Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16077)

Trier par

Le blé en herbe

12272810262?profile=originalLe blé en herbe  est un roman de Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette (1873-1954). D'abord publiés de loin en loin dans le Matin du 29 juillet 1922 au 31 mars 1923, les chapitres du roman étaient alors pourvus d'un titre et chacun se présentait comme un texte indépendant. Après le quinzième chapitre, la direction du Matin, jugeant que l'oeuvre risquait d'être considérée comme trop immorale par ses lecteurs, ordonna à Colette d'interrompre la publication. Le dernier tiers environ du roman était donc inédit lors de la parution du livre à Paris chez Flammarion en 1923.

 

Les parents de Philippe et ceux de Vinca sont depuis longtemps liés par l'amitié et cet été, comme chaque année, ils partagent pour les vacances une maison en Bretagne. Philippe et Vinca s'aiment depuis toujours mais leurs rapports sont devenus difficiles: «Toute leur enfance les a unis, l'adolescence les sépare.» Philippe rencontre par hasard une jeune femme, Mme Dalleray. Celle-ci initie bientôt l'adolescent à l'amour. Philippe se sent coupable à l'égard de Vinca, qu'il aime profondément, mais Mme Dalleray l'envoûte malgré lui par le luxe qui l'entoure et le plaisir qu'elle lui fait découvrir. Mme Dalleray quitte bientôt la région. Philippe s'aperçoit que Vinca sait tout et souffre. Avant le retour à Paris, la jeune fille se donne à son ami.

 

Colette avait tout d'abord songé à intituler le Seuil, ce roman d'apprentissage. Le titre finalement retenu par l'auteur, plus riche de suggestions, met l'accent sur la juvénile vivacité de Philippe et de Vinca. Auprès de ces jeunes héros, les lointaines figures d'adultes, réduites à des «ombres» sous le regard des adolescents, paraissent bien ternes. Ainsi, l'odeur du blé, attribuée à Vinca, traduit la fougue du personnage: «La colère avait exprimé, de cette fillette surchauffée, une odeur de femme blonde, apparentée [...] au blé vert écrasé, une allègre et mordante odeur qui complétait cette idée de vigueur imposée à Philippe par tous les gestes de Vinca.» Le titre souligne en outre l'étroit rapport qui lie l'enfance et la nature, cette nature que Vinca porte en son nom qui signifie «pervenche». Les plages bretonnes sont le royaume de Philippe et Vinca qui en connaissent tous les secrets et les plaisirs. L'approche de l'âge adulte fait vaciller l'univers sauvage et innocent qui était jusque-là le leur.

 

Le titre impose enfin l'idée d'un devenir dont l'issue demeure pourtant incertaine. La métaphore, qui suggère un processus de maturation, invite à penser que la récolte future promise aux jeunes gens est celle du bonheur partagé: Philippe et Vinca s'aiment depuis toujours et leurs familles ne pourront que se montrer favorables à leur mariage. Les derniers mots du livre sonnent toutefois davantage comme un constat d'échec. Après son union avec Vinca dans «un plaisir mal donné, mal reçu», Philippe constate amèrement: «Ni héros ni bourreau... Un peu de douleur, un peu de plaisir... Je ne lui aurai donné que cela... que cela...» Quant à la joie matinale de Vinca, elle est explicitement menacée: «Dans quelques semaines l'enfant qui chantait pouvait pleurer, effarée, condamnée, à la même fenêtre.»

 

Le propos de Colette n'est toutefois nullement moralisateur, et le livre ne fait pas sien l'adage qui recommande de ne pas manger son blé en herbe. Bien au contraire, ce qui rend Vinca et Philippe si attachants, c'est justement cette ardeur qui les habite et les pousse à aller tout de suite jusqu'au bout de leur amour. Pour l'instant, cette consommation précoce et irréfléchie les sauve de la médiocre banalité. Mais bien des signes laissent présager qu'ils deviendront vite semblables à leurs parents. D'ores et déjà, Vinca et Philippe, en dépit de leur acte audacieux, sont totalement imprégnés des valeurs de leur milieu petit-bourgeois. Ainsi, ils approuvent sagement la décision parentale de ne pas faire suivre des études à Vinca, qui restera auprès de sa mère pour apprendre à tenir une maison. Philippe, moins frileux que son amie, a bien parfois des élans de révolte à l'égard du monde adulte, mais ils se limitent à quelques démonstrations verbales plus théâtrales que réellement senties.

 

Philippe et Vinca sont donc des héros ambigus, à la fois grands et banals, tragiques et dérisoires. A travers eux, Colette montre que la passion et l'éveil de la sensualité sont des drames chaque fois singuliers et pourtant universels, humains en somme. Dans le Blé en herbe, elle peint ce drame en psychologue subtile, avec tendresse mais sans complaisance.

Lire la suite...

Si vous désirez passer une agréable soirée musicale et festive, nous vous invitons avec joie à notre concert choral à Bruxelles accompagné de flûtes et de la Fanfare Babelouze.

 Un concert haut en couleurs et en saveurs du monde, voyage à travers le temps et les cultures...

Bienvenue à notre Concert Accords à Coeurs ce mardi 5 juin 2012 à 19h30, à l'Espace Senghor!

Au programme: chants du Monde, chants Renaissance anglaise et française, mélodies russe, bulgare, chanson française etc...répertoire varié, dirigé par Véronique Ravier.

Venez partager notre enthousiasme!

Nous avons la joie d'être accompagnés par la classe de flûte à bec et la Fanfare Babelouze (Cuivres et percussions), dirigée par Michel Massot ( Professeur au conservatoire de Musique de Liège et à l'Académie d'Etterbeek). Celle-ci vous fera swinguer, comme chaque fois, par son style décoiffant :-)

Ce serait un plaisir de vous y rencontrer.

Cordialement,

Pascale

Entrée libre.

Espace Senghor- 19h30

Chaussée de Wavre 366 Etterbeek (près de la Place Jourdan)
02 230 31 40

12272809087?profile=originalinfo@senghor.be
à 10 minutes : Métro Schuman ou Maelbeek
Bus 59, 60, 80 arrêt Senghor
Bus 34 arrêt Etangs

Un parking public est disponible à deux pas du Senghor : 
Avenue du Maelbeek, 61A - B-1040 Bruxelles

 
cleardot.gif
Lire la suite...
administrateur théâtres

« Paix Nationale » de Geneviève Damas   Comédie satirique   12272732654?profile=original                          

Mise en scène : Pietro Pizzuti, Avec : Geneviève Damas, Alexandre Von Sivers  Scénographie, costumes : Delphine Coërs

Texte querelleur dit par deux personnages largués après un cataclysme linguistique. Les gens  de Là-bas se sont disputés  avec ceux d’Ici pour un lieu qui était au Centre. N’allez surtout pas croire qu’il s’agit de la Belgique ! Toute ressemblance…Y’avait une ville et y’a plus rien. Que se passe-t-il? Je n'y comprends rien. Y'avait une ville. Et y'a plus rien. Sous un joyeux soleil de mai. C'était plein de couleurs… Après la grande fracture et le Détachement final, Geneviève Damas scrute la situation d’un œil désabusé et fabrique un texte finalement porteur d’espoir. Sous-titres en flamand de chaque côté de la scène. A bons entendeurs, Salut !  Il y a sûrement moyen de s’entendre sur quelque chose ou sur quelqu’un. Ce sera le début de la sortie du tunnel. On apprendra la langue d'Ici, de Là-bas, d'Autre part ou de Partout...  L’amitié est un chemin, la haine est un mur.

 L’atmosphère est beckettienne avec ces deux paumés, l’un, de Là-bas,  rustre, bougon et autoritaire, mais désormais  privé de sa langue car il a été puni pour être trop d’Ici,  l’autre délicieuse aristocrate un peu fofolle  qui regrette son bien le plus précieux : sa fermette - blanche sans doute - ses géraniums, ses rideaux de Vichy bleu et ses sourires. Elle a mis des jours à s’extraire de la grande fissure qui a emporté son rêve pour remonter au bord du gouffre. Elle se retrouve avec Bril, un de Là-bas, abandonné par ses confrères, à cause de ses  racines d’Ici. Il est  lui aussi assigné à travailler dans la zone d’acclimatation sous l’œil goguenard et les micros du  grand régisseur de la PAIX NATIONALE. Mission : « être heureux ». Elle est pour l’art et l’art de vivre. Lui, scrute. « Là-bas est là-bas, Ici est ici, à perte de vue. » Attente et désolation.  Punition ? Ils doivent trier (ensemble ?) l’intriable.  

Elle porte une jupe droite, un chemisier de mousseline de soie à grandes fleurs et des chaussures à hauts talons. Lui des combat boots dénouées, et un accoutrement d’ouvrier qui laisse voir un maillot de corps très défraîchi. Physique de déménageur. Le décor évoque une marine de l’antique Knokke-le-Zoute ensablée dans le charbon des terrils. La langue qu’ils parlent est surréaliste  mais ils communiquent car ils se disputent comme des chiffonniers, chacun fidèle à son style! Matuvu ou bordélique, ou les deux. Nombreuses réminiscences de l’humour de Raymond Devos ou de l’esprit de Jacques Brel.  Et les spectateurs rient de bon cœur tant le burlesque dépasse tout ce qui est imaginable. Tant le rire qui s’applique à l’action des comédiens s’applique aussi à nos faiblesses et à nos préjugés. Autodérision réussie donc, objectif atteint par Geneviève Damas, alias Mimi, puisque c’est elle qui joue son propre texte. Elle est exquise. Et Alexandre von Sivers, jubilatoire. Il n’y a plus qu’à tirer chacun les conclusions de la parabole du « survivre ensemble ».

 Jusqu’au 30 juin 2012.     

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=294&type=2

Geneviève Damas

http://www.genevievedamas.be/biographie/biographie.html

Elle a reçu le prix Rossel pour son premier roman: "Si tu passes la rivière"

http://www.lesoir.be/culture/livres/2011-12-07/le-prix-rossel-consacre-genevieve-damas-882209.php

                                                                                              

Lire la suite...

Errance dans la poésie

 

Je jouis d'un heureux instant,

Léger, empli de fantaisie.

Me revient une ancienne envie:

Exprimer ma joie en chantant.

...

Léger, empli de fantaisie.

Aux grisants effets du printemps.

Exprimer ma joie en chantant,

Errance dans la poésie.

...

Aux grisants effets du printemps,

Au vent qui anime la vie,

Errance dans la poésie,

En l'espace resté troublant.

...

Au vent qui anime la vie,

Qui me donne un nouvel élan.

En l'espace resté troublant,

Mon espérance resurgie.

...

2 juin 2012

Lire la suite...

Se tenir debout

Se tenir debout.-

 

Je construis ma vie au pénible de mes sentiments.

Ma carrure fléchit dans une torpeur indescriptible.

Je martèle l’égarement à la recherche d’un silence.

Sciure d’une énergie, courage empoussiéré, envolé.

 

Mes assises dans un désordre, réparation douteuse.

Un travail désordonné, mes chevilles écartelées.

Fixer le clou, se savoir emprise, fausse brise.

Fenestration dissimulant faiblesse morbide.

 

Je visse mon piédestal dans l’espoir d’un sourire.

Un toit solide malgré des vents indiscrets.

Cloison protectrice à l’affût d’un chagrin ineffable.

Respirer d’aise loin d’un maillet endimanché.

 

André, épervier

Lire la suite...

Puisque je suppose que ma peinture vous intéresse, (enfin me semble-t-il car nous nous éloignons ici du concept de l’aquarelle), je vais un peu vous parler d’elle .
Je ne veux pas vous embêter avec cela, mais je suis sûr que vous aurez plaisir à voyager également avec moi en sa compagnie, puisqu’elle existe et que votre regard, votre pensée peuvent aussi la nourrir sur les chemins du devenir …
Car elle continue de vivre et de grandir à travers le regard de celui qui se sent concerné, interpellé ou attiré par elle .
D’abord il m'est très difficile de parler de "ma" peinture .  Je n'aime guère le faire car cela peut paraître prétentieux hors je ne voudrais pas l'être, mais je me dis aussi que pour permettre aux autres d'ouvrir certaines portes, il faut leur donner des clés ...
Ce qui compte c’est de la produire, de la réaliser, car à travers elle c’est un cheminement intérieur qui se révèle, qui vient parfois de fort «loin» et qui peut
même souvent dépasser l’acte déjà très complexe de l’accomplissement pictural …

Mais si on perçoit une partie de ce qu’il se passe à travers cette alchimie on perçoit en même temps que le monde qui nous entoure, tout aussi laid, pourri, impitoyable, ou (et) beau, riche et flamboyant qu’il soit en même temps dans ses incroyables paradoxes, n’est qu’une apparence qui nous cache un univers palpitant et secret qu’il nous appartient de chercher, peut-être de «retrouver», en tout cas d’essayer d’entrevoir de toute son âme …


poisson -peinture-alain-marc«Le poisson originel», Acrylique et sable sur toile (170 x 115 cm collection
personnelle)

À l’origine la vie … Si loin dans notre mémoire collective que nous ne pouvons y remonter . Peut-être une tentative de profonde communication avec le passé nous rapprocherait-elle seulement des premiers vertébrés, des paysages inconnus de l’éocène ?

J’aimerais que mes toiles soient empreintes des espaces insondables qui m’ont inspirés, nous rendent aux sables, aux algues, à la terre, aux limons, aux cendres originels . Qu’elles nous ouvrent des portes sur les profondeurs des forces qui sous-tendent l'existence, établissant une communication nouvelle avec les mystères et les questionnements qui nous ramènent à l'éternité de la vie ...

Donatella Micault, critique d'Art, (Association des Historiens et Critiques d'Art), a écrit à mon sujet il y a déjà près de 30 ans de cela :
«Alain Marc est le peintre de la pensée qui nous échappe .
Deux techniques picturales ont sa préférence : l'aquarelle et la peinture .
Les aquarelles sont figuratives . Elles révèlent les formes visuelles que la conscience ordinaire appréhende . Les formes sont familières . Nous sommes dans le monde du connu .
Après avoir séduit le spectateur, le peintre nous entraîne dans l'univers de ses toiles .
L'artiste s'évertue à franchir les frontières du visuel . Sa recherche, véritable marche en avant perpétuelle, puise ailleurs sa création .»


- Avait-elle perçu la quête (peut-être désespérée ? … mais dans le fond qui m’a tout de même délivrée d’intimes et troublantes certitudes) entreprise avec ma
réflexion picturale ?
 
En tout cas elle avait nettement perçu que ma peinture n’est pas spécialement faite pour séduire, éblouir, flatter .
Il s’agit plutôt pour tous les collectionneurs qui m’en ont acheté une ou plusieurs d’une sorte de "fascination intériorisée" … 

L'hipparion rouge

«L'hipparion rouge» Acrylique et sable sur toile 25 F (Collection privée en Allemagne) .
Comme sur les parois des bouleversantes cavernes explorées par mon ami Jean PÉRIÉ au cœur du Matogrosso, j’essaie de toucher par ces «réminiscences visuelles» la mémoire enfouie d’une quête universelle, d'entrer en communication avec des présences incertaines, subtiles, qui parfois se révèlent, parfois non, mais me renvoient souvent à des images mystérieuses, soit comme des signes ou des images prémonitoires, soit comme des éléments me reliant à des visions échappant à la notion du temps quantifiable : un autre, différent de celui que nous pouvons voir passer …

La réalisation ?
Parfois mon travail est si long et laborieux, demande tant de réflexions passant par mille doutes (non pas techniques mais de connivence avec ma quête), qu’il me faut des années pour réaliser une toile .
Parfois, c’est immédiat, foudroyant, comme si c’était un autre qui peignait .
Quelquefois je peux «peindre» sans réaliser la moindre toile .
Je la vois dans la tête comme une vision, un acte accompli . Et je peux ne jamais la réaliser car elle s’efface vite et disparaît dans l’inconnu d’où elle m’est "apparue" . Je me dis «la toile est terminée...» et pourtant je ne l’avais pas commencée : j'ai juste eu le temps de la "visualiser".
... C'est pour cela qu'il m'est arrivé de détruire de nombreuses toiles (bien réalisées celles-là), que personne (sauf certains proches) n'a jamais vues (j'en ai tout de même conservé des photos pour ne pas être taxé de menteur) .
D’ailleurs je peux rester dix ans sans réaliser la moindre peinture .
C’est-ce que je viens de faire …
Il me fallait des «réponses» à des questions que je me posais .
Dix ans pour les trouver et simplement, ce matin en m’éveillant, d’une incroyable clarté : je savais .
Alors je vous confie : dès la première heure, avant mes autres «chantiers» je me suis remis à peindre, à retravailler …  


Pour terminer ce premier article consacré à l’un des principaux questionnements de ma quête picturale je vous emmène avec ce beau documentaire d’Arte, dans un voyage à la fois dans l’espace, (au fond de la fosse de Messel) et dans le temps jusqu’à l’Éocène : un jour je vous reparlerai de cette conjonction entre la science, l’art et la spiritualité qui fascinait tant Jean Guitton, et qui pour clôturer cet article a ici tout à fait sa place …

Lire la suite...

https://artsrtlettres.ning.com/photo/cauchemar?commentId=3501272%3AComment%3A770851&xg_source=msg_com_photo

L'homme a le libre arbitre de nourrir ou de repousser ses démons intérieurs et de cultiver un centre serein :

nous avons ainsi toute une ménagerie en nous à dompter pour ne pas la laisser nous dominer que nous avons ou pas habituée depuis longtemps à nous habiter, nus influencer.

Autrefois, et il n'y a guère longtemps, ici en occident, religion et morale établie mettaient un frein net à toute cette jungle intérieure depuis des lois extérieures, Mais à présent que l'homme et la femme se sont émancipés à juste titre pour aller de l'enfance à l'adolescence de leur évolution personnelle, l'initiation moderne est dans la vie de tous les jours qui comporte tant d’épreuves par la transformation et la mitrise de nos bébêtes intérieures.

Je pense que vous avez dû avoir aussi des rêves symboliques et archétypaux avec des animaux qui figurent telle ou telle autre aspect de votre âme : Cheval, chat, chiens, ours, renard.

Une fois j'étais assise sur un centaure, exactement comme dans la mythologie. Avec son haut humain sur un corps animal comme dans le signe du Sagittaire : le centaure figure la  maîtrise des instincts.
Une autre fois, deux chevaux  blancs fougueux étaient conduits par des rennes partant du dessus de mes pieds (volonté inconsciente) au lieu que j'ai la maitrise de la conduite par mes mains comme sur la carte du tarot du Chariot. Et je souffrais beaucoup de cette non maîtrise, j'étais toute jeune et je ne concrétisais pas mes aspirations mais les rêvais,   d'où ce coup d'auto semonce qui m'a fait si mal et provoqué un réveil brusque !

Les psychanalistes analysant l'oeuvre de Bosch - qui m'a passionnée depuis des 15 ans - lui trouvaient tous les vices alors qu'il était le voyant de la grande bataille "invisible" dans et autour de l'âme humaine.

Le grand ami guide de mes 12 à 18 ans était psychologue et s'appelait justement Boschi et j'avais la passion depuis ce temps de découvrir les mystères de l'âme humaine, lisant tout ce que je pouvais ramasser !

 

Lire la suite...

Jardins privés ou publics, à la française, à l’anglaise, d’inspiration médiévale ou du XXe siècle à l'honneur.

Autour du thème « Le Jardin et ses Images », jardiniers et propriétaires feront découvrir les jardins et proposeront de nombreuses animations : concerts, expositions, démonstrations de savoir-faire, ateliers pour enfants, etc.

 

Avant-Programme 2012

 

 

Voir en plein écran

Lire la suite...
administrateur théâtres

Murray Perahia

Vendredi 01.06.2012 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

 

Il est né en 1947 dans le  Bronx à New York dans une  famille de Juifs Séfarades parlant la langue ladino, langue écrite créée par les rabbins de la péninsule Ibérique. La plupart des membres de la famille qui sont restés à Thessalonique ont été déportés et tués pendant l'Holocauste. Couvert de récompenses, il a produit une discographie impressionnante : l'intégrale des concertos pour piano de Mozart, une série d'œuvres pour piano de Bach dont les Variations Goldberg, des études de Chopin, ainsi que les dernières sonates pour piano de Schubert et l'intégrale des concertos pour piano de Beethoven.  Il est également le chef invité principal de l'orchestre de l'Academy of St Martin in the Fields, avec laquelle il enregistre et donne des représentations. Aujourd'hui il vit à Londres. La reine Elisabeth II l'a fait Chevalier commandeur honoraire de l'Ordre de l’Empire Britannique.

Le public qui l’attend dans la salle Henry Le Bœuf ce soir frémit d’impatience de l’entendre. Au programme :

Ludwig van Beethoven, Sonate pour piano n° 14, op. 27/2, "Mondschein"


Robert Schumann, Faschingsschwank aus Wien, op. 26

Franz Schubert, Sonate pour piano op. 120, D 664


Frédéric Chopin, Polonaise n° 1, op. 26/1, Prélude op. 28/8, Mazurka op. 63/3, Scherzo n° 1, op. 20

Le choix des œuvres est le fruit d’une aspiration poétique où Murray Perahia se place dans la position de Robert Schumann, ébloui par son séjour à Vienne en 1839 et où il rend hommage aux figures qui ont hanté sa jeunesse : Beethoven et Schubert. Il n’est donc pas étonnant que l’œuvre d’ouverture choisie soit la  Sonate au Clair de lune, faite de soie sauvage où les grondements voluptueux contrastent avec l’innocent lyrisme de la main droite. Place à Schumann en personne  et son Carnaval de Vienne au mouvement d’ouverture fait de  pure énergie : notes roulées, déferlant entre accords plaqués. La Romanze est un passage aéré plus tendre  et plus pensif, qui se précipite à nouveau dans la fougue joyeuse évoquant l’animation des rues de Vienne dans la folie du Carnaval. Le Scherzino développe un mouvement syncopé, mélangé d’humour par la répétition taquine du thème, notes pointées, contrastées avec des effets de romantisme grandiose joués fortissimo. Le finale est décoiffant, - bas les masques ! -  volubile et incandescent : «  fingers on a hot tin roof ! »

C’est  Murray maintenant qui porte le masque de Schubert dans l’opus 120. Bucolique, léger, mutin, taquin. Au bout de la ligne musicale, le pêcheur a attaché un cœur qui bat la chamade et il pêche en eaux profondes. Murray Perahia a l’art de décrire l’eau cristalline qui éclabousse la musique et le pêcheur. C’est un créateur d’atmosphères particulièrement poétiques. S’attardant quelques moments dans des interrogations méditatives  répétées avec insistance, Murray Perahia retrouve allégresse et insouciance. Enfin voici la musique de Frédéric Chopin, accueilli avec admiration dans son cercle par Robert Schumann et  dont Murrray Perahia célèbre la parenté poétique.  Le jeu est juvénile, empli de volupté et d’esprit ludique. Il est le maître de fondus enchaînés, s’amuse à mêler le rire et la valse hésitation, un entre-deux subtil entre désir et déception pour aboutir sur une tornade sentimentale où des pianissimos sont pris dans la tourmente. Surgit une confession tendre, presque narrative clôturée par un accord vif et surprenant de la main droite. Le reste est exposition du bouillonnement intérieur chaotique et intense. Ce concert cousu d’émotion, sera couronné par trois bis fabuleux,  à fleur de touches, aux sonorités hautement définies, brillantes comme des fruits mûrs et lâchées avec une aisance souvent taquine.12272807291?profile=original

 

Lire la suite...

DANS LE LIVRE DE LA VIE ...

12272806668?profile=originalAA

AA

Dans le Livre de la Vie , on glisse des mots des phrases ,lues sans savoir souvent d'où elles viennent et qui a écrit ceci ou cela

Des pas résonnent en écho dans la mémoire , le long du corridor que nous n'avons jamais pris ,  vers la porte que nous n'avons jamais ouverte, sur le jardin des roses

Il existe des moments où ce qui a été et ce qui aurait dû être existent vraiment ...

Petite séquence nostalgie

photo AA Notre Dame des Grâces à Ganagobie Alpes de Haute Provence

Lire la suite...

http://www.lemonde.fr/a-la-une/portfolio/2012/03/08/henri-matisse-s-expose-a-beaubourg_1654151_3208.html

10 images de tableaux

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/74951096E37F5FB0C125795F00364512?OpenDocument

Une autre belle vidéo plus fournie

Plaisir d'aller découvrir cette belle exposition

à Beaubourg - Paris

cet après midi, vendredi 1er juin 2012

avant d'aller reprendre mon train !

Lire la suite...

Paroles d'arbres


Dimanche - Foi
S'élevant vers les hauteurs et traversant la lumière
Parle le frêne, l'arbre du Soleil d'Or :
"Ô Homme, sois sincère et distingue-toi,
Ne te dissipe point, ni ne soi indigne,
Sois rempli de la conscience de ta noble humanité."


Lundi - Désir
Ainsi dit la Lune d'argent lors de la fête du printemps,
Dans les cerisiers en fleurs qui, l'été, porteront fruits :
"Ô Homme, transforme-toi comme la plante,
Purifie tes instincts, mûris et cueille les fruits de ta vie !"


Mardi - Solitude
Ainsi dit le chêne noueux, le serviteur de Mars de fer :
"Ô Homme, enraciné en profondeur,
Élève-toi dans les hauteurs !
Fort, vigoureux, sois un lutteur, un chevalier, un protecteur."


Mercredi - Vœu
Ainsi dit Mercure en vif-argent dans l'Orme à la vive croissance
Dans les ailes de sa semence :
"Ô Homme, sois mobile, actif, éveillé, prompt, vif."


Jeudi - Intention
Ainsi parle l'érable aux larges feuilles étalées,
L'arbre de Jupiter à qui l'étain est voué :
"Ô Homme, sache vaincre en toi la hâte et la dureté,
Ménage-toi des heures de calme et de paix,
Pour que puissent éclore sagesse et bonté."


Vendredi - Décision
Ainsi parle Vénus, l'astre de cuivre dans le bouleau blanc virginal,
Ses racines frêles et sa soif de lumière :
"Ô Homme, plein d'Amour, affine ta sensibilité dans la délicatesse, admire la beauté."


Samedi - Concentration Souvenir
Ainsi, dans la sombre forêt de hêtres, sapins et cyprès,
Parle Saturne, antique arbre de plomb :
"Ô Homme, dans le malaise de notre ère et de l'humanité entière,
Sens ta responsabilité, prends avec coeur et gravité
La tâche que la vie t'assigne."


Johannes Hemsleben

Lire la suite...

LA JOURNEE EST FINIE...

La journée est finie...

c'est un soir qui descend

Et cette heure est bénie

Il y flotte du printemps!

Et si le soir s'achève

Que scintillent les étoiles...

Il monte comme une sève

Qui fait tomber les voiles!

C'est la nuit qui commence

Qui fait gonfler nos coeurs

Croire en cette romance

Avec force et ardeur!

La journée est finie...

L'aube est encore lointaine

Mais commence la vie

Quand on sait dire : Je t'aime...

J.G.

Lire la suite...

CHER COMPAGNON DE ROUTE

CHER COMPAGNON DE ROUTE

 

Le soleil joue avec les nuages, et les mots jouent avec mon cœur.

Les virgules font leurs rondes, et chassent les points d’interrogations.

Mais où es tu mon doux seigneur ?

Dans mon cœur tu resteras toujours, et tu seras mon ange gardien pour la vie.

Tu es parti trop tôt !! sans rien dire, sans me prévenir !!, sans bruit tu m’as dit aurevoir.

Mais moi, je te cherche toujours, et je regarde les étoiles toutes les nuits, dans l’espoir de te voir briller là haut dans le ciel, car je sais que tu es là, tout près , et dans mon cœur pour veiller sur moi.

Le soleil brille en moi, mais sans toi, mon doux compagnon de route, mon ami, mon confident, les rayons sont cachés par les nuages et fondent en moi, comme la tristesse, qui m’accompagne tous les jours.

Mais je te garderai toujours dans mon cœur, car l’espoir est là et que un jour, la tristesse s’en ira.

J’aurai toujours en moi la tendresse et l’amour que tu as su me donner et que je garderai à tout jamais enfermés dans mon cœur.

En souvenir de toi, car tu aimais la vie, je chasserai les nuages qui assombrissent mon cœur, pour laisser entrer le soleil.

Un jour peut être………. !!!!!

 

Flora12272810692?profile=original

Lire la suite...

L'aquarelle comme témoignage

Voyages de par le monde, voyages près de chez soi, voyages intérieurs …

L’aquarelle permet de témoigner des paysages, des rencontres, des émotions éprouvées sur le chemin . Tout est alors à découvrir, ou à redécouvrir même lorsqu’on revient sur nos pas .

Cette approche du monde et de nous-même est une fenêtre ouverte, un passage dans lequel nous pouvons nous glisser pour mieux voir, communiquer, connaître, comprendre …

Le passé nous lègue la production de grands artistes qui sont toujours là, présents à travers leurs œuvres et leurs écrits, pour nous transmettre leur expérience .
delacroix-femme.jpg

"Etude d'une femme d'Alger d'après Delacroix" A. MARC 2004

Réalisation : croquis aquarellé, peinture à l'aquarelle . Couleurs utilisées : alizarine cramoisie, brun de pérylène, jaunes de Naples et auréoline, terre d'ombre brûlée, bleus outremer clair et de cobalt , vert de Hooker .
Etude à l'aquarelle et au crayon graphite 2B 16,5 x 16,5 cm sur papier Canson grain fin 200g/m2d'après un dessin aquarellé de Delacroix réalisé en 1832 lors de son voyage au Maroc .Il n'y a pas de couleur dominante mais un mélange subtil de teintes chaudes et froides, ou les mélanges optiques et les harmonies de semblables participent au calme et à la volupté se dégageant de cette scène . Mieux que l'observation, des exercices réalisés d'après les croquis et aquarelles de nos grands maîtres sont très utiles à la compréhension de la façon dont ils travaillaient ...
Aujourd’hui, grâce à l’édition et Internet, nous pouvons explorer encore davantage le foisonnement de la création, et c’est un bonheur que d’y retrouver des signatures de grande renommée .
Pourtant des créateurs de talent ont été et sont encore ignorés des circuits de la popularité ou même de la simple reconnaissance de leur entourage ; eux aussi apportent, ou disent et transmettent des messages utiles, émouvants et vrais …
cuisinier-bouhaut-launay.jpg"Personnage et cuisinier pendant le ramadan" A. MARC 2004, d'après
Bouhaut-Launay
.Aquarelle et crayon graphite 2B 17 x 13 cm sur papier Canson grain fin 200g/m2 d'après deux études aquarellées de Bouhaut-Launay réalisées entre1928 et 1931 pendant qu'il était administrateur des Colonies . Réalisation : croquis aquarellé, peinture à l'aquarelle . Couleurs utilisées : brun de pérylène, jaunes de Naples et indien, terre d'ombre brûlée, bleu outremer clair . Temps total de réalisation : 6 mn pour le personnage, 20 mn pour le cuisinier .

Voilà un artiste de grand talent qui est totalement inconnu : c'est une grande injustice, car il a laissé des carnets du plus grand intérêt .  La justesse du traît, la simplicité des couleurs, sont déterminants dans la puissance d'expression réaliste des sujets .
Cependant, nous trouvons toujours dans ce foisonnement la même constante : celle du voyage source de réflexion, d’inspiration, de ressourcement, de création, de témoignage .
Mes propres déplacements lointains ne sont pas très nombreux ni extraordinaires, mais ils deviennent infinis et merveilleux dès l’instant où la pratique de l’aquarelle est en elle-même un voyage qui ne se termine jamais .
danse-de-la-tribu-des-m-goun.jpg

"Danse de la tribu des M'Goun, Carnets du Maroc" A. MARC 2000 Réalisation : aquarelle directe sans dessin préalable sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Couleurs utilisées : jaunes de Naples et indien, terre d'ombre brûlée, bleu outremer clair et de cobalt, rose permanent et rouge de Chine Sennelier .  Temps total de réalisation : environ 18 mn pour le groupe musiciens - danseurs, 7 mn pour la danseuse en haut à droite .
Le seul fait de donner quelques coups de crayon, de préparer une couleur est un voyage, souvent une découverte qui stimule l’imaginaire, nous entraîne dans une autre forme de réalité …
Ce simple constat m’a amené à reconsidérer mon concept des carnets de voyages .
Il ne s’agit plus seulement pour moi d’obéir à des impressions fugitives plus ou moins hâtivement jetées sur le papier, car elles ne donnent qu’une impression de « survol » des sujets abordés . C’est autre chose qui m’intéresse, tout autre chose, dont je vais prochainement vous parler …
geraldine-tournant-la-tete.jpg

"Géraldine tournant la tête, Carnets du Jura Oriental" A. MARC 1999 Dessin crayon graphite 2B et aquarelle sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé, peinture à l'aquarelle, format H 16 x L 14 cm . Couleurs utilisées : jaunes de Naples, alizarine cramoisie, terre d'ombre brûlée, bleu outremer clair . Temps total de réalisation : environ 7 mn .
Pour l’instant, évoquons l’immédiateté : s’il faut du temps pour voyager en s’imprégnant des nouveaux univers que nous pouvons rencontrer, il faut beaucoup plus de temps encore pour en traduire la perception avec fidélité sans trahir les vérités, les particularités et les valeurs que nous offrent les seules
apparences de la réalité . C’est dire s’il faut en donner une vision plus complète, approfondie, authentique que celle d’un regard initial, d’une première impression ou d’un simple « cliché » .


marche-brocante-essaouira-.jpg

"Coin de souk à Essaouira", Carnets du Maroc A. MARC 2004 Aquarelle directe sans dessin préalable, et rehauts graphiques au feutre Pitt Faber Castel pointe F sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé, peinture à l'aquarelle, format H 16 x L 25 cm . Couleurs utilisées : jaunes Indien et de Naples, alizarine cramoisie, terre d'ombre brûlée, bleu de cobalt, vert de Hooker . Temps total de réalisation : environ 12 mn .
Cependant je ne rejette pas la nécessité du témoignage immédiat, du travail réalisé presque instinctivement
sous l’exigence de l’instant . Je les préconise même comme exercices de rapidité, d’éducation de l’œil et de la main au service de la spontanéité, de la vivacité, de la précarité et de la beauté du moment . C’est même la nécessaire condition à un résultat traduisant au plus près les manifestations de la vie dans ce qu’elle nous offre de plus fragile, éphémère, passager .

chien-jouant-.jpg

"Chien jouant, Carnets d'Andalousie" A. MARC 1996 Dessin crayon graphite 2B et quarelle sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé, peinture à l'aquarelle, format 10 x 14 cm . Couleurs utilisées : jaunes de Naples, terre d'ombre brûlée, bleu outremer clair . Temps total de réalisation : environ 6 mn .
Sans m’éloigner de mon concept sur lequel je reviendrai, je vais dans un prochain article en développer les procédés .

 

Lire la suite...

Solitude d'une petite fille,

Je suis une petite fille,

ordinaire, blonde et grande pour son âge,

pas très sage.

Je joue tout le temps,

dans la cour, en bas de ma tour,

en classe, je suis la reine du bavardage,

 j’écris des poèmes sans nuage,

au lieu et place des problèmes.

Dans ma tête, je suis un peu bohème,

le corps un peu trop gros,

 mais la tête légère, aérienne,

 grâce aux mots que j’invente.

Les garçons en secret je les aime,

surtout un, dont la tête est bouclée et toute blonde,

avec des yeux chauds comme le feu, tout bleus ;

il ignore que mon cœur pour lui,

tout seul bat à l’envers, a la fièvre !

Dans le secret j’excelle, alors je reste

seule fatalement, jusqu’à devenir

toute minuscule, transparente,

 malgré ce corps que je

transporte, gros comme le Monde.

Un jour, je n’ai plus voulu manger

quoi que ce soit, j’ai perdu mes formes,

du poids, au point de disparaitre dans

ma ville, sur la terre ;

voulais-je toucher le ciel ?

Je ne puis à cette question répondre.

Ma mère depuis, pose sur moi des

yeux bien plus grands que la mer,

plus bleus, plus jamais clos,

 quant à mon père, il est mort depuis toujours,

son cœur était tout faux.

Maman, depuis toi, j’écris tout autrement,

plus vivant.

Tu n’en finis plus d’exister.

Je t’aime.

Lire la suite...

12272810279?profile=original

     Pierre Guelff (auteur aux Éditions Jourdan) au micro de Philippe Delmelle

 

Mardi 26 juin 2012 : Trazegnies et le Chevalier bigame

Mardi 3 juillet 2012 : Morlanwelz : Prieuré, abbaye et chaussée

Mardi 10 juillet 2012 : Cerfontaine et la Bande Noire

Mardi 17 juillet 2012 : Loverval, son Apôtre, ses Sarrasins et Templiers

Mardi 24 juillet 2012 : Beaumont, Charles Quint et les Auvergnats

Mardi 31 juillet 2012 : Treignes, village champion du monde !

Mardi 7 août 2012 : Oignies-en-Thiérache : le Village des Veuves

Mardi 14 août 2012 : Molière et Boussu-en-Fagne

Mardi 21 août 2012 : À la traque au loup à Mariemont

Mardi 28 août 2012 : Couvin : Abîme et comte de la Houssette

 

Directs 92.3 FM et 95.4 FM entre 5h30 et 6h et 7h15 et 7h30 et sur www.vivacite.be

Lire la suite...
administrateur théâtres

MOZART : Anima Eterna Brugge & Collegium Vocale Gent

Mercredi 30.05.2012 20:00   Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

Jos van Immerseel direction - Andrea Brown soprano - Sophie Harmsen alto - Markus Schäfer ténor - Thomas Bauer basse - Harry van der Kamp basse - Anima Eterna Brugge , Collegium Vocale Gent

Au programme : Wolfgang Amadeus Mozart : Grabmusik, KV 42 et le  Requiem, KV 626

 

Oeuvre  de jeunesse et musique sacrée de Mozart peu connue, la « cantate pour la passion », Grabmusik, KV 42,  fut écrite en 1767 alors qu’il avait à peine onze ans. Cette « cantate de la passion » est une survivance du mystère, genre théâtral qui remonte au 15e siècle. Œuvre édifiante, elle possède un texte dans la langue du peuple qui met en scène L’Âme pleurant sur le tombeau du Christ. L’Ange rappelle à L’Âme qu’elle est en faute puisque c’est pour la sauver, que le Christ s’est sacrifié et  a affronté la mort. L’Âme se repend et chante en duo avec L’Ange avant  que le chœur final ne  célèbre le fils de Dieu : «Jesu, wahrer Gottes Sohn ».  Thomas Brauer (L’Âme) et Andrea Brown (L’Ange) forment un duo très équilibré et bien contrasté. Tonnerre puissant, grave et humble face à  un ange presque cajoleur. Les parties orchestrales sont chantantes, douces, délicates comme un écrin de nature paradisiaque.

 

Après la pause voici le  célèbre Requiem de Mozart en ré mineur,  la toute dernière composition de Mozart, commandée par un richissime aristocrate autrichien Franz de Walsegg. Celui-ci prévoyait de faire interpréter le Requiem comme sa propre composition en mémoire de sa jeune épouse, Anna, décédée le 14 février 1791 à l'âge de 20 ans. Négligeant d’y travailler pendant l’été, Mozart mourra le 5 décembre 1791 sans achever cette œuvre commanditée. Sa veuve, Konstanze Weber, tentera l’impossible pour la faire achever par  son élève Süssmayer qui imitera même la signature du maître afin de recueillir la somme promise.

Ces deux œuvres de musique sacrée, l’une juvénile et l’autre empreinte de la réflexion de toute une vie donnent le frisson à maintes reprises. L’orchestration de Jos van Immerseel ( Die Seele : l’âme, dites vous ? ) est poignante.  On est devant un triptyque éblouissant de dynamisme. Il est  composé de 35 musiciens  qui jouent debout, façon solistes, libres de leurs mouvements, en particulier les trompettes. C’est L’Anima Eterna de Bruges qui donne à ce concert texture  et couleurs étonnantes.  Le deuxième volet du triptyque est représenté par un chœur peu nombreux: Le Collegium Vocale de Gand. A peine seize solistes qui semblent tous avoir des partitions particulières et font trembler d’émotion toute la salle Henry Le Boeuf. Le troisième  volet,  expose à l’avant-plan quatre solistes magnifiques. Mention spéciale pour l’autre basse, Harry van der Kamp et Markus Schäfer, tenor. Les deux voix féminines sont celles de Sophie Harmsen et l’angélique  Andrea Brown.  Quatre voix qui composent une harmonie particulière,  quatre directions, comme des points cardinaux qui semblent embrasser la terre entière. Quatre points  qui symbolisent aussi  la croix: horizontalement, l’ouverture à tout peuple de la terre et verticalement,  la transcendance. Ces quatre voix rassemblent tout ce qu’il y a d’humain. On se sera tous retenus d’applaudir après l’exultation du « Sanctus » qui n’est pourtant pas de la main de Mozart. Il faut croire que maître et élève se complétaient à la perfection, l’illusion est totale. Dans le «Benedictus » il y  a une sensation profonde de paix universelle, d’harmonie, tous conflits éteints : un moment de grâce. Après le lien instrumental, « Hosanna in excelsis » est la conclusion naturelle.  Le «Lux Aeterna », est la finale étincelante du concert : « Et lux perpetua luceat eis ». Le public se lance dans des salves d’applaudissements  mémorables en hommage à une musique rayonnante.

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles