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un petit texte pour me présenter : 'La Hollandaise'

La Hollandaise 

On ne verra plus la Hollandaise 

Elle nous a quittés pour de vrai 

Dans son jardin, ses ʻviolettesʼ 

Les dahlias dont elle fʼsait des bouquets 

Quʼelle plaçait dans le vase rose 

A sa fenêtre 

Dès huit heures son ménage était fait 

..Pour si le facteur devait entrer 

..Pour si quelquʼun..  

ʻOn ne sait jamaisʼ 

Sa maison vient dʼêtre vendue 

Cʼétait pas grand chez elle 

ʻDeux pièces bas, deux pièces haut, 

Cave, grenierʼ 

Les acheteurs ont bazardé les pommes ridées, 

Les magazines, Les tresses dʼoignons, 

Deux chapeaux de pailles 

Enceints dʼun ruban bleu brodé 

ʻ1930 - Liesbeth en Jean - Amsterdamʼ 

Quʼont-ils fait de la boîte à dragées 

Rangée dans le tiroir du buffet? 

Elle contenait trois photos, 

Une lettre, quelques médailles 

Et une mèche de cheveux blancs bouclés 

Quand ses yeux-myosotis sʼembuaient 

Lisa la prenait 

Comme on prend un bateau 

Et le regarde perdu au loin 

Ma voisine dʼenfance sʼévadait 

Lisa emporte au Paradis 

Son bel accent couleur marines 

Petit radeau jouet des vagues 

MJW-Chacha

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V I S A G E S

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Garder infiniment mémoire des visages

Qui croisés dans les rues et les places des villes

Te vrillèrent le cœur de leurs troublants messages

 

 

Tracer d’un crayon fin les traits durs ou graciles

Et l’innocence claire à travers les ridules

La tendresse l’amour et cet or si fragile

 

 

De la beauté Aussi saisir les ridicules

Et l’envie et la haine et les rides maussades

Transformer tout cela en l’amour majuscule

 

 

Comprendre les destins les rires les passades

De ce peuple d’humains errants quoi qu’il advienne

Détruire à coups de cœur toutes les palissades

 

 

Que l’encre de ta plume intimement devienne

Le sang de leurs visages et la chair de leurs âmes

Alors tu seras de ces maîtres qui détiennent

 

 

Ce pouvoir de mener vers l’éternel splendide

Ces visages humains à jamais ces visages

Rencontrés par hasard dans ces villes livides

 

 

Et puis savoir qu’un jour bien au-delà des âges

Quelqu’un dira de tes dessins : «  mais qu’elle est belle

Cette femme au sourire énigmatique et sage ! »

 

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Appel à candidature 2012

Session VIII (2012-2014)


L’Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap) fut créé en 1985 par Jacques Chirac et Pontus Hulten, en référence au Bauhaus et au Black Mountain College et comme une alternative à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. L’Iheap dispense un cursus sans équivalent qui offre à ses participants l’opportunité de se libérer des acquis hérités de l’histoire de l’art du 20° siècle. Il propose également de mettre en évidence certains des enjeux à l’oeuvre dans l’art du 21° siècle, une histoire en cours d’écriture à laquelle les participants pourront éventuellement prendre part.

L'Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap) constitue la section éducation de la Biennale de Paris. Le cursus participe d’un état d’esprit auquel il est souhaitable, mais pas indispensable, d’adhérer. Il s'adresse à ceux qui témoignent un intérêt pour des démarches singulières et extrêmes émergeant actuellement de façon sporadique dans le monde de l’art et ailleurs, à ceux qui souhaitent bouleverser leur pratique artistique ou leur activité professionnelle, à ceux qui après plusieurs années d’école d’art souhaitent mettre à mal un carcan, à ceux qui rejettent l'art tel qu'il est pratiqué communément, à ceux qui attendent d'une école qu’elle soit plus qu'un contexte de production artistique et à ceux enfin qui, dans des conditions intimistes et expérimentales, cherchent à mettre des questions essentielles au travail.

Le nombre de participants, recrutés dans le monde entier, est limité à vingt par session. Le cursus complet de l’Iheap se réalise en deux années (session) composées pour la première année de deux cycles de dix semaines chacun, à raison de trois demi-journées par semaine consacrées à un thème (séances). Chaque thème abordé est traité en trois séances. La deuxième année est consacrée à la rédaction d’un rapport de trente pages, exempt d’illustrations, faisant état de l’avancement de la recherche du participant. L’élaboration de ce document fait l’objet d’un suivi approfondi par le personnel de l’Iheap. Suivre le cursus de l’Iheap équivaut à un post-diplôme. L’évaluation de fin de cursus répondra à des modalités originales, chaque session différentes. Les frais de candidature s’élèvent à 65 euros. Les frais de cursus s’élèvent à 2000 euros pour la première année et 500 euros pour la deuxième année de cursus, payables en une ou plusieurs fois. Pour financer le cursus, vous pouvez bénéficier d'aides.

Pour candidater à l'Iheap, envoyer le dossier de candidature qui comprend le formulaire de candidature dûment rempli et signé, le règlement des frais de candidature et un enregistrement de dix minutes maximum (au format MP3, sur CD ou DVD) dans lequel le candidat explique pourquoi il souhaite intégrer l'Iheap. Une préselection s'effectuera sur cette base, à la suite de laquelle le candidat s'entretiendra vingt minutes avec un jury d'admission. La date et l'heure de l'entretien lui seront communiquées en temps utile. Au cas par cas, des entretiens via Skype peuvent être arrangés. Les dossiers de candidature doivent être complets, sans quoi ils seront classés sans suite. Aucune limite d'âge n'est imposée par l'Iheap.



Date limite d'envoi des dossiers : Dimanche 11 novembre 2012
Date des résultats des pré-admissions : Mercredi 21 novembre 2012
Date de l'entretien avec le jury d'admission : Jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2012
Ouverture de la Session VIII (2012-2014) : Mardi 8 janvier 2013

 

 

Candidature et admission

Date limite de l'envoi des dossiers de candidature : Dimanche 11 novembre 2012
Date des résultats des pré-admissions : Mercredi 21 novembre 2012
Date de l'entretien avec le jury d'admission : Jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2012
Date des résultats des admissions : Samedi 1er décembre 2012



Conditions de candidature
Les dossiers de candidature doivent être complets, sans quoi ils seront classés sans suite. Aucune limite d'âge n'est imposée par l'Iheap.

Frais de cursus
Les frais de cursus pour la Session VIII (2012-2014) sont de 2000 euros pour la première année et de 500 euros pour la deuxième année, à régler en une ou plusieurs fois. Pour les modalités de règlement, contacter Ayreen Adnan à ayreen.adnan@iheap.fr Pour financer le cursus, vous pouvez bénéficier d'aides.

Candidature
Les candidats doivent faire parvenir à l'Iheap avant le 11 novembre 2012 le dossier de candidature comprenant le formulaire de candidature dûment rempli et signé, un enregistrement de dix minutes maximum (au format MP3, sur CD ou DVD) dans lequel le candidat explique pourquoi il souhaite intégrer l'Iheap, et le règlement des frais de candidature de 65 euros.
Le règlement peut s'effectuer par chèque à l'ordre de « Iheap », par virement bancaire, mandat postal ou en espèces. Pour obtenir nos coordonnées bancaires, contacter Ayreen Adnan par
e-mail à ayreen.adnan@iheap.fr. Aucun remboursement ne pourra être effectué. Les dossiers de candidatures seront examinés par un jury qui établira une liste de candidats pré-admis.
Deux modalités d'envoi du dossier de candidature sont possibles. Par la poste à l'adresse : Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap) - Biennale de Paris - Hôtel Salomon de Rothschild, 11 rue Berryer, 75008 Paris, France. Par email en envoyant le dossier à  ayreen.adnan@iheap.fr selon les modalités indiquées sur le formulaire de candidature.

Les résultats de la pré-admission
Après examen des dossiers de candidature, les résultats de la pré-admission sont communiqués aux candidats par email. L'Iheap se réserve le droit de ne pas commenter sa décision. Les documents envoyés ne seront pas retournés. Si toutefois vous souhaitez que votre dossier vous soit renvoyé, veuillez nous faire parvenir avec votre dossier une enveloppe libellée à vos nom et adresse, dûment affranchie et au bon format. Aucun dossier ne sera renvoyé sans enveloppe au tarif en vigueur. Les candidats pré-admis se verront convoqués pour l'épreuve d'admission qui consiste dans un entretien avec le jury. Ceux qui ne sont pas pré-admis peuvent demander les motifs du refus dans la limite de sept jours suivant la notification de refus en envoyant un e-mail au secrétariat de l'Iheap.

Admission
Les candidats pré-admis sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury le 29 ou le 30 novembre 2012. Le concours d'admission comporte une épreuve de présentation de la démarche du candidat devant un jury qui l’interroge aussi bien sur son travail que sur ses centres d’intérêt et sur ses motivations à intégrer l'Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap). Les admissions sont prononcées en fonction de la qualité de la motivation, du sens de la candidature et dans la limite des places disponibles. Le jury se prononce souverainement sur l’admission. La liste des candidats admis est publiée sur le site internet de l'institut le jour suivant l'entretien avec le jury. Les candidats non reçus peuvent avoir accès sur demande aux observations portées sur leur fiche d’évaluation dans la limite de sept jours suivant la notification de refus, en envoyant un e-mail au secrétariat de l'Iheap. Au terme de l'entretien avec le jury, les candidats non retenus peuvent se faire renvoyer leur dossier de candidature s'ils choisissent cette option dans la fiche de candidature. Une carte sera remise aux participants admis dans les deux semaines suivant la séance d'ouverture de la session. L’école n’assure pas l’hébergement des candidats.

 

 Coordination

Ayreen Adnan
Institut des hautes études en arts plastiques (Iheap)
Biennale de Paris
Hôtel Salomon de Rothschild
11 rue Berryer
75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 4534 3004
Email : ayreen.adnan@iheap.fr

 

 

Formulaire de candidature

 

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Les roses rouges du passé

 

Tenant pour certitudes des possibilités,

on promet, convaincu, et l’on dit : je ferai !

-Je te ferai plaisir, encore et à jamais.

Tu recevras de moi, à chaque anniversaire,

Pour te dire je t'aime, une rose de plus!

Hélas! comment savoir ce que l’on pourra faire.

Les roses à venir, sont restées virtuelles.

Ma mémoire fidèle a conservé l'éclat

du splendide bouquet de mon premier amour.

Vingt et une superbes roses d'Epernay

m’attendaient dans un vase, sur une cheminée.

Ô l'indicible grâce! L'émoi inoubliable!

Or, je ne sais pourquoi, en cette fin d’année,

je pense, nostalgique, aux anciennes promesses,

aux espoirs d'avenir, aux roses du passé.

22/12/99

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Quelques précisions

Dans mes albums photos (notamment l'album nommé "bouteilles" certains sujets ont comme description technique "pointe sèche tétragravure" . Ce qui peut sembler bizarre pour certain, en fait je nomme cette technique de pointe sèche "tétragravure" car j'utilise comme médium les cartons d'emballage recouvert d'une feuille d'aluminium et qui sert habituellement de contenant sous le nom de tétrapack. Je peux encrer par la suite ces gravures assez fragiles soit dans les creux comme une pointe sèche habituelle, soit j'encre la surface au rouleau en laissant les traits en blanc  dyn001_original_205_482_jpeg_2557086_a013e3cfe7377261ad8abdce475c3589.jpgexemple sur mon blog "Histoires d'encres et de papiers"Ce  que je nomme "faux carbone" sont des formes en papier que je découpe et que j'enduis d'encre taille-douce ou litho et que je pose sur ma feuille, l'encre se trouvant alors coté papier. J'applique ensuite une pointe de stylo sur le dos pour former des traits rapprochés qui s'imprime sur la feuille, y laissant ainsi des marques très visibles.(Sur cette image le verre renversé est une illustration de cette technique dite du faux carbone). 12272832290?profile=original

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Art génératif

Art génératif

Le terme « génératif » est un adjectif qui concerne : la génération, la reproduction. Du verbe générer : engendrer, produire, créer, provoquer, causer, faire naître, …

L’art génératif est une branche de l’art, avec laquelle des résultats multiples peuvent être obtenus en utilisant un système générateur. Le système générateur en question peut prendre différentes formes et être un programme d’ordinateur, une machine, un ensemble de règles linguistiques ou musicales. Ce qui différencie l’art génératif des autres formes d’art est l’utilisation de systèmes. En général, les systèmes génératifs créés ou utilisés par les artistes sont moins élaborés que les systèmes de la vie courante.

Les abstractions géométriques produites en art génératif sont quasi généralement conçues avec l’aide de l’ordinateur, ce qui ne signifie pas que le computer est à l’origine de l’art génératif. Il n’y a néanmoins pas de doute que la technologie digitale donne aux artistes un outil remarquable pour créer et explorer des systèmes utilisables.

Ces dernières années l’art généré au computer a reçu l’attention des historiens d’art dans le but d’en retracer les origines. Le début de l’ère de l’art visuel généré par ordinateur semble  se situer en 1964 quand Charles Csuri (USA), considéré comme étant le pionnier de cette nouvelle forme de communication artistique, a commencé ses travaux créatifs en utilisant un ordinateur digital.

En 1965, des graphismes à l’ordinateur  étaient  exposés pour la première fois en Allemagne et aux Etats Unis ainsi que des projets  développés pour la réalisation de l’exposition Cybernetic Serendipity, qui a été présentée par Jasia Reichardt au ICA (Institute of Contemporary Arts)  à Londres en 1968. C’était la première exposition qui montrait tous les aspects des activités créatives artistiques aidées par ordinateur : musique, poésie, danse, sculpture, dessin, animation. L’idée principale était d’examiner le rôle de la cybernétique dans les arts contemporains. Après Londres cette expo a fait le tour des Etats-Unis.

Les années 1970 ont connu des activités artistiques à l’ordinateur à travers le monde. En Belgique, en région francophone Roger Kockaerts, sous le pseudonyme Roger Coqart, a été la figure de proue de cette nouvelle discipline artistique en participant aux multiples expositions internationales et en publiant de multiples articles sur le sujet.[1]

Abstractions monochromes

A partir de 1974, Roger commençait un projet d’abstractions linéaires générées à l’aide de l’ordinateur digital.  Ces constructions grillagées ont, comme éléments de base,  une succession de perpendiculaires et obliques à l’intérieur d’un carré. 

Le caractère concret des ensembles préprogrammés  est assuré par l’emploi de générateurs de nombres aléatoires qui assurent  également l’originalité  statistiquement valable de chaque construction réalisée.

Le début de la recherche  coïncidait avec l’époque pionnière de ce que l’on appelait le « computer art ou art informatique » à cause du rôle joué par l’informatique dans le choix des configurations géométriques.

Depuis, l’ordinateur a envahi quasi toutes les situations et actions de notre quotidien et les travaux générés avec l’aide du computer  se situent dans le contexte artistique plus large de l’art génératif.

Des structures grillagées ont été utilisées dans des travaux artistiques depuis des millénaires, depuis l’ère de l’Egypte ancienne jusqu’à aujourd’hui. L’art Islamique utilise des structures compositionnelles non figuratives ou abstraites  dans lesquelles le réseau est souvent l’élément de base.

Dans les travaux de Roger Kockaerts  c’est la grille elle-même qui fait figure de composition et ses structures grillagées doivent être considérées comme des travaux autonomes de nature esthétique.

Les grilles générées par Roger Kockaerts sont toutes basées sur l’alignement d’éléments quadratiques simples, divisés par des éléments perpendiculaires et diagonaux.[2] Pour chaque composition, une matrice  est désignée, contenant des informations concernant le nombre d’éléments linéaires, leurs séquences et leurs positions relatives.

La densité est déterminée au stade conceptuel. La grille est tracée ligne par ligne. Des nombres pseudo-aléatoires sont utilisés pour déterminer la direction des lignes à tracer dans un module ainsi que la séquence dans laquelle elles sont tracées dans chaque série de carrés. Les nombres aléatoires sont utilisés dans une procédure d’échantillonnage statistique afin de tirer profit des propriétés de la combinatoire comme moyen d’atteindre un ordre structurel défini par la manipulation objective d’éléments géométriques linéaires.

L’étendue des permutations possible des éléments linéaires encodés offre une grande variété d’images complètement différentes. L’utilisation de l’échantillonnage statistique exclut l’intervention humaine et assure l’objectivité avec laquelle les pièces sont exécutées. Les ordinateurs digitaux offrent la manière la plus efficace pour traiter cette approche strictement impartiale. Chaque composition contenant une matrice identique sera donc complètement différente et peut être vue comme étant un exemple statistiquement valable des conceptions possibles. Dans la plupart des cas les compositions grillagées ont des dimensions carrées et peuvent être présentées  dans les positions cardinales, du carré au losange.

Deux types de grillages sont conçus : une structure purement grillagée et une structure comprenant des alignements horizontaux et verticaux de carrés contant chacun des éléments linéaires.[3]

Dans le cas d’images figuratives, la relative complexité de la composition n’empêche pas, en général, la facilité de sa lecture. La réponse caractéristique envers les grilles et les réseaux est le « scanning » ou balayage qui est une façon plus nerveuse de regarder et qui contient un élément de recherche insatisfaite puisque elle  implique un refus impatient de  se focaliser sur des détails dans une tentative de saisir les caractéristiques de l’œuvre entière.

Dans le passé, Roger Kockaerts  fit, à de multiples reprises, appel à l'image composite. Parmi ses travaux réalisés à l'aide de l'ordinateur, une partie prépondérante fut inspirée et réalisée par le concept de la mosaïque, image composite par excellence.

Dans ses travaux se créa une interaction entre l'arrangement pseudo aléatoire d'éléments géométriques simples et leur effet visuel.

 

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[1] Roger COQART, Computer Generated Visual Arts Bibliography, 1979 Edition.

[2] Ex Machina : Frûhe Computergrafik bis 1979, Kunsthalle Bremen, Deutsche Kunstverlag, 2007.

[3] Computer Graphics & Art Yearbook, 1980, Grids and Computer Art by Roger Coqart.

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Le corbeau et le renard

                   

    Une nouvelle écriture de la fable de La  Fontaine

 

Ce fut un jour pas comme les autres

Où sire Renard a fort sué

Bien accoutré en robe d’apôtre

Prêchant la foi au poulailler

 

Autour du Pieu toute l’assistance

Le cœur léger et l’âme en transe

Ouvrant l’oreille fermant les yeux

Chantant en chœur : gloire à Dieu

 

Pour un péché qu’elle a commis

Une des poules vint confessante

Et avouant toute pleurante

Qu’à ses devoirs elle a failli

« Pour le pardon d’un tel péché

Il faut que tu vives en ascète

Quitte tes frères du poulailler

Viens partager ma vie de grotte »

 

Le canidé fier de l’aubaine

A la poularde montrant les crocs

Bien se voyant la panse pleine

 

Un peu plus haut maître corbeau

Fort indigné par cette scène

Lui tint du coup ces doux propos

 

« Bonjour Goupil roi des roublards

Tu dois fêter cette occasion

Élève la voix chante des airs

Montre aux gens tes autres dons »

 

Du coup Futé fermant les yeux

Et commençant à haut glapir

Les chiens du coin furent ameutés

Vers d’où la voix vinrent courir

 

En tout laissant derrière lui

Les jambes au coup renard s’enfuit

Fort maudissant ce courtisan

Qui l’a privé d’un festin bon

 

Maître corbeau là haut perché

Tout fier de soi dansa et rit

Chantant l'adage fort répété

« À tout malin, malin et demi.. »

 

              Sousse;le 04/01/2012

 

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MEMOIRE BLANCHE

Mes légendes, comme de vieux songes,

 Butinent, comme des abeilles en transe,

Dans ma mémoire pour se forger

Un petit semblant de cohérence.

Mon présent, tel un songe lointain,

Butine dans le crâne du passé ;

Lui aussi veut se bricoler

Un semblant d’histoire, de genèse,

Mais les souvenirs de l’enfance,

Bannis de ma blanche mémoire,

Se trouvent relégués à l’oubli.

L’enfance ainsi est estompée,

Les souvenirs vite oubliés,

Le présent devient douloureux,

Les heures redeviennent corrompues

Et tous les lieus deviennent rompus.

Avec les pages nues égrenées

De cet album de l’amnésie,

Mon temps s’écourte sur cette planète

L’espace  s’étire pour mes navettes

Entre hier lointain et demain incertain.

 

Khadija, Agadir, Dimanche 23/9/2012

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Poésie (suite)

 

Poésie,

ancolie blanche,

ce  genre de diamant pur,

fait d’encre, d’arbres

 et de sang clair et chaud ;

cette petite merveille,

respirant large en peu de pages,

passant de main en main,

d’âme en âme ;

richesse du Monde, partage !

Poésie,

L’envolée d’une âme

qui se donne, s’élargit à l’infini,

diaphane et bleue !

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L'ALTRUISTE

Dédié à mon grand ami tape logbo firmin qui vien de perdre un être si cher à son coeur,

L’altruiste

 

Je le vois accourir aux quatre coins sans fléchir

Et toujours assouvir leurs besoins sans saisir

Le temps par ses filets ni  l’heure pour respirer

Le temps part et le laisse dans sa traine et en laisse

Comme on laisse derrière soi un amour et un toit

Mais lui c’est pour autrui qu’il accourt et aboie

Il se meurt de douleur sans une main qui caresse

Ses plaies tendres et saignantes ni qui soigne ses détresses

Je le vois aux petits soins pour la veuve l’orphelin

L’or de ses mots si beaux fait briller tant d’espoirs

Mais le temps ne lui fait voir que peines et déboires

Triste deuil que celui de ce cher altruiste

Qui diffuse le bonheur et se retrouve si triste

Au chevet des aimés que la vie lui retire

Et ne sait lui offrir que chagrins et soupirs

 

Khadija, Agadir, Lundi 17/9/2012 à 23h10

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ECHEC

O temps qui dois unir les cœurs!

O toi heure horrible et traitresse!

Malgré perte, pleurs et tristesse,

Ils allaient chevaucher les mers

Pour s’embrasser et s’enlacer,

Réaliser un rêve si tendre,

Commettre enfin leur folle passion

Rouge et jeune et préméditée.

Mais toi, destin jaloux, amer,

Ne voulus point cette évasion

Et l’avortas dans l’embryon.

 

Khadija, Agadir, jeudi 20 septembre 2012, 10H15

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Seulette mais sans pleurs

 

 

Comme l'autre seulette,
sans être pour autant ma seule compagnie.
Comme l'autre seulette,
isolée dans mon corps, très loin de mes amis,

de ceux que j'aime encore.

Seulette dépouillée des regards et des gestes,
du timbre de ces voix devenues assourdies.
Seulette se rappelant, sans en être alourdie,
les instants lumineux qui créaient une fête.

Comme l'autre seulette,
mais sans pleurs cependant, grâce aux âmes illustres
qui parlent aux vivants,
les charment, les consolent des caprices du Sort.

14/4/2000

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administrateur théâtres

12272831099?profile=originalUne « tragédie de Quat’sous ».

Si l’on pensait connaître tous les chefs-d’œuvre sortis de la plume hugolienne, on se trompait. Mille francs de récompense… une pièce signée Victor Hugo, qui a attendu près d’un siècle avant d’avoir été révélée au public et témoigne d’une extraordinaire inventivité.

  Mille francs de récompense est un chef-d’œuvre du genre. Le drame social, rajeuni par la fantaisie, revivra ainsi les beaux soirs du Boulevard du Crime.
  Une époustouflante histoire où l’innocente persécutée triomphe au dénouement.

Glapieu, le vagabond redresseur de torts, cette eau-forte de bagnard traîne-savate au cœur tendre, c’est Jean Valjean qui sauve l’orpheline au lieu de voler les chandeliers de Mgr Myriel. Une bombe astucieuse dans l’histoire dramatique. Un bel engin a retardement qui pète 150 ans après sa fabrication, une machine à faire rire et à s’attendrir. C’est fin, gros, généreux, naïf, habile, truculent, tout ensemble. Un mélodrame comique nourri aux mamelles de Shakespeare.

au Théâtre des Martyrs, jusqu'au 27 octobre 2012

«Etant les ignorants, ils sont les incléments » Rencontre avec Gavroche adulte:

Héroïsme et verve fantaisiste tiennent le premier rôle de cette pièce de Victor Hugo qui a attendu plus d’un siècle pour être publiée. Un mélodrame pétillant d’humour qui met en scène Glapieu, un vagabond inventif qui veut changer de carrière pour vivre dans l’honnêteté et choisir le trottoir au soleil. Le Théâtre en Liberté fête cette année ses 20 ans et nous fait le cadeau d’une distribution de comédiens brillants qui mouillent leur chemise. Le jeu n’est-il pas la plus belle chose au théâtre?

Bas les masques imposés par la société: on est à Paris pendant le Carnaval à la fin de l’hiver 1862. Vivent les masques éphémères de la fantaisie qui vont dévoiler la vraie nature des gens. Le bagnard repenti que joue Jean-Henri Compère avec un brio exceptionnel - s’est mis en tête de sauver la veuve (Dolores Delahaut), l’orpheline (Isabelle De Beir) et le grand-père grabataire et ruiné (Christophe Destexhe). Tous les ingrédients d’un mélodrame réussi. Glapieu va surtout régler son compte à un odieux  homme d’affaire, Rousseline campé par un Jaoued Deggouj aux mieux de son talent comique. Au service d’un riche banquier (Bernard Marbaix), il va procéder à la saisie des maigres biens de la triste famille. Un personnage invisible et omniprésent rôde, c'est l’Argent. Un dieu tyrannique et excessif, juge et partie dans cette société âpre où les banquiers sont rois. Le capitalisme financier est devenu un système sans scrupules, une norme économique qui n’épargne aucun petit. Rousseline, l’immonde prédateur va tendre un piège: il renoncera à la saisie en échange de la main de Cyprienne.

Théâtre engagé, la pièce est donc une sorte de manifeste tour à tour drôle et glaçant. Le tendre amoureux (Gauthier de Fauconval) est prêt à prendre par amour les risques les plus fous et Gladieu, tantôt redresseur de torts, tantôt bouc émissaire, va tenter de faire triompher la justice, n’hésitant pas à prendre les spectateurs à témoin, du haut de sa lucarne. Quant à lui, le démoniaque Rousseline épris de la belle orpheline est prêt à toutes les infamies pour arriver à ses fins.

Daniel Scahaise a su fédérer autour de lui une équipe pétulante et cohérente qui partage des idéaux communs. Les comédiens du Théâtre en Liberté  montent en scène sans artifices, ils sont vrais, vivants et authentiques. On sent circuler entre eux une solidarité communicative, une connivence qui capte le cœur du spectateur. Le choix de monter cette «tragédie de Quat’sous» où chantent des musiciens comme bateleurs d’un autre siècle, n’est sans doute pas un hasard. Il ressort de ce spectacle de l’émotion, de la contestation et de la générosité dont notre siècle, à bien des égards fort semblable à celui d’Hugo, a peut-être besoin.

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Joë Bousquet, le voyageur immobile de Carcassonne

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Hommage à celui qui ne pouvait plus voyager que dans sa tête, Joë Bousquet, le « voyageur immobile » de Carcassonne.

 

« Tout semble perdu, mais il nous reste l’issue de sauver le mal. » (Joë Bousquet)

 

La mort ne voulait pas de toi qui la bravais en bottes rouges, à sept lieues à la ronde. La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer pour toujours à ce lit de souffrance où tu n’as fait que changer de champ de bataille.

 

Tu n’étais jamais seul dans cette chambre aux volets clos avec ton ange contre ta tempe et le sourire de tes amoureuses… « Elles m’ont donné ce qu’elles ne donnent à personne, et j’ai compris qu’il y avait un ciel dans leurs yeux dont leur regard n’était que le crépuscule. »

 

La pluie moirée de la tenture était lourde du poids des mondes. Pour consoler ton corps immobile, fauché dans la fleur de l’âme, les ailes des fées du pays d’oc bleuissaient le silence peuplé de livres. Alors du rechaussais tes bottes rouges et tu marchais à l’intérieur de toi-même, dans la forêt endormie de Max Ernst, ton rempart contre le malheur.

 

Parlerais-je de tes songes de morphine et d’opium, de tes « tisanes de sarments », viatiques de l’explorateur que tu songeais parfois à retourner contre toi-même quand la douleur était trop forte ?

 

Scaphandrier des profondeurs, tu buvais à la source noire, au seuil de la nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d’or et que tout homme aspire à connaître…

 

Allégeance au souverain de la douleur ! Mais tu étais comme tous les hommes, Joë Bousquet, car tout homme est blessé.

 

Voyageur immobile mais rapide comme l’éclair, ta plume en guise de bourdon, pèlerin de la Vierge noire à qui tu rendis ses diamants, l’amour lointain des troubadours ciselait ton profil d’alchimiste. Le plomb de ton malheur pour lequel tu n’avais pas de larmes s’était changé en or et ton front où bleuissaient les myosotis de Montségur abritait l’harmonie des contraires.

 

La balle qui traversa ta poitrine avait tracé un sillon fatal au-dessus des blés avant de te clouer à la souffrance. Mais ce ne fut que pour triompher du désastre et pour courir, à corps perdu, pieds nus comme un enfant, vers la Beauté.

 

 

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Un jour , une vie, une parole...

Sur la route de ma vie , un instant,  je me pose

un instant , une parole , un jour....

 

Au coeur du passage sur l'autre rive

se trouve l'amour et l'éternité ...

 

Un instant pour s'ouvrir au monde

une parole pour sourire au chagrin

Un jour pour aimer et être aimée.

 

Sur la route de la vie se trouve une âme

qui protège de sa pureté , éclaire ma  voie.

 

de ce jour tant attendu , j'espère enfin

Une pause sur le devenir, un arrêt , sans fin

 

Sur la route de ma vie beaucoup de tristesses

et de souffrances et pourtant quelque part

un ange me sauvegardait des dangers

Pourquoi tant de temps perdu , pourtant

je ne comprends certe pas le sens , maintenant

mais un jour je grandirai de ces épreuves

 quand viendra le moment je comprendrai,

l'attente d'un nouveau jour est proche

je continue à espérer et à avancer avec confiance.

 

 

 

 

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12272835074?profile=original"Les vrilles de la vigne" est recueil de textes de Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette (1873-1954), publiés en revue pour la plupart, et recueillis en volume sous ce titre à Paris aux Éditions de la Vie parisienne en 1908; réédition définitive chez Ferenczi en 1934.

 

Entre contes métaphoriques et poèmes en prose, les pièces qui composent les Vrilles de la vigne inaugurent cette veine du texte bref, si foisonnante et originale dans l'oeuvre de Colette. Comme dans nombre de ses ouvrages, l'écriture se nourrit de l'expérience vécue - Colette s'est séparée de Willy et vit, à partir de janvier 1907, avec Missy, la fille du duc de Morny -, que l'imaginaire et la poésie viennent transformer et transcender.

 

Les Vrilles de la vigne comprennent vingt textes dont la disposition n'obéit pas à un ordre chronologique. L'organisation du recueil participe donc d'une architecture concertée. Les trois premiers textes («les Vrilles de la vigne», «Rêverie de Nouvel An» et «Chanson de la danseuse») sont des sortes de contes métaphoriques dans lesquels Colette évoque sa destinée, douloureuse et exaltante à la fois, de femme libre et solitaire. Les trois pièces suivantes («Nuit blanche», «Jour gris» et «le Dernier Feu»), adressées à Missy, célèbrent la douceur du lien avec la compagne et rappellent, sur un ton empreint de nostalgie, les souvenirs d'une enfance aux allures de paradis perdu. D'autres pièces s'apparentent à des fables: la description du comportement des animaux familiers, chers à Colette et souvent présents dans son oeuvre, invite à une méditation sur les relations humaines («Amours», «Nonoche», «Toby-Chien parle», «Dialogue de bêtes»). Le personnage de Valentine, dont Colette brosse le portrait à travers dialogues et anecdotes («Belles-de-jour», «De quoi est-ce qu'on a l'air», «la Guérison»), fournit matière à diverses réflexions sur les amours et la destinée des femmes. Les trois dernières pièces apparaissent comme des croquis pris sur le vif de paysages marins («En baie de Somme», «Partie de pêche») ou de l'univers du spectacle («Music-halls»).

 

Au-delà d'une grande variété apparente, le recueil trouve son unité dans une quête de l'identité qui est au coeur de presque tous les textes. Après la désillusion du premier amour et du mariage, Colette, tout comme le rossignol emprisonné dans les vrilles de la vigne, a su s'affranchir de ses liens: «Cassantes, tenaces, les vrilles d'une vigne amère m'avaient liée, tandis que dans mon printemps je dormais d'un somme heureux et sans défiance. Mais j'ai rompu, d'un sursaut effrayé, tous ces fils tors qui déjà tenaient à ma chair, et j'ai fui...» («les Vrilles de la vigne»). L'écrivain cherche aussi à se libérer de sa première expérience littéraire, c'est-à-dire du personnage de Claudine (voir Claudine à l'école), ce double mythique d'elle-même avec qui elle ne veut plus être confondue. Ce renoncement, pour être revendiqué, n'en est pas moins douloureux et nostalgique: entre l'idéale Claudine et la superficielle Valentine, que la narratrice traite avec une affectueuse condescendance, Colette cherche son identité de simple femme.

 

L'écriture relate et nourrit tout à la fois cet apprentissage de soi. Relevant aussi bien de la confidence intime que de l'essai moral, le texte est médiateur d'une conquête apaisante de la sagesse: «Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joue pas des doigts suppliants, ne te révolte pas: il faut vieillir. Répète-toi cette parole, non comme un cri de désespoir, mais comme le rappel d'un départ nécessaire...» («Rêverie de Nouvel An»). Le propos, toutefois, demeure simple et modeste. Cette oeuvre, dans laquelle l'écrivain sait mêler la mélancolie et l'humour, l'anecdote et la méditation, est riche de cette verve pittoresque et attachante dont Colette a déjà le secret.

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Comment ai-je pu oublier ?

Hâtivement, je me réveille.

Ce n’est pas l’heure du réveil.

Un sentiment de crainte m’envahit.

 

Je sors de mon lit.

Je suis en sueur.

Je prends peur.

Est-ce ce bruit

Qui m’aurait surpris ?

 

Je descends l’escalier.

Dans les mains, ma batte préférée.

Je fais le tour de la maison.

Aucune trace d’effraction.

Je vérifie l’électricité

Et la porte d’entrée.

 

Je me trouve ridicule,

Passe par la cuisine minuscule,

Me prendre un verre de lait

Et quelques fruits frais.

 

Rassurée, je remonte à l’étage

Sans oublier au passage,

De rebrancher l’alarme.

 

Sur ma peau colle mon pyjama.

A mes yeux, montent les larmes.

 

Je remonte les draps.

Je pense à toi.

 

Si tu étais à mes côtés,

Mes craintes se seraient envolées.

Je me redresse prestement

Et réalise brusquement

Que je ne t’ai pas  téléphoné,

De toute la journée.

 

Comment ai-je pu oublier ?

 

Mon surplus de travail m’a perturbée.

Trop vite les heures sont passées.

Je ne peux me pardonner,

De ne pas avoir pris de tes nouvelles.

 

J’hésite et ne trouve pas le sommeil.

Tant pis, je vais sonner.

 

Tutu tut… pas une seconde s’est écoulée

Avant que tu ne répondes à mon appel.

 

« Bonsoir ma Belle.

Je t’ai attendue toute la journée.

Tu m’as manqué…

Marylise Grand'ry

                                                          

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