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La force du langage

 

Les mots créent la beauté autant que des émois.

Un poète attentif peut offrir une toile.

D'espaces inconnus, il soulève le voile,

Les rendant accessibles et vibrants maintes fois.

La plume remplaçant le pouvoir du pinceau,

De signes rassemblés, fait surgir des couleurs,

Peint la scène choisie, de l'instant ou d'ailleurs,

Permet d'imaginer clairement un tableau.

Ou, selon les saisons, de belles aquarelles.

Les poèmes, souvent, causent des coups de coeur;

Mettant en harmonie des sons ou des couleurs.

La force de l'écrit garde la vie réelle.

Toute langue possède une extrême énergie,

Des réserves de mots permettant les nuances,

La clarté des idées, le choix de l'élégance.

Elle charme ou émeut devenant poésie.

25 janvier 2013

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Tranchées bleues (poème primé au Prix Nothomb)

Le ciel est en pleurs
il pleut au fond de moi
averses d’étincelles
cascade de verres brisés
pluie de cendres
poignards par milliers
Des regrets me rongent
des araignées se traînent
dans mon cerveau
aux ressorts fatigués
Je ne vaux rien je ne suis rien
j’aurais dû
je m’ennuie
qui se soucie de moi

Et puis soudain
au raz de l’horizon une tranchée
Lumineuse
une clarté creusée dans les nuages
une pensée jaillie du fond de l’être
échappée de lumière
brèche ouverte dans la tristesse
je me rassemble m’y accroche
la tranchée bleue s’élargit
l’espoir prend toute la place

Parfois il suffit de le vouloir
chasser les idées noires
traquer les lueurs s’inviter ailleurs
débarquer de soi
regarder au-delà

Martine Rouhart

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Rencontre (suite).

 

Ils se sont retrouvés,

un jour dans ce petit café,

du Boulevard Richard Lenoir ;

c'était la fin d'un grand hiver !

Isabelle lui disait "vous",

Il lui répondait "tu".

Ils s'égaraient dans les mots,

car trop comblés l'un par l'autre,

mais se touchaient vraiment,

du regard, par l'esprit ;

leurs corps semblaient confus,

 mais paisibles.

C'était une rencontre fortuite,

entre deux rendez-vous d'affaire,

protocolaires ;

à l'instar d' une bouffée d'air !

Pierre dans sa tête,

 en la voyant,

assise à une table de lui,

 écrivait encore.

Isabelle était, du moins le pensait-elle,

l'amante, d'un quart d'heure,

 ou d'une heure.

Soupçonnait-elle, qu'il écrivait son prénom,

son parfum tout le temps ?

Dehors, les roses d'hiver,

reprenaient des couleurs,

puis le ciel s'éclaircissait,

très présent !

Il était environ 15H,

une ondée bleue et chaude,

parcimonieuse et douce,

tombait dans le quartier.

sur la pointe des sens,

 ils se sont séparés.

 

NINA

 

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Le hibou

Un matin de printemps, une petite fille m'a donné la main.

Ensemble, nous avons découvert un joli chemin caillouteux.

La petite fille m'a dit:

"Tu es déjà venue ici, tu étais petite, je t'ai vue. J'étais un hibou caché dans les arbres".

Ces mots de petite fille sont restés gravés en moi.

Maintes fois, je suis revenue sur ce chemin.

Sous la pluie, dans la neige.

Dans la chaleur de l'été, les arbres m'ont fait de l'ombre.

Souvent, j'y ai retrouvé un petit garçon qui essayait d'attraper les feuilles de l'automne,

que le vent, dans un tourbillon, faisait voler plus loin.

Chaque fois que j'ai déserté le chemin pour une route plus lisse, je me suis perdue.

C'est sur ce chemin caillouteux que je me retrouve, vivante.

C'est sur ce chemin que la vie, parfois grise, reprend des couleurs.

Un chemin comme un repère dans les méandres de la vie.

Ce chemin a vu mes larmes sous la pluie, mon sourire dans les jours de joie.

Peut-être que perché sur un arbre, un hibou les a vus aussi.

Qui sait?

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En éveil

 

Haïkus

Ferveur d'exister

désirs d'émois éphémères

attente en éveil.

...

Errance de l'air

Les chrysanthèmes frémissent,

des branches s'agitent.

...

S'attardent des ombres

soleil sur les hibiscus

camaïeu de verts.

...

Brillance qui baisse

tous nuages confondus

filtrent la lumière.

...

Silence endormeur

méditer chasse l'ennui

l'énergie s'active.

...

Jour se déroulant

sera glorieux peut-être

forces agissantes.

...

17 octobre 2014

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administrateur littératures

Battue! : un  témoignage... Paroles de l'auteur: "On a tendance à penser que les maltraitances conjugales se déroulent dans la majeure partie des cas au sein des milieux défavorisés. Bien des gens ont cette image caricaturale de l'horrible alcoolo puant qui cogne tous les soirs sa compagne, réveillant les autres locataires du hlm. Bien qu'originaire d'une famille aisée, j'ai vécu cet enfer avec le fils d'un richissime négociant. Comment peut-on parler et se faire entendre dans une couche de la société où règne la Loi du Silence?"

Battue! : une lecture vive, poignante, art de la survie et aussi de la littérature aussi forte qu'un cri.

www.edilivre.com/battue-1e4ade47ae.html

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Une rencontre,

 

Il est 14 heures,

il pleut un peu,

les nuages sont légers,

automnaux.

Une jolie femme est assise,

seule, dans un café,

deux tables plus loin,

 un homme tout en élégance,

semble attendre quelqu'un,

il fume un peu.

Elle regarde dehors,

 semble si seule,

ses yeux contemplent l'enfance qui joue.

Il s'impatiente un peu,

 ouvre un magazine,

puis le referme, visiblement agacé.

Entre elle et lui,

 personne ne passe,

excepté le garçon de café,

un peu pressé.

Elle est vêtue d'une tenue claire,

sa chevelure est rousse,

sur ses épaules ruisselle.

Il est d'allure plutôt décontracté,

mais chic,

porte des lunettes résolument modernes.

Il fait légèrement froid,

ou plutôt persiste un courant d'air,

qui les incite à se regarder,

 à se dire l'un à l'autre,

"Décidément, l'automne débutant est déjà

si frais" ; ensuite ils se sourient à peine,

à la dérobée s'observent.

Puis, le soleil s'ouvre un peu,

apporte quelques couleurs,

au Boulevard Richard Lenoir,

il est déjà 16H !

Elle se lève soudain,

en prenant tout son temps,

règle sa consommation,

 adresse à son voisin

un clin d'œil vert et bleu,

il répond, par une phrase élégante,

transparente, aérienne,

puis se lève, s'approche d'elle,

juste pour poser sur son épaule,

son long châle tout en laine,

puis lui glisser dans sa poche,

un mot, peut-être un numéro de téléphone,

ou une invitation , que sais-je ?

C'est le langage du silence,

deux respirations qui se rencontrent,

s'approchent, se mêlent,

jusqu'à les faire rosir un peu.

Il pleut toujours,

il est 17H sur le Boulevard Richard Lenoir,

d'un seul coup éclairci,

le ciel étrangement s'illumine.

Elle le remercie timidement,

en baissant ses paupières,

balbutie un peu,

quitte le café, ouvre son parapluie blanc,

puis s'en va, longue et fine.

il la regarde, le coeur tout ahuri,

s'en aller, puis disparaître tout-à-fait,

s'absenter déjà !

 Pierre depuis écrit un livre,

chaque matin dans ce même café,

dont le titre est ;

 "Celle que je ne cesserais jamais d'attendre" !

Quant à Isabelle,

chaque après-midi à 14H,

elle reste contemplative à la même place,

dans ce même petit café,

elle espère patiente, retrouver ce visage !

Le petit mot a été égaré.

A présent il neige un peu.

NINA

 

 

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Deuxième roman aux éditions L'Harmattan

Paris, gare Montparnasse. Alex espère entamer une nouvelle vie avec Lisa.
Il ne sait pas qu’il est suivi.
En pleine affluence, un homme tire. Alex s’écroule parmi les voyageurs affolés.
Il est emmené d’urgence à l’hôpital.
Entre la vie et la mort, il oscille entre la réalité et un état onirique.
Des images de son passé, proche et lointain, se bousculent aux portes de sa mémoire : son enfance à Coimbra, la mort de ses parents.
Il se souvient aussi avoir tué quelqu’un à Lisbonne et pris la fuite, destination Biarritz.

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Jacques mon fils JGobert

Des cris, des cris. Il n'arrête pas de pleurer, d'hurler. Georges et Clémence ne savent plus quoi penser. Ils entendent depuis des heures ce petit Jacques pleurer. Il n'est pas bien grand. Jacques est né en septembre. Mais ses cris minent Georges depuis hier soir. Pourquoi laisse-t-on pleurer petit Jacques de la sorte ?
 
Georges est une personne au grand cœur sous un air bourru et sa femme le sait. Ce n'est pas tant les cris qui dérangent Georges mais le pourquoi. Clémence ne comprend pas non plus et a de mauvais sentiments. Les parents du petit Jacques sont jeunes. Elle a vu des allées-venues, discrètes mais malsaines. Elle ne connait pas toutes ces personnes qui vont et viennent le soir sans faire de bruit.

Depuis que la guerre a commencé, les parents de Jacques ne travaillent plus. Ils vivotent sans se faire remarquer. Georges n'est pas dupe et sait qu'ils trafiquent. Mais tant que tout se passe bien, Georges se tait. Ill n'est pas homme à se mêler de la vie des autres.
Georges et Clémence ont une fille d'une dizaine d'années. Toute jolie, c'est un don du ciel et ses parents en sont fous. Elle s'épanouit et partage sa vie dans la tendresse et l'amour de Georges et Clémence.

Des cris, des pleurs. Ce Jacques ne se tait toujours pas et Georges s'énerve. Pourquoi n'entend-il pas de bruits dans la maison ?
Depuis hier, plus de visites. La maison ne résonne que par les cris de Jacques.
Clémence a bien essayé de passer et repasser devant la fenêtre, en vain personne n'est sorti.

Depuis que la guerre a commencé, des histoires, des bruits fondés ou pas se racontent dans les chaumières. Et la peur s'est installée. L'insécurité se repend dans les rues, le village, la ville. L'envahisseur est partout. Les dénonciations commencent. Les arrestations suivent. Les hommes partent, les femmes pleurent et les enfants ont faim.

Mais tout ceci n'arrange pas Georges et cette fois, après avoir entendu le petit Jacques se remettre à pleurer. Il se lève et frappe à la porte du voisin. Pas de réponses sauf les cris du bébé qui s'amenuisent.
Georges, d'un geste brusque ouvre cette porte et tout son être se fige dans le spectacle désolant d'une maison toute dévastée. Les cris de Jacques se font entendre dans la chambre et d'un pas ferme, Georges gravit les escaliers et tombe cette fois sur les parents, étendus, morts, assassinés. Dans son berceau, le bébé a été épargné et regarde Georges étonné. Il s'est tu et se laisse prendre et bercer. Le petit Jacques est dans un triste état, tout mouillé et cherche en vain à téter.

Clémence a suivi et après avoir poussé des cris d'effroi, s'empare du bébé et le ramène chez elle. Vite, un biberon, du lait tiède et un bon bain. Des vêtements propres et un petit lit chaud.  Le bébé s'endort sous le regard attendri du couple.
Les autorités sont venues, les corps sont partis, la maison fermée. Ils n'ont pas fait volontairement mention du bébé qui, placé dans un orphelinat, n'aurait pas beaucoup de chance par ces temps de misère.

Georges et Clémence ont gardé et élevé le bébé avec beaucoup d'amour, avec la peur qu'un jour, une ou des personnes viennent le reprendre. Ce ne fut pas le cas.  Jacques fut adopté beaucoup plus tard. Ce fils aimé ne les a jamais déçus, ni quittés. Il a reçu et donné beaucoup d'amour.  Il a été un fils exemplaire.


 
 
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Créativité

L'inspiration est un oiseau.

Posé sur une branche, il chante et les mots coulent, remplissent les pages.

Mais sans prévenir il peut s'envoler. Nul ne sait quand il reviendra.

L'imagination est un papillon.

Jamais au grand jamais, il ne faut le chasser et le capturer dans un filet.

Il faut l'admirer. Son vol peut emmener très loin.

L'inspiration et l'imagination donnent naissance à la créativité.12273052253?profile=original

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Elle s'appelée Marion

En cet été, plutôt pluvieux

Me revient un souvenir heureux

Du temps de ma folle jeunesse

Ou tout se conjuguer avec ivresse

 

Elle s’appelée, je ne sais plus

Son prénom peut-être confondu

Un tout petit bout de femme

 Celles qui mettent mon cœur en flamme

 

Des cheveux très courts et blonds

Un visage fin et long

Un beau sourire, des yeux pastel

A mon regard comme une aquarelle

 

Dans un petit sous bois discret

A la fraicheur en ce bel été

Ma main tremblante, à son visage se posa

Ma taille entourée de ses bras

 

A l’orée d’une clairière

Sans autre manière

Un tapis de mousse

Nous servirait de couche

 

Comme par un vent léger

Sa robe  longue, son chemisier

Tout en douceur, je lui enlevais

Découvrant la beauté de sa nudité

 

Ce fut comme un feu d’artifice

Ma peau, à sa peau douce et lisse

Je n’entendais plus que ses soupirs

Ne voyais que ses yeux, troublés de désirs

 

Repoussant, l’instant de jouissance

Qui enflamme tous les sens

Pour l’aimer encore et encore

Dans ce tendre cœur à cœur, corps à corps

 

Sa longue robe, son chemisier remis

Contre un arbre, comme à l’abri

Elle cachât deux petites larmes

L’amour venait de faire d’elle une femme

 

Mon cœur a su retenir

Ce merveilleux souvenir

Et me rappelle son prénom

Elle s’appelait Marion

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Un refuge dans le bois

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d'Adyne Gohy

Inspirée de

La Masure

 

Toiture tuilée de tuiles sombres émoussées,

La masure charpentée de bois vermoulu,

A l'orée du bois odorant et touffu,

Egraine les heures et les vicissitudes passées.

 

 

Carreaux zébrés opaques de poussière,

Donnent le change à la porte entr'ouverte.

Personne n'y entre, personne ne sort de cet antre d'hier,

Le vent murmure sa lancinante mélodie en pure perte.

 

 

Raide, triste, aucun signal solennel de la cheminée,

Pas de volutes blancs marquant le retour du beau temps,

Point de fumées grisâtres annonçant le vent damné.

Elle ne rougit plus de plaisir comme avant.

 

 

Craquements successifs, incessants, animent

La masse vermoulue de cette demeure esseulée

Que la bourrasque, que le sable, humides et froids minent,

Par leurs coups violemment répétés.

 

 

Que fut-elle ? De douanier ? De pêcheur ? Refuge du promeneur ?

Jouissante de son charme encore préservé

Par un rosier hautain, vivace, ancré par bonheur,

Au muret dignement effrité, l'entourant de bonté.

 

 

L'écume des flots violemment projetés par le souffle divin,

Moutonnent les rides du sable dompté par la lande fertile.

Varech perlé d'embruns, lové au petit matin,

Par l'ivresse iodée, gît, flasque, sur le sable servile.

 

 

La masure charpentée de bois vermoulu

Contemple à sa faim ce tableau aux mille délices,

Epaulée en cela par la mouette trapue

Accompagnant la mélopée de l'onde propice.

 

 

La masure charpentée de bois vermoulu,

Logis impromptu du garenne sauvageon,

S'offre l'éternelle beauté d'âme émue,

Telle l'amazone riche d'un doux abandon.

 

 de Raymond Martin 

Un partenariat
Arts
 
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Lettres

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Dans l'ombre

 

Épître à C M

Il convient certes, à la coquette,

Qu'on la courtise, qu'on la fête.

Cela, parfois dure des ans;

Un bien-être valorisant.

Quand vient l'âge de la sagesse,

Accueillant aussi l'allégresse,

Si comblée, elle fait le point,

Sereine, elle arrive plus loin.

Mais subir l'enlaidissement,

Mène à des choix évidemment.

Quand le corps devient sédentaire,

Souvent, son âme se libère.

Une dame tenait pour sûr,
Sans ressentir que c'était dur,

Que son savoureux don de plaire

Était à l'état de poussière.

Le sort surprend jusqu'à la fin.

Il lui fit découvrir soudain,

Un vieil artiste romantique,

Un admirateur authentique.

- «Vous êtes plume et moi pinceau.

La couleur embellit les mots.

Je veux vous voir!» Ô maladresse!

La tient dans l'ombre, sa vieillesse.

16 octobre 2014

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LE FOND DES YEUX...

Le fond des yeux

Un océan...

Nous étions deux

Passe le temps!

Ne sois pas triste

Si je m'en vais

La fin existe

Et c'est un fait!

Tant de saveur

Dans nos baisers

Non, pas de pleurs

On s'est aimé!

Le fond des yeux

Un océan...

Nous étions deux

Passe le temps!

Et peu importe

C'qu'on peut en dire...

Si tu nous portes

Dans mes délires!

Juste du bonheur

Au creux d'la nuit

Dans nos deux cœurs

Un ciel qui luit!

Le fond des yeux

Un océan...

Nous étions deux

Passe le temps!

Non, pas sinistre

La tendre histoire

Puisqu'on existe

Je veux y croire

Après la mort

C'est encore moi

Lorsque tu dors

Tout contre toi...

Le fond des yeux

Un océan...

Nous étions deux

Passe le temps!

J.G.

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Mon prénom

Un prénom est un cadeau pour la vie.

Un cadeau offert avec amour.

Et pourtant, je n'aimais pas le mien.

Un prénom de vieille fille perchée sur de longues et maigres gambettes!

Ou mes parents sont-ils allés le dénicher?

Aucune héroïne ne le porte, ni dans les films, ni dans les livres.

Et je vous mets au défi de trouver une chanson dans laquelle l'on chante ce prénom.

Il y a bien une reine qui l'a porté comme deuxième prénom.

Mais s'il est prédestiné, j'ai peu de chance de devenir reine et de finir comme elle.

Au pire, je peux perdre la tête et une fois perdue c'est difficile de la retrouver.

Par bonheur, j'ai toute ma tête, c'est difficile aussi de n'avoir que la moitié!

Pour en revenir à mon prénom, c'est en prenant le pseudo de Capucine

que j'ai réalisé que mon prénom et bien c'est moi!

Et même si nous sommes peu nombreuses à le porter, j'en suis fière!

Ah...pour ceux qui ne me connaissent pas encore,

je m'appelle Antoinette et j'ai le nez en trompette!

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Face à face JGobert

Face à face, elles se regardent, se défigurent depuis quelques instants. Le froid les a figés dans cette rencontre . Elles ne bougent pas, ne parlent pas. Elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau et s'en étonnent. Ce rendez-vous fixé sur le net a concrétisé le besoin de savoir. Elles ne se connaissaient pas il y a tout juste une semaine. Le hasard les a mis en présence, en contact. Ce web aussi, curieux des choses de la vie, réunit les êtres parfois séparés.


Les souvenirs en partie, depuis longtemps, se sont effacés et restent à chacune des bribes de moments passés où l'impression d'avoir connu autre chose est une réalité. Le bruit familier de pas dans l'escalier, une voix douce, des odeurs agréables et cet endroit, ce lit si chaud où elles ont vécu une autre vie. Les souvenirs sont lointains mais réels.

Depuis quelques instants, toujours dans ce froid, leurs yeux ne se quittent plus et d'autres yeux reviennent les hanter. Ces autres yeux qui les berçaient dans une tendre lumière et agréable chaleur. Ces yeux qu'elles ont cherché en vain quand un soir, d'autres gens sont venus les chercher.Tout repasse dans leurs têtes. Les mêmes souvenirs que l'on ne nomme pas, que personne n'a plus jamais prononcé et tout a changé. 

Elles s'approchent enfin l'une de l'autre et posent leurs mains froides sur leurs visages aux souvenirs étrangement connus et enfin se rassurent. Tous les mensonges se sont effacés d'un coup. Toutes les histoires auxquelles elles n'ont jamais cru se sont envolées.
 
Elles savaient qu'on ne leur disait pas la vérité. Même petit, leur chagrin d'autan était évident, leur peine et leurs larmes tarissaient les souvenirs. Les jours se sont écoulés et la vie a repris avec d'autres gens, d'autres voix, d'autres odeurs, mais la chambre semblait vide, froide. Il manquait ces regards familiers, et ces voix si précieuses. Elles ont grandi dans un autre bonheur.
 
Elles s'embrassent et se serrent l'une à l'autre pour mieux se rappeler. Et les questions s'élèvent dans le silence. Qui ? quoi ? comment? Pourquoi ? Pourquoi ? Mais cela n'a plus d'importance. Elles sont ensemble et le fil de la vie a repris le même chemin qu'au début de leur existence. Ils restent l'éternité pour répondre à toutes les questions.
 
 
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surréalisme

12273053484?profile=original

Pris dans cette tourmente,

De nos folies troublantes,

Sans être pour cela surréalistes,

Ni non plus en devenir altruistes.

Certains trouverons une réponse,

Sans qu’aucune ne s’annonce.

Plein d’entre eux vont se tromper,

Le sens de nos rêves est caché.

Il est vrai que souvent le drap

Est le support de leurs états,

On y cache certaines envies,

Accumulées au fil de la vie.

Plein de fantasmes sont dissimulés,

De richesses, savoirs, sexualités.

Mais on ne se voile pas la face,

Puisque quoi que l’on fasse

On reconnaîtra, là, Méphisto,

Sans prononcer un seul mot,

On verra aussi, Diabliczka,

Et d’autres, Angelo et Anna. 

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L'envol

La porte est ouverte.

Je veux sortir.

J'ai toujours été là,

dans cette cage même pas dorée.

Les ailes collées à mon corps, le bec fermé.

J'observe ceux qui volent.

Certains me font des signes, d'autres du bec à bec entre les barreaux.

Ces barreaux qui me séparent des autres et du ciel.

Qui m'a enfermée là?

Qui m'a coupé les ailes, cloué le bec?

Ou est-ce la peur qui m'a fait entrer dans cette cage pas dorée?

Ca fait si longtemps, je ne m'en souviens plus.

La porte est ouverte.

Je m'avance...

Je sens le vent dans mes plumes.

Je ferme mes yeux.

J'imagine la joie qui va m'envahir et effacer ma peur.

J'imagine le bonheur que je vais partager avec ceux qui m'ont attendue patiemment.

J'imagine la surprise de ceux qui ne m'ont même pas remarquée,

qui n'ont vu que la cage pas dorée.

J'ouvre mes yeux.

La porte est ouverte.

Je déploie mes ailes.

Je m'élance dans le ciel, vers le soleil...

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