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POESIE,

Poésie enfant de son enfance,
survivant que les grands nommés adultes sur leurs épaules portent sans effort ;
ensoleillement en soi alors.
Envol !
On peut porter ainsi une douleur trop forte, quelqu'un ou quelqu'une ;
métamorphose, magie des mots, passer du sombre au clair-obscur,
pour atteindre le bleu.
La mort n'est-elle pas une ascension noire, définitive et froide,
venant d'un coup, brutale et sans appel ?
La vie (poésie),   est-elle une ascension continuelle, infatigable et lumineuse, dans l'entre-deux ;
  l'essence même de l'état amoureux ?
Joie et Pétillement, impatience d'écrire.
Turbulence des mots.
Il s'agit-là de ma foi.
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réponse à Jiémbé

jiembé, tu traverses une passe difficile, ton travail ,n'a rien avoir avec ton tempérament, tu as de la fougue en toi, que tu ne contrôles pas toujours, tu es entier et parfois sans mesure , être artiste c'est beaucoup d'humilité, c’est partager, apprendre et se remettre en question, c’est même la nécessité de tout un chacun, on est pas à chaque fois bon, il met arrivé de détruire un travail ,parce je le juger mauvais ,j’en suis sortie plus forte et heureuse, les artistes qui sont sur arts et lettres, on du talent , chacun différent, et cela  fait la richesse du site ,

je pense ,que tu ne devrais  pas te refermer sur de la rage au ventre, au contraire ta force ,serait d’écouter en silence et peut être, te dire ,que d’autres peuvent aussi avoir raison ,tu découvres le milieu artistique ,tu dois y apprendre des choses, c’est comme si demain, on prenait la place du fondeur à l’usine et lui dire qu’on est supérieur à lui !

j’aime ton travail en général ,pas tout il y a des choses que je trouve pas abouties ,c’est normal, heureusement ,qu’il reste encore la  possibilité de grandir

amitiés jiembé

christiane

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Lili Rose se marie.

Lili rose a décidé de se marier. A son âge, pense-t-elle, il est temps de se poser qq part et de fonder une famille. Pleine d’espoir, elle attend donc avec impatience le fameux jour qui va changer sa vie. Tout est prêt, avec un soin tout personnel, Lili a tout préparé dans les moindres détails. Le temps lui semble long depuis le jour où elle a décidé de se marier.

La robe est arrivée il y a qq jours, toute blanche, une robe en dentelle comme elle a toujours aimé. Des petites fleurs bleues vont agrémenter ses cheveux et qq unes seront fixées dans le bouquet. Lili Rose  a choisi un modèle avec une longue traîne comme dans les livres de son enfance. Une vraie princesse de conte de fée.

Le soleil est présent, une douce chaleur s’est posée sur toute la maisonnette et les fleurs se font un plaisir d’être plus jolies les unes que les autres.

Tout est prêt enfin…Les invités arrivent, chacun à leur tour, les bras chargés de fleurs et de cadeaux. C’est la tradition. De jolis rubans blancs sont posés sur les voitures et qq personnes ont du riz dans leurs poches.

Maman est émue et triste de voir sa fille partir pour une autre vie.

Le bouquet arrive accompagné du marié intimidé, un joli bouquet d’orchidées blanches parsemées de petites fleurs bleues.

Enfin le départ, direction la ville la plus proche, une file de mariés attend dans la cour.  Lili Rose n’est pas la seule à se marier ce samedi matin.

La salle des mariages est ancienne, garnie de blasons  et de peintures, elle inspire le respect et le silence. Certains regardent le plafond faisant mine de s’y intéresser.

Après cette cérémonie obligatoire vient le passage obligé à l’église. La place du village est couverte de monde, les parents attendent et les curieux sont venus voir la mariée. Un joli tintamarre se fait entendre.

Sur le seuil, la musique retentit donnant à cet instant un côté solennel. Tous entrent silencieux et se dirigent vers la nef. Les vœux se prononcent et s’échangent sous le regard bienveillant du prêtre.

A la sortie, le riz tombe et envahit tout. Signe de bonheur dit-on !

Le soleil ne quitte pas les participants à ce mariage.  Voici Lili Rose partie pour une autre vie. Elle laisse sa maison d’enfance pour de bon et abandonne ses petits animaux qui ne peuvent la suivre.

Le cortège se dirige maintenant vers le restaurant où les invités vont pouvoir se restaurer. Sous cette chaleur, certains ont besoin de boire pour s’hydrater.

Photos, toasts, champagne, tout se déroule comme prévu.

Lili Rose est resplendissante dans sa robe blanche. Son bouquet a disparu, pris par une candidate au mariage.

 Le champagne coule et la musique se répand doucement. Les mariés ouvrent le bal. Une valse lente, Un, deux, trois. Un deux trois..

Tout se passe comme dans un rêve et Lili est contente et heureuse de commencer sa nouvelle vie. Elle se dit qu’elle va déposer ses valises dans un autre univers où tout sera plus facile et plus agréable.  Comme les rêves sont beaux à cet âge.  Lili s’y est préparée et elle a besoin d’y croire.

Son nouvel appartement l’attend. Enfin, elle sera chez elle, tranquille et sereine.

La jolie robe est un peu déchirée. Lili Rose se promet de la recoudre et a acheté une belle boite en carton pour l’y ranger avec ses jolies fleurs bleues.

Ses parents sont partis, maman est triste à pleurer. Malgré ses sourires, son cœur est en peine et ses yeux font des efforts pour ne pas répandre les larmes qu’elle tient en elle depuis des jours.

Lili Rose le sait aussi et pour ne pas pleurer, elle s’enivre de pas de danse jusqu’au petit matin.

Commence alors une autre vie.

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L'OMBRE ET LE SOLEIL

L'ombre s'approche du soleil,

le contemple de ses grands yeux tout noirs,

s'enchante de la luminosité de l'astre monumental,

s'étonne de sa jeunesse encore !

Rois tant désiré, jamais détrôné, que les étoiles nocturnes bordent et bercent.

L'ombre tremblante, avec lenteur défait sa longue robe bleu-nuit, ses bas ébène,

ses dentelles sombres ; pluie d'impatience, elle tombe.

Mélodie de la soie, à l'aube de l'amour fou.

Nue, son visage s'éclaircit, s'ouvre à l'instar d'une fleur mature et bleue,

à lui elle se donne enfin,  toute entière.

                                   Un jour, de petits astres sombres et blonds étoileront la surface

de la terre, diamanteront les mers, deviendront peut-être de grands soleils ?

Éternité du Monde.

 

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L'Amour

Bonjour Amis d'Arts et Lettres,

Souvent ,dans ma boîte mail arrivent des messages dits indésirables , que je supprime rapidement .(Chaînes, envoyez ce message à 10 amis ... ).

 

Mais celui-ci , j'ai envie de le partager ...Exception !

L'amour,

C'était un matin chargé, vers 8h00 quand un homme d'environ 80 ans est arrivé pour faire enlever les points de sutures de son pouce.

Il était pressé, car il avait rendez-vous à 9h00.

Je le voyais regarder sa montre et j'ai décidé ,puisque je n'étais pas occupée avec un autre patient, d'évaluer sa blessure.

En 'examinant, j'ai vu que cela cicatrisait bien, j'ai pris les instruments nécessaires pour enlever ses points...

Je lui ai demandé si il avait rendez-vous avec un autre médecin.

Non, me dit-il, je dois aller à la maison de santé pour déjeuner avec ma femme .

Il m'a dit qu'elle y était depuis quelques temps et qu'elle souffrait d'Alzheimer.

J'ai demandé :'Sera-t-elle contrariée de votre retard ?'

Il a répondu qu'elle ne savait plus qui il était, qu'elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans.

Surprise:: "Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait pas qui vous êtes?"

Il a souri en me tapotant la main et dit :" Elle ne me reconnait pas mais MOI, je sais encore qui ELLE est !"

J'ai dû retenir mes larmes quand il est parti... en pensant que c'était le genre d'Amour que je voulais ...

 

Belle et bonne journée à vous .

Amicalement.

Liliane.

 

 

 

 

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LE POETE

LE POÈTE

En hommage au grand poète Aymé CESAIRE.

 

le poète est fragile

S'il caresse les ailes
Des oiseaux sur l'airelle
Ou poursuit les vents
S'il suit les papillons
Ou s'il frémit ou vibre
Au son des carillons
Comprenez-le il prie
Ou plutôt il expie
Les péchés des impies

Le poète est fébrile

Il souffre si une plaie
Déchire l'hymen du temps
Il est si contrarié
De voir les larmes du printemps
Se colorer de sang
Il tremble à écouter
La musique du vent

Le poète est sensible

Il s'émerveille devant
Les éclats de l'éclair
Les baisers qu'aux nuées
Distribue le tonnerre
Lorsque le firmament
Déclare sa colère

Le poète est sincère

Il possède le flair
Qui nous prévient des guerres
Et préserve la terre
De biens de viles misères

Le poète est prophète

Du lynx il a les yeux
Du tigre la vigueur
Du lion il a le cœur
Et de l'aigle les serres
Ce qui le rend prospère
De rêves et de chimères

Le poète est terrible

Sans jamais être hostile
Il opère avec style
Pour tisser de merveilles
La toile sertie d'étoiles
En couvrir le soleil
Pour nos maux adoucir

Il n'est jamais stérile

Si jamais il est las
Vous devez être là
Pour accueillir ses pas
Sachez qu'il n'aime pas
Qu'on cesse de croire
En sa divine gloire
Issue droit des dieux
Et même s'il se fait vieux
Son règne sous les cieux
Continue tel un phare

Et il cultive cet art
D'élever nos espoirs
Au rang de franc vouloir
Et à force de forger
Il donne des leçons
De noble volonté

Il n'est pas éphémère

Son legs à l'univers
Persiste à le rappeler
Consiste à nous appeler
A bien tendre l'oreille
A attendre l'éveil
De notre humanité
A répondre à l'appel
De solidarité

Si vous croyez en lui
Dites-le lui doucement
Vous pouvez chuchoter
Il aime comme les enfants
Qu'on lui chatouille l'oreille
Lui parle en murmurant
Du réveil des abeilles
De miel et de bonbons
D'effort des bûcherons
De rêve et de sommeil
Mais surtout de travail

C'est sa sainte bataille
Qu'il mène sur tous les fronts
Sans nulle indemnité
Que l'amour de l'autre
Amour de différence
Sans aucune hérésie
L'amour de la vie
Et de la poésie


KHADIJA , Agadir, un 16 mars, mois de la poésie.

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Folles envies

Des fois je n’ai pas envie

Des fois je ne vis pas

Des fois mes pas sans vie

Sans foi faillent et cent fois

M’assaillent d’interrogations

Et mon cœur qui répond

Dit de la tête que non

Car le chemin est long

Je le prends et le plie

Comme un accordéon

Alors mes pas se lancent

Et suivent la cadence

De mes folles envies.

Khadija, Agadir, Mercredi 7/3/12.

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HISTOIRE COURTE 20.

UN PARFUM...

La première fois, c'est son frère qui le lui a offert. Elle était encore adolescente et ce cadeau féminin et précieux fit briller de joie ses yeux.

De suite, elle apprécia sa fragrance et se réjouit de la connivence qu'y trouva sa peau.

Après son passage dans une pièce, elle entendait souvent cette petite phrase magique... Cela sent toi...!

Le si joli flacon, ailes déployées attirait son regard et chaque matin, quelques gouttes distillées derrière les oreilles lui faisaient croire en la beauté de cette nouvelle journée!

Aussi, lorsqu'un jour la tête enfuie dans son cou, son jeune amant lui murmura "Ton odeur me rend fou"...un courant de bonheur parcourut sa jeune vie.

Mais la vie est ce qu'elle est! Et un jour ou l'autre, le bonheur tôt venu peut être tôt reparti, laissant le goût amer d'un parfum de défaite...

Alors, elle a changé ce parfum, pour effacer un souvenir trop douloureux.

Oh! Bien sûr, elle a retrouvé de fort jolis accords, de somptueux flacons où des grands couturiers avaient imprimé leurs noms, et fort souvent elle en changeait suivant la saison et l'humeur!

 

Les années ont passé et nous voilà un beau soir d'été. Elle a invité les voisins, des amis et même des collègues, elle fête aujourd'hui une nouvelle demeure et sa liberté retrouvée. Après 15 années d'efforts et de patience elle a gagné son indépendance en rejoignant toutefois le rang serré des divorcés!

Dans le jardin où la fontaine murmure, la grande table est joliment parée sous une tente dressée, car prudente, elle est toujours restée.

...Et voilà qu' arrivent les premiers invités. C'est en dernier que sonne le voisin de gauche, celui qui rentre toujours si tard et dont les phares de voiture en tournant vers le garage viennent éclairer la loggia où depuis son emménagement, elle a pris l'habitude de s'instaler à la veillée. Il a 2 grands fils, des jumeaux, qui ne viendront pas, ils sont en examen, première année d'université. Pas de femme dans la maison, hormis celle pour le ménage, qu'elle emploie également et qui lui a appris qu'il était veuf depuis 2 ans déjà.

En arrivant, il s'excuse de l'heure tardive et lui tend un petit paquet :-A cette heure, je savais les fleuristes fermés, j'ai donc choisi cette formule, sourit-il...

Lorsqu'intriguée, elle ouvre le paquet, elle est saisie et ses yeux brillent une nouvelle fois à la vue d'un flacon ailé...

Ce bouquet là, ce clin d'oeil du hasard, elle n'est pas prête de l'oublier et son coeur se met à battre plus vite...les yeux fermés, elle inspire la vie...

J.G.

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Les oiseaux,

les oiseaux noirs, blancs ou bien multicolores,

avec adresse et légèreté,  juchés sur des fils électriques, sont des notes de musique, horizontales,

précises ou imprécises, toutes vibrantes au dessus de ma ville décolorée, assourdissante et froide ;

seuls la pluie et le vent, musicienne, musicien, en sont les traducteurs

à l'adresse des interprètes du monde ;

les poètes, les enfants résistants, les récalcitrants.

L'intervalle entre le ciel et la terre ; transparence de l'air en est la partition, l' entre-deux dont je parle parfois.

Laissons les enfants marcher le nez en l'air, les yeux écarquillés, très vastes ;

sait-on jamais ce qu'ils vont voir et entendre, recevoir.

Premier baptême peut-être du poète, du musicien, de l'écrivain ?

.

.

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L'autre vie

                                                             Un jour, très vite, nous cesserons nos habitudes. Ce sera le chemin à l'envers. Il sera aussi douloureux mais ce ne sera pas la même douleur. Abandonner tout ce qui a fait notre raison de vivre pour y substituer tout à coup d'autres façons d'exister ne va pas forcément nous enchanter. Il va bien falloir s'y faire pourtant.
                                                              Nous ne skierons plus. Peut-être irons-nous en raquettes dans la neige et ne participerons-nous plus à une quelconque compétition sportive ? Si nous aimions la compétition évidemment ! Nous ne voyagerons plus ou très peu, en tout cas moins que nous ne l'aurions imaginé. Les voyages sont fatigants et sans doute y réfléchirons- nous en deux fois avant de partir. Nous n'irons plus au bureau, à l'atelier, au magasin... là où il y avait les collègues, les syndicats, les chefs et les employés, les salaires, la machine à café ! Nous cesserons aussi de déménager en quête d'un endroit idéal, sans voisins bruyants, sans chiens qui aboient toute la journée. Les transactions immobilières de par leur lourdeur et leur lenteur nous découragerons et nous nous fixerons las de les subir.Les agacements deviendront donc, à force, relatifs ou secondaires.
                                                              Bien tôt, viendront les enfants de nos enfants et comme si rien ne s'était passé, comme si tout venait de commencer, nous leur apprendrons à lire, à jouer, à parler. Dans leurs yeux nous verrons notre image comme dans un miroir.Ce sera comme un pansement bienfaisant sur l'autre vie qui arrive : le club des aînés, les sortie-découvertes en bus, les salles d'attente des médecins, le ménage et la vaisselle soudainement devenus très prenants, les courses harassantes dans les rayons des supermarchés ...

                                                              Et puis souvent, l'après-midi, nous aimerons retrouver dans le calme de notre chambre ou sous le cerisier quand il fait beau toutes les promesses qui nous ont été faites, celles que l'on a faites qui ont ou pas abouti- car nous pensions avoir beaucoup de temps devant nous et que ce temps les exaucerait naturellement.
                                                               En définitive, il ne s'est rien passé d'extraordinaire que nous ayons pu imaginer et tenter de réaliser à l'heure des grands rêves de notre jeunesse. Nous avons beaucoup souffert et avons beaucoup fait pour cela. Nous aurions pu nous "contenter" des souffrances pour lesquelles nous n'étions pour rien ! Celles là n'oublient personne et ont la dent dure.
                                                                Maintenant, pour cette raison bien simple, nous devrions penser d'avantage à nous. Les autres, comme délivrés d'un avenir insupportable se déroulant sous leurs yeux, voyant notre amour intact et notre motivation recentrée, devraient se sentir grandement soulagés pour l'autre vie qui les attend demain.

Pensées à chaud et à froid.

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L'homme seul

Un Homme Seul

 

 

Un homme seul,

La tête basse,

Avec sa contrebasse,

Se mêle à la foule,

Inconnu,

Parmi d’autres,

Scrutant le sol,

Comme pour chercher,

Une épingle d’espérance,

A sa morne existence,

Traçant son chemin,

Guidé par ses inconnus,

Cherchant eux aussi,

Sur les rails de la Vie,

Le train qui les mènera,

Au terminus de l’Espoir…

 

Eric TOTARO (Juin 2012)

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l'arbre-ami,

L'arbre est un corps s'accordant fabuleusement au mien.

Nos peaux ont des onctuosités et des teintes différentes,

mais irriguées par un sang aussi chaud l’un que l’autre,

 traversées par un fluide lumineux  suscitant le désir, l’enlacement.

Désir oh combien juvénile, baisers débutants tout le temps.

Transparence et simplicité des sentiments.

Désir de s'étreindre l'un dans l'autre,

lui avec ces longs bras vêtus ou dévêtus,

 les miens recouverts de laine ou bien de coton clair.

Paix et chaleur nous échangeons ;

don de nos mères respectives, éternelles, pour lui la terre,

pour moi cette femme extraordinaire, disparue bien trop tôt,

blonde et légère.

Ai-je dis que ma mère ressemblait au soleil ?

Nous nous donnons l’un à l’autre un peu de vie.

Lorsque je rencontre un arbre, chuchotant, gracile ou fort,

 je m'y approche d’un pas délicat, voire aérien,

je le contemple d’un regard bleu,

 comme le fit le Petit Prince, du moins je le pense,

  face à la rose éblouissante et blanche.

Alors le ciel se tait un peu, l’orage qui menaçait recule,

 la brume se fait clarté,  puis l’arbre à mon contact entonne

un chant étrange, sa voix en vérité,

incroyablement verte et chaude, mélodieuse ;

 il me parle en secret,  au milieu d’une foule mouvante,

dans un jardin public ;

 personne ne se doute qu’une quelconque rencontre soit possible,

qu’un lien puisse  se tisser  entre un arbre ressemblant à ses pairs

 et une femme parmi les autres femmes !

Mon chat, chaque matin, s’allonge puis se love sans un bruit,

 avec sérénité, contre le tronc palpitant de mon arbre préféré,

mon ami.

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PLAISIRS ENVIABLES

 

 

À mon amie Rébecca

 

Jolis, peu chers, inconfortables!

En dépit d'un rejet durable,

Mes petits pieds devaient marcher

Dans des souliers à bon marché.

...

Je ne changeais pas d'habitude,

Mais sans avoir la certitude

Que mon corps les accepterait;

Je n'aurais pas pu le jurer!

...

Priorité veut dire choix,

Qui s'impose vite parfois.

Nulle manne descend du ciel

Quand des besoins sont essentiels.

...

Me promenant allègrement,

Je me souviens, évidemment.

C'est une grâce d'avancer,

Pensant que l'on n'est pas chaussé!

...

On apprécie chaque douceur,

Qui nous paraît une faveur.

On se résigne dans la vie,

Mais comment perdre ses envies?

...

19 juin 2012

...

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Haïkus du 19 juin 2012

 

            Flèche brisée ton

            Ton raison  adversité

            Raison réfléchie

            

                                  Disparue   humeur

                                  Jour  accentué  brisé

                                  Rouge n'est plus mis 

           

            Non  écriture 

            Mots cachés sujets tabous

            triste destin fin

                                 Fers rougis violets

                                 Scories agglomérées feu

                                 Lame brisée sec

           Sans sang ni regrets

           Fusent les idées au loin

           Nouveaux cieux  sereins

                                

                                  Raymond   Martin

          

                                   

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Enfance Violée :

En hommage aux petites bonnes à tout faire qu'on arrachait à l'école et faisait faire des travaux indignes d'une belle enfance. Un cri contre le travail des enfants dans tous les coins du monde.

 

 

Je n’ai jamais vécu l’enfance.
Depuis mes plus tendres années,
J’ai vu toutes mes fleurs se faner
Et en l’air partir mes fragrances,
Car la misère et la malchance
M’ont placée là où il n’y a pas
De place pour mes si jeunes pas
Ni de musique pour mes transes.
Le soir quand tous les vivants rêvent,
Je voguais loin dans mes souffrances ;
Je voyais jouir la belle enfance
Alors que mes jours, eux, s’achèvent
A servir les plus belles que moi,
A servir celles dont la richesse
A fait d’elles d’ignobles princesses
Moi, le Cendrillon sans éclats.
Car dans la compagne où je suis
Née entre chaume, faim et misère,
Le pain a un goût si amer
Que l’on en n’a jamais envie.
Enfance, doux âge de souvenirs !
J’ose à peine soulever ton voile
Où l’araignée s’est faite une toile
Cachant mes plus secrets désirs :
Des désirs simples d’une dite enfant
Qui a grandit à la naissance
Pour fournir une âcre pitance
A quatre bouches au père mourant.
Le matin quand le jour s’éclaire,
Quand les oiseaux de leurs nids s’envolent
Pour aller vivre ou à l’école
Je devais passer la serpillère
Ranger, racler, polir, laver,
Détacher gras, crasse et saleté,
Faire la cuisine mais sans manger
A ma faim que du pain, du thé !
Si vous parlez de votre enfance,
Si vous avez des souvenirs,
Sachez les garder et en rire
D’avoir eu ce bonheur intense.
Le mien ne peut être intégral
Tant que me manquent les vrais mots
Pour crier injustice si haut
Que le Ciel entende mon râle !

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Pluie d’amour

L’amour tombe en trombes.

Alors succombe et ne dis rien;

L’amour c’est bien !

Parfois soleil et parfois brume,

L’amour consume même les déesses,

Mais tu en vois toute la beauté

Car tu as l’âme poétesse.

Tu vois le printemps en été

Et l’espoir au fond des détresses;

C’est la noblesse de l’amoureuse,

Alors succombe et ne dis rien.

Aimer c’est bien!

Khadija, Agadir, dimanche 1er Avril 2012.

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administrateur théâtres

Enfin la clôture des activités scolaires ? Cool!

                                                                                        Venez vous réjouir  au festin  de la  musique espagnole dans un lieu bien de chez nous : à FLAGEY, du 29 juin au 1er juillet.  TOUTES LES ESPAGNES depuis  son âge d’or jusqu’à nos jours…seront rassemblées  lors du FESTIVAL MUSIQ’3 – FLAGEY - FESTIVAL DE WALLONIE 201212272816890?profile=original

 

 Leonardo García Alarcón est l’invité d’honneur du Festival de Wallonie 2012. C’est en compagnie de ses trois ensembles - Clematis, Cappella Mediterranea et le Choeur de Chambre de Namur – qu’il inaugurera cette édition 2012.

 

Né en 1976 à La Plata en Argentine, il commence ses études de piano à 6 ans. A l’âge de 14 ans, sa participation à un ensemble sur instruments d’époque lui permet de se familiariser avec la pratique de la basse continue, pour s’adonner ensuite au clavecin et à l'orgue. Poursuivant l’étude du piano, il entreprend parallèlement des études de direction d'orchestre à l'Université Nationale de La Plata. En 1997, il s’installe en Europe.Il a étudié le clavecin et l'orgue, et a été assistant de Gabriel Garrido pendant de nombreuses années, avant de fonder son propre ensemble, la Cappella Mediterranea, avec lequel il a donné des concerts dans de nombreux festivals, en particulier au Festival d'Ambronay. À la suite de la représentation de Il diluvio universale de Michelangelo Falvetti (1642–1692), il reçut la médaille de citoyen d'honneur d'Ambronay. Le CD enregistré à cette occasion remporte le Diaposon d'or, du mois d'octobre 2011. Leonardo García Alarcón enseigne au Conservatoire de Genève et effectue en parallèle des recherche sur le jeu de la basse continue au XVIIe siècle. Il a repris la direction artistique du Chœur de Chambre de Namur en 2010. Il partage la direction de l'Ensemble Clematis avec la violoniste Stéphanie de Failly.

 

Au cours du festival vous pourrez aussi apprécier l’intimité du clavecin du Padre Soler par Diego Ares. Les sonorités métissées des chants judéo-andalous de La Roza Enflorese, l’amour sorcier de Falla, ainsi que le jeu d’Oxalys et du trio Amparo Cortes. Les voyages dans les déserts d’Andalousie ou dans les toiles de Goya que nous font faire les pianos d’Albéniz ou de Granados, sous les doigts de leurs meilleurs interprètes (Luis Fernando Perez, Javier Perianes, Angel Sanzo).

 

 

Un rendez-vous d’instrumentistes des plus variés :

En tête les gambistes Jordi Savall et Philippe Pierlot, les violonistes Lorenzo Gatto, Shirly Laub et Mira Glaudeanu avec l’Orchestre baroque du Conservatoire, les pianistes Brigitte Engerer et Boris Berezovsky, le guitariste Milos Karadaglic, le Ricercar Consort, les clarinettistes Benjamin Dieltjens et Ronald Van Spaendonck, l’Ensemble Astoria, les violoncellistes Marie Hallynck et François Salque, les accordéonistes Christophe Delporte et Vincent Peirani, sans oublier le bandonéon de Manu Comté … et bien d’autres encore...

 

Enfin, Le Festival Musiq’3, c’est aussi, des dizaines de brillants musiciens, étudiants du Conservatoire de Bruxelles en formation de chambre ou d’orchestre, des animations, flashmobs, ateliers, concerts de jazz, films, expositions,

… et des spectacles pour enfants tels une histoire du piano par Eliane Reyes et Bruno Coppens ou un Homme de la Mancha concocté spécialement pour les familles.

 

Pas de fête sans la danse, elle aussi à l’honneur : Boléro, Fandango,Habanera, Mambo, Flamenco résonneront à tous les étages, tandis qu’un marathon du Tango réunira des danseurs venus des quatre coins de l’Europe.

 

 

Trois jours d’intenses émotions en ce début d’été. C'est l'embarras du choix, quels que soient vos goûts musicaux, difficile de trouver mieux pour commencer la période de vacances estivales.

 

 Rendez-vous sur le site pour télécharger le programme complet.

INFOS & TICKETS 02 550 13 30 - 02 641 10 20 www.festivalmusiq3.be

Date et lieu : du 29/6 au 1/7 - Flagey – place Sainte Croix – 1050 Bruxelles

La suite? dans les commentaires, par vous et moi! A bientôt!

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Jean-Sébastien Bach,

 

Écouter Bach,

le recevoir,

frissons, abandon ;

don,

dilatation des pores, de soi ;

exaltation.

Peau et âme indissociées, bouleversées,

entièreté,

toucher le ciel, envol ;

écrire peut-être,

mots bleu-cristal,

 transparence,

pluie dehors,

un soleil d’encre,

feu dedans,

une page blanche, toute musicale, chaude,

danse des mots alors,

sonorité de l’âme et du corps à la fois.

Poésie.

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