Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3151)

Trier par

LORSQUE...

Lorsque les mots perdront leur sens

Ne seront plus que coquilles vides...

Au mieux, de vieille réminiscence

Qui nous laisseront impavides!

Lorsque le ciel, même en été

N'ayant que des relents d'orage

N'arrivera à nous éclairer...

Qu'aimer nous semblera mirage!

Lorsque lassé au bout des ans

Déposerons enfin le fardeau

Et que notre cœur palpitant

Aura atteint le point zéro!

Lorsque dans l'infini partis

Nous ne seront plus que poussière

Que de nous, on aura tout dit!

Que se fermeront les barrières...

Alors, peut-être en souvenir...

D'anciens mots tendres et colorés

Susciteront quelques sourires

Au parfum de notre passé!

J.G.

Lire la suite...

12273100291?profile=originalAu rendez-vous des amis.

The first white man's log cabin, Haines, Alaska (B. L. Singley, 1898).

B. L. Singley exploita tous les effets de la stéréoscopie, profondeur de champ et vision en relief, pour un rendu spectaculaire et didactique.

     La stéréoscopie est arrivée bien avant la 3D, puisque l'on doit à sir Charles Wheatstone (1802-1875) le premier appareil stéréoscopique ! Et cela un an avant la présentation officielle de la photographie par Arago, le 7 janvier 1839, de l'invention de Daguerre. Tout se confond même car Arago parle de daguerréotype et que Wheatstone utilise le premier le mot "photographie" *.

Quoi qu'il en soit les premières images stéréoscopiques furent des daguerréotypes, deux images se cotoyant et légérement décalées lors de la prise de vue produisant l'effet. Impressionnant.

On retrouvera cette présentation sur quelques ambrotypes ou ferrotypes (voir l'article "Collodion et C°" de Michel Lefrancq sur A&L).

     Sir David Brewster (1781-1868), inventeur du kaléidoscope (et dédicataire d'une espèce minérale, la brewsterite), perfectionne l'appareil de Wheatstone en 1850.

     Quant aux photographies stéréoscopiques proprement dites, sur papier albuminé,elles connurent une grande vogue dès les années 1860, avec un pic de production de 1890 à 1920, jusqu'à leur tombée en désuétude en 1950 (si l'on omet les appareils et cartes Lestrade ou Colorelief que nous avons tous connus dans les années 60-70).

Kilburn, Singley et la Keystone, Underwood & Underwood (des frères Bert et Elmer Underwood) furent leurs hérauts.

12273101259?profile=originalAvoir un bon copain...

Des associés, pourvu que l'entente soit bonne, c'est mieux lutter contre l'adversité...

et améliorer la productivité.

Lowell cabin, Beaver City, Alaska (Singley, 1899).

     Singley commercialisait, via sa Keystone View Company de Pennsylvanie, ses photographies sur des cartes cartonnées de 9x18 cm, légérement incurvées pour accentuer l'effet de relief (ce qui provoque parfois un reflet parasite lorsqu'on les reproduit, c'est pourquoi je vous en propose un gros plan, et d'ailleurs l'effet de relief sur un écran plat !...), chaque photo mesurant 7,5x8 cm.

Bon... ça creuse... une petite pause ?

12273100896?profile=originalTable ouverte au Golden Gate !

Dans une hostellerie mes amis, pas un boui-boui, presque un 5 étoiles...

Main Street, Sheep Camp, Alaska (Singley, 1898).

Des reportages pris sur le vif, sensations garanties, permettant de suivre, mieux de vivre, tous les grands évènements.

12273102065?profile=original... ou en plein air,

famille tuyau de poële ou vraie communauté...

Lunch by the wayside, Dyea trail, Alaska (Singley, 1898).

Comme ici la vie des pionniers qui participèrent à la ruée vers l'or du Klondike et colonisèrent l'Alaska, poussant toujours plus loin les limites de la frontière.

12273101695?profile=original... à la bonne franquette.

A miner's banquet, Beaver City, Alaska (Singley, 1899).

Le spectateur rivé à sa lunette, littéralement hypnotisé par le regard du photographe.

12273102093?profile=original... ou même à la belle étoile, lorsqu'il n'y a pas de garni !

A halt by the wayside, en route to Klondyke (Singley, 1898).

     J'espère que pour vous aussi la séance fut prenante et que, seul ou en compagnie, vous aurez pris plaisir à nous suivre Singley et moi en Alaska, the last frontier...

12273102495?profile=originalMais surtout ne pas être seul !

Qui va à la chasse...

Lone prospector in the winderness of Alaska (Singley, 1899).

The last ? non, car si le voulez bien, il y aura une suite...

* Le 1er février 1839 dans une lettre à Talbot.

Pour d'autres le 13 février de la même année par l'astronome anglais John Hershel, ou encore à l'astronome allemand Johann von Maedler, le 25 février !. Quant à Henry Fox Talbot , il dépose le brevet du calotype, premier procédé de photographie sur papier le 8 février 1841.

A moins...

D'aucuns attribuent la paternité du mot "photographie" à Hercules Florence (1804-1879). Un Français qui à vingt ans se fixa au Brésil dans une petite ville isolée de l'état de Sao Paulo (Vila de Sao Carlos qui deviendra Campinas). Florence était un inventeur qui découvrit un procédé photographique en 1833, un papier sensibilsé au nitrate argentique, qu'il ne parviendra pas à fixer. Ses travaux resteront longtemps oubliés, un "essai polygraphique" sans lendemain.

En janvier 1840, le Français Louis Compte fit devant l'empereur Pedro II la première démonstration de la nouvelle invention de Daguerre présentée un an plus tôt. Le daguerréotype est lancé aux Amériques...

L'histoire mérite d'être contée, ne trouvez-vous pas ?

Samuel Morse, oui celui du code (binaire) et du télégraphe, qui avait rencontré Daguerre en mars 1839, aurait réalisé le premier daguerréotype  américain aux Etats-Unis en septembre 1839, sans qu'on en connaisse la date exacte. Alors il pourrait aussi bien que cela soit le fait de D. W. Seager, le 16 septembre 1840 à New York.

En octobre 1839, Télémine à Péterbourg fit quant à lui le premier daguerréotype russe...

Et nous remarquerons qu'à l'heure d'internet l'image et l'information circulaient vite au dix-neuvième siècle !

Rappelons enfin que c'est à Nicéphore Niépce que l'on doit la première image photographique, en 1822 (la première héliographie conservée, Point de vue du Gras, date de 1827).

Michel Lansardière (texte, photos et documents).

Lire la suite...
administrateur théâtres

Alexander%20Polzin-Age%20of%20Anxiety%2012.jpg?width=276Musique & images ou méditation sur le Monde ? Le 2 juin 2013,  Rémi Geniet gagnait à 20 ans le  deuxième prix du Concours international Reine Elisabeth  à Bruxelles, une consécration pour un aussi jeune soliste ! Nous le retrouvons avec grand plaisir au festival de Lille piano(s) 2015, parmi les jeunes  musiciens qui joueront l’intégrale des concertos de Bartok à l’occasion de la célébration des 70 ans de la disparition du compositeur austro-hongrois, l’une des lignes maîtresse de ce festival. Rémi Genieta été choisi pour interpréter le  Premier Concerto, Kotaro Fukuma (lauréat du Concours de Cleveland en 2003) pour  le deuxième,  et  Béatrice Rana (lauréate du concours Van Cliburn 2013) pour le troisième. Trois moments-clés de cette fête de l’intelligence musicale et de la convivialité.

 

Dans ce  premier concerto de Bartok, Rémi Geniet  se transforme d’emblée en un créateur énergique  d’images cosmiques et sensorielles. Figure dantesque semblant émerger des cercles de l’enfer, il apparaît ensuite comme un démiurge calmant la tempête, puis  creusant des gouffres abyssaux dans un paroxysme de tournoiements musicaux. Les cuivres prophétiques annoncent  le tableau d'un soleil mort.  Son  deuxième mouvement  participe  à la même puissance évocatrice. C’est le temps cette fois qu’il semble avoir apprivoisé et emprisonné dans les battements d’une horloge invisible. Ses lents arpèges descendants suggèrent-ils le retour aux premiers jours de la Genèse ? Une recherche inconsciente de paradis perdu ?  Sa lecture du concerto est à la fois limpide et sauvage. Imagée et  vibrante.   Le troisième mouvement ressemble à un affrontement des pulsions de vie et de mort. Les cors et les flûtes s’emballent et l’effervescence créatrice du pianiste s’affirme encore. On est en face de la  liberté échevelée du principe créateur / L’être contre le néant. En toute discrétion, le jeune artiste, soucieux de préserver son intimité et son  mystère,  se retire et ne se disperse pas en saluts mondains,  laissant la place,  comme dans  un esprit de continuité du programme,  à Wilhem Latchoumia un géant d’humanité musicale, présent déjà  au même festival l’année dernière, qui interprétera “The Age of Anxiety” la Symphonie n°2 de Bernstein.

Cette symphonie jazzy pour piano et orchestre est une vraie découverte. Elle est  accompagnée  par  la projection simultanée  d'une sélection d'œuvres choisies parmi les 99  esquisses du peintre  Alexander Polzin  illustrant des extraits du poème épique psycho-historique de W.H Auden « The age of Anxiety ».   La  rencontre  bouleversante des arts plastiques, de la musique et du verbe sera un des points  forts récurrents  de cette édition 2015, marquée par une grande recherche de profondeur et d’intensité.  

12273103700?profile=original

 Les instruments  font écho aux  battements des phrases anglaises rythmées par la scansion épique, et en même temps semble générer le fondu enchaîné des différentes images. Le message du poème tend à  démontrer que des protagonistes étrangers les uns aux autres (les musiciens ? le public? les uns et les autres ?) ne peuvent trouver de réconfort qu’en cultivant la sympathie, l’amour mutuel, ne fût-ce qu’au hasard d’une rencontre éphémère.  Le poète exilé aux Etats-Unis en 1939  a écrit cette œuvre pour mettre à jour l’horreur génocidaire nazie et  pour  sonder et contempler le tréfonds de la conscience humaine.  Mais l’ennemi une fois vaincu, la guerre terminée,  restera toujours la peur.  Et nous, nous connaissons-nous suffisamment  pour discerner les manipulations de nouveaux Barbares ?  A vous de choisir leurs dénominations. W.H Auden  accusait le profit, le mensonge, le progrès!  «The knowlege is not essential » « Lies and lethargies police the world in its periods of peace! » Les mots, les images et les sons s’enchaînent inexorablement,  laissant des traces d’amères intuitions, de vestiges de bonheur perdu, d’illusions envolées, d’inéluctables et tristes répétitions historiques.   

Age of Anxiety 26/99 - Mixed Media on Board 44 x 31 cm12273103453?profile=original “In the higher heaven, ageless plans” ”The hungry are eating their boots” ”In the numb North there are no more cradles” ”The sullen South has been set on fire” “In the wild West they are whipping eachother!” ”No soul is safe!” ” Unequal our happiness “ ”In peace or war, married or single” « Many have perished, more will! »

sml_Alexander%20Polzin%20-%20Age%20of%20Anxiety%20-Bernd%20Kuhnert%2023.jpg12273103879?profile=original Des mots soulignés et illustrés avec la passion de couleurs  musicales presque fauvistes de  Wilhem Latchoumia, le visionnaire. Il semble instinctivement parvenir  à incarner tour à tour,  les quatre protagonistes allégoriques du poème : l’intuition, la sensibilité, les cinq sens et l’intelligence. Un tour de magie, qui donne du corps aux esquisses  diaphanes  et sombres et disloquées de Polzin. Une façon de transmettre des émotions sur le vif, et en temps réel, au rythme mutuel de la perception. C’est de la traduction musicale simultanée et en plusieurs langues à la fois, tant sa  palette musicale est  complexe, différenciée  et évidente. On est spectateur de cette musique fascinante et en même temps aspiré comme  partie prenante de l’expérience. A la fois sur la rive et   au cœur du fleuve de perceptions.   Le flux entre le compositeur et le chef d’orchestre, tout d’abord,  entre celui-ci et le pianiste ensuite, puis avec le poète, le peintre et un public subjugué, a merveilleusement fonctionné. "Fluxé " a-t-on envie de dire, si l'on ose le néologisme! 

images?q=tbn:ANd9GcSg3EK1XrxI5Vf680xeesSyjaPn24rHj7a1YpJaaJYuXmuKIIqJXQ

images?q=tbn:ANd9GcTtEVWD7r02vsBsejsX-Ln79v5puI3RkrUR3xAPt7Vu6TYPfu2b      http://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/samedi/spectacle_07.php

Lire la suite...

La Rochelle...pourquoi pas!

une aquarelle

d'Adyne Gohy

12273111294?profile=original

a été inspirée

par

Les Ports, le port

de

Raymond Martin

 

Je suis arrivé à bon port,

La misaine boursouflée par le vent du nord.

Deux tours flanquées là, échec au Roi, bon rapport.

Hermines au vent ! A ma vie! Tout à tribord.

 

Me rendre ? Plutôt la mort !

Je n’ai pas jeté l'encre pas marine, même à dix Beaufort

Le nœud de l'histoire s'explique sans effort

Epique et pique l'histoire d'un port.

 

Il y avait une vague brisée, sur l'avant-port

Ecumante, écumée à érotiser les pores

Que le marin, poète par sa plume, honore

A la lueur du Paon d'Armor.

 

Elles sont fières les Demoiselles de Rochefort

Jalousées par la silhouette de l'Hermione, sans tort

Sacré Marquis vogueur perruqué à l'effort

En cette terre lointaine tu bataillas si fort !

 

Les pages maritimes salées jaunissent alors,

Clamons les hymnes racés des ports !

 

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...

L'aveu

Vous ai-je dit un jour, ami, que je vous aime?
C'était, souvenez-vous, sous la pluie à Paris.
Vous sembliez ému et tellement surpris.
Quarante années de plus et cependant nous-mêmes.

C'était, souvenez-vous, sous la pluie à Paris.
Après l'étonnement, votre joie fut extrême.
Quarante années de plus et cependant nous-mêmes.
Notre amour de la vie n'était pas amoindri.

Après l'étonnement, votre joie fut extrême.
Nous avions bavardé mais surtout beaucoup ri.
Notre amour de la vie n'était pas amoindri.
Je vous ai dit combien, de toujours, je vous aime.

Nous avions bavardé mais surtout beaucoup ri.
Un hasard provoqué comme un défi suprême.
Je vous ai dit combien, de toujours, je vous aime.
Nous marchions en chantant dans les rues de Paris.

23 janvier 2007

Lire la suite...

Le mystère de l'existence

À l'ère de la violence,
Tombent arrachés les remparts
Souffle le vent de la démence.
Qui survit est de nulle part.

Peut bien mentir qui vient de loin
Or ment-on aussi à soi-même?
La mémoire agit en témoin,
D'une rigueur souvent extrême.

Des photos confirment ses dires
Mais aussi des écrits sauvés,
Que le hasard offre à relire.
Lors, éveillé, on croit rêver.

Persiste le goût d'exister,
Quand près de l'issue, on avance.
Ce que l'on fut et ce qu'on est
Devient, alors, sans importance.

23 juin 2015

Lire la suite...
administrateur théâtres

12273106253?profile=originalLe Lille Piano(s) Festival organisé chaque année par l’Orchestre national de Lille nous gratifie régulièrement de bonheur musical nimbé de joie de vivre et d'esprit de renouveau. Une véritable cure de jouvence. Il était sous-titré  cette année «Pianochromie», allusion au désir de mettre en lumière les  correspondances musicales, sensorielles et poétiques qui relient les arts visuels, la littérature et la musique. Une vingtaine de concerts du 12 au 14 juin mobilisait un public nombreux,  aux quatre coins de la ville : au  Furet du Nord, à la Gare Saint-Sauveur, au Palais des Beaux-Arts, dans la maison natale de Charles de Gaulle, à la Villa départementale Marguerite Yourcenar et au Centre culturel de Lesquin. Mais le plus beau lieu - en dehors du Conservatoire bien sûr - c’est sans conteste le Nouveau Siècle, considéré comme l’une des belles acoustiques de France depuis sa rénovation. 

Le Nouveau Siècle, une véritable maison de la musique ouverte à tous les courants. « Les modèles peuvent changer, on poursuit notre mission de service public de la culture » insiste  François Bou, directeur-général de l’Orchestre National de Lille. « Un lieu de réappropriation de la musique par le public » selon les mots de son président, Laurent Bayle. La  nouvelle saison  2015-2016 de L’Orchestre National de Lille débutera par un concert, le 17 juillet prochain au stade Pierre-Mauroy qui peut abriter 12.000 spectateurs  avec un programme haut en couleurs et en émotions : Ravel (le Boléro), Orff (les Carmina Burana) avec deux cents chanteurs, sous la direction de son charismatique maestro Jean-Claude Casadesus.

C’est lui d’ailleurs qui ouvrait le festival, le vendredi 12 juin  à 20 heures, avec le soliste Kun Woo Paik* au piano. En début de programme, nous avons entendu  la Valse de l'opéra Faust de Gounod, pour piano seul. Entre Arcadie et forêt féroce, le désespoir romantique se mue en rage éclatante. Le tempo très rapide, échevelé peut-être, s’accompagne d’une puissance phonique au comble. L’image de la tourmente de notre monde? Jean-Claude Casadesus nous offrira alors  le Concerto pour piano n°3  de Beethoven. Une œuvre d’où émanent la joie, la pensée optimiste,  un appel aux sensibilités et aux élans du cœur. A l’intelligence de celui-ci. L’humilité et la  compassion parfois. L’allégresse en tout cas. Un enthousiasme à la madame de Staël, berceau de l’espoir. L’œuvre est dirigée avec précision et légèreté dans d’harmonieuses combinaisons de constructions. Le jeu du pianiste presque sauvage à certains moments, alterne avec des éclats d’innocente finesse. La finale sera grandiose, la colère liquide du pianiste a enflammé l’orchestre. Et le bis aura la  forme de berceuse cueillie dans son jardin secret : la romance sans paroles n°3 de Gabriel Fauré. Ovation, bien sûr !

Kun Woo Paik viendra en Belgique la saison prochaine.

 

 * "le plus français des pianistes coréens, le plus coréen des pianistes français" Kun Woo Paik est considéré comme l’un des plus importants pianistes de sa génération.

Né à Séoul, il a donné son premier concert à l’âge de 10 ans et étudié

à la Julliard School de New York avec Rosina Lhevine, puis à Londres avec Ilona

Kabos. Il a aussi suivi les cours de Guido Agosti et Wilhem Kempf en Italie.

Kun Woo Paik a remporté le Concours Naumburg et obtenu la médaille d’or

du Concours international de piano Busoni.

Sa carrière internationale débute, en fait, avec son premier concert à New York où il joue l’intégrale des œuvres pour piano de Maurice Ravel. En 1974, il fait ses débuts en Europe et, depuis, collabore avec les chefs prestigieux tels Lorin Maazel, Mariss Jansons, Sir Neuville Mariner, Wolfgang Sawallisch, John Nelson, Paavo Järvi etc… Il s’est produit en concert avec des orchestres comme le New York Philharmonic, le London Symphony, l’Orchestre de Paris, le B.B.C. Symphony, le Berlin Symphony, l’Orchestre national de Hongrie, le Philharmonique d’Oslo, de Rotterdam, le R. A. I. Italia, le Philharmonique de Varsovie, l’English Chamber Orchestra mais aussi l’Orchestre de Bretagne. Appelé régulièrement à jouer dans des festivals comme le Berlin Festwochen, Aix-en-Provence, la Roque d’Anthéron, Ravinia, Mostly Mozart, Colmar, Montreux, Dubrovnik, Aldeburh et le festival de Pâques à Moscou, il a été le premier artiste coréen à être invité officiellement en Chine par le gouvernement chinois (octobre 2000) ; il y est retourné en 2004 et 2006. En décembre 2004, à l’invitation de Penderecki et sous sa direction, il a joué à Madrid son nouveau Concerto pour piano. Son répertoire s’étend, en fait, de Bach à Busoni, Scriabine et Stockhausen. Le 8 août 2006, dans le cadre du Festival de la Roque d’Anthéron, il joue une œuvre rarement exécutée en raison des effectifs mobilisés et de sa longueur, le Concerto pour piano, orchestre et chœur d’hommes de Busoni, avec le chœur d’hommes et l’Orchestre symphonique de Bilbao, sous la direction de Juanjo Mena. Kun Woo Paik a réalisé de nombreux enregistrements incluant Scriabine, Liszt, l’intégrale des œuvres pour piano de Moussorgski et des concertos de Rachmaninov. Son interprétation de l’intégrale des concertos de Prokofiev a reçu un « Diapason d’Or de l’Année » en 1993 et le Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque Français. Artiste exclusif DECCA, il a enregistré, pour célébrer l’année Bach, des transcriptions par Busoni d’œuvres d’orgue de J.S. Bach, puis un album d’œuvres pour piano de Gabriel Fauré, récompensé par plusieurs prix en France. Il a enfin réalisé récemment une intégrale des œuvres pour piano et orchestre de Chopin avec le Philharmonique de Varsovie sous la direction d’Antoni Witt. En 2005, Kun Woo Paik a entrepris d’enregistrer l’intégrale des sonates pour piano de Beethoven (fin prévue en 2007). Kun-Woo Paik vit à Paris. Il est le directeur musical du Festival International de Musique de Dinard-Côte d’Emeraude. En juin 2007 Kun-Woo Paik a été choisi pour faire partie du jury du concours Tchaikovskyi à Moscou (département piano). C’est la reconnaissance internationale de son talent et de sa renommée. 12273106670?profile=originalhttp://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/vendredi/spectacle_01.php

 Evénement A VENIR:  Le vendredi 17 juillet 2015  au Stade Pierre Mauroy, Lille-Villeneuve d’Ascq (59), France

Orchestre National de Lille, Chœur régional Nord-Pas de Calais, Chœur Nicolas de Grigny ; Jean-Claude Casadesus, direction ; Yeree Suh, soprano ; Jakob Huppman, contre-ténor ; Ales Jenis, baryton

Paul Dukas : Fanfare pour précéder la Péri

Maurice Ravel : Le Boléro

Carl Orff : Carmina Burana

http://www.francemusique.fr/actu-musicale/l-orchestre-national-de-lille-jouera-dans-le-stade-pierre-mauroy-pour-le-lancement-de-sa-40e-saison-92187

http://www.stade-pierre-mauroy.com/meeting/29584/orchestre-national-de-lille/stade-pierre-mauroy/17-07-2015/21h00

http://www.francemusique.fr/actu-musicale/jean-claude-casadesus-prepare-son-depart-de-l-orchestre-national-de-lille-44879

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

12273103480?profile=original« Et à ce moment-là, il se produisit quelque chose d’extraordinaire… » pour les amoureux de la poésie anglaise et de Richard Strauss. C’était au Festival piano(s) de Lille, le samedi 13 juin, 14 heures. Poésie et musique, main dans la main. Galina Ermakova* au piano et Arnaud Agnel*, jeune comédien sensible et averti, dans le rôle du récitant. Ils jouent et interprètent le poème d’Alfred Tennyson, Enoch Arden, poète lauréat sous le règne de la reine Victoria.
 

12273103467?profile=original“Here on this beach a hundred years ago,
  Three children of three houses, Annie Lee,
  The prettiest little damsel in the port,
  And Philip Ray the miller's only son,
  And Enoch Arden, a rough sailor's lad
  Made orphan by a winter shipwreck, play'd
  Among the waste and lumber of the shore,
  Hard coils of cordage, swarthy fishing-nets,
  Anchors of rusty fluke, and boats updrawn,
  And built their castles of dissolving sand
  To watch them overflow'd, or following up
  And flying the white breaker, daily left
  The little footprint daily wash'd away.”


Enoch Arden, l’opus 38 de Richard Strauss, est un mélodrame pour narrateur et piano composé en 1897 sur le poème écrit par Tennyson en 1864 que  Glenn Gould fut le premier à enregistrer.

Richard Strauss use largement de leitmotivs correspondant à chacun des trois personnages de cette Odyssée inversée. Enoch Arden a quitté son village natal après 7 ans de bonheur familial. Il dit vouloir se sacrifier et sauver  femme et enfants de la misère, ayant tout perdu après un accident de travail. Marin naufragé, il ne reviendra que dix ans après, méconnaissable mais le cœur toujours débordant d’amour. Il va retrouver son épouse Annie remariée à leur ami d’enfance Philip. Mais son amour dépasse l’infini…
La connivence entre la fougueuse musicienne et le comédien s’est installée dès les premières vagues au pied des falaises anglaises. Le paysage sonore créé par la pianiste est d’une texture très riche. Les humeurs de mer, protagoniste central de l’œuvre sont d’une lecture fantastique : des côtes natales, berceau de l’histoire, aux tempêtes destructrices, aux palmiers de l’île où le naufragé se retrouve prisonnier tel Robinson, au retour stupéfiant…bravant tous les dangers, ayant presque perdu la raison. Quelle fresque musicale ondulante, rendue vivante par un jeu assuré et bien nuancé ! Les gammes orageuses coulent, la palette sonore se déploie tantôt fracassante, tantôt infiniment tendre. L’épopée développe, sous le doux regard du Créateur, les thèmes de l’attachement amoureux et filial qui s’insinuent dans tous les interstices de la conscience. Annie, la Pénélope anglaise se défend : « comment aimer deux fois ? » mais finira par épouser Phil, leur ami d’enfance,  qui, secrètement amoureux depuis toujours, a pris en charge les enfants. Enoch mourra dans l’abnégation totale. « Dis-lui que je bénis sa femme et ses enfants dont je suis le père. Mais il ne faut pas qu’elle voie mon visage mort, elle serait trop triste… » 

“Then the third night after this,
  While Enoch slumber'd motionless and pale,
  And Miriam watch'd and dozed at intervals,
  There came so loud a calling of the sea,
  That all the houses in the haven rang.
  He woke, he rose, he spread his arms abroad
  Crying with a loud voice 'a SAIL! a SAIL!
  I am saved'; and so fell back and spoke no more.”

Un silence chargé de respect et de drame tomba sur la salle, prisonnière de ses émotions, évadée overseas! La mer, soudain, se tait et l’oiseau referme ses ailes.

http://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/samedi/spectacle_04.php


*Galina Ermakova, est arrivée en France en 2012. Et s’est installée dans la métropole lilloise. Elle a obtenu le Master de piano du Conservatoire de Moscou. Elle a ensuite rejoint le Pôle Supérieur d’Enseignements Artistiques Nord – Pas de Calais en discipline d’accompagnement dans la classe de Ch. Simonet. Elle a développé une forte activité de concerts qui lui a notamment permis d’être primée lors du Concours International de Musique de Chambre à Kiev (en 2006). Pianiste éclectique, elle a également participé à de nombreux festivals internationaux de tango avec l’ensemble Victoria. Galina est actuellement accompagnatrice au CRD de Cambrai.

Originaire de Nîmes, Arnaud Agnel est un acteur de 27 ans issu de la nouvelle vague de comédiens français. Après un passage par le Conservatoire d’Art Dramatique à Lyon, il a suivi l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique (EPSAD) à Lille, de 2009 à 2012. Aujourd’hui, il multiplie les rôles dans les courts-métrages pour son plaisir et le nôtre.

Glenn Gould http://pointculture.be/album/richard-strauss-enoch-arden_357094/

Lire la suite...
administrateur théâtres

GAGNEZ 3 x 2 places pour assister en avant-première du Festival d'Avignon, le 23 juin prochain, au spectacle théâtral HOROVITZ X 3 du célèbre metteur en scène Israël Horovitz. Le spectacle aura lieu à LA CLARENCIERE à Bruxelles - Ixelles. Rue du Belvédère 20, 1050 Ixelles

spectacle_14621.jpg


Envoyez-nous vite un e.mail à l'adresse dhlemaire@yahoo.com ! Bonne chance à tous...

Nous vous offrons 3 x 2 places pour assister au spectacle d'Israël Horovitz. Un spectacle qui allie l’humour et parfois l’étrange en même temps que l’intensité dramatique et l’émotion. A découvrir absolument pour les fans d'écriture contemporaine, Israël Horovitz étant le dramaturge américain vivant le plus joué en France. Profitez-en, les 3 premiers iront voir le spectacle gratuitement !

L'auteur

Israël Horovitz est né en 1939 dans le Massachusset. Auteur de plus de 50 pièces de théâtre traduites dans une vingtaine de langues et jouées sur toutes les scènes du monde. Il est également l’auteur de nombreux scénarios pour le cinéma. Depuis des années, Israël Horovitz entretient des rapports privilégiés avec la France dont il dit : « C’est en France que je finirai mes jours, j’en suis convaincu. Je me sens parmi les miens là-bas ».

La pièce

Ici, Israël Horovitz nous offre 4 pièces courtes et inédites : 
Un spectacle original et en création mondiale d’après les œuvres inédites d’Israël Horovitz intitulées : L’Amour à temps, l’Audition, Cat Lady et Le cadeau promotionnel mais également des chansons et des poèmes personnels en langue originale et en français dont l'un traduit par son ami Samuel Beckett.
Un spectacle qui allie l’humour et parfois l’étrange en même temps que l'intensité dramatique et l’émotion.
Deux rôles multi facettes pour des comédiennes de talent dans un kaléidoscope d’œuvres courtes qui font découvrir toutes les facettes d'un auteur dramatique prolifique et intensément attachant.
A découvrir absolument pour les fans de l’’écriture contemporaine, Israël Horovitz étant le dramaturge américain vivant le plus joué en France.

Distribution : Laurence Briand, Marie Gaëlle Janssens Casteels, Bernard Lefrancq

Tout public : 
Les jeudi 24 et vendredi 25, samedi 26 septembre 2015 à 20h30
Les jeudi 1er, vendredi 2, samedi 3 octobre 2015 à 20h30
Les jeudi 8, vendredi 8 et samedi 10 octobre 2015 à 20h30

P.A.F. : 15 € 

Où : La Clarencière.  Rue du Belvédère, 20. 1050 Ixelles.

Réservation : 02-640.46.76

Lire la suite...

L'île aux trésors

Le travail est incontournable.
Chaque enfant l'a vite compris.
Les paresseux semblent minables.
Ils se méritent le mépris

.

Heureux sont ceux dont les efforts
Ont des effets réjouissants.
Les autres, bien souvent à tort,
S'estiment inintéressants.

Durant sa vie, chaque personne
Se sent privée de liberté.
À des tâches ingrates s'adonne,
Ne pouvant pas les éviter.

Pour ma part, j'ai longtemps trimé,
Ne manquant jamais de courage.
Pour me délasser, je rimais,
Captant des grâces de passage.

J'aimais penser à un rivage,
Éblouissant, au sable chaud,
Où un jour, je ferai naufrage,
N'y attendant pas de bateau.

Désir de mon âme exposé
À la bienveillance du Sort.
Chance inouïe, fus déposée
Sur une terre, île aux trésors.

19 juin 2015

Lire la suite...

TOURNER EN ROND...

Dans sa vie, dans ses pensées...

Moitié pleurs, moitiés sourires

Flirter avec les années

Immuable ou en délire...

Tourner en rond...

Etre fort et vulnérable...

Chercher les chemins perdus

De l'amour incontournable

Et buter sur son vécu!

Tourner en rond...

Du départ à l'arrivée...

Le temps trop court devant nous

De l'aurore à la soirée

L'espace d'un rêve un peu fou!

Tourner en rond...

Comme un chien se mord la queue

Jour après jour englué

L'homme cherche à être heureux

Et demain va l'emporter !

Tourner en rond...

Face à l'infini du possible

Décontenancé, anxieux...

Confronté à l'invisible

Rendre l'instant précieux!

Ouvrir le rond...

J.G. 

Lire la suite...

L'irréel en poésie

Vivant sur le terroir de France,
Les poètes, le plus souvent,
Usant d'humour et d'élégance,
Contaient leurs émois du moment.

Certains donnaient le nom de Muse
À la sublime inspiration,
Qui jamais ne ment ni n'abuse,
Créant une improvisation.

Ceux qui accueillaient les poètes
Ressentaient leurs soucis troublants,
Les honoraient, leur faisaient fête,
S'émerveillaient de leur allant.

L'imaginaire avait sa place
Et La Fontaine le savait.
Ses fables étaient pleines de grâces.
S'amusant, il moralisait.

La poésie traditionnelle

Encourageait la fantaisie,
Les innovations personnelles,
Coulait comme une mélodie.

Certes elle restera goûtée,
Et ne se perdront pas les pages,
Tant de fois lues et méditées,
Mais n'ayant plus le même usage.

A pris le nom de poésie
Une réalité abstraite.
Et cela semble une hérésie,
Aux professeurs à la retraite.

17 juin 2015

Lire la suite...
administrateur théâtres

12273110300?profile=original                                 Suivez le XV Concours International Tchaïkovski en direct sur medici.tv

         36 jeunes pianistes participent cette année au premier tour du XV Concours International Tchaïkovski.

Aujourd'hui, Nikita Abrosimov, Yury Favorin, Sergey Redkin, Andrey Gugnin, Alexander Ullman, Asiya Korepanova, Maria Mazo et Emanuel Rimoldi joueront lors d'épreuves en récital solo, en direct de la Grande Salle du Conservatoire de Moscou.

Le direct sur tch15.medici.tv 

43c9a06d-a286-44d7-8af1-4b664016abab.jpg?width=250Le jeune belge Ayrton Desimpelaere dirigera la demi-finale du Concours International Tchaikovsky!


Ayrton Desimpelaere, jeune chef d'orchestre belge de 25 ans, dirigera la demi-finale du très renommé Concours International Tchaikovsky (session piano) du 22 au 26 juin 2015 à Moscou! Ce sera l'occasion pour le tout jeune chef de diriger les Solistes de Moscou de Yuri Bashmet devant un jury prestigieux (Gergiev, Pressler, Engström, Berezovsky, Bachkirov,…) en compagnie de six candidats dans des Concerti de Mozart. Le Concours International Tchaikovsky est présidé par Valery Gergiev et sera retransmis en direct sur Medici.tv.

Le Concours International Tchaikovsky est l'un des concours de musique classique parmi les plus prestigieux au monde. Baptisé en mémoire du compositeur russe, il se déroule à Moscou tous les quatre ans depuis 1958, année de sa création. Le Concours International Tchaikovsky est organisé par un comité réunissant d'éminentes personnalités du monde musical russe.

Né en 1990, le pianiste et chef d’orchestre Ayrton Desimpelaere est diplômé des Conservatoires Nationaux Régionaux de Paris et Versailles et des Conservatoires Royaux de Bruxelles et Mons. Il est également titulaire d’une licence en musicologie (Sorbonne) et d’un master en histoire de l’art, orientation musicologie (ULB). Il a ainsi l’occasion de rencontrer et travailler avec Daniel Gazon, Billy Eidi, Valery Gergiev, Mikhäil Faerman, Jean-Claude Vanden Eynden, Christoph Eschenbach, Adrian Mcdonnell, François Chaplin, Aldo Ciccolini, Shadi Torbey, Sébastien Romignon Ercolini, Cécile Lastchenko, Pauline Claes, tout en participant à de nombreuses master-classes. Fondateur de l’Ensemble Carminis et de l'Ensemble Pizzicato, Ayrton Desimpelaere participe en tant que pianiste à la création mondiale de Peter Pan d'Olivier Penard avec l'Orchestre de la Cité Universitaire de Paris en mai 2011 tandis qu'il dirige en mars 2012 la création belge de Browsing Agon de Michel Gonneville avec l’Orchestre du Conservatoire Royal de Mons pour le Festival Ars Musica. Avec le même orchestre, il a dirigé la Symphonie n°4 de Mahler, le Pierrot lunaire de Schönberg, l’Histoire du soldat de Stravinsky, Hommage à Garcia Lorca de Revueltas et Le Rossignol de Loevendie.

Moscou du 15 juin au 03 juillet 2015.

http://tch15.medici.tv/fr/festivals/piano-concerto-no-2-2

On peut déjà regarder le concert d'ouverture donné le 15 juin en replay:

En direct sur medici.tv, le XV Concours international Tchaïkovski s'ouvre dans la prestigieuse Grande Salle du Conservatoire de Moscou, dans un concert dirigé par Vladimir Fedoseyev.

Pour cette occasion, l'Orchestre Symphonique Tchaïkovski, sous la direction de Vladimir Fedoseyev, est rejoint par certains des meilleurs interprètes russes actuels, dont des étoiles montantes parmi lesquelles l'un des génies russes de la jeune génération de pianistes, Daniil Trifonov (1er prix et Grand Prix du XIV Concours Tchaïkovski), véritable phénomène qui a déjà brillé sur les plus grandes scènes (Carnegie Hall, Wigmore Hall et bien d'autres) et dont medici.tv a déjà retransmis de nombreux concerts.

À ses côtés on retrouve un autre jeune prodige, le pianiste Alexander Malofeev, qui à tout juste 14 ans a remporté plusieurs prix de concours internationaux pour jeunes talents – dont le concours Young Talents of Russia en 2013 et le VIII Concours international pour jeunes musiciens Tchaïkovski dont il a reçu le 1er prix et la Médaille d'Or.

Ils sont rejoints par le violoniste Georgy Ibatulin, vainqueur du XV Concours International Télévisé Casse-Noisette pour les Jeunes Musiciens, ainsi qu'Olga Borodina (membre du jury, mezzo-soprano, soliste du Théâtre Mariinsky), spécialiste du répertoire russe, invitée régulière des scènes lyriques et orchestres les plus prestigieux.

L'Orchestre Symphonique Tchaïkovski, premier orchestre de la Radio Nationale et considéré comme l'un des meilleurs orchestres au monde, est dirigé par Vladimir Fedoseyev, son directeur artistique et chef d'orchestre principal, dont la critique a salué la distinction et l'unicité de ses programmes. Aux côtés de cet orchestre et de son chef ont notamment été remarqués les jeunes talents Evgeny Kissin, Maxim Vengerov ou encore Vadim Repin.

Ils interprètent un très beau programme entièrement consacré à Tchaïkovski, à qui le monde rend hommage en 2015 à l'occasion du 175e anniversaire de la naissance du compositeur.

Lire la suite...
administrateur théâtres

12273108690?profile=originalNon, les contes ne sont pas périmés! Contes et légendes de tous les pays peuplent notre imaginaire, et font vibrer chez chacun notre âme d’enfant quels que soient les âges. La salle était pleine !  Certains connaissaient même peut-être Philomène et les ogres* !  

L'adaptation de ce conte connu ou non,  rassemblait à Lille, ce dimanche très estival de fête des pères, des centaines de  familles joyeuses autour du thème de la forêt interdite et des ogres qui s’y promènent. Elle  a été l'un des points forts du Lille Piano(s) festival (12-14 juin 2015) dont c'est la onzième édition cette année et qui a attiré plus de 13.000 spectateurs. La programmation, plus resserrée, comparé à l'an passé, fêtait le centenaire de la disparition de Scriabine et présentait des œuvres moins familières dont, par exemple, l'intégrale des concertos de Bella Bartók joués par Rémi Géniet, Kotaro Fukuma et Béatrice Rana,  à l'occasion du  70ième anniversaire de la disparition du compositeur hongrois.

 12273109091?profile=originalFoulant les escaliers aux tapis moelleux qui mènent à l’auditorium du Nouveau Siècle, certains enfants auront peut-être découvert une salle de concert pour la première fois. L’une des plus belles de France ! Vibrante de magie musicale et artistique!  L’occasion d’expérimenter le  triple ravissement de la parole, de la musique et du lieu. Mais pas seulement. Les images et les couleurs aussi se livrent à un véritable ballet musical. Les images du livre de conte seront projetées sur grand écran, et sur scène en guise d’introduction, apparaît  l’artiste à son bureau, pinceau en main, pour vous mettre l’eau à la bouche. Fascinés,  les enfants ne le regardent pas, mais ils suivent sur l’écran la main invisible de l’illustrateur  qui calligraphie  patiemment deux  petits personnages au bout d’un cerf-volant dans la trouée d’une forêt bleue! L’aquarelle brillante d’eau fraîche a du mal à sécher, les couleurs-nature frémissent, et c’est une leçon muette de peinture à laquelle nous assistons, portée par une mystérieuse  partition musicale. Voilà le décor est planté et la salle est muette, à peine l’un ou l’autre balbutiement!  

12273109478?profile=originalL’occasion de sortir du cadre, de rêver une société autre, de respirer le parfum de la tolérance et du respect. Car ce conte sous des dehors enfantins, ce spectacle à multiples facettes, véhicule  un message baigné dans  une musique rayonnante d’espoir. La réflexion poétique sur le monde tourmenté qui nous entoure est plus que jamais urgente.

Il était une fois, une petite fille nommée Philomène…  et ses aventures dans la forêt enchantée pleine de bruits effrayants, et les grognements de l’ogre n’auront pas fait hurler de peur les plus petits. Les plus grands auront exploré la souffrance de la solitude, la transgression indispensable, la  difficulté des métamorphoses,  la malédiction, le besoin de reconnaissance. Miracle de la musique ?  Ils sont déjà suspendus à l’espoir d’une résolution de l’intrigue ! Le coeur battant, ils comprennent que chacun peut se transformer en ogre ou en ogresse. Que le regard fait tout: le malheur autant que le bonheur ! Que les vraies larmes libèrent, que même ceux qui vous aiment parfois ne vous reconnaissent pas, mais finissent par pardonner ou demander pardon et que surtout, il faut réussir à tuer la peur de l’autre. Alors on peut danser et chanter 30 jours et 30 nuits en entendant la fête résonner aux confins de la voie lactée pour fêter la tolérance et l'amitié! 

12273110053?profile=originalMichel Vuillermoz de la Comédie-Française, et Laurence Colussi interprètent le conteur et la petite fille dans une mise en scène parfaitement touchante signée Olivier Balazuc. Le pianiste Moisès Fernadez Via et le percussionniste Jean-Baptiste Leclere aux commandes musicales dirigent-ils les voix ou vice versa? A moins que ce ne soit l’artiste, Charles Dutertre ?  Un enchantement, c’est certain. UN fleuron familissimo du festival Lille Piano(s) 2015!

 12273109890?profile=original

*conte fantastique écrit par Arnaud Delalande, édité en 2011 chez  Gallimard jeunesse, coll. Giboulées,  illustrations de Charles Dutertre et la  musique de David Chaillou. Le CD qui l’accompagne, est lu par Jean-Pierre Marielle & Agathe Natanson. "On est tous l'ogre de quelqu'un d'autre!"  

La prochaine édition du Lille piano(s) festival, du 17 au 19 juin 2016, saison des quarante ans de l’ONL, aura pour thème « du piano à l’orchestre »

http://www.lillepianosfestival.fr/

www.onlille.com.

Lire la suite...

Vague à l'âme

Dans mon jardinet, l'énergie, 
En ce temps, à chaque seconde,
Fait que l'herbe, en tiges, y abonde.
Me sens vaguement étourdie.

En ce temps, à chaque seconde, 
Circule ardent, le vent de vie.
Me sens vaguement étourdie.
Liées, les plantes se confondent.

Circule, ardent, le vent de vie.
Il répand la lumière, en ondes.
Liées, les plantes se confondent.
Les tiges des pivoines plient.

Il répand la lumière, en ondes.
Mon âme troublée se replie.
Les tiges des pivoines plient.
Des regrets flottants font la ronde.

13 juin 2015

Lire la suite...
administrateur théâtres

Victor Hugo à Villers-la-Ville, deux siècles d’art et de culture.

P1030456-gplus_0.jpg?itok=W3myX-VJ&width=400 EXPO et THÉATRE dans le contexte de la commémoration de la bataille de Waterloo le 18 juin 1815, à l’Abbaye de Villers-la-Ville, es 16 et 17 juin… plus, si affinités !  

 

Haut lieu historique et touristique de Belgique, l'abbaye de Villers-la-Ville  est située dans le Brabant Wallon, à seulement 30 km de Bruxelles. Un des sites cisterciens les plus complets d'Europe, c'est un véritable condensé de plus de 850 ans d'histoire et de savoir-faire dans tous les domaines. Toute l'année, de nombreux événements sont organisés dans les ruines: spectacles, concerts, animations familiales...Voici bientôt une exposition et du théâtre:

 

Affiche-expo-Hugo_1.jpg?itok=YjjdKdAp&width=400UNE EXPOSITION intitulée Victor Hugo à Villers-la-Ville, deux siècles d’art et de culture.Cette exposition qui aura lieu du 17 juin au 16 août 2015 dans le moulin de l’abbaye aura pour figure de proue le plus illustre et le plus célèbre visiteur du lieu, Victor Hugo. Elle comprendra des œuvres originales de prestige exposées pour la première fois au public. Cette exposition est sous l’égide de Jean Lacroix, président de l’Association des Ecrivains Belges de langue française.

 

Victor_Hugo.jpg?itok=pWVFovMM&width=400Et aussi, les deux premiers soirs, une  PIÈCE DE THÉÂTRE

QUAND VICTOR HUGO RACONTE LE 18 JUIN 1815

Adaptation théâtrale de Jean Lacroix

Interprétation : Angelo Bison

Montage audio-visuel : Guy De Smedt

 

 

Le Mardi 16 juin (soirée VIP) http://www.villers.be/fr/hugo-vip 

Et le Mercredi 17 juin 2015, de 22h à 23h15

 

VICTOR HUGO RACONTE…

Le spectacle Quand Victor Hugo raconte le 18 juin 1815 a été créé à Waterloo en 2012. Il est le fruit d’une collaboration entre Angelo Bison, comédien et Jean Lacroix, spécialiste de Victor Hugo et écrivain. Dans cette représentation, Victor Hugo, qu’Angelo Bison incarne, est en pleine écriture du récit Waterloo qu’il peaufine pour son roman Les Misérables…

 

UNE ADAPTATION VILLERSOISE

Victor Hugo est le héros principal de trois pièces de Jean Lacroix. Celle qui se joue en juin 2015 à l’Abbaye de Villers, est une adaptation de l’immense chapitre que Victor Hugo consacre à la bataille de Waterloo dans son roman Les Misérables.

Jean Lacroix a modifié la structure de ce chapitre. Il en rétablit ainsi la trame chronologique, tout en respectant scrupuleusement le texte écrit de Victor Hugo. Le spectacle a été spécialement remanié pour la représentation théâtrale du 17 juin et doit donc être considéré comme une nouveauté.

 

ANGELO BISON

Depuis 1979, Angelo Bison travaille comme comédien ou comme metteur en scène dans la plupart des théâtres belges : Atelier Sainte-Anne, Atelier Théâtre Jean Vilar, Botanique, Kinépolis, KVS, Nouveau Théâtre du Méridien, Théâtre des Martyrs, Rideau de Bruxelles, Théâtre de la Vie, Théâtre de Poche, ...

En 2014, il a interprété le rôle de Tartuffe de Molière au Théâtre Royal du Parc ; sur cette même scène, du 23 avril au 23 mai 2015, il vient de jouer  dans Vampires de Thierry Debroux, aux côtés de Jacqueline Bir et de José Van Dam.

Victor Hugo accompagne Angelo Bison depuis longtemps. Dès 1992, le comédien incarne le grand écrivain dans une compilation de Choses vues, au Rideau de Bruxelles, dans une adaptation d’Isabelle et Jo Gérard. Il a aussi été Victor Hugo dans la pièce de Jean Lacroix, Hugo m’a dit, créée à Waterloo en 2002.

 

P1110655-jean-lacroix.jpg?itok=Vr0P_Xp9&width=400JEAN LACROIX

Jean Lacroix est l’auteur d’une 30aine de publications (critique littéraire, critique musicale, poésie, récit). Jean Lacroix est le spécialiste belge de Victor Hugo, auquel il a consacré 4 ouvrages, et autour de l’œuvre duquel il a été commissaire de 5 expositions. Il est aussi dramaturge. Il compte à son actif une 10aine de pièces de théâtre, dont la caractéristique est de mettre en scène des écrivains ou des musiciens du passé comme Goethe, Schubert, Mendelssohn, Tchaïkovski,… ou encore Victor Hugo.

 

Contact public : Abbaye de Villers – 071/880.980 – www.villers.be – info@villers.be

Le saviez-vous ?...Victor Hugo à Waterloo.
Chacun d'entre nous sait que le célèbre écrivain est passé par Waterloo. Il était alors âgé de 59 ans. Arrivé le 7 mai 1861 à Mont-Saint-Jean (Waterloo), Victor Hugo s'est installé à l'Hôtel des Colonnes aujourd'hui disparu. (L'Hôtel des Colonnes a été démoli en 1962, il était situé à l'emplacement de l'actuel garage Jaguar au rond-point du magasin Carrefour-anciennement Biggs) Des deux fenêtres de sa chambre, il pouvait apercevoir le lion de Waterloo dont il réalisa un dessin dans son carnet de travail. On peut y lire : "Nuit du 28 au 29 mai,  orage, pluie, tonnerre, larges éclairs sur le lion de Waterloo". Victor Hugo restera environ deux mois à l'Hôtel des Colonnes et c'est là qu'il terminera, le 30 juin 1861 à 8h30, son célèbre roman "Les Misérables".

Mais pourquoi une colonne Victor Hugo ?
En 1911, pour commémorer le 50ème anniversaire du séjour de Victor Hugo à Waterloo, l'historien Hector Fleichman, le peintre Maurice Dubois et le poète Iwan Gilkin eurent l'idée d'ériger une colonne. La première pierre fut posée en 1912.
Malheureusement, suite au décès en février 1914 de Hector Fleischmann et ensuite la guerre, les travaux furent arrêtés, et cette interruption dura plus de 40 années.
C'est en 1954 qu'un "Comité Victor Hugo" fut constitué pour procéder à l'achèvement du monument qui fut enfin inauguré en juin 1956, en présence de nombreuses personnalités françaises et belges, dont Paul-Henri Spaak. Faute de moyens, le Comité Victor Hugo fit don de la colonne à la commune de Lasne qui en est aujourd'hui le propriétaire.

  • Le 3 septembre 1862, Victor Hugo est passé par les ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville desquelles il a réalisé un croquis.

"Waterloo, morne plaine" est extrait du poème "L'Expiation" ("La Légende des Siècles") que Victor Hugo a écrit en 1852 sur l'île de Jersey

Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe, et de l'autre la France !
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O, Waterloo ! je pleure, et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands; ils avaient vaincu toute la terre.
Chassés vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !
Le soir tombait; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer...

Lire la suite...
administrateur théâtres

12273102470?profile=originalTitre de la pièce: On achève bien les chevaux (They shoot horses don’t they? )

Auteur du roman: Horace Mc Coy(1935)

Souvenir: le  Film noir de Sydney Pollack (1969)

Genre: Et vous?

Projet: Panem et circenses

Time: Big Brother, now

Place: Our global world

11143419_10153238776167310_4810885514841522702_n.jpg?oh=1b2b615dec31e52bdff4cf06262b9740&oe=56037C9F&width=750 

Oubliées les 30 glorieuses, les 70 années de Pax Atlantica, les progrès scientifiques et médicaux, la conquête de l’espace, le rêve américain, l’avènement des nouvelles technologies : le monde est une vaste dépression économique, il y a  une frange de nantis et une majorité écrasée, criante de misère. Un peu comme dans 1984 de George Orwell. Le décor est planté.

La crise a enfanté des marathons de danse prometteurs de repas gratuits et couronnés d’un prix fantasmagorique pour le dernier couple de Misérables resté en piste.

Le maître de cérémonie est un prototype de nos brillants animateurs de télévision. Un Big Brother, manipulateur, cupide et tout puissant. Les danseurs jouent le jeu jusqu’à l’épuisement, acceptant des consignes de plus en plus inhumaines pour obtenir la prime. Monsieur Walter, c’est son nom, exploite une à une chacune de leur vulnérabilité dans le but du spectacle. Il les félicite et les admoneste tour à tour: « Vous avez le spectacle dans le sang »! Eva Blanche chante «  My baby shot me down, bang, bang ». Le spectacle est à la limite du supportable, tandis qu’il enfile   du haut de son podium des doctes sentences de plus en plus cauchemardesques de la libre entreprise , au nom du droit absolu à l’accumulation illimitée des biens.

Une voix s’élève enfin : Jeanine Godinas, une citoyenne à la ville et comédienne sur les planches. Son intervention étrille le compère et renvoie le monde face à son échec devant la misère généralisée, l’égoïsme devenu loi et le voyeurisme écœurant. La grande friandise populaire que sont les exploits de la téléréalité est passée à la moulinette. Mais où sont donc passées nos fibres essentielles ? L’intelligence de cœur et d’esprit, la compassion, l’affectivité ? Ce spectacle est un véritable poème symphonique qui fait prendre conscience de la corruption intense de l’homme, et de la seule rédemption possible… via l’humanité des artistes.

12273101896?profile=original

Et de l’humanité,  les « valeureux candidats » en ont à revendre. Ainsi que du talent. Ce sont les corps de ces généreux comédiens qui parlent d’abord. Et jusqu’à épuisement. Et les voix de Benjamin Boutiboul , Toussaint Colombani, Inès Dubuisson, Emile Falk, Cachou Kirch, Gaetan Lejeune, Magali Piglaut, Chloe Struvay, Anne Sylvain, Benoit Verhaert, Simon Wauters, tous artistes de choc  qui fabriquent  une chorégraphie éblouissante de cohésion et de sincérité. Ils rivalisent de présence scénique.  Et le texte coule, inéluctable et réaliste  comme du Steinbeck. Mais les personnages  se fanent tout aussi  inéluctablement comme dans un film de sciences naturelles accéléré : de l’éclosion des  espoirs de chaque couple  au flétrissement cynique  de leurs idéaux. Seule la mort  peut soulager l’ultime et intolérable épreuve de Gloria,  refusée dans un sursaut de dignité tant elle la trouve dégradante. Dans son refus d’offrir le spectacle  d’un mariage instrumentalisé au public avide de sensations,  elle s’avère plus poignante encore qu’un personnage de Zola.  Elle « qui rêvait d’un monde nettoyé pour recommencer la vie »  elle s’offre la mort grâce à la compassion de son compagnon, une apothéose qui efface le pourrissement de la société.  Celui qui l’a euthanasiée se souvient de la  terrible phrase  prononcée jadis par son grand-père: « Ainsi on achève les chevaux ».

 10403477_10153269533197310_7088167531673483813_n.jpg?oh=b30753066507d9ae715a9d308964be1e&oe=55F6B51E&width=470

 La mise en scène y va fort, le public est  même sommé de participer et d’applaudir pour faire monter l’applaudimètre. Violence. C’est comme les like sur Facebook, comment peut-on liker de telles déshumanisations? Et pourtant, le spectacle de Michel Kacenelenbogen est d’une puissance remarquable quant à son impact sur le spectateur déjà bien ébranlé en début de saison par « Les filles aux mains jaunes » de Michel Bellier. Le rythme de ce spectacle  est très physique et de plus en plus  exténuant. La danse a fait place à la sauvagerie de la course dans une arène.  L’énergie des comédiens souligne le violent désir de survivre à travers le supplice et le désespoir. « Stop ! » hurle Janine Godinas «  Je suis sûre que l’on peut changer la marche des choses, se mettre ensemble et faire autre chose. » C’est ce qu’il faut entendre, à coup sûr, si on en croit le maître de la pièce et non le maître de cérémonie. La tension dramatique est  enrobée dans une  magnifique partition musicale (Pascal Charpentier) qui détourne dans des effets de contrastes saisissants, les tubes sentimentaux  de nos années d’insouciance  pour mieux dénoncer l’intolérable réalité. 

MAI 2015

Magali Pinglaut

Un besoin urgent de solidarité

http://theatrelepublic.be/event_details.php?event_id=141&cat_id=1

play_372_oabc-9618light.jpg

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=372&type=2

Comédie dramatique

ON ACHÈVE BIEN LES CHEVAUX

de HORACE McCOY. Traduction de MARCEL DUHAMEL. Adaptation: MARIE-JOSÉE BASTIEN
Mise en scène : Michel Kacenelenbogen Avec : Magali Pinglaut, Benoît Verhaert, Emile Falk, Gaëtan Lejeune, Anne Sylvain, Cachou Kirsch, Janine Godinas, Simon Wauters, Toussaint Colombani, Inès Dubuisson, Chloé Struvay et Benjamin Boutboul

DU 07/05/15 AU 20/06/15

Lire la suite...
administrateur théâtres

B comme... Bonnard, B comme ... Beau!

12273097052?profile=original ...Ses toiles représentent souvent son épouse Marthe, mais aussi les pentes verdoyantes de sa "maison roulotte" (comme il  l'appelle)  surplombant  le cours de la Seine, et les couleurs et de la lumière du Midi, région vue comme un paradis antique retrouvé. Le peintre y exprime sa propre vision de l'Arcadie, de sorte qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux acteurs de l'art moderne et un représentant incontournable du courant arcadien.  Du portrait à la nature morte, de la scène intime au sujet pastoral, du paysage urbain au décor antique, la rétrospective présentée au musée d'Orsay rend un très  bel hommage à cet artiste inclassable et il vous sera difficile de ne pas emporter le très beau catalogue. Car il s'agit bien de Pierre Bonnard. B comme Beau.

Un Weekend à Paris ? Ne ratez surtout pas la très belle rétrospective sur Pierre Bonnard au musée d’O! Cette exposition intitulée "Peindre l'Arcadie" est l'occasion d’explorer toutes les facettes  de son œuvre, du paravent japonisant aux grandes œuvres murales en passant par d’exquis tableaux intimes. Pierre Bonnard (1867-1947), cet artiste complet, influencé par le japonisme,  explorait divers champs de création : la peinture et le dessin, mais aussi la gravure, la sculpture et les premiers balbutiements de la photographie.  Pierre Bonnard se défendait d’être rattaché à l’un ou l’autre courant artistique.


-la-soiree-sous-la-lampe.jpeg?width=473Le parcours de l'exposition s’articule autour de huit sections: japonisme, intimité, imprévu, photographie, portraits, jardin sauvage, couleur, grands décors.  Du tableautin au grand format, du portrait à la nature morte, de la scène intime au sujet pastoral, du paysage urbain au décor antique, l'œuvre de Bonnard nous révèle un artiste instinctif et sensible. Au cours de sa carrière, il utilisera une  palette aux couleurs de plus en plus vives et lumineuses et une approche de la perspective résolument moderne.  Son sens aigu de la lumière, son attrait pour les couleurs vibrantes et l’utopie du Midi, ressentie comme un paradis antique retrouvé, l’ont conduit à représenter sa  propre vision de l'Arcadie*, de sorte qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux acteurs de l'art moderne et un représentant incontournable du courant arcadien.  

Slider-Expo-Bonnard-mus%C3%A9e-Orsay3.jpg3.jpg

« La vie et l’œuvre de Pierre Bonnard  offrent une apparence illusoire de calme et de limpidité. Il se joint en 1889 au groupe des Nabis, mais s’en éloigne rapidement. De même, il se libère de l’influence, prédominante sur lui, de Gauguin, des impressionnistes et des symbolistes, pour poursuivre sa démarche personnelle. Toute sa vie il sera passionné par la poésie des poètes symbolistes et celle de Mallarmé.

           L’art japonais traditionnel, qu’il a pu apprécier pour la première fois en 1890 lors d’une exposition d’estampes à l’École des Beaux-arts de Paris, demeure dans ses composantes essentielles, la référence à laquelle il restera le plus fidèle, ce qui lui vaudra le titre, donné par Maurice Denis, de « Nabi le plus japonard ».

 

pierre-bonnard-peindre-larcadie-exposition-mu-L-Dh5gTU.jpeg?width=198Cet apport se lit dans le choix de ses thèmes – la femme, la nature, les fleurs, les fruits, tout ce qui est fragile, évanescent, et aussi éternel -, mais surtout dans le traitement de la perspective, fondée sur la théorie du « double point de vue », c’est à dire une alternance de plans horizontaux et verticaux.

 

                 Bonnard affirme l’originalité de son style dès 1895 à travers sa réflexion sur les théories de l’art et, malgré la séduction évidente des couleurs et les thèmes, sa peinture se réfère à l’ordre du cognitif et du discursif, évident dans Effet de glace ou le Tub, 1909 (coll. Part., Winterthur), ou dans la série de ses autoportraits. Complexe, riche en nuances et en contradictions, elle suscite, sous des aspects trompeurs de joliesse et d’intimité bourgeoise, un réveil permanent de l’esprit. Les deux guerres mondiales, vécues dans une certaine retraite, n’altèrent pas son rythme de travail, mais elles le touchent au plus profond de son être. Son influence reste fondamentale dans l’art du XX° siècle par sa remise en question de la représentation traditionnelle de l’espace. Elle se porte jusqu’à l’avant-garde russe avec Malevitch.

 

                  En définissant l’espace pictural par des lois qui lui sont propres, indépendantes de la vision subjective et spontanée de l’homme, en revalorisant la surface du tableau grâce à ce que Mallarmé appelait « la perspective artistique » - qu’il admirait dans l’œuvre de Manet -, Bonnard annonce l’abstraction. Il applique ces règles nouvelles au domaine des intérieurs, ou de paysages aux couleurs lyriques - qu’il peint sur de très grands formats de 1926 à 1928 -, et aussi aux nus et aux portraits des êtres proches, sa compagne Marthe, son ami Signac, ses animaux aussi, chiens et chats, qu’il aimait particulièrement. Il exécute de 1938 à 1945, dans les temps de malheur de la Seconde Guerre mondiale, qui lui font penser que le monde devient fou, ses cinq autoportraits  d’un pessimisme sans complaisance sur la destinée de l’homme.

12273097073?profile=original A travers une centaine de  tableaux et une cinquantaine de photographies choisis par la conservatrice Isabelle Cahn et le président du musée, Guy Cogeval, le musée d'Orsay a voulu " faire découvrir d'une façon différente un peintre mondialement connu pour la magnificence de ses couleurs et la radicalité de sa vision."

Quant à ce très beau tableau de Bonnard Nu à Contre-jour, 1908, Pierre Bonnard, Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles... vous le retrouverez en prêt à l'autre bout de Paris dans une autre exposition Les Clefs d’une passion, à la Fondation Louis Vuitton.

      nu-a-contre-jour-1908-pierre-bonnard.jpg             

 

 

La rétrospective "PIERRE BONNARD, PEINDRE L'ARCADIE"  au MUSEE D'ORSAY 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 PARIS,  jusqu’au au 19 juillet 2015.

• Métro : Solférino (ligne 12)
• RER C : Musée d'Orsay
• Bus : 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

Horaires
Ouvert tous les jours sauf le lundi :
• de 9h30 à 18h , nocturne le jeudi jusqu'à 21h45

Tarifs
• Plein tarif : 11 € , Tarif réduit : 8,50 € , Gratuit pour les moins de 18 ans, les 18-25 ans ressortissants ou résidents de l'UE, les demandeurs d'emploi, les handicapés et pour tous les premiers dimanches du mois. •Audiophone 5€

http://www.musee-orsay.fr/

notes:  

*Arkadhía : Ville de la Grèce antique.  La population de l’Arcadie Antique était faite de pasteurs. Elle résista à l’hégémonie de Sparte. Arcadie symbolise un séjour dans le bonheur. (Larousse).

Parallèlement à la tendance littéraire, dont la poésie bucolique fut l'expression, le mouvement Arcadien fleurit dans le domaine de la peinture : les tableaux et les dessins représentaient des bergers dans un paysage bucolique et idyllique sur fond de forêts et de collines. Le plus bel exemple, est au 17ème siècle, le peintre français Nicolas Poussin (1594 -1665) inspiré par ce mouvement artistique qui a peint l'un de ses meilleurs tableaux, " Les bergers de l'Arcadie " ou " ET IN ARCADIA EGO " (1647). 

Source : http://arcadia.ceid.upatras.gr/

Source : http://www.culture-first.fr/first-off/exposition-pierre-bonnard-musee-orsay-billets-coupe-file-carte-pass-abonnement-box-culturelle-detail

Source : Histoire de L’Art. Du moyen Âge à nos jours ; Edition Larousse, essais et documents

Source: https://blognuart.wordpress.com/tag/nabi/

 

 

 

Lire la suite...

Un beau voyage

Un rêve ancien vient de se réaliser. Un voyage en Ecosse. Une semaine dans les hébrides intérieures.

Basés dans l'ile de Mull, nous avons sillonné, appareil photo et carnet de croquis à portée de main, les différents paysages de landes, forêts et côte sauvage.

Nous sommes allés découvrir les iles de Iona, Lunga et Staffa.

Un voyage inoubliable ou la nature est prédominante.

Les ambiances, la vie.

Le soir au pub avec les musiciens de l'ile.

Un rêve devenu réalité que je voudrais partager.

12273107657?profile=originalGrive musicienne à côté du cottage, près de Bunessan 12273107864?profile=originalLoch Na Lataich, ile de Mull

12273108461?profile=originalAbbaye St Colomban

Début du christianisme en Ecosse. 12273108857?profile=originalCroix celte 12273109252?profile=originalLa vue en face de notre cottage sur l'ile de Mull

12273108878?profile=originalToujours en face du cottage. La liberté.

12273109858?profile=originalEiders

12273110085?profile=originalPhoques

12273110501?profile=originalGuillemots de troll sur l'ile de Lunga

12273111071?profile=originalMacareux moine à Lunga

12273110885?profile=originalPingoins torda

12273111677?profile=originalOrgues basaltiques à Staffa

12273111853?profile=originalRetour sur l'ile de Mull

12273112253?profile=originalBaie de Carsaig

12273112082?profile=originalEt ébauche sur le terrain à Carsaig

12273112657?profile=originalDes arbres magnifiques

12273112493?profile=originalLoutre.

12273113069?profile=originalTobermory, la capitale de l'ile et un très bon whisky !

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles