Document Arts et publics
Document Arts et publics
Ailleurs
J’ai longtemps voyagé par les monts
Sur les eaux, et en l’air quelquefois ;
A bourlinguer ainsi, les démons
D’égoïsme effacent l’autrefois.
Et la nuit, étonnante maraude
Dans ses rets démaillés, désuet
Subterfuge, enveloppe la fraude
Et se perd, enchantement muet.
C’est un périple absurde, inutile
Soubresaut d’un fantoche naïf
Abrégeons le fol plaisir futile,
Savourons un léger kadaïf
Vol de nuit
Tu vis en inutile, irritable ou torpide
Amer jusqu’à l’outrance, ermite désolé
Regard désabusé, tout te paraît stupide
Et revêtir le fade ou le vitriolé.
Penser en positif, point ne semble intrépide
Une campagne verte, un ciel auréolé
Un ru en cavalcade au remous affolé
Des gamins et du rire, et tout devient limpide.
Chasse la nuit de toi, elle porte le malheur
Combats en courageux, méconnais la douleur
Et vaincs l’ennui qui ronge, amère solitude.
Tu renaitras alors, serein, fort et heureux
Le glauque s’est enfui propice à l’hébétude
Pas un nuage au ciel, le rêve valeureux.
29/08/2013.
Papier douceur
Dans un monde coloré
Long voyage
Dans le repos du guerrier
Se libère le peintre
De toutes ses émotions
Touches teintées éparses
Le langage du pinceau
S'éveille.
Papier douceur
Selon l'humeur du jour
Se jouent les touches de couleur
Les formes se mêlent
Les coloris s'entremêlent
Le dessin prend forme
Sur la toile dessinée
Fleurs éphémères
S’éveillent
Papier douceur
L'évasion voyage
De toutes les contraintes du temps
L'esprit se moque
Passent les heures
Liberté dans le mouvement
Explose la joie
La chaleur du soleil
S’invite
©Dominique Prime Juillet 2013
Auparavant,
Tombée je ne sais d’où,
Venue je ne sais pour qui,
Arrivée je ne sais comment,
Restée, je ne sais pourquoi.
Il y a mille et une raisons
Et les raisons sont compliquées !
Est-ce raisonnable d’être raisonnable ?
Maintenant
Livrée, je sais d’où,
Entravée, je sais pour qui,
Enlacée, je sais comment,
Troublée, je sais pourquoi !
Il n’y a qu’une seule raison
Et la raison est si simple !
Ce n’est pas raisonnable d’être raisonnable !
Toutes reproductions même partielle interdites ©
Le temps, le temps, la belle histoire
Pour l’oublier, sans un défaut...
Le temps, le temps toute une histoire,
Et vivre encor... Jusqu’à la faux.
Le vent, le vent, léger il souffle
Et virevolte mon ennui ;
Le vent, le vent ? Sur toi maroufle
Tout en éveil, après minuit.
La pluie, ô pluie, idée de larme
Mon cœur- jardin est inondé
La pluie, ô pluie, amère alarme
L’essentiel est fécondé
Avant, avant quoi qu’on en dise
La vie aussi a bourgeonné
Avant, avant que l’air médise
Et plus encor papillonné.
Après, après, on se retourne
Pourquoi donc un épais brouillard ?
Après, après tout se détourne,
Sur un petit jeu égrillard.
Et toi, ô toi, la belle histoire
Toujours t’aimer, vers l’échafaud
Et toi, ô toi, ma belle histoire
Consume tout du feint gerfaut.
28/08/2013
Nous avons installé nos chevalets sur le toit de la Belgique,
plus précisément au Signal de Botrange,
où l'altitude est de 694 m !
Le signal de Botrange est dès lors aussi le point le plus haut de la région wallonne, du massif ardennais ainsi que celui du Benelux.
Une tour en pierre construite en 1934 le fait culminer à 718 m.
La tour offre une vue complète sur la Fagne Wallonne, les cours de la Helle, de la Roer,
le Pannensterz, le Steling, l'Hertogenwald.
C 'est par excellence un point de départ pour de nombreuses randonnées
dans la Réserve Naturelle des Hautes Fagnes.
Notre point de vue ....
Du travail en perspective !
Et notre installation !
Avez-vous déjà essayé d'installer un chevalet de campagne ??
Eh bien, c'est pire encore que de monter un meuble Ikea !
De nombreux touristes admirent le travail d'Adyne !
Et ils ont bien raison !
Le résultat !
Et le soleil ?
Il est de la partie .... ou pas !
Nous décidons de changer de point de vue ...
Nous avons voulu étayer notre billet de modestes videos,
prises sur le vif,
afin de vous faire partager nos fous rires,
car nos séances de peinture sur motif sont autant de bons moments de détente et de gaieté !
Soyez indulgents car nous sommes peintres, et non cinéastes !
Nous sommes surtout des artistes
heureuses de partager et de vous faire partager
nos nouvelles expériences picturales !
A bientôt !
Liliane et Adyne
Un partenariat
Il est silencieux, le voyage immobile,
Le paysage net, connu ou familier
Ici, le petit pont, là le mirabellier
Une teinte pastel, un air de cantabile.
Mais s’invite parfois, personnage blafard
Grand escogriffe blond, ivre de suffisance,
Il tournoie et plastronne, une telle présence,
Que mon luth s’assombrit et pleure le cafard.
Sa proie est immobile, elle accepte l’augure
Bien sûr elle cèdera, mais l’assaut violent
Préserve la morale, un leurre désolant ;
Le pourpoint est seyant, le dol est d’envergure.
Léviathan vainqueur, l’ectoplasme ruiné
A rejoint nulle part le chœur de l’inutile ;
Tu as bien combattu pour chasser le reptile,
Je lis dans ton regard, - « ai-je bien couiné » ?
Je me convoque alors, je dois prendre les armes
Je me veux maître en moi, trêve de faux malheurs
L’Illusion bannie éradique les pleurs,
Ta caresse ou ton mot fera fi des alarmes
Aux nuages mes yeux, une vaine requête,
Dans l’utopique espoir, de découvrir enfin,
Le message secret, celui qui donne faim,
Et qui hante toujours mes songes de conquête.
Le ciel a revêtu partout le coton blanc
L’étourneau s’est enfui, et règne le silence ;
Je ressens alentour, une douce indolence,
Instant délicieux, presque même troublant.
J’invente une figure, une forme inconnue,
Etrange créature, et je crée le décor
Du vertige illusoire, ou d’un coquin de sort,
Le rêve et le réveil, l’idylle reconnue.
Pourquoi faut-il encor rompre ce doux moment
Revenir au présent, chasser le sortilège
Et imiter le vent, indigne sacrilège,
Qui efface l’image et conclut le roman ?
Je crois à l’irréel, la rencontre improbable,
La fusion des senteurs, la force de l’aimant
Sublime fumerolle, hymne de fol amant
Espace ésotérique, ivresse inoubliable.
Je ne te vois point sirène,
Je n’imagine pas la scène.
C’est un être maléfique
Tu n’es point diabolique.
Tu peux toi aussi charmer
Et nous faire chavirer,
Sans connaître les affres,
D’un prochain désastre !
Je ne te vois point solaire,
Sans pour cela être lunaire,
Tu inspires le soleil
Magique et pareil,
Tu réchauffes les cœurs,
Imagine la douceur,
Bien souvent ésotérique
Ou fantasmagorique !
Je te vois couleur de nuit,
Ça me trouble, me poursuit,
Maintenant enchaînée,
À mes rêves, mes pensées.
Et si je rêve le jour,
En pensant à tes atours,
C’est dû à ma folie,
Qui nous réunit, nous lie !
Je te vois, ainsi faite,
Sans aucun complexe,
Te livrant corps et âme,
Te déclarant une femme.
Sans aucun mystère,
Dévoilée à la lumière,
Malgré ton teint de nuit
Qui me trouble, me poursuit !
Toutes reproductions même partielle interdites ©
Du tréfonds de ma mémoire
Parle toujours un souvenir
Dans la lumière d’un matin
De pure magie je me souviens
Du tréfonds de ma mémoire
Parle toujours un souvenir
De ce beau regard noir croisé
Souvenir ô jamais oublié
Du tréfonds de ma mémoire
Parle toujours un souvenir
De mots interdits insensés
De mots fous à jamais gardés
Du tréfonds de ma mémoire
Parle toujours un souvenir
De ce beau sourire d'ailleurs
De cette peau douceur de miel
Du tréfonds de ma mémoire
Parle toujours un souvenir
Jamais ô jamais oublié
Pour toujours dans mon cœur gravé
REGLEMENT
1. Le concours « Qu’est‐ce que la poésie ? » est organisé par la Régionale liégeoise de Présence et Action culturelles – en partenariat avec La Maison de la Poésie d’Amay et l’asbl « la Zone » (Liège). Il est proposé dans le cadre d’un projet de partenariat européen Grundtvig (Lifelong Learning Programme), « International poetic Alphabet », dont Présence et Action Culturelles est partenaire. La participation peut être sera individuelle ou collective. Si la participation est collective, une personne sera mandatée par le groupe d’auteurs pour participer à la rencontre des partenaires d’International poetic Alphabet » à Paris. Le concours est ouvert à toutes et tous, excepté aux membres du jury et leur famille qui ne peuvent participer au concours.
2. L’oeuvre sera écrite en langue française.
3. L’oeuvre devra être un texte original et inédit. Elle répondra à la question « Qu’est‐ce que la poésie ? ». Elle proposera, à la suite du texte de Lawrence Ferlinghetti, et en poursuivant la même structure syntaxique que celui‐ci, des définitions poétiques de la poésie et du poete‐de la poétesse. L’oeuvre complète de Lawrence Ferlinguetti, « Qu’est‐ce que la poésie ? » est éditée par les éditions Maelström et est disponible en prêt auprès de Présence et Action Culturelles.
4. Sont exclues : une traduction, une adaptation, une oeuvre présentant un caractère publicitaire ainsi qu’une oeuvre ayant déjà été publiée ou ayant fait l’objet d’une réalisation ou d’une diffusion par un organisme de radio ou de télédiffusion belge ou étranger.
5. Le texte dactylographié comptera plus de 0 signes et moins de signes que le nombre infini (espaces comprises*), ceci incluant la phrase «Qu’est‐ce que la poésie ? ». En d’autres termes, il peut comprendre autant de définitions de la poésie que
souhaitées.
6. Il ne sera admis qu’un texte par participant au concours. Le texte qui parviendra à la Présence et Action Culturelles sera considéré comme définitif. Aucune correction ultérieure ne sera admise. Présence et Action Culturelles décline toute responsabilité en cas de non réception des textes.
7. Le texte est à fournir par mail via l’adresse e.garrot@pac‐liege.be ou si vous n’avez pas accès à internet, par voie postale à PAC – E. Garrot – rue du Petit Chêne, 95 – 4000 Liège. Il sera accompagné des coordonnées complètes de son auteur. Celles‐ci seront utiles pour des raisons d’organisation mais ne seront pas divulguées au jury au moment de la sélection du‐de la gagnante.
8. Le‐la candidate devra faire parvenir son texte complet pour le 4 octobre 2013 au plus tard, la date de la poste ou d’enregistrement du formulaire internet faisant foi.
9. Les critères d’évaluation des comités de sélection seront le respect des consignes, l’originalité du texte et sa capacité à provoquer des effets et susciter des émotions.
10. Le jury est constitué de personnes compétentes en la matière, mandatées par les partenaires (Présence et Action culturelles – régionale de Liège, La Maison de la Poésie d’Amay, La Zone). Il décide de l’attribution du prix. Les résultats seront rendus publics fin octobre 2013. Le‐la laureat‐e sera averti‐e personnellement et sera invitée à présenter son texte lors de la rencontre des partenaires Européens d’International Poetic Alphabet » à Paris, en novembre 2013. Les frais d’hébergement et de transport lui seront entièrement offerts. Le voyage vers Paris aller‐retour devra cependant impérativement se faire depuis la Belgique pour être pris en charge.
11. Tous les textes répondant aux consignes seront publiés en ligne sur www.europoems.eu et europoems.wordpress.com. Les organisateurs du concours se réservent le droit d’éditer les oeuvres, en tout ou en partie, dans la presse, sous forme de recueil ou dans une publication papier et ce sans limite de temps. Les éditions, en ce compris les parutions dans la presse quotidienne ou périodique, seront considérées comme promotionnelles et, à ce titre, ne donneront lieu à aucune rétribution complémentaire au prix attribué dans le cadre du concours.
12. Du seul fait de leur participation au concours, les auteurs garantissent Présence et Action culturelles contre tout recours éventuel des tiers en ce qui concerne l’originalité et le caractère inédit des textes présentés par eux. Aucun recours fondé sur les conditions d’organisation, le déroulement et le résultat du concours ne pourra être admis. Le fait de présenter un texte au concours implique l’acceptation sans réserve des clauses du présent règlement. Les textes ne seront pas restitués. Les décisions du jury sont sans appel.
13. L’exécution et l’interprétation du présent règlement sont soumises à la loi belge. En cas de litige, seuls les cours et tribunaux de Liège sont compétents.
* Pour rappel, espace est un nom masculin désignant une étendue mais aussi, en typographie, un nom féminin qui désigne le blanc séparant les lettres ou les mots

Adulte, on peut toujours rêvasser à son aise,
ou se dépayser en peignant des abstraits.
John, en enfant qu’il est , lévite et se déplace
à un rythme effarant à l’aide d’un crayon.
Or, voilà qu’il me tend, en lignes échevelées,
son parcours achevé et signé, s’il vous plaît,
en toute fantaisie. Pendant que je souris,
il m’apprend qu’il s’agit du portrait de mamie.
8/7/95
Limbourg, vue du ciel
La commune se compose de deux parties,
la ville inférieure qui est devenue le centre commercial et industriel actuel
et la ville haute historique, avec les ruines du château et les remparts.
Les débuts de la construction du château se situent vers l'an 1000.
Ses premiers habitants furent les comtes de Limbourg, appartenant à la Maison d'Arlon.
La place, en tant que capitale du Duché de Limbourg
joue un rôle important
dans la région.
En 1288 après la mort du dernier Duc de Limbourg,
il y eut une guerre de succession à Worringen près de Cologne,
entre le prince évêque de Cologne et le Duc de Brabant.
Les ducs de Brabant sortant gagnants de cette bataille,
portent depuis lors aussi le titre du duc de Limbourg.
Au fil des siècles, le site tombe dans l'oubli.
Classé «Patrimoine Majeur de Wallonie» en 1995,
Limbourg a conservé son charme d'antan.
En arrivant sur la place Saint-Georges, on se laisse imprégner par l'atmosphère du 18ème siècle . Peu de choses ont changé.
En déambulant sur les pavés provenant du lit de la Vesdre, on découvre les anciennes maisons bien restaurées, alignées dans leur diversité.
Certaines, modestes et étroites, se mélangent à de très belles demeures patriciennes.
Le château de la porte d'Ardenne domine la situation.
Des ruelles pittoresques permettent de jeter un regard sur les jardins entourés de murs et d'apercevoir la vallée.
A l'entrée du village de Limbourg, se situe
la chapelle Sainte -Anne.
C'est là que nous décidons, en ce début d'après -midi,
bravant le vent et le risque de pluie, d'installer nos chevalets !
et moi !
Et voilà le résultat !!
Trois chapelles,
Fischbach, Tancrémont, et Limbourg !
Une église, Becco et un château millénaire, Franchimont.
Un lac romantique Warfaaz et une fermettte oubliée...
Que d'aventures menées de pinceau de maître
avec mes complices Adyne Gohy et Jacqueline Nanson !
A bientôt pour d'autres aventures sur motif ...
Un partenariat
Les héritiers sont là, il faut la libérer,
De ses liens matériels attachés à ses murs,
Couper tous les cordons de gaze empoussiérés,
Il faut la libérer.
Des clous et des crochets, ôter ses souvenirs,
Les mains en pleurs s’obligent, vident la mémoire,
De la maison rouge en mal de devenir,
Ôter ses souvenirs.
Effacer le passé, pour les nouveaux hôtes,
Curieux de posséder un morceau de sa vie,
Laisser les fleurs en place sans faire de faute,
Pour les nouveaux hôtes.
Guettant ses pas lassés, sur le gazon les roses,
Tristes de l’absence de ses doux mots ravis,
Répandent les parfums de ses fleurs écloses,
Sur le gazon les roses.
Etonné le chemin, épie son seuil désert,
Du fauteuil coutumier où elle s’installait,
Pour lorgner les arbres, parler au vent disert,
Epie son seuil désert.
Mais le logis s’endort, vidé de son essence,
Les galops des chevaux ne la feront plus rire,
Le manège tourne sans effervescence,
Vidé de son essence.
Elle repose enfin, dans son caveau fleuri,
Parmi les siens partis plus tôt que son âge,
Patients de son trépas et de son corps flétri,
Dans son caveau fleuri.
Il faut la libérer, ôter ses souvenirs pour les nouveaux hôtes.
Sur le gazon les roses épient son seuil désert, vidé de son essence, dans son caveau fleuri.
Claudine QUERTINMONT D'ANDERLUES.
Tenu loin de la cruauté,
Tant que se prolonge l'enfance,
Jouissant de la douce innocence,
On vit dans la légèreté.
Tant que se prolonge l'enfance,
Accueillant plaisir et gaieté,
On vit dans la légèreté,
En repoussant la méfiance.
Accueillant plaisir et gaieté,
Dans la grâce de l'ignorance,
En repoussant la méfiance,
Adulte, on ne veut s'inquiéter.
Dans la grâce de l'ignorance,
Qui occulte l'indignité,
Adulte, on ne veut s'inquiéter.
Un jour s'impose l'évidence.
18/12/2012
Poète ou non poète
Pourrais-je calmer ce flot qui monte en moi
Tels des cafards envahissant mon foyer
Souillant le miracle de la gaîté qui m'explose de toutes parts
Pour la remplacer par cette mélancolie diffuse qui tord le ventre
L'étaler de bile noire
Séchée par mon souffle raréfié
Lâchant sur un papier de marbre
Nos doutes et peurs non vaincus
Dans ce monde impie ?
J'ai tenté un rapprochement entre l'art brut et la contre-culture.
Cette analyse est sur mon site. Je ne peux placer ici toutes ses composantes dont un slideshow.
J'aurai un vif plaisir à recueillir vos avis de connaisseurs. Merci.
Un rêve qui rêve
Qui comprend ce rêve?
Peu importe, je trace!
- Texte et tableau par Sounya