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merci

merci de votre intérêt pour mes créations, cela fait toujours chaud au cœur de partager, c’est une force, que nous artistes nous avons besoin, je vous souhaite un bon dimanche ; ainsi qu’une créativité débordante à bientôt amitiés à tous

Christiane /christiguey

 

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Au-Delà DE LA PENSÉE

Il y a des terres lointaines

nues, fades, arides sablonneuses,

Aux ruisselles louant les cieux …

mais où germinent de belles myrtilles.

et regorgent des fraises pulpeuses .

 

Il y a des terres saintes….

là où les âmes divines sont plantées,

enracinées à jamais, Mais les oiseaux sont …

en discordes et volent dans les ruelles sans voix,

où coulent tant de serves rouges, sculptées de la pierre,

la pierre sous leurs pats.

 

Il y a des terres aux verts étendues

aux arbres sans racines, aux faunes chassées

là où la noix ne berce plus son cueilleur,

mais donne des pépites inhumaines, sans gloire ,

là où la terre est indigène, connue...de tous !!

 

Crépuscule

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Épître à Dora Corselo

 

Savoir comme Marot, du Bellay ou Régnier,

D'un trait de plume ardent, en un instant lier

Ces vers harmonieux qui charment ton oreille.

Qui peignent avec art et disent à merveille!

Las! malgré mon envie de briller, je ne puis

Te chanter ma jeunesse à travers champs et buis,

Te parler tendrement de cette Rome antique

Ou attaquer Malherbes en des vers satiriques.

Quantes fois, j'ai rêvé, tout rêve étant permis,

De bercer à mon tour, par des vers, mes amis.

Or, chétive, ne sais la façon de te dire

Que par ton fol allant, qui nous a tant fait rire,

Par ta simplicité, ton agréable humeur,

Tu as, depuis longtemps, grande place en nos coeurs.

...

Suzanne Siksou

Casablanca, le 10 juin 1942

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RIGOLOMANIA.

 

 

Tout un geyser de gouttes  amusées d’un plaisir,

Ou  bien  d’amères  larmes  jaillies avec  passion,

La  rigolomania,   raille  un  gai  ou  noir  désir,

Pour  éclater  hilare  de  joie  ou  d ’expiation.

 

Rire  savant  il  coince  la  gorge  de  l’érudit,

Ou s’aspire haletant d’un bonheur qui trottine,

Comme une poule glousse, ses cots cots d’avant-midis,

Les  joyeux  enthousiasmes d’allégresse  enfantine.

 

Inextinguible  il  roule  des  notes  de  do  à  si,

Pour mordre sarcastique, ricanant son acerbe,

Tonnant de joie il trinque, boit du bon sang cramoisi,

Pivoine  le  timide  de  son  amour  en  herbe.

 

Discret  il  se  ravale,  ou  tempête  vulgaire,

Conspuant il  exclame, manifeste les  émois,

Applaudit à la fougue  et court le va-t-en-guerre,

Coupe de cocktails  joyeux  il  rigole excusez-moi.

 

En boomerang il revient, trébuche ou bien hoquette,

Perfore  les  oreilles,  fracasse  le  silence,

Rubicond, son air jovial pouffe sous la jaquette,

D’un  guilleret amusé  par une flatulence.

 

Plis des yeux en pattes d’oie  il dansotte du ventre,

Rebondit  sur  les  joues,  atterrit  dans  le  monde,

Volcan  de  l’éclatement  le  rire  est  l’épicentre,

D’amples réjouissances  ou de peines immondes.

 

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

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L’amorce

                   

L’amorce du poème et l’auteur se confond.

Le choix du mot, simple et coupant. L’accent du verbe.

Un champ de lettres bigarrées. Un vers acerbe.

Le vie blesse le cœur si l’âme s’y morfond.

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La fin d’un bain


Vivre la fin d’un bain, le dimanche matin

Quand l’eau tiède nous berce au lambeau de nos rêves.

Immergé, ramolli, le corps tel un pantin

Dont les fils ont lâché pour une brève trêve.

 

Tandis que le miroir s’embue tel un esprit

Qui vagabonde en vain aux fruits de la mémoire.

Laisser filer le temps. La paix n’a pas de prix.

Lové comme un bambin au fond de sa baignoire.

 

Vive la fin du bain du dimanche matin !

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12272813461?profile=original« Tripes d'or » est une pièce en trois actes et en prose de Fernand Crommelynck (Belgique, 1886-1970), créée à Paris à la Comédie des Champs-Élysées en 1925, et publiée avec Carine à Paris chez Émile-Paul en 1930.

 

Autant la création du Cocu magnifique, cinq ans plus tôt, avait été un succès total et avait valu à son auteur une renommée internationale, autant Tripes d'or, pourtant montée par Louis Jouvet, fut un four. La pièce fut au total peu jouée en dépit de sa «potentialité scénique» (Paul Émond).

 

Pierre-Auguste Hormidas vient d'hériter de son oncle, apparemment mort. On s'agite autour de lui, surtout les neveux lésés par le vieil oncle, et il est beaucoup question de l'héritage. Soudain Pierre-Auguste éclate de rire et promet qu'il va enfin profiter sans compter des plaisirs de la vie, et avant tout aimer à loisir sa promise Azelle. Il envoie Muscar chercher la belle, tandis que le tablier de la cheminée cède sous les coups et dégorge son or. Chacun se sert avec la bénédiction d'Hormidas. Réalisant soudain la valeur de ce magot, il envoie les gendarmes aux trousses de ses cousins et Froumence à l'auberge avec un contrordre: Azelle ne doit pas venir tout de suite mais attendre qu'il lui envoie de l'argent (Acte I). Depuis un mois Hormidas diffère l'arrivée de sa fiancée. Mais un soir, Muscar rentre soûl de l'auberge et annonce la venue d'Azelle pour le dîner, auquel sont conviés cousins et amis. L'argent possède déjà Hormidas. Si les reproches moqueurs de Froumence le transforment soudain en généreux bienfaiteur, aussitôt il se reprend et fait poursuivre ceux qui viennent de bénéficier de ses largesses décommande le dîner et annule le retour d'Azelle. Barbulesque, le vétérinaire, lui prescrit pour remède de manger de l'or. Pierre-Auguste râpe une pièce d'or dans la pâtée des chiens et l'engloutit (Acte II). Le ventre distendu par l'or, Hormidas est pris d'affreuses coliques; il a vendu tous ses biens pour les transformer en or, et tout le métal précieux que ne pouvait contenir son ventre a été enterré. Tous, cupides, attendent la colique fatale. Mais Hormidas ordonne à Muscar, Froumence et aux cousins de s'entretuer moyennant récompense. Par économie, tous portent des costumes de scène saisis au Théâtre volant en guise de recouvrement de dette. Barbulesque promet à Hormidas de lui greffer les glandes de Muscar, mais s'entend avec Froumence pour infliger au roi (tel est le déguisement de Pierre-Auguste) la purge décisive: le rire. Dans un éclat de rire fabuleux, Hormidas rend l'or et s'écroule mort. La foule s'écrie «Tripes d'or est mort, Vive Tripes d'or!» (Acte III).

 

Tripes d'or est d'une écriture et d'une construction assez proches de celles du Cocu magnifique, quoique plus débridées encore, plus extravagantes. Le burlesque y est plus âpre, le héros plus dérangeant. Ni la sympathie, ni la pitié n'atténuent la répulsion pour ces personnages affolés par la passion de l'or. Le public parisien fut choqué par le spectacle: «La création de Tripes d'or déchaîna le scandale. La pièce parut offensante. Le personnage d'Hormidas dépassait toutes les mesures», écrira Michel de Ghelderode en 1931.

 

De fait, les éructations et le rire barbare d'Hormidas qui déferlent tout au long de la pièce sont d'une rare violence. La rencontre du comique et du tragique est ici foudroyante. Le théâtre est lui-même mis en scène dès lors qu'à l'acte III, tous revêtus de costumes de scène, les personnages miment les pratiques de la comédie classique. Le dialogue entre le maître et la soubrette (Hormidas-Froumence) ressemble tellement à celui de Molière que le rapprochement est inévitable: c'est bien évidemment au personnage d'Harpagon que renvoie Hormidas. Mais l'avare de Crommelynck est bien particulier: s'il surveille ses domestiques, retire les plats trop abondants de la table, va jusqu'à manger la pâtée de ses chiens et thésaurise, sa passion se fixe sur le métal jaune. Il transforme tous ses biens en or et en est esclave, possédé au point de l'ingurgiter. La simple pingrerie ou même l'avarice sont ici dépassées par l'énormité. «Tripes d'or est moins l'histoire d'une avarice extrême que celle d'une erreur essentielle sur la nature même de la jouissance qui se trouve annulée pour avoir été trop différée», écrit Daniel Laroche.

 

A force de thésauriser pour s'assurer un bonheur futur, de mettre la vie en suspens et en coffre, Hormidas en souffre et en meurt. C'est en effet dans la douleur que peu à peu l'amour d'Hormidas pour Azelle _ qui restera invisible à force de retours différés _ s'éteint au profit de l'or. Si l'héritage, à l'acte I, ouvre à Hormidas des perspectives de luxe infini (dormir, boire, manger à profusion) et de délices érotiques avec sa fiancée, à l'acte III, l'or et Azelle sont totalement confondus puisque l'avare assimile les effigies des pièces au portrait d'Azelle: les pièces rendent donc inutile la présence physique de la jeune fille. L'avarice fait qu'amour et sexualité sont vus comme un gaspillage.

 

Le thème de l'or maudit a de nombreux antécédents littéraires, dont l'Or de Blaise Cendrars, mais Crommelynck exalte jusqu'au paroxysme le thème de la folie lié à la possession du métal maudit et crée un personnage habité par la confusion aliénante entre être et avoir.

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PETITS PAPIERS

12272812694?profile=original"Elle a la nonchalance et la désinvolture

d'une coquette maigre aux airs extravagants

...Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres "

Baudelaire ( Les fleurs du mal)

Mais on pourrait dire aussi

Emergeant  violet -violine

telle une déesse lointaine

Sur ses talons vertigineux

Elle s'affaisse soudan

dans ses multiples plis

Ephémère beauté

AA

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Un ruisselet de fleurs

À Rosilyne

 

Un ruisselet de fleurs dévale mon jardin,

Y met de la couleur et de la poésie.

Le soleil l'égaie, selon sa fantaisie.

Pourrait se dessécher, j'en aurais du chagrin.

...

Y met de la couleur et de la poésie.

Émaillé de tons chauds et de roux incertains,

Pourrait se dessécher, j'en aurais du chagrin.

Je l'alimente en eau, qui est source de vie.

...

Émaillé de tons chauds et de roux incertains,

Il orne le gazon, me rendant attendrie.

Je l'alimente en eau, qui est source de vie.

Chaque jour accablant me fait veiller au grain.

...

Il orne le gazon, me rendant attendrie,

Ce ruisselet de fleurs, tremblant au vent coquin.

Chaque jour accablant me fait veiller au grain.

Fragiles sont toujours, ces fausses pierreries!

...

21 juin 2012

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merci de votre ''mise ,''a l'honneur ''

Cher Monsieur

merci de votre ''mise ,''a l'honneur '' c'est très gentil de votre part, et j'en suis très honorée, je compte bientôt vous mettre de nouvelles photos de créations, bijoux et ensuite des tableaux,

au plaisir un jour de vous connaitre, j’espère un jour exposer à la galerie .....

christiguey

 

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Le chat, mon grand copain.

J’aime le chat pour son étrangeté,

ce petit fauve tigré ou noir, des villes ou des campagnes,

impénétrable, faiseur inlassable de bêtises,

friand de gourmandises,  cascadeur,

insolent, maladroit et à la fois agile, chapardeur,

incroyablement drôle, un peu fou !

Oh grand seigneur !

Alpiniste des sommets tout en bois ;

 les armoires emplies de soie ou de

velours, de linges chauds,

de piles moelleuses et douces.

Presque tout je lui pardonne,

dès lors que ses yeux aux miens,

pleinement se donnent, s’étonnent,

 s’octroyant, par magie du regard,

mon pardon et puis mon indulgence ;

c’est là toute sa science et son intelligence,

son sens inné du relationnel, son absolu pourvoir !

A t-il conscience de ton irrésistibilité ?

Je dirais oh oui ....

Le chat gouverne fort bien, en ne faisant strictement rien ;

 le labeur ne lui étant point destiné,

il chasse volontiers, juste pour s’en amuser,

une mouche, une pie ou bien cette cible invisible,

que nos yeux d’humains, ne parviennent pas à distinguer.

Oui, j’aime infiniment le chat,

pour son mystère et sa grâce,

sa condescendance à l’égard de l’humain, . 

sa liberté d'être ; il n'en fait qu'à sa tête..

C’est mon copain et mon complice..

Un vrai délice !

 

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CONTRADICTION...

 

 Si lointaine et si proche...

L'âme emplie de reproches!

Si fragile et si dure...

Coquillages et blessures!

Fiable, pourtant fuyante...

Oiseau dans la tourmente!

Quand pourra-t-elle poser

Ses rêves éparpillés?

Retrouver le sourire?

Oublier les délires!

Se reposer enfin...

Dans l'amour sans chagrin.

J.G.

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Sa chère maison

 

 

Je suis au frais dans mon jardin,

Face à celui de mon voisin.

Ses cèdres ont grandi à outrance,

Le reste a la même apparence.

...

Il était simple et généreux,

Me paraissant toujours joyeux.

Il aimait à rendre service.

Je ne lui connus aucun vice.

...

Jamais bras ballants, pacifique,

Il me tirait d'une panique,

M'entendant me plaindre du sort.

Il m'évitait les gros efforts.

...

Au décès de sa dame, il eut

Une idée qui lui aurait plu:

Puisqu'il prenait, certes, de l'âge,

Vivre entouré lui sembla sage.

...

Deux ans plus tard fut à la rue,

Tout attristé. tombant des nues.

Son petit-fils, de locataire,

Devenait le propriétaire.

...

Il quitta sa chère maison.

Quand à moi, à chaque saison,

J'aimerais le voir apparaître,

S'activant près de ma fenêtre.

21 juin 2012

 

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La pécheresse

Elle n'a plus que les larmes pour pleurer sa jeunesse!
Que des larmes si chaudes qu'elles brûlaient sa peau fine,
Une peau lézardé, vieille toile parcheminée;
Un terrain plutôt miné de fissures et d'abîmes
Abîmée par le temps et par d'ennemies caresses,
Si fragile qu'un rien blesse et fait saigner sans cesse!
Elle n'a plus que les larmes pour voiler ses faiblesses;
Sa seule arme pour cacher la misère de ses yeux
Et le vide qui de noir en ornait les deux creux.
Que cacher quand le mal en ravageait les restes,
La laissant désossée, décharnée, tel la peste
Qui des êtres si chers rongeait toute la chair
Ne laissant que les os, la douleur et le pus?
Que peut faire sur cette terre l'impuissante corrompue
Qui en l'éternité des chimères avait cru
Qu'elle a dû invincible ou de pierre se croire,
Impassible aux malheurs ou pourvue de pouvoirs ?
Mais hélas le train passe ! Ses aiguilles nous enfilent,
Un à un nous entassent, un à un nous empilent
Sur les rails du temps où chaque heure est une gare,
Où chaque erreur et chaque tare nous accrochent par un fer
Au plus haut des supplices au fin fond de l'enfer!
Faudrait-il qu'elle se meure pour connaître son enfer;
Elle qui à chaque souffle en voyait les images?
Avait-elle succombée aux miroitants mirages ?
Aux ardentes chaleurs, aux vapeurs qui s'en dégagent?
Aura-t-elle la force de se voir dans le noir
Du miroir embué de sa vie embrouillée?
Aura-t-elle le temps de sentir l'air du temps
Rafraîchir ses idées, les souffler, dérider
Ses pensées enfoncées dans le mal et l'horreur?
Saura-t-elle un beau jour du pardon le plaisir?
De l'oubli la merci, de la mort la douceur?
Se souvient-elle encore qu'elle avait un bon cœur?
Qu'elle aussi, elle pouvait tout aimer sans regret?
Qu'elle aussi, elle savait tout donner, partager
Mille joies et sourires, et semer du bonheur
Autour d'elle? Le peut-elle? Hélas, non! Plus de temps!
Elle s'en va au plus bas, oui, là d'où nul retour!
Ni chaudes larmes, ni pitié, ni appels au secours
N'arriveront pour autant à en freiner le cours.
Son frêle corps démusclé qui se bat pour parler
N'ose pas reconnaître que son souffle s'y refuse,
Que sa bouche même l'accuse de l'avoir trop lâchée,
Que ses yeux lui en veulent de les avoir tachées
De milliers de laideurs et de mille obscénités.
Qu'attend-elle de la vie, elle qui l'avait usée?
Elle avait abusé de beauté et d'amour,
Et s'était recouverte de honte et de péchés!
Elle s'éteint recouverte de larmes desséchées,
Emportant à jamais une jeunesse violée
Et des rêves que l'ardeur des désirs a brûlés
Et l'espoir orphelin de se faire pardonner
Par le Seigneur des Cieux dont la grâce elle priait.

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Jiembé, j'ai 45 ans d'activité et d'expo derrière moi, je suis reconnue artiste nationale et internationale ,j’ai des reconnaissances officielles, je travaille en professionnelle pas en dilettante, mais cela ne donne pas tous les droits ! sincèrement tu as eu  une place de choix sur le site ,tu as été encouragé,  pourquoi tu pètes les plombs c’est dommage ! ça te monte à la tête ? Qu’est ce qu’on t’a fait pour toi t’énerver de la sorte ?
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12272815686?profile=originalMessieurs les ronds-de-cuir est un tableau-roman de Georges Courteline, pseudonyme de Georges Moinaux (1858-1929), publié en feuilleton, de façon régulière puis irrégulière, dans l'Écho de Paris d'août 1891 à novembre 1892, et en volume, remanié et avec des ajouts, chez Flammarion en 1893. En 1911, Robert Dieudonné et Raoul Aubry adaptèrent le texte de Courteline pour le théâtre; la première eut lieu à l'Ambigu-Comique le 4 octobre de cette même année. Messieurs les ronds-de-cuir furent aussi portés à l'écran, notamment en 1937, par Yves Mirande, et en 1959, par Henri Diamant-Berger.

 

Fonctionnaire au ministère des Cultes où il s'ennuya ferme pendant quatorze ans tout en pratiquant assidûment l'absentéisme, s'assurant la complicité d'un expéditionnaire qui le déchargeait d'une grande partie de son travail, Courteline mit à profit son sens de l'observation et de la dérision pour, comme avant lui l'avait fait Balzac avec les Employés (1837), brosser un tableau satirique de la vie de bureau. Avec la même verve caustique qui l'avait animé lorsqu'il décrivait la vie militaire dans les Gaîtés de l'escadron (1886) et le Train de 8 h 47 (1891), il détaille les turpitudes administratives dans une série de portraits au vitriol et d'épisodes truculents liés entre eux par le fil ténu d'une très mince intrigue: les démarches du conservateur du musée de Vanne-en-Bresse pour entrer en possession du legs d'un certain Quibolle.

 

Employé à la direction des Dons et Legs, Lahrier a pris l'habitude de s'absenter une fois par semaine sans que «l'Administration, bonne bête, eût l'air de s'en apercevoir». Or, un jour de printemps, l'atmosphère joyeuse de la ville l'ayant peut-être retardé plus qu'à l'accoutumée, son chef de bureau, M. de La Hourmerie, s'avise de le tancer vertement, à propos précisément de ses absences. Sauvé de l'ire de son supérieur par l'arrivée inopinée du conservateur du musée de Vanne-en-Bresse auquel on fait croire que son dossier est en passe d'être réglé alors qu'il a été perdu, Lahrier va retrouver dans l'atmosphère poussiéreuse de ces bureaux confinés son vis-à-vis Soupe, baderne bougonne et obtuse, mais aussi Ovide, le garçon de bureau, Chavarax, aigri dans l'attente bilieuse d'un poste de sous-chef, l'expéditionnaire Sainthomme se surchargeant de travail dans l'espoir toujours déçu d'obtenir les palmes académiques, le sous-chef Van der Hogen, cloporte dénicheur de dossiers caducs et rédacteur d'invraisemblables rapports, enfin l'employé Letondu dont le comportement bizarre vire peu à peu à la folie. Le lendemain de l'algarade avec son chef, Lahrier, arrivé plus tôt que d'habitude au bureau, surprend Soupe en train de s'y laver les pieds. Il parvient à s'en débarrasser pour recevoir plus à l'aise sa petite amie Tata, mais se fait surprendre à son tour par La Hourmerie qui en réfère à son supérieur hiérarchique Nègre. Ce dernier refuse de prendre des sanctions à l'égard de Lahrier, mais aussi de Letondu de plus en plus détraqué. Au bout d'une dernière et longue errance dans le dédale des couloirs des Dons et Legs où, à chacun des détours, il découvre, interloqué, les scènes les plus loufoques, le conservateur du musée de Vanne-en-Bresse finit par trouver M. de La Hourmerie, qu'il cherchait en vain, atrocement égorgé par Letondu. Après l'enterrement de leur chef de bureau et les discours officiels, tout le monde se retrouve au cabaret de la Crécelle où la cérémonie se termine par un hourvari de chansons à boire et de bouteilles cassées, aux frais de l'Administration.

 

«On ne peut rire que des individus. Les idées générales n'affectent pas la glotte», écrivait Marcel Schwob dans une présentation de Messieurs les ronds-de-cuir. Il mettait ainsi en évidence une des qualités essentielles de Courteline: s'intéresser au comportement humain plus qu'aux péripéties. Il soulignait aussi les difficultés d'un travail de refonte qui consistait ici à transformer une suite parfois hétéroclite de charges d'atelier, hâtivement crayonnées pour la presse, en une oeuvre charpentée au style travaillé. Courteline y parvient en créant un mouvement d'entropie: au fur et à mesure que l'oeuvre avance, le personnage de Lahrier, qui peut apparaître comme le double de l'auteur, tend au fil des pages à se fondre dans la masse, comme phagocyté par l'univers déliquescent des bureaux (proche en fait de celui de la caserne courtelinesque). Les tribulations du malheureux conservateur dans ce labyrinthe servent de fil directeur et permettent de faire basculer le récit et les personnages de la bouffonnerie dans le loufoque, puis de la jobardise dans un absurde aussi farfelu que celui du Grand-Guignol.

 

La satire sociale et morale porte moins sur l'actualité des problèmes du jour, qui pour la plupart sont éludés, par prudence peut-être, ou pour mieux s'attaquer à la racine même du mal: l'esprit délétère de la bureaucratie, et à l'insupportable cohorte de ses déviations: hargne, envie, goût de la persécution, irresponsabilité, monomanie, excès de zèle, gâtisme, folie. Le système paraît d'autant plus absurde qu'il tourne sur lui-même à la manière d'un cercle vicieux ainsi que l'explique Lahrier à Tata: «Les uns (ce sont les rédacteurs) rédigent des lettres qui ne signifient rien; et les autres (ce sont les expéditionnaires) les reçoivent. Là-dessus, arrivent les commis d'ordre, lesquels timbrent de bleu les pièces du dossier, enregistrent les expéditions, et envoient le tout à des gens qui n'en lisent pas le premier mot. Voilà» (Quatrième tableau, II).

 

Participe de cette même inspiration caustique et désenchantée une «scène de la vie de bureau» dont le sujet avait fait l'objet d'une chronique dans l'Écho de Paris du 29 juin 1890: Monsieur Badin. Cette saynète qui fut représentée le 13 avril 1897 au théâtre du Grand-Guignol reprend avec des variations le premier tableau de Messieurs les ronds-de-cuir en accentuant encore le côté facétieux de l'absentéiste. On pourrait rattacher à cette veine Une lettre chargée, saynète jouée au Carillon le 10 juin 1897. Courteline, en peignant dans cette pochade l'employé Ratcuit qui observe le règlement jusqu'à l'absurde et avec la plus extrême mauvaise foi, semble se conforter dans une idée-force qui revient dans son oeuvre comme une antienne: «La bêtise insondable des hommes [est] un contrepoids à leur surprenante méchanceté.»

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Femme, mère, vie.

 

Vos caresses malhabiles au début,

balbutiantes, transparentes,

exploratrices sans fin de mon corps

en désordre, tout défait,

en font jaillir l’or blanc, jusqu’au ciel déchiré, rouge ;

Une rose apparaît grande et seule, juste après.

Solitude encore, petite peur.

La bouche tâtonnante et gourmande

du nouveau né, en fait bien tout autant,

lorsqu’elle s’ancre impatiente

 au sein en fleur de sa mère,

 pour en boire le nectar crème et chaud ;

la chambre bourdonne un peu, le sommeil vient,

les yeux se ferment.

Mère ensuite tu disparais.

Pépites de bonheur, amour nourricier, entier.

Don de soi.

C’est grave et très beau d’aimer.

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