Je ne regarde plus le ciel,
Aux tableaux variant sans cesse
Qui mettaient mon âme en liesse,
Dans le bonheur existentiel.
Paupières closes à la beauté,
Je ne suis plus les blancs nuages,
Qui silencieusement voyagent,
Incitant à la liberté.
Dès que je demeure passive,
Mon esprit impose sa loi,
Prive mon être de ses choix,
Fait que ma mémoire s'active.
Elle m'offre mots et images
Que vivement, elle associe.
Lors, du réel me dissocie,
Sans signe de mauvais présages.
Je me sens prise dans un piège,
Il ne me blesse certes pas
Mais rend impossibles mes pas
Pour fuir un courant qui m'assiège.
Fatiguée de subir un tort
Qui altère mon existence,
Je fais face à mon impuissance,
N'attend aucun secours du sort.
Dans la nature, l'harmonie
Est savourée lors d'une errance.
L'esprit s'endort et l'âme danse.
Le corps fait le plein d'énergie,
14 octobre 2014









Un texte bourdonnant qui semble donner la main à Baudelaire et Turner tout à la fois! Et Daumier quand il campe ses personnages. Vibrant et foisonnant, ce spectacle est phénoménal – on n’a jamais autant convoqué un monde visuel, auditif, tactile et olfactif dans une telle stridence. Cela a le souffle du pur genre épique mais c’est tout autant du picaresque moderne. Vous serez chahutés. Tempête de mistral y compris ! Et bien que le sublime comédien nous plonge au cœur d’une orgueilleuse Belle Epoque, ce sont les angoisses propres à notre temps qui émergent avec la force des cris d’un homme qui se noie… Prodigieux. De belles musiques (Debussy), une bande sonore et des lumières intelligentes accompagnent et surprennent. A l’affiche du Théâtre Jean Vilar, jusqu’au 18 octobre, en alternance avec « La danse du Diable », son autre spectacle que l’on dit encore plus stupéfiant. Mais de qui, direz-vous ? Celui de Philippe Caubère , peuchère, l’immense comédien.