfactions inutiles aux autres, ces plaisirs égoïstes inventés par de petits malins plus malins qu'eux s'asseyant sur la brillance de leur esprit ! 

Mais de qui s'agit-il ? Des hommes d'affaires qui se cachent et se justifient à l'abri de leurs bilans désastreux, des politiques derrière leur narcissique image, des prêcheurs de bonne aventure qui croient connaître l'ultime vérité , des maîtres en tout genre qui professent leurs connaissances assaisonnées à leur goût ou encore les foules qui s'entre-tuent avec les visages de leurs idoles brandies à bout de bras ? Allez savoir.

Nos enfants et petits enfants naviguent parmi de vaseuses promesses non tenues, sans doute est-ce pour cela, n'étant pas dupes, qu'ils choisissent si tôt cette route "pavée de mauvaises intentions" qu'on leur reproche tant ! L'homme serait-il calculateur par désarroi ?

Le petit marché du matin !

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Bouton hors service.

Un p’tit bout de terre, pour un p’tit bout de chair,

 Et  l’humain  fut   conçu  par  le  Verbe  Sacré, 

Qui s’ennuyait ferme dans son divin rocking-chair.

Un p’tit bout de terre, pour un p’tit bout de chair,

Sur  un  nuage  blanc  de  reliquats  nacrés,

D’un  passé  engloutit  dans  l’océan  ocré.          

Un p’tit bout de terre, pour un p’tit bout de chair,

Et  l’humain  fut  détruit  par  le  Verbe  Sacré.

 

A  nouveau  consacrée,  vestige  d’un  rêve,

La Vie reprit force, répandit d’autres formes,

Palette  de  couleurs  pour  d’autres élèves.

A  nouveau  consacrée,  vestige  d’un rêve,

Dieu veut  l’émanciper  des plans de réformes,

Pour  ses  futurs  jouets,  robots  carniformes.

A  nouveau  consacrée,  vestige  d’un  rêve,

La Vie reprit force, répandit d’autres formes.

 

La  Vie  sans  les  humains,  robots  à  son service ?

Un p’tit bout de terre, pour un p’tit bout de chair,

L’androïde  fut  conçu  par  le  Verbe  Sacré.

Pour  lui  la  mort  sera :  bouton  hors-service. !

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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Respectueux hommage à un juste

 

Je ne connaissais pas M. Daniel Salvatore Schiffer. Je viens de découvrir la force de ses convictions résultant de sa rigueur intellectuelle et de sa sensibilité.

Je me sens troublée face à sa volonté d'expliquer chaque fois que cela lui paraît nécessaire et de s'impliquer avec véhémence quand il estime devoir le faire.

Il souligne des erreurs ou dénonce avec courage. Les arguments qu'il présente sont judicieux et difficilement réfutables.

Il connaît l'énergie du langage, il l'utilise magistralement, avec art.

Monsieur Schiffer prit à coeur de soutenir les affirmations de Dominique Strauss- Kahn parce qu'il le juge, sans doute, d'une honnêteté irréprochable, non coupable d'hypocrisie, et devenu une victime impuissante. Nombreux s'étonnent de son acharnement à vouloir le soustraire à une fatalité écrasante.

Je comprends que M. Schiffer use de son importance et de son savoir pour essayer de rendre évidentes des choses qui ne semblent pas l'être. Je suis persuadée de sa compétence et de son influence bienfaitrice.

J'avais besoin de lui rendre un respectueux hommage.

26/07/2013.

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administrateur théâtres

Les intermezzi musicaux des Midi-Minimes… Eté 2013

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Les intermezzi musicaux des Midi-Minimes… Eté 2013

L’une des plus belles œuvres de musique de chambre, le quintette  en Ut majeur de Schubert a été composé peu après sa dernière symphonie durant l'été 1828, deux mois avant la mort du musicien. Il a été créé bien plus tard, en 1850, au Musikverein de Vienne et publié en 1853. Il nous a été servi comme une  7e merveille de la musique par l’émouvant Quatuor Alfama au Conservatoire Royal de Bruxelles, lors d’un de ces midi-minimes inoubliables de la cuvée 2013. On y a couru à cause de Camille Thomas, rencontrée au festival Musiq 3 2013 et on y a découvert une violoniste exquise: Elsa De Lacerda Setas.  On reste longtemps sous l’impression d’avoir voyagé au cœur d’un rare cristal musical hier midi! Une merveille!

Dès les premières notes on est happé par un long appel strident  joué par le Violon ensuite repris par le timbre profond du premier Violoncelle. Si le premier mouvement évolue longuement  dans les contrastes de registres aigus et sombres, on arrive vite dans une explosion de mouvements impétueux,  dont la puissance est garantie par la voix chaleureuse des deux violoncelles unis. Cascades émouvantes du Violon vers les graves, déferlement avant une gamme ascendante  qui s’élance à l’assaut du bonheur. Mélodie en duo des deux Violoncelles qui s’entrelacent: serait-on au paradis ? Au cœur d’un cristal musical où les pans sonores miroitent de tous leurs feux. 

 Et voici que vient la beauté surnaturelle dans ce chef d’œuvre de l’humain : l’Adagio.  Au recueillement en  volutes pointées  du Violoncelle, répond en échos attentifs  la voix du  sublime Violon par des pizzicati  délicats du même registre. Le jeu de l’écoute est passionnant, comme si les doigts du Créateur tendaient la main à l’homme de la Chapelle Sixtine.  Il est Petit mais à l’image de Dieu. Les grondements des autres cordes tissent une mélodie tragique cueillie par les accords graves du Violoncelle. Les vagues sombres semblent être soulignées par le passage de nuages par-dessus la verrière du Conservatoire. Des silences haletants ponctuent de  longs accords et redonnent la vie au jeune Violon qui ose fleurir sur un terroir de tristesse. On se berce dans la pureté de son de l’instrument, qui ressemble beaucoup à la respiration vivante d’une extase. La douceur atteint des summums avant le retour des pizzicati du début, sous la conduite du Violon cette fois. La lumière musicale et apollinienne inondent l’assemblée qui entoure les musiciens ; un  ultime crescendo souple et poignant soutient l’émotion jusqu’à la dernière note, tenue avec immense respect. Le sentiment  nostalgique d’un  dernier rayon de l’astre solaire vous étreint brièvement avant de plonger dans le troisième mouvement.

Le scherzo sera sautillant ! Back to Earth ! Le Violoncelle prend des allures de grand seigneur qui tournoie joyeusement… Réapparaissent les notes sombres de la perte de la joie. Les larmes perlent sous l’archet de la violoncelliste Le mal à l’âme se déplie et atteint tous les instruments mais une extrême douceur subsiste au cœur de la gravité. Retour versatile à la volubilité intense du début, et touches délicates encadrées d’appels que l’on imagine ceux de cors au fond des bois. Des appels, encore, de nature royale !

Applaudissements intempestifs, tellement la plastique de l’œuvre est intense et superbe. L’ensemble musical peu surpris  en profite pour se réaccorder et lance l’Allegretto jubilatoire, toute peine bue. Effeuillée la tristesse, restent les pétales joyeux,  un calice aux vertus musicales, à boire ad libitum. Des pieds légers et juvéniles touchent à peine le sol à moins que ce ne soient ces mystérieux papillons qui accompagnent souvent l’âme dans son élévation. Peut-être comme semble dire la musique, qu’ils retombent  en longs poudroiements fertiles et sans cesse renaissants.  

Ovation (f)estivale pour ce quatuor Alfama et ses jeunes  instrumentistes extraordinaires.

 

Atmosphère: cliquez ici: http://secure.smilebox.com/ecom/openTheBox?sendevent=4d7a63304e444d7a4d6a453d0d0a&blogview=true&campaign=blog_playback_link&partner=commissionjunction

« D’année en année, les artistes des Midis-Minimes forment une communauté plus large et plus créative, où les personnes se rencontrent, où les genres se décloisonnent, où les croisements s’opèrent. Grâce à la confiance établie avec le festival, ceux qu’on a entendus en quatuor, se retrouvent à l’opéra, le théorbiste a fondé son ensemble, la lauréate du concours Reine Elisabeth a troqué son archet contre la baguette, le hautboïste tâte du doudouk, tous poursuivent, en solitaire ou en bande, leur recherche du bel et insaisissable objet musical, rejoints par d’autres musiciens où l’on notera, cet été, de nouveaux et brillants internationaux. 
Le moteur de cette effervescence et de ces audaces ? L’écoute ! Votre écoute, celle d’un public incroyablement ouvert, concerné, actif, authentique partenaire artistique du concert. Merci à vous.»
 Besoin d’un petit coup de pouce à votre curiosité ? Voici le lien pour aller glaner un programme qui vous plaît  et vivre l’été autrement cette année : http://www.midis-minimes.be/fr/calendrier.php

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Un réseau professionnel et engagé
Le Réseau Art Nouveau Network rassemble plus de vingt institutions européennes qui collaborent aux projets soutenus par le programme Culture 2007-2013 de la Commission européenne. Créée en 1999, cette organisation a pour but d’étudier, promouvoir et préserver l’Art nouveau en Europe
grâce à de nombreuses activités (expositions, publications, colloques et outils pédagogiques) destinées au grand public, aux scientifiques, aux universitaires, aux jeunes et aux malvoyants.

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Un conditionnement réussi

 

 

Très souvent, ma mère chantait en travaillant.

Elle nous observait. Si, en nous surveillant,

Elle nous surprenait rêveuses ou pensives,

Elle n’acceptait pas de nous voir inactives.

Je sais qu’elle eut raison de nous donner l’envie

De jouir de l’ardeur qui naît de l’énergie.

Dans l’enfance, se créent certaines habitudes

Qui conviennent ou non au succès des études.

Moi, qui avais tendance à transcender ma vie.

Que la vue des nuages, rendait soudain ravie,

Je me sentais, alors, oppressée, malheureuse,

On ne permettait pas que je sois paresseuse.

Mais à la nuit tombée, je retrouvais mes droits.

Solitaire figée, des heures quelques fois,

j’existais, envahie d’une grâce troublante,

Face à l’infinité d’étoiles miroitantes.

Dispensée, désormais de faire des efforts,

Je vis, heureusement, dans un complet confort.

Je flâne à volonté, je médite, paresse,

Et sans me demander si vraiment rien ne presse.

21 janvier 2012

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DIS-TOI...

Si temps est à l'orage

Et ton cœur plein de peine

Et puis que tu enrages

De cette vie si vaine...

Dis-toi qu'au bout du jour

Sous l'ombre du grand Saule

Tu rêveras à l'amour

Penché sur une épaule...

Dis-toi que cette vie

N'est pas lourde de pleurs

Mais seulement des envies

Qui rongent le bonheur!

Dis-toi que même médiocre

Quand l'âme est en éveil

Sous un ciel bleu et ocre

Se cachent des merveilles...

Si temps est à l'orage

Évite la pesanteur

Que le désir surnage

Ignore donc la peur!

J.G.

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A Suzanne et aux Muses du verbe chantant

 

La musique du verbe, poésie

Qui vous habite et vous nourrit

Et nous ravit tous aussi,

Vous l’offrez chère amie

En chant de verbe ondoyant.

Et ce verbe de chant ondulant

Voyez comme il émane directement

De la caresse du céleste Verbe aimant

- Velouté d'amour chantant

Derrière notre Respire, tapi -.

Et ce mélodieux chant de poésie,

De Verbe à verbe inspiré, transmis,

Il est issu du Cœur de l'éternelle Vie,

Du Verbe créateur grandiose et béni

Qui dans le monde tout anime par Lui,

En essence de joie, couleurs, lumière,

Mélodieux chant des Sphères.

Et partout, dans l'univers

Il luit, tourbillonne, resplendit !

 

 

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La Muse de la poésie est Musique

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-mot-pafois-devient-po-me

Second partenariat d'autrefois - 28 janvier 2012 de Lily-Rivka

 

Hommage à la poétesse,

A Suzanne au bord de l’eau

                  

Oui, la Muse de la poésie est musique

Et c'est flagrant qu'elle vous habite.

Elle chante en vous comme de l'eau.

Elle vous surprend, elle vous invite.

Elle vous tire par un mot,

Un pan de son long manteau.

Elle est là, insiste et persiste,

Elle vous rentre dans la peau

Et vous attire à sa suite

Pour de votre âme, très vite

Exprimer le chant le plus beau !

 

 

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https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-conditionnement-r-ussi

A Suzanne

L'écoute de vos vers  !

La même musique douce,

Un murmure sur la mousse,

Est un ravissement

Un pur enchantement

Qui ne peut que nous plaire

Et comme je vous comprends !

Moi, c'est tout le contraire,

Mon destin est de fer :

Comme je l'écris tantôt,

J'ai dû quitter mon ciel,

Plier - un peu - mes ailes.

Mais avec mes lutins,

Les charmants chérubins,

On est toujours là-haut,

Dans les légères sphères

Pour les dons de mère terre

Aimer et remercier

Les danser et chanter.

Je ne peux reposer,

Suis toujours sur la brèche,

De responsabilités

Le dos chargé,

Me saisis comme une flèche

Pour n'être submergée.

Mes écrits sont mes rêves

Qui sont chantés, dansés

Et mes livres imagées

Pour l'enfance dédiés.

Cette vie, crois compenser

La grande facilité

Dont j'ai tant profitée

Quand au Quatro Cento,

Les arts, je protégeais,

Une perle en larme au front

Et d'une cour entourée,

Près de Léonardo.

Se reposer, agir,

L'expérience engranger,

Prépare notre à-venir,

Tout bien maturé.

Chaque fois, l'ouvrage est différent

Choisi pour notre avancement !

Rébecca - 22 janvier 2012

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Le soleil jouait sur la glace

 

À Rébecca 

 

Plus gelés que le fleuve en peine,

Étaient hier mes sentiments.

Je n'éprouvais pas de tourment,

Aurais voulu être sereine.

Le soleil jouait sur la glace,

La bleuissait, la caressant.

Lors mon coeur, à nouveau battant,

Je me surpris à être lasse.

L'hiver n'est pas porteur de mort;

Il purifie et régénère

Le pigeon, sur la neige, espère;

Il s'active et demeure fort.

Délivrée de ma léthargie,

J'eus l'impression ou bien l'envie

De planer dans l'immense espace.

La liberté est une grâce.

Montréal, 26 janvier 1961

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administrateur théâtres

 

Une Orangerie d’un autre siècle… celui de Mozart, nul doute. Un short d’argent  galbé sur cuisses parfaites s’assied sans façons sur la pelouse, une gracieuse silhouette japonaise erre dans les allées à la recherche de parfums surannés et prend en photo  le pommeau antique d’une canne et le regard d’un homme rajeuni par l’attente de la musique. Il est luthier de son métier, ancien compagnon qui produisit son chef-d’œuvre dans un  même bois odorant et vibrant : deux violons, un alto et un violoncelle. Sort-il du livre de Gilles Laporte, Fleurs à l’encre violette ? On pourrait l’imaginer. Son atelier existe toujours et il connait Véronique Bogaerts depuis son enfance.  Ses enfants l’ont mené au concert que pour rien au monde il ne voudrait manquer ! Le public nombreux se masse aux portes de l’Orangerie de Seneffe un 18 juillet pour la dix-huitième année consécutive. Ce soir, on vient écouter  Mozart.  De la musique de chambre, presqu’en plein air, avec les effluves de l’été et l’heureux  ventelet qui rafraîchit la salle pleine à craquer. « Que du bonheur », dit-on maintenant.

 

Cela commence avec une rencontre au cœur de  l’Adagio et Fugue pour cordes en ut mineur KV 546. Le jeudi 18  juillet ouvre le festival avec Mozart. Ton solennel et grave… mais à la fin du jeu après les échos qui ricochent dévalant des collines imaginaires, on surprend le sourire de la violoncelliste, Sarah  Dupriez, 28 ans,  fille de la violoniste, Véronique Bogaerts l’âme du festival. Et pour une violoniste, rien de plus important que l’âme du violon !   Elle fut formée par Carlo Van Neste, grand violoniste belge de réputation internationale et grand pédagogue. A son tour de siéger dans le jury du concours reine Elisabeth et d’être le professeur … de Lorenzo Gatto, de sa  propre fille  et de  son beau-fils Vincent Hepp qui  est  ce soir à l’alto. L’esprit de famille préside à ces concerts de l’Orangerie de Seneffe. Simplicité, rigueur et chaleur humaine très sensible. Quoi de plus vrai et de plus (im)portant? On sort revigorés par la convivialité, dopée par les vagues musicales. L’allégresse amicale de cette foule de spectateurs qui se rencontrent chaque année dans ce lieu tranquille, témoigne pour l’enchantement de la vie musicale. « Jusqu’il y a peu, il était courant de se retrouver en famille, ou entre amis, pour faire de la musique et lire les symphonies des grands maîtres… » (Sarah Dupriez)

Le concerto K 449 pour piano, deux violons, alto, violoncelle et contrebasse réunit un sextuor complice avec au clavier l’ami Jean-Claude Vanden Eynden qui s’immiscera bientôt dans le jeu des cordes joyeuses. Le babillage s’installe. Retour au thème, souligné de filets de cordes ( Elisabeth Wybou, Diederik Suys). Une tapisserie musicale aux fils d’argent. Mais voilà que contrebasse  (Bruno Suys)  et violoncelle attaquent, ensuite le piano enlève une cadence aux accords frappés d’allégresse estivale. A la clôture du 1er mouvement, le regard vert (ou bleu?) de la violoncelliste  (Sarah Dupriez) est toujours aussi concentré.  A la houle tranquille des cordes répond la sérénité du clavier. Le vent joue dans les haubans, croisière musicale? On se laisse bercer par l’onde puissante. Le piano, seul à la barre, est repris en chœur par la mélodie  que chantent les violons. Contrebasse et violoncelle entretiennent fidèlement la pulsation. Dans le dernier mouvement, Véronique Bogaerts mène l’allure.  Voici une longue note tenue avant un dernier rire musical. Des trilles au bout des doigts, Jean-Claude Vanden Eynden évoque  toute la beauté d’un coucher de soleil et la conviction intime que tout est fait pour  toujours recommencer, inlassablement. Que du bonheur !

La grande symphonie concertante de Mozart remaniée pour orchestre de chambre par un contemporain de Mozart est faite pour ce sextuor chaleureux qui joue sous l’aile vivifiante de Véronique Bogaerts. L’ensemble respire une même inspiration, solidaire et puissante. Un modèle de lien et d’harmonie enviable ? Voici un aparté des deux violons et de la violoncelliste, un bonheur italien est dans l’air ! On ne se détache pas du regard persistant de la jeune femme à la fin de l’envoy! Sorte de message muet qui fait partie de l’intimité  de la musique. Le dernier mouvement se jette le thème de mains en mains, jeu de passes ou de cache-cache, entrain virevoltant. Ce sextuor d’un soir diffuse de la beauté et de la passion qui n’ont rien d’éphémère.

Pour le Bis, une surprise: du Mozart  encore. Un arrangement du Concerto pour piano et Clarinette sans clarinette mais avec sa virtualité.  Et toujours ce regard  intense de Sarah  Dupriez  qui voyage  de la partition à la violoniste  assise à l’autre extrémité du plateau et  rassemble l’essence du mystère musical à chaque battement de paupière qui peuple ses silences. 

Des photos? http://secure.smilebox.com/ecom/openTheBox?sendevent=4d7a637a4f4455784e44493d0d0a&blogview=true&campaign=blog_playback_link&partner=commissionjunction

 

 

Le lendemain, il faudra débrancher toute velléité  masculine et faire place à la douceur, la profondeur et la puissance féminine. Nous entendrons des pièces écrites exclusivement par des femmes et jouées par des femmes. Il n’y a que les bulles, servies à la fin du concert qui conserveront leur nom masculin  bien frappé : Bernard Massard. Cette soirée est un hommage pétri de pensées et de prières    pour que partout dans le monde cesse  la  claustration féminine sous le joug masculin quelle que soit sa forme,  son absence d’éducation et sa  parole interdite.  Une très belle programmation nous fait connaître des œuvres de Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn, Clara Wieck- Schumann, et après la pause, découvrir Maria-Teresa von Paradies et apprécier une des premières  œuvres (1957) de Sofia Goubaïdulina. Née en 1931 en  République socialiste soviétique autonome de Tatarie, aujourd'hui Tatarstan, elle commença l'étude du piano à l'âge de cinq ans et récolta les commentaires les plus élogieux, sauf d’un de ses « juges » pour l’obtention de son diplôme, Chostakovitch qui lui conseilla de « progresser le long de son chemin d'erreur…» Jamais programmée, sauf en Europe occidentale, non éditée, elle n'en persiste pas moins jusqu’à la soixantaine à composer en solitaire des œuvres qui ne pouvaient qu'irriter les tenants de la musique officielle  des temps soviétiques.

Ce soir, c’est Dominique Cornil et  l'exquise Eliane Reyes qui s’installent au clavier. Gayané Grigorian et  Thérèse-Marie Gilissen sont aux archets pour entourer Véronique Bogaerts et sa fille Sarah Dupriez au violoncelle.  

Le trio en sol mineur pour violon, violoncelle et piano op.17 de Clara Schumann écrit en 1846   est en tout point porteur de contenu et d’atmosphère poétique. Si le premier mouvement s’embarque dans un jeu subtil et profond  de la violoncelliste qui semble boire des yeux tout à la fois sa partition et sa partenaire violoniste, le piano offre des fragments de mélodie lunaire et évoque la liberté de muses dans les bois. Le troisième mouvement a semblé évoquer une vision fugace de l’Adrienne de  Gérard de Nerval, à s’y méprendre.  « A mesure qu'elle chantait, l'ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif. − Elle se tut, et personne n'osa rompre le silence. La pelouse était couverte de faibles vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être en paradis. » Il y a cette voix commune  profonde qui porte les douleurs éparpillées du piano. Le quatrième mouvement, un Andante, semble réunir résolument  les forces complémentaires des instruments. Le thème est repris avec ténacité et vigueur, passe à l’assaut de gorges rocheuses et s’éclate en tourbillons liquides et écumants. Les tourbillons de la VIE ? L’Allegretto conclut en trois principes fondamentaux. Vous trouverez  bien lesquels. …Ceux qui offrent la lumière à tous.

La soirée se clôture dans la créativité avec l’œuvre fascinante de Sofia Goubaïdulina dont nous découvrons avec curiosité l’atmosphère presque hitckockienne du Quintette. Thème obsessionnel, répétition d’une note hallucinante. La part belle au Cello (toujours l’irrésistible Sarah Dupriez)  qui se fraie un passage dans la palette tentaculaire de l’angoisse. Au deuxième mouvement l’alto se décide à narrer un conte sautillant, pas loin du rythme de Pierre et le loup, à moins que cela ne soit une chevauchée de musiciens de Brême. Tous les possibles de la Musique! Un  rythme de marche décidée. Mais le monde musical se mute soudain en monde d’automates. Le piano veut ralentir la cadence par trois accords colériques. Le thème reprend avec joie, mais est avalé par la nuit. Une fleur au fusil, coupée comme une vulgaire fleur des champs ? Le troisième mouvement fait une place de rêve à la vie. De vraies respirations ramènent à la vraie nature de chacun d’entre nous.  Le Cello  émet des pizzicati effarants joints à des cris aigus et pincés du violon. La pianiste veille, retrouve des rives hospitalières et insuffle l’écoute mutuelle. Une nouvelle ère se prépare sous l’archet de la violoniste joyeuse mais les automates ont doublé de grandeur, de force et de vitesse, plus unis que jamais. La sage révolte expire sous forme de trilles désespérées. Eminemment moderne et indigné. Applaudissement fracassants.

L’inimitable Quatuor Danel,  éblouissant contraste masculin  qui se chauffe à la dynamite, conclura la fête le dimanche  historique du 21 juillet 2013  à 17 heures. Avec une œuvre infinie, que tout violoncelliste porte en lui ou en elle, toute sa vie durant : la jeune fille et la mort de Franz Schubert.

D’aucuns auraient attendu une Brabançonne jouée par ces messieurs Danel  venus du Nord de la France et installés à Bruxelles depuis de nombreuses années, mais Patricia Raes, organisatrice des festivités n’a pas manqué de rendre hommage aux deux souverains Belges, Albert II  et Philippe I en début de concert.  L’organisation impeccable du festival est due à ses  talents et à sa présence et l’on souhaite sûrement  la sacrer ici  comme Amie de la Musique.

Le programme complet des festivités se trouve sur l'agenda  d'Arts et Lettres: https://artsrtlettres.ning.com/events/orangerie-du-ch-teau-de-seneffe

 

 

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La mer et ses yeux bleus.

La mer et ses yeux bleus,

Regarde  les  amants  voguant  sur  ses ondes,

A bord de paquebots fendant ses flots de feu, 

Pour boire son  ivresse et voir d’autres mondes.

 

La mer et ses yeux bleus,

Façonne  ses  perles  en  colliers  de  nacre,

Pour  parer  le  soleil  et ses rayons curieux,

Caressant  la  toison  des  vagues  du  Sacre.

 

La mer et ses yeux bleus,

Berce nos couronnes qui lèguent à leurs enfants,

Puissants de leur jeunesse et d’être demi-dieux,   

Le  ciment  de  l’Union  au  futur  triomphant.

 

La mer et ses yeux bleus,

Fait flotter les couleurs d’un drapeau de l’espoir.

La mer et ses yeux bleus,

Servira  à  jamais,  notre  noble  Etendard.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

21 juillet de l’an 2013

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