Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16059)

Trier par

Ursula ULESKI - La peinture dans tous ses états !


ULESKI Photo carrousel du Louvre.jpg


Architecte et artiste peintre franco-polonaise



"… je cherche à redécouvrir l’étrangeté magique et la singularité de l’évidence. Quand je dessine un trait, j’habite déjà le lieu. Extatique, obsédée, j’y cherche la lumière et l'équilibre...

... Pour moi l'Art, c'est la célébration de la vie : énergie et mouvement - jubilation, plaisir, joie. Quand je peins, je célèbre aussi la peinture."




ULESKI - A fleuret moucheté 140x120 acrylique sur toile.jpg

Galerie de l'Artiste : cliquez ULESKI

Lire la suite...

La fête des morts

Pour ceux qui ne l’évoque plus


par pudeur


parce que l’enfance


à enfermé en eux


un manque


qui leur fait encore mal


un père parti trop tôt


une mère perdue


un frère, une sœur


indispensables confidents.



J’irai à la fête des morts


avec un pot de fleurs


dans un grand champ de pierre


à l’allure éphémère


d’un parc de Versailles.


Lire la suite...

Il s’agit d’une «Clownerie» en un acte et en prose de Jean Genet publiée aux Éditions de L'Arbalète en 1958, et créée à Paris au théâtre de Lutèce en 1959.

Devant un catafalque drapé de blanc, sept acteurs noirs aux pseudonymes fantaisistes (Adélaïde Bobo, Augusta Neige, Félicité Gueuse-Pardon, Étiennette-Vertu-Rose-Secrète Diop, Archibald Absalon Wellington, Dieudonné Village et Samba Graham Diouf) achèvent les préparatifs d'un spectacle conçu comme un rite. Discrètement, un huitième Noir, Edgar-Hélas Ville de Saint-Nazaire, s'éclipse, armé d'un revolver. Puis, devant une cour dont ils s'efforceront de mériter la condamnation, les Nègres interprètent le meurtre d'une Blanche. Leur auditoire est également composé de comédiens: Noirs masqués de blanc, tenant le rôle de personnalités coloniales (la reine, son valet, le gouverneur, le juge et le missionnaire). La représentation est interrompue par une détonation suivie du retour de Ville de Saint-Nazaire; on comprend alors qu'aucun meurtre n'avait, jusqu'alors, été commis et qu'il s'agissait de captiver l'attention de la salle pendant que, en coulisses, les Noirs exécutaient un traître et accueillaient un mystérieux libérateur. Le spectacle reprend et s'achève par la mort des personnages de la cour. Après un rapide dialogue entre deux comédiens, la toile du décor se lève, découvrant des préparatifs identiques à ceux du début.

«Un soir un comédien me demanda d'écrire une pièce qui serait jouée uniquement par des Noirs. Mais qu'est-ce c'est donc un Noir? et d'abord c'est de quelle couleur?» (Préface): à l'arrière-plan des Nègres s'affirme cette évidence existentialiste qu'il n'y a pas de nature de l'homme, et que toute couleur de peau érigée en identité porte le nom de «racisme». Le théâtre, lui, «comme glorification de l'image et du reflet» (c'est la définition qu'en laisse entrevoir le Balcon) ne peut entrer en lutte avec l'idéologie que sur son propre terrain, et dénoncer le règne de l'apparence et de l'identification de l'individu à son apparence qu'en l'exaltant précisément, en l'enflant jusqu'au paroxysme. Donc les Nègres affirmeront qu'ils sont sur scène pour s'identifier, jusqu'à l'extrême, à cette nature de Nègre que la société et le discours officiel leur supposent: «Nous sommes ce qu'on veut que nous soyons. Nous le serons donc jusqu'au bout, absolument», déclarera Archibald à la fin de la pièce. Mais de ce fait, parce que les Blancs participent de ce cérémonial à grande échelle qui célèbre et ridiculise leur idéologie, ils sont eux-mêmes réduits à l'état de reflet: d'une part, sur scène, ils figurent un tribunal constitué de Noirs revêtus de masques blancs; de l'autre, ils forment le public réel qui contemple sur scène l'image exacte de sa haine, de sa peur bornée. Les Nègres sont présents sur scène et s'obstinent héroïquement en leurs images, mais les Blancs ne seront jamais que des images, et qui meurent à la fin, aussi facilement que les ombres vaines des Enfers. La pièce a noirci les Noirs pour anéantir les Blancs.

La seule réalité temporelle des Nègres, finalement, c'est l'instant, et la seule vérité scénique tient à la situation farcesque: les Noirs, ni personnages ni comédiens, jouent à être ce qu'ils sont. D'où la duplicité perpétuelle qui gouverne la dynamique et la structure de la pièce: celle-ci s'affirme d'emblée rituel et déjoue toute velléité de fiction, ce qui ne l'empêche pas de jouer avec des niveaux de représentation extrêmement complexes et de tromper le spectateur sur le degré de réalité des événements réels ou supposés. Ceux qui sont sur scène sont des comédiens, ils ne participent d'aucune intrigue réelle. Mais étant impliqués dans l'organisation d'une «cérémonie» lourde de sens - le meurtre d'une Blanche - ils retrouvent sans cesse l'élan naturel de la fiction. Dès que le drame central revêt un semblant de réalité, le théâtre s'en empare et oblige à découvrir qu'il n'y a rien sous le drap. Dès que ce même drame se dénonce comme supercherie, des personnages porte-voix, comme Félicité, sont appelés à la rescousse pour déchaîner la violence et appeler au meurtre avec une puissance incantatoire qui réinjecte dans la pièce la dimension incontestable du vécu. La pièce dupe donc le spectateur: tantôt les acteurs affirment que le cérémonial est intangible et qu'il se reproduit selon les mêmes règles et le même ordonnancement, tantôt les acteurs nous laissent miroiter des variantes, des caprices même dans le rituel. Mais la plus grande préméditation et la plus grande improvisation se rejoignent et se confondent dans un théâtre essentiellement ludique.

Et pourtant la pièce ne peut jamais se satisfaire de n'être qu'une clownerie. Sans cesse reviennent la tentation de l'extériorité, du réel, de la chair, et l'espoir pour le théâtre d'un langage utopique, positif, voire révolutionnaire. A cette égard, la dimension qui échappe par essence à la clownerie dramaturgique, c'est la langue, superbe et lyrique, où les Nègres et les Blancs se rejoignent, à l'image de la reine et de Vertu dont les voix se superposent l'une à l'autre.

Aujourd'hui, les Nègres attirent moins les metteurs en scène que le Balcon ou les Bonnes, et il n'y a guère que Peter Stein qui se soit relancé dans l'aventure de Roger Blin et de la troupe des Griots dont Barthes louait la «gaucherie intelligente». Pour le metteur en scène emblématique du théâtre de l'absurde, les Nègres avaient cette cruelle opacité et invitaient à un ballet d'ombres non moins opaques. Aujourd'hui, la dramaturgie des Nègres, en dépit d'une complexité apparente, se laisse peut-être trop facilement appréhender.

Lire la suite...

Un texte que j'aime.



Dans un monde dominé par le déplaisir, la peur économique et l'arrogance autarcique de certains pouvoirs politiques, religieux et financiers, que reste-t-il comme marge à la poésie pour réellement investir le monde ? Nous arrivons à la fin d'un premier cycle dans ce 21e siècle, celui de sa première décennie. Il aura été marqué par le retournement de l'Occident ainsi que de son opposition forcée à un certain Orient. Depuis le 11 septembre 2001 se sont succédé guerres, crises spéculatives, puis financières et économiques, retours en arrière sur les libertés individuelles, fuites en avant d'une surproduction planifiée pour "satisfaire" nos modes de consommation
inconscients, etc. A côté de cela, des tentatives positives ont bien vu le jour, visant à remettre en cause les systèmes dominants se déshumanisant.


Sans doute le poète, l'ouvrier-artisan et l'amateur de poésie ont-ils aujourd'hui plus que jamais à se sentir concernés par l'évolution du monde et du genre humain, afin d'éviter tout repli sur soi. La poésie pour ouvrir et oeuvrer sur chaque mot de chaque phrase de notre existence, cette aventure à la fois irréductiblement individuelle et collective. La poésie pour ouvrir et oeuvrer à un nouveau cycle, celui qui à présent s'invite, chez vous comme chez nous...


Et pour plus de cohérence, comment ne pas se soumettre soi-même à cela ? C'est pourquoi, lors des prochaines semaines et prochains mois, nous travaillerons à la re-fondation de notre projet même ici à la Maison de la poésie. Car si la poésie est trop vaste pour être contenue en une seule demeure, elle peut dans chaque foyer avoir cette nécessité de se déposer et depuis ce coeur renouvelé se déployer, irradier...

Nous vous souhaitons une belle lecture du BIP, chères amies et chers amis, ainsi que d'excellentes fêtes de fin d'année !

David Giannoni

Lire la suite...

Un peu de prose pour changer...

EN PROVENCE...

Une journée...

Radio nostalgie en fond sonore... Le bruit de la sirène d'alarme d'une villa proche labourant la chaleur de l'été; le cri strident des cigales; le soleil implacable de midi et la valse des abeilles entourant la chaise longue d'une inconditionnelle de la bronzette!

Quel décor pour un repos... Cette agitation m'invite sans doute à reprendre une plume si paresseuse qu'elle en perd l'habitude et se lasse déjà des conversations trop proches, des reproches imbéciles, des questions sans intérêt! Oh ma quiétude quand donc te trouverai-je sans me réfugier dans la solitude?

Je voudrais pourtant saisir comme le peintre cette floconneuse chaleur moite qui s'enroule autour de la lavande, s'arrête au sommet de l'olivier, se repose au creux des vignes et rêve dans le vent léger qui fait frémir la glycine! Je voudrais apprécier les ombrages des pins ou du chêne vert du jardin en laissant errer mon regard dans l'infini si bleu... que toute autre couleur ne semble exister que pour en exalter la profondeur!

C'est pourtant dans la fraîcheur verte des quatre murs de ma chambre que je vais me réfugier et fermer le temps d'une sieste des yeux douloureux de regarder sans contempler jamais...

Une nuit...

La nuit était mouvante et bruyante. Elle criait des mille bruits d'insectes repus de soleil, proclamant leur bien-être dans l'apaisement du soir. Elle susurrait son plaisir en s'éveillant de sa torpeur...

Le vent n'était déjà plus de la brise mais un peu plus... Sous son souffle les branches gémissaient doucement, toutes langueurs...

Le ciel était en mouvance! Les légers nuages qui le parsemaient voilaient par instant la lune pleine et ronde qui semblait trôner sur un univers à la fois rendu paisible par le retour de la fraîcheur et suractivé par une vie souterraine et dense que les sens pouvaient percevoir à chaque instant!

La nuit était belle et mystérieuse comme une femme incertaine prête à tout donner et à tout reprendre! Douce et fraîche, l'haleine pourtant lourde des senteurs exhalées par une journée trop chaude, trop inerte, trop caniculaire, dont la libération avait le goût inquiétant d'une envolée vers demain... Un demain que ce présent superbe ne désirait pas vraiment!

Lire la suite...
administrateur théâtres

Jalousie en trois mails (Théâtre Argan 42)




JALOUSIE EN TROIS MAILS

COMÉDIE D'ESTHER VILAR

06 Octobre 2010 >> 30 Octobre 2010

Une avocate d’âge mûr intelligente et sensible, une femme fatale architecte -la vamp irrésistible et blonde en robe noire, chignon sensuel et bouche peinte se refermant sur une éternelle cigarette dans un penthouse de rêve, et l’étudiante bouddhiste en jeans, végétarienne. Trois générations. Elles habitent le même immeuble. Epouse ou maîtresses, elles partageront inéluctablement les palpitations et les affres de la jalousie pour le même homme. Ce Lazlo, est omniprésent dans leur monde intérieur mais absent de la scène, sauf qu’il circule, habilement entre les étages, insaisissable. Les empoignades se font à coup de mails, de véritables argumentaires pleins de fiel, de poison et de verve : tour à tour des salves de perfidie, de désespoir, d’amour passionné tombent avec fracas dans les maibox. Les textes sont beaux, du Sacha Guitry version féminine. La rivalité entre ces femmes révèle en chacune la mesure de leur passion pour le même homme et la douleur insupportable de l’abandon. Pas de clichés, un crescendo de souffrance et de violence, boomerangs verbaux, bombes de détresse et de sarcasmes vengeurs. Les monologues se croisent et se répondent sans jamais réellement communiquer entre eux, chacune se croyant pathétiquement à l’abri dans sa bulle, jusqu’au dernier moment, à l’abri dans la croyance folle d’être aimée. Mais les déconvenues sont d’autant plus cruelles, jusqu’à friser le suicide. L’une lit avec effroi le texte qu’elle vient de recevoir, l’autre livre ses pensées aux fenêtres ou s’adresse virtuellement à sa rivale, l’une lit son texte en l’écrivant rageusement, chaque fois l’émotion est au paroxysme mais pas de confrontation réelle, ni de bagarre, le sentiment n’en est que plus aigu.

La voix de " l'autre" est prisonnière de l'écrit, comme un moustique coincé dans un microscope. C’est donc le verbe qui se charge de la vérité de l’émotion. Et de l’évocation des ravages du temps… mais les femmes, statistiquement, ne sont-elles pas gagnantes ? D’un bout à l’autre, la jalousie est disséquée avec brio jusqu’à la scène finale où paradoxalement il sort une véritable surprise rhétorique voluptueuse. Exaltation. Vive l’intelligence …

Le spectacle est aussi dans la salle : des spectateurs masculins, totalement inconscients des dangers des relations extraconjugales ont les yeux qui brillent, le sourire flottant, et se trémoussent d’une fesse sur l’autre. J’en ai vu saisir leurs accoudoirs et se lever à demi, transportés par le bonheur imaginaire de se sentir Lazlo – quelle erreur! – et des femmes soupirer d’aise quand à son tour la maîtresse, femme fatale « tombe »…

Rosalia Cuevas, Carole Weyers et Cloé Xhauflaire sont toutes trois, solaires!

Petit Théâtre Mercelis:Du 06/10/10 au 09/10/10 Et du 14/10/10 au 30/10/10 à 20h30
BOZAR: Le 12/10/2010 à 20h30
Infos et Réservations: www.argan42.be et 070/75.42.42

Lire la suite...

Le plongeon



Dans mon dos
La brûlure du hululement de l’immense armée
Dix dés noirs
Seize mille combattants affûtés rompus à la réduction
De la volonté
Je reste au pas car devant

C’est le gouffre
Il ravale des vies et l’espoir
Expire

Le jour est un plat au goût de poussière
Bon pour les serpents
Ces reptiles qui rampent sur le ventre
Au temps de la mystification simulent les hommes
Qui se vendent
Criblant la morale de l’urgence d’une attraction des regards crédules

Le gouffre ravale des vies indécises et l’espoir des ventres vertébraux expire
Quand toutes les idées noires assiègent et rassurent sur l’unique choix restant
Le plongeon.

Lire la suite...

Les races



L’aurore hypothéquée crépuscule le jour
Des âmes infâmes aux armes inexistantes
Les plaies des sous-vies piquées de rictus
Tant bombance se pointe ailleurs la poitrine pleine de promesses

La peine terriblement en crue
L’océan oculaire déborde
La vapeur des cordes liquides qui descendent en trombe
Élève un épais nimbus carbonique qui rapte leur penser

Ceux qui marchent dans les airs comme sur la terre rigide
D’un pas serein
Ont la force mentale résolue à moudre le roc pectoral
De l’immonde imperturbable qui barricade le fort de l’ultime espérance

Les lois de la matière diffèrent de celles de l’éther
Alors la terre subdivise ses hommes en ceux qui parlent
Ceux qui font
Ceux qui parlent et fondent.

Lire la suite...

Des colibris ou des corps qui brillent



Et des colibris voletaient autour des flirts
Dont le fruit jaune tombait en graines
Sous les mèches fines du vent léger

Et le ciel gardait son visage calme des jours gris de froid
Qui acheminent vers un voyage intérieur où
Tout est sujet d’interminables méditations

Et des corps qui brillent voletaient autour des fleurs
Dont le rire jaune tombait en graines
Sous les flèches fines du vent léger

Transperçant les flancs de la vilénie
Le questionnement méditatif libérait du joug
De l’inaltérable immonde

Et des corps qui brillent voletaient autour des filles
Dont le rire jaune tombait en miettes
Sous les flèches fines de la vérité

Avaient-elles besoin d’être pénétrées de toutes ces richesses
Collectionner tout ce qui procure plaisir à l’excès
Greffer à la notion du bonheur coït à plusieurs ?

Lire la suite...
Vous avez aimé le roman

de Pascale Hoyois.
Vous attendiez avec impatience le tome 2 : il est arrivé !

Après le tome 1 : « LES DISSIDENTS DU 16ème SIECLE »,

1521-1526 : Une forêt idyllique : la chênaie à jacinthes du Bois de Hal, au 16ème siècle. Lisbeth, fille d’une guérisseuse et petite-fille d’une érudite, est enthousiasmée par la pensée humaniste d’Erasme et par les idéaux de la Réforme. Sauvera-t-elle les premiers luthériens de Bruxelles, ville impériale où siège Charles-Quint, où sévit la sanglante Inquisition ?
Ce roman historique nous plonge dans une période charnière de la pensée occidentale.

Le roman de Pascale Hoyois m’a captivé du début à la fin. Elle aurait pu écrire le double de pages sur ce sujet, tant il est bien documenté et d’une écriture vivante. Cela sonne « vrai » et l’on vit au rythme des personnages attachants. C’est aussi une leçon d’histoire sur les « martyrs protestants » du 16ème siècle. (Florent L.)

Voici le tome 2 : « JOURNAL A QUATRE MAINS SOUS LA REFORME »


Les sœurs jumelles Louyse et Jenneken respecteront-elles le pacte secret qu’elles ont signé une nuit de pleine lune de décembre 1542 à La Chênaie à Jacinthes ?
Leurs aventures les mèneront à Bruxelles, où, bravant les dangers du voyage et les persécutions de l’Inquisition, elles trouveront l’amour et la révélation de leur propre destinée, s’inscrivant dans le vaste mouvement de liberté de pensée qui bouleverse l’Europe.
L’auteur propose un portrait fidèle des personnages historiques (Charles-Quint, Marie de Hongrie, le bienfaiteur bruxellois Gilles Thielemans,...) ainsi qu’une analyse fine des mœurs et nous plonge dans l’idéalisme et la cruauté qui existaient à l’époque.

Passionnant et émouvant ! (Bernard H.)
J’ai vu un film se dérouler devant moi. J’ai ressenti beaucoup d’émotions à travers un suspense où chaque chapitre réserve une surprise. On imagine bien les personnages. Je m’y suis fort attachée. J’ai eu de la compassion pour Jenneken et j’ai été impressionnée par l’injustice des emprisonnements arbitraires. La Réforme est très bien racontée dans sa vie quotidienne. (Vinciane D.)

Découvrez les deux tomes de « La Chênaie à Jacinthes »

sur le site www.parlerdetre.be ou en téléphonant à l’asbl Parler d’Etre au n° 02/478.81.78.

et recevez-les chez vous par la poste.
(Illustrations de Dina Kathelyn).

Au sujet de Pascale Hoyois:


PASCALE HOYOIS - BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

RECITANTE
Premier Prix d'Eurythmie au Conservatoire Royal de Mons, puis Premier Prix de Déclamation au Conservatoire Royal de Bruxelles en 1984, elle a fêté son 100e récital de textes en avril 1995. Elle est aussi soliste récitante dans des concerts classiques, avec la Chorale Royale Protestante de Bruxelles ou l'Ensemble Vocal Spivaïmo.

CREATRICE DE SPECTACLES
En 1993, elle fonde l’association Parler d'Etre, reconnue par les Tournées Art et Vie, où elle crée une douzaine de spectacles sur des thèmes psychologiques ou humanitaires, dont les théâtre-débats sur l’alcoolisme ou sur la dépendance amoureuse.

ANIMATRICE
Depuis 1984, après l’obtention d’un brevet d'animatrice-formatrice en arts du spectacle au Centre de Formation d’Animateurs, elle anime des ateliers de théâtre pour enfants ou adolescents. Elle propose également des groupes pour adultes d’épanouissement personnel et de scénothérapie (formation de deux ans à Paris) et crée des stages (Remotivation et orientation professionnelle, Groupes sur la Dépendance amoureuse, Thérapie par le texte, Affirmation de soi et communication, Jeu théâtral et expression de soi).

ACCUEILLANTE et ECOUTANTE AU TELEPHONE
Association 29 rue Blanche (problèmes sociaux des femmes),
SOS VIOL (viols et violences),
Parler d’Etre (dépendance amoureuse et alcoolisme).

AUTEUR
Après avoir rédigé - et interprété en tant que récitante - poèmes, chansons et pièces de théâtre, la forme du roman représente pour elle un aboutissement de trente ans d'écriture. Son sixième roman, « George et Moi» est paru aux Editions Convaincre en septembre 2004. Pascale Hoyois est membre de l’Association des Ecrivains Belges de Langue Française et de l’Association Royale des Ecrivains Wallons.

PRODUCTION LITTERAIRE
32 recueils de poèmes, 1 recueil de chansons et de composition de mélodies, 1 cd + livret de textes sur musique, 1 fiction radiophonique pour enfants, 2 recueils de nouvelles, 7 pièces de théâtre (dont 4 jouées), 10 romans.

LES ŒUVRES EDITEES DE PASCALE HOYOIS

1) Funambule au fil des mots
Bruxelles. Editions Parler d’Etre. 1996.
Recueil de poèmes à la recherche de l’équilibre, sur les thèmes de l’amour, de la démocratie, du bien-être.

2) L’Aube du Troisième
Bruxelles. Editions Parler d’Etre. Bruxelles. 1999.
CD et livret de textes tirés d’un spectacle créé par l’auteur avec la musique du groupe belge Zardoz, sur les peurs et les espoirs du Troisième Millénaire.

3) Les Pétales du Plaisir
Bruxelles. Editions Parler d’Etre. 2003.
Recueil de textes, poèmes et chansons d’un spectacle créé et interprété par l’auteur sur le thème de la sensualité féminine.

4) George et Moi
Baudour. Editions Convaincre Belgique. 2004.
Roman sur la correspondance imaginaire entre George Sand et une jeune femme d’aujourd’hui, de l’admiration à l’identification.

Les extraits de presse :

L’Echo du Berry, France, 21 avril 2005
Cet ouvrage, un brin facétieux, use d’un subterfuge ingénieux pour évoquer de manière vivante Sand et son actualité. Mais les personnages de « George et Moi » possèdent leur propre épaisseur romanesque. Une évocation fraîche, vivante et pleine de fantaisie.

Michel Ducobu, écrivain belge
D’une écriture à la fois simple et très mûre, d’une clarté permanente, ce roman très documenté, très atypique, très personnel et vivant, est animé par un très grand idéal. C’est trop rare pour ne pas le saluer.

Daniel Berditchevsky, Le Bibliothécaire, mars 2005
Voici un roman épistolaire surprenant. Des lettres pleines de passion sont marquées du sceau d’une quête. La prose coule de source.

Sylvie Godefroid, Sabam Magazine, mars 2005
C’est un vrai petit bonheur, à lire, vraiment !

Florence Acke, psychologue-conseil
Pascale Hoyois scrute et découpe au scalpel un parcours initiatique et identificatoire avec une poésie envolée pleine d’inspiration.

Julie Braun, Wolvendael, avril 2005
Sa plume nous entraîne à la découverte de personnages en quête d’eux-mêmes, passionnés, déroutés et résolument vrais.
5) J’ai rêvé d’un monde sans ça
Bruxelles. Editions Parler d’Etre. 2008.

Roman : Prônant une union mondiale pour la solidarité et la coopération, le 10ème roman de PASCALE HOYOIS va vous faire voyager au travers d’une idée aux horizons magnifiques !

Au début du XXIème siècle, à la suite d'une grave crise internationale, le Commissaire Européen des Relations Extérieures s’intéresse à une nouvelle théorie décrite dans un roman d’anticipation audacieux. Il s'en suit un grand changement mondial au cours duquel les personnages vivent des histoires qui parlent de révolution pacifique, d’amour et d’amitié, d’échanges culturels et de nouveaux choix de vie.

L’avis des premiers lecteurs :

Un livre révolutionnaire et percutant qui démontre la possibilité d’une autre société.
C’est aussi un roman d’aventure où les personnages sont attachants et très divers.
Christiane, animatrice culturelle, 47 ans

C’est vraiment EXTRA ! Je suis estomaqué par le parti, tant littéraire que philosophique, qui a été tiré de l’idée.
Bernard, ingénieur civil pensionné, 70 ans

J’ai dévoré ce roman passionnant. Je ne suis pas arrivée à le lâcher. S’il ne devient pas un best-seller, alors, je ne comprends plus rien.
Sophie, secrétaire dans un théâtre, 35 ans

J’ai vraiment été séduite par l’idée. Pour ma part, je vote oui.
Nadine, secrétaire d’une O.N.G., 53 ans

Ce roman se lit en une traite. J’ai cependant envie de creuser plus loin, d’avoir plus d’informations sur l’organisation de la Réunification.
Jean-Claude, ingénieur chimiste pensionné, 67 ans

Si un parti politique était basé sur l’idée de ce roman, je voterai pour lui. Les personnages sont très vivants. Ils m’ont touchée. Je verrai très bien cette histoire portée au cinéma.
Florence, psychologue, 38 ans

Vraiment, j’étais étonnée. Ce roman vaut tous les livres contemporains. C’est le chaînon manquant de mon utopie. A très bientôt, j’espère, sur toutes les chaînes de télé du monde !
Jessica, dessinatrice de BD pour enfants, 24 ans

J’ai adoré ! Ce roman est motivant, philosophique, plein de suspense. Le style est prenant et les personnages sont touchants. J’aimerais que cette fiction devienne réalité. J’en rêve !
Jennifer, lycéenne, 18 ans


Arts et Lettres invitera l'auteur pour une séance de signatures dans le courant du premier trimestre 2011.

Lire la suite...

« Le Mouvement Coopératif, les Maisons du Peuple dans l’Ourthe-Amblève »

Une initiative du CLEO en collaboration avec le Foyer culturel de Sprimont

Sous les auspices de l’Administration communale de Sprimont

et avec le soutien du PAC de Liège.

Les mouvements coopératifs, toutes tendances confondues, font partie de l’histoire de Sprimont et ont certainement donné vie à bon nombre d’associations locales à vocation sociale et/ou culturelle.

La « cité des carrières » doit se souvenir de son passé afin de mieux envisager son avenir.

Par ailleurs, un projet immobilier risque d’effacer une des dernières traces de ce passé, puisque la « Coopérative » sera bientôt transformée en habitations…

Qu’en restera-t-il ?

Pour remettre en mémoire ce passé, diverses activités ont été programmées (exposition, conférence, soirée cabaret).

Au vu du succès rencontré par l’exposition,

celle-ci est prolongée jusqu’au 30 novembre

Exposition relative à la vie des Maisons du Peuple et du Mouvement coopératif. Pourquoi et comment les ouvriers ont été amenés à se regrouper au 19ème siècle dans notre région. Exposition réalisée par le PAC et agrémentée de documents divers (Musée de la Vie Wallonne, Musée de la Pierre, objets appartenant à des particuliers, photos, …)

L’exposition n’est accessible que sur réservation préalable au Foyer culturel 04/382.29.67

Lire la suite...
administrateur théâtres

LE MEC DE LA TOMBE D'À CÔTÉ (théâtre Le Public)

LE MEC DE LA TOMBE D'À CÔTÉ de Katarina Mazetti


Mise en scène: Michelangelo Marchese / Avec Florence Crick et Guy Theunissen

DU 26/10/10 AU 31/12/10 au théâtre Le Public

Daphné Merlin, Bac+5, se rend régulièrement sur la tombe de son jeune Hugo de mari, un alter ego qui a eu le mauvais goût de mourir sur son vélo, la tête dans un casque où il écoutait des chants d’oiseaux. Bibliothécaire, et citadine en diable, elle vit dans un appartement impeccable, tout blanc, plantes vertes, très tendance, pas une tache. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence rustique l'agace souverainement, autant que la stèle orgueilleuse et son abondante vie végétale, digne d’un pépiniériste. La tombe où elle se recueille est nue et sobre, pas même un rosier, car le mec d’avant, amoureux du vide, en avait décidé ainsi, réglant tout dans sa vie, jusqu’à ses obsèques. Depuis le décès de sa mère, Jean-Marie vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il est fort affecté du vide laissé par la mort de sa mère, mais il a de l'humour et de l'autodérision et le rêve inavoué d’un « je t’aime, tu m’aimes, on sème… ». Chaque fois qu'il rencontre « la dame beige », bonnet ridicule fiché sur sa masse vaporeuses de cheveux, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son carnet et son incroyable « stylo à plume !» « Est-ce qu’elle compterait les maris qu’elle a enterrés ? » Tout les sépare et pourtant, les monologues intérieurs sont éloquents, chacun éprouve un désir confus. « Un arc-en-ciel a surgit entre nous » dit-il au premier sourire involontaire de la belle. Une histoire d’amour démarre.

Ils vont se raconter tour à tour, se rencontrer, s’aimer, se séparer, se rattraper, se disputer copieusement, vivre une relation charnelle à la Lady Chatterley…. Mais le choc des cultures ! Le tournant ce sera cette phrase des moutons qui tue. Innocemment Jean-Marie lâche : « Il va falloir qu’on les rentre… » Totalement étrangère aux choses de la ferme, la crevette se cabre. Saisie d’une peur panique elle voit en un instant le piège épouvantable d’une vie de paysanne se refermer sur elle, et, devenue chevrette sauvage, elle prend la fuite. Et ce "ON", terrifiant pronom menteur, qui s'emble l'avoir inclue! Pourtant tous deux nourrissent des illusions romantiques…

Le duo Florence Crick et Guy Theunissen joue avec brio, malice et justesse, ces deux personnages un peu manichéens. C'est en fait cela leur problème: aucun lieu de rencontre, si ce n’est le lit de leurs amours et le cimetière de leurs illusions. La volubilité, et les mouvements de poursuite et d’esquives brillent comme des éclairs. Les yeux et les sourires parlent plus que déclarations. Les moments de tendresse sont profonds comme une meule de foin, et sublimes alors qu’ils sont assis sur une tombe. La lucidité de la paysannerie est là : « On va aussi bien ensemble que la merde et les pantalons verts, comme disait mon grand-père. Et je ne veux pas que ça s'arrête. A chaque jour suffit sa peine, je n'aurai qu'à apprendre à faire avec. » La campagne et ses odeurs tenaces, l’immense ferme un peu délaissée, la bibliothèque, le théâtre et la ville sont magnifiquement rendus par la parole et le geste. Dommage que le seul lieu de rencontre ne soit qu’un cimetière, s’ils pouvaient y enterrer leur ego une fois pour toutes, tout irait mieux. « Mieux vaut franchir les minutes une à une, les avaler comme des pilules amères, essayer de ne pas penser à toutes celles qui restent "» Qui fera le pas, et enterrera en même temps la hache de la guerre du couple ?

Daphné insiste cruellement : « Bien sûr que c'est possible de vivre comme ça, être les meilleurs amis du monde, chacun sur son étoile, puis s'amuser ensemble lorsqu'on sent le souffle de la solitude sur la nuque? Bien sûr que c'est possible? » Une attitude triste à pleurer, hélas typique de notre époque postmoderne, où l’engagement est devenu si difficile, où jamais on ne veut lâcher prise et se donner vraiment à l’autre, où «chacun vit sur une autre planète ! » Dans la peur panique du lien.

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=257&source=agenda&year=2010&month=10&day=26

Lire la suite...

« Les bonnes », pièce en un acte et en prose de Jean Genet fut créée dans une mise en scène de Louis Jouvet à Paris au théâtre de l'Athénée en 1947, et publiée la même année (Ed. L’Arbalète)

Madame insulte sa bonne, puis la bonne se révolte contre «Madame» et manque l'étrangler... mais le réveil sonne. Les deux soeurs, Solange et Claire, Solange qui a joué Claire, et Claire qui a joué Madame, redeviennent deux soeurs, bonnes de Madame. Elles rangent la chambre et se disputent. Claire, qui a envoyé à la police des lettres anonymes afin de faire emprisonner Monsieur, l'amant de Madame, reproche à Solange de manquer de courage. Solange s'accuse de n'avoir pas tué Madame, lorsque Monsieur appelle pour informer qu'il est libéré et attendra Madame en ville. Les deux soeurs sont effondrées, s'apercevant que leur stratagème a été inefficace, et peut-être éventé. Claire se promet alors de tuer Madame. Lorsque Madame sonne, les deux soeurs s'entendent: il faudra que Claire mette dix comprimés de gardénal dans le tilleul. Madame, à son entrée, se désole devant Solange de l'incarcération de Monsieur. Claire entre, apportant le tilleul, mais Madame ne boit pas. Lorsque Claire et Solange annoncent que Monsieur est en liberté provisoire, Madame quitte la maison, sans avoir bu le tilleul. Claire redevient alors Madame et pousse Solange à la haine, qui se déchaîne progressivement. Claire demande grâce, mais Solange poursuit le jeu, s'entête dans le rôle de Madame, demande à Solange promue Claire, de lui verser le tilleul, qu'elle boit. Après quoi Solange aura à perpétuer toute seule, en prison, le souvenir de leurs deux existences.

Cette pièce, quoi qu'on en ait dit, n'a que peu à voir avec l'histoire des soeurs Papin, le meurtre sanglant de deux femmes par leurs servantes, que Lacan analysa comme l'accomplissement de facto d'un délire paranoïaque. Comme dit Genet dans «Comment jouer les Bonnes», il s'agit d'un «conte»: «Il faut à la fois y croire et refuser d'y croire»; c'est-à-dire que, comme dans toutes les pièces de Genet, il demeure problématique de démêler ce qui tient d'une intrigue complexe de ce qui ressortit à la sphère d'une représentation distanciée et consciente d'elle-même. Cabale contre Madame, projet d'assassinat, puis suicide compensatoire de l'échec du meurtre: les Bonnes s'envisagent comme un rituel où le poison peut n'être que du faux et le meurtre au «tillol», un avatar d'une représentation toujours reconduite du meurtre de Madame-Claire par Solange.

Huis clos à deux interrompu par l'apparition centrale de Madame, les Bonnes ont pour moteur la fascination-répulsion: d'une part les bonnes haïssent Madame et ne rêvent que de la détruire en faisant enfermer son amant; d'autre part, elles l'idolâtrent: Madame est pour les deux bonnes comme un totem devant lequel elles se prosternent ou qu'elles souillent. Il y a dans cette pièce, des traces, des réminiscences de la cruauté telle que l'a définie Artaud, les bonnes exerçant le sadisme comme l'instrument d'une nécessité qui les dépasse.

Donc le sadique n'est pas libre: une dialectique infernale gouverne le rapport intersubjectif des deux bonnes, qui, liguées contre Madame, ne parviennent jamais à se pardonner l'une à l'autre l'abjection où elles se trouvent. Lorsque, après la sonnerie du réveil, des moments d'attendrissement entre les soeurs succèdent à la violence rituelle contre Madame, on voit réapparaître entre elles deux l'antagonisme qui est le décalque de celui qu'elles entretiennent avec Madame.

Ainsi les personnages principaux sont-ils enfermés dans des mécanismes qui se traduisent jusque dans leurs déplacements à la surface de la scène. Selon la consigne de Genet lui-même, «les metteurs en scène doivent s'appliquer à mettre au point une déambulation qui se sera pas laissée au hasard: les bonnes et Madame se rendent d'un point à un autre de la scène, en dessinant une géométrie qui ait un sens».

D'où l'idée que le sadisme des Bonnes n'est au fond que l'expression de la théâtralité elle-même: la pièce annonce la dramaturgie radicale qui régit les macrocosmes du Balcon et des Nègres. Ainsi la structure de la pièce offre l'image d'un rituel impuissant à neutraliser le réel, et qui, en fin de compte, se retire en lui-même. Dans la première partie du conte, les bonnes jouent à Madame et sa bonne; dans la deuxième, Madame arrive et perturbe l'organisation rituelle des deux soeurs: c'est l'extérieur qui s'engouffre dans la pièce (encore Genet est-il tenté de déréaliser cette entrée finalement si théâtrale puisqu'il précise dans une note: «Je suggère que les metteurs en scène éventuels remplacent les expressions trop précises... par d'autres plus ambiguës»); dans la troisième, Madame repart et laisse les bonnes à leur échec, sublimé en suicide. Madame n'est pas l'Irma du Balcon: elle est une vraie Madame qui «ne sait pas jusqu'à quel point elle est bête, à quel point elle joue un rôle», tandis que les deux soeurs sont de part en part conscientes qu'elles sont les actrices et les metteurs en scène de leur situation: «Tu ne voudrais pas qu'on... qu'on s'organise dans le noir», confie à Solange Claire, qui semble réticente à nommer ce qu'il nous faut bien appeler jeu.

«Solange, tu me garderas en toi»: telle est l'une des dernières phrases des Bonnes dont l'intrigue évolue vers davantage d'enfermement et d'autarcie. La victime adorée et haïe -Madame- ayant disparu, reste aux bourreaux en jupons à se répartir la tâche, l'un restant bourreau, l'autre se muant en victime, pour accomplir l'acte meurtrier et résoudre concurremment la cérémonie théâtrale.

Lire la suite...

Douleur essentielle

Pose ton regard

sur ce trop de silence

plus vieux que nous,

d’avant le jour,

avant l’exil

où tout sera peine.

Douleur essentielle,

inespérée.

Le lien se tord

et précise la cassure.

Nommer ce silence

et la tragédie n’est plus.

Lire la suite...

SOIREE D'AUTOMNE...

Insidieux, le soir lentement descend

Par la fenêtre s'introduit la tiédeur...

Et je savoure pleinement ce moment

En appréciant sa vibrante douceur...

Des membres lourds qui se détendent

Ne rêver à rien d'autre qu'à s'étendre...

Et à une tête vidée de toutes questions

Qui laisse enfin place aux émotions...

Alors, troublant ma solitude

Ma plume se met à trépigner...

Ce n'est pas rien qu'une habitude!

Juste, un grand désir de partager...

J.G.

Lire la suite...

Lumière orange

Deux corbeaux vêtus de velours noir
Se disputent sur une branche nue
Lorsqu’un ballon rouge s’échappe
Aux grands cieux de la ville
Il se frotte aux nuages gris
Ton ombre s’éloigne dans le vide
Telle une feuille de mimosa
Se dissipe dans le vent
Je tente d’évoquer ton image
De toucher les traits de ton visage
Tombe la nuit et ton nom s’efface
Je porte la relique de ton souvenir
Contre ma poitrine meurtrie

Prière d’amour à l’astre du petit matin
Bruine de larmes Je confie mon chagrin
Et J’avance vers une lumière orange

Nada
27/10/2010

Lire la suite...

VENDREDI 29 ET SAMEDI 30 OCTOBRE

COLLOQUE : LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
HISTOIRE ET PERSPECTIVES


Sous la direction de Nathalie Giraudeau (Centre Photographique d'Île-de-France)
et Michel Poivert (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

À l'occasion de son 20ème anniversaire et en liaison avec les travaux consacrés à la photographie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Centre Photographique d'Ile-de-France et l'Equipe d'accueil Histoire culturelle et sociale de l'art sont partenaires d'un colloque qui vise à faire un point sur la création photographique en France depuis une trentaine d'années, soit une période marquée par « la photographie contemporaine».

Quel fut le contexte d'une création qui a fait de l'art contemporain le lieu de la consécration sociale du photographe ? Comment la France s'inscrit-elle alors dans un contexte international qui voit la photographie envahir les lieux artistiques, le marché et mobilise l'action des pouvoirs publics ? Cette période est unique dans l'histoire tant elle tranche avec les difficultés de reconnaissance que connut la photographie par le passé.

Cette légitimité acquise, comment s'est affirmée une critique, comment se sont déroulés les débats, comment s'est opérée une distinction avec les autres pratiques photographiques ? Comment s'est transmis cet héritage dans les années 1990-2000 ? Quelles places pour la politique dans l'image, les recherches expérimentales sur le médium, la relation aux autres formes d'expression ? La photographie contemporaine a-telle définitivement extrait la photographie d'un microcosme d'amateur ? A-t-elle en revanche oublié les pratiques populaires ?

Autant de questions auxquelles tenteront de répondre historiens, critiques et surtout artistes, pour observer la création la plus contemporaine à la lumière d'une aventure encore récente.

PROGRAMME

Vendredi 29 octobre
Auditorium de lINHA- 2 rue Vivienne - 75002 Paris

Matinée

09h30 / Introduction par Nathalie Giraudeau et Michel Poivert

09h45 / Marie Gautier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Le rôle de la critique d'art contemporain des années 1960 et 1970 dans la construction théorique et critique de la photographie

10h15 / Quentin Bajac (Musée national d'art moderne)
Quelle histoire ? La photographie française contemporaine à travers la politique d'acquisitions du Musée national d'art moderne, de 1977 à nos jours

Pause

11h00 / Emmanuel Hermange (Ecole supérieure d'art de Grenoble)
La photographie de rue : les mutations d'un genre

11h30 / Vincent Lavoie (Université du Québec à Montréal)
La création photographique contemporaine : laboratoire d'une critique des images de presse

12h00-12h30 : débat

Après-midi

14h30 / Présentation des débats et entretiens animés par
Nathalie Giraudeau, Michel Poivert et Patrick Talbot

14h45 / Entretien avec Jean-Luc Moulène

15h30 / Entretien avec Suzanne Lafont

Pause

16h30 / Table ronde en présence de Pierre Leguillon, Bruno Serralongue, Simon Boudvin

Samedi 30 octobre
Centre Photographique d'Île-de-France - 107, av. de la République - 77 340 Pontault-Combault
Navette aller-retour depuis Paris, départ à 9h30 de la place de la Bastille - sur réservation uniquement 01 70 05 49 80

Matinée

10h15 / Accueil des Participants

10h30 / Michel Poivert (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Une histoire de la photographie contemporaine en France ?

11h00 / Pascal Beausse (Centre national des Arts plastiques)
Le photographe comme self-media

11h30 / Dominique Sagot-Duvauroux (Université d'Angers)
Le marché des tirages contemporain, structure et analyse

12h00-12h30 : Débat

Après-midi

14h30 / Présentation des débats et entretiens animés par Nathalie Giraudeau, Michel Poivert et Patrick Talbot

14h45 / Entretien avec Gilles Saussier

15h30 / Entretien avec Karen Knorr

Pause

16h30 / Table ronde en présence de Valérie Belin, Carole Fékété, Patrick Tosani

Pour toute information complémentaire :

CENTRE PHOTOGRAPHIQUE D'ÎLE-DE-FRANCE
107, av. de la République - 77 340 Pontault-Combault
T : 01 70 05 49 80 -www.cpif.net
guillaume.fontaine@cpif.net - contact@cpif.net

(Communiqué)

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles