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10599562_10152664945557310_453576985331257794_n.jpg?oh=10eef5ee6baa0c28cbc5809a0e13e937&oe=548E88CF&width=350Première dénonciation de notre société. En novembre 2011, Michel Kacenelenbogen, déjà  fasciné par le climat d'effondrement social et politique des années 30,  s’attaquait à la mise en scène de L’ANGE BLEU au théâtre du Parc. Un spectacle fantasmagorique très divertissant et fort haut en couleurs, contrairement à l’atmosphère très noire du film éponyme décrivant la misère humaine des victimes de la grande  crise de 1929.  Les cabarets berlinois des  années 30 - symboles de rébellion contre la souffrance humaine et l’ascension du pouvoir nazi -  étaient des lieux de plaisir hérités de la république de Weimar, mais aussi  le refuge d’une parole de plus en plus confisquée. La création de ces cabarets remonte aux années 1880, avec Yvette Guilbert qui y insuffla le répertoire Montmartrois d’Aristide Bruant et ses musiques envoûtantes traduites en langue allemande et imprégnées de satire sociale ou politique. Ces cabarets furent rasés par l’Ordre nouveau dès la nomination de Goebels comme Gauleiter de Berlin ; les deux derniers disparaissant en 1935, rasés par des bulldozers. En même temps, l’avant-garde artistique se faisait taxer d’ Entartete Kunst  - art dégénéré - et les artistes sont poursuivis et envoyés dans les camps de concentration.  

 

Quand les paillettes se transforment en larmes... Cette fois, avec CABARET, Michel Kacenelenbogen persiste et signe… un spectacle dont l’ironie  coupe le souffle, emplit d’émotion et met l’alarme au camp.  La question qui semble hanter Michel Kacenelenbogen dans ce nouveau spectacle, est bien celle  d’une société qui ne se remet pas de la crise économique et celle d’un  ordre nouveau qui pourrait  se profiler  à l’horizon. « Wilkommen, Bienvenue! » C’est le fiel qu’il faut savourer.

Les moyens dont il dispose grâce à la synergie avec le Théâtre National  ont été  décuplés et l’on verrait bien l’entreprise  devenir une grande  production  à la  manière  des grandes comédies musicales. Soulignons-le,  les artistes sont  issus de nos deux communautés et rendent en même temps un hommage passionné aux 20 ans du théâtre Le Public. Sous-titrés en trois langues. 

Précipitez-vous  à Bruxelles avant le 1er octobre, car après le spectacle part en tournée!  Un spectacle cathartique, image d’une société rendue malade par l’argent (« Money, Money Money »), le pouvoir, l’intolérance,  le repli sur soi et la mort annoncée des artistes de tout poil s’ils ne sacrifient pas à la rentabilité et à la culture du profit. Ou à la culture d’Etat. 

Le spectateur ne peut qu’être touché par ce message asséné avec force et compte tenu de la situation géopolitique actuelle mondialement fragile, la piqûre de rappel fait l’effet d’un électrochoc. On reste hantés par ce  Herr Schultz (Guy Pion, at his best) si poli, si affable et si tolérant, pétri de bienveillance et dont les rêves très humains se font subitement rafler par la  puissance nazie symbolisée par cet officier blond aryen (Bruno Mulenaerts) et écraser par les chants patriotiques glaçants qui se répandent sur le plateau. Et du coup, c’est toute la vie des artistes du Kit Kat Club, celle de la logeuse sévère et compassée  Fraulein Schneider (très bien défendue par Delphine Gardin), celle  de sa pulpeuse locataire si généreuse avec les marins (une inimitable Daphné d’Heur dans le rôle de  Fraulein Kost)  et celle  du jeune couple qui vient de se former,  qui volent en éclats dans un jeu de dominos infernal.   En effet, un étranger, Cliff, le  jeune écrivain américain (Baptiste Blampain), s’est épris de la craquante  petite anglaise (« Don’t tell Mama »), chanteuse et danseuse de Cabaret, Sally (Taïla/Lisa Onraedt/Minelli).  Celle-ci a mené une vie de bâtons de chaises jusque-là. Elle est retombée  enceinte, il lui promet le mariage, tout va soudain tourner au conte de fées… « Maybe this time… » sauf que tout se termine dans l’horreur d’un rideau de larmes. L’impitoyable  danse macabre est orchestrée depuis l’entrée en scène  avec  férocité par un Emcee plus vrai que nature (Steve Beirnaert). La chorégraphie impeccable est signée Thierry Smits (« To the ones I love »), c’est tout dire !  

 

Le grand orchestre sous la direction de Pascal Charpentier mérite autant de félicitations que la trentaine de danseurs-chanteurs-comédiens qui forment  un  remarquable casting totalement à l’aise dans le chant, la danse et la tragicomédie…. La richesse des timbres, la générosité des rythmes parcourent toutes les émotions humaines : le désir, la joie, la passion, la sensualité, la tendresse, la mélancolie… le cynisme,  la haine, la jalousie et la cupidité  aussi. Pendant tout le spectacle l’orchestre est juché sur une estrade en forme de ring pour un pugilat entre l’esthétique parfaite des sonorités et le fond d’une histoire totalement insupportable. Et c’est le spectateur qui reçoit les coups. Une superbe scénographie de Vincent Lemaire.  

 

La comédie  qui se joue à ses pieds a tout de la fascination  du mouvement perpétuel d’un  immense manège  rutilant qui vous précipite vers un chaos final. « A merry-go-round » infernal. Tout tourne et étourdit au passage, mais sonne juste et souligne la lucidité du propos. Cette nouvelle version du spectacle mythique sera sans doute à verser dans les fiches de Wikipedia, on n’en doute pas!   

 

 http://www.theatrelepublic.be/

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L'énergie a le dernier mot

 

Rêverie

L'été, avec peine, perdure.
Les arbres, étant à leur plus beau,

Frémissant, s'élèvent très haut,

Bientôt changeront de parure.

Grâce aux rapports géométriques,

Ont de merveilleuses structures,

Les choses que crée la nature,

Dans une énergie fantastique.

L'harmonie rend les hommes heureux.

Ils en ont compris l'origine.

Ils imitent ou ils imaginent,

Sensibles et talentueux.

La constante énergie vitale,

N'est pas profitable en tout lieu.

Elle a des effets pernicieux,

La révélant parfois fatale.

Les êtres qu'elle rend actifs,

Éclairant leur intelligence,

Agissent avec pertinence.

Dans le noir, nombreux sont nocifs.

Des innocents deviennent cibles,

Victimes d'actes furieux,

Tenus pour exploits glorieux,

Par des sots devenus débiles.

Le meilleur des mondes est possible

Là où les gens font des jaloux;

Or nul ne peut prévoir du tout

Ce qui est ou non réversible.

21 septembre 2014

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Ce mois-ci, nous avons demandé à ACTU-TV de faire un petit reportage sur François Speranza qui nous éclaire sur plusieurs aspects de sa pratique d'historien d'art sur le réseau.

Lors de cet entretien, François Speranza est entouré par les oeuvres de Stephan Gentet.

Et voici le billet livré par François Speranza :suite à son interview de l'artiste: 

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

A voir: 

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Autour de Léo - Gérard Weissenstein chante Léo Ferré

Dernière ligne droite ... Vendredi soir, Pascal Chardome, Kathy Adam et moi, nous serons aux Rencontres Léo Ferré d'Aulnoye-Aymeries (Nord-Pas-de-Calais) pour présenter "Autour de Léo". Je me demande comment Marie-Christine Ferré réagira à nos interprétations des chansons de son mari ...12273046664?profile=original

http://aulnoye-aymeries.fr/wp-content/uploads/2014/09/programme-des-rencontres-leo-ferre.pdf

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Encore des livres, toujours des livres....

Chers amis, et chers inconnus, camarades des réseaux sociaux de tous bords, de tous poils et de toutes tendances,
Je viens d’apprendre que mon 7ème livre, « Les Tortures de Tante Dédé » sera publié chez Bibliocatrie dès mercredi 24. N’hésitez pas à déjà commander vos ou votre exemplaire(s) .
Aussi, ""Battue" et "Les Sous-Teckels" sont toujours disponibles chez Edilivre, de même que "le Mâle Moderne" aux Editions Galopin de Spa.
Et si vous le désirez, je peux fournir plus d’infos en MP….
Merci à tous !!!!!
Virginie Vanos

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Anne Chicard: à découvrir sans tarder!

Un ouvrage poignant, tendre mais sans excès de sensiblerie, une vision tantôt sociale, tantôt humaine, d’une histoire qui ne laisse pas indifférent…. Et qui apporte de fulgurantes réponses aux questions qu'on se pose parfois sur l'univers carcéral. A conseiller autant aux adultes qu'aux jeunes, aux pros du social qu'aux lecteurs humanistes.

http://www.edilivre.com/papa-la-prison-et-moi-anne-chicard.html#.VB-sq8nIeRU

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Littérature,

 

 

Ecriture ;

Villégiature,

grande aventure des mots

sur un espace blanc,

puis,

l'ensoleillement d'une lampe,

sur une main vertigineuse et claire,

précipitée ou lente,

dans un espace obscur et clos.

L'imaginaire est une fenêtre,

architecte du ciel, de la terre,

je soupçonne le poète d'être !

                                                   NINA

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Une méprise dommageable

Rêverie

Nombreuses sont les sources engendrant la douleur.

Quand un lien est coupé, il ouvre une blessure.

Sans remèdes et profonde, intacte elle perdure.

L'être souffrant s'installe à l'ombre du malheur.

Quand flatté d'être aimé, on est privé d'amour,

Maintes fois, c'est l'orgueil affecté qui tourmente;

On recevait de soi une image exaltante,

On se voit sans valeur pour la suite des jours.

L'attrait que l'on avait pour l'infidèle augmente

Et l'on croit ressentir un amour des plus forts.

Demeurant dans l'erreur, on se cause un grand tort.

L'âme désespérée, longtemps, reste en attente.

Un jour, la vérité apparaît toute nue,

Quand la vieille blessure, enfin, se cicatrise.

On reçoit étonné une immense surprise:

C'est l'orgueil qui causa la plaie entretenue.

20 septembre 2014

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Travail en cours ma toile " banal song "

Bonjour à vous toutes et tous chers membres d' Arts et lettres, plutôt que de montrer une création terminée, je vous livre mon actuel travail en cours, ou l' on peut faire partager sa joie et ses doutes dans l' élaboration d' une oeuvre qui j' espère arrivera à bon terme, bien à vous 

Michel Marechal 

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Du 1er septembre au 31 décembre 2014, pour la troisième fois, le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles propose le « Festival Bruxellois de la Petite Enfance » au sein des institutions culturelles de la Région de Bruxelles-Capitale.

Le festival vous propose un état des lieux de ce qui est organisé en région bruxelloise.
Un vaste programme de 262 manifestations GRATUITES autour de la petite enfance (à l’exception des formations, des ateliers au Wolf et des spectacles jeunes publics).

Un programme organisé tant pour les enfants que pour les parents et les professionnels de la petite enfance (Heures du conte, expos, conférences, ateliers, rencontres, nocturne des bibliothèques, formations, spectacles...).
Le créateur Emile Jadoul sera à l'honneur via une exposition itinérante intitulée Papa, moi et Emile Jadoul.

Le programme en plein écran

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Interview par Anita Brissac (20/09/2014)

AB :-Bonjour Virginie ! Merci de m’accorder cet entretien. Pouvez-vous me dire ce qui vous a poussé à écrire les Sous-Teckels ?

 

VV : -Bonjour Anita, c’est moi qui vous remercie. Ce qui m’a poussé à pousser ce cri d’alerte ? Simplement tous ces gens que j’ai rencontrés au cours de ma vie et qui ont tenté de me formater conformément à leurs propres principes, en occultant délibérément mes envies propres, mon individualité et mes rêves…

 

AB :-En avez-vous rencontré beaucoup tout au long de votre vie ?

VV : -Par périodes, oui. Je me souviens de certaines phrases assassines qui me hantent encore. Au Lycée, j’ai eu droit à « Si tu ne mets pas de baskets, t’es plus notre copine ! ». Les dites baskets, je ne les ai jamais mises, et je me suis retrouvée bizut de toute une institution 4 ans durant.

Mes différentes belles-mères ont toujours tenté de faire de moi un bon petit toutou, une espèce de « mini-moi » de leur fils.

Et depuis la mort de mon mari, j’ai eu une minuscule poignées d’aventures, en tout cas, durant la première année. Mon voisinage s’est rué sur la vogue de la rumeur au point de me rendre la vie impossible !

Enfin, depuis que je suis seule, je veux dire vraiment seule, j’ai constaté avec horreur qu’il n’y a pas pire de dire « non » à un homme qui en veut vraiment à votre c…  Ce n’est pas parce que je suis solitaire que je suis le chien de Nivelles qui rapplique quand on l’appelle, et si j’avais reçu une perle rare à chaque fois que j’ai refusé des avances et qu’on ‘m’a fait des misères par après, je serais couverte de sautoirs de la tête aux pieds !

 

AB  -Eprouvez-vous à leur égard de la peur, ou plutôt un certain mépris ?

VV : - Quand je suis en colère, c’est du mépris, de la rage, de la hargne à l’état pur. Mais si je veux être honnête, c’est plutôt la peur de la foule écrasante qui me pousse à vivre un peu trop dans ma bulle.

 

AB  -Quel est pour vous le pire symptôme de ce que vous appelez la « Sous-Teckels attitude » ?

VV : -Les signes extérieurs de richesse arborés de façon ostentatoire, la mode sous toutes ses formes, l’absence d’éveil culturel, le manque de conscience personnelle…et Endemol !

 

AB  -Ne craignez-vous pas de passer pour une prosélyte prétentieuse avec la publication de cet ouvrage ?

VV : -Je n’y avais pas pensé… Mais oui, c’est un risque. De toute façon, un certain nombre de quidams me voient déjà comme cela, alors, qu’ai-je à perdre ?

 

AB  -Enfin, pour conclure, que puis-je vous souhaiter ?

VV : -Des rires avec mes amis, des rêves qui se réalisent (et les miens sont assez modestes), voyager, me sentir comprise plutôt qu’enviée ou désirée…

 

AB   Vous pouvez commander « Les Sous-Teckels, ou 45 bonnes raisons de craindre la masse silencieuse » via Edilivre : http://www.edilivre.com/les-sous-teckels-virginie-vanos.html#.VB5x8snIeRU

Ou en vous adressant directement à Virginie Vanos par FaceBook, Tweeter,  Artsrtlettres et les rubriques « contact » de ses différents portfolios.

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Une dernière lettre d'amour

Aujourd'hui, ma petite maman qui disait hier vouloir partir seule discrètement a profité de la nuit pour refermer le livre de sa vie. Elle y a écrit sur la dernière page, tôt ce matin, et de sa seule main valide le mot "FIN" !                              (Je l’ai tant redouté la venue de ce jour, ce 19 septembre 2014)

Souviens toi Maman! 

Nos yeux quelques fois rivés les uns aux uns
Se sont toujours parlé d’amour, sans fin.
Ils ont reparlé de nos souvenirs ceux d’avant,
Avant que ne "s’éteignent" tes yeux si bleus
Nous avons dit les moments que tu revoyais 
Fait de câlins, de joies, de douleurs ou de petits bonheurs
Nous nous disions comment on s’aimait bien.
Ce matin, tes yeux ne sont pas vraiment ouverts
Tes lèvres qui m’ont tant embrassé se sont closent.
Tes yeux si curieux autrefois se sont "tus" doucement 
Ne me laissant qu’un sourire ténu
Me murmurer encore ton amour infini.
Je n’ai pu poser une ultime fois un baiser

sur ton front que j'aurais encore voulu chaud.
Toi qui voulais t’envoler sans bruit 
Quand je ne serai pas là. Discrètement.

A tes cotés la toute dernière fois 
Je t’ai embrassé, infiniment, tendrement
Pour que tu entendes, que tu sentes mes, je t’aime maman
Que tu ressentes, mon cœur battre pour toi
Toi qui lui a donné la vie et l’amour.
Je suis resté ainsi, respirant ton parfum « Nivéa »
Je t’ai tendrement caressé les bras, le visage
Tu aimais cela. 
Ma main dans tes cheveux! ... Tu voulais une teinture,
- On voit mes cheveux gris ?
- Non maman ça va !
J’ai posé ta main valide sur ma joue et tu m’as souris
- Mon petit, mon tout petit, quel âge as-tu maintenant.
- J’ai 67 ans et je suis tout gris.
- 67 ans … ? Alors il faut que je parte maintenant.
Tes yeux ne me voyaient plus, tu m’as dit « pleure pas » 
- Tu ne dois pas pleurer c’est normal comme ça.
J’ai serré tes mains plus tendrement encore
J’ai volé en toi des souvenirs, pour demain.
Je suis resté ainsi, serré au plus près de toi.

Comme tu le voulais discrètement
Ton âme silencieusement s’est envolée.
Souvenir de ta main, mais morte dans la mienne
Chaude encore, étrangement si légère.
Tes doigts ne serreront plus les miens.
Ils me lâchent, me rendent à ma vie
Ton visage sourit encore soulagé
Ton regard bleu étrange, a libère ses lucioles
Chacune tient un petit côté de ton âme,
Pour sur la vague de ton ultime souffle, l’emmener.
Je les vois la porter vers là-bas où
Pour l’éternité, je le sais tu m’attendras !
Sur ma joue, les larmes longtemps contenues
Se sont misent à couler, lourdes, et pleines
Elles couleront souvent brûlantes et douloureuses
De douleurs vives, atroces, comme une torture.
Tes yeux doucement se sont vidés de leur fixité
Se sont éteints lentement 
Comme une bougie, qui manque de cire
Mais je sais que de là où tu te tiens cachée
Ils me regardent encore … Tes yeux enfin retrouvés.
Ils vont rester ainsi fixés sur moi par ta dernière volonté
Comme quand ils parlaient encore.
Qu’ils disaient, je t’aime mon fils. Mon p’tit gamin.
Je t’entends me dire :
Pardonne-moi de partir ainsi maintenant !
Je suis vraiment trop fatiguée.
Oui petite maman fatiguée mais toujours si belle.
Tu viens de fermer le livre de ta vie.
Et aussi un Chapitre de la mienne.
Je pose un dernier baiser d’amour sur tes yeux de maman
Tendrement, amoureusement, sur chacun autrefois si bleu.
La dernière tendresse d’un p’tit gamin pour sa maman,
Qui te laisse aller vers le Bon Dieu, là, qui te tends la main.

Au revoir Maman Chérie.

Ton p'tit gamin, Roberciu.

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Au temps des libres choix

 

 

L'humain possède un corps dépourvu de parure.

On dit qu'il est né nu. Sans plumes ni fourrure,

Il n'aurait pu survivre, attaqué par le froid.

Il tua, dévêtit les animaux des bois.

N'était certes pas beau couvert de peaux de bêtes

Pouvant le protéger des orteils à la tête.

Or, apprenant à faire, s'adaptant lentement,

Il sut imaginer d'autres comportements.

Aux siècles des lumières et du raffinement,

Devinrent jalousées, enviées ardemment,

L'élégance, la grâce, la splendeur naturelle,

Des espèces créées dont celles dotées d'ailes.

Des êtres éduqués, dans un monde courtois,

Firent preuve de goût, appliquèrent les lois

Engendrant l'harmonie, souvent quasi parfaite.

Ils avaient l'art de vivre en s'adonnant aux fêtes.

Les époques changeant agissent sur la foi.

Après l'ère des modes, on vit les libres choix;

On peut se montrer nu, avec exubérance.

Les espèces ont toujours même magnificence.

20 septembre 2014

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Le chat amateur d'Opéra,

 

Mon chat ce soir écoute,

je dirais même savoure un Opéra,

étendu de tout son long,

sur une planche à repasser,

il frissonne, s'abandonne ;

de plaisir, ses grands yeux maquillés,

clignent, interrogent les miens,

partageurs et complices !

Subtilement le soir tombe,

clair-obscur, sur la robe pleine d'ombre,

de mon chat transporté,

lové sur un fauteuil velours ;

l'air dehors est lourd,

mais aérienne et fraiche,

l'envolée de la grande Callas !

A présent, il fait noir,

mais encore j'entends,

la turbulence féline,

du petit cœur tout rouge,

 de mon chat endormi !

Il rêve d'Opéra.

NINA

 

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Grâces et tristesses furtives

 

En hommage à Liliane Magotte

Les émois sont intraduisibles

On les range en catégories

Or si l'on pouvait, par magie,

En couleurs, les rendre visibles.

Une peinture fascinante

M'a fait la contempler ravie

J'ai ressenti une énergie

Causant une joie rayonnante.

Or j'eus soudain le souvenir

De l'ardent courant de tendresse

Qui enivre dans la jeunesse

Et qu'on ne peut pas définir.

Grand art et sensibilité,

Mettre en couleurs figuratives

Grâces et tristesses furtives

Reflets d'une réalité.

19 septembre 2014

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administrateur partenariats

Tolérance

12273044070?profile=original"Révolution"

Tolérance,

que j'aimerais te chanter

au nom de la liberté...

Mais

Les frontières tombent

les hommes ensanglantés

se meurent sous les bombes!

Tant d' horreurs venant nous hanter.

Tolérance

Que j'aimerais te louer

au nom de l'égalité...

Mais

les uns se crèvent de faim

les autres s'en lavent les mains.

L'homme a de bien grands mots

pour taire tous ces maux.

Tolérance

J'aimerais tant te vivre

au nom de la fraternité...

Mais

Cupidité efface l'amitié

Intégrité se donne qu'à moitié.

Seul dans ses espoirs perdus

l'homme alors s'est pendu.

Tolérance,

J'aimerais tant te lire

au nom de tes vérités...

Mais

les mots ne peuvent adoucir

ce que l'Homme doit endurcir.

Il me faudrait en rire?

Tant d'injustices et cruautés....

Tolérance,

J'aimerais tant te prier

au nom du Dieu puissant

Mais

Dans ce monde rugissant

on se bat pour s'approprier

une place dans l'éternel...

Cependant n'est-Il pas universel?

Tolérance,

Que j'aimerais te chanter

au nom de l'humanité...

Mais

Je garde l'espérance

que se meure l'in-tolérance

JDL

09/09/2014

Toleranz

Toleranz

Würde ich gern, dich loben

in Namen der Gleichheit...

Aber

Manche verhungern

Andere waschen sich die Hände.

Der Mensch hat sehr große Worte,

Um diese Übel zu verschweigen.

Toleranz

Würde ich gern dich zu erleben

In Namen der Brüderlichkeit …

Aber

Gier löscht die Freundschaft aus,

Integrität gibt sich zur Hälfte.

Verloren in seinen verlorenen Hoffnungen,

Der Mensch dann hat sich aufgehängt.

Toleranz

Würde ich dich so gern lesen

In Namen deiner Wahrheiten …

Aber

Die Worten können nicht mildern

Was der Mensch erdulden soll.

Müsste ich darüber lachen?

Unzählige Ungerechtigkeit und Grausamkeit.

Toleranz

Würde ich so gern zu dir beten

In Namen des mächtigen Gottes

Aber

In dieser brüllenden Welt

Man kämpft, um sich anzueignen

Ein Platz im Ewigen …

Jedoch ist ER nicht universal?

Toleranz

Würde ich dich so gern singen

In Namen der Menschheit …

Aber

Ich behalte die Hoffnung

Daß die In-toleranz stirbt

JDL

06/03/2017

Tous mes remerciements à Joelle Diehl pour cet honneur.

Un partenariat poésie-peinture

&

Traductions

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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Causerie matinale

 

À mon fils Alain

 

Je continue, par habitude,

À me parler, chaque matin.

Je le fais certes sans entrain,

Pour animer ma solitude.

 

Je prends des nouvelles de moi.

Constate que je suis sereine.

Souvent, une pensée soudaine

Me fait accueillir des pourquoi.

 

Je médite sans le silence,

Avec un désir de clarté.

Misant sur ma lucidité

Je conclus avec assurance.

 

M'agace moins ce qui m'advint,

Ces torts qui sont irréversibles.

Un temps, ils me furent pénibles.

Les regrets attristent en vain.

 

Dans la grâce, je poétise.

Tu es mon premier confident,

Puis mes écrits s'en vont au vent.

De nombreux inconnus les lisent.

Quand ils émanent d'une muse,

Les mots sont source de surprises,

Créent une ambiance qui grise,

Ou, pour apaiser, ils amusent.

 

19 septembre 2014

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12273040073?profile=originalCornelisz Verspronck ou le souci du détail (cf. son Portrait de femme).

Les collections du Nationalmuseum de Stockholm ont bien sûr été constituées au fil des siècles, en premier lieu par les rois suédois, et ce depuis le XVIe siècle avec Gustav Vasa. Au XVIIe siècle, avec le sac de Prague et des trésors de Rodolphe II, les toiles de maîtres affluent (beaucoup heureusement y retournèrent).  Au XVIIIe, elles furent notamment enrichies par la collection de l'ambassadeur de Suède à Paris, Carl Gustav Tessin. Au siècle suivant par les achats de Bernadotte, maréchal de France, roi de Suède de 1818 à 1844 sous le nom de Charles XIV ou Charles-Jean (les souverains actuels en descendent). Enfin vinrent les acquisitions plus récentes, notamment d'impressionnistes français et de peintres nationaux.

Terminons d'abord notre tour d'horizon des peintres des Provinces-Unies, tant les salles sont riches que "l'on se croirait en une succursale du Ryks Museum d'Amsterdam ou du Mauritshuis", Lucien Maury (1913).

12273040277?profile=originalJohannes Cornelisz Verspronck (1597-1662) :

Portrait de femme, 1648.

Et quel portrait !

12273041073?profile=originalCornelius Bega (1631-1664) :

La leçon de musique, 1663.

Et quelle leçon ! Un béguin pour Béga !

Mais la section consacrée à la peinture française ne le cède en rien aux peintres hollandais, notamment disais-je grâce à la mission en France de Carl Gustav Tessin de 1739 à 1742. "Ce grand seigneur, qui aime le plaisir, et ne se doute point encore qu'il tournera au sévère moraliste, ce diplomate épris de luxe, de belles manières, d'esprit, affectionne par-dessus tout l'art ; il a de qui tenir ; mais c'est à l'art français que vont ses prédilections ]...[ on le voit fort assidu dans tous les ateliers parisiens.", Maury (1913).

12273041265?profile=originalJean-Siméon Chardin (1699-1779) :

La toilette du matin, 1746.

Une des "scènes les plus gracieusement et les plus fortement significatives de son répertoire."

"Le sérieux d'un Chardin ne lui agrée pas moins que les plus légères fantaisies des peintres des fêtes galantes.", id.

12273042076?profile=originalNicolas Lancret (1690-1743) :

Collin-maillard, c 1728 (détail).

"Les grandes ventes n'ont point de client plus attentif, ni mieux informé."

"C'est ainsi qu'il fait d'importants achats à la vente Fonspertuis (1748), et ne cesse de conseiller les acquisitions de Louise Ulrique en Hollande, en Flandre et en France... Sa fortune compromise, il doit, de son vivant, consentir l'abandon de ses collections particulières ; la plupart de ses tableaux passent aux mains de Louise Ulrique ; l'Etat en héritera, au grand bénéfice du Musée National.", id.

Fonds perdus, plus un radis...

Mais le moindre grain de mil

Serait bien mieux mon affaire

...

Mais le moindre ducaton

Serait bien mieux mon affaire.

                                            Jean de La Fontaine (1621-1695), Le coq et la perle.

12273042482?profile=originalAnne Vallayer-Coster (1744-1818) :

Nature morte, 1775.

Avant que de passer aux impressionnistes français et de terminer par la peinture italienne, espagnole, allemande  et anglaise, une petite transition...

12273042700?profile=originalRosa Bonheur (1822-1899) :

Chat sauvage, 1850.

La peintre, trop oubliée aujourd'hui, connut un succès international. Mais ici en Suède, c'est un bonheur, les femmes sont bien mises à l'honneur.

Michel Lansardière fecit (texte et photos).

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Le chien,

Comme une rivière, la vie coule entre des paysages toujours changeants, la mienne fut bouleversée par l' arrivée d' Arsouille, vieux toutou sauvé de l' euthanasie: plus de peinture mais le parcours du combattant. Ouf, Arsouille vient de se trouver une famille de trois personnes, adeptes du jogging: il lui faut bien ça!

Le vieux et son chien

S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.

Si j'étais le plus laid
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux.

Pierre Menanteau
( Ce que m'a dit l'alouette

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fin d'été,

 

Dans la verdeur finissante

de cette fin d'été

les rosiers défleurissent,

la grande ville bourdonne,

abeille mécanique,

dans l'air musique électronique.

Dans la verdeur décroissante

de cette fin d'été,

les châtaigniers s'épanouissent,

l'ondée sur ma peau lisse,

un pur délice,

glissade aquatique ;

saveurs de chacolat et de miel à la fois,

sur mes lèvres comblées,

pourtant des tiennes détachées.

Je ferme les yeux,

le monde est presque bleu !

NINA 

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