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Afin d'être sereine

J'ai certes le besoin, pour vivre comme avant,

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Quand je me sens troublée, tes pensées me reviennent,

Je t'écris un poème et le confie au vent.

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents.

Je t'écris un poème et le confie au vent.

Erre non loin de moi, la muse musicienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents,

Toujours tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Erre non loin de moi la muse musicienne

Elle a, selon les jours de surprenants accents.

Toujours, tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Elle a selon les jours de surprenants accents,

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Par ta voix conservée, tes rêves me parviennent.

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent

Permet à mon esprit de te sentir vivant.

6 octobre 2012

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d'ocre et de bistre

ocre-thumb.jpg?width=400pastel sec sur papier (Personnage imaginaire)

Les promesses d'un visage

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! " 

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

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HISTOIRE COURTE 24.( première partie)

LA DECHIRURE...

Les quelques plis bien alignés  du chemisier de mousseline immaculée cachaient de sa lingerie, juste ce qu'il en fallait!

La jupe de tergal blanc caressait discrètement les formes déjà parfaites de ses dix-sept printemps et une haute ceinture de chevreau doré soulignait la finesse de la taille élancée.

Hélène portait à l'épaule un joli sac d'osier à l'allure un rien gonflée, car il cachait un trésor dont elle ne voulait pas se séparer... une casquette d'étudiant, piquée d'étoiles dorées symbolisant les années entassées!

Ce trésor si précieux lui avait été confié comme une partie de lui qu'elle aurait emportée pour ces vacances lointaines qu'elle n'avait pu éviter..

Elle portait peu de maquillage, seules les lèvres étaient rouges et en se retroussant sur un sourire, éclataient sur la blancheur de ses dents.

Elle revenait d'un bon pas au long de la Croisette, après avoir réservé "Chez Félix" la table demandée par son oncle et parrain...

 

Lorsque leur fille unique, il y a déjà dix ans, s'était enfuie au Québec en compagnie du canadien qu'ils n'avaient pas voulu connaitre, puisqu'il était déjà marié! Le choc avait été terrible!

Alors, pour aider la grande soeur, la mère d'Hélène avait accepté que sa toute petite fille passe la majorité de ses vacances.chez sa tante où elle serait particulièrement choyée. Hélène s'en était fort bien accomodée et même avec bonheur, car elle était sensible à la détresse de sa gentille marraine.

Bien sûr les liens avec leur fille s'étaient renoués, Noémie, avait écrit à ses parents pour s'expliquer, avait même demandé le pardon qui lui avait été accordé. Ted avait, par ailleurs divorcé et le couple qu'ils formaient semblait solide quoique sans enfants.

N'empêche, elle était si loin leur fille...

 

Hélène était le rayon de soleil de cette famille et elle en avait conscience, pourtant, elle non plus n'était plus une fillette mais déjà une femme amoureuse! Son attachement pour un étudiant bien plus âgé qu'elle, n'avait pourtant pas été discuté, expérience oblige... Justement sa présence pour les vacances était le gage du sérieux de sa relation...

-Loin des yeux, loin du coeur, avait chuchoté la marraine à sa mère, mais Hélène caressait le sac d'osier et ses grands yeux pétillaient de bonheur... Elle avait la réponse dans cette confiance, dans ce dépôt d'identité...

.....

 

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administrateur théâtres

12272833660?profile=originalAmandine Beyer

Amandine Beyer violon
Johann Sebastian Bach Partita pour violon n° 3, BWV 1006, Sonate pour violon n° 2, BWV 1003, Partita pour violon n° 2, BWV 1004
BOZAR MUSIC accueille l’une des violonistes baroques les plus douées de sa génération, dans un programme en solo. Amandine Beyer sera sur la scène du Conservatoire dans un programme de sonates et partitas de Bach, sans conteste l’un des sommets de la musique virtuose pour violon seul. L’occasion de découvrir ou de réentendre cette musicienne d’exception, dont la technique et la musicalité transcendent l’écoute.

Un électron libre investit le parquet et les  boiseries craquantes du plateau du Conservatoire de Bruxelles, immensément vide. Vêtue de noir, sourire aux lèvres, une fleur  de soie piquée dans les cheveux courts, et dans les mains,  le violon  blond et minuscule qu’elle va faire chanter dans un instant, voici Amandine Beyer.  Elle  sourit furtivement  à l’espace et au temps avant de glisser sa première mesure. Elle est au centre de l’épure extrême du décor : le vide. Ecrin austère pour la musique complexe de Bach dont rien ne doit distraire. Approche bouddhiste ? Il faut vider la tasse de thé  avant de la remplir? Pour interpréter, il faut d'abord se mettre à la disposition du maître en mettant de côté ses propres perceptions pour accueillir la spiritualité musicale de Jean-Sébastien.

Courage et finesse d’entrée de jeu dans le prélude aigrelet de la Partita n°3. La  magie  de l’archet opère. C’est vif et printanier, puis cela glisse dans la flânerie musicale et les débordements maîtrisés dans le second mouvement. Quelques sourires aigus et l’on verse dans la gavotte sautillante bien connue. La construction est délicate, le bonheur plisse les joues de l’artiste, l’oreille dans la confidence du galbe de l’instrument. La musicienne fait réellement prolongement avec lui. Les sonorités se font plus graves dans les courts menuets mais sont  d’une extrême légèreté. La  souplesse de jeu  parcourt les octaves comme de grands frissons. La bourrée se gave d’échos joyeux, tel un vol de papillon qui butine de fleur en fleur. Gigue finale: écho accéléré de la gavotte. On peut enfin applaudir.

 La sonate N° 2 change la posture de la joueuse. Le soliloque est grave et habité. D’où vient le souffle ? Tout coule et s’enchaîne sans la moindre respiration. Cela donne l’illusion d’un temps en boucle. La fugue démarre après un sourire épanoui, l’œuvre de la musique sans doute. Envols gracieux et descentes élégantes malgré une tension soutenue. L’andante déballe avec patience des papiers de soie car la sonorité a perdu un peu de sa vigueur. L’allegro revient avec des sonorités claires et vives. La virtuosité et le rythme soutenu donnent l’impression d’une conversation à plusieurs voix dans la magistrale solitude.

12272833494?profile=originalC’est évidemment le dernier mouvement,  la chaconne de la partita N°2 qui fascinera pendant plus de 15 minutes. C’est majestueux. Les sons sont pleins, la musicienne joue les yeux fermés. On dirait qu’elle attendait ce moment précis pour consommer ce mouvement avec gourmandise. Les arpèges vibrants montent, descendent le long de la gamme chromatique. Puis il y a cette rupture de rythme, comme pour pénétrer dans le saint des saints d’un lieu accessible à quelques élus seulement. Mais elle nous a ouvert la porte et avec elle on pénètre dans le mystère. La dernière note soutenue est  longue et chaleureuse. Un dernier moment de partage advient avec trois bis programmés. D’abord Matteis. Un mouvement coulé avec une basse continue invisible, où Amandine Beyer se laisse bercer par la mélodie. Puis le 3e mouvement de la sonate en do majeur de Bach : un soliloque ailé, riche d’accents,  d’enchaînements presque  flûtés. Le troisième bis n’aura pas lieu. On ne pouvait sans doute pas faire mieux…

  

http://www.bozar.be/activity.php?id=12128&selectiondate=2012-10-05

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J'ai rencontré Gérald Tron, aquarelliste, en 2004 et nous avons entamé une collaboration qui a duré jusque 2008. Cette collaboration s'est traduite par l'illustration poétique de 70 aquarelles de ce peintre, et d'une douzaine d'expositions en France et en Belgique, dont une à Barvaux et une à Durbuy.

 

Je vous présente ici une première coopération, présentant un château des Ardennes.

 

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UN APPEL DU PARADIS

Filez, heures de tristesse ! Partez loin de ma vie

Je ne veux plus pleurer, je ne veux plus mourir

Mon soleil de retour me ramène le sourire

M’invite à répondre à l’appel du paradis.

 

Eloignez-vous chagrin de mon cœur si fragile.

Qu’il est frais le parfum du jasmin sur son cou ;

Ses relents que je sens encore et me secouent

Les narines et le cœur me rendent bien fébrile.

 

Tellement tendre et tiède est son baiser ardent

Que son appel de loin a ravivé en moi

Réveillant les douceurs et les brûlants émois

Que ne pourraient éteindre la distance et le vent.

 

Allez-vous-en nuages de gris et de tourments !

M’est revenue ma rage d’aimer et mes envies

D’embrasser les plaisirs et les grands appétits

Puisqu’enfin je retrouve mon cœur et ma passion.

 

J’ai longtemps ratissé les rues noires de mes nuits

Vaine recherche éperdue de ses rayons dorés

A tisser de mes mots des voiles perforées

Que sa venue a vite rapiécées et unies.

Khadija, Agadir, Vendredi 5 Octobre 2012

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Faux bonheur

Tu as beau noyer ton chagrin

Sous les fous rires esclaffés,

Sous les fortes doses de café

Et sous tes kilos entassés

A courir en restant en place

Derrière la toute petite trace

De cet amour qui te piétine

Comme si tu n’étais que vermine

Ou un petit zéro sur la gauche

Alors que son cœur te chagrine

Et reste aussi dur que la roche,

Tu ne recouvreras l’amour

Qu’en recouvrant ta dignité

Tu ne retrouveras la paix

Qu’une fois l’illusion oubliée

Et le regard tendant plus loin

Encore plus loin que le bout de ton nez !

Mais ton cœur voudra-t-il céder ?

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Les jardins secrets du TINIRI.

 

A  perte  de  vue  brûle  le  désespoir,

D’un  jaune  éperdu  de  la  virginité,

De son étoffe d’or tordue par un guipoir,*

Pour ramper discrète en toute impunité.

 

L’aride  Tiniri*  offre  ses  barkhanes,*

Au jeu des alizés et du sec Harmattan,*

Pour mener ses croissants et livrer leurs arcanes,

Aux  maîtres  du  désert  et  autres   habitants.

 

Pour  effrayer  les gens, sans  être troubadours,

Les djinns joyeux parfois font chanter les dunes,

Qui s’éveillent alors  mugissant leurs  tambours,

Au  rythme  de  la peur qui va de l’autre à l’une.

 

Jardin des  mirages des mille  et  une nuits,

Il cache ses trésors sous ses plages sans fin,

Tandis  que  l’océan  du  ciel bleu de l’ennui,

Aspire  la  moiteur  blottie  dans  le  sol  fin.

 

Gourmande  de  chaleur, de  vent  et  de  soleil,

L’eau s’élance à l’assaut pour s’étourdir dans l’air,

Tirant  ses  gouttes  sœurs  de  leur demi-sommeil,

Pour  sculpter  le  sable de  roses  couleur  chair.

 

Cristaux de gypse miel, emmêlés de poussières,

Granuleuses  du  sol  enrobé  pour  guiper,

Des pétales durcis  aux  paillettes rosières,

Poussant dans le secret des jardins d’or drapés.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

*TINIRI : Le Sahara (en arabe) est, donc le nom donné à une région désertique de l’Afrique, mais de son vrai nom TINIRI en langue autochtone qui est la langue berbère.

*Guipoir : outil servant à guiper, à faire des broderies à mailles larges.   GUIPER

Terme de métier. Guiper la frange, faire des franges torses, comme font les passementiers et les rubaniers, en les attachant d'un côté et les tordant de l'autre, avec l'instrument qui se nomme guipoir.

   Imiter sur le vélin, ou par une broderie, la dentelle appelée guipure.

*Barkhanes : dunes en croissant.

*Harmattan : vent sec.

 

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Le Témoin

 

Web

 

 

Au moment de la guerre d'indépendance du Congo Belge, un professeur venu de ce pays avait donné une conférence fort intéressante sur les drames qui s'y passaient,
De retour chez moi, j'ai écrit sans faire de pause, je crois, une pièce de théâtre que j'ai intitulée« Le témoin» et qui a été publiée, à compte d'auteur, aux éditions Beauchemin qui n'en n'ont pas assuré la vente. Je voulais qu'elle soit jouée avant.
Cette pièce a été reconnue comme étant de qualité.( comité de lecture de Radio Canada). Je lui ai donné un caractère surréaliste. Je n'ai pas précisé le lieu de l'action. Rapatrié, le héros se croit toujours en danger et délire. Il a changé son nom.

Je propose à mes lecteurs d'acquérir les exemplaires que je possède, en y mettant une dédicace. Le prix pourrait être de treize dollars canadiens, en tenant compte des frais d'envoi.

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Le rapport du groupe d’experts chargé de réfléchir à la mutation numérique des acteurs belges francophone du livre a été rendu public après avoir été présenté au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juillet dernier.

Ce groupe d’experts composé de Pascal Francq, Philippe Goffe, Tanguy Habrand, Georges Hoyos et Frédéric Young a contacté plus d’une trentaine de personnes pour établir un rapport à même de guider les Ministres de la Culture et de l’Enseignement dans la redéfinition cohérente d’une nouvelle politique du livre et du manuel scolaire.
Après avoir rappelé le contexte de cette étude, le rapport s’interroge entre autres sur l’avenir des métiers, la possibilité d’anticiper cette évolution technologique et l’arrivée de nouveaux acteurs, les nouvelles attentes des lecteurs et la protection des droits d’auteurs. Dans un troisième temps, cette analyse recommande la création d’un environnement favorable qui a généré la mise en place d’un partenariat interprofessionnel (le PILEn), un outil de veille et des formations à l’attention des professionnels du livre. Le rapport propose également une série d’autres recommandations tant au niveau de la politique du livre que de l’enseignement.

Consulter le rapport dans sa totalité:

 

Voir en plein écran

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AMOUR

Sois là pour moi : fort doux et puissant

transporte moi dans le ciel, emplis ma vie,

de ces couleurs dont seul l'amour connait le secret.

Je te veux là tout prêt,

sur toi je veux pouvoir me reposer,

je veux t'étreindre dans mes bras

sentir ton corps tout contre moi

prendre ta force et ta sève

étendre les bras et libérer mon être

sentir en moi la rencontre du ciel et de la terre.


Près de toi, je me sens libre d'être

Près de toi, je me sens libre d'exister

Près de toi, j'ai envie de chanter

Près de toi, mon coeur gelé peut céder

¨Près de toi, mes larmes peuvent couler

¨Près de toi, je ris

Près de toi, je souris

Près de toi, tout simplement je vis

Près de toi, le printemps renait en moi

NIDÂME

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La joie cajoleuse

 

Satisfait le corps et l'esprit,

Une gâterie savoureuse,

Un plaisir qui rend l'âme heureuse.

Lors, allégé, l'être sourit.

Une gâterie savoureuse,

Contente et, bien des fois, nourrit.

Lors, allégé, l'être sourit

À l'espérance prometteuse.

Contente et, bien de fois nourrit,

Une tentative amoureuse.

À l'espérance prometteuse,

Nul ne saurait donner de prix.

Une tentative amoureuse,

Distrait, repose un coeur meurtri.

Nul ne saurait donner de prix

Aux instants de joie cajoleuse.

Distrait, repose un coeur meurtri,

La nature mystérieuse.

Aux instants de joie cajoleuse,

L'ardeur desséchée refleurit.

4 octobre 2012

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S'IL TE PLAIT...

Fais-moi donc un sourire

Pour une journée soleil

Que le gris s'illumine

Que le bonheur s'éveille!

Fais-moi donc un sourire

Pour que j'oublie mes deuils

Ils auront mauvaise mine

Les complaintes, les écueils!

 

Fais-moi donc un sourire

Pour que je n'aie plus froid

La tendresse dans des yeux

Peut me remplir d'émoi!

 

Fais-moi donc un sourire

Rien n'aura d'importance

Et pour un tel cadeau

j'oublierai les errances!

 

Fais-moi donc un sourire

Pour que je nie les pleurs

Je retrouverai la vie

Elle reprendra couleur!

J.G.

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L’ ERG  (Ecole de recherches graphiques - Bruxelles) a accueilli en mars 2012, Milad Doueihi, historien du religieux dans l’Occident moderne, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’Université Laval (Québec).

Penser l’avenir des sociétés numériques avec les outils de nos traditions humanistes : telle est l’ambition d'un livre qu'il a édité sous ce titre. Mais comment créer un humanisme numérique qui aurait intégré les exigences de nouveaux supports que rien ne permet de fixer dans l’espace ni de stabiliser dans le temps ? Voici quelques réflexions qu'il nous livre autour de ce sujet.

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Autant en emporte l’automne

Autant en emporte l’automne

Le glas sonne-t-il mon automne ?
Cette saison que pourtant ma chair affectionne ?
Il s’incruste dans mes entrailles, dans un être atone.
De jets d’encre de ciguë, il macule mon écorce,
A mes branches, il fait de douloureuses entorses.
Naguère mustang dans l’arène de la vie,
Je vainquais les maux que m’infligeaient les picadors.
Avec brio dans les rodéos de la vie je triomphais des matadors.
L’automne de ma vie, d’Ulysse a usurpé la ruse,
A pénétré dans mon enceinte et se diffuse.
De ses lianes, vigoureusement, il m’enlace.
Tel un boa, il m’étouffe et ne s’en lasse.
Et mon écorce se desquame et s’effrite
Mais je n’entends point lâcher du lest :
A ce pugilat je combats la décrépitude armé de cestes.
Et mon tronc de phénix reprend vie et résiste.
A la vie je demeure fidèle amant depuis bien longtemps
Aubades et sérénades, je chanterai quelques printemps.

03,octobre 3012

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ENIGME EST TON REGARD

Lointaine beauté  inaccessible

Tu passes , errante, égarée dans des lieux sans âme

Ta parure donne à tes gestes un pouvoir que nul ne conteste

Vie tendue sur le fil éphémère du temps

"Toute vie est à refaire et à réinventer

toute vie faite de précieux instants "

gardés ou perdus

Instants diamants cousus sur ta guenille rapiécée

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Petits souhaits

J’espère qu’un jour Monsieur Barak

Vende « Nasa» et « Challenger »

Et me donner des billets verts

Pour faire loger les sans baraques

 

Ça je le veux et je l’espère.

Et je le souhaite de tout mon cœur

 

J’escompte qu’un jour Sire Edison

Vienne me donner plein de lumière

Pour éclairer cases et maisons

Où crèchent des gosses en pleine misère

 

Est-ce vraiment qu’il va le faire ?

Et tous mes vœux, les satisfaire ?

 

J’aspire qu’un jour un bon émir

Vienne m’offrir pétrodollars

Pour que je puisse ainsi nourrir

Ces affamés, aux yeux hagards

 

Moi je le rêve et sûr je veux

Je suis certain que lui  le peut

 

J’attends qu’un jour monsieur Hollande

Vienne me donner Euros et Francs

Pour acheter beaucoup de viande

Pour faire nourrir des indigents.

 

Des bons moments de douce trêve

Pour me nourrir de bien rêves.

 

J’aime qu’un jour monsieur Poutine

M’offre des Roubles sans compter

Pour acheter riz et farine

Et faire nourrir les affamés

 

J’aime les voir ces présidents

Tendre la main à ces enfants

 

Je rêve qu’un jour le président

Mette le pied dans les taudis

Qu’il sèche les larmes des enfants

Qui rarement mangent la nuit

 

Levez les mains vite et priez

Pour que mes vœux soient exaucés

 

 

 

                                           M S Gasmi

                              Sousse,le 12/07/2012

 

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Ô le beau jour!

En hommage à Pierre Reverdy

« C’est aujourd’hui que je vous aime! »

Des mots joyeux, simplement dits,

Un tendre aveu de Reverdy,

Animé d'une ardeur extrême.

Des mots joyeux simplement dits,

 Commençant un charmant poème,

Animé d'une ardeur extrême,

Ô le beau jour! sans interdits.

  Commençant un charmant  poème,

Un chant venu du paradis.

Ô le beau jour! sans interdits,

Qui fait que l'on se sent bohème.

Un chant venu du paradis,

Débordant d’une grâce extrême,

Qui fait que l'on se sent bohème,

Accueillant un brin de folie. 

                                                                     31 décembre 2006

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