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comment dire.........

Comment dire…
Que l’herbe pour moi n’est pas verte
Mais tendre,
Que le soleil pour moi ne brille pas
Mais brûle,
Que la nuit pour moi n’est pas noire
Mais claire.

Comment dire tout ça ?

Comment dire…
Que la nature pour moi n’est pas sereine
Mais monstrueuse,
Que l’oiseau pour moi ne chante pas
Mais crie,
Que l’été pour moi n’est pas chaud
Mais glacé.

Comment dire tout ça ?

Comment dire…
Que l’être humain pour moi n’est pas vivant
Mais mort,
Que la terre pour moi ne tourne pas
Mais chavire,
Que le ciel pour moi n’est pas bleu
Mais immense.

Comment dire tout ça ?

Comment dire…
Que les mots pour moi ne sont pas beaux
Mais cruels,
Que les paroles pour moi ne sont pas belles
Mais futiles,
Que les romans pour moi ne sont pas vains
Mais réels.

Comment dire tout ça ?

Comment dire…
Que les couleurs pour moi n’existent pas
Mais scintillent,
Que la peinture pour moi ne m’aime pas
Mais me construit,
Que l’art pour moi ne me croit pas
Mais me détruit.

Comment dire tout ça ?

Comment dire…
Que la vie pour moi ne me voit pas
Mais m’anéantit
Que le bonheur pour moi ne me parle pas
Mais m’enchante,
Que la mort pour moi ne me tue pas
Mais m’appelle.

Comment dire tout ça ?

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12273046894?profile=originalArcimboldo ou l'art de servirs les plats.

Ainsi fut présenté le tableau à Ferdinand II de Habsbourg. Depuis il est accroché... à l'envers. Nous découvrirons pourquoi à la fin de cet envoi...

Je vous ai laissé avec l'école française si présente au Nationalmuseum de Stockholm, aussi avant toute chose laissez moi vous montrer quelques autres oeuvres, impressionnistes cette fois.

Si le Nationalmuseum détient "La grenoullière", le célèbre tabeau d'Auguste renoir (1841-1919) et oeuvre phare de l'impressionnisme, c'est à son café que nous nous désaltérerons :

12273047692?profile=originalLe café de la mère Anthony, 1866.

Puis, après une partie de cartes, nous nous promènerons en compagnie de Berthe Morisot (1841-1895), autre hôtesse d'une esquise délicatesse :

12273048271?profile=originalLe Bois de Boulogne.

Une école française très complète puisque nous pouvons encore voir des Lorrain, de La Tour, Blanchet, Poussin, Boucher, Oudry, Watteau, Cézanne, Courbet, Degas, Delacroix, Gauguin...

Mais si les oeuvres hollandaises et françaises (voir les première et seconde parties de cet article) font l'orgueil du "Louvre suédois" et bien que les autres départements connaissent quelques lacunes, il accroche néanmoins maintes toiles que lui envieraient bien des musées plus connus.

Ainsi l'Italie, outre Bellini, Véronèse, Le Pérugin, Bellotto dit Caneletto le jeune... nous arrête avec ce ravissant portrait d'Agnolo Bronzino (1503-1572)

12273047878?profile=originalIsabella de Medici

Ou par celui réalisé par Giuseppe Arcimboldo (c. 1527-1593), sévère et pourtant si fantaisiste :

12273048080?profile=originalLe juriste, 1566.

D'aucuns y ont vu Calvin, bien qu'il s'agisse plus sûrement d'Ulrich Zasius, un conseiller influent de Rodolphe II, "Un certain docteur, dont tout le visage était ravagé par le mal français...", selon l'ami d'Arcimboldo, Gregorio Comanini.

Sur ce mauvais trait lancé à l'égard des Français, sourcilleux quant à notre réputation, je reporterai à plus tard mon envoi de messieurs... les Anglais !

Mais un autre tableau à retenu mon attention, "Le cuisinier", une curiosité que nous avons vu plus-haut en intro, qui nous est donc présenté... à l'envers !

Ce farceur d'Arcimboldo, parfois un peu gâte-sauce, nous montre donc une nature morte bien anodine, des viandes rôties que le chef présente et sert chaud.

En retournant le tableau à 180°, le personnage se découvre malicieusement croqué. On ignore s'il trouva le tour à son goût...

12273049085?profile=originalLe cuisinier.

J'espère quant à moi que vous trouverez ce billet au votre...

Michel Lansardière (texte et photos).

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SAUTE PETIT HOMME

12273049494?profile=originalCours , saute petit homme

tu voles et la terre te soulève

Saute petit homme dans cet espace où tes jeux sont merveilleux

Cours vers ton destin Petit Homme

AA ce Dimanche sur l'île de Bendor pour la valse des Capians et Voiles Latines

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JUSTE QUELQU'UN DE VRAI...

Etre juste quelqu'un de vrai

Qui se regarde, se reconnait...

Dans les méandres de la vie

Ne plus occulter ses envies

Abandonner tous les rejets

Puis se pencher sur des projets...

Vider le cœur de sa détresse

Et accepter, même la tristesse!

Etre juste quelqu'un de vrai

Qui se regarde, se reconnait...

Dans l'ombre des nuits même embrumées

vivre sans se sentir fanée...

Prendre des risques, les assumer

Et ne plus tout décortiquer!

Penser à rire de ses travers

Ne plus se mettre tête à l'envers!

Etre juste quelqu'un de vrai

Qui se regarde, se reconnait...

Dans les rêves de tout un chacun

Puiser la force, aussi l'entrain!

Rendre l'improbable possible

Que la bonté devienne audible...

Et s'endormir tout en douceur

En écoutant battre son cœur...

Etre juste quelqu'un de vrai

Qui se regarde, se reconnait!

J.G.

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Je n'ai plus de place !

Ma production est tellement forte qu'il n'y a plus moyen que je continue à travailler sur des toiles. Il y en a 600 dans un garage à Gembloux.

Je ne peins plus que sur des cartons entoilés parce qu'elles n'ont pas de profondeur et je peux donc en mettre beaucoup en peu d'espace.

Mon "manager" de père n'a plus le feu sacré, il a envie de tout laisser tomber.

Il faudrait trouver un grand local d'expo de mes seules toiles, ce qui est impossible.

Je suis incapable d'arrêter de peindre car c'est toute ma vie. Je continue mes cartons mais ce n'est pas la même chose.

Mais la vie continue...

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Un endroit fascinant

Une aquarelle d'Adyne Gohy

12273046285?profile=original

a inspiré 

Une Forêt

de Raymond Martin

Une brise légère aux multiples  facettes

Inonde de ses joyaux fraîchement  colorés,

Ce monde forestier à peu près  inconnu,

Aux formes  élancées  vers un ciel incertain.

 

 

Les vapeurs de l’aurore forestière

Embaument   à  l’envie, chemins et clairières humides.

Feuillus  et résineux frémissent à la  brise odorante.

Lueurs, rouge pourpre,  fixent au sol moussu  les géants centenaires.

 

 

D’un voile violacé, se devine à  la fin d’un sentier

Parsemé  d’éclats  de soleil  filtré,

L’hypothétique clairière cachant  une harde de cerfs,

Aux frêles  mais  prometteurs  andouillers.

 

 

Quelques  coups secs retentissent dans l’espace,

Un Pic Epeiche y cherche sa pitance,

Le pin surpris tressaille, lâche  une pomme

D’où s’échappent quelques aiguilles au contact  du sol.

 

 

Gambadant  sans cesse,  l’écureuil caramel

Joyeux de cette  aubaine en grignote les fruits.

Le Grand nègre des bois s’affaire posément sur un buisson épineux,

Disputant   une feuille  au  Bombyx disparate.

 

 

Parsemé d’Oxallis ou d’Aconit, le sentier nous invite à la flânerie,

Aux  expressions   sensorielles et  prenantes  d’humus  et de mousse,

Réveillés  par la fraîcheur  de l’aube naissante.

C’est  une forêt parmi tant d’autres.

                          

Un partenariat
Arts
 
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Lettres

                

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Renouveau hivernal



J'ai souvent le besoin d'écrire,

Dès que je commence à manger.

Une idée vient me déranger,

Ou parfois m'incite à sourire.

Un vers m'arrive, il me surprend.

Aussitôt, je m'y intéresse.

Comme je crois que rien ne presse,

Je laisse mon plat en suspens.

Il est rare que j'y revienne;

Me retrouve occupée ailleurs.

Je n'ai nullement faim d'ailleurs.

Je suis les choses qui adviennent.

Sauter un repas m'est facile

Et ne me cause aucun souci.

Je vois que mon corps amincit,

Mais sans devenir plus fragile.

Je recherche des vêtements,

Conservés durant des années,

Jupes et blouses surannées,

Les porterai dans l'agrément.

Ce choix possible me ravit.

Ma liberté est mon affaire.

Je me sens joyeuse, légère.

En mon hiver, je rajeunis.

2 octobre 2014

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Il faut créer un curateur!

 

Songerie

Quand un humain a rendu l'âme,

S'il avait des biens, ses enfants,

Se voient enrichis par son drame.

Rien ne se perd et cependant...

Parfois une place secrète,

Que nul ne pouvait soupçonner

Peut demeurer une cachette

Pour un trésor affectionné.

Il se peut aussi que des choses

Paraissent sans utilité.

Or, c'est à tort qu'on le suppose,

Manquant de perspicacité.

 

S'étant consacré au langage

Ou à la peinture, un défunt

Parfois ne laisse, en héritage,

Que grâces offertes à chacun.

Or s'il excella, solitaire,

Sans provoquer de coups de coeur,

Sans rêver d 'être populaire?

Il faut créer un curateur!

À titre posthume, il devra

Évaluer, faire connaître

Une oeuvre qui perdurera

Mais qui aurait pu disparaître.

Premier octobre 2014

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Souhaits et voeux

 

Rêverie

Pour atteindre un but, on agit

Jusqu'aux limites du possible,

Et quelques fois cela suffit.

Un échec eut été pénible.

Essayer de forcer la chance

Coûte des efforts qui sont vains.

Se résignant à l'impuissance,

On trouve l'espoir en chemin.

Il incite à faire des voeux

Et nous les pose sur les lèvres.

L'incroyable certes se peut.

Du rêve, on ouvre la fenêtre.

Ô l'immense champ de désirs!

La rosée les couvre de perles,

Le soleil les fait resplendir.

On y entend chanter des merles.

On admire, le nez collé

À la vitre qui nous sépare,

Les fleurs de la félicité,

Qu'une ardente lumière pare.

Je garde un voeu sans y penser,

Un vague désir qui perdure,

Né d'un caprice, je le sais,

Or laisse faire ma nature.

Quand je provoquais le hasard,

Il se montra souvent complice.

Mais je suis lasse sur le tard;

Qu'il décide et qu'il accomplisse!

30 septembre 2014

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Pour faire suite à l’article précédent et aller un peu plus loin dans l’usage de ces outils du fabriquant Winsor et Newton, je vous emmène aujourd’hui par la voie des airs dans un charmant petit village, où nous réaliserons très rapidement avec ces fameux outils, deux nouvelles aquarelles de voyage…

Pour bien profiter de cette vidéo visionnez-la en grand écran (petit rectangle en bas à droite). Si la vidéo saccade ou se charge mal démarrez-la puis arrêtez sa lecture pour la laisser se charger dans la barre de lecture avant de la lancer définitivement. Si malgré tout cela ne marche pas, allez directement la voir dans Youtube.

C’est la fontaine-lavoir qui en sera le sujet, sous forme d’aquarelle rehaussée puis de croquis aquarellé sur papier mouillé cette fois (deux versions différentes du même sujet avec peinture aux doigts pour le deuxième motif), en explorant davantage les possibilités parmi les plus intéressantes de ces bâtonnets d’aquarelle solide et marqueurs aquarelle Winsor et Newton.

Nous avons vu la semaine dernière dans les Gorges du Tarn sur papier sec (à grain léger  « Paper Touch » Clairefontaine au format A4), combien il était facile avec ces mêmes outils de réaliser le croquis aquarellé d’un vaste et complexe paysage en un temps record.

BÂTONNETS AQUARELLE SOLIDE WINSOR et NEWTON

12273045673?profile=originalJe vous rappelle d’abord les essais des bâtonnets aquarelle W-N passées à sec sur le papier avec trois couleurs test (rouge Winsor foncé, nuance jaune de cadmium et bleu Winsor nuance rouge) puis mouillées ensuite (au pinceau à réservoir d’eau Pentel).

Résultat de ce test des bâtonnets aquarelle utilisés en outils graphiques (pour réaliser des traits "diluables") :

Bâtonnets aquarelle Winsor et Newton passés sur papier sec puis humidifiés ultérieurement.

Bâtonnets aquarelle Winsor et Newton passés sur papier sec puis humidifiés ultérieurement.

Nous avions apprécié dans le précédent article de pouvoir dessiner directement et avec une grande liberté en ayant la possibilité de reprendre ultérieurement ce dessin à l’eau pure ou directement à l’aquarelle pour terminer notre sujet en tonalités pastel ou plus vives…

Bâtonnets aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé à l’eau claire.Bâtonnets aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé à l’eau claire.

         Résultat du test sur Montval 300 g mouillé (grain fin) de ces trois couleurs (rouge Winsor foncé, nuance jaune de cadmium et bleu Winsor nuance rouge) en bâtonnets aquarelle W-N :

  1. - sur papier mouillé (couleur en fond sur l’image ci-dessus, qui a largement fusée),
  2. – sur travail précédent papier semi-humide (par graphisme réalisé par-dessus puis dilué en partie par atténuation au doigt : à remarquer la quasi absence de cerne au séchage)

Le test sur papier Montval (300 gr grain fin) très mouillé de ces bâtonnets permet de voir la différence de comportement entre les bâtonnets et les marqueurs : les bâtonnets vont se fondre et fuser dans l’eau avec un léger temps de latence, ils pourront directement être étalés aux doigts pour obtenir des effets et mélanges en demi-teinte (attention, bien maîtriser le degré d’humidification du papier pour obtenir les effets souhaités).

LES MARQUEURS AQUARELLE WINSOR et NEWTON

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (2 ème partie)

NUANCIER DES MARQEURS AQUARELLE W-N

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (2 ème partie)
Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (2 ème partie)
Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (2 ème partie)

Il est plus difficile d’obtenir des effets fusants avec les marqueurs sur un papier complétement mouillé, sauf s’ils sont neufs et encore pour un temps très court (si non la couleur ne sort pas car c’est l’eau du papier qui, en imbibant la pointe, empêche la couleur de sortir).

Marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé à l’eau claire.Marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé à l’eau claire.

Résultat du test sur Montval 300 g mouillé (grain fin) de ces trois couleurs (Nuance rouge de cadmium, Nuance jaune de cadmium et bleu moyen) en marqueurs aquarelle W-N : sur papier très mouillé la coloration est très faible car les pointes des marqueurs s’imbibent rapidement de l’eau du papier qui bloque l’arrivée de la couleur contenue dans le marqueur.

La fontaine-lavoir de St-Grégoire (1er exercice de la vidéo) en aquarelle rehaussée aux marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé retravaillé au pinceau à réservoir à l’eau claire et à l’aquarelle (sur papier spécial pour marqueurs aquarelle Winsor et Newton), finitions au feutre indélébile noir fin après séchage.La fontaine-lavoir de St-Grégoire (1er exercice de la vidéo) en aquarelle rehaussée aux marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur papier mouillé retravaillé au pinceau à réservoir à l’eau claire et à l’aquarelle (sur papier spécial pour marqueurs aquarelle Winsor et Newton), finitions au feutre indélébile noir fin après séchage.

Résultats plus intéressants sur papier humide à semi – humide (voir deuxième exercice de la vidéo ci-dessus) où la couleur du marqueur se diffuse en partie et peut immédiatement être retravaillée (comme avec les bâtonnets mais en plus fluide) :

La fontaine-lavoir de St-Grégoire (2ème exercice de la vidéo) en croquis aquarellé aux marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur croquis préalable semi-humide (croquis préalable réalisé sur papier sec au feutre fin indélébile noir) puis retravaillé au doigt à l’eau claire et au pinceau à réservoir à l’aquarelle (sur papier spécial pour marqueurs aquarelle Winsor et Newton toujours).La fontaine-lavoir de St-Grégoire (2ème exercice de la vidéo) en croquis aquarellé aux marqueurs aquarelle Winsor et Newton passés sur croquis préalable semi-humide (croquis préalable réalisé sur papier sec au feutre fin indélébile noir) puis retravaillé au doigt à l’eau claire et au pinceau à réservoir à l’aquarelle (sur papier spécial pour marqueurs aquarelle Winsor et Newton toujours).

Il est à noter pour les randonnées en montagne (avec fort dénivelé dans la journée) d’intéressantes possibilités à l’analyse de mon expérience ici : dans le cas du premier exercice de la vidéo de cet article, mes marqueurs ayant subi la décompression – compression liées à ma prise d’altitude puis retour à la pression normale lors de mon atterrissage (une prise d'altitude de moins de 1500 m suffit pour créer cette différence de pression, mais elle est beaucoup plus importante à partie de 2500 m) se sont mis à fuser largement au contact de l’eau, créant les jolis effets jaunes, rouges et oranges des fleurs. 

Mais il vaut mieux si on veut travailler en humide avec les marqueurs en restant à la même altitude, attendre que le papier soit humide (sans plus) pour avoir un effet légèrement fusant et surtout ne décolorant pas la pointe des marqueurs.

Par contre, humidifier au pinceau ou au doigt les traits des marqueurs passés sur papier sec (de bonne qualité et plutôt satiné) immédiatement après le dessin tant que ces traits sont encore humides, permet d’obtenir des effets très intéressants (Winsor et Newton a d’ailleurs développé 3 blocs papier à spirale spécialement destinés à cet usage concernant ces marqueurs).

Les marqueurs aquarelle en conclusion :

- Outil pour dessiner et peindre à l’eau un peu plus délicat à manier que les bâtonnets, mais pour un usage complémentaire, permet plus de « nervosité » dans ses motifs (le choix entre 2 pointes de forme et taille différente permet une grande latitude de traits),
- Intéressants effets en utilisation à sec puis humidification immédiate (ou peinture à l’aquarelle) sans laisser sécher le marqueur,

- Possibilité de pages créatives en carnet de voyage en utilisant comme support le papier spécial pour marqueurs aquarelle Winsor et Newton,
- Fortement pigmenté et résistant à la lumière,
- Parfait pour une utilisation en atelier, à l'extérieur, ou même en voyage, (mais il vaut mieux privilégier des formats assez grands si on veut bien exploiter le produit et en tirer les plus intéressantes possibilités),
- Toutes les couleurs peuvent être mélangées avec des aquarelles traditionnelles,
- Compatible avec d'autres couleurs, ainsi qu'avec l'ensemble des médiums pour aquarelle Winsor & Newton,
- Marqueurs disponibles en 36 couleurs

Concernant votre matériel et fournitures d'aquarelle, je vous recommande comme principal fournisseur (pensez à commander de ma part) le spécialiste de l'aquarelle (où vous trouverez mon excellente petite boite de voyage "Field Box" Winsor et Newton)  : http://www.aquarelleetpinceaux.com/  

Comme cet article fait partie des nouveaux billets didactiques d’Aquarelle-en-voyage.com, plus orientés "découverte, technique et créativité", je vous demande un peu d'indulgence concernant la fréquence de leur parution : ils demandent énormément de travail ce qui ne me permet pas d'en publier très régulièrement (plus encore la vidéo qui les accompagne), mais si cette série vous plait (voir les précédents) n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires ci-dessous (que je validerai avant publication), vos avis et opinions étant très importants si vous voulez que j'en améliore encore le contenu et l’esprit.

- Dites-moi aussi qu'est-ce que vous aimeriez voir dans ce blog, quelles idées auxquelles je n'aurais pas pensées que vous aimeriez y voir développées ?

Enfin, pour terminer (concernant la vidéo de ce billet), je tiens à remercier ici mon camarade Alain B. qui a tourné les prises de vues aériennes de mon arrivée au dessus du petit village où se trouve cette fontaine-lavoir en m’accompagnant en vol (merci aussi à toi Jean-Louis pour tes vues du décollage que je n'ai pas exploitées cette fois-ci) !

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ORDINATORAPHOBIE

ORDINATORAPHOBIE

 

Il était une fois un homme intelligent

Un illustre génie authentique savant

Qui n'avait qu'une peur mais c'était embêtant

Celle de sa conscience et de ses sentiments

 

Si par malheur son cœur battait pour une fleur

Ou que pour une dame se faisait plus pressant

Il ressentait la peur véritable frayeur

Qui remontait en lui tuant ses sentiments

 

Il décida un jour de construire une armoire

Y logea des puces douées d'une mémoire

Et leur fit retenir toutes ses connaissances

De peur d'en oublier au cours de ses vacances

 

Pour que d'un des tiroirs on puisse extirper

Ce qu'on leur a dicté sans trop les déranger

Il suffisait d'un mot ou bien d'un numéro

Et leur devise était "Marge d'erreur zéro" 

 

Comble de perfection elles pouvaient digérer

Tout ce qu'on leur donnait ou bien l'analyser

Elles étaient dirigées par un ordonnateur

Véritable patron ou administrateur

 

Par un triste matin d'été ensoleillé

Notre homme fut un jour contraint d'aller à pied

Pour arriver plus vite il prit à travers champs

De suite poursuivi d'étranges sentiments

 

Son émoi fut si grand qu'il prit la décision

De se débarrasser de façon radicale

De toutes ses frayeurs et pour cette mission

A son ordonnateur confia l'intégrale

 

Depuis notre bonhomme se promène tranquille

Sa peur des sentiments n'est que chose futile

Sa phobie maintenant ce n'est plus le bonheur

Il a d'autres frayeurs il craint l'ordinateur

 

 

                                                               © Sabam - RICHARD Jean-Jacques

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Nina, la chatte

 

Nina la chatte

a une silhouette de ballerine,

élancée, si fine,

sa démarche est divine.

Nina la chatte

déploie une grâce incontestée,

naturelle, fémine,

son port de tête,

 est tout en élégance ;

Les objets précieux,

les somptuosités du monde,

près d'elle, autour d'elle,

lui vont comme un gant !

C'est une reine,

qui tolère avec condescendance,

la présence des humains.

C'est un bijou vivant !

NINA

 

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Une confrérie de poètes

 

Songerie

La logomachie d'un parleur

Nous émeut et nous intéresse.

Elle révèle une détresse.

Celle imitée laisse songeur.

Quand un trop-plein de confort lasse,

Ou si préoccupe un dépit,

On peut rechercher un défi,

Ou mettre un nouveau jeu en place.

Le voulant, on ne devient pas

Un poète surréaliste,

Qui réalise qu'il existe

Libre de changer son état.

La raison, en éveil, arrête

Tout soliloque décousu

Et, à l'évidence, incongru.

Elle régit, elle décrète.

Comment la rendre inefficace,

Dérégler son fonctionnement,

S'exprimer surabondamment,

Sans penser, devenir loquace?

Or les confrères ont renoncé

À leur surprenante écriture,

Sans équivalence en peinture.

Certains en ont fait le procès.

Les présentes anthologies,

Qui sélectionnent des poèmes,

Avec une rigueur extrême,

Accueillent leur logomachie.

29 septembre 2014

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 01/10 au 19/10/2014 l’exposition  événement des artistes suivants : Jacques Donnay (Be) peintures, Jean Goor (Be) sculptures, Shed Mojahid (Be) photographies Diasec, ACROSTICHE (Fr) dessins et Anny Wallet-Vandeputte (Fr) peintures.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 01/10 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE a lieu le 18/10 de 11h 30 à 18h 30.

 

Jacques DONNAY (Be) peintures

« Exubérances »

12273041088?profile=original&

« Marines »

12273041471?profile=original

 Jean GOOR (Be) sculptures

« Attitudes »

12273041854?profile=original 

Shed MOJAHID (Be) photographies Diasec

« Nomade »

12273042278?profile=original

                           

Collectif de la GALERIE :

ACROSTICHE (Fr) dessins

« Bestiaires et compagnie »

12273042853?profile=original

Anny  WALLET-VANDEPUTTE (Fr) peintures

« A chacun son image révélée »

12273043271?profile=original

   

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 01 octobre au 19 octobre 2014.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

 

RECHERCHES ARTISTES ANIMALIER :

 

Pour l’organisation d’une exposition  de  peintures/photographies/aquarelles animalières à Dinant. Aucun frais pour la participation à l’événement. Belle salle d’exposition et public de qualité assuré. Pour tous renseignements contacter la galerie sur son Gsm ou par mail eag.gallery@gmail.com  D’avance merci. 

 

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

Le site de la galerie se prolonge également sur

Le réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery :  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://j.mp/1dDwL9m

 

 

Voici les sept prochaines expositions :

 

-Titre : « Le Chromatisme en Europe  » 

ARS - Exposition Internationale d’Art Contemporain

Artistes : collectif d’artistes internationaux (div) multidisciplinaires

Vernissage le 22/10 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 22/10 au 09/11/2014

Finissage le 08/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

 

-Titre : « Scientifiquement poétique » 

Artiste : Claudine Celva (photographies ChromaLux)

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Quand le raku s’habille de couleurs » 

Artiste : Anne Parmentier (sculptures)

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Lumière – puissance émotionnelle  » 

Artiste : Ophira Grosfeld (aquarelles)

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Animal » 

Artiste : Jean-Paul Constant (sculptures)

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Silence Précieux » 

Artiste : Margarita Bancells (sculptures et bijoux)

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Différents regards sur l’art » 

Artistes : Jade B. Rougerie (peintures),

Vernissage le 12/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 12/11 au 30/11/2014

Finissage le 29/11/2014 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

Jerry Delfosse

Espace Art Gallery

GSM: 00.32.497. 577.120

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Les grands parcs JGobert

Décrire le Grand Canyon, c’est décrire la terre comme un endroit venu d’une autre planète. La terre qui inspire l’esprit et le laisse sans mots. Une fascination incroyable pour ce lieu unique. Des kilomètres de faille, de pic, de mont, de pierre, de caillou. Un jeu de lumière où le soleil joue avec l’ombre et transforme à chaque instant le paysage. Le Fleuve Colorado qui serpente, transforme encore et toujours le panorama de cette contrée extravagante. C’est d’une incroyable beauté par son immensité, son calme, sa sérénité.  Voilà bien un endroit où l’homme garde sa dimension et il serait bien arrogant de penser qu’il est supérieur à cette magnifique nature.

Mais l’homme a néanmoins besoin de se prouver qu’il est également puissant et il a créé le lac Powell d’une dimension insensée lui aussi. Retenir ainsi l’eau, pour en faire une réserve dans ces failles, ces canyons où la vie paraissait disparaître, amène à penser que malgré tout, la nature veut parfois se laisser gouverner par l’esprit de l’homme.

Monument Valley, installé au milieu de ces terres rouges est grandiose. Des vallées courent à perte de vue, où trônent ces magnifiques montagnes déposées par la nature comme des cadeaux. Elles  gardent la mémoire des siècles et des premiers arrivants. Rouges, les peaux rouges, les indiens, dignes descendant de ces premiers américains ont le privilège de vivre là aux pieds de ces montagnes sacrées.

Bryce canyon, encore un endroit merveilleux à décrire où sur des kms surgissent des cheminées de feu. Serrées, ces pics jouent des mouvements de vagues. De la plus petite à la plus grande coule la lumière, l’ocre clair, le jaune et l’or. Le soleil les balaye et les rend semblable à de la dentelle. Elles brillent, scintillent.  C’est fabuleux.  Qui peut rester insensible à une telle beauté.

Zion, dans l’Utah révèle la musique de l’eau qui descend des montagnes. Des cascades, des chutes égayent de partout cette vallée verte où la nature est devenue un sanctuaire et garde jalouse les fleurs, les arbres et les animaux.

Pour parfaire la beauté de cette nature,  les sequoia géants sont des arbres qui ne sont pas exploitables. Les écorces, épaisses et protectrices les sauvent des accidents de la nature. L’homme n’a pas essayé de les apprivoiser en les transformant et a fini par les laisser intacts et tranquilles.

L’Amérique des grands parcs, fiers et respectés nous laisse un sentiment d’émerveillement comme à des petits enfants.

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Inquiétude,

 

Serais-je pour vous,

aux yeux des autres,

officieusement cette amie,

au creux de vous chantant,

vous écrivant des vers,

des poèmes, des bouts d'elle ?

Seriez-vous pour moi,

aux yeux des autres,

officiellement cet ami,

dans ma tête, mon cœur,

existant tout en grand,

m'insufflant votre voix, votre souffle ?

Ce que je sais,

c'est que nous nous aimons,

très simplement,

à l'ombre d'un soleil,

de tout le reste.

Ce sentiment étrange,

n'est-il pas notre lumière ?

NINA

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Un parcours exaltant

 

 

 

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Soliloque

En liberté dans la nature,

Un enfant jamais ne s'ennuie.

Il est en quête d'aventure,

Les yeux ouverts, et toute ouïe.

Rien ne le laisse indifférent;

Le plus souvent, il s'émerveille.

Il s'agenouille, il touche, il prend

Ou bien sagement, il surveille.

Là, une fourmi déménage.

Une abeille  ne bouge pas.

Un oiseau s'envole en voyage, 

Un autre avance à petits pas.

Ce qui s'active le surprend.

Des insectes sont dans la terre,

Certains en sortent, imprudemment,

Iront dans un bocal en verre.

Les petits aiment gribouiller

Et plus grands, dessiner les tente,

Or ils craignent de bredouiller.

Écouter des vers les enchante.

J'ai certes appris, à mille enfants,

Que les mots créent de la musique,

Les initier fut exaltant,

Une expérience fantastique.

Le français semble difficile,

À des jeunes venus d'ailleurs.

Sans trop d'efforts, ils l'assimilent

Quand il cause des coups de coeur.

28 septembre 2014

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Les marguerites jaunes,

 

Dansantes marguerites jaunes,

dans le vert jardin,

à deux pas d'un cours d'eau,

d'une enfant rousse et pâle ;

mains solaires et menues, batifolantes,

assoiffées, attrapeuses de lumière ;

baiser du ciel sur elles,

un peu fou et léger.

Bel automne,

tout en clarté, en limpidité,

nostalgique de l'été !

Ce matin,

 je chemine,

je contemple et m'étonne,

le corps tout en musique,

dans une ville paisible,

tout au Nord de Paris.

Exister,

ne serait-ce pas attraper,

puis recevoir l'instant,

en faire un bout d'éternité en soi,

le partager de temps-en-temps,

pour sans cesse grandir ?

NINA

 

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Insomnie,

 

Insomnie bleue ;

des pas nocturnes,

esprit et corps associés,

tout entiers,

l'immatérialité de soi.

Insomnie bleue ;

légèreté d'un grand ciel,

 ici et là, partout,

bruissement de l'écriture,

à peine un souffle,

aventure des mots.

Insomnie bleue ;

patiente et chaude,

bondissante, fascinante,

sur une plage blanche,

bruissement de l'écriture,

à peine un murmure,

architecture des mots.

Viens le matin,

une chanson ou un poème,

  se construit peu-à-peu,

s'érige sous mes yeux,

cernés et saouls.

Puis, avec doigté,

l'aube pâle,

sur la ville se pose et s'accomplit.

Monumentale fleur,

de la taille d'un soleil !

Alors, sonne dans ma tête,

en bleu votre prénom ;

je suis heureuse.

NINA

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