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Je suis devenue l’invitée,

Qui n’ose pas toucher aux choses.

Mon regard s’y pose morose,

Sans réelle curiosité.

Je vois vaguement les tableaux,

Que j’avais peints avec tendresse,

Et qui m’emplirent d’allégresse.

Ils sont cependant restés beaux.

J’aime à demeurer en éveil,

Fixant ma rue silencieuse,

Souvent dans une attente heureuse,

En suivant les jeux du soleil.

 

Une saison a ses surprises,

Change le décor, chaque jour,

Le pare de nouveaux atours.

La beauté imprévue me grise.

Je suis heureuse à ne rien faire,

Sauf capter de la poésie,

Or ce matin j’ai réagi,

Après un jugement sévère.

J’ai jardiné avec ardeur,

Désherbé, taillé, ratissé,

Me suis baissée pour ramasser

Puis, j’ai désaltéré les fleurs.

17 avril 2009

 

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Un poème qui ensoleille

« Arthur Rimbaud - Rêve pour l'hiver | Accueil | Paul Eluard - Poésie Ininterrompue (Extrait) »

 

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Notre histoire d'amitié amoureuse

 

 

Au temps lointain de nos vingt ans,

Durant notre vie d'étudiants,

Le destin nous mit en présence,

Nous donnant ainsi une chance.

J'étais avide de plaisirs,

M'octroyais de nombreux loisirs.

Cependant on était en guerre.

J'étais coquette, lui sévère.

Sans me montrer aucun émoi,

Il parlait souvent avec moi.

J'admirais son intelligence,

Lui, sans doute mon innocence.

La paix, fêtée dans l'allégresse,

Me laissa un goût de tendresse.

Je reçus un adieu de lui

Quand il s'embarqua pour Paris.

J'entretins longtemps l'espérance

De le revoir un jour, en France

Ou ailleurs, au gré du hasard.

Je fus comblée, or pas trop tard,

Par une amitié amoureuse,

Enrichissante, savoureuse.

Redevenue seule, à jamais,

Ne cesserai pas de l'aimer.

01 septembre 2013

 

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Une fleur de lys

fleur de lys015-copie-1

                                                             Des milliers de pages tournées,

de droite, à gauche au cours du temps.

Je renverse le sablier

Lors, vous rends votre adolescence,

vous mets sur ma Carte du Tendre.

Certes, demeuré romantique,

vous m’accueillez avec émoi:

de Cocteau, une fleur pour toi.

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 04/09 au 22/09/2013 l’exposition  événement des artistes suivant : François Murez (Fr) peintures, Christian Vanden Bilcke (Be) photographies et Linda Coppens (Be) peintures.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 04/09 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

François Murez (Fr) peintures

« Bois & reliefs »

 

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Le parcours artistique de François Murez a véritablement commencé aux Beaux-arts de Toulouse avec l’apprentissage du dessin, fin des années 1970, dessins en atelier et dessins pris sur le vif dans les marchés, les squares... A Toulon, il découvre la sculpture dans le cadre d’un travail d’équipe et poursuit l’expérience à Paris dans un atelier d’artiste. Plusieurs expositions à Paris et en province ont illustré son travail.

 

Depuis les années 1980, il crée dans son propre atelier en région parisienne. Il s’intéresse aux artistes ayant pénétré la vie intérieure des êtres et choses de ce monde. Par leurs enseignements, il tente de comprendre la manière d’appréhender le plaisir esthétique.

 

Pour ses peintures, son parcours artistique s’organise autour de thématiques en lien avec les voyages : peintures de paysages où la Nature exprime dans sa beauté fragilisée un appel que le peintre doit savoir entendre pour transcrire en matières colorées l’instant d’une émotion. Ses sculptures sont autant de tentatives de rendre vie à des bois abandonnés : bois tronçonnés, bois flottés qui possèdent encore en eux une capacité évocatrice que la gouge du sculpteur peut libérer. Ses derniers travaux marient peinture et sculpture par des associations de toiles, bois, mosaïques …

 

Plusieurs de ses récentes expositions se sont inscrites dans une démarche de création de valeur et d’échanges associatifs, montrant ainsi que l’art accompagne toutes sortes de thématiques :

 

• Soit dans l’événementiel pour le sport (avec la Fédération des Aveugles de France) : Un travail en proximité avec l’équipe qui a permis à deux non-voyants de gravir le Kilimandjaro

 

• Soit en projet de fond pour le paysage ligérien des jardins maraîchers de la Baratte (avec l’Association St fiacre Loire-Baratte) : Des expositions, des conférences ont accompagné les moments forts de la vie de cette association, soit à Nevers, soit dans d’autres villes.

 

• Soit dans la création d’un groupe culturel européen pour la mise en œuvre de manifestations à Cannero Riviera, ville d’Italie des bords du Lac Majeur.

 

• Soit par l’écriture d’études sur la composition des peintures de grands maîtres. Son œuvre se nourrit d’une contemplation de la Nature sous toutes ses formes pour transcrire celle-ci par les moyens de la peinture, de la sculpture, de la gravure ou du dessin. Même agressée, la Nature possède encore une beauté et le plasticien, par un échange de regard entre Nature et Peintre, transcrit sur un support le résultat de ce dialogue : le plasticien, au travers de son œuvre, existe parce qu’il regarde la Nature, la Nature existe parce qu’elle regarde le plasticien.

 

Son œuvre a pour espérance de communiquer cette sensibilité à la Beauté, désormais non perceptible pour beaucoup.

Christian Vanden Bilcke (Be) photographies

« Incredible surfaces »

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La démarche de l’artiste consiste depuis quelques années à chercher des images dans la nature qui rappellent presque des œuvres d’art d’origine humaine. Le spectateur a ainsi tendance à penser qu’il regarde des tableaux ou des dessins issus de la plume d’un artiste. En deuxième lieu, la série de photos  se caractérise par une rigoureuse recherche d’images bidimensionnelles, en d’autres mots des surfaces, permettant ainsi d’obtenir une netteté extrême de l’image. Le spectateur est en fait invité à contempler le fait que l’art dans la nature peut égaler, voire dépasser celle de l’homme. 

Linda Coppens (Be) peintures

« Lost & Found »

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Linda Coppens est artiste peintre et travaille à l'acrylique/l’huile/mixte média.

Elle est née à Erembodegem (Alost) / Belgique, vit à Ternat et certaines périodes de l'année elle séjourne en Espagne.

Après des formations de dessin et de peinture à l'Académie de Liedekerke, complétées par des ateliers à l'étranger, les tableaux de Linda évoluent vers l’abstrait.

Son travail se focalise sur la complexité de la vie, en particulier l'influence de l'historique de quelqu’un sur ses expériences actuelles, et l'évanescence de moments quotidiens telles que des mains qui se touchent, monté dans un bain chaud, la première bouchée de nourriture délicieuse, l'odeur d'une fleur préférée ... qui apportent une sensation de simple plaisir.

Pour ce faire, elle cherche un équilibre entre le chaos et l'harmonie au moyen d'un ensemble abstrait de symboles, de lignes, de formes, de textures, de couleurs. Elle trouve la beauté dans le chaos. Dans un monde plein de douleur, d'agression, de doute et de peur, il y a encore une abondance de beauté. A nous de découvrir cette beauté.

Son travail reflète la tension entre ces expériences.

Le travail de Linda est créé par le processus lui-même non pas par un plan préétabli. Il s'agit d'un processus de croissance, chaque étape est importante et réfléchie, et prend parfois beaucoup de temps. A chaque couche elle cherche des réponses et elle ajoute des éléments pour obtenir un nouvel équilibre.

Régulièrement elle montre son travail dans des expositions.

 

 

Collectif de la GALERIE :

        

         Catherine SAVIGNY (Fr) sculptures

         Pierre CONTENT (Fr) sculpture

 

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

         Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 04 au 22 septembre 2013.

Et à titre d’information voici les quatre prochaines expositions:

 

-Titre : « Les collections à l’espace Yen »

Artistes : Collectif d’artistes.

Vernissage le 25/09/2013 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.

Exposition du 25/09 au 13/10/2013 à l’Espace Art Gallery II.

 

-Titre : « Surréaliste & Suairique »

Artistes : Jean Paul Bodin (Fr) peintures.

Vernissage le 25/09 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 25/09 au 13/10/2013.

&

-Titre : « Du temporel à l’intemporel »

Artistes : Bernard Lambot (Fr) sculptures.

Vernissage le 25/09 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 25/09 au 13/10/2013.

 

-Titre : « Collectif de la galerie »

Artistes : Dusan D. Petrovic (Serbie) peintures et Anette Gustafsson (Suède) aquarelles.

Vernissage le 25/09 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 25/09 au 13/10/2013.

 

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:       http://espaceartgallery.be

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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administrateur partenariats

Chers membres,

Voici une second billet didactique, j'espère que cela vous aidera et contribuera de ce fait à rendre vos billets plus attractifs encore.

 

Pour avoir plus de facilité, ouvrir côte à côte la fenêtre Youtube ,

votre billet enregistré comme brouillon et le billet didactique.

Pour cela, les ouvrir les 3 fenêtres, cliquer bouton droit dans un vide de la barre des tâches,

et sélectionner  "Afficher les fenêtres côte à côte."

Vous passez alors d'une fenêtre à l'autre facilement.

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1. Ouvrir la video dans Youtube

2. Cliquer sur share ( english) ou partager ( français)

3. Cliquer sur embed ( english) ou intégrer ( français )

4. Choisir la résolution 640x360 ou autre....

5. Sélectionner le code encadré et copier

 

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6. Revenir au billet

7. Cliquer sur l'icône Media ( Si vous désirez centrer la video, placer le curseur en le 

    justifiant au centre)

8. Coller le code et OK

9. Cliquer sur "Aperçu" pour voir la video , car dans la construction du billet, 

     elle apparaît sous forme de rectangle jaune.

Je vous souhaite un excellent travail !

Liliane

 

 

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lettre à ma mère

Quel bonheur d'aller et venir tous deux toujours
Courir, marcher la main dans la main, qui le voit ?
Maintenant je vais et parle avec ta voix
Notre attente a cessé, à nous les beaux jours !

Comme entre nous ne rien craindre c'était promis
Souvent tu l'as fait alors je peux le faire.
Nos échanges mystérieux sont l'affaire
De deux enfants pour l'éternité réunis.

Et puis tu le vois, près de toi, je suis debout
Il reste fièrement ce que tu m'as donné
La force et aussi la joie de pardonner.

Aimer et sourire autant que je le peux
A ceux qui me voient comme toi un peu plus vieux
Et me croient le courage d'aller au bout.

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Pourquoi?

 

Doux ami

Enfant, voulant savoir, on écoute et l'on croit.

On obtient des réponses à nos nombreux pourquoi.

Puis arrive le temps de trouver par soi-même,

Quand les effets varient, les causes étant les mêmes.

On continue d'aimer un ingrat, mais pourquoi?

Le coeur a ses raisons, surprenantes parfois.

Or quand on a compris, on se juge coupable.

Mais notre attachement demeure inaltérable.

On se questionnera longtemps dans le silence,

Jusqu'au jour où viendra la douce indifférence.

Elle incite l'esprit parfois à oublier,

Pour consommer le temps coulant au sablier.

J'ai conservé, soigneusement, tous tes écrits,

Et aussi les photos illustrant tes récits,

Ils sauvent des instants de grâces éphémères.

Tu ne cessas jamais d'être présent, sincère.

Je n'ose pas toucher aux écrins bien fermés,

S'y trouvent tes cadeaux colorés, parfumés.

Pourquoi? Je ne le sais, mon âme s'y refuse.

Je te parle souvent et demeure confuse.

30 août 2013

 

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 Notre ami Joan-Jaume BORRUT a couvert l'événement entier : le vernissage d'Emilie MASDOUA (EYR) dans le Hall de la Mairie de GRUISSAN, les lectures par Patrick MILANI, Christian PASTRE et Michel SIDOBRE, l'annonce d'un projet de film se passant dans le milieu de la pêche à Gruissan par Stéphane KOWALCZYK et Marc AZEMA, dans la salle attenante.

Puis la soirée, Place de l'Eglise avec un court récital KIKO avec la présence exceptionnelle de l'acteur Thierry DESROSES et du producteur/réalisateur Antoine ROS, venus l'entendre,et de jeunes acteurs et techniciens de films projetés.

Le reportage entier :

https://plus.google.com/u/0/photos/107916409204183968432/albums/5917455642077779185

 

Quelques photos:

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Michel SIDOBRE

Auteur:

http://sidobremichel.onlc.fr

Acteur & figurant:

http://michelsidobre.onlc.fr

 

 

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Troisième année que " Ciné GRUISSAN sous les étoiles " sert de refuge et de vitrine au cinéma qui se crée ici...

Déjà lors de la première édition il y avait eu un film : "La souricière " d'un certain Antoine ROS, producteur-réalisateur qui ce soir, en compagnie du comédien Thierry DESROSES  est venu entendre notre ami le chanteur KIKO...

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Ils ont assisté à toute la soirée et Thierry DESROSES est venu bien sympathiquement saluer le public en lui confiant qu'il découvrait GRUISSAN pour la première fois...

J'ai été ravi de rencontrer l'acteur : " Je vous connais vous avez joué dans " Femmes de loi " (actuellement sur D8) ! "...Il a joué dans bien d'autres séries et doublé une multitude d'acteurs américains!

Plus de photos:

https://plus.google.com/photos/107916409204183968432/albums/5916654094328596801

 

Lectures en Mairie:

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Stéphane KOWALCZYK (et Marc AZEMA) dans la métaphore des moules...pour annoncer le projet d'un film se passant dans le milieu de la pêche artisanale à GRUISSAN.En présence des scénaristes Christian PASTRE, Patrick MILANI et Michel SIDOBRE.

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Un petit bout de l'EXPO de (EYR) Emilie MASDOUA, mais allez la voir jusqu'au 31 août dans le Hall de la Mairie de GRUISSAN !

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Bon! Quelques dédicaces...

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Temps de restauration pour les intervenants :

La jeune garde du cinéma narbonnais : Antony OMS, Gaël CUTILLAS et Anthony AUTHIE

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Avec KIKO, Jérémy d'ANGOLA son accompagnateur mais aussi acteur de dos, Jacques de GRENIER et Lionel ORMIERES, réalisateurs.

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Derrière les barreaux avec Joan-Jaume BORRUT, il y a pire !

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Au boulot! je continue en maître de cérémonie!

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Thierry DESROSES s'adresse au public:

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Puis, avec l'aimable autorisation d'ORYGRANA Productions, KIKO chante et enchante le public !

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Quelques protagonistes de " José " : Stéphane Fauré, Stefan BUCHO et...Emilie MASDOUA présentent le film :

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Bon, je ne vais pas tout vous raconter...

C'était la troisième année de " Ciné GRUISSAN sous les étoiles "; la prochaine fois venez donc y faire un tour !

Et, quelques photos faites par nos plus jeunes :

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Certainement Thierry DESROSES avant et après son intervention:

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Michel SIDOBRE

Acteur & figurant:

http://michelsidobre.onlc.fr

Auteur:

http://sidobremichel.onlc.fr

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La Fête à Barbizon

Laissez passer cette lumière

Chassez de là tous les stratus,

Surtout les cumulo-nimbus

Et libérez la montgolfière

 

Le nez en l’air, en boute-en-train

L’astre de feu joue mirliflore

A cache-cache, pour le folklore,

-« Ne t’en va pas, ce s’rait l’pétrin »

 

Ici, en bas, tous en goguette

Scrutent là-haut en trépidant

(Le fol espoir, c’est évident)

-« C’est jour de fête à la guinguette ».

 

Eole agit, qu’il soit béni

Sitôt nuée a pris la fuite

Jouez flonflons, vive la suite,

Tout resplendit, plus de déni.

 

Le ciel est plein de teintes vives

Dansent  ballons à l’unisson

Je vois pourtant un polisson

En escapade, hors des convives.

 

Partout en bas, à l’horizon

Les yeux braqués vers le spectacle

Ont réussi, vivant miracle

C’est jour de fête à Barbizon.

 

30 08 2013

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Mirage

 

 

 

 

Mes mots dans un recueil,

C’est aussi pour survivre,

Des souvenirs d’écueils,

Je couche dans un livre

Comme taches de sang,

Ton souffle dans mes voiles

Succédané de vent

Ma poussière d’étoiles.

 

Mes mots pour toi encor

Pour te dire je t’aime

M’enivrer de ton corps.

Fol émoi que tu sèmes

La jouissance d’un roi,

La damnation d’un sage

Je te serre sur moi

Ma muse, mon mirage.

 

« DE ROUTES EN ART’

ISBN 979-10-90120-13-6

 

 

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La Grande ourse

Tu n’imaginais pas cette oasis,

Le délire, t’abreuver à la source

Pourquoi cela et cette hystérésis ?

Pourquoi, ici, sans aucune ressource ?

 

Le soleil au zénith, le corps offert

La nudité en ode à Lucifer

Les cris de pâmoison, stress de tantale,

 

Ses chants et ses soupirs, ses soubresauts

De folle amante et l’ultime ressaut,

Tu t’étourdis au tréfonds du dédale.

 

Tu ne sauras jamais pourquoi Isis

Eblouissante a éreinté ta course,

Et te soumet au violent pyrosis.

Apaise-toi, et scrute la Grande Ourse.

 

 

 

 

« DE ROUTES EN ART’

ISBN 979-10-90120-13-6

 

 

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Diaphane

 

Dans la vie on avance avec la peur au ventre,

Souvent.

La pluie ou le soleil, rien alors ne rassure,

Pourquoi ?

 

Plus l’âge fait cortège et c’est en moi que j’entre

Mouvant

Autre destin baroque où fleurent les fissures,

Carquois

 

Que tu sois cible ou flèche, il est toujours au centre,

Le vent,

Tournoie au-dessus de la tête, il est blessure,

Narquois.

 

Comme hier, aujourd’hui tu ne seras pas chantre

Bravant

L’impossible chimère. On édicte censure,

Eh quoi ?

 

 

« DE ROUTES EN ART’

ISBN 979-10-90120-13-6

 

 

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Je suis mort cet été

Je suis mort cet été

Je préférais l’hiver, mais on suppose

Hélas, que l’on ne choisit pas. Clic «pause » !

Comme ça. Entêté

 

J’étais venu au monde

Sans avoir décidé. Et qui d’ailleurs

Ici, sauf moi, serait juge meilleur ?

Ô âme vagabonde.

 

Je ne vous en veux pas

Vous étiez préparés pour cette tâche

Obscure, non, mais ne soyez pas lâche

Nul regret. Vrai trépas.

 

C’est un départ superbe,

Lors, que demander au temps, franc soleil

Au zénith, un bel instant sans pareil,

Pas de parole acerbe.

 

Le silence se fait

Plus rien n’altère rien. La compagnie

Se retrouve entre soi, algolagnie

Eradiquée en fait.

 

Parfois je fus immonde

C’est qu’il est compliqué d’oser souvent

Dire le désaccord ou l’émouvant

Reproche à tout le monde.

 

Je suis mort cet été,

Soulagement sans larmes inutiles

De ces petits bonheurs légers, futiles,

Nulle contrariété.

 

Encor, je vous invite

C’est jour de grand festin, arborez vos

Atours ; osez, montrez-vous en dévots

Complimentez, et vite !

 

Je ne vous en veux pas,

De l’encensoir d’abord, puis de la trique

Ensuite. Une posture « ô excentrique ».

Savourez le repas.

 

Félicitez la veuve

Qui poursuit son chemin, un tantinet

Confuse. Une voilette et p’tit bonnet

La dernière épreuve.

 

A loisir, lâchez-vous

Là, respirez ! Plus d’humeur furibonde

Faux débat ou senteur nauséabonde

Honorez rendez-vous.

 

Je vois l’humeur coquine

Qui éclaire vos yeux, et l’on vous sent

Léger et libre, un bonheur indécent.

Et le trait qui taquine.

 

Je suis mort cet été

Là. Au-revoir, simple sortie de scène

Mon grand départ, en quoi est-il obscène ?

Buvez à satiété.

 

Que le rite commence

Que l’on joue et festoie, et que vos chants

S’élèvent à tue-tête. Adieu Méchant !

Et nulle véhémence.

 

Je ne vous en veux pas

Tristes larrons en foire. Il me soulage

Fort l’inopiné départ. Tourne page,

Il efface mes pas.

 

 

« DE ROUTES EN ART’

ISBN 979-10-90120-13-6

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Transmutation

A Claudine et « son écrin désert »

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blog/list?user=2batszjthw6qf

 

C'est grand plaisir de te retrouver !

Précieuse parmi nous est ta présence

Par ton humanité et ton talent immense

Qui ne donne jamais dans la facilité.

 

Tu transmues toujours en verbe éloquent créateur

Les ondes profondes de chagrin de ton cœur.

De l'eau des larmes rentrées du malheur

Tu fais les plus beaux diamants de couleurs.

 

C'est heureux que tu puisses libérer ces pleurs

Qui ainsi ne te rongeront plus de l'intérieur.

Nous te portons avec grande affection

Dans nos pensées tendres et te soutenons.

 

Nous sommes éternels et sans fin s'opère la bonification de nos âmes.

Nos êtres ballotés par les épreuves et roulés par le fleuve des larmes 

Se polissent tout doux pour devenir, beaux et tendres cailloux ronds.

Les douleurs qui œuvrent sans relâche à notre transformation

Sont par nos guides en-saigneurs les précieux cadeaux de transmutation,  

Regardées par eux avec sérénité et foi comme notre chance d'élévation.

Autre point de vue, autre vision.

La flèche en est toujours la Compassion.

Rébecca Terniak

29 août 2013

 

 

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LE JOUR EST BEAU...

De regarder la pluie tomber

Soudain de se mettre à l'aimer!

De respirer l'odeur d'une rose

Et de se sentir en osmose...

De laisser battre ce foutu cœur

Et de n'éprouver plus de peurs!

De gommer regrets et rancœurs

Ne plus garder que son ardeur...

Rêver encore de belles aurores

Se faire brûler au soleil d'or!

Prendre l'amour comme un cadeau

Et hurler que le monde est beau!

J.G.

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Dédicace de mon livre

Bonjour,
je vous invite à la dédicace de mon livre "Divines soirées" (un recueil de trois pièces de théâtre)
Cela aura lieu le dimanche 22 septembre à 14h, chez Nanouche L*. Celle-ci aura lieu
avec une amie auteur, Murielle Lona, qui présentera son livre, "Elle et Lui".
 
Merci d'avance pour vote présence.
 
Gaëtan
 
Voici son message concernant cet après-midi :
 
Bonjour
 
Gaëtan Faucer, auteur et scénariste, et moi-même nous vous invitons à découvrir une boutique qui aime les artistes NANOUCHE L*,
pas loin de la Place du Jeu de Balles, à Bruxelles et nous vous feront découvrir nos derniers écrits.
 
Gaëtan vous présentera "Divines Soirées", un recueil de trois pièces de théâtre.
Je vous parlerai de poésie moderne et sensuelle, et de mon recueil "Elle et Lui" en raisonnance et de mes projets artistiques.
 
 L'occasion de nous rencontrer dans un bel endroit, le verre vous sera offert.
 
Au plaisir de vous voir, revoir et d'échanger !!!!!
 
Murielle
 
P.S. : Nos livres sont édités chez NOVELAS
 
*Nanouche L (le dimanche 22 septembre, à 14h)
Rue de l'Hectolitre 14 
1000 Bruxelles
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À l’Ombre d’une charmeresse en fleurs,

Diablesse boiteuse aux heures malicieuses

ou

Fiançailles pour rire nimbées d’Eau-de-vie, d’Au-delà…

 

À Jean-Baptiste de Vilmorin

IIème Partie

 

Un Échange galant à fleurets mouchetés

                 Ainsi, chose promise, chose due, voici quelques bribes indiscrètes transposées de l’oralité à l’écrit du

conciliabule que nous avons surpris au cours de notre assoupissement agreste, entre les dénommés Poupoul (alias

le compositeur Francis Poulenc) et Loulou (Louise de Vilmorin) répondant aussi au sobriquet de Loulette,

répliques effectuées du tac au tac, en empruntant un registre d’élocution affranchi des convenances, cela va sans dire,

faconde métissée, un doigt sophistiquée, un doigt « popu », frôlant la gouaille, le bagou des gavroches de faubourgs,

également proche du Nogent sur Marne des guinguettes et des dancings (prononcer dansinges), où il faisait bon aller

s’encanailler le dimanche, intonation et faconde de cette fine et Belle équipe[1] ne pouvant que nous distraire, nous

laisser abasourdis, éblouis, voire subjugués, au fur et à mesure de ce tête-à-tête tenu à bâtons rompus et sans

langue de bois, ce qui constituerait une insulte faite aux arbres, suivant une formule nougaresque[2] :

              Pour lors, c’est au tour de Poupoul chéri d’ouvrir le bal de l’une de ces réceptions sacrées, presque

surnaturelles, gouvernées par une magicienne pleine d’atouts dans son jeu [3]faisant se pâmer les cœurs

aventureux/Qui battent la campagne, soirées se déroulant au désormais légendaire salon bleu du château de

Verrières le Buisson, en cette date culte de vendredi 13, superstition oblige …

            Ce dernier facétieux, s’adresse à Loulou en sourdine, l’invitant d’un clin d’œil de cyclope qui frise, miroir de

leur longue et fructueuse connivence jamais ternie ni démentie, à venir le rejoindre incognito, à la croisée d’une

fenêtre,  et ce, au mépris de toute étiquette ou Règle du jeu[4] préétablie, se moquant, du reste, comme d’une

guigne, de ce que l’honorable assemblée va en déduire :

            « Alors, Madame de Rambouillet[5], que je devrais prononcer Ma Dame,  comment se porte Arthénice,

tandis que le soleil se retire dans ses appartements ?

              Où en êtes-vous de votre « Difficulté d’être » [6]si j’ose dire,  placée sous l’instigation de notre ami

commun de Milly La Forêt[7], cheville ouvrière du groupe des Six ? Bravissimo, chère marquise, décidément vous

parviendrez toujours à me bluffer, à m’ébouriffer le chignon, à me faire écarquillez les quinquets et à me dessécher le

gargotiot (terme typique du patois tourangeau-solognot que m’ont appris les bonnes gens venant vendanger les raisins

des vignes du Grand Coteau sur les terres de Noizay d’un certain « Invité de Touraine [8]»…)

             Grand Dieu ! M’est avis que vous avez une fois de plus, réussi le prodige de prendre dans vos filets du bien

beau linge, ce me semble ! Ah, vous pouvez vous vanter de réunir en ce jour fétiche de trèfle à trois feuilles, la fine fleur

de vos chevaliers servants, preux conquérants conquis par vos appâts, et d’ores et déjà sur les rangs, prêts à

s’entretuer pour que vous leur accordassiez vos faveurs, soit, que vous décerniez à l’un d’entre eux, sinon à l’une

d’entre elles, ne soyons pas sectaires, le suprême privilège de votre cueillaison de fleur voluptueuse, plus que jamais

épanouie !

             Avez-vous la moindre idée du jardinier qui aura la chance d’être élu ? Parmi tous vos favoris en lice, y en a t’il

un qui remporterait vos suffrages, l’un de ces guetteurs mélancoliques[9], auquel il ne vous fera nullement peur de

susurrer à l’esgourde, à l’instar du géant Orson W. de Citizen Kane : «Je t'aimerai toujours d'amour, ce

soir» ?[10]

             Vous opinez du bonnet ? Serait-ce à dire que votre choix drastique est fait depuis belle lurette ? Sapristi, 

dites-moi j’ai la berlue, je deviens presbyte ou quoi ?

            N’est-ce pas près de la table à jeu, en grande discussion serrée serrée, l’immense André, l’auteur de ces

« Chênes qu’on abat [11]» avec le raseur de service, Monsieur l’ambassadeur de Zanzibar tantôt muté au

Kamtchatka  pour y procéder à l’inventaire de la faune marine, lui, l’ancien doctorant spécialiste de la migration des

saumons sous le tsar tatare Boris Godounov, héritier d’Ivan le Terrible, ainsi que de l’évolution des harengs et

flétans en mer Caspienne sous l’empire Soviétique repris aux Japonais, dès 1927 ?

             Et les deux Jean de votre garde rapprochée faisant un brin de causette, le Prince frivole au gardénia

arboré en boutonnière, l’écrivain de la Voix Humaine et de la Dame de Monte-Carlo avec le page enlumineur

Hugo[12],devenu pour votre chair d’âme mêlée[13], un Bel indifférent au gré de vos humoresques amoureuses, de

vos Métamorphoses, se creusent-ils les méninges en faisant revivre l’heure de leur rencontre, deux ans avant que ne

soient déclarées les hostilités de cette boucherie de première guerre mondiale ; correspondant à l’heure de mes

quinze ans et celle marquant les douze printemps de Loulette …L’âge, ma foi, où ma Louison-Louisette innocente,

ne savait pas encore lire, mais qui n’en avait pas pour autant été délaissée dans son initiation aux Belles-lettres…

 

             Mais laissons là, je vous prie, la suite de votre brochette de convives, mes adorables et talentueux confrères, 

plus frères que C., les Georges Van Parys, Georges Auric, Jean-Michel Damase, le chorégraphe de génie

Roland Petit et son égérie Zizi Jeanmaire, le peintre Bernard Buffet, le romancier Rogier Nimier, le poète-

éditeur Pierre Seghers, les diplomates Duff et Diana Cooper, l’Abbé Mugnier, et autres belles huiles

taquinant elles aussi la muse et gagnées à votre cause telles Edmonde Charles-Roux voyant en vous une

réincarnation de Louise Labé, Marthe Bibesco, ou bien encore Jeanne Lanvin, la subtile créatrice de la Maison

Lanvin lançant avant Mademoiselle Chanel, la vogue du noir, le "chic ultime", le bleu Lanvin, le rose Polignac en

hommage à sa fille, Marie-Blanche, ou bien le vert Vélasquez.

            À propos de notre paire d’amis-mécènes, hôtes munificents de Kerbastic, les Polignac, vous n’êtes pas

sans ignorée que c’est ici même, en Août 1943, que notre regretté Jean devait entendre pour la dernière fois la trinité

de mes mélodies intitulées Métamorphoses, sur des poésies dont vous aviez bien voulu me gratifier, répondant à ma

« commande » depuis leur manoir breton où vous séjourniez en Novembre 36…Et bien, figurez-vous, ma Lolotte, que

je ne suis pas peu fier, d’avoir été le premier à flairer vos aptitudes prosodiques et à vous encourager à les développer !

Finalement, vous m’êtes un chouya redevable de votre titre de poète, nananère !!! 

           Volontiers attendri, il s’interrompt pour conclure par une pirouette en disant long sur sa déférence à l’endroit de

la dite Loulou, abandonnant au passage le mode «  majeur » de sa tournure de langage, au profit du mode « mineur »

impliquant une familiarité avec la maitresse de céans :

           « Ah, c’que j’aurai aimé te connaître, ma biche Laurencin, à l’époque de ta candeur de lys au bouton à peine

éclos ! C’que tu d’vais être drôlement chou, bat, extra, trognon, au temps de ta communion !!! Une véritable icône

angélique ? Une mignonette Poucette, joliette, croquignolette, pas grand-chose à voir avec la P’tite Fadette, non ?»

            Poupoule alors, esquisse un doux souris… mi narquois, mi troublé.

            « Mais revenons aux choses sérieuses du  péché véniel se dessinant sur fond de clair de lune ; vers lequel,

friponne, de ces bellâtres vont volés tes soupirs ? Allez, crache-moi le morceau, soit chic, ma colombe, ma poulette,

ma crevette, promis, juré, Jean Chalon n’en saura rien, tous restera, comme de bien entendu, entre nous, ma

Loulette chérie, car je brûle d’apprendre qui parmi ce cénacle apollinien vas-tu désigner afin de t’entendre conter

fleurette, le temps d’un béguin, ma chère Maliciôse, graciôse, astuciôse ? Toi qui n’aime rien tant qu’être Sainte-

Unefois[14], laissant ainsi un souvenir impérissable au cœur de l’amant sacré roi en nocturne par l’horloge vespérale, 

toi qui pourrait faire tienne la formule de Nathalie Clifford Barney : En amour, je n’aime que les

commencements !

             Quel duel se profile à l’horizon ? Qui du Comte d'Artois ou du Burt Lancaster frenchy de la Nouvelle

vague va te remettre son cœur de supplicié, à moins que ce ne soit un irrésistible rhapsode Tzigane à la Chagall,

qui, de sa viole d’amour, te distillera ses sortilèges, ou à défaut, un baryton martin ténorisant qui raflera la mise de

l’audition, afin d’être engagé illico presto, prestissimo, prestississimo, pour un récital privatif d’une fantaisie à quatre

mains, d’un cycle badin, badin, badin des Chansons gaillardes[15] !

            Bigre ! S’il m’était permis de glisser au vainqueur de ce prix honorifique un seul conseil, je lui soufflerais au

creux de l’oreille, que j’imagine rudement belle, ceci : « chanceux lauréat de ce terrible concours remporté haut la

main, grâce aux vibratos sortant des cordes de ton archet aux accents méconnus [16]ou aux perles jaillissant de tes

lèvres, bref, par le mérite unique de ton éloquence sans rivale, laisse-moi néanmoins t’instruire avant que tu entonnes,

suffisant, maints Hosannas, à défaut, pour paraphraser Julien Green, d’allélouyer à l’infini, tels tes comparses

célébrant le dogme du Môa …

           Oui-da ! Sois brillant, sort le grand jeu, À l'étape, épate-la ! En considération de quoi, ayant gagné tes

galons, à la force du poignet et de ton gosier cocasse, Ami, peut-être pourras-tu un jour, te prévaloir de définir notre

insaisissable hôtesse, éternelle Fiancée pour rire, prétendant l’avoir bien connue, lui déclarant : Voilà, c’est ton

portrait, C’est ainsi que tu es !!!

 

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                  Laquelle Maliciôse ou dite Louise la Magnifique, affublée du titre envié de Marquise de Rambouillet-

Verrières, promulguée dernière grande Causeuse, brillante conversationniste devant l’Éternel, ne songe qu’à

accaparer de nouveau la parole, et, s’exclame mutine, ne protestant que pour la forme :

                Oh, Francis Ier de mes Amours poétiques abracadabrantesques, éternel fiancé, père de mes enfants 

chéris immortels, nés sous le signe du lyrisme, en plein front populaire, je suis bien aise, je t’assure, que tu cesses

ce voussoiement grotesque, tout ce cortège de civilités plein d’une pompe qui me donne de l’urticaire comme la Truite,

non pas de Schubert, mais celle croquée par Francis Blanche, le miniaturiste haut en couleurs !

               Morbleu ! Je n’ai pas l’emploi de cette Chochotte de Philaminte et ne te distribuerai pas davantage dans

le rôle du Trissotin des Femmes savantes ! Et puis tu ne crois pas si bien dire en me titillant, méchant taquin… Ne

sais tu donc pas, toi mon frère spirituel, mon bien-aimé avec lequel je me suis unie, artistiquement s’entend, pour le

meilleur, jamais pour le pire, contrairement à cette « vénérable » institution que représente le mariage, combien il est

parfois douloureux à ta Lolotte, lotte à l’Américaine, de porter un masque de convenances, pour engendrer le fruit

de ses entrailles ? C’est bien simple, tiens, s’il m’était offert l’opportunité de changer d’peau, à la façon des serpents

lors de leur mue biologique, j’dirais banco, on y va dare-dare !

              T’as pas idée, mon poulet chéri, tiens, à c’te heure du crépuscule, combien mon personnage m'ennuie, il

me fait éclater en sanglots, à tel point, que c’en est à s’plier en quatre de rire ! D’ailleurs, c’est bien simple, fait

excuse à ma franchise, mais je ne suis à Verrières que par la présence de mes abattis, la mélancolie du soleil

couchant, mon spleen frénétique verlainien de dame à voile aimant à renverser la vapeur, m’entrainant

inexorablement vers des épisodes fastueux d’aimeuse à la Colette, hors des frontières de France et de Navarre :

Tiens, c’est bien simple, à la minute où j’te cause, je m’éclipse mentalement incognito ; mon ombre est en train de

cueillir l’ombre des fraises que je goûtais naguère en Slovaquie chez mon Pálffy au sang bleu de Hongrois, dans sa

gentilhommière de Pudmerice, au cœur des Carpates !

             Que veux- tu, je ne puis être fidèle, même en pensée, surtout en pensées, à l’heure où les lois se

taisent[17], c’est là de surcroit, où je suis la plus inconstante puisqu’il me faut m’évader en permanence de ce qui

m’entraine vers le prosaïque ! C’est ni plus ni moins viscéral ! Mais, chut, motus et bouche cousue, taisons le mieux

possible mon tendre drame, ce secret de polichinelle mamzelle, qui tente de dissimuler ce mal de vivre ; ben, oui !

J’admets qu’il m’est très, très difficile d’avoir des souvenirs sans en souffrir ! J’suis exactement dans la disposition

d’humeur d’irritation nerveuse de Diderot, que d’aucuns nomment hyperesthésie, lorsqu’il fait part à Mademoiselle

Voland, par le biais de leur correspondance, de son immense nostalgie :

            Connaissez-vous le spleen, ou vapeurs anglaises ? Interroge ce dernier !

              V’là la raison qui m’ébranle et qui fait que mon chef m’entraine fréquemment à délirer… à nourrir force

contradictions, car concernant ma pomme, il ne faut plus parler de dualité, c’est bien trop insuffisant ! Comme

l’énonçait le bon Alfred, celui de la Mort du Loup[17 bis],  naturellement :

              « Je ne suis pas toujours de mon avis ! »

              C’est ainsi que les contrastes de l’existence nous environnent, que la tourmente vient balayer quelques

instants sereins, qu’une Romance sans parole verlainienne, vient tout ravager sur son passage, rompant l’équilibre

si difficilement atteint, semblablement au tableau réalisé d’une main de maitre par la Belle Cordière Lyonnoise : 

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;

J'ai chaud extrême en endurant froidure :

La vie m'est et trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;

Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;

Et, quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine,

Puis, quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.[18]

 

               Ah, non, ne te fends pas la pêche, je t’en conjure, ou bien je vais faire une vraie figure d’omelette, et aux

fines herbes encore. Elle n’est pas juste mon analyse succincte de ma fiole ? Toi qui m’fréquentes assidument

depuis une coupe d’années, t’es bien placé pour épouser ma version, non ? Je suis ce que je dis et suis tout mon

contraire…

              En vertu de ce fait, à un inconnu qui me solliciterait pour que je lui brosse un portrait à peu près

ressemblant, je me référencerai à la supplique pressante de la Neige qui brûle, alias la Fée d’Auxerre, la

poétesse Marie Noël, qui mettait son lecteur au défi en l’enjoignant de ne pas se fier à la mine douce de sa

physionomie, afin de se hasarder à une approche de sa personnalité complexe, autant ardente que frileuse, hardie

que sauvage :

Connais-moi si tu peux, ô passant, connais-moi !

Je suis ce que tu crois et suis tout le contraire : […]

Je suis et ne suis pas telle qu'en apparence :

Calme comme un grand lac où reposent les cieux,

 Si calme qu'en plongeant tout au fond de mes yeux,

Tu te verras en leur fidèle transparence...

Si calme, ô voyageur... Et si folle pourtant !

Flamme errante, fétu, petite feuille morte

Qui court, danse, tournoie et que la vie emporte

Je ne sais où mêlée aux vains chemins du vent. […]

Connais-moi! Connais-moi! Ce que j'ai dit, le suis-je?

Ce que j'ai dit est faux- Et pourtant c'était vrai !

L'air que j'ai dans le cœur est-il triste ou bien gai ?

Connais-moi si tu peux. Le pourras-tu ?... Le puis-je  ?... […]

Tu le sauras si rien qu'un seul instant tu m'aimes.

 

                  Oui, da, V’là ma confession ! Que veux-tu, mon bellot, j’ai pour péché mignon, le tort, le très grand tort

de privilégier en priorité ceux qui m’gobent dans mon entité, sans effectuer de tri sélectif…

                  Bon, c’est pas avec toi, que je vais faire ma mijaurée, il est vrai que j’aime que l’on m’aime, Paroles

de Prévert à l’appui (Je suis comme je suis/Je suis faite comme ça/ J’aime celui qui m'aime/Est-ce ma faute

à moi/Si ce n’est pas le même/Que j’aime chaque fois ?) tout comme, afin de me ressourcer des phases où je

broie du noir, j’aime à me divertir, par protection élémentaire, instinct de sauvegarde, pour mieux me ressaisir des

moments de tempête succédant aux Adieux …Préfigurant la désincarnation de mon enveloppe charnelle, je

m’applique alors à méditer : Mes doigts tant de fois égarés/Sont joints en attitude sainte/Appuyés au creux de

mes plaintes/Au nœud de mon cœur arrêté.[19]

                 Tu vois, finalement on est presque des jumeaux, mon poupoule ! L’un et l’autre, nous balançons entre

sourire et tristesse, langueur des sens, humour et blessure. Par esprit de parade, de délicatesse envers autrui,

nous associons l’autodérision à la plus grande mélancolie, en attendant l’heure de la guérison, mais hélas, les

teintes pastel ne parviennent pas toujours à conjurer la grisaille résultante de nos intrigues initiées par le malin putto

muni de son carquois[20], nous décochant ça et là ses fléchettes empoisonnées, hautement toxiques, comme le

vénéneux Datura…

                 Mais dis donc, au fait, toi, tu n’manques pas de toupet ! Tu restes muet comme la Carpe de ton

Bestiaire[21], au sujet de la foudre qui a dernièrement, frappé ta chère personne, t’ingéniant à nous tenir au secret de

ta dernière conquête d’incorrigible Casanova ! Si, si, j’insiste, un vrai bourreau de cœurs en bois tendre, que tu

représentes !

                J’ai beau te menacer de cruels sévices, des pires rétorsions, bernique et rintintin, rien de rien, le mystère

complet ! Pas moyen de t’faire dégoiser quoi que ce soit !

                Pas le plus petit indice pour nous mettre sur la voie, pour que l’on puise se consoler, nous réchauffer le

cœur en s’persuadant de ta félicité !!!

                Allons, crache donc le morceau, avec qui me trompes-tu, impie ?

                Tu dis ? J’ai sciemment éludé ton questionnaire au sujet de l’élection de mon page favori destiné à

rafraichir ou a contrario, à réchauffer ma nuitée ? Mais, voyons, cher Francis, quelle que soit notre franche et saine

complicité, ne t’attends pas à un scoop, fidèle autant que faire se peut à ma devise de prédilection signée Spinoza,

que je m’évertue aujourd’hui à appliquer :

                L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone !

                Ne sais-tu pas combien je répugne à me livrer à une flopée de révélations croustillantes appartenant au

genre de la presse à scandales friande en anecdotes palpitantes, secret d’alcôve en prime, touchant aux célébrités ?

Regarde un peu ce que la malheureuse Marias Callas a dû endurer comme persécutions à cause de ses rapaces et

autres oiseaux de mauvais augure de paparazzi… Et encore, ce n’est guère louangeur à l’égard de nos Amies les

bêtes chères à Colette !!! Ah, pour sûr que si ces satanés corbeaux avaient eu affaire à mi, ils se le seraient tenus

pour dit : j’aurais eu tôt fait de les renvoyer aux calendes grecques ou de leur dire d’aller se faire voir à la Sainte

Ménéhoulde, la chouchoute des Mamelles de Tirésias[21bis] d’Apo…llinaire !

 

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                De plus, bien que je ne me considère pas encore tout à fait comme une antiquité, n’exagérons rien, étant

donné que j’en suis à la fleur de mon âge… de dame déjà morte, il faut malgré tout tenir compte du fait que je

commence à dater, même si en prenant de la bouteille, je suis comme le bon vin, que mon égo peut se flatter de bien

vieillir, la réalité, à travers ma vitalité décroissante, sans parler de mon face à main qui aurait tendance à me faire la

grimace, me rappelle à l’ordre tous les jours ouvrables de la semaine, jour du Seigneur compris !

             Ah, quoi, tu glousses sacripant ?

             Tu n’vas pas nous faire le coup de la poule couasse, hein mon biquet ! Et v’lan dans l’œil ! Non,

sérieusement, ne crois-tu pas que la carrière amoureuse de bibi touche enfin à son terme et que la sagesse, cette

auguste conseillère, me prescrit de renoncer à toute ces folies d’antan, qui ne sont plus de mon millésime, me

recommandant dorénavant de m’consacrer en exclusivité à mon homme, soit, de bichonner aux p’tits oignons, mon  

Dédé, non pas celui de Christiné-Willemetz, celui de la Condition humaine, de l’Espoir[22], pardi, et ce, en

dégustant goulûment chaque seconde volée à ce gredin de sort, avant que mon cadavre devienne doux comme un

gant, un gant de peau glacée[22 bis]!!!

              Comment j’suis macabre ? Ah non, je proteste vigoureusement ! Crue et pragmatique, oui da ! Car quoi,

nous ne pouvons être dupes que la grande faulx en robe de moire peut frapper aux heurtoirs du logis de nos

maisonnées quand il lui sied ! Alors tu comprends…

              La bonne dame de Verrières interrompt une fraction de seconde son propos, puis, après son ellipse, conclue sans équivoque possible :

              Désormais, je ne suis plus Louise de Vilmorin, je suis Marilyn Malraux [23]! Je t’adresse donc, en

l’occurrence cette requête des plus officieuses revêtant une tournure solennelle : entre-nous, tiens-toi le pour dit,

Poupoul chéri, plus jamais d’interrogatoire à perdre haleine, non plus jamais !!! Épargne mon amour propre de cœur

à lendemains !!!

             Désormais, mon palpitant va s’embourgeoiser, mon cœur en forme de fraise qui s’offrait à l’amour

comme un fruit inconnu[23 bis] rimera avec défendu !

             Je vais me tenir à carreaux, qu’on se le tienne pour dit !

             Oh, non, sois obligeant, au nom de notre vieille amitié, fait disparaitre ce rictus frondeur méphistophélique et,

en lieu et place, dessine-moi un beau sourire angélique !

             Tel est mon bon plaisir : de l’Eau-de-Vie  à l’Au-delà !

             Pour ce faire et ne pas flancher jusqu’à l’heure de mon dernier soupir, c’est à dire que je tâche de respecter

cette ferme résolution émérite au plus près, en choisissant de ne pas me trahir, du moins plus que je me le suis

promis, je compte faire appel à un corps d’élite spécialisé assigné à la périlleuse mission de me défendre des

téméraires corps à corps, l’adjurant de redoubler de vigilance avec la Maliciôse, en chemise de jour comme de nuit,

bref, qu’il ne s’endorme pas sur ses lauriers nobles d’Apollon, afin de la prémunir des garçons de contes de

fée[24] rôdant autour de son châssis :

Officiers de la garde blanche,

Gardez-là de certaines pensées la nuit…

 

Amen !

 

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Valériane d’Alizée, Le 5 Juillet 2012,

nouvelle écrite à l'origine pour un concours littéraire,

Version modifiée le 15 Février 2013,

En l’honneur du dédicataire de la nouvelle, Jean-Baptiste de Vilmorin

 

 

Références iconographiques :


1. Premier cliché photographique (auteur inconnu) : Louise de Vilmorin vers ses vingt deux ans, au temps de ses fiançailles avec Antoine de Saint Exupéry...

2. Tableau d’Henri le Sidaner : "La balustrade de  la porte de la terrasse"

3. Deuxième cliché de source non identifiée : Louise de Vilmorin à l'époque de Madame de...

4. Portrait de Louise de Vilmorin par le peintre Mac Avoy

5. Dessin d'un trèfle à quatre feuilles au langage symbolique (évocation de ses frères) de Louise de Vilmorin daté de Verrières du Lundi 15 février 1960


[1] : Emprunt d’un titre de Comédie dramatique cinématographique de Julien Duvivier  datant de 1936, tournée en plein Front populaire.

[2] : En référence à Claude Nougaro auteur du texte « La Langue de Bois » tiré de l’album « Embarquement immédiat » ; http://fr.lyrics-copy.com/claude-nougaro/la-langue-de-bois.htm

[3] : Jeu de mots sur un poème de Louise de Vilmorin « J’ai la toux dans mon jeu » issu du recueil les «"Fiançailles pour rire », 1939 ; http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/j%E2%80%99ai-la-toux-dans-mon-jeu

[4] : Évocation du chef d’œuvre de Jean Renoir, « drame gai » ou « fantaisie dramatique » selon une définition du réalisateur sorti en 1939, nommé par François Truffaut : « le credo des cinéphiles, le film des films ».

[5] : Surnom donné à Louise de Vilmorin en raison de son rôle similaire avec l’illustre personnage d’exception, la Marquise de Rambouillet qui en précurseur, amateur éclairé d’arts, tint un salon littéraire influent dans son hôtel parisien, cercle faisant la part belle aux dames…

[6] : Titre de l’essai de Jean Cocteau, 1947, dont une chronique du Nouvel Observateur au sujet de la biographie de Françoise Wagener, « Je suis née inconsolable » affirme qu’il aurait été rédigé au château de Verrières le Buisson, alors l’hôte prétendu de Louise de Vilmorin.

[7] : Allusion à Jean Cocteau résidant dans cette contrée d’Ile de France dès 1947 jusqu’à ses jours ultimes…en faisant l’acquisition du logis dit du Gouverneur ou du Bailli, Depuis 2010, ce haut lieu riche de l’univers du poète, est devenu un musée ; http://inspirationsdeco.blogspot.fr/2012/07/la-maison-de-jean-cocteau-milly-la-foret.html et http://maisoncocteau.net/ ; sans oublier sa « dernière demeure », la Chapelle Saint Blaise enluminée de fleurs de simples, grandiose herbier géant, source de poésie, signée de cet artiste exceptionnel protéiforme…

[8] : Francis Poulenc, se revendiquait Parisien pur jus, et déclarait, que franchi l’enceinte de sa propriété ligérienne située au cœur du cépage de Vouvray, il n’était donc « qu’un Invité en Touraine » (Entretiens avec Claude Rostand, 1954)

[9] : En référence au recueil posthume publié en 1952 de Guillaume Apollinaire, « le Guetteur Mélancolique » dont l’introduction suivre nous offre la tonalité d’ensemble de l’ouvrage : « Et toi mon cœur pourquoi bas-tu/Comme un guetteur mélancolique/J’observe la nuit et la mort »

[10] : Citation due à la plume de Louise de Vimorin, caractéristique de son esprit

[11] :Allusion à la personnalité d’André Malraux, auteur des « Chênes qu'on abat », 1971, (titre tiré d’une citation de Victor Hugo), entretien transcrit sous forme de « dialogue » par l’auteur avec le Général de Gaulle, alors retiré à Colombey-les-Deux-Églises.

[12] : Évocation de deux figures intimes de la dame de Verrières, Jean Cocteau et Jean Hugo, le dernier n’ayant certes pas épousé la philosophie de Platon auprès de notre enchanteresse…

[13] : Détournement d’un poème de Louise de Vilmorin, provenant du recueil « Le Sable du Sablier », 1945, pour lequel Francis Poulenc, hormis deux vers évincés, ceux de la première strophe, composa une mélodie faisant partie du « cycle »de trois pièces, intitulé « Métamorphoses ».

[14] : Sainte Unefois (premier roman publié en 1934 chez Gallimard dont André Malraux avait porté le manuscrit) et « L’Heure Maliciôse »  (Recueil poétique de 1967) sont des œuvres de « La Diablesse Boiteuse »

[15] : Cycle de huit mélodies pour chant et piano de Francis Poulenc, 1925-26, de veine plutôt « leste », d’après des textes anonymes du XVIIème ; ce cycle fut créé en concert le 2 mai 1926, salle des Agriculteurs à Paris, par Pierre Bernac, baryton de 26 ans quasi inconnu, et Francis Poulenc, son ainé d’un an, au piano, scellant ici les prémices d’un compagnonnage futur se déroulant de 1934 à 1959.   

[16] : Évocation de la pièce poétique « Violon » tirée des « Fiançailles pour rire », 1939, et dont l’ami « Poupoul » choisi  de faire figurer aux côtés de quatre autres poèmes en faveur de son cycle homonyme.

[17] : vers issu de « Violon », op.cit

[17 bis] : Évocation de la figure d’Alfred de Vigny, l’auteur de ce célèbre poème.

[18] : Sonnet de Louise Labé dite la « Belle Cordière », poétesse appartenant à l’époque de la Renaissance, érudite, également initiée aux plaisirs de la musique (elle jouait admirablement du luth, dit-on) tenant salon en la bonne ville de Lyon.

[19] : Citation de vers extraite du poème de Louise de Vilmorin, « Mon Cadavre est doux comme un gant » (« Les Fiançailles pour rire)

[20] : Allusion à Cupidon, Dieu de l’amour, fils de Vénus,  le pendant de l’Éros des Grecs…

[21] : En référence au cycle de mélodies pour chant et piano de Francis Poulenc , « le Bestiaire ou Cortège d’Orphée », 1918, sur des textes éponymes de courte structure signés Guillaume Apollinaire .

[21bis] : Les Mamelles de Tirésias est un drame « surréaliste » (Terme inventé par Pierre Albert-Birot pour la circonstance signant la mise en scène) œuvre loufoque en deux actes et un prologue de Guillaume Apollinaire dont la création eut  lieu en 1917 et que Francis Poulenc se fit une joie d’adapter en « Opéra-bouffe », l’année 1947, conservant à cette dernière tout son esprit…

[22] : Titres d’ouvrages faisant allusion à André Malraux.

[22 bis] : Citation provenant du poème « Mon cadavre est doux comme un gant » de Louise de Vilmorin, corpus « Les Fiançailles pour rire ».

[23] : Bon mot de la Dame de Verrières  résumant son ressenti à propos de ce qu’elle vit chez elle auprès d’André Malraux, ou plutôt de ce que la chronique de Jean Chalon témoigne, en vertu de leur relation : se reporter à l’article suivant : « j’ai vu Louise de Vilmorin, devenir Marylin Malraux » : http://www.parismatch.com/Culture-Match/Livres/Actu/J-ai-vu-Louise-de-Vilmorin-devenir-Marilyn-Malraux-.-Par-Jean-Chalon-214586/

[23 bis] : Vers extrait de « Violon » in « les Fiançailles pour rire », tout comme « Eau de vie, Au-delà »…

[24]  : En référence au poème de Louise de Vilmorin, « le Garçon de Liège in les « Fiançailles pour rire » ; idem pour « Officiers de la garde blanche »…

 

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Le Farfadet Florestan de l’Arc de Lune griffant de sa patte de velours

un éloge joliment troussé à l’adresse de son Oncle Cupidon,

rebaptisé l’Augustus Cyrus de Sainte Sophie de Constantinople

des Rives du Bosphore de la Vallée ligérienne

en l'honneur de son sixième chatnniversaire


 

 

Compliment présenté de son logis situé au cœur du « Jardin de la France »,

En contrée de Rabelaisie,

Le 28 Août 2013

 

« La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure.  »

Saint Augustin

 

 

O toi, aimable personnage hautement blasonné aux longues vibrisses, doué de surcroît de maintes vertus chattesques,« Chat botté » aux longs gants moirés, en robe soyeuse de bois d’ébène, frère de mon père Cyrano de la Mosquée Bleue de l’Arc de Lune, fondateur d’une féconde lignée, qui nous fit le bienfait, jadis, de se pencher sur notre berceau poitevin composé d’un quintette d’enfançons-chats titrés « Cattus angorensis », laisse-moi te chatluer avec toute la déférence qui te revient !

Certes, comment pourrais-tu ne pas t’enorgueillir d’appartenir à la très légendaire convoitée dynastie de fiers Angoras turcs répertoriée par un fameux savant, le naturaliste Linné, favori tendrement chéri entre-autres, de l’auteur d’Aziyadé, « l’ambigu dandy exotique »Pierre Loti, qui fut farouchement épris de notre race historique, et ce n’est certes pas sa gracieuse Belkis, « blanche comme neige, belle comme le jour » qui me contredirait, de là où elle siège depuis le paradis des félins, veillant sans doute sur ses descendants, à la manière d’une Bastet de l’Antiquité égyptienne…

Permets donc, je t’en conjure, à un respectueux neveu, en sa qualité d’humble sujet de notre Maisonnée, ton serviteur, ô vénérable aîné, fruit de ta proche parentèle de sang, de déposer à tes pattes graciles et élégantes d’éminent Aristochat, ses plus chaleureuses et attendries congratulations, en ce jour où je me plais à célébrer un double évènement, celui marquant l’avènement de la figure à laquelle je dois ma venue au monde, mais que je n’ai hélas, pas la grâce de côtoyer à mon gré, puisqu’il réside aujourd’hui au cœur des terres natales de la Fée d’Auxerre, la poétesse Marie Noël, non loin de sa« payse », Colette, la bien nommée « Faunesse de Saint Sauveur en Puisaye », naissance liée assurément, à celle de son quasi jumeau, mon cher oncle révéré susmentionné, fier Pacha turc, s’il vous plait, dont j’ai l’extrême privilège d’embrasser et partager heure après heure la destinée, depuis qu'un certain duo de « deux pattes » de ma connaissance, subjugué par le portrait louangeur de mon caractère, ont choisi de m’élire, venant à point nommé étoffer leur tribu féline dans le dessein idéal que nous puissions en trio effeuiller à l’unisson maintes pages des saisons du calendrier, qu’elles soient fleuries ou stériles, aux côtés du benjamin de notre fratrie recomposée, jeune « seigneur des Forêts norvégiennes », le très distingué Lord Finley du Domaine d’Elgar dit aussi le « P’tit Poucet » ou Fifine pour les intimes !

Oui, comment pourrais-je manquer de m’incliner devant ta rayonnante et singulière présence, mon cher tonton à l’identité prononcée, en ce temps bienvenu de ton apparition terrestre placée sous l’égide du Saint patron et intercesseur chrétien de la journée, Saint Augustin ?

Comment pourrais-je seulement omettre de t’honorer, ô toi le gardien vigilant régnant en doyen un rien assagi, exerçant sa suprématie sur les compères Mousquetaires de notre foyer, pour que se dessinent au fil des secondes égrenées, harmonie et équité, ô mon «Prince Noir », adoubé à l’unanimité, mascotte de notre nid douillet, en dépit de quelques exigences et excentricités nocturnes persistantes cultivées dès ton entrée en terres de Rabelaisie, voilà maintenant cinq ans ?

Rassure-toi, ami, je ne tiens guère ici à dévoiler toutes les facéties dont tu peux te vanter d’être l’ingénieux auteur, ne voulant pour rien au monde dévoiler tes secrets susurrés au creux de mon oreille, dans le cadre de notre intimité, ni encore moins te trahir, car de connivence je suis, et solidaire tenterai de rester ad vitam aeternam, parole de chat sacrée oblige, donnée et point reprise !!!

Aussi, par ce billet doux dédié à toi auguste Cyrus, accepte de recevoir, je te prie, ce vibrant témoignage gage de ma sollicitude et profonde affection.

 

Fasse que nos affinités électives perdurent au-delà des mots, continuant ainsi à combler nos humains du "deuxième sexe" , qui n’ont de cesse de s’esbaudir à propos de ces dernières, perpétuellement émerveillés de nous contempler si soudés, fraternisant continûment, nous prêtant langue forte pour nos toilettes respectives, appelées« grooming » en langage félinotechnique, hormis quelques frictions de courte durée fort compréhensibles compte tenu de tempéraments tels que les nôtres, confrontés à évoluer en permanence les uns avec les autres au sein de nos appartements communs !

Sans parler de ma propension de thérapeute patenté longtemps déployé à ton profit, accomplissant des merveilles, à tel point que celles-ci semblent échapper au rationnel en t’apportant un réconfort psychologique non dénué d’intérêt, puisque, pourquoi ne pas l’admettre au risque de paraitre un rien fanfaron, le fait de t’offrir au quotidien mon soutien, a largement contribué à faciliter la stabilisation, à défaut de la guérison, de sombres maux dus à ta pathologie de maladie génétique auto immune !

 

Signé ton neveu et fidèle compagnon aimant,

répondant au sobriquet de « Flo-Flo »,

surnommé le tendre Brutus vorace, appétence gargantuesque à l’appui !!!

 

Mille et unes pattes de velours de Florestan de l’Arc de Lune,

« le chat médicament » officieusement reconnu.

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Un mousquetaire de Susann Herbert d'après Frans Hals

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