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Publications en exclusivité (3146)

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administrateur théâtres

petit peuple joyeux fait pour le bonheur

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Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

 V. H. 

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administrateur partenariats

Acrylique 80x100

                                                                       

Etape 1                               Etape 2

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Etape 3

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Dernière étape

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Depuis toujours, j'analyse les mécanismes de la composition de la peinture, que ce soit la mienne ou celle des autres. Les règles strictes de la composition , la règle d'or entre autres, sont capitales.

 

Symétrie, obliquité, correspondance des formes, équilibre des forces, rectangle d'or... à cela ajouter les correspondances dans les couleurs et les valeurs, l'unité dans la variété et  la variété dans l'unité, chaque mouvement, qu'il soit statique ou dynamique, autant de paramètres importants, instinctifs ou réfléchis, donnent à la peinture terminée un caractère de puissance picturale et font d'une composition originale, d'un dessin, d'une peinture de quelque technique que ce soit, une oeuvre  que l'on pourra qualifier d'art.

Au niveau de la composition, j'ai donné un mouvement descendant .

La toile est divisée en 2, en diagonale du coin supérieur gauche, au coin inférieur droit;  le regard glisse du visage vers le pied, conduit par la jambe et les bras tendus, le mouvement des drapés renforce encore l'obliquité , dynamise le composition, tout en procurant une paix provoquée par le mouvement descendant.

La toile est également découpée par les médianes.

 Le centre de la toile est sous le genou, l'oeil glisse vers le pied ensuite.

 La ligne horizontale supérieure de la baignoire correspond à la médiane horizontale , la ligne de droite de la jambe sous le genou correspond à la médiane verticale.

 Au bout du pied, se trouve le pied de la baignoire.

 Il représente l'élément romantique de la composition. Strié, il répond aux formes striées de la chaussette, et par sa verticalité, conduit le regard au sol, ce qui donne de la stabilité et un arrêt au mouvement du regard.

Les couleurs.

Les couleurs du corps sont les complémentaires jaune et mauve qui, sans aucune addition de noir ou de blanc, passent du clair au foncé en réagissant l'une par rapport à l'autre.

Le ton moyen est donné par leur mélange, un ocre rehaussé par des touches orange pur.

L'orange pur des draperies renforce le côté intimiste de la scène: en effet la théâtralité du rouge réchauffe une atmosphère crue au départ, les différentes touches d'orange placées sur la baignoire, la chaussette et le pied de la baignoire , tels des reflets, accentuent encore cette intimité.

Le challenge ici est de se servir de couleurs qui en principe hurlent entre elles, et de les maîtriser par leur densité formelle afin d'obtenir l'inverse de ce qu'elles inspirent comme émotion.

Coup de pinceau final

Terminer une toile à l'acrylique , pour moi , c'est la signer de mon coup de pinceau.

Le pinceau libéré de toute contrainte, dans un mouvement spiralé , tournoyant.

Le trait libère la forme statique, ouvre la toile vers le monde.

Dans ce cas - ci, le trait vient de l'extérieur et s'enroule sur lui- même, resserrant le modèle dans son intimité .

 

 

 

 

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administrateur théâtres

Du théâtre de Boulevard, typiquement parisien, dernière pièce dans la programmation Paris-théâtre du centre culturel d'Audergem. "Une semaine . ..pas plus." à l'affiche, pour une semaine seulement,  jusqu’au  28 avril.

Rendez-vous l'année prochaine pour un nouveau cycle!  Dès le  14 octobre avec la comédie de Boulevard de Nicolas Poiret et Sébastien Blanc : "MEME PAS VRAI !"

"Une semaine ...pas plus! "  est une pièce écrite par un jeune auteur parisien : Clément Michel qui s’est accordé le premier rôle de la pièce:  Paul !"

Une comédie de Clément MICHEL – Avec Sébastien CASTRO, Maud LE GUENEDAL et
Clément MICHEL – Mise en scène de Arthur JUGNOT.

 

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Délassant mais pourrait être plus spirituel...ou comment l'esprit vient aux hommes!  

 

12272892297?profile=originalUne histoire fort basique dans un décor tout aussi basique. Un intérieur sans atmosphère entre le bureau et le studio de célibataire. Paul au téléphone avec Martin (l'excellent Sébastien Castro) se plaint de sa relation avec Sophie qu’il ne peut plus voir en peinture après quatre mois de cohabitation. Elle est pourtant enveloppante, gentille et sympa. Trop parfaite sans doute, à part la voix, il la voudrait avec des failles pour se sentir mieux !

Mais il lui manque cette composante masculine essentielle, en totale voie de disparition qui se nomme Courage. Pour la faire fuir, il propose un break, un ménage à trois temporaire avec Martin, au fallacieux prétexte que la mère dudit Martin serait subitement morte, sûr que ce genre de cohabitation ne peut que faire voler les relations en morceaux !


De violents quiproquos se construisent sur des incompréhensions grosses comme des baleines. Lors de l’expérience, non seulement Martin se montre sous des dehors d’homme idéal : respectueux, attentionné, discret, cuisinier et bricoleur joyeux, excellent créateur d’atmosphère. Sophie adore la paupiette de saumon à la mozzarella avec un filet… de jalousie bien sentie de la part de Paul. On vous laisse imaginer la suite : les retournements où elle voudra, ainsi que le scénario le prévoyait, quitter Paul, pour des raisons évidentes.

Mais, effet miroir humoristique, elle n’a pas cette composante féminine  essentielle, en totale voie de disparition qui se nomme Cruauté ! Comique de punching ball en sous-titre d’accidents catastrophiques de camions qui écrasent tour à tour épouses, mères et épouses-mères! Si l'écriture s'avère relativement efficace, l'élément déclencheur de cette copieuse piperade de discours hypocrites et de mensonges paraît bien mince pour engendrer l’adhésion du spectateur obligé de supporter nombre de propos inutilement scatologiques. Probablement que l’idée de départ de la pièce était aussi un peu faiblarde.
Dommage pour des comédiens talentueux qui rivalisent de savoir-faire comique. Certains spectateurs se sentiront même peu empathiques à cause de la voix grinçante prise par la comédienne. Une note satyrique bienvenue émerge cependant de ce vaudeville : l’infantilisation chronique du mâle et la victoire solitaire de la femme totalement maîtresse du jeu.

http://www.ticketnet.be/fr/manifestation/idmanif/6692/idtier/289298#

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ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE

                          ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE

 

Du 10-04 au 28-04-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) vous invite à découvrir les œuvres d’une famille de peintres Russes. ALEXANDRE SEMENOV (le père), ELENA GORBACHEVA (la fille) et IRINA SEMENOVA (la mère), composent une famille d’artistes au talent assuré.

Il y a dans l’œuvre de Monsieur ALEXANDRE SEMENOV un côté « brut » pour ne pas dire « brutal », lequel est à l’origine d’un trait, situé à l’intersection entre l’expressionnisme et le symbolisme.

Sa dimension expressionniste s’exprime par des couleurs sombres, parfois lugubres, pour mieux mettre en exergue la dramaturgie de l’action narrative.

Son symbolisme est un prétexte pour introduire sa propre vision de la réalité. Car l’artiste a horreur de perdre son temps avec les symboles, étant donné qu’il les trouve stériles, sans charge émotionnelle aucune.

La réalité constitue, elle-même, le creuset dans lequel se logent tous les symboles possibles.

Les images conçues par le peintre coulent de source. Plusieurs d’entre elles donnent à voir un personnage bâillonné à la parole occultée (ROMANTIC SWINGS – 40 x 50 cm).

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Un second leitmotiv parcourt également sa peinture, à savoir la rose.

Si la parole occultée affirme la liberté bâillonnée, la rose, qu’elle soit au repos, plantée dans l’herbe (TOY - 40 x 50 cm), 

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placée dans un vase (STILL LIFE TOY - 40 x 50 cm)

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ou bien alors perçant  l’intérieur d’un verre (FLOWER TOY - 40 x 50 cm)

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exprime (et non « symbolise » de façon conventionnelle) la force tranquille de l’Homme.


FLOWER TOY
offre la vision d’une fleur dont la tige défie les lois de la nature en transperçant le verre dans lequel elle est contenue. Contre toute attente, celle-ci « symbolise »  la volonté de l’Homme à transpercer le mur des obstacles et des apparences.

Placée à portée de ce visage monstrueux hurlant, elle s’inscrit à l’intérieur d’une parabole intemporelle, amorçant la volonté d’aborder la forme la plus primitive du visible.

Des éléments chrétiens sont également présents dans l’œuvre exposée de l’artiste.

Trois tableaux de dimensions diverses forment une sorte de triptyque illustrant à la fois l’attente du Christ au jardin de Gethsémani. Sa mise à mort (son assassinat) et sa résurrection non encore accomplie (son corps étant encore prisonnier de son linceul).

Chromatisme et sujet forment un tout dans l’évolution de la narrative. Une constante unit GREAT SATURDAY – 60 x 70 cm)

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et GREAT THURSDAY – 100 x 70 cm)

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dans l’atmosphère sombre et lourde servant de prélude au drame à venir. Par contre, GREAT FRIDAY – 75 x 60 cm)

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oppose le contraste entre un pan de lumière dorée annonçant la Résurrection avec le corps du Christ encore sanglant et lacéré avant le retour à la vie.

ALEXANDRE SEMENOV est un peintre nourri des principales influences esthétiques du 20ème siècle. PICASSO est incontestablement l’une d’elle : le visage de la femme bâillonnée vu simultanément de face et de profil (ROMANTIC SWINGS). Cela n’est pas étonnant, étant donné que l’artiste préfère les sujets complexes, recelant des vérités imbriquées l’une dans l’autre, dans le but de faire ressortir l’humain de ses arcanes, au fur et à mesure que le regard voit se dessiner chaque détail se dévoilant sur la toile.

Nous avons cité plus haut la présence de ce visage hideux, lequel répond à la rose contenue dans le verre (FLOWER TOY). Ce même visage, ou plus exactement, la déformation de celui-ci témoigne d’une autre influence subie par l’artiste, à savoir celle de FRANCIS BACON.          

Avec LOOKING MAN IX – 40 x 50 cm),

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c’est encore plus explicite, tant dans la forme (déformée) que dans la couleur. Forme et chromatisme s’associent pour atteindre un langage personnel.

Il est toujours fascinant de constater de quelle façon, à toutes les époques, un ou quelques styles s’impriment sur le substrat culturel de telle société.

Cette déformation du visage témoigne d’une influence graphique sur la façon de représenter le cauchemar de l’oppression sociale sur l’individu. Elle participe d’une esthétique expressionniste personnelle héritière (même à son insu) des terreurs sociales inspirées notamment par la littérature d’un Kafka.

La peinture d’ALEXANDRE SEMENOV est une peinture intimiste malgré les sujets qu’elle aborde. C’est aussi une vision personnelle basée sur une redéfinition du symbole véhiculée par le symbolisme. En se servant de « symboles » appartenant au Nouveau Testament biblique, l’artiste les réinterprète en les projetant dans une vision contemporaine de la résistance, en soulignant la constante universelle et intemporelle de tout ce qui façonne l’Etre humain.

Cet ex-illustrateur de livres, formé à la Moscow Printing University Art Department, a définitivement abandonné la peinture à l’huile pour se tourner avec bonheur vers l’acrylique. Une technique parfaitement appropriée pour servir de matière à ses vastes horizons.

François L. Speranza. 

© Copyright 2013

Une publication

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

Note de Robert Paul

Une importante monographie sur Alexander Semenov est parue en mars 2012 (256 pages):

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N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, administrateur général d'Arts et Lettres

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administrateur théâtres

12272889873?profile=originalDans toute situation le malheur ne donne aucun droit sur la vie des autres

12272890268?profile=originalVoilà. Il y a cet étage par-dessus un jardin de ville invisible, les rideaux bougent, les locataires observent ce qui se passe chez les gens d’en-dessous. Ils entendent des bruits alarmants  La violence de becs d’oiseaux essayant de s’extirper d’un puits ou d’une cheminée, selon Bob? Un voisin esseulé et bienveillant ( interprété par  le formidable Tony D'Antonio) qui n’a plus la garde de ses enfants, envoyés à l’Assistance lors de la rupture de son couple.  Il y a la vieille voisine omnisciente, au surmoi démesuré, qui commente ses minutieuses observations à longueur de journée et ne veut pas se mêler des drames qui se jouent à ses pieds. C’est  la merveilleuse Jacqueline Nicolas qui endosse ce terrible rôle.  « Au nom de quoi » devrais-je intervenir ? Pourtant rien ne lui échappe : la violence conjugale, l’aveuglement érotique de la mère, la souffrance très probable de Sharon,  3 ou 4 ans. Une gosse taiseuse qui refuse de manger et de dormir. Sait-elle seulement parler?    D’une indifférence percutante à la souffrance de l’autre,la voisine  referme sa porte. Son histoire personnelle l’empêche de voir la réalité.   Le balcon d’où  ces êtres  lâchent leurs confessions, ressemble à s’y méprendre à la barre d’un tribunal!

12272890489?profile=originalL’intérieur des gens d’en-dessous est noir corbeau : des chaises de cuisines, à la toile cirée, au sofa où le couple primaire s’ébat mécaniquement et sans vergogne. La jeune femme a tout de la simplette du quart-monde, le compagnon a tout du camionneur paumé et  imbibé d’alcool.  Isolement, absence totale de communication, seules les pulsions ont la parole avant  le passage à l’acte. De symboliques masques de singe hantent les lieux, sous forme de loubards pour bien plomber l’atmosphère, et d’un tag qui semble dire: ne rien voir, ne  rien entendre,  ne rien dire. Rien à signaler.  Le titre de la pièce anglaise  « Getting Attention»  est doublement  chargé  de sens : C’est l’enfant que l’on ne voit jamais qui est l’acteur principal de cette pièce. Il essaie par son comportement d’attirer l’attention, mais il est caché par ses « gardiens toxiques » et n’a pas droit au regard des autres. Il dérange ce couple bancal, il encombre la jeune  mère (Valérie Lemaître), il est dans le chemin de l’amant ( Denis Carpentier). Et tous deux de retourner de façon infantile à leurs propres pulsions, négligeant d’abord, maltraitant ensuite cette enfant silencieuse que tout le monde a vu s’amuser à  manger de la terre. And Nobody pays attention. L’auteur, Martin Crimp, nous  implore  de ne pas être complices de la souffrance.

12272890672?profile=originalUne assistante sociale très bien campée par Bernadette Mouzon dans son costume cool est la seule personne qui pourrait dire STOP! Elle  essaie bien de s’affilier au couple meurtrier lors de ses timides visites, mais elle n’arrive jamais à établir la confiance et n’arrivera pas à rencontrer l’enfant encore vivant. Comment peut-elle croire qu’une enfant de 4 ans s’enferme à clef? Elle aussi semble être isolée ou aveugle et incapable de poursuivre plus avant  ses pauvres recherches.  Tout comme certains policiers qui passent juste à côté d’une cave où seraient retenus des enfants prisonniers.

L’intensité du jeu des acteurs est absolument poignante dans cette mise en scène de George Lini.  La justesse de ton est au rendez-vous et la traduction ne fait pas souffrir le texte. La fiction théâtrale se mue progressivement en choc avec une réalité sociale pas bonne à voir. Le couple immature, la vielle voisine, le voisin solitaire, l’assistante sociale jouent tous à merveille, tant sans doute, l’équipe théâtrale est unie et  imprégnée par son sujet.  Il faut dire que la structure de la pièce de Martin Crimp  est redoutablement  intelligente, puisque jamais l’enfant ne paraît. Georges Lini tire fort adroitement  parti du texte pour user de regards, de silences, de  lourds sous-entendus, d’explosions verbales,  de non-dits afin de permettre au spectateur bouleversé  de former dans son esprit les images de l’horreur.   Tout se déroule avec le sordide fatalisme des films de Ken Loach. L’étude extrêmement lucide de la situation est sans appel. Une situation qui par ailleurs est totalement banale aux dire des pédopsychiatres, la place de l’enfant dans notre société pose réellement  encore question. Que couvrent involontairement médecins, famille, écoles, voisins et au nom de quoi ? Le message est banal lui aussi, mais urgent: il faut à tout prix rompre l’isolement, oser prendre le parti de l’enfant, alerter les services d’accompagnement (plutôt que la justice) pour donner une chance au lien parent-enfant de  pouvoir se reconstituer.12272891088?profile=originalRIEN A SIGNALER Titre original : Getting Attention

Du 16 avril au 11 mai 2013 à 20h30 au théâtre de Poche

 

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administrateur théâtres

 Signez "Non" au déversement du flux télé du Concours  Reine Elisabeth sur Musiq3

URL Courte : https://12827.lapetition.be/

Une pétition qui intéresse l' Art et  la culture :  Le Reine Élisabeth de Musiq3, c’est fini !


La RTBF a décidé sans concertation que pour la finale du concours, il n’y aura plus de commentaires distincts en radio et en télévision.

Dorénavant, seuls les propos télévisés seront diffusés sur tous les supports.

Et c’est la fin de Musiq3 en tant que média spécifique du Concours !

http://www.lesoir.be/212001/article/culture/medias-tele/2013-03-21/hadja-lahbib-presentera-reine-elisabeth-2013

Après la viande de cheval qui se fait passer pour du boeuf, voici le son de la télévision étiqueté « c’est de la radio ! »

• De qui se moquent les responsables du service public culturel francophone?
• Pourquoi ont-ils si peu de respect pour leur/notre outil ?!
• Si peu de respect pour le métier artistique des techniciens, des réalisateurs et des présentateurs de la radio? Jusqu’à virer du jour au lendemain certains de ses collaborateurs contractuels sans considération des engagements pris.

Alors que se prépare l’événement-phare belge et international qu’est le Reine Élisabeth, voilà qu’on lui ferme les micros pour la finale? « Ôte-toi de là que j’my mette! », décrète la télé. 
Pour des raisons d’économie. C’est incroyable.

Musiq3 n’est pas de la télé sans image, c’est une radio.
La musique ne peut pas se laisser faire.

Nous, mélomanes des musiques classiques, jazz et contemporaines, 
Nous, minoritaires en audimat mais qui avons les mêmes droits que les téléspectateurs de jouir des médias que nous avons choisis et faits nôtres,
Nous, qui existons dans la société et qui apportons notre part active dans la vie culturelle de la cité,
Nous, qui payons le Service Public pour ce qu’il est et devrait être,
Nous n’acceptons pas que la direction de la RTBF nous fasse prendre des vessies pour des lanternes et de la télé pour de la radio.

Rendez-nous notre radio !

On se pince à devoir rappeler quelques évidences aux professionnels qui pilotent nos médias nationaux :
• Les commentaires de télévision sont conçus dans le cadre d’une image
donnée, dans des temps contraints et complètent un programme considéré
comme un tout.
Alors que la parole-de-radio constitue un tout en soi et génère par elle-même les images mentales chez les auditeurs.
• La parole de télé est tributaire des exigences de ce média:
-commentaires d’une image que les auditeurs de radio ne voient pas, par définition (vu que c’est leur choix d’écouter la radio),
-présence d’images qui ne sont pas toujours liées au sujet (jamais en radio).
• Le réalisateur de télévision privilégie logiquement l'image par rapport au son, et mixe le son en fonction de cette image. Donc le son que restitue un poste de télévision est traité différemment avant diffusion, pour «calibrer» le son sur ce qu'on voit. 
Ce n’est pas le cas en radio (mais on nous a informé que le son musical de Musiq3 serait bien le son « de radio »).

Les présentateurs choisis pour la finale, des professionnels que le public aime bien, ne sont pas en cause. 
Mais la télévision est un média « grand public » cherchant légitimement à bien vulgariser et à satisfaire le plus grand nombre. 
Les auditeurs de Musiq3 seront, eux, privés des commentaires pointus développés dans la durée par différents spécialistes, et auxquels tout aussi légitimement, ils ont droit.
Non, tout ne se vaut pas!

Quelles autres émissions se verront ainsi « télé-déversées » dans Musiq3 ?
Est-ce la suppression de la chaîne qui est programmée ?

Musiq3  soutient la vie musicale de notre pays. 
Notre chaîne n’exclut personne, quiconque veut l’écouter est le bienvenu. Elle est seulement différente des autres chaînes ... et de la télé — à chacune sa spécificité.

Ce qui se passe ici va dans le sens du nivellement généralisé auquel, tant bien que mal, Musiq3 résiste. L’attaque par la direction — oui c’est une attaque — est «facile» parce que Musiq3 est une petite chaîne. Il y a là quelque chose d’absolument scandaleux puisque s’exerce sans régulation la loi du plus fort.
Or, c’est précisément parce que Musiq3 est une petite chaîne originale qu’il faut la défendre.

Nous voulons que soit respectée la spécificité de notre radio. Il faut annuler cette invention et retrouver la variété des commentateurs spécialisés de Musiq3 parlant non face à un objectif mais devant leur micro de radio.
Ceci est une manifestation de défense d’une des rares radios francophones belges où l’on se donne le temps de développer un propos et où il n’y a pas de pub.

C’est aussi une question de résistance philosophique: la radio est le dernier bastion de l’oreille. Il nous faut la défendre *à ce titre*.

Alexandre Wajnberg
Chroniqueur scientifique à Musiq3, musicien et aussi auditeur.

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 10/04 au 28/04/2013 l’exposition  événement d’un collectif familial Russe à Bruxelles : Alexandre Semenov (Rus), Elena Gorbachevski (Rus) et Irina Semenova (Rus) peintures.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 10/04 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Alexandre SEMENOV (Rus) peintures

« Three days and toys »

 

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Le travail de l`artiste russe Alexander Semenov (Sasha Semenoff) a incontestablement un intérêt pour les spectateurs du monde entier. Il va au delà des frontières et des particularités culturelles. Il s`est inspiré de Picasso, de Bacon, de Chagall, des formes d'art ayant transformé les symboles usuels.

L'artiste a donné une nouvelle expression à la recherche postmoderne. Les traditionalistes interprètent ses œuvres comme excessivement profondes, et les pionniers par contre trop romantique. Or l`artiste crée une vision d`un nouvel espace et de nouvelles sensations, en utilisant indissociablement le jeu des teintes et des couleurs. Le but étant de changer l'attitude habituelle des spectateurs sur le monde par ses images inattendues.

 

1938 né à Moscow, Russia;

1969 études faites à“ Moscow Printing University, Art Department“

Depuis 1970 participation a des expositions d’art

1979 – 1987 membre de «Gallery in Malaya Gruzinsskaya st » art union

«Vernissage», ARS-2, ART-MYTH 1 and ART-MYTH 2;

 

Credo de l'artiste :

 

« Je définis mon art en tant que symbolisme expressif. Nous appartenons à deux mondes. D`un coté l`être humain est une créature naturelle appartenant à l'espace objectif. De l`autre, une créature spirituelle. Dans cette mesure l'être humain est un symbole classique, et la vie qu'il mène est devenue un mythe.

Les caractères de mes œuvres vivent dans un espace bondé au quotidien. Ce manque d`espace n'est pas du à la taille du logement mais à l'insuffisance métaphysique de l'être humain. Ce qui explique pourquoi il y a une interaction entre les personnages et les fragments. Cet interaction détermine la forme et la couleur de l`œuvre.

 

Les Anges, Adam et Eve, les arlequins, les portraits, les paysages sont facilement transférables d`un espace à l`autres formant un tout. L'image du monde représenté par mes œuvres ne reflète pas concrètement la vie sociale.

Il est difficile d`exprimer le sens de mes œuvres en langage. Il existe toujours des zones amples qui sont définis comme rationnelles et qui exigent une contemplation libre. Chacun peut trouver dans l`art ce qu'il désire voir. »

 

Elena GORBACHEVSKI (Rus) peintures

« Others »

 

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Elena Gorbachevski, artiste née à Moscou et fille d’Alexandre Semenov, a terminé ses études d'Art à la Moscow State Pedagogical University, en 1989. Très tôt, Elena développait son propre style, y incorporant des techniques acquises lors d'études au Theater Art College à Moscou. En 1989, elle y a créé son propre atelier. Emigrée aux Etats-Unis, elle a, depuis, intégré dans son art ses profondes racines russes avec son vécu aux Etats-Unis. C'est à Fredericksburg, en Virginie, qu'elle a ouvert un atelier, en 1995. Depuis 2008 Elena travaille au Luxembourg.

 

Elena a fait des expositions a travers les Etats-Unis et l’Europe. Elle a reçu diverses distinctions pour son approche créative et l’excellente exécution de ses œuvres.

 

Galerie “Mars” – Moscow

Galerie “Vernissage One plus Twenty” – Moscow

“Galery Solanka” - Moscow

Galerie “Flying Birds” – Antwerpen

“Studio A” Fredericksburg, VA

“Longview gallery” Sperryville, VA

Touchstone Gallery, Washington DC

Nevin Kelly Gallery, Washington DC

Alex Gallery, Washington DC

Del Mano Gallery, Los Angeles

ARTEXPO, New York

Rivington Arms Gallery, New York

CODA Galler, New York

Art Gotham, New York

Galerie Fred Becker, Luxembourg

Galerie Armand Gaasch, Dudelange (L)

InterArt Galerie Reich, Cologne (D)

 &

 

Irina SEMENOVA (Rus) peintures

« Glass and Painting Fantasy »

 

Collectif de la GALERIE :

 

         Jean-Luc LABAT (Fr) peintures

         Francis WILLM (Fr) peintures

         Jennifer et Fabrice CAUBERE (Fr) peintures

         Pierre CONTENT (Fr) sculpture

 

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

         Louis de VERDAL (Fr) sculptures

 

Information pratique : Pour les visiteurs de la galerie qui viennent en voiture. Les parkings rue Lesbroussart et environs sont payant jusqu’à 20h 30 ! Si vous ne trouvez pas de places dans le quartier il est tout à fait possible d’utiliser le parking Flagey sous la place. Il est à 5 minutes de la galerie et cela sans tourner en rond à la recherche d’une place disponible. Ou alors venir après 20h 30 et trouver une place en surface. Et il y a aussi les transports publics : le tram (lignes 71 et 81) et le bus (lignes 38, 54 et 60).

 

Et à titre d’information voici les cinq prochaines expositions:

 

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »

Artistes : collectif d’artistes de la galerie.

Vernissage le 20/03/2013 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.

Exposition du 20/03 au 19/05/2013 à l’Espace Art Gallery II.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 02/05 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche. Un deuxième VERNISSAGE a lieu le 08/05 de 18h 30 à 21h 30 pour l’artiste Philippe Louguet.

 

-Titre : « Atmosphère d’une âme »

Artistes : Claude Dejegher (Fr) peintures

Vernissage le 02/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 02/05 au 19/05/2013.

&

-Titre : « Horizons et séduction  »

Artistes : Michel Snoeck (Fr) sculptures.

Vernissage le 02/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 02/05 au 19/05/2013.

&

-Titre : « Traces projetées »

Artistes : Philippe Louguet (Fr) peintures.

Vernissage le 08/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 08/05 au 19/05/2013.

 

-Titre : « Collectif de la galerie »

Artistes : Michel Bernard (Suisse) gravures cristallisées en LAP « Matière Lapidaire »

Vernissage le 02/05 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 02/05 au 19/05/2013.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:      http://espaceartgallery.be

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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Un Événement Parisien rarissime

du 22 Mars au 22 Juillet 2013

ou "Une Invitation au voyage" baudelairienne...

                          Natif d'Honfleur, parti rejoindre les étoiles  de sa chère voûte constellée, dans sa dernière demeure de Deauville, Eugène Boudin (1824-1898) est à la fois peintre normand et le peintre de la Normandie dont les ciels et les lumières lui fourniront la quintessence de son art. 

                         " Vous êtes le roi des ciels ", lui déclarait Corot. " Vous êtes un séraphin, il n'y a que vous qui connaissiez le ciel... " renchérissait Courbet ..., cependant que le poète des "Fleurs du Mal", célèbre critique d'art évoquera au cours du  Salon de 1859 ses « beautés météorologiques », et que l'auteur de "J'accuse", ne manquera pas de louer  « son originalité exquise ».

                       C'est la raison pour laquelle, en la circonstance d'un événement prenant racine au coeur de Lutèce , je livre ici à l'attention de nos amis d'Arts et lettres épris de l'art d'Apellanire, un billet pour une fois des plus laconiques, laissant la parole à des amateurs de l’œuvre  d'un artiste encore bien trop discret, sinon méconnu du grand public...

                        Exposition d'une envergure exceptionnelle  vouée à "réhabiliter", si tant est qu'il en est besoin, un peintre novateur, éminemment attachant sur le plan de la personnalité, dont il nous a été donné d'apprécier la droiture et autres vertus d'une grande noblesse, même lorsque des turbulences touchant à sa subsistance traversaient son existence, comme son confrère le malheureux Jongkind qui su ce que misère veut dire !

                       Quel privilège ce fut pour nous, que de pouvoir découvrir l'homme, masqué sous le portrait de ce peintre honfleurais, en nous imprégnant d'une trentaine de lettres émouvantes, signées de la plume  de ce "Séraphin" tutoyant l'azur...

                       Et dire qu'il y a vingt ans de cela, certains snobs faisaient les "Précieux dégoûtés" à la Erik Satie ! Gageons, que quelques années plus tard, il se rétractent en se convertissant !

                       Ainsi, je me permets de fortement inciter ceux qui en auront le loisir, de visiter la collection de toiles réunies pour la première fois au Musée Jacquemart-André (Paris), en soulignant que le commissaire de l'exposition est un fin connaisseur de ce "Roi des Ciels" à qui Claude Monet, entre-autre doit beaucoup, Laurent Manoeuvre ayant réalisé par le passé de subtiles publications à son sujet !

                       En souhaitant vivement que vous goûterez au plaisir de découvrir ou de redécouvrir la palette solaire ou tourmentée d'une pépite normande, dont l'Art avec un grand A, fait florès hors de nos frontières, et que nous dédaignons que trop, hélas, au cœur de notre hexagone !!!

12272888058?profile=originalle Havre : le bassin lumineux de l'Eure

d'Eugène Boudin (1867)

BIOGRAPHIE D’EUGÈNE BOUDIN (source : Musée Jacquemart-André)

La vie de Boudin nous est connue de manière extrêmement détaillée, grâce à sa correspondance et à ses journaux intimes. Seules les principales étapes de sa carrière sont mentionnées ici.

1824
Naissance d’Eugène Boudin à Honfleur, le 12 juillet.
1835
La famille Boudin s’installe 51 Grand Quai au Havre. Eugène devient commis, puis papetier.
1846
Boudin décide de se consacrer à la peinture.
1851
Le conseil municipal du Havre lui accorde une bourse afin qu’il aille étudier la peinture à Paris pendant trois ans.
1854
Il s’installe à la ferme Saint-Siméon, à Honfleur. Début des années de doute et de misère.
1858
Boudin convainc Monet, de seize ans son cadet, de venir travailler avec lui sur nature, aux environs du Havre.
1859
Il expose pour la première fois au Salon. Rencontre Baudelaire au début de l’année, et Courbet en juin.
1862
Au cours de l’été, il peint ses premières scènes de plages. A l’automne, il fait la connaissance de Jongkind.
1863
Il épouse au Havre Marie-Anne Guédès. Boudin inaugure une organisation à laquelle il restera fidèle toute sa vie : il passe l’hiver à Paris et, aux beaux jours, il se rend sur le littoral (en Normandie d’abord).
1869
Il commence à recevoir des commandes de peintures de marines, ce qui l’amène à délaisser les scènes de plages.
1870
En décembre, il est appelé à Bruxelles par le marchand Gauchez.
1871
Il travaille à Bruxelles et Anvers ; désormais, il voyagera pour « varier ses produits ». Au cours des années suivantes, il se rendra en Bretagne, à Bordeaux, à Berck et aux Pays-Bas.
1874
Il présente 2 peintures, 6 pastels et 2 aquarelles à l’exposition de la « Société Coopérative Anonyme des Artistes Peintres, Sculpteurs, Graveurs, etc. » (couramment appelée exposition des Impressionnistes), chez Nadar, 35 bd des Capucines à Paris.
1875
Début de la crise du marché de l’art, qui se poursuivra jusqu’au début des années 1880. Boudin ne vend pratiquement plus. Par économie, il limite ses voyages à des séjours en Normandie.
1881
Durand-Ruel lui achète son stock. Il reçoit la médaille de 3e classe pour son tableau exposé au Salon, « La Meuse, à Rotterdam ». Reprise des déplacements fréquents.
1883
Inauguration des nouveaux locaux de Durand-Ruel avec une importante exposition d’oeuvres de Boudin ; les critiques favorables à l’avant-garde se montrent élogieux. Succès croissant et début de reconnaissance. Il reçoit la médaille de 2e classe pour ses deux tableaux exposés au Salon, « L’Entrée » et « La Sortie ».
1884
L’Etat achète « Marée basse », l’un des deux tableaux du Salon, et le dépose au musée de Saint-Lô. Boudin prend possession de la maison qu’il vient de se faire construire, rue Oliffe, à Deauville.
1886
L’Etat achète « Un grain », l’un des deux tableaux du Salon, et le dépose au musée de Morlaix.
1888
L’Etat achète « Une corvette Russe dans le bassin de l’Eure ; – Le Havre », l’un des deux tableaux exposés au Salon.
1889
Mort de Marie-Anne Boudin ; le peintre est désemparé. Invité par Antonin Proust à participer à l’exposition universelle, il recevra une médaille d’or.
1890
Il délaisse le Salon des artistes français, où il exposait chaque année depuis 1861, pour rejoindre la Société nationale des Beaux-Arts, dissidente.
1892
Boudin découvre la Côte d’Azur. Par décret rendu sur le rapport du ministre de l’Instruction Publique, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
1895
Il se rend à Venise en passant par Turin, Gênes et Florence. Il en reviendra par la Suisse, où il compte rester « trois ou quatre semaines ».
1897
Il expose pour la dernière fois au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Périple en Bretagne. Il travaille également pour la dernière fois à Honfleur.
1898
Il passe le printemps dans le Midi. Très affaibli – il ne sustente plus que de lait – il parvient à se rendre à Deauville où il meurt le 8 août. Il est inhumé le 12 août au cimetière Saint-Vincent de Montmartre.

 

Outre le hors série du Figaro très bien documenté, que  je vous recommande, je vous renvoie, si toutefois le cœur vous en dit, vers des liens suivants, conduisant à de très beaux articles :

A.Dossier de Presse expo_eugene_boudin Jacquemart André.pdf

I. http://www.latribunedelart.com/eugene-boudin

II.http://www.artscape.fr/eugene-boudin-paris-musee-jacquemart-andre/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+artscape+%28Artscape.fr%29

III. : Eugène Boudin, un chevalet sur la plage

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/04/02/03015-20130402ARTFIG00241-eugene-boudin-un-chevalet-sur-la-plage.php

IV. : Eugène Boudin en pleine lumière

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/03/29/03015-20130329ARTFIG00349-eugene-boudin-en-pleine-lumiere.php

V. Ce n'était pas Monet, c'était Boudin !

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/03/18/03015-20130318ARTFIG00357-ce-n-etait-pas-monet-c-etait-boudin.php

VI. Expo: Boudin, entre ciels et mers

http://www.huffingtonpost.fr/jerome-stern/exposition-boudin-paris_b_2924666.html

VII. http://www.journaldespeintres.com/eugene-boudin-a-jacquemart-andre/

VIII. http://www.rfi.fr/france/20130403-eugene-boudin-le-peintre-instants-particuliers-jacquemart-andre

Et davantage, si Affinités...

12272888484?profile=originalCrépuscule sur le Port du Havre

d'Eugène Boudin

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administrateur théâtres

                                  Le mystère Sherlock Holmes de Thierry Janssen

 

 

                     12272891498?profile=original L’imagination au pouvoir, le pouvoir de l’imagination. Il semblerait que Thierry Janssen, comédien dans la pièce, ait tout le loisir de devenir un véritable Holmésien depuis qu’il nous a livré son  pastiche apocryphe du vénéré Sherlock Holmes écrit spécialement pour la circonstance.  Il  a  en effet accepté d’offrir au théâtre du Parc  une nouvelle production spectaculaire dans sa programmation 2012-2013, aussi  réussie que le «Tour du monde en 80 jours » de l’année précédente. Ici, non seulement l’ingénierie  fantastique des décors fascine le spectateur, mais un texte bardé d’humour et de parodies savoureuses vous tient en haleine, malgré quelques passages un peu enchevêtrés. Voici Sherlock Holmes à la recherche du temps perdu. Le voici bientôt comme un enfant lâché dans une forêt magique, Petit Poucet (!) à la recherche de ses racines, vaillant combattant de la monstrueuse figure paternelle, nostalgique absolu de l’amour maternel. Ainsi en décidait la très sévère éducation anglaise d’antan.

                   « Te crois-tu assez courageux pour vaincre tes propres démons? » demande Violet, la mère de Sherlock Holmes. Toute la question est là.            

                    12272892896?profile=originalEntendez: drogues hallucinogènes aidant, nous assistons à une enquête mi-psychanalytique, mi-policière à propos de l’enfance du héros immortel. Voici un univers palpitant et symbolique - Maeterlinck notre prix Nobel de la littérature doit se retourner de jalousie dans sa tombe – fait d'atmosphères envoûtantes. Une île maudite prise dans les brumes, sise sur la Bouche des Enfers, bientôt cernée par les glaces à laquelle on accède à l’aide d’un passeur encapuchonné d’un sinistre manteau qui fait froid dans le dos lorsqu’il tend la main pour recueillir son obole. Le château macabre d’où fusent les incantations étranges de rituels sataniques ouvre ses grilles sur des scènes d’Alice au pays des Merveilles avec le Chapelier fou qui s’amuse à servir le thé. Les mets sont empoisonnés. Le gâteau aux carottes est la  madeleine de Proust. Des passages secrets mènent droit aux Enfers débordants de flammes dévorantes. Un violon ensorcelé ou des salves de révolver aident à la concentration de l’illustre enquêteur.

                   12272893068?profile=original Le crime, le sang, la vengeance, la jalousie mortelle : tout est fait pour terroriser et pour plaire à un public friand de mystérieux et de macabre. Les surprises de la machinerie du décor déferlent dans un rythme infernal, « à en avoir la chair de poulpe » selon le mot de l’inspecteur Lestrade, qui se gorge de lapsus drôlatiques. Mr. Lewis Carroll est l'ex-professeur de littérature du jeune Richard Blackmore, le jeune comte infortuné qui n’a jamais grandi suite à un violent traumatisme. La comtesse Margaret Blackmore, sa mère, épouse du défunt Arthur, cache  un passé inavouable. Poignards et squelettes se poursuivent, les cadavres disparaissent. Le fantôme du père de Holmes erre sur la lande...  Oswald, le majordome rondouillard flanqué de son Cerbère de toutou se retrouve sans tête. Surgissent des animaux chimériques faits de poil, plume, corne et écailles.... et même des allusions au Docteur Jekyll et Mr. Hide.

                      Le théâtre ainsi conçu s’empare voracement  de votre imaginaire, que vous le vouliez ou non. Les jeunes et très jeunes adorent. Les moins jeunes se disent que l’accumulation de procédés a un côté satirique très désopilant.12272892683?profile=original La scandaleuse Irène Adler se transforme en médium lascive et intéressée et Lestrade de  Scotland Yard n’en a pas fini de jalouser l’intelligence du grand Sherlock Holmes qui possède cette mémoire étonnante et cette logique tellement prompte  et … intuitive. Mais Sherlock Holmes doit soudain affronter le déferlement de ses émotions. « Tous ces souvenirs m'empêchent d'y voir clair. Je ne sais plus qui je suis. » Le voilà enfin humain! Grande innovation!

                     On adore Watson, son agilité de cabri, sa bienveillante patience et son amitié indéfectible, car Sherlock Holmes est plutôt rugueux malgré ses apparences de Dandy : « Seule la logique vous sauve de l’ennui». On peut presque comprendre l’irritation chronique devant tant de suffisance, de Lestrade l’enquêteur  méthodiquement jaloux de Sherlock Holmes et dépourvu d’imagination. … Elémentaire, mon cher Watson !

                      L’aventure de la création de ce spectacle a dû être une  véritable épopée pour l’équipe théâtrale au complet  où l’imaginaire de chaque participant a pu s’ébattre en toute liberté sous les conseils judicieux de l’illustre  metteuse en scène Jasmina Douieb. Cela se sent dans la production qui fourmille de splendides costumes, de  surprises bouillonnantes, de références irrévérencieuses, de clins d’œil et d’humour. La musique de Peer Gynt suggère le cadre d’une légende où le fils quitte sa mère pour aller à l’aventure, les coups de tonnerre et les éclairs sont de la partie ainsi que les musiques d’épouvante, car tous les éléments participent à ce pandémonium savamment orchestré par … le Diable  lui-même.  Un feu d’artifice théâtral fracassant QUI FAIT EXPLOSER L'IMAGINAIRE.

Du 18 avril au 18 mai 2013

http://www.theatreduparc.be/

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administrateur partenariats

 

" La dernière note "

Jean-Yves Le Breton

 

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Armageddon

 

Sur le clavier d’ivoire  se joue l’ordre des sphères,

     Du grand oeuvre cosmique à la mesure d’un Dieu,     

Qui  module  et  apprécie  les  rythmes  aurifères, 

Surgis d’un  orgue sacré  aux sons  miséricordieux.

       Les ponts des harmoniques relient  rives et nues,          

Jusqu’à  l’immortalité  de  l’architecte  divin, 

Dont la partition du temps trace la grande avenue,  

Conduisant aux Mystères gardés par des chérubins.

L’ultime  note  inconnue,  sonnera l’Armageddon,

De l’univers et du concert renvoyés aux ténèbres,

Du  préexistant jadis  sans qu’il n’y ait de pardon,

Pour  la  folie  humaine,  répandra  le  funèbre.

Sur le clavier d’ivoire  se joue l’ordre des sphères,

  Du grand oeuvre cosmique à la mesure d’un Dieu.  


 

 

Claudine Quertinmont d’Anderlues.

Un partenariat d'

Arts

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Lettres

 

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FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE

FRANCOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE

 

Lorsque l’on s’entretient avec Mademoiselle FRANCOISE MARQUET, la première chose qui saute aux yeux, c’est la passion qu’elle vit en parlant de l’instrument musical qui la définit devant l’Eternel, à savoir la harpe !

Pourquoi la harpe ? Parce que cet instrument la plonge dans un univers duquel elle ne peut humainement se détacher, celui de la culture celtique et de sa symbolique, extrêmement vivante et magique, ancrée dans cette époque aussi fascinante que globalement méconnue, tant elle souffre toujours de préjugés, qu’est le Moyen Age.

Cette magie, nous la retrouvons à chaque fois que nous poussons la porte de l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 37, 1050 Bruxelles) pour assister à une soirée de vernissage. Assise dans son petit coin qu’elle affectionne, elle est à la fois discrète et présente. Discrète, elle l’est par son naturel sans fards. Présente, elle l’est par le timbre vif des cordes de son instrument qui embaume la salle de son écho vibrant.

Lorsque nous l’avions mentionnée pour la première fois, à propos de l’exposition axée sur les œuvres des ARTISTES ET SYMPATHISANTS DE LA LIGUE DES INSUFFISANTS RENAUX, dont le vernissage eut lieu le 22-02-12, nous l’avions présentée en tant qu’harpiste « Bretonne ». Ce qui, aux dires de l’intéressée, l’avait fort amusée. En fait, il n’en est rien.

FRANCOISE MARQUET est Wallonne jusqu’au bout des doigts ! Native de Malmedy, elle a étudié la harpe celtique pendant quatre ans. Néanmoins, la Bretagne, qu’elle connaît bien et qu’elle adore, ainsi que l’univers celtique, ont fait d’elle une Bretonne d’adoption.

Qu’est-ce qui définit concrètement sa « celtitude » ? Toute une panoplie d’éléments, tels que la magie des légendes, du chant ainsi que de l’oralité qui se concrétise par la transmission. Et c’est précisément cette transmission qui est déterminante, si l’on considère que notre harpiste ne se limite pas à pincer les cordes de son instrument, mais aussi à transmettre oralement par le biais du théâtre, car FRANCOISE MARQUET est également comédienne et chanteuse.

Elle a, dans un premier temps, commencé à étudier la grande harpe pour se familiariser avec la technique, mais elle a ensuite préféré se tourner vers la harpe celtique, car la qualité du son l’interpellait davantage. Les harpes médiévale et baroque lui sont également familières.

L’artiste est sensible, entre autre, à la beauté plastique de cet instrument ainsi qu’au rendu cristallin du son qu’il émane et qui invite à la joie. Elle n’en finit pas de l’explorer en poursuivant sa formation de harpiste.

La question qui l’anime avant toute interprétation est la suivante : comment faire passer une émotion à travers l’instrument de musique ?

Le cœur, bien sûr, est l’élément majeur à cette transmission ainsi que les doigts de l’interprète. Mais le tout est de savoir avec quel état d’ouverture jouer pour transmettre le potentiel émotionnel d’une œuvre.

FRANCOISE MARQUET répond à cette question en replaçant, d’emblée, l’œuvre à interpréter dans le contexte psycho-historique de sa création pour permettre à l’imaginaire d’effectuer un voyage, à la fois dans le temps historique de l’œuvre créée, mais également dans le temps intemporel de l’auditeur qui s’en imprègne. La comédienne-musicienne va encore plus loin. A supposer que l’on ne sache rien à propos d’un œuvre, elle n’hésite pas à lui créer un contexte de toute pièce, afin de la faire voyager aux confins de l’imaginaire, avant de lui donner vie devant un public. De même que si, à partir d’une mélodie connue, transmise oralement, il n’existe aucune partition fiable (ou pas de partition du tout), elle la retranscrit sur le pentagramme, par l’exercice d’une réécriture soignée. Car l’artiste compose également.

Comme nous l’avons précisé plus haut, FRANCOISE MARQUET est également comédienne et chanteuse.

Elle a étudié le Théâtre classique au Conservatoire de Mons pendant un an et quelques mois sans avoir terminé son cursus ainsi que le chant lyrique pour explorer le travail de la voix. Elle a également fréquenté l’école PARALLAX, à Bruxelles, en suivant une année de Cinéma. Ensuite, elle s’est familiarisée avec l’art de la pantomime en étudiant les nombreuses facettes du clown pour se consacrer au théâtre des rues.

FRANCOISE MARQUET a toujours été fascinée par le mythe de la quête du héros. Cela est dû en partie à l’atmosphère celtique dans laquelle elle baigne mais aussi parce qu’elle rend au mot « acteur » son étymologie la plus noble : celle d’être le moteur à la fois d’une œuvre scénique mais également de sa propre vie.

Son univers fourmille de projets pour le futur. Faisant partie d’un groupe de chant comportant quatre femmes, elle voudrait aussi intégrer un ensemble d’instrumentistes dans le but d’allier la musique, le théâtre et le chant, avec pour dénominateur commun, la tradition celtique. Car il n’est pas rare qu’à l’interprétation d’une œuvre, elle joue, chante et parle en même temps. Ce qui, dans le cadre de la synchronisation parfaite d’une phrase musicale, est extrêmement difficile à réaliser. Il y a également dans sa besace, l’idée de créer un spectacle de clowns autour de la féerie alliée au mouvement menant à l’éveil de l’imaginaire.

Elle participera au Festival des TROLLS ET LEGENDES de Mons autour du monde fantastique le 30 et 31 mars prochains et compte concrétiser un partenariat avec des cercles de femmes pour créer un spectacle axé sur les contes autour du féminin.

Nous sommes forcés de nous rendre à l’évidence : FRANCOISE MARQUET est habitée par une forêt de génies et de lutins qui ont fait mûrir en elle le rire du merveilleux dans son questionnement sur le Monde.

Sa musique et son art dramatique sont les témoignages les plus vrais et les plus fascinants sur cette quête vitale de l’imaginaire à éclore pour sans cesse se redécouvrir.

François L. Speranza.

 

Arts
12272797098?profile=originalLettres

 

Note de Robert Paul

12272859655?profile=original

 Un petit échantillon de cette artiste de talent:

 

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administrateur théâtres

KARL MARX, LE RETOUR

Howard Zinn

Cie Peg Logos

Du 19/04 au 25/05/2013

 

12272888677?profile=originalKarl Marx était censé être mort et enterré. Avec l'effondrement de l'Union soviétique et le Grand Bond en avant en Chine dans le capitalisme, le communisme s'est évanoui dans la toile de fond pittoresque des films de James Bond ou dans les mantras déviants de Kim Jong-un. De toute façon Karl Marx, qui nous a observés du haut du paradis,  n’a jamais cautionné les dérives dictatoriales et sanguinaires des leaders communistes d'états policiers. Marx pensait que le conflit de classe  déterminait le cours de l'histoire. Ce conflit  a donné  dans la seconde moitié du 20e siècle toutes les apparences de se dissoudre dans une ère de prospérité du libre-échange et de la libre entreprise. Le capitalisme semblait être l'accomplissement de sa promesse - celle d'élever tout le monde vers de nouveaux sommets de richesse et de bien-être. C’est ce qu’on croyait.  Mais si on ouvre un peu les yeux on doit constater avec Marx que l'accumulation de richesse à un pôle est en même temps l'accumulation de la misère, la pénibilité du labeur, l'esclavage, l'ignorance, la brutalité, la dégradation mentale, au pôle opposé.

12272888889?profile=originalConstat : la formidable puissance de la mondialisation, en reliant les coins les plus reculés de la planète, pousse l'obligation lucrative  à des extrêmes qui rendent les mêmes, toujours plus riches et la grande majorité des autres toujours plus pauvres… C’est ce que nous présente  le formidable comédien Michel Poncelet dans une création théâtrale originale sur laquelle il travaille avec le metteur en scène Fabrice Gardin depuis deux ans. Le texte nous vient des Etats- Unis : « Marx in Soho, a play on history ».  Elle est de la plume d’un certain Howard Zinn, auteur d’une histoire du peuple américain. Celui-ci s’est plu à imaginer le retour dudit  Karl Marx sur terre - disons, que le Christ était lui-même trop occupé - pour répandre à nouveau sur notre planète des idées de justice, de dignité humaine et de compassion.

Revoilà Marx, vif comme l’argent, qui débarque avec sa malle de souvenirs et d’observations lucides à Soho, …New-York. Howard Zinn décide de « mettre en scène cette autre facette de Marx : le passionné, le révolutionnaire engagé. La pièce que j'écrivis avait pour protagonistes Marx, sa femme Jenny, sa fille Eleanor, son ami Engels et son rival politique Bakounine. »  C’est l’occasion de raconter sa vie précaire avec sa famille exilée à Londres, après avoir séjourné à Paris et à Bruxelles,  son analyse percutante de la société d’alors … et de maintenant, et sa passion contagieuse pour le changement. Un spectacle totalement dynamique, hilarant et fort instructif. Vous vivrez sa vie quotidienne avec ses proches dans la misère de Soho à Londres, vous  vivrez la Commune  de Paris en 1871, le climax de cette création théâtrale. Vous vous laisserez embarquer sur la vague d’espoir qu’il suscite.  « Un moment viendrait où le prolétariat exploité s'organiserait, se révolterait, prendrait le pouvoir et utiliserait le progrès technologique pour satisfaire les besoins humains et non pour enrichir la classe capitaliste. » Il est possible d’imaginer une société sans exploitation, où les gens se sentiraient en accord avec la nature, avec leur travail, avec les autres et avec eux-mêmes.

 

12272889260?profile=originalLes prolétaires du monde entier sont de plus en plus en colère et exigeant leur juste part de l'économie mondiale. « Indignez-vous » devient le maître mot, celui du  ralliement pour des lendemains qui chantent. Michel Poncelet est en ébullition, campe admirablement le personnage dans son costume recréé à l’identique de celui de Karl Marx. Les deux hommes se fondent à s’y méprendre, barbe y compris. Une très brillante performance, fort efficace qui convaincrait les capitalistes les plus endurcis!

http://www.theatredesmartyrs.be/pages%20-%20saison/atelier/piece6.html

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Bonjour à toutes et tous,

Le printemps arrive, et avec lui le début des expositions ,
Je vous invite à découvrir une quarantaine de mes tableaux pour cette première exposition 2013, ainsi que les céramiques de Dominique Mosseray . 
 
L'occasion de nous rencontrer ou nous retrouver lors du vernissage.
Je serais aussi présente les jours d'ouverture de la Galerie ArtKange.
Regarder une oeuvre, l’apprécier ou se questionner sur le cheminement de l’artiste est une démarche pleine d’intérêt.

Rencontrer et dialoguer avec les créateurs est un bel échange.

Voilà ce que nous espérons partager avec vous lors de cette exposition.

Que vous soyez  artiste, visiteur curieux de nouvelles découvertes  ou amateur d’art, nous vous accueillerons avec plaisir.

 

Amicalement

Danielle

 
 

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administrateur théâtres

12272887672?profile=original© R. Capa, copyright 2001 by C.Capa / Magnum Photos / Reporters

Des Jours et des nuits à Chartres              

                de Henning Mankell              

                mise en scène Daniel Benoin

 

 

Coup de chapeau ou plutôt de béret basque, à la  mise en scène de Daniel Benoin  et aux décors très élaborés de la pièce de  Henning Mankell (vous avez peut-être lu « Les chaussures italiennes »)  qui décide d’approcher sans vergogne, puisqu’il est suédois, le sujet tabou de la collaboration de la France en guerre de 1940 à 1945. Celui des « épurations » en  46, 47… car il faudra de nombreuses années avant que les deux Frances se réconcilient.  Il faut plusieurs générations pour que le traumatisme de la tonte d'une femme s'estompe, jugé parfois plus grave que celui du viol.

 L’astuce  du dramaturge est l’utilisation récurrente du personnage, Robert  Capa, photographe de renom,  et son téléobjectif vorace qui a photographié la mort sur tous les champs de bataille. Il est le premier photographe du débarquement allié en Normandie. On assiste, scéniquement parlant, à un va et vient entre le photographe prisonnier de son appareil photo, et le développement de la vérité dans la Camera Obscura  de son studio et ...la vraie  vie telle qu’il l’a captée ce 16 août 1944.  Son objectif  a saisi sur le vif le regard insondable d’une fille tondue portant dans ses bras un bébé, entourée d’une foule haineuse qui lui crache au visage avant d’être arrêtée et mise au pilori.  Le photographe avoue : « Chacune de mes images est un gibier que j’ai abattu». Il passe sa vie à attendre la bonne lumière qui fera de son image un révélateur de vérité. Et quelle vérité cette fois-ci! Tout le monde n’a pas été capable d’appliquer la phrase d’Albert Einstein. « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » Par opportunisme, lâcheté, par intérêt et avidité, par dépit, par défaitisme.

L’occupation a été synonyme de collaboration pour beaucoup. Certains résistants ne se sont révélés qu’au bord de la défaite germanique, changeant très opportunément de camp en dernier ressort. Des fortunes faites sur le marché noir se sont accumulées. Cependant que cette  jeune fille, Simone (Fanny Valette),  un peu niaise, simple couturière dans un atelier, ayant perdu sa mère très jeune et même privée de  son frère mort en 36 lors d’un accident de travail, se retrouve seule avec un  père qui l’adore et la chérit. Il n’a plus personne au monde à part sa fille! Il ne sera pas assez sévère avec elle, ne lui indiquera pas la différence claire entre l’ombre et la lumière. Elle tombera amoureuse d’un Fritz qui lui fera une petite fille, preuve tangible de sa méconduite. Ils vont sûrement aller s’établir outre-Rhin. Las ! Mauvais timing,  la guerre est finie et les ennemis vont être punis. La voici, dénoncée,  sur la liste des suppliciables, victime de son « innocence » de la chose politique. Drame.  Humiliations et mise à mort du bouc émissaire  indispensable qui paye pour les  saloperies de tous les autres qui ont su se retirer du jeu à temps. La pièce est un hallali  éprouvant, entrecoupé de flashbacks très réalistes qui dépeignent la vie insouciante de la jeune fille et de son amie, Marie (Juliette Roudet), qui elle, saura se ranger du bon côté, au bon moment. Simone et son père incarnent un désespoir si profond que je n’ai jamais rien vu de pareil, s’exclame le photographe! D’incessants appels au secours retentissent de toutes parts dans la pièce. Personne n’écoute, tout le monde ne pense qu'à soi. C’est le comble, la seule qui a peut-être promis d'essayer, mais n’a pas réussi, est peut-être Simone.

Le rôle de Georges (Paul Chariéras), le  père de Simone, est magnifique d’humanité et émeut aux larmes. Les filles, Simone et Marie sont moins convaincantes quand elles se font leurs confidences, visages tournés vers le sol,  car la diction est un peu précipitée et pas toujours très audible dans la salle d’Aula Magna. La victime et son petit ne sont pas sans rappeler les larmes que l’on a versées pour  le film Ryan’s daughter… et cette tendance de l’homme à crucifier les autres, de préférence! Joués par le même comédien (Frédéric de Godfiem), le soldat allemand est un peu flou - out of focus -, tandis que le reporter, revenons à lui, personnifie en quelque sorte le chœur de la tragédie grecque avec ses commentaires sur la vérité, la vie et l’humanité. Henning Mankell insiste  : « La paix devrait redonner des valeurs à des gens comme Simone. On réussira à reconstruire le pays si on ne devient pas comme eux. » 

«Ainsi, on peut dire que toutes mes images sont inachevées. Il y manque tout ce qu’on ne peut qu’imaginer» dit Robert Capa.  Il nous fait réfléchir au rôle des médias et à leur éthique, avides de scoops en tout genre, sans cesse sur pied de guerre pour saisir ce qui se vend bien. Capter, saisir, s’emparer, collectionner les trophées… dans la plus pure dynamique Darwinienne. 

«Ne restent que les images.

Mes tentatives

De capter ce qu’il y a d’insondable

Chez les hommes

Et par là même

En moi…»

avoue aussi Robert Capa. La lumière est mon  ennemie et mon salut. Trouver la bonne lumière, c’est le but de son existence faite d'attente patiente et délibérée.  Car  « Une vérité qui traverse le feu ne se consume jamais : la photo semble dire: ne m’oubliez jamais ! »

On se doit de citer ici Paul Eluard:

Comprenne qui voudra, (Paul Eluard )


  En ce temps-là,
  pour ne pas châtier les coupables,
  on maltraitait des filles.
 
On allait même jusqu'à
  les tondre.


  Comprenne qui voudra

Moi mon remords ce fut

La malheureuse qui   resta

Sur le pavé

La victime raisonnable  

A la robe déchirée

Au regard d'enfant   perdue

Découronnée défigurée

Celle qui ressemble aux morts

Qui sont morts pour être aimés

Une fille faite pour un bouquet

Et couverte

Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante

Comme une aurore de premier mai

La plus aimable bête

Souillée et qui n'a pas compris

Qu'elle est souillée

Une bête prise au piège

Des amateurs de beauté

Et me mère la femme

Voudrait bien dorloter  

Cette image idéale

De son malheur sur  terre

 

http://www.cdrtours.fr/wp-content/uploads/2013/04/Dossier-pédagogique-Des-jours-et-des-nuits-à-Chartres.pdf

http://www.ateliertheatrejeanvilar.be/fr/saison/detail/index.php?spectacleID=503

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Exposition événement d’une famille Russe à Bruxelles :

 

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Alexander Semenov

« Others »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Elena Gorbachevski

« Three days and toys »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Irina Semenova

« Glass and Painting Fantasy »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Claude Dejaegher

« Atmosphère d’une âme »

Peintures

 

Exposition du 02/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 02/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Michel Snoeck

« Horizon et séduction »

Sculptures

 

Exposition du 02/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 02/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Philippe Louguet

« Traces projetées »

Peintures

 

Exposition du 08/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 08/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Bogaert

« Voyage en atelier »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Exposition événement de deux artistes Suisse à Bruxelles :

 

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Marie-Noëlle Krenger

« Couleurs et sensations »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Michelle Roethlisberger

Alias Mich.k

« Couleurs et sensations »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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 Philip Pontay

« Du rêve à la réalité »

Sculptures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Et qui sera agrémenté d’extraits de musique celtique

Interprétés par la harpiste Françoise Marquet

 

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Claude Aiem

« Œuvres revisitées »

Peintures

 

Exposition du 12/06 au 30/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 12/06/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Roland Vromant

« Transcriptions chamarrées »

Photographies

 

Exposition du 12/06 au 30/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 12/06/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Et qui sera agrémenté d’extraits de musique celtique

Interprétés par la harpiste Françoise Marquet

 

 

En juillet la galerie est fermée

 

En août:  collectif d’artistes de la galerie

 

La rentrée culturelle est le 04 septembre 2013

Espace Art Gallery

35 rue Lesbroussart

1050 Bruxelles

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administrateur théâtres

"No Sport"

De et avec Stéphane Stubbé

Mise en scène : Christian Dalimier, assisté de Sophie Jallet

Du mardi 16 avril au samedi 4 mai 2013 à 20h30
relâche dimanche et lundi

 

De gauche à droite. Dommage que  la très belle  musique des interludes entre les tableaux, sortes d’improvisations très mélodieuses qui soulignent l’amour des arts de Winston Churchill, écrivain et peintre à ses heures, ne jaillissent pas du piano droit hélas  fermé, qui sert de guéridon pour  un téléphone des années 50… Continuons le travelling : un grand fauteuil grenat cachant de nombreux secrets dans ses accoudoirs. Un valet chargé de vêtements méticuleusement pliés et un rideau pudique entourant …une couche militaire? Un lit conjugal ? Non, une  surprise ! Vous avez ainsi le décor planté devant un escalier privé, l’escalier du temps qui passe…pour découvrir ensemble le jardin secret du grand Homme.  

Nous sommes à la Samaritaine, qui cette fois nous offre un décor très construit. Winston Churchill fête son non anniversaire et va nous entraîner dans une vie fabuleuse et dans une jeunesse dont aucun de nos jeunes n’a idée.  Le comédien, Stéphane Stubbé qui incarne Winston Churchill est lui-même fabuleux.  Il a écrit le texte de cette biographie passionnante et plonge parfois  avec malice dans l’uchronie, question de donner encore  plus de sel au spectacle. A vous d’être attentifs et de sourire aux supercheries.  L’auteur nous dit être tombé un jour amoureux des récits  du jeune journaliste Winston Churchill. Il avait alors 32 ans lorsqu’il décrit la féerie  d’un de ses voyages qui le mena à Mombasa, Kenya. Un choc inoubliable avec la beauté terrestre.  Ce sera le point d’orgue du spectacle. Le dernier regard en arrière avant de rejoindre son Créateur et savourer une fois encore  la beauté stupéfiante  des portes de l’Afrique :  « De tous côtés surgit une végétation humide, tumultueuse, variée. De grands arbres, des herbes hautes qui ondulent, des taches brillantes de bougainvilliers violets et au milieu de tout cela, clairsemées, parvenant à peine à maintenir la tête au-dessus du flot fertile de la nature, les maisons aux toits rouges de la ville et du port de Mombasa.»

Le regard très professionnel de Christian Dalimier, le  metteur en scène, a lissé l’ouvrage, mettant en place un spectacle captivant peuplé de grandes figures du 20e siècle, y compris Brigitte Bardot. La langue fascine, portée par une diction  aux accents vénérables d’un Jean Gabin. Intonations, gestes, mimiques dignes de Belmondo (tiens, tiens,  octogénaire lui aussi !), imitations hilarantes complètent les quinze tableaux qui amusent franchement car le comédien déploie une rare richesse scénique.  C’est une histoire  de l’Histoire qui plaît. Autant aux adultes que nous sommes, dont l’enfance est peuplée de ces mêmes souvenirs  et aux jeunes qui partent à la découverte d’une première moitié du 20e siècle faite de « blood, toil, tears and sweat …*» Une époque douloureuse mais  extraordinairement féconde, dirigée vers la  victoire des valeurs démocratiques, la création de paix et de bien-être pour tous.12272896282?profile=original

Et le titre, direz-vous… Churchill, qui avait vu ses parents mourir jeunes et craignait beaucoup la cinquantaine, eut lui,  la grâce de vivre jusqu’à 91 ans.  Interrogé par un  journaliste, non anglophone sur les raisons de sa longévité, il répondit : « No sport », « Oui, Madame ! » C’est dans le texte ! Le journaliste en question avait sans doute mal compris la réponse humoristique : « Whisky, cigars, and low sports ». Churchill considérait en effet  le sport comme essentiel à l'éducation d'un gentleman. Ainsi en  témoignent  ses nombreuses citations sur les bienfaits de l'équitation ou l'excentricité du jeu de golf. Allez voir cette pièce cousue de fidélité aux  valeurs européennes et d’humour britannique… dans la langue de Molière !

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(*du sang , du labeur, des larmes et de la sueur : une phrase prononcée par Winston Churchill le 13 mai 1940, dans son premier discours devant la Chambre des communes, après sa nomination au poste de Premier ministre du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale.)

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administrateur littératures

  A présent, pour conclure, il faut reconnaître que, chez les grands et vrais éditeurs, la plupart étant parisiens comme nous l'a gentiment souligné Monsieur R. Paul, le taux de refus des auteurs débutants varie entre 99 et 99.9%, le comité de lecture se constituant généralement de lettrés: auteurs maison, critiques littéraires, étudiants en maîtrise ou en doctorat de Lettres, enseignants et érudits. Doit-on s'étonner? La langue de Molière est ardue, complexe, elle obéit à des règles strictes, rigoureuses; parfois l'écrivain-même retourne dans son Larousse ou son Robert pour vérifier un mot tel que omniscience, prescience, le supplice suprême étant le subjonctif, casse-tête pour l'élève du Secondaire: il lui faut bien du courage et un certain QI - si pas un QI certain - pour s'en tirer avec les honneurs, et s'il se découvre la vocation, qu'il sache que la concurrence est extrêmement rude: auteurs confirmés, professionnels maison, traducteurs de valeurs sûres étrangères occupent, c'est fatal, le maximum de l'espace publiable. Les portes qui s'entrouvrent pour le romancier débutant risquent de se refermer tout aussi vite avec le second manuscrit.

  Faire appel à un conseiller littéraire? A Paris principalement (pour la France) existent des officines fort discrètes spécialisées dans la "promotion littéraire". Les conseillers proposent aux auteurs une série de services allant de l'analyse critique au rewriting complet, avec recherche d'éditeur. Les tenants de ces maisons ont beau s'avouer techniciens de l'écriture opérant comme de véritables chirurgiens, l'édition n'est jamais garantie après avoir fait appel à eux. Il vaut mieux rester circonspect à l'égard de ses services. 

  Le mot de la fin? Laissons-le à l'éditeur dont le principal conseil, de tout temps, a été d'apprendre d'abord à connaître la maison d'édition visée, ses publications, sa ligne éditoriale, avant d'envoyer le Tapuscrit, également de s'informer sur le monde de l'édition, un peu Dallas et son univers impitoyable. Frustration de mon côté? Non, réalisme et pragmatisme! Enfin, signalons tout de même le nom d'une importante maison d'édition parisienne, éditant Anna Gavalda, qui répond de manière personnalisée à tous les auteurs refusés, prouvant au passage que les manuscrits sont entièrement lus: Le Dilettante. Merci à tous.

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La Perte du Bonheur.


Il fallait plus que du courage pour se lancer à la poursuite du Bonheur, quand on avait suivi son parcours trompeur sans imaginer où il allait nous emmener !

 Pourtant, tout avait bien commencé, lorsque l’intrépide équipe arrive sur les lieux avec une motivation et un enthousiasme à vaincre tous les obstacles…
Mon camarade d’ Aven Noir  Daniel André écrit dans son excellent livre «Bramabiau l’étrangeté souterraine», le récit du début de cette aventure :
«Nous sommes le mercredi 27 juin 1888 au matin. Les calèches chargées du poids des hommes et du matériel entrent bruyamment dans Camprieu. Les paysans, alors occupés à couper les foins, cessent leurs travaux et se pressent autour de l'étrange caravane. Peu habitués à de telles visites, ils posent mille questions... et se gaussent de ces "messieurs de Paris" trouvant leur projet pour le moins bizarre : ce serait donc aujourd'hui ou jamais que le Bonheur des ténèbres accepterait de livrer ses secrets.»
Après les repérages de 1884 cette première tentative se révèle plus compliquée que prévu pour E. A. Martel et ses camarades, qui doivent abandonner leur exploration, arrêtés par un obstacle trop important ce jour-là (une cascade infranchissable), mais le 28 juin 1888, Blanc, Armand, Foulquier et Martel s’engagent à nouveau dans le torrent souterrain du Bonheur au milieu de blocs effondrés par une diaclase donnant accès à un labyrinthe orné de salles calcifiées, de marmites de géants, de piliers d'érosion tourbillonnaires et autres étrangetés karstiques…
E. A. Martel atteint bientôt la cote -54 m, mais que va-t-il se passer ensuite ?


Perte du Bonheur A

La Perte du Bonheur est toujours la même depuis l’époque de Martel.
Elle reste empreinte de ce mystère qui fascine les hommes à travers toutes les civilisations, fait à la fois d’attirance, de curiosité et de crainte, mais qui nous questionne par rapport à la fragilité de notre existence et nous «resitue» face à nous-mêmes.
Elle verse surtout au plus profond de notre être le souffle et la magie des forces surnaturelles qui ont suscité auprès de nos ancêtres de la préhistoire suffisamment de puissance imaginaire pour s'exprimer à travers des signes et fabriquer pour la première fois des images, laissant soudain dans l'histoire de l’humanité une mémoire volontaire et matérialisée porteuse de la projection de la pensée, une trace produit de sa propre main et de son intelligence, une image qui «l’immortalise» et qu'elle va pouvoir donner à voir à d'autres humains à travers le temps.
C’est aussi cette sorte d’atavisme inconscient lié aux actes «sublimants» de nos ancêtres, ce rapport à une élévation de nos engagements, amenant à nous dépasser et (consciemment ou non) à laisser une empreinte de notre passage ici-bas apte résister à l'amoindrissement, perpétuant cet arrachement de l'homme à l'état de nature, qui animait aussi Martel et ses compagnons…


Bateau d'Osgood B

Au milieu des cordages, échelles, bougies et lanternes, briquets à amadou, burins et pitons, le canot pliant en toile imperméable fabriqué par Osgood à Creek River aux Etats-Unis commandé spécialement par E-A Martel pour cette aventure, constitue l’arme suprême pour aller affronter ces 27 et 28 juin 1888 les eaux souterraines du Bonheur...

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