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12272821492?profile=original"Mars ou la guerre jugée" est un ouvrage du philosophe Alain (Emile Auguste Chartier, 1868-1951), publié par l'auteur en 1921, au sortir d'une guerre qu'il avait faite en s'engageant volontairement, alors qu'il était libre de toute obligation militaire, simple soldat, comme son maître Lagneau avait été humble fantassin en 1870. En une suite de courts chapitres, ramassés et vigoureux, qui n'ont le plus souvent qu'une page et demie ou deux pages, ayant l'allure et la beauté d'autant de poèmes en prose. Alain a "dessiné... le visage ambigu de Mars, dieu de la guerre". Avec la rigueur de l'homme de science, avec la pénétration du philosophe, avec le bonheur d'expression du poète, Alain démonte pièce par pièce tout le mécanisme de cette "catastrophe périodique", la guerre, dans ses causes profondes, dans ses aspects multiples, dans ses conséquences, dans ses contradictions, dans ses illusions, dans ses mensonges. Il s'abstient de redire ce qui a déjà été dit, ce qui est évident: le risque, la souffrance, la  mort, la destruction, ces aspects immédiats de la tragédie, ne sont qu'effleurés. Dans la guerre, soufferte humblement, mélangé à la masse anonyme, où le stratège et le politicien ne voient plus que le "matériel humain", il a continué, lui, de coudoyer, de voir, l'homme, "sentencieux toujours, observateur étonnant, sachant tout du ciel et de la terre et embarqué pour les dix ans du siège de Troie". Le mépris de la personne, l'abolition de la personnalité, la toute-puissance du galon, même si elle doit se confondre avec la toute-puissance de la bêtise, c'est là pour lui le plus hideux visage de ce "dieu vaniteux, triste et méchant" qu'est la guerre. Il en arrive parfois à prendre le ton de pamphlet: "Je ne finis par apercevoir ceci, que les hommes de troupe pensaient beaucoup à faire la guerre à l'ennemi, et que les officiers pensaient beaucoup à faire la guerre aux hommes de troupe; et quelle que fût la fortune des armes, nous étions vaincus, nous autres, dans cette guerre-là". Selon Alain, le ressort intime de la guerre se trouve dans les passions de l'homme, des passions qui le plus souvent sont nobles et que Mars utilise à ses fins, en les dénaturant et en les détruisant dans les convulsions de l'effort. "Nul ne se battrait pour un différend entre nations, alors que n'importe quel homme se battra pour prouver qu'il n'est pas un lâche". La genèse de la guerre, la psychologie de la guerre, sont ramassées en des formules incisives, rapides: "La guerre a cette puissance qui lui est propre, qu'on ne peut plus rien contre elle dès qu'on voit par expérience ce qu'elle est". Et ailleurs: "Si l'on croit au fatalisme, par cela seul il est vrai. Si tout un peuple croit que la guerre est inévitable, elle sera réellement inévitable". "Il y a deux erreurs capitales également dangereuses, au sujet de la guerre; l'une c'est de la croire inévitable, et l'autre, c'est de la croire impossible". "La guerre vient principalement de ce qu'on suppose trop vite une méchanceté chez les autres". Et c'est ainsi que l'esprit de guerre se continue dans l'établissement de la paix. Alain examine alors les rapports du Droit et de la Force. "Si vous voulez un ordre de droit, il faut plaider, non frapper. Discuter, concéder, persuader? Tel est le prix de la Paix et ce n'est pas trop cher. Mais jamais la guerre n'établit la Paix. Je n'ignore point qu'il est difficile de faire la paix: je dis seulement que les moyens de force n'approchent point de la paix, mais au contraire en éloignent. Je ne veux ici que rétablir le sens des mots -n'appelez point paix ce qui est guerre". "La fureur de ceux qui acceptent la guerre et qui prennent cette acceptation comme un accomplissement, comme une perfection de leur destinée d'hommes, voilà ce qui m'épouvante". Ces mots résument, en définitive, assez bien l'attitude du philosophe face à ce grave problème. "Mars" est donc le livre d'un "penseur sans hypocrisie et qui voit la guerre comme elle est" (ainsi qu'Alain dit de Josph de Maistre, en citant une boutade des "Soirées de Saint-Pétersbourg". Il était naturel que ce livre soulevât le scandale, la réprobation des uns, l'enthousiasme des autres, au moment où il parut. On ne touche pas sans danger aux Idoles, surtout lorsqu'on a la main sûre, le ciseau acéré et la précision de frappe d'Alain. Il professait alors au Lycée Henri IV et les élèves de l'Ecole Normale "séchaient" leurs cours pour aller écouter ses leçons. On peut aujourd'hui lire son livre comme il le voulait: "Je demande qu'on pense à ces choses sans colère".

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IL N'Y A PAS DE QUOI REVER

Entre deux occupations, je jetais un œil sur l’émission « Faut pas rêver »…

Aujourd’hui, il y avait un reportage sur l’Australie. Et on y voyait notamment un « dingue des serpents »… mais dans le bon sens du terme. Il capture les reptiles pour les étudier, les répertorier (il existe, selon lui, encore un tas d’espèces inconnues) et les « traire »… J’ignorais, jusqu’à aujourd’hui, le terme exact de cette action qui consiste à les obliger à cracher leur venin. Celui-ci entre notamment dans la fabrication de médicaments contre la douleur.

Contrairement à, il y a quelques années, on en extrait les toxines dangereuses à la santé pour éviter les accidents d’antan. Par contre, ces mêmes toxines sont utilisées dans les ogm. Certains venins tuent les insectes. On l’injecte donc dans les plantes génétiquement modifiées pour éviter qu’elles ne soient infestées.

Je pense que la plupart des défenseurs des ogm ignorent ce « détail » qu’on a omis de leur signaler. Non seulement il y a manipulation… Et je crois sincèrement, qu’à ce sujet, la nature reprend souvent ses droits ou se rappelle à nous. Beaucoup se prennent pour des dieux et si la population a plutôt tendance à vieillir, c’est surtout parce que les anciens savaient ce qui est bon. La nouvelle génération se nourrit tellement mal qu’on n’a jamais vu autant d’enfants atteints de cancers.

On ignore bien souvent d’où ils proviennent mais ne serait-il pas temps de se pencher sur la question des ogm ? Oh, il existe bien des études mais on n’a sans doute pas encore assez de recul pour y trouver un lien de cause à effet. Ou bien on ne veut pas qu’on sache.

Comme toujours, il est question de gros sous… Les lobbies pharmaceutiques qui financent la recherche ne participent-elles pas aussi la manipulation génétique ?

Soit disant pour contrer la faim dans le monde… Laissez-moi rire (jaune). On produit assez pour que plus personne n’ait faim mais quand on voit ce que nos poubelles contiennent, celles des grandes surfaces qui préfèrent jeter leurs périmés plutôt que de les offrir à ceux qui n’ont pas assez de moyens, les récoltes entières qu’on détruit pour telle ou telle mauvaise raison, le surplus qui y passe aussi, etc., point n’est besoin de génétique.

Il existe bien sûr des gens qui luttent pour que nous sachions, pour que nous renoncions aux ogm… Une goutte d’eau dans l’océan. Et pourtant, je pense qu’ils ont raison. Il faut continuer à lutter avec nos faibles moyens. Pour que les générations futures ne deviennent pas des mutants qui auront une espérance de vie tellement courte que tous les progrès que la médecine a fait jusqu’à aujourd’hui n’auront servi à rien.

Il y a de quoi se hérisser, non ?

 

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Une réalité nouvelle

 

Méditation

Le récit de ta vie ne s'enrichira plus

D'anecdotes offrant des grâces savoureuses.

Ton esprit était vif, ton âme généreuse,

Le destin a permis ce que tu as voulu.

...

Nous étions tous les deux doués pour le bonheur.

Je n'osais pas aller aux plaisirs défendus,

Toi, absolument libre, assuré, détendu,

Tu sus éliminer une stricte rigueur.

...

J'ai existé réellement, pendant vingt ans,

En éveil, nourrissant l'amitié amoureuse,

Qui me gardait surtout créative et heureuse.

Depuis, je l'entretiens, pour moi, sereinement.

...

Je relis tes propos qui me venaient de France,

Enveloppes illustrées de timbres émouvants.

Tu étais humaniste, certainement savant,

Un poète conteur durant tes confidences.

---

Une grande photo, encadrée me fait face,

Un portrait en couleurs où tu apparais tel

Que tu étais un jour écoutant un appel.

Je t'accueille et j'oublie le reste de l'espace.

...

20 juillet 2012

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VIDER LA TETE !

Vider la tête !

C'est bien une quête...

Ne plus penser

Juste oublier!

Se sentir ivre

De vouloir vivre!

Se trouver bien

De trois fois rien!

Vider la tête!

C'est bien une quête...

Question de survie

Certes, pas d'envie!

Noyer son coeur

Mais pas de rancoeur!

Ne plus souffrir

Seulement guérir!

Vider la tête!

C'est bien une quête...

N'est pas pensable

D'être coupable!

Sans réfléchir

Y n'a pas d'avenir!

Juste un moment

Vivre l'instant!

Vider la tête!

C'est bien une quête...

Un peu de plaisir

Juste à saisir!

Partis, les doutes

Trouver sa route!

Et plus de refrain

Avec demain!

Vider la tête

C'est pas si bête!

J.G.

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Etre avec soi-même

Instant paisible ou je me retrouve enfin. 

Moment tranquille dans ma salle de bain.

Je suis avec moi-même. 

Et plus rien ne me gêne. 

J'allume ces quelques bougies parfumées.

Un vent léger dans ce voile ton orangé.

C'est l'instant ou je me déshabille.

L'instant ou je peux me redécouvrir.

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Promesses albâtres


Il m’a promis,
Mon albatros aux palmes roses,
Aux ailes en arc en ciel écloses !
Il m’a promis,
Mon albatros, genou plié
Au pied du socle de l’amour,
Aux sons des chants des troubadours,
De m’apporter
Et à mes pieds les trésors de la méditerranée
Et toutes les roses de tous les prés
Sur son chemin.
Il m’a promis
Qu’un héros tient toujours parole ;
Et moi, je la tiendrai, la mienne
Et je lui tiendrai bien la main
Sur le sable chaud doux et fin
Sur la corniche de nos désirs
Aux sons des battements de deux cœurs
Remplis d’amour sans lendemains.

Khadija, Agadir, Mercredi 19/7/2012, 01h30.

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Transe


Tiens-moi la main
Et qu’on danse !
Que nos deux corps
S’enivrent et vibrent
Et entrent en transe
Sous le bleu des rêves
De nos nuits
Loin de l’ennui
Et cassons cette lourde clepsydre
Tiens –moi la main
Et qu’on tape
Dans le vieux tambour
Du temps
Et que cette harpe
Qui a tendu nos âmes en cordes
Et nos discordes
S’envole en transe
Sous nos pas de danse
Sans cadence


Khadija, Agadir, jeudi 19/7/2012 à 14h52

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Aux portes de l’espoir

Que d'âges mus

Que d'amours tues

Que de feuilles mortes

À l'image des amours nées mortes

Derrière les portes du secret

Des bouches cousues

Par le silence et les regrets

De n’avoir pu

Au soleil étendre les mâts

A l’azur répandre les pas

N’en reste là

Que le bleu des voyages lointains

Que l’encre des sillages marins

Et la pâleur de ces matins

Où dansent deux couleurs éternelles

Que refusent celles de l’arc en ciel

Le noir et le blanc

Celles

Des mâts tout déchirés

Et des nuits blanches immaculées

Et lui qui attend qu'apparaît

Une nouvelle vie derrière la porte.

Khadija, Agadir, Jeudi 19/7/2012 à 20h15

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La muse des maudits

 

À Patricia Guenot

Quand elle s’introduit, très subrepticement,

Près d’un être souffrant, en profond désarroi

Auquel la révolte se mêle activement,

La muse des maudits, transcende son effroi.

Elle lui dit les mots qui ne contrarient pas

Son envie de crier sa douleur et sa rage,

Respecte sa colère et l’incite au combat.

Cette aide lui paraît énergisante et sage.

Les chants désespérés ressemblent à des sanglots

Quand une tendre muse en a dicté les stances.

On les trouve  toujours émouvants et très beaux.

Ils racontent comment accueillir la souffrance.

C'est bien plus rarement que dans la poésie,

On se heurte à des vers véhiculant l’horreur.

On croise, désolé, des poètes maudits.

Quand ils ont du talent, leurs mots nous vont au coeur.

Il existe une femme, élue de cette muse,

Capable d’inspirer des êtres révoltés.

Elle écrit des sonnets étranges, qui médusent.

Chacun resplandissant de sauvage beauté.

24 août 2005

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Un présent reçu sans émoi

 

 

À nouveau le silence et l'immobilité,

Le décor accueillant d'une journée d'été.

Mon café absorbé, pensive je paresse.

Pas de projet, aucun besoin, rien ne presse.

...

Le décor accueillant d'une journée d'été.

Du soleil assagi, me manquent les prouesses.

Pas de projet, aucun besoin, rien ne presse.

Je contemple, sans joie, les nuages bleutés.

...

Du soleil assagi me manquent les prouesses.

L'instant est ennuyeux privé de nouveautés.

Je contemple, sans joie, les nuages bleutés.

Serais-je devenue dépourvue de tendresse?

...

L'instant est ennuyeux privé de nouveautés.

Or, soudain, j'aperçois, sans vibrer d'allégresse,

( Serais-je devenue dépourvue de tendresse? )

Une fleur d'hibiscus d'un rouge velouté.

...

19/07/2012

 

 

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Note

Note

 

Ma déception est grande.

Que dis-je ? Elle est immense !

Et je dois la crier

En vue de l’extirper

Du profond de mon moi

Blessé sans foi, ni loi.

 

Depuis quelques années,

Elle m’empêche d’avancer

Pour mieux me protéger

Des humains acérés

Postés sur mon chemin

D’hier et de demain.

 

Par les larmes dégainées,

La peine s’est noyée,

Guérissant les blessures,

Cicatrices de l’armure,

Déguisant la confiance

Avec masque de méfiance.

 

Jalousie et mensonge

Ont un cœur qui se ronge,

Traites et bons parleurs

Une langue qui se meurt.

Ils usent de leur venin

Pour briser l’être sain.

 

Je hurle ma déception,

Mes grandes désillusions.

Les arêtes coincées

Au fond de mon gosier

Viennent d’être expectorées

Sur ce bout de papier.

 

Je suis une battante,

Pas une fille en attente.

Et mon balai nettoie

Le chemin devant moi.

Il enlève l’ivraie

Qui le rendait si laid.

 

Me voici à nouveau

Au cœur du renouveau,

Les deux yeux pétillants,

Les deux mains en avant,

Le visage éclairé

D’un sourire libéré.

 

Deneyer Viviane 

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ERRANCE

Eternels assoiffés que le moindre don met en émoi

Eternels assoiffés chérissant la moindre goutte de pluie

Plusieurs vies ne suffiraient pas pour nous apaiser

 

Car aucun de nous a oublié sa part de messages reçus

Un parfum secret , à la tombée du soir , au détour du sentier

De l'autre côté du mur, une voix fredonnant la vie rêvée

 

...Toute vie est à refaire

Extraits "Quand reviennent les âmes errantes " François Cheng

et pour suivre cette merveille d'écriture

modestement une esquisse "Errante"  AA12272817887?profile=original

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Jolis cristaux de poésie

 

 

 

Un murmure entendu, je l'invite, elle accourt,
Invisible et pourtant étonnamment présente.
De sa voix assurée, mon amie de toujours,
Devise et je transcris ses dires qui m'enchantent.

Tandis que je m'arrête à son tout dernier mot,
Elle est déjà ailleurs, s'élevant dans l'espace,
Messagère pressée qui, comme les oiseaux,
Ne reste pas longtemps à une même place.

Je découvre assez vite et tout à fait ravie,
Que j'ai, entre les mains, une géode ouverte
Dont les jolis cristaux sont faits de poésie,
Une grâce inouïe, secrètement offerte !

7 octobre 2006

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Berceuses

 

Quand mon esprit veille et divague,
À l'heure où j'aspire au repos,
Je le ramène près des vagues
Où se berçaient de blancs oiseaux.


M'asseyant au lieu tranquille,
Sous un tilleul majestueux,
Éloignée des bruits de la ville,
J'évoque le temps des aïeux.

Me retrouvant au bord de l'onde,
J'admire comme un trait d'argent,
La truite qui vagabonde,
À l'aise dans le flot changeant.

Inoubliables chants d'antan,
Dont les paroles poétiques,
Me grisant quand j'étais enfant,
M'ont rendu l'âme romantique.

La demoiselle, musicienne,
Nous faisait écouter des fleurs
Et devenant magicienne
Posait des sons sur des couleurs.

19/9/2004

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HISTOIRE COURTE 22.

DISTRACTION !

Ils étaient pourtant quatre! Mais... ils avaient fait la bêtise de rater le petit avion après avoir fait l'erreur de confondre l'heure d'arrivée avec celle de départ!

Ils s'étaient retrouvés coincés dans le minuscule aéroport! Plus de vol avant le lendemain pour rejoindre la grande île...

La journée avait été longue et chaude et ils avaient déjà rendu la voiture de location. Le lieu était quasi désert,  juste encore cette jolie hôtesse de l'air qui trainait son sac en sortant...

Alors le réflexe de la rattraper!

-N'y a-t-il pas de taxis pour rejoindre la petite ville? Un hôtel à proximité pour une nuit?

La jeune femme adorable sourit, elle réfléchit, prend son portable et se renseigne :

-Ma voiture est au parking, je vous emmène. C'est un hôtel très simple, il est tenu par un de mes cousins, il reste juste 2 chambres. Ce n'est pas trop loin, vous ne devriez pas rater le 1er avion demain matin!

 

Un vent tiède s'était levé en même temps que la nuit était tombée. Les quatre voyageurs se sont engouffrés dans la Méhari de la belle indigène à l'uniforme tellement seyant.

A l'arrière, les 2 hommes gardaient le silence, un peu penauds de n'avoir pas pris la situation en mains.

La jolie hôtesse est d'un naturel curieux... Tout en conduisant, elle regarde en coin celle qui fut sont interlocutrice, qui a pris place à ses côtés et qui répond au joli prénom de Jackie.

Contrairement à l'autre couple, elle et son compagnon ne sont pas américains, ils parlent français entre eux, elle semble aussi beaucoup plus jeune que les trois autres et pourtant, elle a pris les devants, sans panique et avec le sourire et son joli accent. Dommage que je doive rentrer dans ma famille, j'aurais aimé en découvrir d'avantage, elle m'inspire une réelle sympathie, songe-t-elle...

 

Mais les voulà déjà arrivés au Motel qui ressemble à un grand bungalow entouré de palmiers, juste face à l'océan où le soleil a fini de se coucher... une merveille!

Je ne sais comment vous remercier murmure Jackie à l'hôtesse, et elle sort de son sac une carte de visite..

-Si d'aventure vos voyages un jour par chance vous emmènent à Paris, téléphonez-nous, nous serions ravis de vous recevoir!

Et en même temps, elle détache le joli foulard Hèrmes qui était accroché à son sac et le met autour du cou de celle qui s'est nommée et porte le prénom exotique et ravissant d'Iolana et qui propose dans la foulée de les prendre le lendemain matin vers 9H, c'est elle qui sera sur le premier vol pour Honolulu, alors... ils promettent d'être prêts!

 

Il reste un problème... Le couple d'américains dont la femme se trouve être la cousine de Jackie, n'est en fait pas un couple! Ce sont juste 2 veufs, vieux amis qui ont pris le parti de voyager en compagnie mais n'ont pas pour habitude de partager une chambre! John semble ne pas y attacher d'importance et trouve cela même plutôt drôle mais Yetti malgré les lits séparés ne trouve pas la chose drôle du tout!

-Tu ne te rends pas compte, raconte-t-elle à Jackie mais cela fait plus de 6 mois qu'il rêve de s'installer à la maison et dans mon lit! Et il n'en est pas question! Je ne vais tout de même pas dormir toute habillée et nous n'avons même pas une brosse à dent et donc à fortiori pas de vêtements de nuit! Comment vais-je faire?

Du sac de paille multicolore que Jackie porte en bandoulière, elle sort un grand paréo qu'elle avait emporté avec son maillot en prévision d'un petit plongeon dans cette mer merveilleuse et stimulante, paréo qui trouve ici une nouvelle utilité!

-Tu le noues sous les bras et te voilà en robe du soir, plaisante-t-elle!

-Tu me sauves la vie lui réplique sa cousine!

 

Ils sont trop fatigués pour avoir faim, hors mise Jackie, qui philosophe se dit qu'après tout c'est un bon plan pour sa ligne! Alors tout le monde rejoint les chambres au premier...

Celle de Jackie et André est la plus agréable, comme elle ne comporte qu'un grand lit, elle leur a donc été dévolue avec autorité par Yetti!

Elle possède une jolie terrasse qui donne sur l'Océan où le clair de lune s'est installé. André un peu maussade et fatigué se couche après une douche rapide, mais Jackie s'installe dans le rocking-chair sur la terrasse, elle s'est servie une vodka dans le mini bar et grignote quelques noix le regard perdu sur ce paysage noirci car la lune joue à cache-cache avec quelques gros nuages... Elle se sent bien et béni leur distraction!

Elle est en parfait accord avec ce grand calme, après l'agitation de cette journée où ils ont voulu tout voir en trop peu de temps! Réflexe touristique que Jackie désapprouve... en silence! Ce silence qui entre eux s'installe à la place de la polémique!

Elle se sent enfin divinement bien! Elle sourit en pensant à sa cousine et se demande si le paréo aura joué son rôle de protection! John est pourtant un homme séduisant, ils sont libres comme l'air et cette situation inattendue est romantique, ils devraient saisir ce cadeau de la vie songe-t-elle...

Dans son dos elle entend André qui grommelle :-Viens donc te coucher, il est tard!

Mais elle fait la sourde oreille, elle n'est pas fatiguée, elle se sent légère, si elle le pouvait, elle descendrait marcher sur la plage au long de l'eau, elle ne le ferra pas, mais un regret s'installe...

Elle pense à cette Waikiki Beach où il y a quelques jours une jeune chinoise s'est encore tuée pour échapper à son mariage programmé!

Elle pense à ce volcan éteint, visité dans la journée, auprès duquel des dons se chevauchent, corbeilles de fruits et colliers de fleurs pour apaiser les Dieux! Elle entend encore la réflexion d'André :-A notre époque, de telles superstitions c'est déroutant! Et elle songe...

A notre époque ce qui est déroutant, quand on a eu la chance de naître soi-disant libre! C'est de ne pas pouvoir aller se ballader sans donner d'explication, c'est de ne pas pouvoir profiter pleinement des cadeaux du hasard, c'est d'être encore dépendante des humeurs d'un autre...

 

Et quelques mois plus tard, de retour en France, lorsqu'elle entamera sa procédure de divorce et devra la justifier, elle aura comme en Flash back la vison d'elle sur ce balcon et son grand désir de....légèreté!

J.G.

 

'

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Chers chats, je vous écris cette lettre , vous voyant sagement tranquilles dans l'herbe .

 

Je vois aussi une route derrière vous, certes probablement chemin peu fréquenté, mais qu'en sais je ?

Que savez vous des routes qui vous happent lors de vos traversées ?

Ignorez vous que beaucoup de vous sont partis, loin de leurs maîtres que pourtant vous chérissez et vous aiment en retour , ne revenant jamais, terriblement happés par ces routes sans amour pour vos natures libres ?

 

Je comprends bien vos désirs de liberté et de humer les parfums des herbes et des fleurs, mais ont ils cette force de vous préserver de toutes les attaques qu'elles vous font encourir ? Beaucoup d'entre vous ne reviennent jamais ;

Le savez vous ? Puis je vous demander un tout petit éclair de conscience que plus jamais vous ne risquiez les larmes de vos aimants !

 

Voyez vous, comme vous je pensais que vous étiez nés pour être totalement libres , puis j'ai vu tant de choses ...tant de choses que j'ai senti que votre liberté si rebelle à nos volontés n'était que les prémices d'une liberté d'homme , soumise aux lois de la restriction !

 

Certes ! Vous êtes issus , d'emblée, de familles nombreuses, et bien des hommes ne vous apprécient pas , guère plus qu'ils ne s'apprécient d'ailleurs entre eux, mais savez vous que certains d'entre eux n'hésitent pas à vous éliminez de la manière la plus effroyable qui soit , en vous roulant dessus et de bien d 'autres méfaits encore !

 

Ma lettre pour que vos beaux yeux se penchent sur mes mots et que vos pattes valident de leur empreinte la teneur de mon écrit par une signature authentique ! Êtes vous prêts à tenir ce pari de rester gentiment sur l'herbe sans jamais franchir le bitume ?

 

 

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Jeune fille aux chats de Léonard Tsuguharu Foujita-1886-.

 

 

N.B : Voici un texte bouleversant concernant les dangers de la liberté octroyée à la gent "chattesque" signée de la plume de notre amie Béatrice, qui j'ose l'espérer interpellera qui de droit...

Aussi, je vous en prie, les amis adeptes et respectueux de la soit- disant nature vagabonde du chat, réfléchissez bien avant de laisser partir en vadrouille, votre protégé, car quelle assurance avez-vous de le revoir vivant ? Puisse ce tableau engageant à la quiétude porter ses fruits...

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A cappella

 

Quant il est recueilli, fixé sur une page,

Un instant qui me trouble y devient une image

Et puis une chanson, qui conserve vivants

Mes émois passagers vécus dans le courant.

...

L'irréversible temps n'a pas pu effacer

Les surprises sauvées intactes du passé.

En filigrane, y sont aussi des joies éteintes

Des soupçons de regret et peut-être de crainte.

...

Mon énorme journal, infaillible mémoire,

Présente des refrains, nostalgiques parfois,

Mais qui, le plus souvent, sont débordants de foi.

Ainsi chantée, ma vie est une tendre histoire.

...

12/04/2003

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