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JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

Du 26-09 au 14-10-12 se déroule à l’ESPACE ART GALLERY(Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) une exposition dont l’une des particularités est celle de nous faire découvrir les jeunes talents.

Parmi ceux-ci, une jeune artiste de 22 printemps nous offre son travail de fin d’études. Après avoir passé trois ans à l’Helb-Ilya Prigogine (INRACI), Mademoiselle JUSTINE GUERRIAT   livre son interprétation sur l’idée de la création au sens large du terme. Le sujet de son travail de fin d'études étant libre, elle saisit cette opportunité pour nous livrer sa vision intime de cette problématique. Car c’est, en effet, une « problématique » dans toute l’acception philosophique : un raisonnement aboutissant à l’amorce d’une réflexion.

L’artiste a voulu créer une image où la lumière, associée au sujet, demeure primordiale. Elle s’est centrée sur la notion de l’ « ineffable » et sa définition de ce terme se base sur le rôle de l’image en tant qu’écriture.

JUSTINE GUERRIAT fait donc de l’indicible le support d’un langage.

Sa directrice de projet à l’INRACI, Madame Brigitte De Mees, a supervisé son travail qui lui a valut un 1er Prix.

L’imaginaire est le terrain fertile, par excellence, où se manifeste l’ineffable. Interpellé par les images exposées, il les interprète au gré de sa fantaisie et de sa culture.

Ballons gonflés, en suspension dans l’espace…ventres en gestation d’où émerge une lumière germinale.

 

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Sujets « flottants » à l’intérieur d’un espace variant du noir opaque au translucide, à l’instar de la photo N° 6 où la silhouette apparaissant au regard du visiteur, pose la question de savoir si c’est elle qui est déjà créée ou si c’est le regard qui la construit, au fur et à mesure que le visiteur s’en approche.

L’artiste parle de « portraits » mais en insistant sur le fait qu’il s’agit de portraits de dimension « mentale ». Néanmoins, le « portrait » le plus classique soit-il, n’est-il pas, en définitive, une œuvre de dimension « mentale » ?

La photographie N° 2 montrant un profil féminin est un fin compromis entre peinture classique dans l’alchimie existant dans le clair/obscur et la photographie dans la restitution de celui-ci.

 

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Les œuvres N° 6 (citée plus haut) et N° 8 (60 x 40 cm), traduisent parfaitement la problématique dans laquelle l’artiste s’est engagée. L’œuvre N° 6, est une véritable dissertation sur la lumière basée sur un questionnement : qui engendre quoi ?

 

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Est-ce la lumière qui provoque la silhouette ou est-ce cette dernière qui met la lumière en valeur ? Impossible d’y répondre tant l’un se fond dans l’autre à travers un filtre d’opacité qui participe précisément de cet « ineffable » à la base de son discours. Cette image psychanalytique que l’imaginaire s’en fait : la silhouette, frêle, à peine esquissée, émergeant, imprécise, de son aura de vapeur lumineuse, pensée comme une étendue métaphysique en germination.

 

L’œuvre N° 8, propose, toujours sur le thème de la lumière, un autre discours, à savoir ce qui existe devant et derrière l’objectif (l’ombre savamment cadrée de la lucarne sur la gauche évoque ce qu’il y a derrière la caméra).

 

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Le sujet de cette photographie demeure la lumière. Cette lumière aveuglante qui s’imprime sur la rétine comme un sceau incandescent dans sa pleine matérialité.

 

JUSTINE GUERRIAT, qui se destine à la photo d’art, travaille aussi bien l'argentique que le support numérique. Elle est principalement photographe mais il y a chez elle l’œil et la sensibilité du peintre ainsi que le cadrage du cinéaste.

 

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Les œuvres exposées à l’ESPACE ART GALLERY, primées par le jury qui les a jugées, le prouvent aux yeux de l’Art.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
12272797098?profile=originalLettres

Note de Robert Paul:

Nous constatons ici avec plaisir que -via nos écoles belges-  la recherche et la réflexion sont encore et toujours heureusement délivrées à une talentueuse relève qui fait ses preuves et nous sommes heureux d’en signaler leur savoir faire.

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L'immortalité

 

À Rébecca Terniak

J'ai repris «L'immortalité»,

Je le lis à  petites doses.

À chacun ses priorités

Et sa compréhension des choses.

Kundera est de bonne foi;

Il insiste, avoue qu'il invente

L'héroïne portant sa voix.

Agnes apparaît émouvante.

Émaillés d'idées et d'émois,

Les romans ne m'attirent guère.

Croyants, immergés dans leur foi,

Les auteurs paraissent sincères.

Apprendre, d'immortels élus,

Qui offrent au monde leur richesse,

Ce que l'intelligence a pu,

Me comble, m'emplit d'allégresse.

Après la ferveur de l'amour,

L'exubérance de la vie

M'émeut, certes, encore chaque jour,

Fait que me revienne une envie.

2 octobre 2012

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administrateur théâtres

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On juge les pièces de Frank Wedekind indésirables à l’époque de  l’Allemagne de Bismarck. Et pour cause : elles sont crues, sauvages, sensuelles et vilipendent la morale hypocrite  de la bourgeoisie bien-pensante.  L’Eveil du Printemps fait scandale en 1891 et est censuré. Cette époque-là apparemment  si opposée à la nôtre, est-elle révolue? Pas si sûr. Si le sexe, depuis mai 68,  est devenu obsessionnel et formaté, pour mieux le contrôler, l’utiliser et le  proposer à la consommation, les peurs sont toujours présentes. Des tabous ont disparu, le vocabulaire a changé, la position sociale de la femme a évolué, mais certainement pas partout.  La montée des intégrismes en témoigne. A quoi il faut ajouter la nouvelle  crainte, justifiée, du sida.

Mélange de lieux et  d’époques: Wendla regarde  le film « Le  ballon rouge (1956) » à la télé. Sur scène il y a  une cabine de téléphone désaffectée, des tonnes de livres croulent devant un lit suspendu, un banc public tagué trône sur le toit, échappées de musique techno, des vieux postes télé, épars. C’est  la société  des parents aveugles et des maîtres souverains qui  porte la responsabilité du drame...Quel drame attend donc notre société mortifère? 

12272839287?profile=originalDès la deuxième scène, on plonge dans un monde à part, obscur, lumineux et ludique, celui d’une bande d’adolescents qui déferle à tous les étages du décor  vivant avec stupeur l’éclosion de sa sexualité… jusqu’au bord de scène. On pourrait croire que c’est «Rebel with a cause » (1955) ou l’Amérique de James Dean qui déferle.  Ou celle de « The  Virgin suicides » (1999).  L’époque  imprécise  replonge certes les  babyboomers dans leurs premiers émois. Ils avaient aussi des parents engoncés dans leur vertu, muets sur « la chose », hypocrites,  inquiets de grossesses non voulues, soupçonneux et accusateurs et à l’extrême, despotiques au possible. Espérons que les enfants des babyboomers, les  générations X ou Y,  se sentiront peut-être  moins concernés par la pièce. Quoique … leur éducation sexuelle a peut-être été aussi malhabile et inquiète. Quant aux générations futures…, les Z, nul ne sait. On ne peut leur souhaiter que le bonheur d’Être : bien dans sa peau et dans son être. Le repli sur soi menace  toujours, les intégrismes montent,  la jeunesse qui se veut toujours  secrète et rebelle désespère parfois. Sur  Facebook, les très jeunes déferlent : besoin de rassemblement, de recul vis-à-vis des parents ? Leurs pulsions de vie et de mort restent identiques.

 Pulsion de mort : Moritz, un  jeune garçon guindé,  fasciné par la réussite scolaire et soumis à ses parents se suicide par peur de ne pas être à la hauteur de leur attentes. Le rythme est incessant entre Eros et Thanatos, entre le  léger et le tragique.  Pulsion de vie : Wendla, 14 ans  épanouie et débordante de vie entreprend sa mère sur les questions de la naissance et de la reproduction. Ingénument voluptueuse et richement dotée par la nature, Wendla est sans complexes – une fille de maintenant ?  Elle se donne naïvement au fougueux Melchior, symbole de la force vitale du corps.  Joue-t-elle un jeu ambigu avec sa mère hors-jeu ? L’innocence et la pureté n’existent pas.  Elle désespère néanmoins  de se faire expliquer les choses de la vie et succombera à un avortement non annoncé. Scène glaçante où quelqu’un plante une croix au pied de son divan après ses dernières paroles : « Vous m’apporterez des primevères ? ». Prémonition lugubre d’un printemps coupé et volé?

12272838676?profile=originalCette « Kindertragödie » mouvante et débordante est d’une grande richesse théâtrale. La bande de jeunes se cherche et cherche sa place dans le monde. Melchior s’en veut. Il a deux morts sur la conscience.  On fait de lui le responsable de la mort de son ami Moritz.  Les parents de Melchior s’affrontent. Des morceaux satiriques de la plus belle espèce génèrent le rire. Entre-deux : infusions habile de chorégraphies suggestives et poétiques. Texte iconoclaste, qui par la voix de Melchior tourne en dérision la Vertu et la Compassion, arguant à la manière de Nietzsche ...et de Saint-Paul que la détresse des uns ne doit pas être le faire valoir des autres.

 http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=314&type=5

de FRANK WEDEKIND.  Adaptation: Jacques Dedecker et Jasmina Douieb Mise en scène: Jasmina Douieb.  Avec : Guy Pion(Mr Gabor), Béatrix Ferauge(Me Bergman), Delphine Bibet(Me Gabor), Réhab Benhsaïne(Ilse), Claire Beugnies(Professeur), Julien De Broeyer(Ernst), Agathe Détrieux(Martha), Vincent Doms(Moritz), Alexis Julemont(Melchior), Agnieszka Ladomirska (Théa), Nicolas Legrain (Jeannot), et Sherine Seyad(Wendla)

"L’Eveil du Printemps"                 DU 04/09/12 AU 20/10/12                         au théâtre le Public

 

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La distance qui nous relie

Entre Agadir et Bruxelles

Entre la distance que je relis

Tant de poèmes ruissellent

Sous le soleil qui reluit.

Maître Paul, sous ta coupole

L'égaré se convertit et se ravit

De bien être sous le monopole

De la poésie et sa magie.

De très loin je vous aborde

De très très près je vous accorde

Le ribab et  le sintir

Qui font vibrer tout l'Agadir.

 

Lahoussine EL HOUSSAINI

Agadir, Ville de la Renaissance

 

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La Bellezza

somewhere-around-nothing

 Ma jeunesse étincelle au feu

Des oiseaux qui passent,

Flèches-hirondelles

Dans l'espace bleu,

Et l'instant sans retour

S'enfuit,

Dans le crépuscule d'or pourpre,

Parmi les jeux et les cris.

J'ai murmuré ton nom

Sous les feuilles,

Le soir penché sur ton visage,

Et je bénis le temps

Où le Prince de la ville

Fut un enfant.

Les fleurs s'en vont

Mais le Printemps demeure,

Toujours, toujours un nouveau Printemps,

Et l'espérance des cœurs battants

Rafraîchit la beauté mortelle.

J'ai murmuré ton nom

Sous les feuilles

Le soir penché sur ton visage,

Et je bénis le temps

Où le Prince de la ville

Fut un enfant.

Je dormirai longtemps

Dans la fraicheur des pierres fidèles,

Je dormirai longtemps

Et quand je m'éveillerai,

Il n'y aura plus que la Beauté,

 

Partout.

 

 

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administrateur théâtres

 12272836281?profile=originalLe décor blanc crème est lumineux. Habit vert, maquillage d’oiseau, pied léger et aile d’Icare dans la rondeur du bras, un perroquet subversif entre par un pli du rideau et danse, en transe. Transcendance ?   Il rencontre un philosophe en costume blanc, Momo (ah les mots !) et son adversaire immédiate,  Lola, une femme africaine brûlante d’amour, fagotée dans des robes de couleur vive.12272836882?profile=original Le divan (vert perroquet),  lieu de parole, a un ennemi derrière le rideau: la vie charnelle qui vagabonde en jeux d’ombres sur un lit défait, blanc, lui aussi. Devant le rideau se balance  un trapèze pour les acrobaties verbales. La nuit, la cage se ferme, Loulou dort et Lola se dispute l’amour du philosophe. Conflit dans le triangle  à cause du monstre à l’œil vert, qui sème la pire des graines de jalousie. Toute la pièce est bâtie sur l’éclatement imminent du conflit. Il faudra que le philosophe choisisse. Choix douloureux. Ou la logique exclusive  du « ou… ou »  ou la logique  inclusive du « et.. et ». Devinez cependant qui  gagnera… Rêve d’Icare, l’envol ne peut se faire qu’à l’aide du verbe. Elémentaire, mais triste pour la partenaire  terre à terre du philosophe. Le vert vire au rouge.

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Il est si beau en scène, cet homme perroquet danseur, caqueteur, drôle et spirituel. On s’amuse à ce spectacle comme à un vaudeville. Elle, si charnelle et présente, cette compagne que le philosophe dit avoir dans la peau.

Être libre pour être enfin...

Le spectacle est étonnant, ce qui est bien pour la philosophie. Le jeu est miroitant, le verbe et les bruits d’oiseaux fusent, la forêt équatoriale même présente tous ses envoûtements.  Une heure pleine comme la lune : de la  poésie, du quotidien, du rire (Bergson es-tu là ?), de l’amour et des gestes gracieux.12272837481?profile=original

Le Philosophe et le perroquet

de Jacques Sojcher, Création

 

Avec Consolate Sipérius, Franck Dacquin, Francis Pedros

Scénographie : Dominiq Fournal

Chorégraphie : Francis Pedros

Lumière : Christian Halkin

Assistante : Fabienne Crommelynck

Mise en scène : Dolorès Oscari

Réservations au 02/538.63.58 ou à reservation@theatrepoeme.be  

Le Théâtre-Poème et les Jeunesses Poétiques A.S.B.L.
30, rue d'Ecosse - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
http://www.theatrepoeme.be

 

du 27 au 30 septembre 2012

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Du 26-09 au 14-10-12 se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) une exposition intitulée BERNADETTE REGINSTER, ARTISTE PLURIELLEqui ne manquera nullement de vous séduire.

Plurielle, elle l’est assurément et lorsqu’on lui demande dans quel style elle se sent le plus à l’aise, l’artiste met en avant la caractéristique majeure qui anime, selon ses dires, le signe des Gémeaux : l’empressement, carrément vital, à tout faire vite et bien ! En effet, tout ressort à fleur de peau chez Madame BERNADETTE REGINSTER. Cela est perceptible tant dans ses tableaux basés sur la technique du collage que sur ses œuvres en technique mixte.

Cela se ressent aussi et surtout dans l’émergence qui s’exprime dans la résurgence de cette « image-fantôme » représentée dans la plupart de ses tableaux centrés sur des vues de New-York, à savoir l’ombre des Twin Towers. L’artiste les fait, en quelque sorte, rejaillir de Ground Zero, pour les faire revivre sur la toile.

Le 11 septembre 2001 demeure une date phare dans la vie de l’artiste. Depuis longtemps, elle désirait se rendre à New-York pour voir le World Trade Center, à Manhattan. Malheureusement, Ben Laden s’est interposé entre elle et son rêve…Et depuis lors, BERNADETTE REGINSTER ne cesse de le ressusciter, non pas comme une réalité tangible mais à l’état de silhouettes vaporeuses, existant par leur présence tout en s’effaçant dans un improbable lointain que restitue la toile, terrain fertile de notre mémoire.

L’artiste ne systématise jamais. Tout est dans l’émotion. Ses collages en témoignent le mieux. BOWERY(2010 – 100 x 100 cm – technique mixte)

 

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associe passé et présent dans le même cadre. Le passé est symbolisé par des vieilles torpédos des années ’30 qui rappellent l’atmosphère, à la fois glauque et envoûtante, des films noirs. Le présent, lui, se concrétise par des stries faisant office de déchirures. Pour l’artiste, New-York est une ville déchirée qui garde une plaie béante.

BERNADETTE REGINSTER entretient une dialectique particulière avec les sujets de ses toiles.

Elle ne peut s’empêcher de les déplacer en les permutant de toile en toile. Il arrive aussi qu’elle les reprenne à l’intérieur d’une même œuvre, à l’instar de TIMES SQUARE(2010 – 1OO x 100 cm – technique mixte) dans laquelle l’axe vivant de la ville est repris plusieurs fois dans des angles différents.

 

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Cette volonté de « faire revivre » New-York témoigne également d’un travail d’archéologie sur la mémoire collective. En effet, au cours d’une précédente exposition tenue dans cette ville, l’artiste a soulevé la curiosité de certains newyorkais qui ignoraient jusqu’à l’existence de certaines photographies, tellement celles-ci étaient anciennes – quelques unes remontent à la fin du 19èmesiècle ! L’artiste utilise des documents qui vont de 1890 à 1930. De quoi donner à la mémoire collective matière à réflexion!

Artiste plurielle, BERNADETTE REGISTER l’est également dans la délicatesse du trait. Cela se perçoit dans ses petites encres intitulées OPUS(1998 – 24 x 30 cm), lesquelles mettent en exergue son grand talent de graphiste dans l’extrême finesse du rendu résultant du noir et blanc, ainsi que dans le savant mélange du rouge et du noir, obtenant ainsi un juste balancement chromatique.

 

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L’artiste est aussi sculptrice. A partir de tuyaux d’arrosage elle a conçu des silhouettes filiformes campées en couples enlacés. Et lorsqu’on lui demande si, de près ou de loin, elle a été influencée par ALBERTO GIACOMETTI, l’artiste que la question semble surprendre, confesse qu’elle n’y avait jamais pensé, même si elle adore l’œuvre du sculpteur suisse. Elève à l’Académie de Woluwé St. Pierre, elle poursuit sa formation en sculpture. Le groupe d’œuvres exposées présentent une étude de variations sur le mouvement. Chaque sculpture est « figée » dans une torsion, présentée comme un « moment » définissant l’attitude des personnages. Les titres qui les accompagnent sont extrêmement évocateurs : REGARDS, ENLACEMENT, INTIMITE….ils sont, en quelque sorte, des réminiscences remontant à l’adolescence de l’artiste, lorsque celle-ci étudiait la danse classique.

 

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A partir d’une clé usb, BERNADETTE REGISTER sélectionne des photos (notamment celles qui ont servi pour les TWIN TOWERS, à New-York), et travaille sur grand format. Toujours poussée par son empressement à aboutir à la vitesse de la lumière, elle privilégie l’acrylique car elle sèche très vite au détriment de l’huile, trop lente à se fixer.

Le visiteur le constate aisément dans BRUME(2012 – 80 x 80 cm - acrylique).

 

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Cette œuvre présente essentiellement deux zones (une rouge et une blanche) s’entrechoquant, créant un embrasement chromatique, à l’origine d’une brume incandescente. Technique et rendu coïncident car l’émotion que cette œuvre dégage ne peut se créer que par fusion instantanée.

BERNADETTE REGINSTER, qui a fréquenté les Ateliers Malou, en plus d’avoir entrepris des études artistiques d’Architecture d’intérieur au C.A.D Brussels (Private College for Advertising and Design in Brussels) , lesquelles ont grandement contribué à maîtriser le dessin ainsi que les mises en couleurs, est assurément une grande artiste. Une créatrice qui, au travers de ses œuvres, se cherche constamment au détour d’une émotion, véhiculée par la nécessité de la vitesse.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
12272797098?profile=originalLettres

N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

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le chant de la vie

Le chant de la vie

Tu sais toi aussi ces moments ou le cœur chante !

Tu sais toi aussi que l'on ne sait de l'autre,

ce que seul notre cœur veut bien voir.

Alors si nous fermons la porte plus rien ne chante,

et plus rien ne nous sourit.

Et pourtant il suffit d'un regard sur tout ce qui nous entoure

pour que la vie nous emplisse de son chant.

Alors toi aussi tu sais qu'au moment

où tu es là,  résolument présent

tout et toi ne font véritablement qu'un.

Les étoiles et le ciel n'ont jamais été aussi proches de toi

pour un peu tu les prendrais dans tes mains

et voilà que  déjà elles t'ont appelé au haut firmament !


Monte alors en toi une clameur immense

quelque chose de doux, de bon, de plein.

C'est le chant des cieux, c'est le chant de la vie.

C'est le cœur unit à tout ce qui emplit

qui dans le silence explose sa joie.

Le temps n'est plus,

toi et l'espace ne font plus qu'un.

hier, aujourd'hui, demain

tu sais bien que tout cela ne ressemble à rien

car en toi tu as senti l'éternel
Ô Dieu que la vie est belle.

Nid âme (2007)

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MORT DANS L'AME

Pleure, ô ma solitude ! Et vous mes yeux, mourrez !

Plus rien ne ravivera cette passion d’antan ;

Ni l’éclat de ma voix, ni la douceur du temps

Que vous brodiez dûment en attendant son rai.

 

Sa bouche qui sur la mienne déposait le matin

Des roses parfumées de l’haleine adorée,

Cueillant à l’aube du jour  l’humeur de la rosée,

Ne veut plus me sourire et ne me parle point.

 

Son cœur, qui me portait haut et battait pour moi,

Se soucie peu de mes peines et de mes douleurs.

Il paraît que son feu a perdu ses ardeurs

Et ne viendra plus réchauffer mes draps de soie.

 

 J’ai beau lui raconter mes nuits blanches et noires,

Il ne se soucie guère de me voir dans ma rage,

Ni de voir le sourire  déloger mon visage,

Ni même m’entendre dire ma version de l’histoire.

 

O, pleurez-moi mes yeux ! Et sois fort ô mon cœur !

Demain je ne serai peut-être plus la même

Puisque m’aura quitté le seul amour que j’aime

Et ne me restera que chagrins et rancœurs.

 

Khadija, Agadir, dimanche 30 septembre 2012, 23h15

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BRIS DE PASSION

 

Tous les obstacles élevés

Entre mon moi et mon passé

Par l’espace et la durée

Ce sont si vite évaporés.

 

Seuls demeurent ma volonté

Et quelques rêves éveillés

Dans les vieux jardins oubliés

De mon être, déshérité

De son faste et sa fatuité,

Et qui voit ses rêves brisés

Par trop de haine, de vanité ;

Hameçon d’un destin remonté

Contre ma patience brûlée.

 

Ne reste que des bris de passion,

Vont-ils réparer le présent?

Vont-ils reconstruire mon avenir?

 

Khadija, Agadir, Dimanche 30/9/2012

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BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

Du 26-09 au 14-10-12 se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) une exposition intitulée BERNADETTE REGINSTER, ARTISTE PLURIELLEqui ne manquera nullement de vous séduire.

Plurielle, elle l’est assurément et lorsqu’on lui demande dans quel style elle se sent le plus à l’aise, l’artiste met en avant la caractéristique majeure qui anime, selon ses dires, le signe des Gémeaux : l’empressement, carrément vital, à tout faire vite et bien ! En effet, tout ressort à fleur de peau chez Madame BERNADETTE REGINSTER. Cela est perceptible tant dans ses tableaux basés sur la technique du collage que sur ses œuvres en technique mixte.

Cela se ressent aussi et surtout dans l’émergence qui s’exprime dans la résurgence de cette « image-fantôme » représentée dans la plupart de ses tableaux centrés sur des vues de New-York, à savoir l’ombre des Twin Towers. L’artiste les fait, en quelque sorte, rejaillir de Ground Zero, pour les faire revivre sur la toile.

Le 11 septembre 2001 demeure une date phare dans la vie de l’artiste. Depuis longtemps, elle désirait se rendre à New-York pour voir le World Trade Center, à Manhattan. Malheureusement, Bin Laden s’est interposé entre elle et son rêve…Et depuis lors, BERNADETTE REGINSTER ne cesse de le ressusciter, non pas comme une réalité tangible mais à l’état de silhouettes vaporeuses, existant par leur présence tout en s’effaçant dans un improbable lointain que restitue la toile, terrain fertile de notre mémoire.

L’artiste ne systématise jamais. Tout est dans l’émotion. Ses collages en témoignent le mieux. BOWERY(2010 – 100 x 100 cm – technique mixte)

 

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associe passé et présent dans le même cadre. Le passé est symbolisé par des vieilles torpédos des années ’30 qui rappellent l’atmosphère, à la fois glauque et envoûtante, des films noirs. Le présent, lui, se concrétise par des stries faisant office de déchirures. Pour l’artiste, New-York est une ville déchirée qui garde une plaie béante.

BERNADETTE REGINSTER entretient une dialectique particulière avec les sujets de ses toiles.

Elle ne peut s’empêcher de les déplacer en les permutant de toile en toile. Il arrive aussi qu’elle les reprenne à l’intérieur d’une même œuvre, à l’instar de TIMES SQUARE(2010 – 1OO x 100 cm – technique mixte) dans laquelle l’axe vivant de la ville est repris plusieurs fois dans des angles différents.

 

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Cette volonté de « faire revivre » New-York témoigne également d’un travail d’archéologie sur la mémoire collective. En effet, au cours d’une précédente exposition tenue dans cette ville, l’artiste a soulevé la curiosité de certains newyorkais qui ignoraient jusqu’à l’existence de certaines photographies, tellement celles-ci étaient anciennes – quelques unes remontent à la fin du 19èmesiècle ! L’artiste utilise des documents qui vont de 1890 à 1930. De quoi donner à la mémoire collective matière à réflexion!

Artiste plurielle, BERNADETTE REGISTER l’est également dans la délicatesse du trait. Cela se perçoit dans ses petites encres intitulées OPUS(1998 – 24 x 30 cm), lesquelles mettent en exergue son grand talent de graphiste dans l’extrême finesse du rendu résultant du noir et blanc, ainsi que dans le savant mélange du rouge et du noir, obtenant ainsi un juste balancement chromatique.

 

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L’artiste est aussi sculptrice. A partir de tuyaux d’arrosage elle a conçu des silhouettes filiformes campées en couples enlacés. Et lorsqu’on lui demande si, de près ou de loin, elle a été influencée par ALBERTO GIACOMETTI, l’artiste que la question semble surprendre, confesse qu’elle n’y avait jamais pensé, même si elle adore l’œuvre du sculpteur suisse. Elève à l’Académie de Woluwé St. Pierre, elle poursuit sa formation en sculpture. Le groupe d’œuvres exposées présentent une étude de variations sur le mouvement. Chaque sculpture est « figée » dans une torsion, présentée comme un « moment » définissant l’attitude des personnages. Les titres qui les accompagnent sont extrêmement évocateurs : REGARDS, ENLACEMENT, INTIMITE….ils sont, en quelque sorte, des réminiscences remontant à l’adolescence de l’artiste, lorsque celle-ci étudiait la danse classique.

 

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A partir d’une clé usb, BERNADETTE REGISTER sélectionne des photos (notamment celles qui ont servi pour les TWIN TOWERS, à New-York), et travaille sur grand format. Toujours poussée par son empressement à aboutir à la vitesse de la lumière, elle privilégie l’acrylique car elle sèche très vite au détriment de l’huile, trop lente à se fixer.

Le visiteur le constate aisément dans BRUME(2012 – 80 x 80 cm - acrylique).

 

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Cette œuvre présente essentiellement deux zones (une rouge et une blanche) s’entrechoquant, créant un embrasement chromatique, à l’origine d’une brume incandescente. Technique et rendu coïncident car l’émotion que cette œuvre dégage ne peut se créer que par fusion instantanée.

BERNADETTE REGINSTER, essentiellement autodidacte de formation, est assurément une grande artiste. Une créatrice qui, au travers de ses œuvres, se cherche constamment au détour d’une émotion, véhiculée par la nécessité de la vitesse.

 

François L. Speranza.

 

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

 

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A VOUS

 

A toutes ces âmes qu’ici nous avons croisées,
Celles qui nous ont appris amitié et passion,
Celles qui nous ont livré le secret de la création,
Celles que nous avons vues, lues et bien appréciées!

A toutes ces âmes qui par leur art nous ont séduites,
Dont nous avons la beauté du verbe tant aimé,
Dont nous avons touché le cœur et les pensées
Qui ont fascinés nos sens par de rares pépites.

Si aux ami(e)s par vos beaux poèmes vous rendez
Un tel hommage marquant tant de beaux souvenirs,
Laissez-moi humblement en leurs noms ceci dire :
Vos passages dans nos vies sont sagement soldés!

Monnaie du cœur, monnaie d’amour et d’amitié;
Monnaie offerte sans nulle autre condition
Que celle de partager les mêmes belles passions
Dans le respect et dans la générosité!

A ces passants qui ont ouvert les voies du verbe,
Ont partagé avec nous de glorieux plaisirs,
Tant de charmes du mot et autant de délires
A nous délecter de beaux poèmes jusqu’à l’aube

Je dédie gracieusement ce modeste présent;
Mon hommage est en guise de grande reconnaissance
A tous ceux et celles qui même le jus et l’essence
De leurs pensées ont mis à notre disposition.

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L’AUTOMNE

 

Voici venu le temps aux tons gris et funèbres ;

Le temps où le soleil s’incline bas devant l’âge

Des nuages barbus et vieillis avant l’âge,

Alourdis qu'ils sont de larmes et de ténèbres.

Voici venu le temps où les frissons remplacent

Les baisers qu’aux baigneurs donnait le clair soleil.

Maintenant que le froid a chassé ces merveilles,

Le cœur jadis ardent redevient givre et glace.

Me parvient dans mon coin le cri des hirondelles :

Un chant horrible et sourd qui s’abat sur ma peine ;

Un affreux gazouillis qui rajoute à ma haine

De cette atmosphère lourde qui écrase mes ailes.

La mort, sœur de l’automne, me semble tellement au seuil

Que j’en flaire le danger et j’en vois la fumée !

J’ai juste le temps pour saluer mes aimés

Avant qu’elle ne m’emporte  dans son noir cercueil.

 

KHADIJA , Agadir, mercredi 06/10/10 à 11h30

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Accouchement

Accouchement

Entre le marteau et l'enclume
Une fine plume s'écrase
Les mots confus se croisent
Les idées se dissipent dans la brume
Les verbes fuient les phrases
Bras croisés, lentement ils s'usent
Pas une lettre qui jase !

Puis, et puis...
L'encre coule et  coule
Mais aucun mot ne roucoule
Seules des taches se déroulent
Sur des feuilles devenues linceuls
Quoi ? Les idées se dissimulent
Effrayés, les mots reculent
La lettre craint d'être ridicule.

Pourtant il faut que ça décolle !!!
Sinon ma poésie sera folle !!!

Et puis l'encre coule encore
Mais mon esprit s’émerveille
Quand soudain les vers fusent
En beaux rayons de soleil
Mais cette fois-ci dans un moule
Que tient une aérienne Muse
Arrivée à dos de Pégase.

Émerveillés, les vers en extase
S’écrient : Oh! Merci, notre Muse
Tête basse, Polymnie s'excuse
D'être longtemps absente,
Puis elle relève la tête
Car le vers retrouve la vie.

Lahoussine EL HOUSSAINI

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administrateur théâtres

Pylade (Le Rideau de Bruxelles)

"Chaque victoire est aussi une défaite." Après Affabulazione et Bête de style, le Rideau poursuit l'exploration du théâtre de Pasolini. Tout est à découvrir dans ce spectacle. "Incandescence poétique".(Musiq3-RTBF) / "Du théâtre à mains nues." (Le soir) Pylade (13 > 29.09)

 

Pylade
12272832455?profile=originalRéalisation dramatique magistrale, trois heures de spectacle, trois ans de travail assidu, une grosse vingtaine d’acteurs, composition électro-acoustique, voix divinisées, dans un lieu tout nouveau, un an à peine, découvrez cette perle à deux pas de la gare de L’Ouest.
Mais la gare de l’Ouest, où est- ce ?
 
Une pièce de politique, un jour d’élections, le 13 juin 2010. De quoi faire encore plus réfléchir. Le texte est tour à tour savant et obscur, comme les Euménides et les Erinyes. Raison et passion s’affrontent. Oreste veut bien faire. Electre est extrême: « Et dans ma haine il y a plus d’amour que dans toute ta fraternité ! » Elle est d’une fidélité statique à sa loyauté pour Agamemnon et court garder le feu aveuglant qui illumine la grandeur du passé.
 
Oreste bâtit la démocratie et ses institutions, vainc la dépendance de la religion, donne la richesse à ses concitoyens. Pression du sénat, rupture d’Oreste et de son ami Pylade. A la façon du roi Henry II et Thomas Becket. Pylade est autre, doté d’une grâce mystérieuse, il transpire la loyauté, la générosité, un homme idéal, sans racines dans l’orgueil royal. Il rassemblera tous les affamés, les démunis, les désespérés. Oreste : « Si nous avons fait de la raison une divinité, alors j’adore Athéna. » Pylade est incrédule.
 
 12272832473?profile=originalElectre et Oreste doivent se réconcilier « Rien de réel ne nous sépare » Paroles prophétiques ? « Car rien n’est pire que la guerre ! » Partout on entend grondements d’orage ou de guerre. Des poules bien vivantes picorent la scène entre les chaises dispersées des spectateurs, dans le décor démesuré de cet entrepôt surréaliste. Elles sont innocentes.
 
Sous les jeux de lumières totalement parlants, les acteurs sont magnifiques dans leur grandeur et leur petitesse. Oreste clame encore : « On est prêt pour votre victoire, sauf le Destin, c'est-à-dire le Réel ». Dix ans de guerre contre une nuit révélatrice où la seule révolution réelle est celle qui nait de la profondeur des êtres: en une nuit la haine peut soudain disparaître à tout jamais cependant que résonnent les pas réguliers d’une femme en marche.
avec votre carte de Quelle Passion deux entrées pour le prix d’une.
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Ce soir, ma lumière me manque!

Ce soir, ma lumière me manque!

Ils sont là, tous les amoureux.
Ils s’enlacent, sourient et se vautrent,
L’un dans les yeux de l’autre,
L’un dans le cœur de l’autre,
L’un contre le corps de l’autre.
Ils sont là, et deux par deux,
Tous sauf toi à mes côtés !

Ce soir, ma lumière m’est ôtée
Car ma nuit n’est pas éclairée ;
Ma lune est terne et les étoiles,
Parties te chercher sans boussole,
Se sont perdues sur les sentiers
De ma longue attente escarpée.

Ce soir ma lumière est absente.
Je lève des paupières épineuses,
Je sèche mes larmes endeuillées,
Je panse mes rides fissurées,
Je ramasse mes peines brisées.

Ce soir il fera bien plus noir
Sur mes pages et dans mon cœur en cage ;
Un cœur qui enrage d’être loin
De sa lumière tant tu es loin !
Khadija, Agadir, 28/8/2012
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Ascension


Écrire, c’est conquérir des horizons nouveaux,

C’est s’ouvrir à la vie, et se fier à l’amour ;

Qu’il habite une niche ou la plus haute des tours,

Écrire, c’est le chanter et le crier tout haut.

 

Écrire, c’est proclamer sa flamme à l’univers,

Se pencher sur son âme, lui avouer son mal ;

Et si le dire ne peut en éteindre le râle,

Écrire ouvre les voies des échos de la Terre.

 

Écrire et n’en finir jusqu’à l’orée du ciel,

Là où la mort se lie aux lacis de la vie

Pour faire de nos rêveries d’éternelles envies

Et élever de nos mots de titanesques échelles.

 

Écrire afin d’atteindre l’inaccessible lumière,

Prodiguer et céder à tout enchantement

Par le verbe et l’amour des mots à tout moment,

Oublier les temps durs et toutes les heures amères.

 

Écrire, c’est bien ouvrir les voies de l’impossible,

Créer sa propre sphère, une île aux perles rares

Où le zéphyr attire des trésors de toutes parts

Dans sa course aérienne aux aubaines infaillibles.

 

Khadija, Agadir, Vendredi 28/9/2012.

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