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Du 20 – 05 au 07 – 06 – 15, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) a le plaisir de vous inviter à une exposition consacrée à une excellente artiste Belge, Madame ISABELLE MALOTAUX.

Nous sommes, face à l’œuvre d’ISABELLE MALOTAUX, impliqués dans l’expression d’une apologie de l’expérience figurative. Que ce soit dans le portrait comme dans les scènes à caractère rural, tout est prétexte au développement d’un figuratif « en mutation », en ce sens qu’à partir d’éléments épars, parsemés, ça et là, sur la toile, l’artiste provoque la gestation du mouvement dans ses moindres manifestations.

Cela s’illustre, notamment, dans la série des LINGES pendants, accrochés avec une pince sur un fil, entre deux immeubles. « Sujet trivial ! » direz-vous. Pourtant, ces linges, si communs, si peu dignes d’attention, ne pendent pas au vent. Ils flottent dans l’air telles des étoffes de soie ! Et ce flottement, devenu grâce à la sensibilité de l’artiste, si léger, si aérien, « structure », grâce au mouvement qu’il engage, le rythme de l’œuvre.  A certains moments, en particulier avec LINGE DANS LE VENT (100 x 110 cm – acrylique sur toile),

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l’on pourrait carrément parler de « plans » cinématographiques, car le cadrage proposé par ce tableau, n’est autre qu’une contre-plongée, au sens ou un directeur de la photographie l’entendrait. Une contre-plongée qui s’ouvre sur le vide : celui du ciel. L’effet de vertige est obtenu, à la fois grâce à une vue oblique, partant du sol, en flèche, pour rejoindre le ciel ainsi que par ces étoffes blanches, immaculées, agissant comme un contrepoint avec la saleté des murs, appuyée souvent par un chromatisme basique renforcé (axé sur le brun-foncé), pour augmenter les effets de contraste et de profondeur de champ. En outre, le mouvement créé par le flottement du linge est souligné par de fins traits au pinceau, posés sur les extrémités des tissus, accentuant la légèreté du flottement.

Ces linges flottants acquièrent une identité de sujets, car nous sommes bel et bien en présence d’un peintre figuratif.

De même les scènes à caractère « rural » sont également traitées comme si le paysage, souvent chargé de mélancolie, était le sujet.

LE VIEUX PIER (50 de diamètre)

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assure, par la présence imposante de la balustrade, perdue vers la jetée, un travail sur l’optique, donc sur la perception d’une œuvre, accentuée par une lumière crépusculaire, maculée de bleu, conférant au tableau une présence qui « parle » à l’imaginaire.

L’artiste travaille surtout avec des couleurs à l’origine de contrastes saisissants : le blanc, le noir ou le jaune, mélangés, de sorte à rendre « opaque » la fonction cognitive face à l’œuvre. MELANCOLIE (100 x 60 cm – huile sur toile)

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s’inscrit dans ce processus et pour mieux accentuer cette dimension de mystère, l’artiste n’a pas hésité à travailler l’œuvre au couteau comme pour donner à ce terrain vague la patine torturée d’un univers inconnu. Baignant dans une lumière vespérale, la couleur blanche au niveau du sol, annonce la possibilité d’une résurrection par la lumière.  

Cette dimension « mélancolique » se retrouve également dans LE VIEUX PIER (cité plus haut), lequel a été nettement influencé par Spilliaert dans ce travail splendide sur la perception visuelle, offert par la balustrade partant à hauteur du regard pour s’enfuir vers la jetée. Mais il n’y a pas que Spilliaert a avoir influencé l’artiste. Il y a aussi Edvard Munch. Et cela se ressent si, par le biais de l’imaginaire, l’on plaçait le célèbre personnage poussant son « cri » tout contre le bord de la toile, à l’orée du regard. Le décor rappelle, dans l’atmosphère qu’il dégage, celui du CRI, sauf qu’ici, il s’agit d’un décor basé sur le module de la courbe. Tandis que chez Munch, pour chacune des cinq toiles utilisées pour proposer son thème entre 1893 et 1917, tout est rectiligne.

CHANTIER (1OO x 60 cm – huile sur toile)

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exprime la fascination éprouvée par l’artiste dans cette parabole sur la vie et le devenir qui se cache derrière « l’édifice en construction ».

Nous évoquions, plus haut, la présence du « sujet » déclinée dans les scènes citadines et rurales. Il en va de même en ce qui concerne les portraits.

Une constante les unit :

1) tous les visages sont décentrés par rapport au cadre.

2) tous les visages baignent dans une suspension de l’instant mise en signe par un chromatisme illuminant les yeux ainsi que le front, plongeant ainsi les personnages dans une sorte d’émerveillement contemplatif.

3) la bouche est reconnaissable à la moue légère, lui conférant l’esquisse d’une pose en gestation, laquelle pourra ou non devenir un sourire affirmé.   

Le fait que l’artiste décentre le visage sur la toile est, selon ses propres termes, « un supplément à la composition », car elle trouve le personnage centré trop « classique ».

FEMME AU PULL ORANGE (110 x 11O cm – acrylique sur toile)

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est de tous les portraits exposés le seul comportant la plus grande variété chromatique : arrière-plan blanc et noir donnant une atmosphère cendrée, par rapport aux autres, lesquels proposent une dominante monochromatique : blanche pour le PORTRAIT masculin (40 x 40 cm – huile sur toile),

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verte pour le PORTRAIT féminin (40 x 40 cm – huile sur toile).

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Une même philosophie du chromatisme unit les portraits aux scènes rurales, en ce sens que tous deux se servent de la couleur pour approfondir le rapport psychique liant les deux thématiques.

La série des LINGES s’écarte singulièrement du lot, en ce sens qu’elle a été prise en Sicile par l’artiste, sur le vif. Néanmoins, le brio du cadrage dont elle fait preuve, résulte du fait que son regard capte les choses comme « un appareil photo », voulant dire par là qu’elle conçoit une œuvre à partir d’un « flash », ainsi définit-elle sa démarche. Une fois qu’elle a vu un paysage ou un visage, elle le retient dans sa mémoire pour aller au-delà de sa matérialité. Concernant les visages, elle peint aussi bien ceux des hommes que ceux des femmes, avec, néanmoins, si pas une préférence, du moins un faible pour ce qu’elle nomme les « femmes de caractère » (telles que le peintre Mexicain Frida Kahlo), dont la vie a été parsemée d’épreuves. Il est intéressant de noter qu’elle travaille la nuit, c'est-à-dire au moment de l’« abandon », là où la culture a le moins d’emprise sur nous.

ISABELLE MALOTAUX, qui a fréquenté l’Académie de Wavre, alterne indistinctement l’huile et l’acrylique. Elle enseigne la peinture et se plaît à dire qu’elle est très impulsive et qu’elle ne prépare jamais ses cours. Nul doute que ses œuvres réfléchissent cet état d’âme. Cette errance du visage plongé dans l’acte en accomplissement par la moue de la bouche ainsi que par le chromatisme enveloppant, est à mettre en parallèle avec l’aube crépusculaire des terrains vagues, laissant le visiteur (et sans doute aussi l’artiste) dans une interrogation existentielle.

Son écriture, même si celle-ci reste intrinsèquement figurative, ne peut s’empêcher de tendre vers (pardonnez le pléonasme) une abstraction psychique, car son œuvre traduit un figuratif caché, tout en métamorphose.

Néanmoins, s’il faut chercher le lien unissant les thématiques des portraits à celle des scènes rurales, définissable en tant que sujet, il ne peut se trouver que dans le rapport unissant l’œuvre avec le regard recréateur du visiteur. Car c’est par celui-ci que la sève intime de l’œuvre affleure à la conscience.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

 

A voir: 

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Isabelle Malotaux et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles 

(20 mai 2015  -  Photo Robert Paul)

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Isabelle Malotaux - Vue d'ensemble (photo Espace Art Gallery).  

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administrateur théâtres

12273088864?profile=original«  En chaque être, sommeille un livre… souffle l’éditeur de Céline Verlant qui ouvre grand la fenêtre sur le rêve. C’est Chagall qu’elle contemple, lui et sa sagesse. Puisque comme le souligne Sholom Aleichem , « La vie est un rêve pour le sage, un jeu pour le fou, une comédie pour le riche et une tragédie pour le pauvre. »

Elle nous invite à contempler l’universalité de l’œuvre de Chagall (Chagallus Universalis) dans son petit livre en forme de fenêtre, édité chez Lamiroy, illustrée d’images expressionnistes d’Yves Budin.

 

Céline Verlant est à l’écoute de toute une mythologie artistique qui s’est transmise de grand-mère à petite fille lors de nombreuses visites dans les musées dont elles raffolaient. C’est ainsi que souvent se transmet le mystère de l’émerveillement.

 

Sensible aux vibrations de couleurs concertantes du peintre, elle nous guide avec délicatesse sur les pas du peintre vers des  réalités essentielles : la beauté des fleurs, celle du bestiaire biblique ou domestique, des paysages, des astres et du ciel.  Amour et émerveillement vont sans doute de pair pour créer un univers magique unique,  protégé des fureurs du monde et du siècle, c'est le choix radical du peintre. Et Céline Verlant  partage avec Chagall une conclusion faite de ses bleus universels et intemporels. L’amour est l’évidence, l’énergie qui commande la création dans tous les sens du terme. Et l’œuvre de Chagall est pour elle un millefeuille de bonheurs recréés, qu’elle se plait à parcourir avec amour et admiration, dans une liberté de ton dynamisante.

 

 Tout en étant solidement documenté – Céline Verlant est historienne de l’art – , ce livre a la légèreté du rêve, et des personnages flottants –Luftmenschen –de l’œuvre de Chagall, maitre de la lévitation et de l'imaginaire. Quelle rencontre !

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chagall-11108dig-l.jpgDans son évocation de l’oeuvre du peintre,  Céline Verlant propose quatre pistes (l’homme, la société, l’animal, la nature) qui se retrouvent sous forme de quatre thèmes  présents comme par magie dans une gouache « Moi et le village » (1912), conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, similaire à la toile du même nom (1911) conservée elle  au Musée d’Art de New York.  L’homme ne serait-il pas à la société ce que l’animal est à la nature? 

 

Un hommage humble et émouvant. Si "pour les Juifs, le Mot est la seule patrie", Céline Verlant se sert de trois clefs, la création, l’interprétation et la transmission, pour célébrer l’hommage-anniversaire des trente ans de la mort du grand peintre. Ce livre est une merveilleuse introduction en tous cas à une autre promenade, celle que vous ferez dans la superbe exposition en cours aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique qui rassemble plus de deux cents œuvre du peintre légendaire du XXe siècle.

Marc CHAGALL

Exposition

28.02 > 28.06.2015

 http://www.fine-arts-museum.be/fr/expositions/chagall

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La Rétrospective Chagall (1908-1985) a eu plus de 300.000 visiteurs à Milan en septembre 2014 . C'est au tour des  Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Du 28-02-2015  au  28-06-2015.

Exposition en cours. rue de la Régence, 3   1000 Bruxelles

Plus de 200 œuvres de Marc Chagall provenant du monde entier ont été rassemblées pour cette importante rétrospective. L’exposition parcourt l’ensemble de sa carrière artistique, depuis les premières peintures en 1908 jusqu’aux dernières œuvres monumentales des années ‘80.

Si les grands thèmes chers à Chagall seront évidemment abordés, comme la culture juive, l’iconographie du village juif ou encore les traditions populaires, l’exposition se concentrera également sur sa rencontre avec la littérature du XVIIe siècle - et spécifiquement La Fontaine -, la découverte de la lumière et le traitement de la couleur. Un écho particulier sera donné à la période russe de l’artiste, au moment où son style si personnel le distingue d’un courant artistique  imprégné par la révolution cubiste.

Fidèlement retranscrit, le langage poétique original de Chagall embarque les visiteurs dans un univers époustouflant, témoin de multiples cultures et traditions. La Rétrospective Chagall (1908-1985) a eu plus de 300.000 visiteurs à Milan en septembre 2014.

Brochure (PDF) 

Organisée par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en partenariat avec le Palazzo reale de Milan, 24 ORE, Arthemisia Group, GAmm Giunti, cette rétrospective, placée sous le commissariat de Claudia Zevi, a été réalisée en collaboration avec Meret Meyer et Michel Draguet.

L’exposition réunira des œuvres de plus d’une vingtaine d’institutions internationales : Tate, MoMA New-York, Centre Georges Pompidou, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Museo Thyssen-Bornemisza, Fondation Beyeler, Fondation Maeght, Nagoya City Art Museum Japan, Musée de Saint-Pétersbourg, etc.

En Pratique :

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Rue de la Régence 3 -1000 Bruxelles.

Tél : +32 0(2) 508 32 11. 

E.mail : info@fine-arts-museum.be

Site web : www.expo-chagall.be

Service de réservations

reservation@fine-arts-museum.be

Tél. 02/508.33.33

Prix :

Normal : 14,50€ en semaine, 17,50€ le week-end

Seniors (+65ans) : 12,50€ en semaine, 15,50€ le week-end

De 6 ans à 26 ans : 7,50€ en semaine, 8,50€ le week-end

http://www.levif.be/actualite/belgique/chagall-ce-poete-qui-reve-d-amour/article-normal-371661.html

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De L'abnégation

 

Songerie, en pensant à Simone Weil

Des sentiments semblant voisins,
En coexistant se renforcent,
Conduisent à une même fin
Ceux qui de s'impliquer s'efforcent

.

Face à la souffrance évidente,
N'est pas rare la compassion.
Le plus souvent inopérante,
Elle demeure une impulsion.

Les bénévoles, font leur part,
Leur apport est considérable.
On doit considérer à part
Des êtres émouvants, admirables.

En connaissance du danger,
Ils exposent leur existence,
En offrant avec persistance
Leur secours à des étrangers.

Un mot définit leur conduite,
Abnégation, l'oubli de soi.
Il ne s'agit plus de mérite.

D'où leur vient cette unique loi?

18 mai 2015

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Monsieur,

 

Ecriture dans ma tête,

fugitive et fugace, elle passe,

grande Dame jamais lasse,

ombrageuse ou solaire,

jamais elle ne désespère ;

Laissons lui toute la place

qu'elle exige et mérite,

une vie toute entière.

Un pas d'elle,

 une enjambée bleue ;

c'est l'éclaircie en moi,

une  lettre pour vous,

un soleil roux cacheté,

tout en secret,

de moi à vous.

Bien à vous.

NINA 

                                                                                             

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Affliction


Sans arrêt, la ronde des astres
Se poursuit silencieusement.
On ne prévoit pas de désastres,
Tout se passe harmonieusement.

Sur terre, il n'en est pas de même,
Le danger se glisse partout.
Certains piégés deviennent fous.
L'instabilité reste extrême.

C'est l'époque des changements
Quand on imite, on ne raisonne.
On agit peu logiquement,
Le bon sens n'avise personne.

La vulgarité se répand,
Semble devenue convenable.
Substitut à l'humour manquant,
Elle demeure méprisable

 

Les parents, pour se faire aimer,
De nos jours, ont besoin de plaire.
Lors, de leurs enfants, désormais,
Les désirs sont à satisfaire.

Les jeunes, certes, s'abêtissent
Accrochés à des appareils,
Qui de rien ne les avertissent
Et les privent d'être en éveil.



Leur goût de la vie s'appauvrit.
Surtout celui de la brillance.
Ils ne connaîtront pas le prix
Des joies surgies de l'élégance.

S'affligent de nombreux parents
De l'indifférence certaine
Qu'ils inspirent à leurs enfants,
Dont ils éloignaient toute peine.

16 mai 2015.

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Le Glacial Mont Ventoux

Une aquarelle d'Adyne Gohy

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a été inspirée par

Eole

Un poème de Raymond Martin

 

Dans le néant profond de nos paroles,

 

S'envolent les mots en farandole.

 

Sont dispersées au vent les pensées habiles

 

En vaines paroles inutiles.

 

 

 

Fumées des critères aux cratères d'Italie,

 

Pain, amour et fantaisie.

 

Demeure mon âme sur le glacial Ventoux,

 

Le Dieu Eole y souffle son courroux.

 

 

 

De la fraîcheur du moulin de Maussane

 

Au moulin de Daudet, disparut le petit âne.

 

Timide et calme, Maillane la provençale

 

Se pare de neuf pour honorer Mistral.

 

 

 

Il n'y a plus d'escarbilles

 

Dans la plaine bigarrée des Alpilles.

 

Dans le néant profond de nos dialogues,

 

Disparut le nerveux pinceau de Van Gogh.

 

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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administrateur théâtres

12273097279?profile=originalSur la route de Paris-Bruxelles: Oyez bonnes gens, artistes et public de Quiévrain et d'Outre-Quievrain, frontaliers ou métropolitains, chaque année, 3 jours sont consacrés exclusivement

au piano sous toutes ses formes : concerts symphoniques, récitals, sessions jazz, piano et cinéma, masterclasses, improvisations, créations et happening musicaux, rencontres avec les artistes, conférences...

Venez donc à pied, à cheval ou en voiture, le TGV , pourquoi-pas? 

Nous festivalons avec Arts et Lettres!

Voici le concert d'ouverture:

KUN WOO PAIK
J.-C. CASADESUS

PIANO SOLO & CONCERTO

N°1

4379432_7_af47_la-salle-renovee-de-l-auditorium-grand_71b0e153d2ad108c66677d3090d65ff0.jpg?width=92NOUVEAU SIÈCLE • AUDITORIUM

VEN 12 JUIN 20:00 > 21:00

OUVERTURE DU FESTIVAL
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

LISZT VALSE DE L'OPÉRA FAUST DE GOUNOD,
POUR PIANO SEUL

BEETHOVEN CONCERTO POUR PIANO N°3

KUN WOO PAIK PIANO
JEAN-CLAUDE CASADESUS DIRECTION

Le grand pianiste Kun Woo Paik nous fera tout d'abord découvrir un genre très en vogue au XIXème siècle, celui de la paraphrase d'opéra, dont Liszt fut l'un des plus fameux représentants. Alors qu'il n'y a à l'époque ni radios ni disques, les transcriptions pour piano permettent aux mélomanes d'entendre chez eux leurs œuvres favorites ! Puis le pianiste coréen nous régalera avec Beethoven, dont le Troisième concerto adopte un langage novateur, le piano dialoguant d'égal à égal avec l'orchestre.

Concert diffusé en direct par France Musique et en différé sur Grand Lille TV

http://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/vendredi/

http://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/samedi/

http://www.lillepianosfestival.fr/juin_2015/dimanche/

Et de très beaux lieux à découvrir!

Nouveau Siècle

Place Mendès France - Lille

Métro ligne 1 > station Rihour
Parking Nouveau Siècle ou Grand Place
Station V'Lille Nouveau Siècle ou Rihour
onlille.com

 

Conservatoire

Place du concert - Lille

Parking Vieux Lille Peuple Belge
Station V'Lille Place du concert
http://conservatoire.lille.fr

 

Gare Saint Sauveur

Boulevard Jean-Baptiste Lebas - Lille

Métro ligne 2 > station Mairie de Lille
Station V'Lille Jean-Baptiste Lebas
lille3000.eu


Maison natale Charles de Gaulle

9 rue Princesse - Lille

Parking Avenue du Peuple Belge
Stations V'Lille Halle aux sucres et
St-Sébastien
lenord.fr

 

Palais des Beaux-Arts

Place de la République - Lille

Métro ligne 1 > station République - Beaux Arts
Parking République
Station V'Lille République - Beaux Arts
pba-lille.fr

Centre culturel de Lesquin

ville-lesquin.fr


Villa départementale Marguerite Yourcenar

Centre Départemental de résidence
d'écrivains européens
2266, route du Parc - Saint-Jans Cappel

lenord.fr

 Serez-vous du voyage?

..pour vous donner envie: C'était il y a un an! https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/retour-sur-le-lille-pianos-s-festival-dans-13-lieux-ces-13-14-et

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administrateur théâtres

Réveil vibrant aux couleurs de la souffrance, les artistes disent la vérité

L’artiste peintre et  écrivain Maxim Kantor (°1957) est une figure emblématique de l’underground dissident soviétique. Il jette aujourd’hui un regard sans complaisance sur la société russe post-soviétique.  Il a contribué récemment avec  Gidon Kremer à créer un programme unissant peinture et musique "La Russie - visages et masques" qui fut présenté à Odessa  le 24 avril dernier. «  Fidèles à Goethe, Rimbaud ou Kandinsky, nous considérons que chaque son correspond à une couleur, ou parce que nous sommes solidaires de l’idée de Platon selon laquelle toutes les émanations de l’esprit possèdent une même origine. Nous avons aussi décidé de nous lancer dans cette expérience, parce que la situation mondiale actuelle appelle à l’union. A une époque où  la menace contre l’humanisme ne devient que trop évidente, il semble nécessaire de démontrer la solidarité des artistes de tous bords, la synergie de différents langages en une seule parole. Le savoir-faire et les techniques peuvent être différentes, un matériau peut se distinguer d’un autre, mais le son né d’un archet, un coup de pinceau, parlent d’une même douleur face à ce qui se passe. Nous sommes bien loin du jour où  Moussorgski a écrit ses "Tableaux d'une exposition". Le compositeur avait probablement une autre idée du Gnomus et de La grande porte de Kiev !  Mais nous voulions parler  de la souffrance dépeinte par de nouveaux tableaux d’une réalité dans laquelle l’impressionnisme n’a plus sa place. C’est ainsi qu’est né ce projet, explique Maxime Kantor, comme un symbole de résistance et d’union, comme une déclaration conjointe d’artistes.

Inscrire au programme deux compositeurs comme Philip Glass et Moussorgski, l’appeler « Kremerata Baltica, confrontation between two worlds » c’est déjà faire un pas vers la compréhension de l’autre. Pour mémoire, la Kremerata Baltica, est un ensemble composé de 23 jeunes musiciens talentueux originaires de Lettonie, de Lituanie et d’Estonie qui ont le vent en poupe grâce à leur exubérance, leur énergie et  leur joie palpable de jouer ensemble sous la direction de leur chef violoniste  Gidon Kremer.  En à peine 15 ans, La Kremerata Baltica est devenue l’un des meilleurs orchestres de chambre au monde, affirmant sa réputation dans les plus grandes salles de concert internationales, jouant  dans plus de 50 pays, se produisant dans 600 villes et donnant plus de 1000 concerts à travers le monde : Asie, Australie, États-Unis, Amérique latine, Russie et Europe. 

Gidon Kremer insiste pour sous-titrer ce projet musical et visuel « Tableaux d’une autre exposition » Selon lui, il est possible grâce à la musique de s’adresser au conscient et au subconscient du public sans faire appel à des stéréotypes politiques mensongers. La combinaison des perceptions musicales et visuelles est capable d’agir sur l’auditeur et le spectateur, comme un œuvre de Bach et de Vermeer, ou de Tchaïkovski et de Petrov-Vodkin.  La confrontation des images et du son génère un espace pour la recherche de soi-même et de son rapport au monde. « Avec notre projet, insiste-t-il, nous essayons de rendre une conscience qui ne soit pas anesthésiée par des moyens de communication de masse et de nous forcer à sentir les événements tragiques qui nous entourent, ainsi que notre responsabilité par rapport à ces événements. Pousser chaque spectateur et auditeur à regarder au fond de lui-même, à réfléchir au destin de l’humanité et à notre propre rôle dans ce qui se joue aujourd’hui. En dépit de la manipulation des media. L’indifférence est la plus dangereuse maladie. Si l’art ne possède pas la capacité de sauver le monde, il possède au moins le pouvoir de nous rendre meilleurs. »

Comment ne pas être conquis  dès l’ouverture du concert qui débutait avec Andreï Pushkarev  dans  le Concerto pour violon, vibraphone et cordes « Flowering Jasmine » de Georgs Pelēcis?  De l’ambroisie musicale ! Quatre violoncelles soulignent dans une discrétion absolue le vibraphone qui semble mélanger des parfums rares dans une gestuelle musicale envoûtante. Le jeu de félicité enfle comme un chant d’espoir jusqu’à l’apparition soudaine du  chef d’orchestre, vêtu d’une ample  chemise blanche et taquinant joyeusement  son Amati 1641… Après ces libations de bonheur, place au soliste bouleversant et au défilé de visages muets, de spectateurs figés, de voyageurs en attente sur un quai, -wired-. Les violons chantent le ventre souterrain d’une ville. Qu’est-ce qui relie le monde ? La parole est au violoniste solitaire, les arpèges rappellent Bach. Un concentré d’émotions s’empare du musicien. La lumière vibrante de son archet rappelle le pinceau d’un peintre. Va-t-il réussir à ranimer la flamme humaine?  Il diffuse la sagesse d’un homme « for all seasons ».  L’écoute du public est intense!  « The American Four Seasons » , le Concerto pour violon et orchestre n° 2 de Philip Glass était  accompagnée de projections vidéo de Jonas Mekas (né en 1922), réalisateur de films, poète et artiste d’origine lituanienne souvent considéré comme le ‹parrain du cinéma américain d’avant-garde›,  de Rimas Sakalauskas (né en 1985), artiste vidéo de la jeune génération lituanienne,  d’Adam Magyar (né en 1972), photographe hongrois établi à Berlin, et de  Pingo van der Brinkloev, artiste danois spécialisé dans les effets visuels.

La deuxième partie du concert est dédiée «  à ceux qui… » « To those who continue to suffer in Ukraine » C’est le Requiem for Ukraine pour violon d’Igor Loboda (1956). Ce sont de longues notes lancinantes explosées par des syncopes brutales, puis un bras le corps d’accents slaves. Au cœur de l’acidité mordante d’une déconstruction inéluctable, le violoniste  se débat avec une énergie opiniâtre. Le public respire à peine.

La puissante version  pour  orchestre de chambre de Jacques Cohen de l’œuvre de  Mussorgsky, est soutenue par les toiles insoutenables de souffrance humaine de  Maxim Kantor. Les percussions claquent comme des armes de guerre.  Le temps n'est plus à la douceur impressionniste, ni aux pleurs pour la mort d'un ami cher! On est au temps des génocides...

Comme le printemps, la tendre sérénade pour violon de Valentyn Sylvestov et d’un bis encore plus tendre : « Lullaby » de Tankovich redonnent quelque espoir. On respire, mais qui pourrait encore s’endormir dans l’indifférence ?  

 

Ce qui est sûr, c’est que le spectateur-auditeur ne peut désormais plus ignorer les faucons et les loups,  la prise d'otages du théâtre de Moscou pendant la comédie musicale Nord-Ost destinée à la jeunesse le  26 octobre 2002, les 186 enfants et les 148 adultes de Beslan massacrés en 2004, le 17 juillet dernier, les 283 victimes de l’attaque  du Boeing 777 MH17, les milliers de victimes de la guerre civile du Donbass en Ukraine depuis le 6 avril 2014. Qui peut encore  supporter le cynisme,  l’indifférence aux choses,  aux gens et aux dictateurs?

  http://www.flagey.be/fr/programme/15809/kremerata-baltica

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administrateur théâtres

Bouquet infernal et grandiose

 

Pour ne rien vous cacher, nous avons vu ce spectacle deux fois : la première … à la première, avec une incomparable Jo Deseure,  cette  grande artiste qui a osé plonger dans le rôle à la dernière minute et dont on a tait le nom jusqu’au tomber du rideau. Elle  n’avait eu qu’une répétition, la veille de la première, pour capter avec talent le ballet des entrée et des sorties et jouer de façon époustouflante un rôle dont elle ne connaissait pas le texte! Exercice digne d’un examen final de conservatoire, qu’elle a maîtrisé avec une stupéfiante adresse. Elle remplaçait donc  au pied levé l’immense Jacqueline Bir, pour qui la pièce avait été écrite, interdite de planches par la Faculté. En duo  verbal avec José Van Dam elle interprétait sans faiblir le rôle principal de  la nouvelle création de Thierry Debroux intitulée « Vampires ». Elle fut saluée par un  tonnerre d’applaudissements.

Quant à José Van Dam, il  n’a pas eu froid aux yeux d’accepter de jouer avec une parfaite inconnue, se privant de l’appui de sa partenaire  habituelle  aux répétitions.  Le plus étonnant c’est que Jo Deseure, à s’y méprendre donnait l’impression par moments d’incarner vraiment l’absente du bouquet infernal. Présence scénique ahurissante, un modèle d’interprétation improvisée, tout en gardant un contact oculaire discret avec le texte diffusé sur des écrans aux premières loges de chaque côté de la scène.

 

Pour le fond, Thierry Debroux s’est emparé du mythe des vampires, mélange de roman historique et de science-fiction qui ne cesse de nous fasciner, que ce soit en littérature ou au cinéma. Tout le monde a lu « Dracula » de Bram Stoker en édition simplifiée lors des premiers cours d’anglais, et d’autres auront exploré la jouissance littéraire des  passionnantes « Vampire Chronicles » d’Anne Rice et le fameux « Interview with a vampire » avec Tom Cruise et Brad Pitt.  D’aucuns se souviendront du « Bal de vampires », le film de Polanski sorti en 1967. Le thème de l’immortalité est l’un des favoris de Jacqueline Bir, aussi  ceux de la beauté, de la jalousie, de  l’amour impossible, de la sensualité et de la mort. Son interprétation de ces thèmes était certes beaucoup plus forte et poignante  dans « Sarah et le  cri de la langouste » où elle incarnait Sarah Bernard, mais il y a ici une sérénité indiscutable, un lâcher-prise et une sensibilité pleine d’humour et d’humanité. On reconnait les morsures de Thierry Debroux qui s’attaque avec malice aux maux du Temps : le bruit dévastateur de paysages du TGV, la manie des téléphones portables, la toute-puissance du Saint-Dicat, le diktat du Buzz à tout prix, l’envoûtement de Facebook,  nos nourritures terrestres frelatées, si pas carrément empoisonnées et en passant, quelques coups de griffe aux Bobos Bio! Côté nourritures célestes, on mélange allègrement Ronsard et Corneille(s)… Le texte de cette comédie moderne est donc très plaisant, bien bâti, bien rythmé.

Mais la part du lion va à la critique acerbe du show business, via le personnage déjanté du bouffon parfait, un créateur de comédie musicale (seul genre littéraire et musical subsistant apparemment en 2015).  Ce carnassier moderne a jeté son dévolu sur le manoir où  se sont  soudainement réveillés Isadora (roulez le r) et Aménothep après 102 ans d’hibernation. Véritablement gondolant dans son rôle, au propre comme au figuré,  le metteur en scène fou croasse à merveilles et  excelle dans sa manière de vampiriser les vampires. Peinture de notre monde?  C'est le délectable comédien Angelo Bison qui est à l'œuvre. Il  les entraînera dans des répétitions délirantes, créant musique et texte au fur et à mesure des malentendus et des sinistres rebondissements. Aurelia Bonta, sa très appétissante assistante en talons aiguilles  rouges incarne la victime de toutes les peurs et angoisses. Elle se débat dans le cauchemar avec la dernière énergie vocale et corporelle. Il y a aussi Maurice (ou Serge), l’ineffable maître d’hôtel, qui participe avec grande finesse à ce vaudeville très particulier. Bruno Georis est impeccable dans l'humour et les gestes, une perle de sang-froid si l’on peut dire ! 

Théâtre Royal du Parc's photo.

 Même la deuxième fois où l’on voit le spectacle, cette fois avec l’illustre Jacqueline revenue de ses maux de gorge incapacitants, on rit  de bon cœur aux plaisanteries taquines d’un texte qui continue à amuser franchement. La reine de la nuit rouge a une allure folle sous  un maquillage, des coiffures et des costumes parfaits. Rien à voir avec l'affiche du spectacle, passablement horrible.  Isadora est une vampire attachante aux tendresses inattendues malgré  les chamailleries internes au couple. Elle éprouve des réticences très humaines devant la mort violente par balles… et se fabrique finalement des noces de cendre grandioses avec son compagnon de toujours.  Son interprétation est, on s’en doutait, totalement convaincante aux côtés d’Aménothep-José Van Dam, très joli cœur, qui parfois pousse la chansonnette en l’honneur de Mozart.  

 

 

Au théâtre Royal du Parc, du 23 avril au 23 mai 2015.

CRÉATION MONDIALE.

« VAMPIRES »

de Thierry DEBROUX.

Avec:

Jacqueline BIR, José van DAM, Bruno GEORIS, Angelo BISON, Aurélia BONTA

Mise en scène : Monique LENOBLE

Assistanat : Catherine COUCHARD

Décor et costumes : Thibaut DE COSTER et Charly KLEINERMANN

Lumières : ZVONOCK

Maquillages : BOUZOUK

http://www.theatreduparc.be/Agenda/evenement/57/21.html

 

 

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De hautes relations

Leur destin met en relation
Des inconnus qui s'entretiennent.
Parfois, aussitôt, ils deviennent
Unis par leur admiration.

Les amis, certes se soutiennent.
Or, ceux qui sont le mieux placés,
Contribuent souvent au succès
Des plus malchanceux, à la traîne.

Un surréaliste éminent,
Avec conviction, à tue-tête,
Soudain célébra un poète,
Décédé misérablement.

Très motivé, Lautréamont
Désirait connaître la gloire.
Fut courte et triste son histoire,
Le rendit célèbre Breton.

Avoir de hautes relations
Est un privilège assez rare.
L'artiste averti se prépare

À bâtir sa réputation.

7 mai 2015

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Une belle opportunité cette invitation !

La dernière fois était en 2012 -

Rebecca Terniak

Jeudi 30 avril

Heure

Titre de l'animation

Société

Stand

Auteurs

17:00 - 18:00

LaFamily:contes et comptines selon Steiner-Waldorf

PAYOT L'ILOT JEUNESSE

L'îlot jeunesse

            Rébecca Terniak

+

18:00 - 19:00

Dédicace: Rebecca Terniak

PAYOT L'ILOT JEUNESSE

L'îlot jeunesse

            Rébecca Terniak

+

Vendredi 01 mai

Heure

Titre de l'animation

Société

Stand

Auteurs

11:00 - 12:00

LaFamily: jeux et contes selon Steiner-Waldorf

PAYOT L'ILOT JEUNESSE

L'îlot jeunesse

        Rébecca Terniak

+

12:00 - 14:30

Dédicace: Rebecca Terniak

PAYOT L'ILOT JEUNESSE

L'îlot jeunesse

        Rébecca Terniak

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La poésie ruisselle

Songerie

Autrefois, parcourant les campagnes de France,
Humant l'air parfumé, les trouvères chantaient.
Ils avaient le talent et l'art de raconter,
La douceur que confère à des élus, la chance.

La nature n'a rien perdu de ses attraits,
Ne cesse d'étonner tout en restant pareille.
L'âme restée sensible s'attendrit, s'émerveille,
Alors que, fulgurant, s'impose le progrès.

La vie sur la planète a pris un autre aspect.
Il y a du génie et de l'obscurantisme,
De la sauvagerie défiant l'humanisme,
Les fous se manifestent, abondent les suspects.

Dépaysés, les vieux ne savent que penser,
Ne comprennent que peu ou prou à cette époque.
Les artistes nouveaux s'insurgent et provoquent.
Leurs discours quelques fois paraissent insensés.

Les êtres esseulés, qui s'expriment en vers,
Ceux qui vont par les rues encombrées et bruyantes,
Ont d'étranges émois, des pensées éprouvantes,
Tentent de transcender le mal vil et pervers.

Sur les ondes, partout, la poésie ruisselle.
Littéraire plaisir ou besoin du moment.
Or n'arrivera pas un tendre avènement
Point de prince à nommer en cette ère nouvelle.

30 avril 2015

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Le plaisir de glisser sur l'eau

Une aquarelle d'Adyne Gohy

12273095890?profile=original

a inspiré 

Dans le silence du Lac de La Montagne

Un poème de Raymond Martin

 

Un silence verdoyant enveloppe l’immense  lac, paisible,  délivré de son manteau  glacé et cotonneux, qui laisse  place à l’espérance lumineuse d’un été prometteur en bienfaits colorés.   

On peut soupçonner un léger bruissement dans les branchages des épinettes ragaillardies par le soleil, au mitan de sa course généreuse. 

 

Un  cri sec, furtif, se fond dans l’espace  serein,  où l’onde tranquille ressent un frémissement dans  son reflet de la vie. Castor surpris par une chose plate et rougeâtre flottant à la surface du lac avec dedans comme un sémaphore envoyant des signaux, prévient sa tribu de l’intrusion dans leur domaine, de cet objet flottant.

 

Clip, clap ! Clip fait la pagaie de gauche, clap fait la pagaie de droite,  animées par les bras du sémaphore, délivrant un message secret.

Etonnée, la tribu surveille ce frêle esquif ondoyant  vers l’immensité du lac, bien aise enfin, de ne plus être dérangée dans sa sieste.

 

L’onde généreuse ne prend pas ombrage de cette coque de noix profitant de sa quiétude

Pour flotter vers un monde inconnu, à priori  tranquille. 

 

La  navigatrice  sans soucis, solitaire, goûte à souhait au charme indicible de cette symphonie Pastorale, que n’aurait pas reniée  Beethoven.

 

Belles heures silencieuses passées à voguer en ce monde enchanteur, végétal, minéral, fluide des gracieuses et paisibles, antiques, Laurentides.

 

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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administrateur théâtres

zurga_lionel_lhote_et_leila_anne-catherine_gillet__.jpg?width=452La première des « Pêcheurs de Perles » a eu lieu en 1863, Bizet avait alors  tout juste 24 ans. L'opéra est ramené à Paris en 1889  pour l'Exposition Universelle, l’exotisme oriental  est à la mode. L'histoire se déroule  à Ceylan avant l’occupation anglaise. Une communauté de pêcheurs-plongeurs en apnée affronte durement  la nature, les tempêtes et les cyclones  pour vivre de la pêche de l’huître perlière. Chaque année une  nouvelle prêtresse vierge  est invitée au village pour prier Brahma et  repousser par ses chants les esprits maléfiques.  Elle prête le triple serment de rester voilée, vierge et sans tache, de prier jour et nuit et de n’avoir ni ami ni amant. La mort la menace si elle en vient à transgresser le serment.  Les deux indéfectibles amis, Nadir et Zurga évoquent leurs souvenirs de voyage où ils  sont tombés amoureux jadis de la même femme mais ils  se sont juré mutuellement une fidélité  éternelle qui ne saurait être entravée par des liens amoureux. nadir_marc_laho_et_zurga_lionel_lhote__.jpg?width=452 Bien sûr, l'amour entre Leila, la  jeune prêtresse vierge, et l’élégant  chasseur de fauves  Nadir renaît lorsqu’il entend sa voix et sera jalousé par son ami Zurga, devenu chef de la communauté. La palette de la couleur des sentiments du triangle amour , amitié et jalousie  vaut bien celle des perles : du noir le plus sombre, quand le cœur crie vengeance pour la trahison, aux  rutilantes  couleurs de verts  et violets pour la souffrance et les doutes qui s’insinuent, aux éclats nacrés de l’amour pur, du sacrifice librement consenti, et finalement du pardon, de la clémence  et de l’oubli de soi.  

Ces couleurs nacrées, délicates, voire étincelantes dans l’évocation du coup de foudre des amoureux  sous  la lumière des tropiques, ou celles de l’épouvante, sont rendues avec intensité par l’orchestre dirigé par Paolo Arrivabeni qui fait vibrer la texture orchestrale. Les  mélodies lancinantes et mystérieuses sont  pleines de raffinement et de recherche. L'atmosphère languissante du premier acte est particulièrement envoûtante. La présence des courbes mélodiques du chœur souvent en coulisses, entretient l’atmosphère poétique et finit par ensorceler. Sortilège malais ?  nadir_marc_laho__et_leila_anne-catherine_gillet_.jpg?width=452

 

Le metteur en scène japonais Yoshi Oïda  a relevé le défi de recréer l’exotisme imaginaire d’un Bizet qui n’a jamais quitté la France. C’est beau, dépouillé  et intemporel. Cela donne l’impression de  se passer sur une île lointaine du Japon, cela semble  frôler les côtes indiennes ou du Sud-Est asiatique, toucher peut-être l’Afrique et refluer jusqu’aux confins de la  Polynésie, sans que le rêve ne s’arrête.  Quelques barques  en forme de feuilles de palmier, creusées dans le bois sauvage, quelques nasses, des perches de bambous, l’esquisse d’un ponton qui se transforme en temple ou en couche sommaire,  dans un univers de bleus et de couleurs Chagalliennes, du sol au plafond et dans les miroirs. Les jeux de lumières sont fascinants.  L’esquisse d’un horizon flottant est-il le bord d’une falaise?  Ou la ligne entre ciel et mer ? Les travailleurs de la mer habillés de couleurs océanes disparaissent au fond du plateau dans un jeu de bras et de jambes  lent et  poétique. L’esprit flotte sur un  plateau vivant et vibrant de couleurs et de sonorités, comme la lumière qui traverse un vitrail. Est-on entre  ciel et terre, sous un croissant de  lune couché à l’horizontale ou dans la féerie d’un royaume sous-marin pardessus lequel flottent de frêles esquifs sur une eau transparente?  12273097493?profile=original

 

La superbe texture vocale et dramatique des quatre personnages dissipe le flou.  Anne-Catherine Gillet, Marc Laho, Lionel Lhote et Roger Joachim sont  tous des artistes belges francophones qui tous font preuve d’une diction impeccable. En effet, chaque tessiture articule la prosodie française avec une étonnante limpidité, sans le moindre  relent de français chanté affecté et vieillot.  Quel collier de perles, ces voix nuancées, ces timbres parfaits, cette prosodie célébrée avec ravissement ! « O nuit enchanteresse, divin ravissement ! » se joue de part et d’autre de la rampe. La maîtrise  vocale de  Leila (Anne-Catherine Gillet) est remarquable : de très belles notes de tête, rien de forcé, de la souplesse dans la virtuosité, une très belle variété dans le phrasé et la couleur. Son jeu physique est tout aussi empreint de grâce et d’humanité. « Accorde-moi sa vie, pour m’aider à mourir », plaide-t-elle pour sauver Nabir.  Tout est prêt pour le sacrifice. Roger Joachim interprète  le rôle de Nourabad le grand-prêtre de Brahma comme s’il endossait le rôle du Destin. Quelle puissance tranquille, quelle imposante autorité dans sa somptueuse voix de basse! Le ténor Marc Laho, originaire de Liège, livre un Nadir très vaillant, habité  par le désir, incapable de se tenir à ses promesses, incroyablement humain, offrant  sans compter le velours palpitant de ses émotions. Au cours de l’action, la voix chaude et cuivrée du baryton, Lionel Lhote  rassemble dans  le noble  personnage  de Zurga, toutes les tempêtes mais aussi  la sagesse de l’homme maître des émotions les plus  déchirantes.  Son ultime  « A Dieu ! »  est majestueux, il a renoncé aux deux seules choses qui comptaient dans sa vie, l’amitié et l’amour, après avoir découvert en Leila celle qui lui avait sauvé la vie des années auparavant.

 

nadir_marc_laho___leila_anne-catherine_gillet_et_zurga_lionel_lhote___.jpg?width=300A tous points de vue, cette dernière création toute en finesse de L’Opéra de Liège force l’admiration et se range au niveau des plus belles performances internationales.  La saison prochaine du MET a mis « Les pêcheurs de perles » dans sa programmation en janvier 2016, ils auront fort à faire pour égaler la beauté et la tenue  de ce spectacle  ciselé avec le plus grand art.   

Paolo Arrivabeni, direction musicale • Yoshi Oïda, mise en scène • Tom Schenk, décors • Richard Hudson, costumes • Daniela Kurz, chorégraphie • Fabrice Kebour, lumières • Marcel Seminara, chef des choeurs

 

Anne-Catherine Gillet, Leïla • Marc Laho, Nadir • Lionel Lhote, Zurga Roger Joachim, Nourabad

Liège, Théâtre royal, du 17 au 25 avril. Réservation : 04-221.47.22 ou www.operaliege.be

Charleroi, Palais des Beaux-Arts de Charleroi - PBA le 30 avril à 20h

http://www.pba.be/fr/saison/153/les-p%C3%AAcheurs-de-perles

      

    

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administrateur partenariats

Un cadeau de Suzanne Walther-Siksou,

que je remercie infiniment pour sa générosité.

12273095665?profile=original"Spirales"

On a parfois besoin d'un peu de poudre d'or

Propos inspiré par« Spirales » une composition de Liliane Magotte

Quand un peintre a crée des formes dynamiques,

Les couleurs se marient souvent dans la magie,

Parfois, elles répandent un courant d'énergie,

Et sa composition offre une image unique.

Il faut, pour qu'elle engendre un suave plaisir

Que son exécution révèle un savoir-faire,

Un évident talent et aussi un mystère,

Une grâce agissant tout comme un élixir.

Un abstrait mène ailleurs, sans demander d'efforts.

Il délasse et surtout, s'il est beau, ensoleille.

La lumière sur l'âme en tout temps fait merveille.

On a parfois besoin d'un peu de poudre d'or.

Suzanne Walther-Siksou

25 avril 2015

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 29/04 au 17/05/2015 l’exposition  événement des artistes suivants : Guy Béraud (Fr) peintures, Liliane Magotte (Be) peintures, THALOU (Be) céramiques, Marian Sava (Be) sculptures en marbre, Chantal Fourdrin (Fr) peintures, Christa Finzl (Fr) peintures et Dominique Dauvert (Fr) peintures .

 

Le VERNISSAGE a lieu le 29/04 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.

 

Le FINISSAGE a lieu le 16/05 de 11h 30 à 18h 30.

 

         Guy BÉRAUD (Fr) peintures

         « Les Caprices de l’Âme » 

 

         Liliane MAGOTTE (Be) peintures

         « Spirales » 

 

         THALOU (Be) céramiques

         « Les âmes et les corps »

 

         Marian SAVA (Be) sculptures

         « Caresses du marbre »

 

         Chantal FOURDRIN (Fr) peintures

         « Couleurs, mouvements et vibrations »

 

         Christa FINZL (Fr) peintures

         « Emotions et sensibilité »

         Dominique DAUVERT (Fr) peintures

         « Mouvement, lumière et émotion »

                  

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

 

         Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 29 avril au 17 mai 2015.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

 

 

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

Le site de la galerie se prolonge également sur

Le réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery :  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://j.mp/1dDwL9m

 

Duo Harpe Celtique - Flûte Traversière

Concert du 8 mai 2015

 

A propos de Dominique Harpigny

 

Bien qu'ayant suivit un cursus particulièrement classique tant à l'académie qu'au Conservatoire Royal de Mons, Dominique se démarque par ses interprétations d'œuvres modernes ou ses choix de répertoire. Choix qui le conduiront aux termes de ses études classiques au jazz, dans la classe de Steve Houben durant 2 années.

C'est finalement dans le rock celtique qu'on le remarque, sa dextérité et son souffle qui semble infini servent à merveille les mélodies ternaires des gigues et autres tarentules.

Aujourd'hui leader de son groupe Electroll, il prépare un premier album pour Juillet 2015.

 

A propos de Françoise Marquet

 

Françoise Marquet est comédienne, conteuse et harpiste celtique.  Elle se produit dans de nombreux événements, festivals et spectacles.

 

Cela fait six ans que la musique fait partie de sa vie et est devenu son métier au même titre qu'actrice.  La culture celtique et l'univers de la mythologie l'inspirent intensément pour ses créations.  Elle participe à plusieurs projets et travaille aujourd'hui pour le théâtre et le cinéma. 

 

Voyageuse dans l'âme, Françoise jouera avec le groupe Brigantia Belgae lors du Festival de l'Ourthe Bleue cet été et accompagnera Olivier de Robert lors de son spectacle au château de Quéribus dans le Sud de la France le 17 juillet prochain.

 

 

An "Angelic" harpist and a "Demonic" Flute Player

 

Françoise Marquet et Dominique Harpigny se sont rencontrés lors de différentes festivités, dans une ambiance médiévale et fantastique.

Au fil du temps, leurs échanges musicaux, le plus souvent improvisés, se sont transformés en une complicité nourrie par une sensibilité et une musicalité accrue par cette volonté commune de mettre leurs talents au service d'une musique issue des traditions ancestrales.

Bien que n'étant pas issus de la même "école", ces deux artistes se complètent, se regardent, s'écoutent et se suivent sur le chemin sinueux d'une mélodie celtique au pouvoir enivrant.

Caressée par le souffle infini de la flûte qui dérivera au gré de sa fantaisie, la harpe, fidèle, marquera le temps et soutiendra l'harmonie essentielle sans jamais fléchir.

 

C'est dans ce répertoire intimiste qu'ils vous convient ce vendredi 8 Mai 2015 pour une traversée au cœur des pays celtes et de leur répertoire chaleureux et poétique. 

 

Date : vendredi 8 mai 2015 à 20h

Lieu : Espace Art Gallery

         rue Lesbroussart 35

         1050 Bruxelles

 

Entrée : 8 euros

 

Réservation obligatoire : 0497 / 577 120   -   eag.gallery@gmail.com

 

 

Voici les six prochaines expositions : à encore définir…

 

 

-Titre : « Fairy tales » 

Artiste : Anna Lobanova (Be) peintures

Vernissage le 20/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 20/05 au 07/06/2015

Finissage le 06/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Vertige » 

Artiste : Isabelle Malotaux (Be) peintures

Vernissage le 20/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 20/05 au 07/06/2015

Finissage le 06/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Le temps de la lumière » 

Artiste : Claudine Grisel (Ch) peintures & sculptures

Vernissage le 20/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 20/05 au 07/06/2015

Finissage le 06/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

-Titre : « » 

Artiste : Ciprian Istrate (It) peintures

Vernissage le 10/06 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 10/06 au 28/06/2015

Finissage le 27/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « D’Art et de Nature  » 

Artiste : Dorothée Denquin

Vernissage le 10/06 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 10/06 au 28/06/2015

Finissage le 27/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « L’Art du mouvement Intérieur et de la liberté » 

Artiste : Isabelle Geli

Vernissage le 10/06 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 10/06 au 28/06/2015

Finissage le 27/06/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

Jerry Delfosse

Espace Art Gallery

GSM: 00.32.497. 577.120

Mail de réponse eag.gallery@gmail.com

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge également sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

                          GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

 

Du 26-02 au 16-03-14, l’ESPACE ART GALLERY (35, rue Lesbroussart, 1050, Bruxelles) propose l’œuvre de l’artiste Autrichien GERT SALMHOFER dans une exposition intitulée PALIMPSESTE.

Quelle est la nature profonde des œuvres de GERT SALMHOFER ? Cette question est fascinante par l’impact de l’interrogation que chacune d’elles suscite. Au-delà de la dimension symbolique et humoristique qui se dégage de ses thématiques, c’est avant tout une mise en conscience que l’artiste provoque chez le visiteur. Et cette interrogation sur la nature profonde de ses œuvres se retrouve exprimée par une savante technique mixte qui brouille les pistes du regard. Car brouiller les pistes s’avère être la mission première de l’artiste, précisément pour inciter le regardant à prendre conscience par la réflexivité issue de l’œuvre (servant de miroir), de sa propre condition humaine, laquelle par toute une myriade de symboles, devient à la fois philosophique, par conséquent politique. Cette technique mixte déconcerte le visiteur dans la perception de ce qu’il a sous les yeux car à de nombreuses reprises, la tentation de vouloir toucher la surface du tableau le saisit, exaspéré par la nature, en apparence absconse de ce qu’il voit. L’artiste insiste, d’ailleurs, pour que l’on touche ses œuvres afin que la dimension tactile fasse partie du vocabulaire cognitif. Est-ce encore de la peinture que le visiteur regarde ou bien est-ce autre chose ? Au fur et à mesure qu’il s’avance, des détails prenant la forme de ciselures et de fines incrustations apparaissent, révélant plus que de la peinture au sens classique du terme, de la matière peinte, donnant naissance à une œuvre dont la consistance est pleinement picturale dans laquelle chaque élément occupe son propre espace.

EUROPICTUM (60 x 85 cm – technique mixte – 2003)

 

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Avec GERT SALMHOFER, le « tableau » perd de son esprit strictement esthétique pour aborder une dimension essentiellement tactile. Cette dimension tactile se décline à partir d’un cinétisme presque abyssal où tout se confond dans tout, créant un sentiment d’effondrement.

PALIMPSESTE SPIRALE XVIII (75 x 74 cm – technique mixte – 2013)

 

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ainsi que STELE (65 x 85 cm – technique mixte)

 

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mettent en exergue la problématique de l’écrit.

PALIMPSESTE SPIRALE XVIII prend, de prime abord,  l’aspect d’une sorte de jeu de l’oie pour former une spirale à l’intérieur du cadre. L’artiste nous offre un panorama historique de l’écriture. Il aborde le hiéroglyphe égyptien, l’écriture cunéiforme des cylindres-sceaux mésopotamiens, les glyphes aztèques, la calligraphie chinoise, etc. Notons la présence de la figure humaine comme référant à la fois historique et discursif accompagnant les glyphes égyptiens et aztèques ainsi que sur des coupures de presse contemporaines.

Même discours avec STELE qui nous montre une pièce antique rappelant vaguement la pierre de Rosette égyptienne avec son cortège d’écritures appartenant à l’Histoire, encadrée d’une page de journal.

URBANO (104 x 95 cm – technique mixte -   1996  )

 

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est une symbiose entre une coupe de Sainte-Sophie de Constantinople et deux buildings modernes. Les couleurs sont tendres : le blanc pour les immeubles, le bleu pour le ciel ainsi que pour l’édifice byzantin, le jaune – de part et d’autre de la composition – pour renforcer le rythme ascendant de l’ensemble scandé par la présence des fenêtres. Le rouge vif de la grue précise toute la symétrie de l’immeuble. Conçue en plan, l’artiste confère à Sainte-Sophie le rôle d’arrondir les angles en la contenant à l’intérieur d’une structure carrée, elle aussi de couleur bleu.  Juste en dessous de l’édifice figure, en relief, le plan basilical d’origine de l’actuelle mosquée.

PICTOTHEQUE (91 x 100 cm – fermé) – (45 x 100 – 90 x 105 cm) (45 x 100 cm – ouvert –technique mixte – 2001)

 

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Ce triptyque est un condensé de symbolisme. Il pourrait même être l’expression d’une parabole, en ce sens qu’il appelle de ses vœux un futur lequel verrait l’Art contemporain atteindre la sphère du Sacré, en se libérant du Musée, que l’artiste considère comme une boîte de conserve. Cette œuvre est une satire sociale prenant la forme d’un empilement de musées (le profane), matérialisé à l’intérieur d’un retable (le sacré). La partie  extérieure des panneaux nous montre la façade du Louvre devant laquelle trône la fameuse Pyramide de l’architecte Leoh Ming Pei. En haut, à droite sont représentés le devant et l’arrière du Centre Beaubourg.
Tandis qu’en haut, à gauche figurent la coupe du Musée Guggenheim de Bilbao ainsi que celle du Musée Ludwig de Cologne. 

 

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L’intérieur du triptyque est parsemé d’images-référents faisant partie du patrimoine mondial de l’Art, telles que le DAVID de Donatello, l’HERMES de Praxitèle, La BATAILLE de Paolo Uccello, le portrait d’ELIZABETH TAYLOR de Warhol ou l’URINOIR de Marcel Duchamp. Des phrases issues de propos d’artistes majeurs sont reprises ça et là à l’intérieur du triptyque : il y a plus d’esthétique dans un sous-marin nucléaire que dans tout l’art contemporain. (Joseph Beuys).

Comme nous l’avons spécifié plus haut, le pilier qui soutient l’édifice créatif de GERT SALMHOFER, c’est la force du symbole : la symbolique est une signature récurrente dans l’œuvre de cet artiste. Elle est à la fois discrète et présente. Néanmoins, transcendant un langage déjà évocateur, à l’exemple de la structure en plein effondrement d’EUROPICTUM,

 

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cette symbolique trouve sa destination percutante dans la présence de ce drapeau de l’Union Européenne flottant en haut à droite de la composition : le symbole est l’image d’une E.U. en pleine déliquescence. Il en va de même pour URBANO où la référence : « une réalisation SALM et HOFER – SARL promoteurs » associe, par le biais de l’humour, le sacré de la basilique primitive de Sainte-Sophie convertie en mosquée avec le gratte-ciel moderne, aliénant et concentrationnaire, défigurant le paysage humain. Le symbole parcourant l’ensemble de sa peinture est politique au sens étymologique du terme : dans le premier cas, il dénonce l’instabilité de l’U.E. Dans le second cas, il prend en compte la polis (la cité), dans son acception humaine, intellectuelle et dynamique. Bien que l’artiste n’ait jamais étudié l’architecture, il ne cesse de s’y intéresser car ce qui est urbanistique témoigne de l’activité humaine.  Sa démarche, comme nous l’avons souligné, se distingue par le désir de créer de la confusion en brouillant les pistes cognitives tout en aboutissant vers une lecture simple. Une foule de signes constellent son œuvre. Ces signes, posés pêle-mêle dans l’espace pictural, sont les composantes d’une sémantique appartenant à l’Histoire, dans une perspective laquelle ne devient évolutive que dans la culture personnelle du visiteur. Aucune chronologie ne régit ses tableaux. Ici encore, le symbole se manifeste dans la représentation : la spirale constituant l’œuvre éponyme, formée d’une myriade de signes est une image de l’infini dans de nombreuses mythologies. Il y a, par conséquent, une adéquation entre le bouillonnement créatif de l’écrit à l’intérieur de la forme et la spirale aboutissant sur l’infiniment possible. Il en va de même avec STELE où le réceptacle du signe (la pierre – l’archaïque) débouche sur la souris de l’ordinateur censée contenir le support technologique moderne ordonnant le savoir.

Comme à son habitude, l’humour n’est jamais loin : une image de Dominique Strauss-Kahn sert de clin d’œil au regardant. Cet engouement à brouiller les pistes est un incitatif à l’endroit du visiteur à rechercher la vérité du discours par lui-même. On retrouve cette volonté de l’égarer volontairement même dans la façon qu’a l’artiste de cacher sa propre signature apposée sur le tableau, en la « symbolisant » par le monogramme « S » atrocement déformé, placé généralement du côté gauche de la composition, auquel répond sur la droite, la date d’achèvement. 

La consistance des tableaux exposés qui fait que l’œil du visiteur est trompé par ce qu’il voit, en ce sens qu’il n’arrive pas toujours à déterminer la matière avec laquelle l’œuvre a été réalisée, est en fait une pâte que l’artiste fabrique lui-même. Lorsque celle-ci est sèche, il taille dedans et la ponce ensuite. De sorte qu’il n’est pas toujours aisé de reconnaître l’élément peint du sculpté, comme pour EUROPICTUM, où l’architecture enchevêtrée est en réalité, un collage extrêmement subtil, associant peinture, bois et pâte (la colonne de droite, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, n’est pas de la peinture à l’huile mais bien de la pâte travaillée). D’où une forme de cinétisme qui n’a rien à voir avec la perspective proprement dite.

Sa peinture est également une œuvre philosophique, en ce sens qu’elle propose tel thème, préalablement exploré, pour le reproposer sous un éclairage nouveau, d’où l’intitulé de son exposition : PALIMPSESTE, à savoir, un     manuscrit sur parchemin dont on a préalablement gratté le contenu existant pour en rédiger un  autre. Cette technique était usitée par les moines du 7ème au 12ème siècle. L’inconvénient majeur à cette façon de procéder est que tout ce qui fut écrit auparavant s’avéra définitivement perdu.

Du grec ancien, « Palipsêstos » signifie « gratter à nouveau ». Or, le grattage fait précisément partie de la technique d’approche du matériau par l’artiste, lorsque la pâte qu’il a conçue est à demi-sèche et prête à être poncée.

Le parcours  de GERT SALMHOFER est typique de l’artiste ayant fréquenté les Beaux Arts mais qui pour trouver sa propre voie a dû s’en distancier.

Excellent orfèvre au demeurant, il habite Bordeaux. Lorsqu’on lui demande de nous parler de ses projets immédiats, il nous répond tout de go : « retourner à Bordeaux ! »  Humour quand tu nous tiens…

PALIMPSESTE participe d’une volonté de connaissance dans laquelle le signe, produit culturel, renouvelé par l’œuvre dans son intemporalité, devient, par le biais d’une fine poésie, le véhicule d’une conscience qui nous implique, au détour de chaque regard que nous portons sur l’œuvre profonde et prolifique de GERT SALMHOFER.

François L. Speranza.

 

 

Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

 

A voir: 

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

 

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François Speranza et Gert Salmhofer: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles (26 février 2014).

(Photo Robert Paul)


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12273090896?profile=originalEn route pour le Colorado !

Burro train - Gold from Virginius mine near Ouray, Col. , U.S.A. (1898)

C'est qu'il apprenait vite le bougre !

Etudiant en Pennsylvanie de 1886 à 1889, B. L. Singley comprit très vite l'impact éducatif et commercial que pouvaient avoir les vues stéréoscopiques.

Son professeur, James M. Davis*, lui montra alors des photos stéréos, notamment de B. W. Kilburn (voir mon billet : "Benjamin West Kilburn : l'oeil révolver.") et le déclic se fit.

En 1892, il photographie les crues qui inondèrent Meadville (Pennsylvanie) et fonde la Keystone View Company* pour vendre sa production.

En 1898, il fabrique et distribue des stéréoscopes pour les visionner, ainsi que des lanternes magiques et leurs plaques de projection.

Et en 1905 la firme devenait le numéro 1 mondial du secteur, détrônant la B. W. Kilburn Co., l'élève dépassant le maître.

Hi-han...

1936, il se retire des affaires et décède le 15 novembre 1938.

Mais ce qui nous intéresse ici c'est la qualité de ses images, le pouvoir qu'elles exercent encore sur nous, leur valeur patrimoniale et artistique.

Car, si Singley fut peut-être un suiveur, il ne manquait pas de talent.

Pour cela nous lui emboîterons le pas, pas qu'il avait lui-même mis dans ceux de Kilburn et Davis.

Ses premiers grands pas, du Colorado...

12273091293?profile=originalChargé comme une mule.

To the gold mines - Burro supply train, Colorado, U.S.A. (1897)

12273091064?profile=originalJusqu'aux tréfonds des veines.

In the "Bobtail" mine, Black Hawk Canyon, Col. , U.S.A. (1898)

12273091473?profile=originalSortie de burros.

Burro train with ore from the gold mines, Col., US.A. (1898)

... jusqu'en Alaska.

En passant par l'Oregon, pour une vue plongeante qui exploite au maximum l'effet tridimensionnel de la stéréoscopie...

12273091860?profile=originalVertigineux !

Fluming lumber from the mountains in Oregon, U. S. A. (1898)

... ou le Klondike, Canada (c'est notre dada, on ne se refait pas !), en suivant le fleuve Yukon.

12273092275?profile=originalClair de lune sur le Yukon (qui vaut bien celui de Maubeuge).

Going up the Yukon river by moonlight to Dawson City, Alaska (1898).

A pied, burro (âne) ou bronco, en traîneau, en radeau ou en bateau à voile...

12273092493?profile=original1400 miles à l'intérieur de l'Alaska.

Prospectors starting for Home, 1400 miles in the interior of Alaska (1899).

... avec la mort qui rode.

12273093057?profile=originalLa morgue, après l'avalanche, 3 avril 1898.

The morgue, after the snowslide, Aprl 3rd, 1898, Sheep Camp, Alaska.

Et vous admettrez qu'il fallait le suivre, le gaillard ! sur ces pentes escarpées en compagnie des 'stampeders', ces pionniers partis à la conquête d'un hypothétique nouvel Eldorado.

Mais, point de vue photo, c'est banco !

A suivre...

Michel Lansardière (texte et photos ; doc. coll. L. M.).

* James M. Davis était associé avec Kilburn dans les années 1880. Il fit breveter une lunette stéréoscopique, la Saturn Scope, en 1883. Un modèle populaire, un sorte de face-à-main portant sur une réglette la photo à observer. Modèle pourtant déjà présenté sous une forme très similaire par Oliver Wendell Holmes en 1859. Curieusement cet appareil fut surnommé en France le "Mexicain".

12273092896?profile=originalStéréoscope et photo stéréoscopique (Prospectors burning down a hole, North Artic Circle, Alaska. 1898).

* La Keystone, qui deviendra une filiale de la New York Motion Pictures et qui produisit les premiers courts métrages de Charlot en 1914-1915. Voir mes articles consacrés à Chaplin avec de nombreuses photos de Singley et de Kilburn, entre autres, qui lui inspirèrent "La rue vers l'or". Et la bobine continue de défiler.

M. L.

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LES LARMES D'ENCRE...

Parler vrai...

Comme on peut

Comme on croit!

Parler un peu

Pour y trouver

La foi en soi!

Parler avec passion

Avec fureur

Avec l'envie

D'annihiler ses peurs!

Parler vrai...

Juste pour souffler

Y trouver la joie

Alors se moquer

De ce qu'on dira!

Parler pour l'écho

Et quand il résonne

Que l'on s'abandonne

A prendre la plume!

S'imprimera l'écume

De nos larmes d'encre...

J.G.

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