Pourquoi m'aie-je imposé ce silence,
alors que le mal était en moi,
pourquoi aie-je supporté sa présence
les heures sont devenues des mois...
Pourquoi m'aie-je imposé ce silence,
comme un fardeau que l'on porte en soi
pourquoi n'aie-je pas exposé ma souffrance
délicate et imperceptible elle a brisé ma voix....
Chaque jour, je partais vers un autre horizon
ou mon corps et mon âme étaient à nu
cherchant le remède, mon ultime évasion
je fuyais ces images qui me gâchaient la vue
Mes mots inachevés erraient sur ma page
attendant cet instant de liberté,
je tournais comme un oiseau en cage
j'espérais que ma foi allait m'aider.....
Chaque jour, je cherchais un départ
pour une nouvelle vie,
un destin ou un hasard,
dont l'enjeu n'était pas défini....
Peut-être pour mieux renaitre
où à jamais disparaître....
Nouria le 3 juin 2012
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Qu'il est beau mon crépuscule
Quand il pose son regard en feu
Sur ma peau hâlée qui fond
Sur mon velours frémissant
Comme se pose le feu du coucher
Sur le flanc basané de la cité.
Sous son ardeur, des vagues en moi
Enragent et crient,
Des marées de désir et d'envie
Désireuses de ses lèvres fumantes
Sous ce voile vermeil qui les embrase
Et les embrasse en infinie douceur ;
Et tout en moi fébrile l’appelle :
« Oh viens ! Viens ma chandelle
Pluie de miel sur mon désert
Cadeau du ciel aux sèches terres
Pour féconder mes chaudes idées
Arrose mes champs de tout ton miel
Couvre ma peau de tout ton miel
Lave mon corps de tout ton miel
Etanche ma soif de tout ton miel
Tu vois tout Moi crie et t’appelle ! »
Qu'il est beau mon Amour Miel!
Khadija, Agadir, Mercredi 6/6/2012
Nuit,
vaste bal masqué,
emplie d’âmes légères et bleues,
où l’étoilement du ciel ensoleille la terre,
sans même la découvrir ; fleurs du soir.
Puis, au sortir du sommeil, pâlit la nuit saphir,
qui peu-à-peu s’éclaire, se perle, s’argente ça et là.
Hydratation du Monde ; acte d’amour, vie.
Aube ; baiser humide et prude sur une peau non plus noire,
mais brune, plus chaude, immatérielle et douce.
Sanglots d’un ange étrange, tantôt noir, tantôt blanc,
selon l’heure annoncée à l’horloge du Monde.
Aube ; vallées, roses et arborescence
graduellement démasquées, redéfinies à l’infini par mes yeux
éveillés, gorgés d’encre déjà, dans un silence clair et fécond,
duquel votre cœur résonne, se décloisonne, s’empourpre
et s’accélère dès lors que le mien lui offre son jardin,
ses mots à l’instar de fleurs entrebâillées.
Vous écrire me fait grandir, me construit.
«Quand s'ébranla le barrage de l'homme aspiré par la faille
géante de l'abandon du divin, des mots dans le lointain, des
mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à
l'exorbitante poussée. Là se dessina la dynastie de leur sens».
René CHAR
Furtif, peut-être, mais...à l'image! La figuration demande beaucoup d'humilité : 12 heures de présence ( de 14 h à 2 h du matin), avec un premier aller retour Narbonne/Sète pour essayage et idem le jour du tournage.
Le plaisir de participer, à chaque fois, à une belle aventure collective!
Beaucoup de chance encore une fois puisque j'apparais dans la scène du concert dans
" LA BAIE D'ALGER ", non loin de Catherine JACOB, Michèle MORETTI, Solal FORTE et Margaux CHÂTELIER.
Les images:
Pour commander le DVD:
http://video.fnac.com/a4202431/La-Baie-d-Alger-Catherine-Jacob-DVD-Zone-2
Michel Sidobre
Site Figurant & Acteur:
Site littéraire:
Jusqu’à ce que le temps cautérise
Les plaies béantes de mon cœur
Je t’attendrai
Même s’il faut encore que je puise
Ma force du vent ou des heures
Et des marées
Jusqu’à ce que l’aube pointe au levant
Et s’ouvrent les yeux du ciel blanc
Je m’efforcerai
De voir en toi ma belle lueur
Qui de cet horizon lointain et charmeur
M’apparaît
J’aimerais te dire tout mon amour
J’aimerais te dire toute ma flamme
Je le dirai
Seulement dans le blanc des espaces
De mes lignes sans laisser de trace
Et te laisserai
Le soin de lire entre cette encre
Ce qui se cache au fond de l’ombre
De mes pensées
Qui ne sont ni noires ni sombres
Ni tristes ni jalouses ni blâme
Mais toutes rosées
Pour adoucir de loin le feu de ta passion
L’attiser exciter tes sens et tes ardeurs
Sans te brûler
Car mon amour est dans l’ivresse adoration
Et ma passion est dans la liesse attachement
Illimité.
Khadija, Agadir, Mercredi 06/6/2012, 6h45 du matin.
Ivre et bien attendrie de m’être recueillie
Sur la tombe fleurie de ma mémoire meurtrie
Je pleure et me souviens : Ö ma douce mémoire !
Belle cité mortuaire qui meurt et me sourit
M’offrant un regard blême et un bras flétri
Et ne veut plus cueillir ce petit bouquet de vie
Que j’avais dans la main que je voulais offrir
Car je n’avais rien d’autre
Ni mon corps ni mon nom
Que ces très doux relents d’amour et de souvenirs.
Mon émotion n’est guère ni feinte ni ternie
Par le poids du passé qui écrase mes rêveries,
Les images nostalgiques qui battent contre mes tempes,
Les pages de mon passé qui tombent sous mes doigts,
Ce vent putréfide qui moissonne mes pas.
Et l’ange noir qui crie m’appelle à le rejoindre,
De son sourire futé, il balaie les sentiers
De ma large mémoire, cette cité mortuaire,
Où se bousculent le noir et les rasoirs de l’air.
Je me réveille par terre, le nez parmi les tombes
Aux épitaphes d’émail et d’étaim et de plomb.
Me réveillent une pluie de rayons lumineux,
Un appel du soleil aux sons teintants et bleus
Entré par effraction dans mon cœur solitaire
Sans bousculer mes mœurs pudiques et retenues
A peine effleure-t-il la peau de mes rêveries
L’hymen des choses tues par son flux éclairé
Et mon cœur qui bondit atteint le paradis.
Khadija, Agadir, Lundi 11 juin 2012 à 23h15
Je suis désolée d'une si longue absence...
Ce WE je participais, à Paris, à Artshopping au Carrousel du Louvre, moment d'échanges et de rencontres intéressants.
Beaucoup de travail avec différentes galeries...
Réagir me semble un devoir
Face à des actes déplorables
Ou à des propos condamnables.
Or il faut savoir et pouvoir.
...
La passivité encourage
Ceux qui agressent ouvertement.
Ils ont même comportement
Faute d'être accusés d'outrages.
...
Souvent, déçu de laisser faire
Critiquant seulement pour soi,
Quand se présente un autre choix
On le saisit et l'on espère.
...
L'internet permet, chaque jour,
De s'exprimer, sans équivoque,
Sur une nouvelle qui choque.
C'est un bénéfique recours.
...
13 juin 2012
La Petite Note de Musique
Une petite note de musique,
Eclaire la partition,
D’un son enchanteur,
Comme une note d’Espoir,
Elle se faufile, puis glisse et caresse,
Délicatement l’oreille attentive,
Elle se cache délicatement,
Pour choisir son chemin,
Une petite note de musique,
Emportée dans l’air du temps,
Se retient solidement,
Afin de faire battre le cœur,
D’une femme mélomane
philippe Schoorman (alias FISCO),
Belle fête à chacun de mes 9 jumeaux du 13 juin !
Nous sommes les éternels ludiques lutins
émerveillés de beauté !
Nous nous sommes réveillés
En ce jour étoilé,
Comme au premier matin.
Et chacune de notre vie les années,
Heureux et comblés d’être nés
En ce mois des roses et des milles fleurs offertes
Yeux écarquillés devant les multiples découvertes.
Quel bonheur d’être venus en ce doux parfumé temps,
Dans le signe des gémeaux et son ultime uranien décan,
En ce jour fleuri de juin, des mois le plus joli.
Nous sommes pétris de l’ambiance de joie et lévité
De l’heureuse fête aérienne de la Saint Jean
Qui Inspire danse, musique et poésie
Et nous fait sauter haut par-dessus le feu prestement,
Nous nous sentons à l'aise et libérés
Quand l’air devient transparent et si léger
Qu’il nous soulève de joie et nous fait danser !
Il nous pousse alors des ailes pour nous envoler,
Et pour déclamer mille vers enchantés !
Notre ange attitré se penche sur nous, en ce beau jour
Nous adombrant de son fidèle divin amour
Pour nous rappeler nos projets premiers, nos aspirations
et nous donner toujours plus de force et d’inspiration
afin d’aller toujours plus en avant sur notre chemin
Toujours plus en accord à nous mêmes, plus loin !
Mon jardin sera-t-il le même?
J'y travaille fort chaque jour.
L'ennui m'était devenu lourd,
Je ne me sentais plus moi-même.
...
J'y travaille fort chaque jour,
Je déracine, plante, sème.
Je ne me sentais plus moi-même,
Mon énergie est de retour.
...
Je déracine, plante, sème.
Sous le soleil, le zéphyr court.
Mon énergie est de retour,
Me remet en l'état que j'aime.
...
Sous le soleil, le zéphyr court.
Léger mais taquin tout de même,
Me remet en l'état que j'aime.
J'attends la grâce d'un poème.
...
12 juin 2012
Une fleur égarée,
Au coeur d'une vallée,
Fragile et sensible,
Se laisse coiffée,
Par la bise de la Vie,
Une abeille délicate,
Pose ses petites pattes,
Sur son coeur qui palpite,
Et emporte avec elle,
Le Nectar de l'Espoir,
Et de la Vie....
Ce soir, sous la baguette de l’immense AUGUSTIN DUMAY, trois des six lauréats du Concours Reine Elisabeth nous offrent leur rêverie musicale lors du prestigieux CONCERT DES LAUREATS.
Au programme :
- Concerto Nr 5 en la majeur KV 219 de Wolfgang Amadeus Mozart, soliste : Tseng Yu Chien
- La sonate « Le trille du Diable » en sol mineur de Giuseppe Tartini, soliste : Esther Yoo
- Tzigane (arr. David Walter) de Maurice Ravel, soliste : Artiom Shishkov
- Poème opus 25 d’Ernest Chausson, soliste : Artiom Shishkov
- Fantaisie sur des thèmes de Carmen de Franz Waxman, soliste : Esther Yoo
Tsen Yu-Chen, 5e lauréat, voltige tranquillement dans les parfums du concerto de Mozart, cisèle de très belles sonorités. C’est un morceau de bravoure, exécuté avec finesse et maestria. Il alterne intimité et vaillance. Son adagio est plein de légèreté et il se laisse parfois prendre à la confidence avec le Chef d’Orchestre avant de développer son dernier solo à la façon d’un hommage à la jeunesse éternelle… et invincible ? Même les cors ont été convaincus ! On ressent une sollicitude profonde dans la conduite enveloppante d’AUGUSTIN DUMAY qui entraîne les solistes par-dessus son épaule, comme un premier de cordée puis les laisse à leurs soli avec le respect profond qu’il éprouve pour les jeunes talents. Bonheur de magister.
L’apparition d’Esther Yoo, 4e lauréate, dans sa divine robe de mousseline rouge Carmen cause des remous. La sonate pour violon de Tartini qu’elle présente est tout de suite habitée par ce qui fait la beauté et l’intelligence à la fois. Joyeuse, elle s’échappe dans des acrobaties ludiques. Le deuxième mouvement mélange majesté et tendresse. Sa virtuosité pétulante emballe des rythmes pressés pour se fondre à nouveau dans des vagues ralenties qui semblent chercher le sens intime des choses. Plusieurs reprises aussi vivantes que des poissons volants alternent avec la houle romantique profonde, brodée de Ralentandi très étudiés. L’intention poétique est présente, ce qui caractérise un grand violon. Et la fin est une dentelle d’écume suspendue à la vague qui virevolte en solo devant un public subjugué.
Voici enfin Artiom Shishkov, 6e lauréat dans Tzigane de Ravel. La première phrase est une longue incantation pathétique énoncée… passionnément. Elle se termine sur un souffle qui jette aussitôt des murmures dans la harpe sertie au cœur de l’orchestre. Reprise tendre qui a tout des souffrances du jeune Werther. Dans la douceur exquise d’une nuit musicale s’élève un chant d’oiseau grave. La harpe aussitôt fait naître une forêt enchantée. Il y a l’apparition de danses autour du feu des violons. Le soliste rend son couplet plus festif. Celui-ci s’éclate en pizzicati miroitants. La joie est communautaire et le violon-étoile, pris de joie, se livre au bonheur de la musique. Le public exulte.
Après la pause, c’est encore Artiom Shishkov qui joue le Poème opus 25 d’Ernest Chausson. Il attend que les profonds roucoulements de cordes repris à l’octave s’estompent pour nous emmener dans une complainte vibrante, reprise par les respirations profondes du tapis de violons. Multes modulations s’enchaînent avant le premier accord. Etonnant. Puis le soliste reprend son chant rhapsodique qui se répercute en mille éclats de sonorités lumineuses. Le plateau musical gonfle comme un gâteau vivant. Cela tremble du côté des violoncelles pendant la progression ascensionnelle du thème. Libération de la mélodie qui s’élève vers des cimes … et plane. C’est tout. C’est beau.
Acclamée encore, Esther Yoo revient pour interpréter les envolées de Carmen. Le visage concentré à l’extrême, c’est tout à la fois: la fièvre de l’exaltation personnifiée, la facétie, la versatilité, la détermination splendide, le tonus musical et le sentiment d’immortalité. … invincible Jeunesse ?
"La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée" disait Platon.
Une pensée pour vous donc, MADAME qui fêtez ce jour vos 84 ans en même temps que la jeune lauréate, et le 75e anniversaire du concours Reine Elisabeth. Vous, fidèle à la Belgique, fidèle à vos engagements culturels et sociaux. Vive la reine cinquième des Belges ! Coïncidence ou rêverie ? C’est ce soir qu’Esther Yoo fête aussi ses dix-huit ans. L’orchestre entonne le « Happy Birthday » de circonstance, repris par le public et, cerise sur la magnifique pièce montée qu’est ce concert, voici Navarra suite espanola, dédié tout particulièrement à la Reine. Les trois lauréats se retrouvent sur l’avant-scène et joignent leurs violons, jouant à l’unisson. L’orchestre ajoute le souffle chaud de l’Espagne et de mystérieuses castagnettes. C’est la feria ! Tous debout, les cœurs et les mains se joignent dans des applaudissements généreux et la Reine rejoint la liesse, du bord de sa loge royale.
Seriez-vous l’éternel rendez-vous,
exceptionnelle rencontre,
l’égale d’une vie, féconde,
à peine commencée, entière elle est déjà ;
pérenne ?
Seriez-vous mon ami,
cette peau, chez elle contre la mienne,
car à peine touchée, elle lui répond sans mot,
s’y enracine fébrile ;
alchimie ?
Seriez-vous la couleur de mes lèvres,
à force de les vouloir,
cette rose qui sort d’elles,
blanche d’abord puis rouge,
quand les vôtres les prennent,
les cueillent en un baiser ?
Oui mon Cher Ami.
Jolie boîte d’antan, vieille valise en carton ou boîte en fer, vous êtes l’endroit où je pose mes souvenirs, mes rêves passés, joyeux et tristes, pour ne pas les oublier.
Liens avec le temps, avec ceux qui sont partis, dans cet espace protégé d’amour, vous représentez la vie d’une famille, les photos bonheur en noir et blanc, les photos de baptême, de communion, de mariage.
Petits souvenirs, petits papiers griffonnés à la hâte, mots d’amitié ou d’amour, vous vous mêlez dans un joli capharnaüm.
Parler du passé est parfois doux, toujours à portée de main, au bord de l’âme ou dans le plus profond de son cœur. D’un clin d’œil, vous arrivez, heureux d’être appelés et prêts à être dépoussiérés et racontés.
« Souvenirs, souvenirs.. » Quelle bousculade.
Moi, moi, raconte-moi…
Toutes les oreilles ne sont pas propices à entendre les confidences du passé. L’homme d’aujourd’hui n’a pas le temps de s’intéresser à vous, il est pressé, fatigué et agité par une vie qui ne laisse plus de temps.
Quand j’ouvre ma boîte à souvenirs, couverte de papier jauni, je m’y plonge et m’y enfonce pour vous rejoindre, oublier, pleurer et laver mon chagrin.
Jolie boîte d’antan, vous êtes toujours là quand la tristesse m’envahit…
Bonjour,
Voici l'article que j'ai publié sur Sudinfo Waterloo :
13è bivouacs napoléoniens à Waterloo
Bonne journée.
Regarde-la: c'est de la boue
Regarde-la: c'est une femme
Es-tu vraiment plus réelle qu'elle?
Regarde-la
Ton regard lui donne la vie
Ecoute battre ton coeur
Et imagine le sien
Qui bat...



