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Vent de Vie

 

Quand le vent semble une caresse,
Nous entourant de sa tendresse,
Qu'il nous apporte du plaisir,
Nous le nommons brise ou zéphyr.

Mais parfois le vent est fripon,
Quand il relève les jupons.
Et s'il s'attaque aux misérables,
Il se rend alors détestable.

Plus fréquent que vent qui délie,

Souffle celui de la folie.
Il terrorise les humains
Ou les prive de lendemains.

Parfois démon, atteint de rage,
Il renforce sur son passage
Le feu fatal d'un incendie,
Qui consume tout sans merci.

Or moi, qui à l'espoir me fie,
J'ai intitulé « Vent de vie »
L'ardeur animant mes instants,
Rendant certains d'eux émouvants.

21 octobre 2005

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Le charme persistant des fables

En hommage à M. Jean de La Fontaine

Des anciens, créant des images,

Nous léguèrent des vérités.

Tant de proverbes inventés

Par des humoristes fort sages!

...

La Fontaine, aimant à penser,

Imagina contes et fables,

Des personnages remarquables,

Vicieux, naïfs, insensés.

...

Il prit plaisir à insister

Sur l’habileté des flatteurs,

L'irréalisme des rêveurs

Et les dangers à éviter.

...

Ses récits, souvent délectables,

On ne put pas les oublier.

Coule le temps au sablier,

Ils restent de vivants spectacles.

...

J'ai savouré maintes images,

Des mots démodés, onctueux,

Des sobriquets délicieux,

Une poésie d’un autre âge.

...

Ai-je retenu des leçons,

Le mérite de la prudence,

La vertu de la patience?

Chaque fable est une chanson.

...

19 août 2008

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Victor Hugo, lettre à Léonie Biard

Samedi - trois heures du matin.



Je rentre. J'ai ta lettre. Cette douce lettre, je l'avais lue
aujourd'hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous
ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs
au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour
de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te
saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et
qui s'épanouissent comme tu es reine dans mon coeur.



Oui, j'avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate
et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume
écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m'enivre.
Comme j'étais fier en te voyant si belle ! Comme j'étais heureux en te
voyant si tendre !



Voici une fleur que j'ai cueillie pour toi. Elle t'arrivera fanée, mais
parfumée encore ; doux emblème de l'amour dans la vieillesse. Garde-la ;
tu me la montreras dans trente ans.



Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore
amoureux. Nous nous aimerons, n'est-ce pas, mon ange, comme aujourd'hui,
et nous remercierons Dieu à genoux.



Hélas! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! Tu ne me seras
rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer,
t'envoyer mon coeur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi ! à lundi ! -
à toujours !

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QUELQU'UN... QUELQUE PART...

« L’amour, ce n’est pas quelque chose, c’est quelque part » J-F Vézina

 

Mais où qu’il est ce quelque part ???

Il se cache bien… Bon, je dois bien avouer que je n’en suis nulle part en ce qui concerne mes voyages… Si ce n’est en rêve… Mais j’ai passé l’âge de rêver au prince charmant… Il n’y a d’ailleurs que dans les rêves qu’ils sont charmants. Et puis, la vie de princesse doit être ennuyeuse à mourir… Que de contraintes à cause du protocole…

En matière de protocole, je ne connais que ceux que mes médecins s’envoient de l’un à l’autre… Ils adorent ça : « Bien cher Confrère,» ; la con(ne)-fraternité… résumant à elle seule la bêtise humaine… Celle qui vous entraîne à vous tourner du côté de la « sagesse » animale.

J’ai souvent entendu qu’eux (les animaux), sont incapables d’aimer, que c’est plutôt leur estomac qui parle pour eux… Eh bien, dans ce cas, je veux bien reconnaître l’estomac pour organe de l’amour ! Parce qu’en matière de cœur, je connais peu d’humains qui en ont réellement en ce moment. Deviendrais-je misanthrope ?

J’avais fait le choix de la discrétion… Un besoin de me retirer du monde, pour réfléchir et faire le vide… C’est tellement bien réussi que j’en suis devenue transparente… Inexistante pour certains. Lors de mes (trop) rares sorties, on pousse l’idiotie jusqu’à venir me toucher pour voir si c’est bien moi… Hypocrites ! Personne ne s’est inquiété de savoir si j’existais encore… Alors, je les gratifie d’un sourire moqueur quand ils me disent combien on voit que je resplendis de santé.

Certains poussent le vice jusqu’à me demander si j’ai refais ma vie… Alors, je joue à fond la carte du mystère… Parlez, jacassez… pauvres pies que vous êtes ! Qu’est-ce que vous en savez, vous, de la vie que l’on refait ? Elle n’est pas une tapisserie que l’on fait et défait à volonté en attendant un époux… Elle continue… brinquebalante au début… et puis on essaie de faire au mieux pour moins souffrir… ensuite, on attrape une vitesse de croisière et on parvient parfois à retrouver un bonheur confortable.

Mon horoscope de ce matin me prédit que l’amour frappera aujourd’hui à ma porte… Tellement peu de gens en franchissent le seuil que je n’ai pas jugé bon de remettre la sonnette qui s’était décollée. Ce quelque part, où se trouve l’amour, se déplacerait-il pour venir enfin à moi ? L’inconvénient est que si je crois en l’influence des planètes, je ne trouve les horoscopes que particulièrement amusants…

Je crois pourtant au destin… parfois cruel… parfois complice. Croiserais-je l’amour au coin de ma rue ? Viendra-t-il à moi ? Ou devrais-je franchir des océans, grimper sur des montagnes ou voler dans les airs pour enfin voir dans d’autres yeux de petites étoiles scintillantes ?

 

 

 

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Lettre de Chaplin

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables
Et oublié des personnes inoubliables.

J'ai agi par impulsion,
J'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables,
Mais j'ai déçu des gens aussi.

J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger
J'ai ri quand il ne fallait pas
Je me suis fait des amis éternels
J'ai aimé et l'ai été en retour,
Mais j'ai aussi été repoussé
J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer

J'ai crié et sauté de tant de joies,
J'ai vécu d'amour
Et fait des promesses éternelles,
Mais je me suis brisé le cœur,
Tant de fois !

J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix,
Je suis déjà tombé amoureux d'un sourire
J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et...

...J'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)...
Mais j'ai survécu !
Et je vis encore !
Et la vie, je ne m’en passe pas ...
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!!

Ce qui est vraiment bon,
C'est de se battre avec persuasion,
Embrasser la vie et vivre avec passion,
Perdre avec classe et vaincre en osant,
Parce que le monde appartient à celui qui ose
Et
LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP
pour être insignifiant !

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Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !

Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !

Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !

 

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

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l'amour s'envole

L’eau  somptueuse

Qui mire ton visage

Souriant , voyageur

Dans mon esprit…

 

Tu  ne me parles plus

Comme ces grillions

assoiffés d’amour qui…

Ne reviennent  plus

 

Et pourtant  se baisse

Au  firmament , mon amour

Mes désirs, ma joie...

D’être  poésie  en  toi.

 

Roses et parfums de vers

Sous ces parapluies  ..

 d’excuses, de peur ….

  pour  l’inconnue  silhouette

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Au bout de l'espace et du temps

  Doux ami

 

Doux ami

 

Jours ensoleillés, en couleurs,

Ou dépourvus de coups de coeur,

Au bout de l’espace et du temps,

Sereinement mon âme attend.

...

Le messager, passant chez moi,

N’y laisse rien venant de toi.

Les jeux d’esprit sont révolus,

Les surprises n’arrivent plus.

...

Durant la nuit, c’est le miracle,

Je reçois d’exaltants oracles.

Lors, attentive à ma mémoire,

Je pense que je peux y croire

15 mai 2001

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Après avoir eu le bonheur de découvrir la poésie, la musique de Antonia ILIESCU. je voudrais vous faire connaître, si vous ne la connaissez pas déjà, une poétesse, chanteuse ardéchoise que j'apprécie beaucoup.

Malheureusement, je ne sais comment transférer une vidéo de youtube sur ce site. Mais je vous communique son nom :

Barbara DESCHAMPS. Un tître, en particulier me plait beaucoup : "J'ai un pays à visiter".  Vous le trouverez sur la page youtube avec d'autres oeuvres :   https://www.youtube.com/watch?v=WJ66isC7Tjw

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Eté triste.

 

L’obscurité dans le ciel avance,

progresse, du soleil s’empare et l’incarcère.

Endeuillement d’un été,

oublieux du vert, du bleu

de la clarté de l’air, de la lumière !

Les jardins, les bois et les villes,

semblent figés,  ensilencés,

monochromes !

Par même un brin printanier

n’est  resté, ni l’empreinte d’un de ses pas !

Même pas encore une pépite d’or,

ou l’éclat d’un cuivré automnal ;

non rien de tout cela,

on croirait  regarder,

une absence absolue de saison !

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Femme/Fleur (suite)

 

Poésie, écriture,

broderie en soie sur du gros drap,

alphabet infini,

langue de la terre entière,

 reçue et comprise,

en mots sonores ou pas ;

musicalité des lèvres,

éclaircie d’un visage,

palpitation gracieuse et délicate

 d’une gorge longue et  laiteuse,

 dès qu’un certain regard l’aborde,

la fait rosir un peu.

Désir intimidé.

Rose blanche élancée, touchée par le désir et la grâce,

entrebâillée un peu, alourdie.

Pluie d’un ciel découvert pourtant ;

jet de sensualité, exacerbation à la fois

de la féminité et de la masculinité ;

égalité, équilibre ensemble.

Transparence d’un lait réciproquement donné,

par un geste, un baiser,

un silence musical, dès lors que le désir tremble un peu trop fort.

Poésie, écriture,

s’aimer tout le temps.

 

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Plumes

Il était une fois une fille...belle,très belle...comme jamais on n'avait vu de beauté dans ce pays de Bretagne et même au monde ...

Elle s'appelait Chan-nick...elle avait de merveilleux cheveux longs...noirs comme l'ébène...un visage d'ange, des yeux verts, étincelants...Elle dégageait une beauté extraordinaire, comme le premier rayon de soleil au printemps, comme le premier chant de l'hirondelle au-delà des ajoncs...Tout le monde l'enviait...les hommes se retournaient sur son passage...même les femmes l'admiraient...

Un jour pourtant, un de ces jours de brume et de silence , un jour on découvrit la faiblesse cachée de Chan-nick: cette femme si belle, si merveilleusement belle, était une médisante.

Sans cesse, elle répandait des rumeurs, des mensonges à propos de tout le monde, sur n'importe qui et pour n'importe quoi...

Et la rumeur enflait , quittait les abords du lavoir, se répandait dans les rues du village, franchissait les murs alentour et filait dans tout le pays jusqu'à devenir une certitude...

Chan-nick continuait de médire et de médire encore, répandant les pires paroles sur tout un chacun, n'épargnant personne...Et les autres écoutaient et racontaient à leur tour ...Et ainsi passait le temps de rumeur en rumeur, de mensonge en mensonge...

Et voici qu'un jour, en fin d'après-midi, alors que Chan-nick finissait, seule, sa lessive au lavoir du village, voici qu'une vieille femme, toute de noir vêtue, un capuchon sur la tête qui lui cache le visage, s'approche d'elle, se penche un peu et lui  murmure à l'oreille:

- Toi, tu as une langue de vipère...

Et la vieille disparaît comme elle était venue...

Aussitôt la tête de Chan-nick perd sa beauté et se transforme en tête de vipère, toute recouverte d'écailles vertes et brillantes.Et Chan-nick ne peut plus parler, mais de sa bouche sort alors une langue de vipère et des sifflements désespérés...Elle s'affole, se couvre ce visage qu'elle ne peut accepter, court dans tous les sens et finit par se précipiter chez Kaour, le vieux sage du village ...Elle le supplie de la libérer du maléfice.

-  Non, Chan-nick, je ne peux te libérer de ce sort...je ne peux pas...Tout au plus peux-tu faire quelque chose toi-même pour essayer de te sauver, mais je ne garantis pas la réussite...

Chan-nick est prête à tout pour se débarasser de ce terrible sort, elle insiste donc, elle veut savoir comment agir pour se sauver.

- Alors voilà:tu vas remplir ces deux sacs de plumes...complètement...Une fois remplis, tu te rendras à la maison de chaque personne que tu as salie par tes médisances...et devant chaque porte tu déposeras une plume...Mais fais bien attention de n'oublier personne...Une fois que tu auras terminé, tu reviendras me voir ...

CHan-nick a fort à faire puisque son chemin lui prendra 7 ans ...

Durant tout ce temps, elle pose une plume après l'autre derrière chaque porte de chacune des personnes qu'elle a blessé...Au bout de ces 7 années de cheminement elle revient vers le vieux sage, toujours enveloppée dans un grand châle pour cacher sa tête de vipère ...

Kaour lui dit alors:

- C'est bien Chan-nick...maintenant il te reste une chose à réaliser pour éventuellement te libérer du sort...Tu vas retourner à chaque porte de chaque personne, là où tu as déposé une plume . Tu vas alors récupérer ces plumes, remplir encore une fois tes deux sacs et revenir me voir ...

Et Chan-nick s'en va ...courant le village, écumant le pays, traversant le monde , cherchant et chercant encore, espérant réaliser son labeur...Et après 7 nouvelles années, elle se rend compte qu'elle ne peut récupérer aucune plume...

Abattue, dépitée, elle revient au village et sous sa grande cape protectrice avoue au vieux Kaour son impuissance à récupérer ne serait -ce qu'une seule plume...

- Tu vois Chan-nick, les plumes sont comme les mots, les mots sont comme les plumes: une fois que tu les as déposés, tu n'es plus maîtresse de leur vie, de leur chemin, de leur voyage et de ceux qu'ils toucheront ...

 

Jacques Staempfli d'après un conte entendu au Youdig ,pays de Bretagne.

 

Méfions-nous des rumeurs...de la publicité mensongère qui détruit une réputation , qui crée des conflits ...

 

Bon dimanche à toutes et tous .

Amicalement.

Liliane.

 

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La fin d'un arbre remarquable

12272820684?profile=originalLa fin d'un arbre remarquable. Un hêtre tortillard ou fau, dans la forêt de Sionne entre Domremy et Grand,département des Vosges. Il était d'une taille exceptionnelle. Il était magnifique.

Sionne reste une de nos haltes préférées quand nous faisons une sortie orchidées en Champagne.

Ne dirait-on pas un dragon représenté par une de ses branches restantes ?

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Le meilleur des lots

 

Doux ami

 

Baudelaire fit l’inventaire

De lots offerts à des bébés,

Par de jeunes et de vieilles fées.

Parmi leurs dons, celui de plaire.

...

Il précisa que l’un des pères,

Perplexe et semblant désolé,

Voulut savoir, mais sans succès,

Ce que c’était le don de plaire.

...

Peut- être le meilleur des lots,

Comme le pensait une fée,

Trouvant ce père ingrat, niais,

Mais ne voulant ajouter mot.

...

Peut facilement satisfaire,

Souvent du début jusqu’au bout,

Celui qui reçut en atout,

Le pouvoir envié de plaire.

...

31 août 2004

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aria André Chénier

Ils ont tué ma mère
sur le pas de ma porte
Elle est morte et m'a sauvée !
Ensuite au milieu de la nuit,
j'errais dans les rues avec Bersi,
lorsque soudain
un éclat livide et tremblant
illumina devant moi
la sombre rue !
Je le contemplais
Ma maison brûlait !
J'étais seule !
Entourée par le vide !
Par la faim et la misère !
Les privations et le danger !
Je suis tombée malade,
et Bersi, si bonne et pure,
a vendu son corps
pour me sauvegarder.
J’apporte le malheur à tous ceux qui m’aiment !
Et c’est dans cette douleur
que l’amour est venu à moi.
D’une voix si douce il a murmuré :
Tu dois continuer à vivre ! Je suis la vie !
Le ciel est dans mes yeux !
Tu n'es pas seule.
Ma poitrine sèchera tes larmes
Je marcherai à tes côtés et supporterai tes malheurs avec toi.
Souris et espère ! Je suis l’Amour !
Ce qui m'entoure n'est-il que sang et boue ?
Je suis le divin! Je suis l’oubli !
Je suis le dieu qui vient du paradis sur terre
pour faire de la terre
un paradis. Ah !
Je suis l’Amour ! Je suis l’Amour ! L’Amour !
Et l’ange a volé jusqu'à moi, m’a embrassé
d'un froid baiser mortel.
Ce corps moribond est mon corps !
Prends-le donc.
Car je suis déjà morte !

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Les routes capitales

 

 

 

                        Nous prendrons des chemins, des routes capitales,

                        Des sentiers inconnus où nous marcherons nus,

                        Et nos mains enlacées, deux virgules vitales,

                                               Ne se lâcheront plus.

 

 

                        Je verrai dans tes yeux tout un itinéraire,

                        De la carte du tendre aux saisons en enfer,

                        Et l'ombre de ton corps me créera téméraire,

                                               Plus tendu que le fer.

 

 

                        Tu iras d'un pas lent, le coeur à fleur de peau.

                        Le soleil rayonnant brunira ton visage,

                        Et dans un air léger au doux son du pipeau,

                                               Tu ne seras pas sage.

 

 

                        Nous prendrons des chemins, des routes capitales,

                        Des sentiers inconnus où nous marcherons nus,

                        Et nos mains enlacées, deux virgules vitales,

                                               Ne se lâcheront plus.

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Réminiscence

La charmante photo de Joelle Diehl me met aux lévres deux vers que j'adore:
« Et je sentis, soudain, tant notre âme a de force,
Un coeur ami du mien, palpiter sous l'écorce»
Alphonse de Lamartine 

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Le temps que je gaspille

 

Venu je ne sais d'où, un vent nerveux s'active.

Il n'atténue en rien la pesante chaleur.

Les fleurettes assoiffées, en manque de fraîcheur,

Font peine à regarder sous la lumière vive.

...

À l'abri du soleil, dépourvue d'énergie,

J'ai dormi fort longtemps, sans nulle appartenance.

Me voilà revenue, privée de souvenance.

Mon voyage ne fut qu'un instant de magie.

...

Je tourne en rond, par la pensée, mais immobile.

Cherchant ce qui pourrait, sans efforts, me distraire.

Je ne vois rien, ce jour, pouvant me satisfaire.

Entretenir l'entrain, n'est pas toujours facile.

...

Une journée perdue, sans l'agrément d'un jeu,

Sans désirs, sans émois ni courant de tendresse,

Désertée du zéphyr aux légères caresses.

Le temps que je gaspille, est-il si précieux?

...

                                                                         12 juillet 2012

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APRES LA PLUIE...

Les nuages s'en sont allés

Et le ciel est dégagé.

La terre est encore humide

Des sillons lui font des rides...

L'air humé est sensuel...

La journée peut être belle!

 

Les idées s'en vont au large...

Se sentir devenir barge!

Et puiser dans sa mémoire

De quoi continuer l'histoire...

Les abeilles sont de retour

Elles butinent avec amour!

 

Le soleil a triomphé

C'est vrai qu'on est en été...

Les couleurs sont luxuriantes

Le bonheur est en attente!

Le mer au détour du chemin

Et cette envie... de demain !

J.G.

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