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Un courant nourrissant

 

Soliloque

La dernière photo, que je reçus de toi,

Me montre ton regard, les traits de ton visage,

Assure désormais ta présence chez moi.

Tu demeures pensif, écoutant un message.

Lors, le temps ne rend pas unique ma mémoire.

Parfois, je n'y ai pas recours pour t'écouter.

Ta voix claire, enjouée me redit des histoires

Que de loin, tu prenais plaisir à me conter.

Tes récits pleins d'humour, de parfums et d'images

Faisaient que chaque fois, émue, je t'admirais.

Classées et empilées dans leur bel emballage,

Tes lettres dans leurs plis, conservent tes secrets.

Tu n'as pas eu le temps de me dire, en mourant,

Ce que tu désirais, dont tu avais l'envie;

Que j'accepte le fait que cesse le courant,

Ou que je l'alimente, au profit de ma vie.

6 octobre 2014

 

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Zoé en automne

   

            Vous connaissez ces automnes ...

            qui semblent plus beaux que l'été ?

            Il n'y a plus cette chaleur accablante,

            mais une douce lumière dorée, un frémissement doux et tendre

            du feuillage qui virevolte.

            Les fenêtres encore fleuries étalent leur joie de vivre.

            Le matin, les prairies diaprées, habillées d'écharpe de brume,

            enchantent le paysage.

            Un bonheur têtu, étonné d'être encore là

            s'accroche aux sourires des passants.

           C'est ainsi que Zoé aborda la soixantaine,

           avide de récolter les fruits de l'été.

           Loin des esprits enrégimentés par les disciplines

           de beauté et de jeunesse.

           Zoé, comme toujours, fiat fi des préjugés, des a priori.

           Elle sème à la volée des graines de confiance et la joie

           prend racine dans le terreau accueillant de ses pensées.

           Zoé avance et découvre encore et encore,

           elle réinvente les lendemains.

           

           Pourquoi pas ?

 

          C'est un petit extrait de mon recueil " Pourquoi pas?". 

          paru en 2014 - éditions Chloé des Lys

          Mon blog : http://marcellepaques.skynetblogs.be

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Soirée,

 

 

Le ciel se ferme ce soir,

s'entrebâille puis s'ouvre,

mon corps contre le vôtre,

vêtu de transparence.

Un brin de pudeur encore ......

 

Clarté vespérale,

toute bleue, chaude,

sur moi, sur nous,

hallucinante, intense,

se pose.

 

Lampe de chevet rose,

à l'instar d'un soleil,

éclabousse nos peaux,

de particules ambrées,

et chaudes.

 

NINA

 

.

 

 

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Un matin en Bourgogne,

Sur ma peau ce matin,

une clarté satin,

chaudement s'inanime ;

se lève le soleil bleu !

Depuis la fenêtre,

s'offre puis s'étire,

généreuse et sublime,

l'immense vallée verte,

embaumant à la fois

la rose et le genet.

Vocalises des arbres,

avec mesure dans l'air,

se répandent, se distillent,

jusqu'au soir fécond,

où s'assombrissent les arbres,

puis vogue nonchalemment,

la lune lumineuse et paisible.

Assombrissement des arbres ;

les dessous de l'automne,

seraient-ils si noirs,

lorsqu'il tombe de sommeil,

à demi dénudé ?

NINA

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JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

                        JACQUES DONNAY :  ITINERAIRES DE LA LUMIERE 

 

Du 01-10 au 19–10-14, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, Bruxelles 1050), nous présente une exposition consacrée à l’œuvre de Monsieur JACQUES DONNAY, un peintre et dessinateur Belge dont l’univers ne manquera pas de vous ravir.

Cette exposition se divise en deux thématiques. La première est intitulée EXUBERANCES. La seconde porte le titre de MARINES.

Quelle que soit la thématique envisagée, un lien esthétique les unit d’emblée, à savoir une immense maîtrise de la couleur. Il s’agit ici d’une couleur ne se suffisant pas simplement à elle-même, mais bien de l’existence d’une matière assujettie à la lumière pour créer une sorte d’état « second », donnant naissance à la luminescence. Cet état créatif, servant de base à sa recherche, est formé d’un chromatisme exacerbé, associant des tonalités volontairement imaginées comme « contradictoires », telles que le noir le plus sombre ou le rouge le plus violent.

A l’analyse du regard, le visiteur comprend que la condition sine qua non à l’existence physique de l’image c’est la lumière. Sans celle-ci, il n’y a pas d’image possible. Car elle met chacune de ses composantes en relief. (SKYLIGHT – 59 x 59 cm – huile sur toile).

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EXUBERANCES est un travail sur le choc de tonalités opposées aboutissant, par la seule maîtrise de l’artiste, à l’harmonie. Ce choc des Titans est la sève nourrissant la matière de l’œuvre. (LUMINESCENCE – 59 x 59 cm – huile sur toile).

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MARINES offre, plus que tout, une étude sur l’eau en tant que vecteur de mouvement. Le terme « étude » se révèle ici d’une incroyable exactitude, car chaque toile est pensée, en fonction de son espace scénique propre.

Les bateaux ne sont que des alibis (de première importance !), néanmoins, l’élément déterminant du discours de l’artiste s’avère  être l’eau. L’eau en tant que miroir d’où émergent d’innombrables reflets mais aussi l’eau pensée comme volume car elle occupe souvent les trois quart de l’espace scénique. (PORT DE BASTIA – 1,19 x 99 cm – huile sur toile)

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Parmi les centaines de détails qui foisonnent à l’intérieur de l’espace, il est à remarquer les deux pêcheurs, affairés à leur travail, portant chacun une marinière dont les stries rappellent les ondulations des flots. Tous deux sont figés dans leur geste, ce qui contraste avec la volonté de mouvement créée par les ondulations marines. Les bateaux, en rade, se marient à la ville, représentée à l’arrière-plan dans l’unité imposée par la note gris-blanc.

PORT DE ROUEN (99 x 79 cm – huile sur toile)

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accuse une autre conception du mouvement. Celle-ci se réalise dans la trajectoire de trois embarcations, dont chacune prend une direction différente de l’autre, trahissant la volonté de sortir du cadre.  Deux remorqueurs escortent un paquebot. Le mouvement est amorcé à la fois par celui situé à l’extrême droite du cadre qui file droit vers sa trajectoire. Tandis que le second, situé à l’avant plan, s’engage dans la direction opposée. Le paquebot, massif dans sa couleur rouge vif, file à toute allure droit vers le spectateur. L’artiste éprouve une énorme admiration pour le travail qu’effectuent les remorqueurs, d’où leur présence sur d’autres de ses toiles.

PAR BON VENT (59 x 59 cm – huile sur toile)

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propose également une étude sur le même sujet par la vue d’un bateau qui tangue. Les voiles ainsi que la partie supérieure de l’embarcation, d’un blanc laiteux, se marient à la couleur du ciel. Le mouvement se scande à la fois par le bateau qui tangue, par le vent qui gonfle les voiles ainsi que par les vagues secouant l’océan. Par opposition, les marins, immobiles sont réduits à de simples silhouettes. Ce qui accentue l’agitation émanant de la composition.

Nous avons noté, plus haut, la volonté du sujet de vouloir sortir du cadre. Il faut comprendre cela comme le dénominateur commun aux deux thématiques. Le visiteur remarquera que la composition se structure à l’intérieur de deux cadres : un cadre dans un autre. Cela exprime la volonté de l’artiste de donner différents plans à l’œuvre ainsi que d’affirmer un désir d’évasion. A titre d’exemple, les deux mâts du bateau, à l’arrière-plan du PORT DE BASTIA, dépassent du cadre, idem pour celui de l’avant-plan, à droite.

Ces deux thématiques ont un autre point commun, celui d’une interaction stylistique entre l’abstrait et le figuratif.

L’artiste s’exprime, indistinctement, dans les deux styles, à tel point que l’un s’imbrique naturellement dans l’autre.

CASQUE D’OR (59 x 68 cm – huile sur toile)

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est un excellent exemple de la présence de la figure humaine, jaillissant d’un univers abstrait, telle une épiphanie.

Qu’est-ce qui, dans cette œuvre, appartient au figuratif ? « Le corps de la femme », me direz-vous. Evidemment, néanmoins, il s’agit là d’un corps éthéré, en ce sens que ce qui relève de la dimension charnelle (le visage, les cheveux, le dos, la main), baigne dans une translucidité à la fois laiteuse (le dos) et dorée (les cheveux), répudiant le langage plastique « conventionnel » du rendu physique, pour aboutir à une dimension transcendant le simple sujet. Lorsque le regard remonte le dos pour aboutir au visage, coiffé de sa chevelure scintillante, tout se décline dans un chromatisme lumineux. Inversement, c’est dans la partie inférieure, celle qui enveloppe le corps, à dominante bleue et mauve, que nous atteignons un chromatisme sombre, délimitant drastiquement les deux zones du tableau en deux univers différents. La main, longue, d’une très grande présence plastique, assure la transition entre ces deux univers. Notez l’expression du visage : il baigne dans un calme « intemporel ». La pose inclinée du personnage est proche de la sculpture dans son rendu.

En réalité, si l’on effaçait toute trace du personnage féminin, nous nous retrouverions avec une œuvre de la même nature que SKYLIGHT. C’est par l’immersion du corps physique que le langage plastique adopte une transition esthétique concrète, à la charnière de deux écritures.

JACQUES DONNAY, qui est également un merveilleux dessinateur ainsi qu’un éminent paysagiste, a fréquenté l’Institut Supérieur Saint-Luc de Liège.

Il travaille essentiellement à l’huile. Pour maitriser la matière, il se sert aussi bien du couteau que de ses doigts. Dans le but de donner à l’œuvre la transparence souhaitée, il travaille l’huile comme l’aquarelle, cherchant constamment à conférer à la toile un fond blanc, sur lequel les couleurs se superposent.  

Sa démarche est proche de celle d’un peintre de la Renaissance, en ce sens que sa peinture fourmille de détails, maitrisés à l’extrême, en tant qu’assises du mouvement. Quant aux couleurs, la vie qu’elles secrètent atteint le seuil de leur nature.

A titre d’exemple, la note « jaune » possède, à la fois l’intensité incandescente du soleil jusqu’aux ultimes variations, aboutissant à la blancheur épurée, en tant que nature en soi. Cette alchimie savante, au sein d’une même tonalité, évoque souvent la lumière passionnée d’un Turner.

Tout cela oblige le visiteur à s’arrêter et poser son regard sur chaque œuvre qu’il rencontre.

Car il est impensable de passer furtivement devant ces toiles sans prêter attention aux infinis contours qui les parsèment et leur confèrent, à chaque arrêt, les clés humaines à leur « compréhension ».

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

 

A voir: 

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Jacques Donnay et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles 

(1er octobre  2014 - Photo Robert Paul)

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Auguste silence

 

Auguste silence

Vaste temple

Où tanguent mes errances

Je te livre

Mes démences

Mes errances

Mes départs

Mes déboires

Je te livre

Mes délires

Mes vertiges

Mes dilections

Mes séditions

 

Auguste silence

Je te livre

Mes limbes

Mes odyssées

Mes mirages édéniques

Mes songes séraphiques

Je te livre

Mes flammes embrasées

Mes arcs brisés

Mes chapelets d’espérances

 

Je te livre

Les chants sagaces

Des étoiles filantes

Les promesses des abysses

Les serments du large

Les ressacs de l’insouciance

Pour changer de nostalgie

 

 

Pour étreindre

Les  échos des  songes insoumis

Et  séduire ta sagesse taciturne

Quand  saigne la parole

 

Incessible silence

Profonde

Profonde la blessure…

 

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Au milieu de ce jardin habité de ton absence
les oiseaux ne chantent plus et mes silences
se perdent dans le lacis d'un ciel d'automne.
Tandis que sa lueur laiteuse se déroule,
mes bras et mes mains deviennent
des branches frêles sur laquelle s'étirent
des lignes en fils d'argent bercé
par les ailes d'un vent qui frissonne.
Au-dessus du miroir qui expire ta voix
parmi les herbes veloutées, ma robe
multicolore tire sa révérence dans un soupir
d'adieu à la terre de mes errances.
Malgré l'inanité des volutes de brumes
s'échappant de mes pages, seras-tu là mon ange,
toi qui nourris mon cœur d'espérance....

Nom d'auteur Sonia Gallet
recueil © 2014.

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Critique des "Sous-Teckels" par Lucius von Lucius

12273050285?profile=originalSan Antonio les appelait "les cons"

Brassens les appelait "les cons"

Cavanna les appelait "les cons"

Virginie Vanos va plus loin ! Et puis, faut reconnaître qu'elle ne fait jamais rien comme tout le monde.

Elle les appelle "les sous-teckels".

Vous savez, tous ces gens préformatés, dont le seul objectif, dans votre existence, est de vous pourrir la vie...

Personnellement, j'ai la chance de n'en avoir jamais rencontré. Enfin, si, une, mais ce serait trop long à vous expliquer. Et puis un autre, j'avais oublié... et puis...

Euh, pardon, je m'égare.

Virginie avait le choix des armes : soit la méthode gentleman (Messieurs les Anglais, tirez les premiers), soit la méthode Schwarzeneger (J'vais te péter la gueule ! Ah non, ça c'est Rocky, désolé).

Elle a choisi la deuxième voie.

Vous l'avez compris, ça canarde à tout va dans ce bouquin. On ne fait pas dans la dentelle (si vous êtes en manque, abonnez-vous à Point de Croix Magazine).

Ça frise parfois la mauvaise foi. Souvent, même. Ce sera jouissif pour les uns, horripilant pour les autres, mais ne vous laissera pas indifférents.

Je sens maintenant la question qui vous taraude affleurer sur vos lèvres, prête à jaillir : Virginie Vanos nous donne-t-elle la solution  pour se débarrasser de ces sous-teckels ?

Vous croyez que je vais vendre la mèche ?

Tsss tss...

http://www.edilivre.com/les-sous-teckels-virginie-vanos.html#.VDEUpMnIeRU

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Philosophie à 10 centimes

  

PHILOSOPHIE A DIX CENTIMES

 

 

Que le temps se rassure, je prends  le mien

Et  laisse  la part  de temps qui lui revient.

Prendre du temps à l’espace cela crée un vide,

L’observation des trous noirs n’est point stupide

 

Curieuse géométrie quand on parle de la terre

Qui est une sphère non finie, et aplatie aux pôles.

Alors que l’on se promène aux quatre coins de celle-ci !

Et qu’au Vatican sont étudiés les quatre points cardinaux.

 

Comment peut-on tourner d’une autre façon

Que celle de tourner en rond ?

Ce n’est pas la terre qui ne tourne pas  rond

Mais ce sont plutôt  ses habitants.

 

Le temps n’existe qu’en pensée humaine

Qui veut tout mesurer, tout analyser, tout quantifier.

Le temps part de zéro selon notre  entendement !

Mais avant le zéro ? Le zéro moins quelque chose ?

 

Le temps était-il existant avant toute existence ?

Y a-t-il un temps  dans l’infini ? Si, il  y a un infini

Il n’y a pas de temps, pas d’Alpha pas d’Oméga

Donc pas de mesure du temps donc, pas de zéro.

 

Mais comme le temps se mesure  il y a un infini fini

Donc mesuré  en points Alpha et Oméga ! Relativement.

Si l’infini  est sans limite, sans  points de repères alors,

Ne parlons pas d’Alpha ni d’Oméga pour cet  espace inquantifiable !

 

Cet espace est absolu ! Absolu fini ou absolu infini ?

Quelle que soit sa nature, cet absolu  régit-il l’univers ?

Est-il substance régissant l’univers à l’infini ?

Est-il  Alpha et Oméga pour tous les Eons des temps ???

        

                               La substance  est-elle la substance  existant avant l’existence ?

                                          L’humain est-il une part de cette substance ?

                                                Cette part est- elle faillible ?  

                                         Certes, puisqu’elle  ne tourne pas rond !!

 

Fiat Lux et fuit Lux !  Que la monade soit !!

 

                                                                     

                                                                                                                              Raymond Martin

                        

                                                                                                                              Septembre 2014

 

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Maldonne

 

J'ouvre les yeux, bien réveillée.

Aucune lueur dans la nuit.

Suis entièrement habillée,

Allongée mais pas dans mon lit.

J'ai dû certes rester longtemps

Dans un état de léthargie

Je ne me souviens pas comment

Je fus dépourvue d'énergie.

Elle m'est redonnée entière,

Mais je me sens déboussolée;

Dans la noirceur peu familière,

Ma rue me semble désolée.

Il est huit heures? Chaque matin

Une vive clarté l'inonde.

Je suis fort intriguée soudain;

Qu'est-il arrivé dans le monde?

Je ne sais que penser, que faire,

Semble perdurer la noirceur.

J'allume mon ordinateur.

Lors, j'obtiens la clef du mystère.

 

Je crois qu'on devait changer l'heure,

Pour l'adapter à la saison.

Je lis qu'il est vingt et une heures.

Voilà rassurée ma raison.

4 octobre 2014

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Absence... mais le challenge continue

Bonjour à tous,

Je suis heureuse de vous annoncer que j’ai atteint mes 100% de souscriptions pour « Les Recettes de Tante Dédé » ! Néanmoins, les préventes sont toujours ouvertes… Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas ! http://www.bibliocratie.com/produit/les-recettes-de-tante-dede/

Merci à tous.. et à dans un mois, je pars la semaine prochaine pour le Rajasthan!

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Merci pour vos suggestions

Je fais une toile par jour SI je n'ai rien d'autre à faire. Mais dans l'appartement "supervisé" que j'occupe en recherche d'autonomisation, je participe à des activités quotidiennes. L'idée de Liliane n'est pas impossible : elle va dans le bon sens. Par ailleurs, Mr Paul a parfaitement raison. Merci à vous pour vos suggestions.

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Les effets de la providence

 

Songerie

En accueillant certains propos,

Que nous a offerts la sagesse,

Nous ressentons un doux repos,

Mettant fin aux peurs qui oppressent.

Or durant la nuit, celles-ci,

Souvent, agissent obsédantes.

Elles ont vite réussi

À chasser la paix bienfaisante.

Je savais bien, au fond de moi,

Que je demeurais vulnérable,

Privée de conviction, de foi.

Changer me semblait impensable.

Or, je deviens à peu près sûre

Que ma raison, finalement,

Admet ce que fait la nature.

À propos du vieillissement.

Mes cauchemars sont du passé.

Je dors paisiblement, sereine.

C'est que j'évite toute peine,

M'empêche de me tracasser.

Le tapis roulant me déplace,

Avec ma maison où la vie

A laissé de sensibles traces

Et un parfum de poésie.

Vieillir en santé quelle chance!

Je suis portée vers le néant,

Là se termine l'existence.

Voudrais sourire en m'en allant.

4 octobre 2014

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Poème sur le tic tac d’un réveil

Elles travaillent

Elles travaillent

Et je baille

Ma paresse

est sans faiblesse

 

Elles travaillent

Elles travaillent

Rien qui aille

Et je suis couché là

Au moelleux du matelas

 

Elles travaillent

Elles travaillent

Tic tac fait le réveil

Pour hachurer mon sommeil

Sa bêtise

Est ma hantise

Tic tac

Tic tac

Fait le réveil

Mais mon sommeil

Est sans pareil !

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Inspire nous

Vois-tu le sol que tu foules
Et les arbres, le ciel et la foule.
Sens-tu l'air lourd que tu respires ;
Et qu'est-ce que cela t'inspire ?

Jeune et beau tu cours et joues,
Ta mère te peigne, caresse la joue,
Tu sautes et sursautes d'amour
Et va devant rires et jours.

Et que sais-tu de l'amour ?
Une caresse, une promesse d'un jour,
Et des rires, des jours parfois pires.
Et qu'est-ce que cela t'inspire ?

Comment nous vois-tu du bas vers le haut ?
Les grands qui savent tout et leurs mots.
Hier, jeunes et beaux au peigne de leur mère
Qui foulent ciel et sol de larmes amères.

Qu'est-ce que cela t'inspire, dis ?
Dis-moi qu'as-tu compris,
Veux- tu suivre le parcours
Et humer cet air si lourd ?

Dis-moi , que veux-tu faire ?
Inspire nous quelqu'affaire
Pour des grands qui savent tout
Et des mots qui disent tout ?

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Jérémiades et misères

 

Soliloque

Vigny déclara qu'il est lâche

De laisser parler sa douleur.

Nul n'est méprisé, que je sache,

Quand il se plaint avec pudeur.

Les jérémiades d'un enfant

Ne retentissent pas sans cause.

Il se peut bien qu'il soit souffrant.

Souvent, elles semblent peu de chose.

Les ignorer est dommageable,

Il a besoin de réconfort.

Ne sera pas inconsolable,

S'il a compris qu'on l'aime fort.

Un adulte, montrant sa peine,

La laisse voir discrètement.

Il n'a aucune attente vaine,

Et se comporte dignement.

Certains se montrent  déplaisants,

 Quand ils se permettent de geindre.

Ils incommodent le faisant,

Or s'attendraient à se voir plaindre.

Je n'oublie pas Clément Marot,

Qui témoignait de ses misères.

Il faisait rire de ses maux,

D'importun était le contraire.

3 octobre 2014

 

 

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Au champ de poésie

 

L'indifférence me déçoit.

Lors je m'expose à des surprises,

Faisant ressentir des émois;

Certains attristent, d'autres grisent.

L'immense ciel, époustouflant,

M'éblouit et me rend heureuse.

Je reste fascinée longtemps,

Sous l'énergie aventureuse.

Si je pense, avec certitude,

Qu'un jour sera sans fantaisie,

Suivant ma fidèle habitude,

Je vais au champ de poésie.

Dans son espace intime et tendre,

Créant des sons et des couleurs,

Des murmures se font entendre,

Aussi des battements de coeur.

Dans ce champ où rien ne périt,

Par une grâce sans pareille,

En vers, témoignent des esprits,

Entourés de fleurs et d'abeilles.

3 octobre 2014

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Maux Surréalistes

Je circonvole dans les maux de mon moi
Labyrinthique et chaotique
Enchaînée dans les fonds gluants
De ma chair putrifiante ; mes cris crachent
Les baves charognardes de mes mots étalés
Et ma mort, cadavre satisfait, se dore
Sur les grèves crevées de mon corps abandonné.
Celle-là m’a eue, je lui donne cette vie
Pourrissante et moisissante accrochée
Au bonheur fluidissant des marées océanes.
Elle a percé mon âme et ma foi pour dévorer
Mes derniers espoirs engloutis dans une paix
Mortifiante et froide. Elle a pris ma main,
Epousailles tardives, et l’a donnée aux crachats
Des lames languissantes des eaux déifiées
Pour en faire un amas de pierres immondées.

Que ce moi des maux dorme à tout jamais
Dans mes mots cachetés et épileptiques !

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Etouffement

La nuit est tombée, lourde, épuisante
Elle frappe aux carreaux pour entrer
Mais je ne l’entends pas.
Le jour va se lever, hideux,
Et je vais devoir traîner ma peine.

Le temps va passer et je vais le laisser faire
Il va marteler aux carreaux
Et briser en rides profondes
Mon visage, mon corps.
Il va cacher la lumière du jour
Pour anéantir mon espoir.

La mort me guette et m’appelle
Cruelle, elle va me laisser un peu
De paix, pour créer encore et encore.
Mais, déjà, elle fait la belle et
Se glisse tendrement dans mon pauvre
Corps meurtri.

Je ne vois déjà plus les êtres
Qui m’entourent, je n’entends plus
Leurs pleurs, leurs douces paroles,
Le vent, la pluie, la lumière tendre
Du petit matin ne me concerne plus.
Le murmure des mots, le bruissement
De la vie ne font que caresser
Mes larmes, un peu chaudes, un peu froides.

Je reste là, à attendre, que mes douleurs
S’épuisent, je reste là, dans le
Fracas de ma souffrance.
Je reste là, hébétée, sans joie, à regarder
S’évader ma vie ; libre ! je suis libre
Et mon cœur va bientôt se heurter
Aux étoiles !

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